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LE TEMPS D'UN RP

"Il n'y a qu'une personne qui me donne l'impression d'avoir des ailes et de planer, et c'est toi." - Ft Charly

Charly
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Charly
Ven 25 Nov - 15:43

Judy Freeman
J'ai 34 ans ans et je vis à Seattle. Dans la vie, je suis sans emploi et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma chance, je suis à nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien.

Fille unique, petit trésor de ses parents, Judy n'a pas vraiment coupé le cordon. Elle passe régulièrement les voir. Sa mère est l'une de ses plus proches amies. Judy a grandi dans un foyer plein d'amour, entre ses peluches et ses amis imaginaires. Elle adorait jouer à la maitresse, mais aussi la peinture, le dessin... la voie était toute tracée. Professeure. Aujourd'hui, elle enseigne, elle aime ça, même si clairement les gosses qu'elle a en classe lui font passer l'envie d'en avoir à elle. Pas très organisée, tête en l'air, souvent à côté de la plaque, elle pratique beaucoup l'autodérision. Côté vie sentimentale, elle cherche désespérément un homme qui tombera amoureux d'elle. Elle en veut toujours à son ex, six ans plus tard.  
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« -chut ! Tu allais encore t’excuser. Et je crois que… je crois que tu étais là… d’une certaine façon… » elle n’avait pas envie de lui en dire plus, de peur de passer pour une folle. Elle ne savait pas si Caleb croyait à ce genre de chose, au signe que pouvait parfois laisser passer les absents. De plus, il était fatigué. Il devait se reposer. Ils auraient tout le temps de parler de tout cela plus tard.

Le réveil fut un peu trop brutal au gout de Judy. Elle aurait probablement encore dormit trois ou quatre heures. Mais ils étaient à l’hôpital et les soignants devaient faire leur job. En entendant la voix pleine de sommeil de Caleb, Judy porta une main devant ses lèvres. Ça n’était un rêve. Il était bien réveillé. Rapidement ses yeux s’embuèrent et elle les leva vers le plafond. Elle n’allait pas commencer la journée en pleurant ! Judy embrassa la tempe de Caleb, humant son odeur, avant de se décaler légèrement, sans lâcher sa main. Elle se redressa sur ses jambes et adressa un léger sourire à Paul. Elle écouta avec attention, et observa la réaction des jambes de Caleb. Son cœur se serra, puis elle fronça les sourcils. Il avait senti quelque chose ! D’instinct elle se rapproche de lui lorsque la machine signala une accélération du rythme cardiaque.

Elle écouta la suite. Deux semaines encore ici… Elle serra les dents. Elle détestait cette pièce, tout ce blanc. Son cœur se serra de nouveau en entendant Caleb penser au pire. Heureusement, Paul fut de bons conseils et elle le remercia par le regard. Elle se sentit bien inutile et incapable de dire quoi que se soit pour apaiser Caleb. Six mois… un an… c’était long… et il n’y avait pas de vrai promesse à la clé. « -oubli ce qu’à dit Paul. C’est pas important… » souffla la jeune femme en s’approchant de lui. « -mais il a raison sur un point. Voir la positif. C’est toi qui me l’a enseigné tu te souviens ? La pensée positive. Tu as déjà des sensations sur une jambe, c’est super. » elle ne trouvait même pas le mot qu’il fallait pour décrire cela. « -étape par étape d’accord ? » elle caressa de nouveau sa joue. « -je sais que… » elle se pinça les lèvres en baissant les yeux sur les draps. « -je sais que ça ne va pas être facile. Mais tu es un battant. Et tu n’es pas seul. Je suis là. Ta famille aussi. Ensemble on va passer tout ça. On va avancer, encaisser et surmonter toutes les épreuves.

Elle avait bien des sujets à voir avec lui, mais cela allait attendre encore un peu. Ça n’était pas le moment de lui parler de son appartement, des soins réguliers qu’il allait devoir avoir. Il y avait des choses qu’elle ne pouvait pas faire. D’autres qu’elle ne voulait pas faire, parce que c’était de l’ordre de l’intime et qu’elle n’était pas formée pour cela. « -tu as appris à danser… alors manier un fauteuil roulant, je suis certaine que ça va aller. » elle prit sa main et ajouta avec douceur : « -je crois que… je crois que nous devons vraiment communiquer. Ensemble. Ne gardes pas pour toi ce que tu ressens. J’imagine ta tristesse, ta colère… »

Manhattan Redlish
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Manhattan Redlish
Ven 25 Nov - 16:05

Caleb Hamilton
J'ai 38 ans ans et je vis à Seattle, Etats-Unis. Dans la vie, je suis entremetteur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt très bien.

Caleb a vu le jour et a grandi dans le quartier défavorisé de South Park, à Seattle.  Il s’est toujours considéré comme un privilégié dans le quartier. Son père n’était pas parti chercher un paquet de cigarette à sa naissance, pour ne plus jamais revenir, et sa mère ne cumulait pas trois emplois pour subvenir à leurs besoins. Il avait grandi dans une famille aimante, passant ses dimanches à jouer au baseball avec son père dans le jardin. Cela lui permis d’obtenir une bourse pour étudier la psychologie à l’Université, jusqu’à ce qu’il ne se blesse à l’épaule à sa quatrième année. Ses excellents résultats lui permirent de maintenir sa bourse, et il décrocha son diplôme. Il exerça un moment en tant que thérapeute en Californie à l’issue de ses études supérieures. Finalement, il prit conscience que la problématique récurrente de ses patients, c’était l’amour. Ils souffraient de chagrin d’amour ou encore se sentaient seuls, d’autres n’y croyaient plus, alors que certains espéraient encore, allant de déception en déception. Il décida donc de créer sa société , devenant une espèce de Dr. Love, comme Will Smith au cinéma, mais cette fois-ci, à Seattle.  
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Comme s’il était relié à la jolie rousse, Caleb la sentit se tendre contre lui de bon matin et décida d’ôter toutes ses craintes en l’appelant par son prénom. Il était toujours bien présent. Il comprit alors qu’en peu de mots, il était parvenu à la rassurer lorsqu’il sentit ses lèvres se poser sur sa tempe. L’arrivée des médecins mit un peu de distance entre eux, mais hors de question pour le thérapeute de lâcher la main de Judy. Elle était son point d’ancrage pour ne pas défaillir davantage. Ses deux confrères quittèrent la chambre, les laissant à nouveau seuls dans cette chambre qui allait devenir la sienne pour les deux prochaines semaines… Le lit légèrement redressé pour ne pas qu’il force sur sa colonne vertébrale, Caleb fixa ses jambes, le cœur lourd, et ce, malgré les paroles de la jeune femme qui se voulait rassurante « J’ai du mal à voir positif actuellement Judy alors que je suis dans un lit d’hôpital, rattaché à ces saletés de machine et que mes jambes ne peuvent plus bouger ». Caleb se rendit ensuite du ton de sa voix et poussa un soupir en relevant ses yeux bleus sur Judy « Désolé mon cœur. Ce n’est pas contre toi que je suis en colère, c’est juste que… que ça fait beaucoup en peu de temps », et qu’il avait quelques difficultés à tout encaisser sans broncher. À peine était-il redevenu lui-même, qu’il écrivait un nouveau chapitre de sa vie avec la jeune femme, que cet accident venait tout bousculer.

En sentant sa main sur sa joue, le beau brun pencha légèrement la tête vers elle, comme pour la sentir davantage sur sa peau. Il avait toujours aimé lorsqu’elle faisait cela « Tu sais, je comprendrais que tu ais envie de partir. Je veux dire, tu te retrouves avec un homme en fauteuil. Tu n’as pas signé pour ça lorsqu’on s’est remis ensemble… ». Il ne lui en voudrait pas. « Je suis un poids de plus pour toi. Tu as déjà bien assez endurée ». Elle devait s’occuper de son père, sa mère était disparue que depuis peu, et elle avait son studio à gérer également. Lui, il n’était qu’un boulet à sa cheville dorénavant. Il enfonça à nouveau sa tête dans l’oreiller alors que la jeune femme souhaitait qu’il communique « Je me demande pourquoi je me suis réveillé… » souffla-t-il avec une certaine douleur. Pas une douleur physique, mais une douleur psychologique. La morphine anesthésiait seulement son corps, pas son esprit. Caleb porta la main de la jeune femme à ses lèvres « Je suis désolé. Je ne suis pas de bonne compagnie ce matin » et il ne le serait sûrement pas durant des semaines « Je vais devoir quitter mon appartement, et sans parler du fait que je ne pourrais plus te prendre dans mes bras comme je le souhaites, sans parler du sexe… Le médecin m’a dit que j’aurais sûrement quelques difficultés de temps à autre, et il ne parlait pas de mes jambes… ». Tout cela lui pesait également « Alors ça va peut-être duré six mois, un an, ou peut-être que ça sera définitif. Tu te vois passer ta vie ainsi ? Avec moi, ainsi ? J’en doute… Tu mérites bien mieux », et il le pensait sincèrement.

Charly
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Ven 25 Nov - 19:01

Judy Freeman
J'ai 34 ans ans et je vis à Seattle. Dans la vie, je suis sans emploi et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma chance, je suis à nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien.

Fille unique, petit trésor de ses parents, Judy n'a pas vraiment coupé le cordon. Elle passe régulièrement les voir. Sa mère est l'une de ses plus proches amies. Judy a grandi dans un foyer plein d'amour, entre ses peluches et ses amis imaginaires. Elle adorait jouer à la maitresse, mais aussi la peinture, le dessin... la voie était toute tracée. Professeure. Aujourd'hui, elle enseigne, elle aime ça, même si clairement les gosses qu'elle a en classe lui font passer l'envie d'en avoir à elle. Pas très organisée, tête en l'air, souvent à côté de la plaque, elle pratique beaucoup l'autodérision. Côté vie sentimentale, elle cherche désespérément un homme qui tombera amoureux d'elle. Elle en veut toujours à son ex, six ans plus tard.  
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Judy prit sur elle. La jeune femme savait que c’était dur pour Caleb. Ça l’était déjà pour elle, alors forcement c’était décuplé chez lui. Malgré la fatigue, l’angoisse, la peur, elle savait que ça n’était pas le moment de s’emporter. Elle répondit simplement : « -je sais tout ça Caleb… » cela faisait presque une semaine qu’elle vivait ici. Entre ces murs blancs, en collocation avec l’homme de sa vie qui à mesure que les heures passaient se rapprochait un peu plus encore de la mort. Elle savait parfaitement où ils se trouvaient et les conséquences qu’engendrait l’accident. Elle en avait prit conscience plus tôt que lui. Elle avait éprouvé de la colère pour la vie, pour le destin, pour ce qui régissait ce monde. Elle le connaissait lui. Sachant parfaitement qu’il allait souffrir de cette condition physique. Lui qui aimait le sport ou tout simplement sa vie. « -je sais… » souffla la jolie rousse en baissant les yeux quelques instants, avant d’oser le regarder à nouveau.

Avec lenteur et tout autant de douceur, elle osa caresser la joue de Caleb, cherchant à être présente pour lui. « -j’ai rien signé du tout… » souffla Judy avec un sourire tendre. Elle savait d’avance qu’il lui tiendrait ce discute. Qu’il allait la repousser à sa façon ou la libérer, tout dépendant du point de vue. « -ne t’excuses pas… » ajouta Judy qui tentait de parler le moins possible pour le moment. C’était à lui de s’exprimer, pas à elle. Pas pour le moment. Ça viendrait. Mais pour l’instant, il était encore fragile. Le choc elle l’avait encaissé quelques jours avant. Lui c’était maintenant. « -Caleb… » souffla à nouveau Judy avant de le laisser parler.

« -c’est bon, je peux parler ? » demanda la jeune femme qui avait décidé de ne pas s’apitoyer sur le sors de Caleb. Ça ne l’aiderait pas. Elle s’installa sur le bord du lit, et se saisit de ses mains. « -regardes moi. Merci, voilà. Et maintenant tu m’écoutes. » elle voulait avoir toute son attention : « -je n’ai pas l’intention de te quitter. Pas l’intention de prendre la fuite ou de me débrasser de toi. D’accord ? Tu fais rentrer ça dans ton crâne une fois pour toute. Merci. » elle avait assez pleuré, maintenant elle devait agir et être présente pour lui. Alors elle ajouta : « -pour ce qui de me prendre dans tes bras, je suis certaine qu’un fauteuil ça supporte ton poids et le mien. J’en fais mon affaire. Ensuite, pour ce qui est du sexe, c’est déjà arrivé que t’assures pas. Fais pas cette tête. » elle lui sourit avec amusement, cherchant à le faire sourire aussi. « -je n’ai pas de crainte là-dessus. On a toujours été très fusionnel et créatif, alors… » elle se pencha à son oreille et chuchota comme un secret : « -tu me feras crier à nouveau, j’en suis certaine. » elle recula lentement son visage, une lueur d’envie dans les yeux.

Puis elle poursuivit : « -pour l’appartement, je sais que tu l’aimes… mais moi je déteste les escaliers qui vont à la chambre. Et je me souviens que tu avais évoqué une maison en banlieue… » elle leva ses yeux comme si elle faisait du mystère. « -je vois là l’occasion d’avoir un chez nous. Une maison qu’on aura choisi ensemble. » elle remonta ses épaules jusqu’à ses oreilles, un peu comme une petite fille. « -et pour finir, je ne veux plus que tu dises des conneries pareil. Je ne veux personne d’autre que toi. Alors tes histoires de tu mérites mieux tu les oublies. Si tu veux pas que je m’énerve. »

Manhattan Redlish
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Manhattan Redlish
Ven 25 Nov - 20:09

Caleb Hamilton
J'ai 38 ans ans et je vis à Seattle, Etats-Unis. Dans la vie, je suis entremetteur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt très bien.

Caleb a vu le jour et a grandi dans le quartier défavorisé de South Park, à Seattle.  Il s’est toujours considéré comme un privilégié dans le quartier. Son père n’était pas parti chercher un paquet de cigarette à sa naissance, pour ne plus jamais revenir, et sa mère ne cumulait pas trois emplois pour subvenir à leurs besoins. Il avait grandi dans une famille aimante, passant ses dimanches à jouer au baseball avec son père dans le jardin. Cela lui permis d’obtenir une bourse pour étudier la psychologie à l’Université, jusqu’à ce qu’il ne se blesse à l’épaule à sa quatrième année. Ses excellents résultats lui permirent de maintenir sa bourse, et il décrocha son diplôme. Il exerça un moment en tant que thérapeute en Californie à l’issue de ses études supérieures. Finalement, il prit conscience que la problématique récurrente de ses patients, c’était l’amour. Ils souffraient de chagrin d’amour ou encore se sentaient seuls, d’autres n’y croyaient plus, alors que certains espéraient encore, allant de déception en déception. Il décida donc de créer sa société , devenant une espèce de Dr. Love, comme Will Smith au cinéma, mais cette fois-ci, à Seattle.  
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« Alors pourquoi me demandes-tu de rester positif ?! » rétorqua-t-il sur un ton de reproches, avant de se rendre compte que Judy n’avait rien fait de mal. Ce n’était pas elle qui l’avait poussé vers sa voiture. Ce n’était pas elle qui lui avait ôté la capacité de marcher. C’était la vie elle-même. Judy avait été à son chevet, avait perdu le sommeil pour lui, avait veillé sur lui à chaque instant, et surtout, l’avait aimé alors qu’il était plus proche de la mort que de la vie… Il s’excusa donc du ton employé. Caleb n’avait pas à passer ses nerfs sur la femme qu’il aimait seulement parce qu’elle était la seule présente ici-même. En fait, le beau brun ne comprenait pas pourquoi elle était toujours présente ici « Raison de plus pour toi de partir loin de moi, de tout ça… » souffla-t-il avec douleur. Il ne voulait pas qu’elle s’occupe de lui. Elle avait bien assez à gérer. Caleb ne lui avait pas promis ce genre de futur. Il se retrouva soudainement bien silencieux et fronça les sourcils en entendant la question de Judy « Oui… Oui, bien sûr… » alors qu’il fixait encore ses jambes immobiles, mais n’eut d’autres choix que de relever son regard sur la jeune femme à sa demande. La jolie rousse ne voulait pas le quitter. Elle voulait rester auprès de lui « Mais pourquoi tu restes alors que tu as sûrement plus pleuré avec moi qu’avec n’importe quel homme ? ». Il ne comprenait pas son envie de rester. Il lui laissait le choix de partir, de faire sa vie, de ne pas avoir à subir son handicap, et pourtant, elle restait avec lui, à ses côtés.

Malgré lui, le beau brun se mit à rire doucement, grimaçant bien vite sous l’effet de sa côte brisée « Ne me fait pas rire » et ajouta « C’est arrivé quoi… cinq ou six fois ? Non ? Plus ? » en se demandant s’il avait été mauvais plus souvent qu’il ne l’aurait pensé. Il baissa les yeux timidement quand elle évoqua leur vie sexuelle, et releva lentement ses yeux sur elle quand elle approcha ses lèvres de son oreille. Son visage près du sien, Caleb sentit son propre regard vaciller entre ses prunelles claires et ses lèvres, et se retint de l’embrasser tout de suite « C’est mal de dire que j’ai envie de toi » et ajouta « Tu as plus confiance en moi que moi en moi-même » rétorqua-t-il avec douceur. Quand elle évoqua ensuite l’appartement qu’il allait devoir quitter à contrecœur, Caleb détourna momentanément le regard avant d’évoquer une maison en banlieue. Les sourcils froncés, en pleine incompréhension, le thérapeute la laissa poursuivre « Tu veux de moi parce que tu n’as pas encore conscience de la charge qui va peser sur toi avec cet handicap Judy. Tu as mieux à faire » et ajouta concernant sa proposition de vivre ensemble « Je ne veux pas que tu viennes vivre avec moi seulement parce que tu as pitié de moi Judy et que tu veux veiller sur moi comme si j’avais cinq ans ». Un soupir « Le soir de l’accident, on devait parler de ça. Si j’étais arrivé à destination et qu’on en avait parlé comme prévu, qu’est-ce que tu aurais répondu ? » et précisa « Je veux que tu me dises la vérité. Est-ce que tu allais accepter de vivre avec moi ce soir-là ? Ou tu allais me dire : On prend notre temps, on vient juste de se retrouver ? ». Caleb détourna un instant le regard « Je ne veux pas qu’on trouve une maison en banlieue tous les deux. Je trouverais un appartement avec ascenseur dans le centre de Seattle. Je vais me débrouiller. En attendant, j'irais vivre chez mes parents ». Il n’avait pas besoin de baby-sitter, et encore moins que sa petite-amie occupe ce rôle. C’était hors de question.

Charly
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Charly
Ven 25 Nov - 21:09

Judy Freeman
J'ai 34 ans ans et je vis à Seattle. Dans la vie, je suis sans emploi et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma chance, je suis à nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien.

Fille unique, petit trésor de ses parents, Judy n'a pas vraiment coupé le cordon. Elle passe régulièrement les voir. Sa mère est l'une de ses plus proches amies. Judy a grandi dans un foyer plein d'amour, entre ses peluches et ses amis imaginaires. Elle adorait jouer à la maitresse, mais aussi la peinture, le dessin... la voie était toute tracée. Professeure. Aujourd'hui, elle enseigne, elle aime ça, même si clairement les gosses qu'elle a en classe lui font passer l'envie d'en avoir à elle. Pas très organisée, tête en l'air, souvent à côté de la plaque, elle pratique beaucoup l'autodérision. Côté vie sentimentale, elle cherche désespérément un homme qui tombera amoureux d'elle. Elle en veut toujours à son ex, six ans plus tard.  
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« -parce que tu es quelqu’un de positif Caleb… parce que t’apitoyer sur ton sort, ce n’est pas toi. » avait elle répondu avec douceur sans le quitter des yeux. Elle comprenait sa colère, et elle savait parfaitement qu’elle n’était pas dirigée contre elle. Il avait mal, il était sous le choc de cette nouvelle existence qu’il allait devoir mener. C’était légitime qu’il soit en colère. Pourquoi lui ? Pourquoi est ce que la vie lui imposait cela ?! Forcement il se posait ces questions. Et forcement il ne savait pas encore qu’il avait la force d’affronter tout ça. Sauf que Judy était convaincue qu’ensemble ils parviendraient à se construire une nouvelle vie. Qu’importe le fauteuil, la rééducation… « -je ne peux pas partir Caleb. Je te l’ai déjà dit, vivre sans toi… ce n’est pas vivre pour moi. » elle n’avait pas besoin d’une alliance ou d’un contrat de mariage pour rester près de lui.

Il la fit sourire avec sa question idiote. « -parce que je n’ai jamais aimé aucun homme autant que toi. » la réponse était plutôt simple. « -la vie c’est… » elle montra la moniteur qui traçait le rythme cardiaque de Caleb. « -c’est ça… des hauts et des bas. Si c’est le calme plat, alors c’est qu’on ne vit pas. » elle regarda leurs mains jointent et elle ajouta : « -ces derniers jours… j’ai beaucoup pleurer. Mais c’était, c’est par amour pour toi. Parce que l’idée de te perdre est affreusement douloureuse, parce que te voir dans cette chambre trop blanche est affreusement douloureux. » il n’était pas responsable de ces larmes. Elle les avait versé pour lui, parce qu’elle l’aimait.

« -pardon… » souffla Judy en grimaçant, heureuse tout de même du résultat. « -j’en sais rien… sincèrement, j'ai pas retenu ces fois-là... mais les autres. » c’était normal qu’il s’inquiète de ça, mais pour Judy, c’était secondaire. Elle fit un non de la tête en lui souriant. « -c’est plutôt rassurant non ? » ajouta la jeune femme avec douceur. « -pour une fois que les rôles s’inversent… » d’ordinaire c’était lui qui croyait en elle, lui qui la poussait en avant. Mais elle connaissait l’homme allongé dans ce lit. Et elle savait qu’il avait de la volonté, qu’il aimait la vie et que bientôt il irait mieux et serait capable de soulever des montagnes. « -arrêtes. » répliqua la jeune femme en le fixant du regard. « -c’est vraiment ce que tu penses ? Vraiment ce que je t’évoques là en te tenant la main ? De la pitié ? C’est ce que tu lis dans mes yeux ? » elle voulait qu’il réponde avec sincérité, pas qu’il trouve une combine blessante pour la repousser.

Un sourire en détournant le regard. Mais il enchaina et elle répliqua : « -tu ne veux pas de babysitter, pas être considéré comme un enfant de cinq ans et tu veux retourner chez maman ? » il y avait de l’ironie dans sa voix parce qu’elle trouvait cette idée absurde. « -et pour te répondre. J’aurais dit oui, à condition qu’on trouve un appartement ou une maison à nous. Parce que c’est ton appartement. Et que je déteste les escaliers qui vont à la chambre. Et aussi parce qu’il est trop masculin à mon gout. Je t’aurais dis que je voulais un nouveau départ à deux. Dans un endroit qui était à nous. Pas à toi, avec mes affaires en plus. » elle marqua une courte pause et reprit : « -crois moi, j’avais déjà réfléchit à ce que j’allais te dire. Et je savais d’avance que ça n’allait pas forcement te faire plaisir que je te dise de laisser ton appartement. » c’était la vérité, pas un discours qu’elle lui sortait là pour le faire taire. « -tu t’es accroché, et tu es revenue pour moi. Tu l’as dit. Alors ne me repousse pas maintenant. Je ne partirais pas. » elle avait dit cela avec un aplomb sans faille. « -je suis consciente de ce qui nous attends. Que ça sera compliqué, difficile, et plus encore. Mais le souci, c’est que tu ne vas pas te débarrasser de moi comme ça. Désolée, mais je t’aime Caleb. Je t’aime. Et ça, ça ne changera pas. »

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Ven 25 Nov - 21:41

Caleb Hamilton
J'ai 38 ans ans et je vis à Seattle, Etats-Unis. Dans la vie, je suis entremetteur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt très bien.

Caleb a vu le jour et a grandi dans le quartier défavorisé de South Park, à Seattle.  Il s’est toujours considéré comme un privilégié dans le quartier. Son père n’était pas parti chercher un paquet de cigarette à sa naissance, pour ne plus jamais revenir, et sa mère ne cumulait pas trois emplois pour subvenir à leurs besoins. Il avait grandi dans une famille aimante, passant ses dimanches à jouer au baseball avec son père dans le jardin. Cela lui permis d’obtenir une bourse pour étudier la psychologie à l’Université, jusqu’à ce qu’il ne se blesse à l’épaule à sa quatrième année. Ses excellents résultats lui permirent de maintenir sa bourse, et il décrocha son diplôme. Il exerça un moment en tant que thérapeute en Californie à l’issue de ses études supérieures. Finalement, il prit conscience que la problématique récurrente de ses patients, c’était l’amour. Ils souffraient de chagrin d’amour ou encore se sentaient seuls, d’autres n’y croyaient plus, alors que certains espéraient encore, allant de déception en déception. Il décida donc de créer sa société , devenant une espèce de Dr. Love, comme Will Smith au cinéma, mais cette fois-ci, à Seattle.  
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En apprenant qu’il sortirait de cet hôpital dans un fauteuil, Caleb avait quelques difficultés à redevenir l’homme confiant en l’avenir et d’un naturel optimiste, tel que le désignait Judy en cet instant. Cet homme-là lui semblait bien loin soudainement « Mais rien de tout ça n’est moi Judy ! » rétorqua-t-il alors qu’il désigna ses jambes. Lui, c’était l’homme toujours actif et qui ne parvenait pas à rester en place. Celui qui parvenait à concilier vie sentimentale, vie professionnelle et activités dans une même vie. Enfin, c’était avant son accident. Maintenant, qui était-il réellement ?! Il allait devoir revoir tout son quotidien, et il ne le souhaitait pas. Il aimait sa vie telle qu’elle était, alors pourquoi s’acharnait ainsi sur lui ?! Pourquoi ne pouvait-il pas tout simplement vivre sa vie en paix, en toute quiétude, aux côtés de Judy, de ses parents et de sa sœur ?! Comme il se demandait pourquoi sa petite-amie restait encore à ses côtés alors qu’elle méritait mieux qu’un homme comme lui, dans un fauteuil. Sa réponse le laissa sans voix alors qu’il la fixa « Je ne mérite pas une femme telle que toi » rétorqua-t-il avec un maigre sourire alors qu’il ne parvenait toujours pas à comprendre qu’elle s’attache ainsi à lui, après tout le mal qu’il lui avait fait et toutes les larmes qu’elle avait versées par sa faute. Sa réponse fit bondir son cœur dans sa poitrine. Elle n’avait jamais aimé ainsi avant lui… « Ton cœur a mal choisi, tu sais » rétorqua-t-il sur un ton taquin, avant de suivre la main de la jeune femme, observant la machine. Il tourna la tête vers elle à nouveau « J’ai seulement l’impression que notre vie n’est faite que de bas depuis plus d’un an… Et je commence à perdre espoir pour l’avenir… ».

En voyant le regard de la jeune femme se poser sur leurs mains, Caleb resserra la pression de ses doigts sur les siens. Il embrassa le dos de la main de Judy avant de lui répondre « Je suis désolé mon cœur… Je suis sincèrement désolé… » et posa sa joue contre leurs mains jointes « Je ne voulais pas te faire de mal ou te faire peur, tu le sais ». Il savait que ses réveils intempestifs avaient dû être douloureux, de voir son cœur s’arrêter également. Si les rôles avaient été inversés, Caleb aurait sûrement perdu pied. Un petit sourire finit tout de même par se glisser sur les lèvres du beau brun « Tu flattes mon égo », mais il aimait ça. Ça lui fit du bien. Sans parler de l’entendre parler ainsi et de voir cette lueur danser dans son regard. Ça réveillait un certain désir et sourit « Entre avoir envie et être capable de te satisfaire, il y a un fossé, mais j’ai très envie d’essayer » lui confia-t-il avec cette même lueur dans le regard. Il baissa ensuite les yeux sans mot dire.

Caleb se montra toutefois bien plus loquace par la suite lorsqu’il évoqua la pitié qu’elle avait pour lui. Il ne voulait pas de ça. Il faisait tout pour l’éloigner de lui, même si c’était douloureux, parce qu’il la préférait loin de lui. Loin et heureuse, plutôt que de l’enfermer dans une relation dont elle finirait par se lasser. Caleb ne souhaitait pas être un poids pour la femme qu’il aimait. Il croisa son regard à sa demande et resta un bref moment silencieux, hésitant à mentir pour la pousser à le quitter maintenant, et à lui dire la vérité parce qu’il l’aimait et que la simple pensée de lui faire mal était une torture « Non… ». Néanmoins, lorsque Judy envisagea de prendre une maison en banlieue, Caleb n’apprécia pas l’idée. Il ne voulait pas être considéré comme un enfant et être surveillée par sa moitié. Il ne voulait pas qu’ils emménagent ensemble pour cette seule et unique raison. Il lui lança un regard noir en entendant sa réponse « Arrête ! Tu m’as très bien compris » et détourna le regard. Il fronça les sourcils, tournant la tête vers elle à nouveau, surpris de sa réponse. Elle aurait accepté d’emménager avec lui ce fameux soir… « Quoi ?! Non, ça ne m’aurait pas dérangé parce que j’ai envie de vivre avec toi. J’ai envie de me réveiller tous les matins à tes côtés, et de m’endormir tous les soirs avec toi blottit dans mes bras » et enfonça sa tête dans l’oreiller « Je ne veux seulement pas que tu le fasses pour les mauvaises raisons ». Tout simplement. Il leva ses yeux bleus sur elle et son cœur se serra. Il lui avait fait du mal en se montrant aussi rude avec elle, en voulant la tenir éloignée de lui. Il le savait. Il en avait conscience. Mais elle résistait. Elle s’accrochait. Elle l’aimait plus que tout. Le beau brun appuya sur le bouton pour redresser son lit, et l’attira à lui pour l’embrasser « C’est seulement que je regrette d’être resté en vie pour cette vie-là. Je ne voulais pas de cet avenir là pour nous deux. Je voulais danser au milieu de notre salon avec toi, je voulais te faire l’amour dans chacune des pièces de notre maison. Je voulais t’enlacer pendant que tu préparerais le dîner. Et tout ça… » et posa son front contre le sien, la gorge nouée « En t’éloignant de moi, je te libérais de tout ce poids que je n’arrive pas à porter moi-même… ».


Charly
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Ven 25 Nov - 22:23

Judy Freeman
J'ai 34 ans ans et je vis à Seattle. Dans la vie, je suis sans emploi et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma chance, je suis à nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien.

Fille unique, petit trésor de ses parents, Judy n'a pas vraiment coupé le cordon. Elle passe régulièrement les voir. Sa mère est l'une de ses plus proches amies. Judy a grandi dans un foyer plein d'amour, entre ses peluches et ses amis imaginaires. Elle adorait jouer à la maitresse, mais aussi la peinture, le dessin... la voie était toute tracée. Professeure. Aujourd'hui, elle enseigne, elle aime ça, même si clairement les gosses qu'elle a en classe lui font passer l'envie d'en avoir à elle. Pas très organisée, tête en l'air, souvent à côté de la plaque, elle pratique beaucoup l'autodérision. Côté vie sentimentale, elle cherche désespérément un homme qui tombera amoureux d'elle. Elle en veut toujours à son ex, six ans plus tard.  
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Judy avait fermé les yeux, évitant ainsi de répliquer. La colère de Caleb était légitime. Elle savait qu’il se passerait les nerfs sur elle. De toute manière il n’y avait quelle ici pour encaisser. Et c’était sans doute mieux ainsi. Elle ne tenait pas à ce qu’Ellen, Sam ou Trish aient à porter cela. « -je ne veux plus jamais t’entendre dire ça ? Tu m’as bien comprise ? » elle était sérieuse. Jamais plus elle ne voulait qu’il pense ou dise ces mots. « -je ne suis pas d’accord. » son cœur avait fait le bon choix. Celui d’aimer un homme bon, généreux, drôle, empathique et sensible. Un homme qui était capable de voir de grandes choses en elle, de la faire sourire même quand il n’était pas présent. « -je comprends que tu penses ainsi. C’est… normal… sauf que tu penses mal. » elle lui sourit : « -l’année passée est derrière nous, elle est oubliée. Aujourd’hui, on est de nouveau ensemble et on va faire en sorte d’avoir une merveilleuse vie à deux. Il y a aura des bas, mais il y aura des hauts, de magnifiques moments ensemble et c’est tout ce qu’on retiendra à la fin. » c’était vraiment ce qu’elle voulait. Elle le souhaitait de tout son cœur.

« -bien sur que je le sais. Alors arrête de t’excuser. » il avait la mémoire courte. Ils avaient dit qu’ils arrêtaient de se demander pardon. Judy lui demanda de l’écouter avec attention et reprit ce qu’il avait évoqué. Concernant le sexe, elle n’avait pas de doute. Ça reviendrait. N’importe quel homme avait parfois des soucis de mécanique. Et alors ?! « -ça sera l’occasion pour moi de prendre les choses en mains plus souvent. » souffla la jolie rousse avec un doux sourire. « -et il n’y a pas qu’avec que ce que tu as là que tu es doué, je te rappelle. » oh non, il était capable de la faire jouir de bien des façons.

Le ton monta légèrement lorsqu’il lui parla de pitié. « -merci. » conclue Judy. Elle n’avait pas l’intention d’avoir pitié de lui. Jamais. Elle voulait être sa force et son courage. L’aider à affronter tout cela au mieux, avec son amour. « -oh oui, j’ai compris, tu préfères retourner chez ta mère. Je sais, elle est meilleure cuisinière, peut être qu’elle repasse tes calçons et elle est bien mieux fournit à ce niveau là pour faire des gros câlins. » elle pointa ses seins en disant cela avec ironie. Non, elle ne lâcherait pas l’affaire. S’il pensait pouvoir la mettre sur la touche, il se trompait. « -alors pourquoi tu me tiens ce discours ? » demanda la jeune femme alors qu’il évoquait à voix haute l’envie de vivre avec elle. Judy plissa les yeux. « -je pense que tu me connais mieux que ça. » comme si elle était en train de faire un sacrifice de sa personne ! N’importe quoi !

« -qu’est ce que tu… » mais il l’attira à lui et l’embrassa. Elle lui rendit son baiser avec amour, heureuse d’avoir gagnée la partie. « -ne dis pas ça. » souffla la jolie rousse. Elle ne voulait pas qu’il regrette d’être vivant. « -tu es en vie. Tu es toute ta tête. Et avec beaucoup d’efforts et de volonté, tu remarcheras un jour. » elle en était certaine. Il fallait y croire et surtout ne pas s’avouer vaincu avant d’avoir commencer quoi que se soit. « -je ne suis pas ta prisonnière. Et tu n’as pas à porter tout ça seul. A deux on est plus fort. Laisses moi être là pour toi. Je ne te dis pas tout ça par obligation. J’ai fais mon choix, et mon choix c'est toi. C'est nous, à nouveau ensemble. » elle caressa son visage et sursauta lorsque la porte de la chambre s’ouvrit. « -pardon… je viens pour la toilette… » Judy regarda l’infirmière, puis l’heure. Enfin elle dit : « -je dois m’absenter pendant une petite heure. Reposes toi. Et je t’interdis de mater ses seins. » elle sourit avant de l’embrasser. « -je reviens vite… »

Manhattan Redlish
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Sam 26 Nov - 14:14

Caleb Hamilton
J'ai 38 ans ans et je vis à Seattle, Etats-Unis. Dans la vie, je suis entremetteur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt très bien.

Caleb a vu le jour et a grandi dans le quartier défavorisé de South Park, à Seattle.  Il s’est toujours considéré comme un privilégié dans le quartier. Son père n’était pas parti chercher un paquet de cigarette à sa naissance, pour ne plus jamais revenir, et sa mère ne cumulait pas trois emplois pour subvenir à leurs besoins. Il avait grandi dans une famille aimante, passant ses dimanches à jouer au baseball avec son père dans le jardin. Cela lui permis d’obtenir une bourse pour étudier la psychologie à l’Université, jusqu’à ce qu’il ne se blesse à l’épaule à sa quatrième année. Ses excellents résultats lui permirent de maintenir sa bourse, et il décrocha son diplôme. Il exerça un moment en tant que thérapeute en Californie à l’issue de ses études supérieures. Finalement, il prit conscience que la problématique récurrente de ses patients, c’était l’amour. Ils souffraient de chagrin d’amour ou encore se sentaient seuls, d’autres n’y croyaient plus, alors que certains espéraient encore, allant de déception en déception. Il décida donc de créer sa société , devenant une espèce de Dr. Love, comme Will Smith au cinéma, mais cette fois-ci, à Seattle.  
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La jeune femme avait bien assez souffert par sa faute par le passé, et voilà que l’histoire se répétait à nouveau. Ce n’était pas la vie qu’il avait envisagé pour eux deux. Pour elle. Après toutes les épreuves qu’elle avait traversé, Judy méritait mieux qu’un homme qui n’avait su prendre conscience de son état de fatigue et qui avait fini sa route sur le trottoir, perdant l’usage de ses jambes en chemin. Elle méritait mieux. Ce qui n’était pas une pensée partagée par Judy qui lui demanda de ne plus prononcer ces mots à l’avenir « Ça n’en reste pas vrai pour autant » souffla-t-il. La jolie rousse méritait un homme tel que Paul, par exemple. Belle carrière, calme, sincère et qui ne lui ferait aucun mal. Son cœur avait mal choisi. Là encore, Judy ne partageait pas sa manière de concevoir l’amour qu’elle portait pour lui. Il pensait mal. C’étaient ses mots. Il posa son regard sur elle « On ne voit pas l’avenir de la même manière apparemment » lui confia-t-il avec un maigre sourire. Il ne voyait pas de beaux moments dans l’année qu’ils allaient vivre tous les deux. Il voyait des disputes, des pleurs, de l’épuisement, des déceptions également, mais pas de moments de bonheur. Non, ça, il n’en voyait pas. Caleb baissa les yeux quand elle lui demanda d’arrêter de s’excuser. Il avait, lui aussi, l’impression de n’avoir que ce mot à la bouche. Pourtant, il l’était bel et bien. Il était désolé de lui avoir fait peur, de l’avoir angoissé durant des jours, ou encore de ne pas parvenir à lui faire l’amour comme avant. Même si sur ce dernier point, la jolie rousse éveilla bien vite son envie d’elle, et bougea légèrement la couverture pour cacher sa masculinité qui répondait aux sous-entendus de Judy « On dirait que ça marche encore » lui confia-t-il « J’aime quand tu te montres entreprenante » et se mordit la lèvre inférieure à la simple pensée de voir la jeune femme s’occuper de lui « Tu as raison… Et je pense que je peux l’être encore davantage ». Après tout, il allait devoir innover également sur ce point-ci.

Mais la brève légèreté de leur conversation s’estompa bien vite lorsque Caleb refusa d’aménager avec la jeune femme. Il ne voulait pas de pitié ou d’une baby-sitter. Son regard devint soudainement noir en entendant le ton ironique, voire sarcastique de Judy face à sa décision. Il grimaça quand elle évoqua la poitrine de sa mère « Évite ce genre de sous-entendus, je t’en prie » et grimaça avant d’ajouter « Ce sont mes parents. Ils s’occupent de moi depuis ma venue au monde. Je ne serais pas un poids pour eux ». Toutefois, Caleb avait envie de vivre avec elle « Parce que je n’ai pas envie que ça se fasse dans ces circonstances. J’ai envie qu’on le fasse parce qu’on en a envie tous les deux et non parce que je dois quitter mon appartement à cause d’un accident ». Un regard pour la jeune femme « L’amour peut pousser à faire des choses stupides. Ça n’a rien à voir avec toi ». L’amour rendait aveugle. Pour le moment, elle était prête à l’aider, mais durant combien de temps ? Finalement, le thérapeute baissa les armes. Judy semblait sûre d’elle, de son choix, de ses sentiments à son encontre. Tout ce qu’il parviendrait à faire en continuant ainsi, c’était de lui faire plus de mal qu’autre chose. Elle ne partirait pas. Il l’attira donc à lui et l’embrassa, et posa son front contre le sien, regrettant d’avoir survécu à cet accident. Il resta silencieux, ne croyant pas vraiment remarcher un jour. Caleb recula légèrement son visage pour croiser les yeux clairs de sa moitié « Ok… J’accepte… ». Ce qui était un grand pas pour celui qui avait toujours fait en sorte de gérer seul l’adversité. Il sursauta lui aussi en entendant la porte s’ouvrir, jeta un regard vers l’infirmière et reporta son attention sur Judy « Je ne veux que les tiens de toute manière » en posant son regard sur la poitrine de sa petite-amie et lui rendit son baiser, la regardant partir.

Caleb reposa sa tête contre son oreiller alors que l’infirmière s’occupait de lui « Elle avait plus d’espoir que n’importe qui ici » « Pourtant elle n’est pas d’un naturel optimiste » « Faut croire que l’amour, ça change les gens » rétorqua l’infirmière avec un sourire « Je suis Shannon, la compagne à Paul » « Vous le remercierez d’avoir pris soin d’elle » « Je le ferais ». Le beau brun la laissa faire son travail, puis attendit patiemment le retour de la jeune femme. Il prit son petit-déjeuner qu’il toucha à peine, et sourit en la voyant revenir « Tout va bien ? ».



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Sam 26 Nov - 20:59

Judy Freeman
J'ai 34 ans ans et je vis à Seattle. Dans la vie, je suis sans emploi et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma chance, je suis à nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien.

Fille unique, petit trésor de ses parents, Judy n'a pas vraiment coupé le cordon. Elle passe régulièrement les voir. Sa mère est l'une de ses plus proches amies. Judy a grandi dans un foyer plein d'amour, entre ses peluches et ses amis imaginaires. Elle adorait jouer à la maitresse, mais aussi la peinture, le dessin... la voie était toute tracée. Professeure. Aujourd'hui, elle enseigne, elle aime ça, même si clairement les gosses qu'elle a en classe lui font passer l'envie d'en avoir à elle. Pas très organisée, tête en l'air, souvent à côté de la plaque, elle pratique beaucoup l'autodérision. Côté vie sentimentale, elle cherche désespérément un homme qui tombera amoureux d'elle. Elle en veut toujours à son ex, six ans plus tard.  
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« -non, c’est des conneries. » avait répliqué Judy en le fixant du regard. Elle ne voulait pas d’un autre homme dans sa vie. C’était lui et personne d’autre. Fauteuil roulant ou pas, cela ne changerait rien à l’amour qu’elle lui portait. « -alors je vais m’appliqué à te faire changer de regard sur notre avenir. » elle ne voulait pas le voir sombrer de nouveau dans la dépression. Elle ne voulait pas qu’il s’éloigne d’elle, qu’il la repousse et qu’il se mure dans son silence. Bien sur que ça ne serait pas facile tous les jours, elle n’était pas naïve à ce point. Mais elle voulait croire qu’en étant ensemble, ils parviendraient à mettre des couleurs et du bonheur dans cette nouvelle vie à deux. Point de vue sexe, il semblait rassuré. C’était déjà un bon point. Pour ce qui était du reste… Judy encaissa les mots de Caleb, et répliqua avec force. « -ne dis pas n’importe quoi. Tes parents on leur vie à deux, la maison n’est pas mieux adaptée que ton appartement. Si tu retournes vivre chez eux, on aura jamais de vie à deux. Toi chez tes parents, moi chez mon père… on a largement passé l’âge. » elle appréciait vivre avec son père, mais elle savait que ce n’était que provisoire. Ce qu’elle désirait c’était une maison à eux, pour construire leur avenir. Pour y vieillir ensemble.

« -je sais, seulement les circonstances font que ce n’est pas possible. Alors autant saisir cela comme une chance de trouver un chez nous. » elle tentait de voir du positif dans tout ça. Elle leva les yeux en plafond en l’entendant accuser l’amour. Puis elle sortie ses dernières cartes. Quoi qu’il dise, elle ne partirait pas. Elle avait fait son choix. Mais pour cela il devait la laisser l’aider, être présente pour lui. « -je n’aime pas ta façon de le dire, mais très bien. » elle avait l’impression de passer un accord et qu’ils allaient signer un contrat. Ils furent interrompu par l’arrivé d’une infirmière. Judy réalisa l’heure qu’il était, et laissa Caleb le temps d’aller voir la psy avec qui elle avait rendez-vous.

Une fois assise en face de cette femme, elle lui expliqua son besoin. Elle parla de son parcours, de la dépression qu’elle avait déjà fait. Judy insista sur sa peur de sombrer à nouveau, de ne pas être assez forte pour eux deux. Elle parla de la conversation qui venait d’avoir lieu, mais aussi des mots qu’elle avait osé dire à Caleb alors qu’il n’était pas encore revenu à lui totalement. Bref… elle vida son sac ainsi qu’une boite de mouchoirs. L’échange fut agréable. La psy lui conseilla de retrouver un rythme de vie normal. Elle devait manger, et surtout dormir. La fatigue n’aidait en rien. Elle lui prescrit un sédatif léger afin qu’elle soit moins à fleur de peau, et qu’elle parvienne à trouver le sommeil plus facilement. Un nouveau tête à tête fut fixé le lendemain.

De retour dans la chambre, Judy avisa le plateau repas que Caleb n’avait presque pas touché. « -oui… tu n’as pas faim ? » demanda la jolie rousse en venant s’installer sur la chaise juste à côté du lit. Elle lui sourit et se décida à lui parler : « -je suis fatiguée… » autant commencer par ça. « -j’avais… j’avais rendez vous avec ta collègue. L’autre psy. J’ai demandé à Paul qui je pouvais voir pour m’aider. » un léger haussement d’épaule. « -elle est sympa… »

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Sam 26 Nov - 21:22

Caleb Hamilton
J'ai 38 ans ans et je vis à Seattle, Etats-Unis. Dans la vie, je suis entremetteur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt très bien.

Caleb a vu le jour et a grandi dans le quartier défavorisé de South Park, à Seattle.  Il s’est toujours considéré comme un privilégié dans le quartier. Son père n’était pas parti chercher un paquet de cigarette à sa naissance, pour ne plus jamais revenir, et sa mère ne cumulait pas trois emplois pour subvenir à leurs besoins. Il avait grandi dans une famille aimante, passant ses dimanches à jouer au baseball avec son père dans le jardin. Cela lui permis d’obtenir une bourse pour étudier la psychologie à l’Université, jusqu’à ce qu’il ne se blesse à l’épaule à sa quatrième année. Ses excellents résultats lui permirent de maintenir sa bourse, et il décrocha son diplôme. Il exerça un moment en tant que thérapeute en Californie à l’issue de ses études supérieures. Finalement, il prit conscience que la problématique récurrente de ses patients, c’était l’amour. Ils souffraient de chagrin d’amour ou encore se sentaient seuls, d’autres n’y croyaient plus, alors que certains espéraient encore, allant de déception en déception. Il décida donc de créer sa société , devenant une espèce de Dr. Love, comme Will Smith au cinéma, mais cette fois-ci, à Seattle.  
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C’étaient peut-être des conneries pour Judy, il n’en restait pas moins que ce n’était pas le cas pour le thérapeute. Il ne méritait pas une telle femme à ses côtés. Elle lui avait pardonné son année de silence, ses reproches concernant son aventure avec Mohamed, et voilà que maintenant, elle se retrouve à passer ses journées à son chevet, angoissant, pleurant pour lui, alors qu’elle avait tant de projets qui l’attendait hors de ces murs. Non, Caleb ne méritait pas une femme telle que la jolie rousse, même si le contredisait sur ce point. Pour lui, ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne s’en rende compte, surtout en pensant à leur sombre avenir ensemble. Il n’y voyait aucun moment de bonheur, mais Judy s’efforçait d’y croire pour eux deux « Bonne chance » souffla-t-il sans grande conviction. Le seul point sur lequel la jeune femme parvint à le rassurer, ce fut concernant leur vie sexuelle. Pour ce qui était du reste, Caleb n’était en rien confiant… « Et tu penses qu’on va parvenir à trouver une maison en banlieue quand on va leur expliquer que je viens d’avoir un accident et que je ne sais pas quand je pourrais reprendre le travail, et que toi, tu dois terminer les travaux de ton studio ? ». Il fallait être réalité. Aucun propriétaire sain d’esprit ne sera prêt à leur louer une maison, et aucune banque ne leur prêterait une somme d’argent pour en acquérir une à eux. « Je me demande bien comment on va le trouver ce chez nous ». Ils avaient deux semaines pour trouver une maison. C’était mission impossible.

Au fil de la conversation, le beau brun décida de baisser les armes et d’accepter l’aide de sa petite-amie. Un regard pour cette dernière qui n’aimait pas sa manière de lui répondre « Désolé de ne pas montrer plus d’enthousiasme Judy ! Une part de moi n’a pas envie de porter ce poids tout seul, et une autre partie me demande de te pousser à me quitter pour que tu sois enfin libre de tout ça ». C’était la vérité. Elle voulait qu’il soit sincère. Il l’était. Caleb la laissa quitter la chambre à l’arrivée de l’infirmière qui s’occupa de lui, de panser ses plaies et de lui faire la toilette. Il n’aimait pas vraiment cela, et ça accentuait son mal être. Il avait l’impression d’être esclave de son propre corps. Il toucha à peine son petit-déjeuner et Judy le remarqua aussitôt qu’elle revint jusqu’à lui « Non » fut sa seule réponse. L’estomac était encore noué et il le serait encore quelques temps. Quand elle évoqua le psychothérapeute qu’elle était partie voir, le beau brun resta interdit quelques secondes avant de retrouver sa voix « Peyton est très douée dans ce qu’elle fait » et ajouta « Tu veux m’en parler ? ». Il regarda ensuite son plateau repas, puis ajouta « Tu devrais rentrer dormir. Tu as besoin de repos et j’ai besoin d’être un peu seul » rétorqua-t-il sans la regarder. Il baissa son lit et remonta la couverture sur lui « Je serais là quand tu reviendras. Je peux aller nulle part de toute manière » souffla-t-il en fixant le plafond.

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