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 And we'll fly and we'll fall and we'll burn [Olivia]

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Maleficent
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INSCRIPTION : 26/02/2017
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UNIVERS FÉTICHE : City, Sci-fi, Supernatural, Hunger Games, Maze runner, Final Fantasy, Star Wars, LOTR, HP... un peu TOUT quoi
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Royaume-uni, banlieu de Londres
Coucou la flemme d'écrire le contexte. Promis dans un futur proche.

Contexte provenant de cette recherche
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Maleficent
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Limace



Seth Rutherford
J'ai 37 ans ans et je vis au Royaume-unis. Dans la vie, je suis ingénieur informatique et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma folie, je suis divorcé depuis dix ans et je le vis plutôt mal.

Souffre de troubles bipolaires, obsessionnelles, de paranoïa, dépression et autres réjouissances.


James McAvoy ©️ Pathos
Il ne pourrait dormir, ne pourrait respirer, ne pourrait vivre tant qu’il ne l’aurait pas retrouvée. Il l’avait jalousement gardée, vilement salie, vicieusement adoré et en retour, elle l’avait peut-être aimé… un peu. Même si elle avait fui, même s’il se sentait trahi, Seth voulait croire que quelque chose était né entre eux, quelque chose d'autre que du vice, il ne savait pas quoi… pourvu que quelque chose. Elle ne pourrait pas le nier bien longtemps, il comptait le lui rappeler. Pourtant, dans cet esprit tourmenté de contradictions, existait bien ce brin de conscience, de lucidité : si tu l’aimes, laisse-la partir. Mais cette lumière bienfaitrice et hypocrite se trouvait noyée sous ses instincts les plus primaires et ce désir de possession qui l’enchainait. L’amour qu’il éprouvait pour Olivia n’avait rien de pur, il était aussi vil et corrompu que lui-même, mais c’était ce qui le rendait vivant, un peu plus humain, c’était son seul espoir d’avoir une vie normal, d’être normal, et d’apprendre à faire autre chose que détruire. Non, Seth n’était pas capable de la laisser vivre, de lui laisser la chance de trouver un homme qui saurait la rendre heureuse. Cette simple pensée le rongeait. Alors il l’avait désespérément cherchée, méthodiquement, digne du tueur en série qu’il fut malgré lui. En dépit de sa créativité en la matière, et de son acharnement, les mois passaient sans qu’il ne retrouve sa trace... jusqu’à ce jour hasardeux où, de sa voiture, il reconnut sa silhouette d’entre mille parmi les passants. Elle disparut de sa vue l’instant d’après, si bien qu’il crut à un mirage au départ. Le lendemain, à peu près au même endroit, il la revit. Ce manège dura un certain temps. En quelques jours, il ne savait toujours rien d’elle, si ce n’est ce trajet quotidien qu’elle effectuait et qui se précisait petit à petit pour lui, au point de finalement trouver son domicile. Durant la semaine, elle le quittait très tôt. C’est à ce moment qu’il compta l’intercepter ce lundi matin, qui avait dû commencer banalement pour elle.

Elle se rendait peut-être au travail, ou à l’université, écouteurs dans les oreilles et nez baissé sur les marches du perron qu’elle descendait. Seth savait qu’elle allait tourner dans sa direction, mais il s’était probablement attendu à ce qu’elle relève le nez un peu avant. Qu’elle le voit. Non pas qu’elle le percute aussi distraitement au point d’en perdre ses écouteurs. Seth les rattrapa dans sa main et, plutôt que de les rendre directement, comme le ferait tout passant sans même réfléchir, il les ramena un peu contre lui-même, la forçant à les oublier un instant et accrocher son regard. Dans les yeux de l’homme ne figurait pas la moindre once d’hostilité, rancœur, ou menace, mais plutôt un intérêt et une douceur fascinante, magnétique. Il lui adressa alors un mince sourire profondément indulgent et tendit la main vers elle pour lui rendre son bien. La bienveillance de l’homme n’était sans nul doute pas moins inquiétante, car Olivia pouvait réaliser qu’il savait où elle habitait. La croiser alors qu’elle sortait de chez elle revenait presque à une menace, venant de quelqu’un comme lui, voire à un acte irréfléchi, de folie – et il était fou, à n’en pas douter. Car elle pouvait appeler à l’aide, ils se trouvaient sur son terrain à elle, proche de sa demeure, la jeune fille n’était donc pas foncièrement en danger. Même s’il était encore tôt, et que le quartier était calme, les échappatoires étaient nombreuses, autant que les possibilités de faire enfin payer son ancien agresseur… pour peu qu’elle l’eut voulu.

« Content de te revoir, Olivia. »

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X-23
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UNIVERS FÉTICHE : réel, fantasy, dérivé films & séries, fana des histoires interdites et complexes
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Limace



Olivia Burnett
J'ai 19 ans et je vis dans la banlieue londonienne, UK. Dans la vie, je suis étudiante et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce au destin, je suis seule et je le vis plutôt étrangement.

Abonnée aux séances thérapeutiques.
Victime d'agoraphobie, de troubles de l'anxiété et autres traumatismes obscures.


Ella Purnell © HollidaySee
C'était la même chose tous les matins depuis de longs mois. Un rituel bien rodé, lassant, mais qui se voulait rassurant. On lui avait conseillé cette méthode au centre pour reprendre doucement possession de sa vie : respecter les mêmes horaires, manger toujours la même chose au petit déjeuner et ne jamais oublier de recharger la batterie de son téléphone avant de quitter la maison. Des conseils barbants, qu'elle trouvait futiles mais qu'elle ne pouvait s'empêcher d'appliquer inconsciemment. Désormais il y avait le bus de 7h13, la musique de Hans Zimmer et le minuteur de sa brosse à dents qui définissaient à eux trois son timing, comme si elle était incapable de décider à elle seule. Elle embrassait ses parents avant de passer la porte le matin, les écouteurs ancrés dans ses oreilles. Petit à petit, elle rattrapait le temps perdu : ces musiques qu'elle ne connaissait pas, ces films qu'elle avait ratés, ces faits médiatiques qu'elle ignorait... Mais malgré sa bonne volonté, Olivia dénotait partout qu'elle aille. Ne serait-ce que par son style vestimentaire enfantin, que par son regard étrangement vide.
Heureusement, on lui épargnait le regard des autres. Reprendre l'école n'avait jamais été une option, c'était tout bonnement impossible de fréquenter la foule à nouveau, d'accuser les questions indiscrètes ou bien de subir la séduction des garçons de son âge. A la place, Olivia se rendait à la bibliothèque, étudiant à son rythme pendant quelques heures, avant de devoir se rendre au centre, pour son rendez-vous psychologique journalier. Son pas était toujours traînant lorsque venait le moment de parler de ça. De ce qu'elle avait vécu. On la regardait toujours d'un air compatissant, comme une pauvre petite créature. On la qualifiait de survivante, on complimentait son courage, sa rage de survivre sans que jamais elle ne puisse croire à ces mots. Victime ou bourreau ? Horreur ou bonheur ? La jeune femme était incapable de définir ce qui avait rythmé sa captivité durant toutes ces années. Tout comme elle était incapable de décrire le visage de son kidnappeur aux enquêteurs, ni sa voix, son odeur, sa maison ou encore le lieu de son enlèvement. Les professionnels expliquaient aisément cette absence de mémoire, sans déceler la vérité : Olivia n'arrivait pas à le dénoncer lui. Cela faisait-il d'elle un monstre ? Sûrement.

Lundi 09 octobre n'était qu'un jour de plus dans cette vie monotone. L'automne apportait quelques couleurs chaleureuses aux trottoirs, attirant son regard distrait. Depuis combien de temps n'avait-elle pas vu le défilement des saisons déjà ?
Tout à coup, la brunette percuta brusquement un passant, à distance égale entre sa demeure et son arrêt de bus. Le choc ne fut pas violent, ne lui causant aucune douleur, mais elle s'arrêta net, haïssant le moindre contact physique qui n'était pas à son initiative depuis son retour à la vie normale. Bégayant quelques excuses maladroites, elle osa à peine relever le menton, espérant rapidement se débarrasser de cet homme pour ne pas manquer son autocar.

« Content de te revoir, Olivia, lui glissa-t-il avec une grande douceur. »

Son timbre lui provoqua un frisson immédiat, glaçant son sang et augmentant son rythme cardiaque. C'était un mélange de profond dégoût, d'une immense peur, mais aussi... d'un étrange sentiment de reconnaissance. C'était lui. Croisant son regard bienveillant, Olivia recula instinctivement de quelques pas, sans tenir compte de cette main qu'il lui tendait afin de lui rendre son bien. Elle laissa son téléphone relié aux écouteurs tomber au sol, en ne quittant pas Seth des yeux. Il avait osé, il était de retour dans sa vie. Après tout ce temps. Sans doute connaissait-il déjà son adresse ? La regardait-il marcher dans la rue ? Étudier à la bibliothèque ? Depuis combien de temps ?
Les questions se bousculaient dans sa tête, tandis que son visage affichait une mine hébétée, le front plissé, la bouche entrouverte.

« Non, souffla-t-elle presque aphone, comme pour le tenir à distance et se persuader qu'il n'était qu'un mirage. »

Paniquée, Olivia jeta de frénétiques regards autour d'elle, constatant le calme de la rue banlieusarde à une heure si matinale. Son instinct lui intimait de prendre la fuite, de crier, d'alerter les quelques voitures qui passaient, mais elle n'en fit rien. Immobile, elle semblait dans l'attente. Dans l'attente de cet homme, son geôlier, son cauchemar, mais aussi celui qui avait partagé sept années en sa compagnie, qui l'avait vu grandir et qui la connaissait le mieux au monde.
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Maleficent
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Seth Rutherford
J'ai 37 ans ans et je vis au Royaume-unis. Dans la vie, je suis ingénieur informatique et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma folie, je suis divorcé depuis dix ans et je le vis plutôt mal.

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James McAvoy ©️ Pathos
Seth ne fut pas surpris de la voir reculer, même s'il s'était attendu à ce qu'elle ait la présence d'esprit de récupérer ses écouteurs au préalable. Cependant, le regard qu'elle portait sur lui le blessa. Une lueur d'agonie traversa ses yeux azurs malgré lui, avant de disparaitre et ne laisser que de la préoccupation pour elle. Et pourtant, Olivia le toisait comme on jauge un monstre. Même s'il avait conscience d'en être un, cela ne rendait pas la chose moins douloureuse. Un bruit attira son attention. Il baissa la tête et nota que son portable venait de choir au sol, entre eux. Seth tira sur le fil et l'enroula précautionneusement autour du cellulaire.

« Non... »

Il releva le visage et remarqua que la belle jetait des coups d'oeil frénétiques autour d'eux en quête d'une échappatoire, d'une personne à alerter. Ah, ça... c'était prévisible.

« C'est inutile. Je ne te ferai rien. Ce ne serait pas judicieux de ma part de toute façon. », fit-il remarquer en faisant un vague signe de tête pour désigner le lieu où ils se trouvaient.

Effectivement, un seul cri de sa part le grillerait. Mais elle ne criait pas, tout comme elle ne l'avait pas dénoncé après s'être échappée. Etait-ce pour mieux tourner la page, ou par crainte, qu'elle avait gardé le silence ? L'homme espérait qu'il y avait plus que cela. C'est à ça qu'il se raccrochait. Le mince espoir que, dans le fond, elle tenait un peu à lui... pas assez pour lui avoir laissé une chance ceci dit, là résidait tout son malheur. Il fit prudemment un pas vers elle, voulant réduire la distance qui les séparait.

« Je voulais juste... te voir.  Tu m'as manquée », reconnut-il à demi-mot. Car même un criminel, même une pourriture comme lui, était capable d'être ému devant la personne qu'il avait tant espéré retrouver.

Il y avait quand même un mensonge glissé là-dedans. Non, il n'était pas simplement venu la voir, le monstre n'était pas dénué d'intention. Seth comptait reprendre ce qu'il considérait sien, car un "non" n'avait jamais constitué une réponse valable pour lui. Olivia ne serait jamais libre, du moins, pas tant qu'il serait vivant. Et il préférait encore mourir de sa main, que de vivre sans elle.

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