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LE TEMPS D'UN RP

Je déteste t'aimer quand tu adores me détester [Gaïa]

Chouu'
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Chouu'
Lun 19 Sep - 17:50
Le contexte du RP
Tour de la société de cosmétiques Coleman.
Olympe a hérité de l'affaire familiale et la tient d'une main de fer.
Sa jumelle Esther a fuit ses responsabilités depuis longtemps.
Son époux, directeur de la partie publicitaire de la société, ne détient aucune part de celle-ci.

La situation
Olympe et Ashley se retrouvent chez eux en fin de journée après une réunion tardive. Durant cette réunion, la directrice a fait plusieurs annonces auxquelles les directeurs ne s'attendaient pas.
Des annonces qu'elle avait caché à son propre mari qui prend très mal la chose...

Sydney, 22h30, tour Coleman, étage privé.

Contexte provenant de cette [url=LIEN]recherche[/url]



Ashley Rawne
J'ai 45 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis directeur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance et mon talent, je suis marié et je le vis plutôt bien.

Arrogant, fier, jaloux, calculateur, séducteur, anxieux.
Meneur et profiteur durant de longues années, je suis désormais en train de perdre la face. L'excès d'argent, les habitudes mondaines, l'alcool et le sexe ne m'auront finalement pas rendu heureux. J'aspire à de la tranquillité sans être capable de la trouver. J'ai un frère qui préfère m'éviter, une femme que j'aime sans savoir la mériter.
Dans ma tête torturée, des tas de projets, des absurdités, un grain de folie prêt à exploser...
Comme d'habitude après une réunion, alors que Olympe salue chacun des directeurs de la société, j'ai pris l'ascenseur seul pour rejoindre le dernier étage.
Le nôtre.
Près de deux cent mètres carrés de luxe et de technologie pour deux époux.
Juste deux époux.

Je défais ma cravate lorsque les portes s'ouvrent et rejoins notre spacieuse chambre pour accéder à la douche italienne, derrière une verrière sublime. Une fois dévêtu je me place sous l'eau chaude et ferme les yeux, mâchoires serrées, blessé.
Pourquoi ma propre femme s'applique-t-elle à me malmener ? Pourquoi me cache-t-elle de pareilles énormités ? Comment fait-elle pour envisager des idées révolutionnaires et certainement pas évidentes à faire accepter par le Conseil, sans m'en parler ?

Je sais qu'elle veut m'évincer. C'est une évidence... Mais je ne comprends pas pourquoi. Je me tue à la tâche, je fais mon possible pour que notre entreprise soit la première dans tout. Mes investissements dans les campagnes publicitaires portent leur fruit, j'ai eu plusieurs récompenses et des comédiens se battent pour atteindre mes studios !
Mais Olympe continue d'avoir des secrets.

Mon front vient reposer contre le carrelage et je sens une larme s'inviter sous ma paupière. Je la chasse, doucement. Puis je repousse la deuxième. Quand vient la troisième je coupe le jet et m'enroule dans un peignoir pour faire face à la glace immense dans laquelle toute la pièce se reflètent. Tableaux d'art, photos de mariage...
Appuyé sur le lavabo, j'observe mon visage fatigué. Rasage parfait, corps musclé, accessoires qui valent des milliers. Et je me sens si diminué par ce qu'il vient de se passer. Encore un coup bas. Quand elle a annoncé sa nouvelle lubie, j'ai senti les regards tourner dans ma direction. Elle va dire que je suis parano, mais j'ai mesuré le jugement et la moquerie de certains, l’incompréhension des autres.

Pourquoi, moi, je ne savais pas ?
Je n'ai pas pu masquer ma surprise et l'humiliation fut douloureuse.

Finalement j'enfile un jean et cherche une chemise quand je l'entends rentrer.
Je pensais m'échapper. Ne pas avoir à affronter une N-ième dispute. Et puis merde, autant crever l’abcès dès ce soir. Je termine de m'habiller et vais m'installer dans un large fauteuil de cuir situé côté salon. Quand elle arrive, je me sers un verre de whisky.

" Alors ? Comment on réagit tes directeurs ? "

Dis-je en contenant ma frustration.
Gaïa
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Gaïa
Lun 19 Sep - 18:53

Olympe
Coleman Rawne

J'ai 42 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis PDG de Coleman Cosmetics et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

Olympe est née le 4 décembre 1979. Elle a une soeur jumelle, Esther née quelques minutes après elle. Considérée comme l'aînée par son père, il décide que ce sera elle qui prendra la tête de l'entreprise familiale à sa suite. Il s'agit d'une responsabilité pour laquelle Olympe a été préparée toute sa vie. Enfant sage et facile à vivre, elle excelle tout au long de ses études et adore apprendre. Elle compose depuis longtemps avec la jalousie d'Esther. La relation entre les jumelles est souvent tendue. La tension atteint son paroxysme lorsque leur père décède et qu'Olympe devient CEO devient de l'entreprise à seulement 29 ans. Mariée depuis des années à Ashley, lui relation prend l'eau.

avatar : ethereal.

Je déteste t'aimer quand tu adores me détester.
***

Sourire aux lèvres, tu salues les personnes présentes avec enthousiasme. Quelques banalités échangées sur un ton complice, des promesses pour la prochaine réunion, et ton regard se pose sur le dos de ton époux qui s’éloigne pour rejoindre votre appartement. Ta mine ne vient pas trahir tes émotions. Tu l’as bien senti, Ashley, se tendre à tes côtés alors que tu exposais tes nouvelles idées pour l’entreprise sans lui accorder le moindre regard. Ce n’est pas que tu veux vraiment lui cacher des choses, ni que tu souhaites alimenter des secrets dans votre mariage. Mais, tu reconnais qu’il n’a pas l’étoffe d’un chef d’entreprise. Cette compagnie est à toi, transmise par ton père, un lien particulier qui te reliera toujours à lui. Tu as consenti à bien trop de sacrifices, notamment avec Esther, pour accepter de déléguer, de céder ton pouvoir. Quand les au revoir touchent à leur fin, tu rejoins à ton tour l’ascenseur, direction chez toi. Tu souffles tout en passant les mains dans tes cheveux en attendant que les portes s’ouvrent sur cet étage privé que tu as décoré avec tant d’attention, ne laissant rien au hasard. A peine arrivée, tu entends Ashley s’affairer dans la salle de bain. Dommage qu’il ait déjà terminé sa douche, tu l’aurais bien rejoint pour te détendre un moment. Tu retires ton blazer hors de prix, tes escarpins à la semelle rouge et poses enfin tes talons sur le sol. Tu finis par rejoindre le salon et ton mari choisit de lancer tout de suite les hostilités. Il a cette fâcheuse tendance à tout prendre personnellement et à se vexer bien trop vite. Après tout, la façon dont sont composés et testés les produits ne change rien pour lui. Sa partie, c’est la publicité et tu avoues qu’il s’en sort très bien sans venir marcher sur tes plates bandes. Ignorant l’insistance dans son ton, tu attrapes un verre et récupères la bouteille dans ses mains. Tu te sers également un whisky, envisageant un instant de lui demander un massage. Son visage fermé t’en dissuade immédiatement. « Plutôt bien. » dis-tu en venant t’asseoir sur l’accoudoir du fauteuil qu’Ashley occupe. Ta main vient se poser sur une épaule, dans une tentative probablement vaine de le dérider. Tu es fatiguée de ta journée et tu voudrais éviter une nouvelle dispute. Vos désaccords deviennent épuisants, usants. Tu poursuis entre deux gorgées. « Certaines idées méritent encore quelques débats. Il va falloir travailler sur les recettes et sur la transparence si on veut donner une nouvelle image à la marque. » Peut-être la transparence pourrait commencer entre eux, elle entend déjà l’argument de son époux. « Ce n’est pas pour tout de suite évidemment, il faudra que ça soit voté au conseil d’administration, mais je suis certaine qu’il sera possible de faire passer tout ça dans une bonne campagne de pub. » Et ça, c’est le boulot de ta si susceptible moitié. Sans te lever tu te penches vers la table de salon pour attraper un paquet de cigarettes que tu tends ensuite vers Ashley. Tu souris, feignant la normalité, comme si tu ignorais qu’il est sur le point d’exploser et de te faire la crise du siècle.
Chouu'
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Lun 19 Sep - 19:41

Ashley Rawne
J'ai 45 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis directeur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance et mon talent, je suis marié et je le vis plutôt bien.

Arrogant, fier, jaloux, calculateur, séducteur, anxieux.
Meneur et profiteur durant de longues années, je suis désormais en train de perdre la face. L'excès d'argent, les habitudes mondaines, l'alcool et le sexe ne m'auront finalement pas rendu heureux. J'aspire à de la tranquillité sans être capable de la trouver. J'ai un frère qui préfère m'éviter, une femme que j'aime sans savoir la mériter.
Dans ma tête torturée, des tas de projets, des absurdités, un grain de folie prêt à exploser...

Olympe est une femme incroyable. J'ai été séduit par son charisme, ses capacités de réflexion, sa détermination et son sens des priorités. Une forme de princesse des temps modernes qui a su reprendre les rennes d'un royaume étendu et plein de diversités. Elle sait mettre le CA dans sa poche et s'il y a toujours quelques mécontents, la majorité des associés et salariés de son entreprise ne se contente pas de la soutenir : elle a leur confiance.
Elle dispose également de la mienne. Mon soutien, et mon amour. Mais les choses se dégradent au fil des années, peut être mes ambitions ont elles trop souffert face à son succès... à moins que je me lasse d'autre chose.

« Plutôt bien. »

Dit-elle pour me répondre sans s'étaler. Elle est maline et sait pertinemment que je lui en veux. Elle le savait bien avant d'annoncer ses projets durant la réunion, ce qui ne l'a pas empêchée de revoir ses plans.

Je l'observe s'installer comme si tout était normal, se servir et me proposer une clope en évoquant avec prudence la fameuse réunion. Terrain glissant sur lequel j'allais nous conduire.
Elle préfère judicieusement prendre les devants.

« Ce n’est pas pour tout de suite évidemment, il faudra que ça soit voté au conseil d’administration, mais je suis certaine qu’il sera possible de faire passer tout ça dans une bonne campagne de pub. »

Moi aussi. Car si rien n'est encore décidé elle a raison, la belle : le conseil finira par accepter. Sa proposition est innovante, c'est à la fois dans toutes les modes mais pas encore bien maitrisé par nos concurrents.

J'avale une gorgée puis acquiesce en croisant son regard.

" Tout peut passer dans une bonne campagne de pub, suffit d'avoir le talent. "

Le mien, par exemple.

J'avale une nouvelle gorgée et refuse la clope proposée. Tandis qu'elle s'allume son bâton de poison je repose mon verre et fixe un temps le mur d'en face là où trône une horloge de qualité, elle bat le rythme de nos soirées depuis longtemps. Je soupire finalement et pose une main contre sa cuisse, la colère ayant reculée. Oh elle pourrait ressurgir à tout instant. Pour l'heure néanmoins, je veux essayer de déchiffrer mon épouse. De sonder ses pensées. Une dispute ne me serait d'aucune utilité ;
Je dépenserai mon énergie autrement.
Avec elle, peut être.

" Tu as été superbe, encore. Si tu ne me faisais pas passer pour un idiot à chaque réunion, je serais tenté de céder à mes pulsions dès que tu prends la parole, en Reine intraitable. "

Petite pique pour tâter son humeur. Je ne suis peut être pas le seul épuisé.

" Dois-je en déduire que tu le fais exprès ? "

Je souris et quémande un baiser. Je déteste l'autorité qu'elle peut avoir parfois car elle est aussi dirigée contre moi. Paradoxalement, j'adore la voir rayonner au milieu de ses pions et la passion entre nous est alors ravivée, même momentanément, jamais totalement dissipée.
Je me sens un peu pris au piège depuis que nous sommes mariés. S'il n'y avait pas de sentiments, je m'en serais peut être sorti gagnant ;
Gaïa
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patrick
Gaïa
Lun 19 Sep - 21:38

Olympe
Coleman Rawne

J'ai 42 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis PDG de Coleman Cosmetics et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

Olympe est née le 4 décembre 1979. Elle a une soeur jumelle, Esther née quelques minutes après elle. Considérée comme l'aînée par son père, il décide que ce sera elle qui prendra la tête de l'entreprise familiale à sa suite. Il s'agit d'une responsabilité pour laquelle Olympe a été préparée toute sa vie. Enfant sage et facile à vivre, elle excelle tout au long de ses études et adore apprendre. Elle compose depuis longtemps avec la jalousie d'Esther. La relation entre les jumelles est souvent tendue. La tension atteint son paroxysme lorsque leur père décède et qu'Olympe devient CEO devient de l'entreprise à seulement 29 ans. Mariée depuis des années à Ashley, lui relation prend l'eau.

avatar : ethereal.

Je déteste t'aimer quand tu adores me détester.
***

Tu souris de toutes tes dents, ravie de voir que ton mari semble se calmer et vouloir reporter la dispute à une autre fois. Tu choisis de répondre sur le même ton, d’entretenir la complicité qui se fait parfois un peu trop illusoire entre vous. « Heureusement que le directeur du département publicité de cette entreprise est le plus talentueux d’Australie alors. » Tu apprécies le contact chaud et inattendu. Décidément, Ashley te ménage ce soir. Ou alors vous êtes tout simplement trop fatigués pour vous lancer dans une bataille d’égo qui finira sur une égalité parfaite. Tu portes le cancérigène à tes lèvres et souffles sans scrupule la fumée au visage de ton époux. Il est beau, il fait partie de ces hommes sur lequel le temps ne semble pas avoir d’emprise. « Un idiot... » Tu lèves les yeux au ciel, un sourire néanmoins amusées sur les lippes. Tu pourrais lui répondre que les reines ont droit à leurs rois consorts mais tu t’abstiens de rallumer la flamme de la mésentente. « Tu exagères chéri, personne ne te prend pour un idiot lors des réunions. » Tu aimes ça, Olympe, travailler avec lui, mélanger vie privée et vie professionnelle ne te fait pas peur. A une seule condition, si l’un de vous doit être éclipsé par l’autre, ce doit être Ashley. « Je n’ai jamais cherché à te faire passer pour un idiot. Nous avons chacun nos missions et nous les exécutons à la perfection. » Le ton sérieux est troqué contre une expression séductrice. « Peut-être que je le fais exprès. Je t’aide seulement à contrôler tes pulsions, à rester concentré sur les réunions. » Tu apposes délicatement tes lèvres sur les siennes alors que son visage se tend vers le sien. Tu agites ta main libre pour dissiper les volutes de fumées autour de vous. Esther dirait que tu te pourris la santé. Mais tu t’en fiches de ce qu’elle dirait, Esther. Ton double, celle qui était censée rester près de toi pour toujours est partie sans un regard en arrière il y a longtemps déjà. Alors tu te persuades que tu n’en as rien à faire d’Esther, qu’elle ne te manque pas, qu’elle n’a qu’à rester où elle se cache depuis près de quinze ans. Tu secoues la tête pour éloigner ton esprit de ta sœur jumelle et tu te laisses glisser sur les genoux d’Ashley. « Tu sais quoi ? Quand le CA aura accepté de passer à une production 100 % vegan, on devrait partir un moment, s’offrir des vraies vacances pour une fois. On pourrait laisser Sydney derrière nous pendant quelques jours, aller visiter l’Europe ou les Caraïbes. Juste tous les deux, comme si on avait encore vingt cinq ans. Qu’est-ce que t’en dis ? » Tu éteins délicatement ta cigarette dans le cendrier et alors que le verre vient la remplacer au bord de tes lèvres, tu adresses à ton mari un regard interrogateur. Cette idée sort de nulle part mais elle pourrait vous faire du bien, vous aider à vous retrouver, vous donner un nouveau but sans lien avec l’entreprise.  
Chouu'
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Lun 19 Sep - 22:33

Ashley Rawne
J'ai 45 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis directeur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance et mon talent, je suis marié et je le vis plutôt bien.

Arrogant, fier, jaloux, calculateur, séducteur, anxieux.
Meneur et profiteur durant de longues années, je suis désormais en train de perdre la face. L'excès d'argent, les habitudes mondaines, l'alcool et le sexe ne m'auront finalement pas rendu heureux. J'aspire à de la tranquillité sans être capable de la trouver. J'ai un frère qui préfère m'éviter, une femme que j'aime sans savoir la mériter.
Dans ma tête torturée, des tas de projets, des absurdités, un grain de folie prêt à exploser...
Le plus talentueux d'Australie. Ça devrait me suffire. Mais l'Australie n'est qu'un pays, pourquoi se limiter à nos frontières ? Je lui souris néanmoins, reconnaissant de ce compliment accordé. Mon épouse n'a jamais été radine en mots doux mais je sais aussi qu'elle s'efforce de cajoler mon égo. Elle me connaît mieux que personne après tout. Pensé ou non, chaque compliment est soigneusement choisi et articulé. J'aime être encensé, surtout par la plus belle.
...
Certes ma femme a une jumelle mais il y a forcément des différences entre elles, même physiques. Olympe est la meilleure des deux, je ne veux rien envisager d'autre.

À ma remarque sur la réunion, la directrice en chef parvient à ménager ma fierté sans tomber dans la compassion exagérée. Je lui accorde le point sans étaler mon opinion sur nos rôles respectifs... Je pourrai avoir davantage de prérogatives, malheureusement la reine est aussi l'unique capitaine en charge du bateau.

Je ferme les yeux à son baiser et contiens un soupir tandis que la contrariété continue de reculer. Je lui en veux beaucoup, mais je ne peux pas lutter contre l'amour que je lui porte. Amour, ou admiration. Attachement. Est-ce qu'on reste amoureux éternellement ?
Lorsqu'elle glisse sur moi je ne peux réprimer un sourire tendre au moment où mes doigts glissent sur ses hanches fines.

« Tu sais quoi ? Quand le CA aura accepté de passer à une production 100 % vegan, on devrait partir un moment, s’offrir des vraies vacances pour une fois. On pourrait laisser Sydney derrière nous pendant quelques jours, aller visiter l’Europe ou les Caraïbes. Juste tous les deux, comme si on avait encore vingt cinq ans. Qu’est-ce que t’en dis ? »

" Eh bien... "

Pourquoi refuser ? Qu'est-ce qui me freine ? Je plonge dans ses yeux et suis satisfait d'y voir enfin une idée qui me concerne. Une lubie à laquelle je suis invité. Cela faisait des années sans doute qu'on n'avait pas projeté quelque chose pour nous.
Juste nous.

" Ça me ferait plaisir. "

Mais si nous n'avons quasiment jamais pu prévoir ce genre de vacances, c'est parce que la société prend toute la place. Tout notre temps. Nous n'avons pas pu fonder de famille et je reste persuadé que d'une certaine façon, la place qu'a pris la Coleman Industrie n'y est pas pour rien.
Comment pense-t-elle réussir à mettre sa boîte de côté "quand le CA aura accepté" ? Elle aura de nouveau mille choses à faire.

" ... Je vais le noter. D'ailleurs. Le moment venu tu ne pourras pas te désister. "

Je vide mon verre et le replace sur la table en évitant de trop déranger ma moitié. Un voyage en amoureux me ferait du bien, j'ai aussi besoin de prendre du recul avec mon second rôle. Après tout, au sein du couple, nous sommes à égalité.
Je suppose.

" Ok ? "

Je fais remonter mes doigts le long de son dos jusqu'à sa nuque pour la caresser. Et s'il s'agissait juste d'une promesse en l'air pour me faire oublier la contrariété de tout à l'heure ? Une probabilité qui ne me sera jamais confirmée.
Mais mes rancoeurs ont la vie dure et mes ardeurs plus de pouvoir à cet instant. Je cherche encore ses lèvres et me rassure d'être enfin considéré à ma juste valeur, en privé.

" Plutôt les Caraïbes, d'ailleurs. "

Parce que le vieux continent me fait trop penser à Ike qui a étudié à Londres et fait des séjours à Paris. Je doute qu'il soit encore là-bas mais je veux éviter toute comparaison possible.

" En attendant, je crois qu'on a de l'huile de massage qui attend depuis des semaines qu'on la teste... "

Gaïa
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Gaïa
Mar 20 Sep - 0:53

Olympe
Coleman Rawne

J'ai 42 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis PDG de Coleman Cosmetics et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

Olympe est née le 4 décembre 1979. Elle a une soeur jumelle, Esther née quelques minutes après elle. Considérée comme l'aînée par son père, il décide que ce sera elle qui prendra la tête de l'entreprise familiale à sa suite. Il s'agit d'une responsabilité pour laquelle Olympe a été préparée toute sa vie. Enfant sage et facile à vivre, elle excelle tout au long de ses études et adore apprendre. Elle compose depuis longtemps avec la jalousie d'Esther. La relation entre les jumelles est souvent tendue. La tension atteint son paroxysme lorsque leur père décède et qu'Olympe devient CEO devient de l'entreprise à seulement 29 ans. Mariée depuis des années à Ashley, lui relation prend l'eau.

avatar : ethereal.

Je déteste t'aimer quand tu adores me détester.
***

Là, à vous voir dans ce salon bien trop luxueux, verres à la main, corps collés l’un à l’autre, on pourrait croire que ton mariage se porte pour le mieux. Douce illusion que vous maintenez à bout de bras depuis bien trop longtemps. Derrière cet instant isolé de complicité se cachent tant de déception, de fatigue et peut-être même de douleurs. Tu n’aimes pas y penser et pourtant c’est vrai, cette relation est usée. Pas encore essoufflée mais l’air commence à lui manquer. Tu l’aimes Ashley, la question ne se pose pas. Mais il arrive un temps où l’amour ne suffit plus pour faire tenir les choses. Tu vois le moment de l’explosion de cette relation se rapprocher et cela t’effraie, parce que tu as beau réclamer ton entreprise pour toi seule, qu’est-ce que tu ferais, sans ta moitié ? Et il y a cette bulle dans laquelle vous vous êtes enfermés, cette bulle que l’arrivée d’un enfant n’a pu faire éclater. Ce désir jamais rendu palpable, ça te ronge au plus profond de toi. Tu essayes de passer au dessus, tu te dis que si le destin n’a pas voulu faire de toi une mère c’est parce qu’il avait ses raisons. Esther ne te manque pas, c’est pas grave de ne pas avoir d’enfant. Tu les as tellement répété dans ta tête ces mensonges que tu as fini par y croire. Et au passage tu as fermé les yeux sur les souffrances d’Ashley. A un moment, l’un de vous deux a dû rater une marche et l’autre a continué d’avancer. Rythme bancal, vous avancez dans la même direction mais plus vraiment ensemble. Mais une marche, c’est pas grand-chose, ça peut se rattraper, pas vrai Olympe ?

Alors quand une idée te vient pour raviver la flamme, tu ne peux pas t’empêcher de la proposer. Tant pis si cela n’a rien d’un projet précis et bien réfléchi. Là dans le regard de ton époux, tu lis de l’approbation, la preuve que c’est une bonne idée, qu’il en a autant besoin que toi. Tu souris en laissant tes doigts courir sur la manche de sa chemise. Si cela lui fait plaisir, tu devrais pouvoir toi aussi y trouver le tien. Une opportunité à ne pas manquer. Tu rigoles quand il parle de noter l’idée pour te rappeler tes obligations en temps voulu. Tu ne peux même râler, tu sais qu’il a raison. Tu as toujours fait passer l’entreprise avant tout, tu ne comptes même plus le nombre de sorties en amoureux que tu as annulé pour rencontrer des partenaires ou des potentiels clients. Heureusement que ton père était encore PDG au moment de ton mariage, sinon tu aurais été capable de décaler l’évènement ou de stopper tes vœux pour répondre à l’appel d’un fournisseur. « Ok, note donc. » réponds-tu et tes mains viennent encadrer le visage d’Ashley avant que tu te penches à nouveau à la rencontre de sa bouche. « Ce sera les Caraïbes alors. » Tu termines ton verre avant de le reposer à côté de celui de ton mari. « Une île paradisiaque, une villa de rêve, l’eau turquoise, une plage privée à l’abri des regard, des cocktails à volonté, je crois que c’est exactement ce qu’il nous faut. » Tu t’y vois déjà, téléphone en silencieux loin de toi, le bruit des vagues et la voix d’Ashley pour seule musique, la chaleur soleil et ses mains comme seuls contacts sur ta peau.

Tu as peur d’un coup parce que tu pensais frôler la catastrophe en arrivant à l’appartement et finalement la soirée s’annonce un peu trop bien. Tu ne peux pas t’empêcher de te demander à quel moment la situation va à nouveau vous échapper. Tu préfères arrêter de te poser la question et tu te lèves, attrapant la main de ton époux pour l’entraîner jusqu’à votre chambre. « Excellente idée les massages, tu commences ! » Tu te délestes des habits superflus et te laissent tomber en sous-vêtements sur le lit, king size bien entendu. « Voyons voir si vos talents de masseurs égalent toujours vos talents de publicitaires, Monsieur Rawne. » Tu fermes les yeux, bien décidée à te détendre complètement. « Ash ? » marmonnes-tu au bout d’un moment. « J’ai rendez-vous avec un nouveau fabricant de packaging la semaine prochaine. C’est en Chine, j’en ai pour deux jours… » Tu ne peux pas t’empêcher de parler de boulot. Tu aurais cependant peut-être dû garder cette information quelques minutes encore et la lâcher quand Ashley sera à moitié endormi par tes massages. « Ce n’est qu’une formalité. » Tu risques un rapide coup d’œil derrière toi, espérant échapper à une scène parce que tu préviens trop tard.
Chouu'
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Mar 20 Sep - 9:03

Ashley Rawne
J'ai 45 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis directeur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance et mon talent, je suis marié et je le vis plutôt bien.

Arrogant, fier, jaloux, calculateur, séducteur, anxieux.
Meneur et profiteur durant de longues années, je suis désormais en train de perdre la face. L'excès d'argent, les habitudes mondaines, l'alcool et le sexe ne m'auront finalement pas rendu heureux. J'aspire à de la tranquillité sans être capable de la trouver. J'ai un frère qui préfère m'éviter, une femme que j'aime sans savoir la mériter.
Dans ma tête torturée, des tas de projets, des absurdités, un grain de folie prêt à exploser...
 « Une île paradisiaque, une villa de rêve, l’eau turquoise, une plage privée à l’abri des regard, des cocktails à volonté, je crois que c’est exactement ce qu’il nous faut. »

Je vois très bien le topo. Cadre idyllique pour farniente romantique. Ce pourrait être idéal, j'entends presque les vagues danser sur la plage et la chaleur bienvenue des rayons du soleil. Tout est parfait sur le papier, dans mes pensées, entre les lèvres d'Olympe.
Tout, sauf que dans ce tableau je ne nous vois pas. Nous avons eu quelques excursions amoureuses au début de notre relation, bien entendu. Mais la belle n'avait pas trente ans quand la charge de travail a été posée sur ses épaules et non contente d'être étouffée par une réalité professionnelle familiale, elle aime ce qu'elle fait. Elle le fait à deux cents pour cent.
Forcément, nos voyages ont vite été oubliés.

" J'ai hâte. "

Dis-je, conscient que ça n'arrivera pas. Il y aura toujours une réunion ou je ne sais quelles obligations qui retiendront mon épouse. Je ne suis pas en reste côté boulot, mon planning est chargé pour les trois ou quatre mois à venir...
Si ce séjour aux Caraïbes devait avoir lieu : j'ai sincèrement hâte.

En attendant je propose quelque chose de plus immédiat, de réalisable. Je me laisse volontiers entraîner par la Directrice jusque dans la chambre et, tandis qu'elle s'installe en petite tenue je fais chauffer l'huile entre mes mains. Je me penche ensuite au-dessus d'elle et fais courir mes doigts sur ses épaules avec fermeté et tendresse mêlées.

« Voyons voir si vos talents de masseurs égalent toujours vos talents de publicitaires, Monsieur Rawne. »

Un rictus de défis au visage, je monte sur le lit pour me placer sur elle puis j'insiste sur les points de tension de ses omoplates jusqu'à la naissance de ses fesses.
Elle ne devrait pas regretter ses provocations ; et pendant que je m'applique, j'en viens à espérer. Nous avons affronté trop de difficultés tous les deux depuis déjà des années, le vent serait-il entrain de tourner ?

« Ash ? »

Je connais cette intonation. Mes gestes moins tendres rythmes les secondes de suspens. Quand Olympe fini par évoquer ce voyage en Chine, je sens mon visage acquiescer machinalement. Une formalité dit-elle, pour visualiser des emballages ? N'est-ce pas quelque chose qui aurait pu me concerner ?
Le déplacement doit être prévu depuis des semaines...

" Je vois. Très bien. Tu as demandé à ton chef pub s'il était disponible ? Ce pourrait être pertinent de l'emmener. "

Dis-je en parlant de moi à la 3ème personne sur un ton chargé d'insolence. Je soupire, inutile de cacher ma déception, elle sait très bien. Encore une fois, elle avait tout pour éviter de me mettre sur la touche mais elle n'a pas cherché à m'épargner.

Exaspéré, je l'incite à se retourner pour me faire face, avec une agressivité qu'elle me connait malheureusement.

" Tu pars avec qui ? Depuis quand tu le sais ?! "

Pourquoi s'énerver ? Ça ne changera rien. On va crier, s'épuiser, s'éviter quelques heures puis partager une nouvelle nuit hypocrite. Je pourrai me contenter de la laisser filer et profiter de ces jours de solitude. Il y a bien une ou deux escortes qui seront disponibles mais... mais ce n'est pas ainsi que j'envisageais mon mariage. Et si je crois me venger en approchant d'autres femmes, ces infidélités ne font que me blesser.

" Pourquoi tu ne m'en as pas parlé quand tu as organisé tout ça ! P*tain mais tu m'annonces ça comme si ça venait de tomber, on dirait que tu me caches des choses et je ; "

Mes mains tiennent ses épaules et j'ai haussé le ton sur celle que j'aime car dans l'immédiat, je la déteste.
Pour éviter de faire n'importe quoi je me laisse tomber sur le dos à ses côtés, les mains pleines d'huile, les muscles bandés d'énervement. Je fixe le plafond et reprends mon souffle :

" Qu'est ce qui ne va pas chez nous ? "
Gaïa
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Mar 20 Sep - 10:29

Olympe
Coleman Rawne

J'ai 42 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis PDG de Coleman Cosmetics et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

Olympe est née le 4 décembre 1979. Elle a une soeur jumelle, Esther née quelques minutes après elle. Considérée comme l'aînée par son père, il décide que ce sera elle qui prendra la tête de l'entreprise familiale à sa suite. Il s'agit d'une responsabilité pour laquelle Olympe a été préparée toute sa vie. Enfant sage et facile à vivre, elle excelle tout au long de ses études et adore apprendre. Elle compose depuis longtemps avec la jalousie d'Esther. La relation entre les jumelles est souvent tendue. La tension atteint son paroxysme lorsque leur père décède et qu'Olympe devient CEO devient de l'entreprise à seulement 29 ans. Mariée depuis des années à Ashley, lui relation prend l'eau.

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Je déteste t'aimer quand tu adores me détester.
***

Cela pourrait être simple le bonheur, un massage en fin de journée, une discussion calme et agréable, quelques sous-entendus, un verre de whisky et un peu de musique. Mais il faut croire que tu n’aimes pas la simplicité, que tu es incapable de profiter du moment comme il se doit. Tu as ce besoin viscéral de mentionner Coleman Cosmetics à chaque seconde qui passe. Comme si tu n’avais rien à dire à Ashley qui ne soit pas relié au boulot. Sur le chemin du travail tu as peut-être refusé d’attendre quand il a raté une marche, mais dans la relation maritale c’est toi qui es sacrément à la traîne. Tu sais, à l’instant où les gestes se font plus lourds, que ton époux ne se contentera pas de noter l’information dans un coin de sa tête. Tu devrais savoir pourtant que c’est un sujet sensible qu’il ne laisse jamais filer si facilement. Tu retiens un soupir qui ne ferait que l’agacer plus encore. Tes paupières se ferment un instant alors qu’il prend la parole. « Ashley... » Voix douloureuse, non parce que tu réalises que tu lui fais de la peine, seulement parce que tu voudrais t’épargner la conversation qui va suivre. Tu te retournes, tant pis pour l’huile sur les draps. Tu pourrais lui attraper les mains et les serrer entre les tiennes, pour le rassurer, pour réaffirmer un lien indéfectible même au milieu des tempêtes. Mais tu n’en fais rien. « C’est la routine, juste une première rencontre. Il n’est pas sûr qu’on travaille avec eux. Crois moi, tu préfères t’épargner un aller retour en Chine et rester à Sydney. » Tu soupires en te redressant sur tes coudes, les doigts d’Ashley sont un peu trop serrés sur tes épaules mais tu ne dis rien. « J’y vais avec une partie des responsables de production et la directrice financière. Calme-toi. A t’entendre, on dirait que je m’amuse à te mettre sur la touche et que j’ai volontairement des secrets. » En toute mauvaise foi. « Ça s’est décidé rapidement, il y a quelques jours. » Quelques semaines en réalité mais rapidement dans tous les cas. « Je n’ai pas pensé à t’en parler avant c’est tout. J’ai toujours mille choses en tête, tu le sais. J’ai simplement oublié de te prévenir plus tôt. » Presque vrai. « Si je te cachais des choses, tu aurais su que je partais le matin même alors qu’un taxi m’attendrait pour aller jusqu’à l’aéroport… » Bien sûr, il faut que tu l’ajoutes cette phrase, t’es incorrigible Olympe.

Tu suis chacun des mouvements de ton époux alors qu’il s’installe à tes côtés et tu te laisses à nouveau tomber sur le dos. Cette fois, vos épidermes restent à une distance raisonnable l’un de l’autre. Nouveau soupir, qu’est-ce qui ne va pas chez vous putain ? Dans le fond tu le sais, ce qui ne va pas c’est aussi ta plus grande fierté. Ce qui ne va pas c’est cette entreprise dont tu as hérité bien trop tôt. Elle a pris une place trop grande, trop vite, entre vous. Tu manquais de maturité et d’expérience quand tu es montée sur le trône pour t’y investir sans délaisser ton mariage. Avec l’âge vous auriez pu gérer tout cela mais vous avez manqué de temps pour vous. Si ton père n’était pas mort si tôt, peut-être aurait-il correctement intégré Ashley dans la compagnie, chose que tu n’as jamais eu le courage de faire, par peur d’abîmer l’héritage déjà fragilisé par les disputes avec Esther. Tu finis par parler à nouveau, les yeux fixés sur le plafond sur le plafond. « J’en sais rien. » Parce que la vérité est trop difficile à formuler. « Tu crois qu’il y a encore une chance pour nous ? » Ça te fait peur de penser que vous puissiez être brisés à ce point. Et ça te fait mal de continuer ainsi, de brûler petit à petit. Tu roules sur côté et poses une main légère sur son torse. « Tu penses qu’on devrait entamer une thérapie de couple ? » Tu plains déjà le thérapeute. Un voyage, une thérapie à deux, ce sont peut-être les premières propositions pour un nouveau départ. Ou pour réaliser à quel point vous êtes voués à l’échec.
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Chouu'
Mar 20 Sep - 19:29

Ashley Rawne
J'ai 45 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis directeur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance et mon talent, je suis marié et je le vis plutôt bien.

Arrogant, fier, jaloux, calculateur, séducteur, anxieux.
Meneur et profiteur durant de longues années, je suis désormais en train de perdre la face. L'excès d'argent, les habitudes mondaines, l'alcool et le sexe ne m'auront finalement pas rendu heureux. J'aspire à de la tranquillité sans être capable de la trouver. J'ai un frère qui préfère m'éviter, une femme que j'aime sans savoir la mériter.
Dans ma tête torturée, des tas de projets, des absurdités, un grain de folie prêt à exploser...
De sa voix lasse et réprobatrice, elle détaille en surface les éléments de ce voyage jusqu'à l'autre continent. L'intonation est insultante, on dirait qu'elle parle à un enfant et je lutte pour ne pas lui demander de la fermer. Au fond, ce qu'elle raconte m'intéresse. Pourtant Olympe ne fait qu'effleurer le problème. Je ne lui reproche pas d'avoir des voyages à l'étranger sur plusieurs jours pour son travail, je lui reproche de ne pas m'en parler, jamais ! De faire comme si c'était normal que j'apprenne au dernier moment qu'elle sera absente. C'est blessant. Non, nous n'avons jamais rien de prévu qu'elle pourrait manquer, que je devrais réorganiser à cause de son absence... Non, ça ne change rien dans les faits. Notre couple semble n'exister que pour l'entreprise de mon épouse au point qu'elle n'accorde aucune importance à nos échanges. Aux nuits que nous partageons ou non, aux heures passées séparément.
Ça comptait pour moi, fut un temps. J'aimerai que ça compte encore, qu'elle fasse au moins semblant !

 « [...] Calme-toi. A t’entendre, on dirait que je m’amuse à te mettre sur la touche et que j’ai volontairement des secrets. »

" Ne me dis pas de me calmer bon sang ! "

N'ai-je pas le droit d'être énervé ? Surtout ce soir, après deux surprises désagréables ?! La chère Olympe n'a pas fini de me malmener.

« Je n’ai pas pensé à t’en parler avant c’est tout. J’ai toujours mille choses en tête, tu le sais. J’ai simplement oublié de te prévenir plus tôt. »

" Super. Préviens-moi le jour de notre divorce ... "

La réplique est venue si naturellement que je reste interdit une seconde. Nous n'allons pas bien. Notre couple est au plus mal, en réalité. Pourtant je n'envisage pas l'échec de cette union. Jamais. Les conflits en interne peuvent être gérés mais je refuse qu'on officialise une séparation ;

« Si je te cachais des choses, tu aurais su que je partais le matin même alors qu’un taxi m’attendrait pour aller jusqu’à l’aéroport… »

Dit-elle sans réaliser qu'elle décrit sans doute ce qui va nous arriver. Nous en serons là, dans un futur proche. Je me laisse tomber à ses côtés et lorsqu'elle revient près de moi, ma main se pose dans son dos graissé par l'huile que j'ai toujours sur les doigts. Je peine à accrocher son regard au moment où elle cherche des solutions. Un remède.
Pense-t-elle que nous sommes foutus ? Je ne suis pas du genre naïf, ni optimiste. Mais je n'ai jamais cru qu'on pouvait se perdre.

" Je ne sais pas. Je n'ai pas envie qu'un inconnu se mêle de nos histoires. On surmonte chaque dispute... on n'est pas parfait ni l'un ni l'autre mais je, j'ai misé sur notre équilibre. "

Sans savoir. A l'aveugle. Nous serions une autre famille sans cette entreprise. Mais l'aurais-je épousée ?
J'attrape ses doigts et la serre contre mon torse. Sa présence m'est indispensable. J'ai besoin qu'elle m'observe, qu'elle m'apprécie, qu'elle m'embrasse, qu'elle vienne se réchauffer contre mon épiderme au levé du jour, qu'elle ignore mes suppliques et me fasse taire en quelques gestes précis ;
De mon côté j'exige tant de transparence, je ne l'ai pas aidée à surmonter l'absence de sa sœur, je lui ai indirectement reproché notre incapacité à avoir des rejetons, j'ai été infidèle plusieurs fois, je suis dépensier, arrogant en société, sévère avec ses employés.
Je ne suis pas un cadeau pour Olympe.
Je ne me suis jamais excusé.

" Je n'ai qu'une certitude. " Ancrée, solide, vivante. Je retrouve ses yeux en soupirant. " Je t'aime. "
Gaïa
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Gaïa
Ven 23 Sep - 20:54

Olympe
Coleman Rawne

J'ai 42 ans et je vis à Sydney, Australie. Dans la vie, je suis PDG de Coleman Cosmetics et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

Olympe est née le 4 décembre 1979. Elle a une soeur jumelle, Esther née quelques minutes après elle. Considérée comme l'aînée par son père, il décide que ce sera elle qui prendra la tête de l'entreprise familiale à sa suite. Il s'agit d'une responsabilité pour laquelle Olympe a été préparée toute sa vie. Enfant sage et facile à vivre, elle excelle tout au long de ses études et adore apprendre. Elle compose depuis longtemps avec la jalousie d'Esther. La relation entre les jumelles est souvent tendue. La tension atteint son paroxysme lorsque leur père décède et qu'Olympe devient CEO devient de l'entreprise à seulement 29 ans. Mariée depuis des années à Ashley, lui relation prend l'eau.

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Je déteste t'aimer quand tu adores me détester.
***

Tu sursautes presque face à l’énervement d’Ashley. Tu pensais justement calmer le jeu en lui expliquant la cause de ton annonce soudaine. Tu restes persuadée qu’il n’y a pas de quoi faire tout ce cinéma, après tout tu pars seulement deux jours en Chine et tu le préviens une bonne semaine à l’avance. Il t’agace, ton époux, quand il a cette manie de vouloir tout savoir, d’être au centre de tout ce qu’il se passe. Et tu ne te rends pas compte, Olympe, que tu es exactement pareille. Tu affiches une grimace face à son sarcasme mais dans le fond c’est comme une aiguille qui vient piquer ton cœur. Tu n’as jamais envisagé que vous puissiez divorcer. Jusqu’à ce que la mort vous sépare, c’est bien ce que vous avez juré ? Pourtant cette réplique est venue si vite passer la barrière des lèvres d’Ashley... Et là tu sais, que si un jour vous avez de divorcer, ce n’est pas toi qui auras à le prévenir mais bien l’inverse. Parce que ces mots blessants, tu ne les aurais jamais prononcés. Enfin, tu ne penses pas. Alors tu continues et tu finis par exposer tes doutes et la première solution qui te vient à l’esprit. Tu soupires face à sa réponse, tu aurais dû t’y attendre. L’ego d’Ashley est bien trop imposant puisqu’il puisse accepter l’idée que quelqu’un l’aide à régler ses problèmes. Tu n’as pas le cœur à le contredire, pourtant tu sais que vous êtes capables de surmonter les disputes, jusqu’au jour où vous ne le serez plus. Jusqu’au jour où l’usure aura eu raison de vous et que vous n’aurez même plus envie d’essayer d’arranger les choses. Et tu n’as pas envie de franchir le point de non retour. Tu as envie de revenir quinze ans en arrière et de trouver ton époux parfait à nouveau, de le regarder et de voir encore le futur. Tu en as assez de contempler la flamme s’éteindre petit à petit. « Tu crois qu’on peut retrouver un véritable équilibre ? » Tu doutes et tu déteste ça. Tu fermes les yeux et écoutes les battements du cœur d’Ashley. Tu te perds dans ses yeux, un sourire sur les lèvres. Cette certitude, tu l’as également et tu as peur de la voir s’effriter également. « Je t’aime aussi. » Mais, parce qu’il y a toujours un mais, l’amour c’est fatigant et tu es fatiguée de celui-là. Tu détournes les yeux et ton regard se perd dans le vide. Tu n’es plus très sûre de ce que tu regardes, le tableau au prix exorbitant, le mur, tes vêtements abandonnés ou peut-être le vide. La voix étouffée contre l’épiderme de ton époux, tu reprends. « Ce que tu disais… J’ai pas envie qu’on divorce Ash. Il y a des gens amoureux qui se séparent malgré tout, mais je veux pas de ça. Je préfère qu’on se brûle les ailes ensemble plutôt qu’imagine un futur où tu n’es pas. » Faut croire que tu t’es tellement habituée à ses conneries qu’elles finiraient pas te manquer. Quand Esther s’est barrée, c’est à lui que tu t’es raccrochée. Un père décédé, une jumelle envolée, une mère effondrée, il ne te restait plus qu’Ashley. Dans le fond c’est grâce à lui que tu as continué à avancer et que tu es devenue l’incroyable cheffe d’entreprise que tu es aujourd’hui. Tu lui dois beaucoup et tu n’es pas capable de te montrer vraiment reconnaissante. Il faut qu’il reste parce que tu ne pourrais pas surmonter un nouvel abandon. Quitte à être toxique, autant l’être ensemble. Tes doigts courent sur son torse et jouent machinalement avec les boutons de sa chemise. « J’ai peur qu’on implose... » Et ça te fout les larmes aux yeux. Merde.
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