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LE TEMPS D'UN RP

I want to recognize your beauty is not just a mask (ft. Maioral)

maioral
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maioral
Sam 22 Oct - 22:49

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
Il me fallait trouver une occupation en attendant de rentrer. Je ne pouvais supporter l'idée d'attendre bêtement en regardant le paysage défiler à travers ma fenêtre. Ma mésaventure eut au moins le don de me donner une idée.

Je pris mon téléphone pour envoyer quelques messages, dont un à Piotr, mon fiancé. Une photo de mon bandage et quelques petits mots plus tard, je reçus déjà des messages en retour. J'envoyai même la photo en story, histoire de donner des nouvelles à mes amis et followers sur instagram.

"J'espère que ce n'est rien eu de grave ! Comment tu as réussi à te faire ça ?"

Je souris au message simple, mais gentil, de mon petit copain. Je lui répondis assez succinctement en rajoutant en selfie avec une petite grimace "Mauvaise passe au volley! Ça fait mal, mais je vais y survivre... même si un petit bisou magique à ton retour sera toujours le bienvenu pour aider à la guérison."

Je lui envoyais ma réponse avec un sentiment de plénitude. J'avais hâte de le revoir. Piotr était parti deux semaines en Europe pour revoir d'anciens amis qu'il avait connu à son stage à l'étranger. Je l'enviais de voir du pays, alors que je devais me farcir un étrange garde-du-corps dans mon morne quotidien.

Mon téléphone vibra une nouvelle fois en même temps que la voiture ne couine à son tour. Je fronçai des sourcils en levant les yeux de mon téléphone, revenant dans le moment présent. En voyant que l'employé gara la voiture sur le bas côté, je soupirai fortement.

— Mais c'est pas vrai...

Comme si la situation n'était déjà pas assez dérangeante avant cet incident. Je me figeais un instant quand le conducteur se retourna vers moi. J'acquiesçai sans m'empêcher de souffler du nez. La tête haute, je sortis de la voiture, comme une ado désabusée.

Je me tins près de la rambarde routière, à la lisière de la forêt qui obscurcissait le bas côté où nous étions. Shovkhalovs me tendit une lampe torche pour l'éclairer. Je me tus, me contentant simplement de m'exécuter. Un sourire condescendant naquit sur mes lèvres lorsqu'il se reprit. Oui, il me semblait bien qu'il avait pris un ton déplacé, mais il l'avait remarqué de lui-même.

Je restais silencieuse et le laissais se concentrer sur notre problème. De toute façon, au plus nous chipotions pour ces moindres détails, au plus tard nous risquions de rentrer. Et je préférai être quitte de sa présence au plus vite. Il se pencha sur les roues et je suivais vaguement ses mouvements.

— Alors ? De quoi s'agit-il ? Il faudra combien de temps pour qu'on puisse repartir ?

Faisais-je preuve d'impatience ? Un peu. Je l'avouais. Il me tardait de regagner la maison plutôt que de rester plantée là à faire le pied de grue, à tenir sa lampe-torche qui n'éclairait finalement pas grand chose dans cette obscurité tenace.
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Lun 7 Nov - 14:22

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.
D’ordinaire inébranlable, Suli sentait bien qu’il y avait quelque chose qui lui échappait dans cette situation. Son irritation mettait beaucoup trop de temps à s’estomper. D’ailleurs à peine avait-il eu le don de savourer la quiétude de l’habitacle de son véhicule de fonction que déjà il faisait face à la prochaine contrariété. Et l’irritation qui venait seulement de s’évanouir se fit plus forte encore. S’il avait été tout seul, le garde du corps sous couverture n’aurait pas hésité à soulager son stress de quelques jurons. Mais il ne l’était pas et il se doutait que ce ne serait pas très professionnel de sa part. Après tout, il était l’employé du père de la jeune Oksana. Il était au service de leur famille. En tout cas, c’est ce qu’il devait faire croire et il n’aurait plus l’occasion de faire croire quoi que ce soit s’il finissait par être viré par manque de professionnalisme. Alors il avait pris sur lui, ignorant la remarque de sa passagère qui n’avait pas hésité à faire part de son mécontentement, quand bien même ça lui coutait. Et il avait même dit les fameux mots magiques qui l’avait fait passer d’autoritaire à poliment autoritaire. S’il vous plait. Heureusement, elle s’était exécuté sans plus de cérémonie car Suli n’était pas certain d’être capable de gérer une princesse capricieuse en plus d’une voiture en panne. Il avait fait le tour des quatre pneus de la voiture pour voir l’ampleur des dégâts. Il ne s’agissait que d’un seul pneu, du bon côté de la voiture heureusement, il aurait eu du mal à risquer sa vie pour un simple pneu crevé. « Pneu crevé. Ça me prendra vingt minutes s’il y a un pneu de secours dans le coffre. Nettement plus s’il faut se faire remorquer. » qu’il avait répondu sans daigner lui adresser un regard. C’était quoi cette impatience maintenant ? Elle comptait l’aider pour aller plus vite ? Il lui semblait bien que non alors la moindre des choses ne serait pas de se taire ? Rapidement, Suli avait regagné le coffre du véhicule pour en soulever la trappe et découvrir ce qui le sauverait de plusieurs heures d’attente en compagnie de Miss Insupportable. Après s’être rappelé qu’il portait un costume, Suli eut la présence d’esprit de retirer sa veste et de remonter les manches de sa chemise blanche. Ses bras dénudés dévoilaient certains de ses tatouages, vestiges d’une jeunesse perdue. Après avoir sorti le pneu de secours, il tâtonna dans le coffre pour trouver un crique et une clé à molette. « J'y vois rien. » qu’il affirma en essayant de dissimuler son agacement alors qu’il cherchait les boulons du pneu crevé. « Ça vous ennuierait de vous rapprocher un peu ? En restant derrière la glissière… Merci. » Et là, franchement, il avait tout donné pour ne pas paraitre totalement désagréable.
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Jeu 10 Nov - 20:29

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
Une crevaison. Rien que ça, mais ça allait gâcher ma soirée pour sûr. Pour quelle raison le monde entier semblait contre moi aujourd'hui ? Je soupirai une nouvelle fois, en gardant la lampe-torche dirigée vers mon garde du corps. Et je priais pour qu'une roue de secours se trouve dans le coffre.

Visiblement, c'était le cas. Je levai les yeux vers le ciel pour remercier les Dieux, quels qu'ils soient. Je me rappelais au même instant que mon téléphone m'avait fait part d'une notification juste avant la crevaison. Je lus ainsi le fameux message. En retour, je fis une brève photo de la situation.

"Et voilà qu'un pneu crève. Je porte la poisse en ce moment, c'est pas possible !"

Mais c'était sans compter la réaction de Shovkhalovs qui me ramena à l'instant présent. Je levais les yeux au ciel. Fais ceci, fais cela, j'y vois rien, blablaba. Je réajustai la lampe-torche en bougeant de quelques pas sur le côté pour qu'il puisse mieux voir. Je rajoutai à cette lumière celle du flash de mon téléphone.

— C'est bon comme ça ? dis-je, un peu acerbe à mon goût.

Je me raclais la gorge. Je n'aurais peut-être pas dû. Je déviais le regard sur le côté et sentit entre mes doigts de nouveaux messages.

"Miam, heureusement ton sauveur est là !"

Je fis une moue dubitative. J'avais envoyé la même photo de la crevaison à Piotr mais aussi à Sarah, et c'était cette dernière qui venait de réagir. Décidément, j'avais du mal à accepter son attrait pour Shovkhalovs.

Nouvelle vibration. Mes doigts glissaient automatiquement sur l'écran de mon téléphone.

"Je rêve où il a des tatouages ?  :yell: "

Sarah avait renvoyé la même photo en faisant un cercle approximatif sur les avant-bras de mon garde du corps. Un frisson me parcourut. Mes yeux se posèrent à nouveau sur lui alors qu'il s'affairait sur la voiture. Je ne l'avais pas remarqué, mais elle avait bien raison. Cela me sautait maintenant aux yeux... Cela me mit légèrement mal à l'aise, pour peu que j'étais à l'aise avant. J'imaginais un instant ces mains et ces avant-bras étreindre mon cou. De manière étrange. Entre sensualité et dangerosité.

Par réflexe, j'essayais de changer le cours de mes pensées en verrouillant mon téléphone et celui-ci cessa immédiatement à illuminer l'employé.

— Pardon ! dis-je en remettant rapidement mon flash.

Je serrais alors mes bras contre moi, sentant la fraîcheur et l'humidité de la nuit s'infiltrer dans mes vêtements alors que je patientais. Je n'avais malheureusement pas de veste. Je n'avais pas imaginé devoir attendre si longtemps dehors à cause d'un pneu crevé... C'était pas prévu dans mon programme.
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Dim 13 Nov - 16:10

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.
Babysitter. Mécano. Et puis quoi encore ? Suli se rendait compte qu’il était ni plus ni moins qu’un homme à tout faire pour le compte d’une famille qu’il ne peut s’empêcher de mépriser. A commencer par la jeune Iolkine. Si irritante. Princesse pourrie gâtée. Sa voix aux intonations si méprisantes arrivait à nouveau jusqu’à ses oreilles pour lui arracher un frisson de colère. Elle le mettait en colère. Sans déconner ! Elle. Comment diable pouvait-elle avoir un tel pouvoir sur lui, d’habitude si discipliné et tempéré ? Foutue petite princesse. « Parfait. » qu’il grogna presque en réponse sans même tourner la tête dans sa direction. S’il croisait son regard, il trahirait son inimitié. Et puis il avait mieux à faire. Plus vite il changera le pneu, plus vite ils seraient repartis. Ils pourront ainsi faire ce qu’ils rêvent tous les deux de faire depuis le début de la surveillance de Suli : se séparer. Concentré, le garde du corps fut surpris par la disparition soudaine de la lumière que lui prodiguait son employeuse. Il sursauta légèrement et ne manqua pas de se cogner la tête contre la carrosserie de la grosse voiture blindée que sa fonction exigeait. Mentalement, un milliers d’insultes au moins fusait. Pourtant, quand la lumière revint et que la demoiselle responsable de son petit accident s’excusa, Suli ne lui reprocha rien. Il n’était pas en mesure de le faire. En revanche, il attarda son regard sur elle et découvrit qu’elle avait froid. Pendant quelques secondes, il avait hésité… puis il avait attrapé sa veste et avait fait quelques pas pour la rejoindre. « Vous permettez ? » qu’il demanda alors sans attendre de réponse pour glisser sa veste sur les épaules de la jeune femme. « Vous avez froid. Ce n’est qu’une veste. » qu’il souffla plus bas cette fois, comme s’il anticipait le problème de conscience que porter sa veste lui causerait. Il ne se l’expliquait pas mais il était resté un petit moment planté devant elle avant de repartir s’affairer sur son pneu. Pourquoi il avait joué au chevalier servant ? Il n’en avait aucune foutue idée et il préférait éviter d’en tirer des conclusions, préférant largement se voiler la face que d’admettre une vérité dérangeante. Et, perturbé par le fil de ses pensées, il ne remarqua que trop tard qu’il avait oublié de reprendre la clé à molette qu’il avait déposé quelques mètres plus loin pour rejoindre Oksana. La roue était en place, il la tenait à bout de bras sans pouvoir la sécuriser en vissant un boulon. Après s’être raclé la gorge, il avait dit : « Est-ce que vous pouvez, s’il vous plait, me donner la clé à molette ? » C’était presque un travail d’équipe et ça lui arrachait littéralement la gueule.
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Mar 15 Nov - 22:22

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
Oups. Mon garde du corps venait de se prendre la tôle de la voiture. Par ma faute. J'avais beau avoir balbutié des excuses dès le moment où je m'étais rendue compte, mais ça ne l'avait pas empêché de sursauter.

Heureusement qu'il faisait déjà nuit et que j'étais dans l'ombre, sinon il aurait probablement vu que mes joues étaient rouges d'embarras. Mais il devait bien voir ma silhouette, et ma posture un peu recroquevillée par le froid, car il se releva en prenant sa veste.

En le voyant venir vers moi, je me figeai. La tête un peu tournée sur le côté et le regard fuyant, j'acquiesçais instinctivement et je le laissais faire comme si j'étais un animal blessé qui n'avait même plus la force de fuir ou de riposter.

— Merci...

Je levai les yeux vers lui en disant ces mots. Cette fois-ci, je devais avouer que j'avais apprécié son geste, même s'il m'effrayait presque, avec le regard qu'il pouvait parfois couler sur moi. Son attention ici le rendait un peu plus accessible, plus humain.

Ma main agrippa le pan de sa veste et je la serrai contre moi. Le froid était toujours là, mais j'avais la sensation qu'il se dissiperait bientôt. Du moins, le vent ne venait pas m'arracher de nouveaux frissons.

Je me focalisai ensuite sur ma tâche. Faisceau lumineux braqué sur l'homme, j'attendais. Patiemment. Sans essayer de m'occuper avec de quelconques messages sans importance. Et mes pensées filaient. Pourquoi avais-je parfois cette impression étrange que certains gestes n'étaient pas aussi anodins qu'ils n'y paraissaient ?

La voix de Shovkhalovs me tira de mes pensées.

— Euh... Oui, bien sûr.

Tournant la lampe torche à gauche et à droite, je trouvai enfin la fameuse clé. Je m'approchai, passant par-dessus la rambarde de sécurité pour la lui tendre.

— Je peux... encore aider pour quoi que ce soit ?

Il avait fait preuve de gentillesse juste avant... Je pouvais bien en faire autant, non ? Et cela allait finalement bien nous arranger tous les deux, si ça nous permettait de terminer plus vite.
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Mer 16 Nov - 14:58

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.

Oksana l'avait déjà remercié auparavant mais c’était bien la première fois qu’elle le remerciait vraiment. Sincèrement. Il l’avait vu dans ses yeux. Est-ce que ça voulait dire qu’il marquait des points ? Qu’il avait finalement ses chances de gagner sa confiance ? Peut-être. Etait-ce à cause de cette perspective qu’il s’était senti un peu troublé ? Il devinait que non et puisque tout introspection l’avait toujours profondément ennuyé, il avait décidé d’ignorer ce sentiment. Il n’allait pas fraterniser avec l’ennemi, aussi délicat et ravissant soit cet ennemi. Dieu sait pourtant que la vision de la jeune femme recouverte par sa veste trop grande pour elle avait quelque chose de notable. Bien décidé à s’arracher à cette vision, Suli s’était immédiatement remis au travail et, dans la précipitation, il avait oublié son outil. Alors il avait demandé de l’aide à Oksana et, comme si l’ambiance s’était radoucie entre eux, elle n’avait pas soupiré comme elle l’aurait fait en temps normal. Elle s’était montrée serviable. Mieux encore, elle lui avait demandé s’il avait encore besoin d’aide. Si Suli n’avait pas été quelqu’un d’ordinaire aussi blasé, son visage aurait pu trahir la surprise. « Ça va, merci. » qu’il avait articulé avec sincérité à son tour. Qui l’eut cru. Un pneu crevé et ils arrivaient presque à s’encadrer tous les deux. Pourvu que ce ne soit pas que l’histoire de cinq minutes. Pour le bien de la filature de Suli, bien sûr. Quoi d’autre ? « J’ai fini dans deux minutes. » qu’il précisa même, comme s’il se mettait soudainement à compatir à son impatience. Quelques tours de clés plus tard, Suli avait enfin terminé. « Vous pouvez remonter dans la voiture. Je range et on rentre. » qui l’avait informé, presque aimable pour le coup. Après avoir chargé le pneu crevé et les outils dans le coffre, Suli regagna à son tour la voiture. C’était là qu’il avait reçu un coup de fil de son boss, sûrement inquiet pour sa précieuse progéniture. « Nous sommes en route. Tout va bien. Un pneu crevé mais l’affaire est réglée. » qu’il le rassura avant de redémarrer le moteur et de prendre la route de la demeure familiale. Il veillait au grain, le père Iolkine. Etait-ce possible alors que ce pneu crevé soit un acte malveillant ? Suli doutait. Dans quel but ? Ils n’avaient après tout pas été attaqués pendant qu’il rafistolait la voiture. C’était un hasard, il aurait pu mettre sa main à couper.
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Mer 23 Nov - 23:37

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
Je me demandai quand même bien ce qu'il m'avait pris, de proposer ainsi ouvertement mon aide. Mais le mal était fait, et visiblement, les retombées n'en étaient pas mauvaises. Je me surpris à l'entendre répondre avec cette inflexion plus douce dans la voix en retour. Cette légère différence ne m'échappa pas, et mit en turbine le flot de mes pensées incessantes.

Un peu rassurée qu'il n'ait pas besoin de mon aide, je m'emmitouflai encore un peu dans sa veste. Il me précisa même qu'il n'en aurait bientôt plus pour longtemps et cela me soulagea. L'humidité de l'herbe avait noyé mes chaussures et tremper mes pieds dont les orteils s'engourdissaient de froid. Le soulagement dût se lire sur mon visage quand il m'annonça avoir terminé. Je regagnai l'habitacle de la voiture comme s'il s'agissait d'une délivrance, et ça l'était en quelques sortes. Retrouver mon confort : la chaleur et un siège. Rien ne me faisait plus plaisir à cet instant, avec la certitude de revenir à la maison dans les minutes qui suivaient.

Le silence retomba dans la voiture, juste après l'appel de mon père qu'avait reçu le garde. Durant le trajet, je me contentai de laisser ma tête tomber en arrière et fermer les yeux pour m'apaiser. Le vent et le froid m'avaient fatiguée plus que je ne le croyais. Mais arrivée devant la demeure, je retirai la veste du garde du corps que j'avais gardé sur les épaules. Son odeur m'avait accompagné jusqu'à notre retour. Je la fis passer délicatement entre les deux sièges avant, pour qu'il puisse la récupérer. Tout en me raclant la gorge, je le remerciais à nouveau, mais plus avec cette même intonation qu'avant. C'était plutôt avec une certaine indifférence, même si je pensais mes mots. Peut-être avais-je besoin de cela pour garder cette distance entre nous.

— Merci encore.

Cette fois-ci, sans attendre qu'il vienne m'ouvrir la portière, j'étais sortie et j'avais rejoint les marches du perron pour rentrer à la maison.

***
Le soir même, les messages avaient fusé de toutes parts. Facebook, instagram, whatsapp, tous les réseaux s'étaient donnés le mot pour me renvoyer les attentions de mes amis. Mais c'était avec Piotr que je conversais le plus. Mes mésaventures l'avaient rendu plus bavard que d'habitude, et cela me fit plaisir de discuter plus amplement avec lui.

"Je rentre ce soir, tard dans la nuit... Je pensais d'office venir te voir en fin de journée demain, tellement tu me manques. Et avec toute cette malchance aujourd'hui... je me dis que ça mérite bien un petit restaurant demain soir pour rattraper le coup ?"

Je souris derrière l'écran de mon téléphone. Il ne fallut pas longtemps pour que je lui réponde positivement. J'avais hâte qu'il me parle plus longuement de tous ces endroits qu'il avait visité et montré sur ses stories. À dire vrai, j'étais impatiente que notre relation prenne ce tournant qui se voulait plus sérieux. Je le considérais comme mon fiancé, car mon père, par inadvertance, avait laissé sous-entendre qu'il ferait une demande. Pourtant, il ne m'avait pas encore offert de bague et notre relation était quelque peu... étrange. Sans savoir comment me l'expliquer, j'avais le sentiment parfois que les discussions n'étaient pas aussi spontanées que je ne l'aurais voulu. Un peu fades, un peu vide de sens.

Mais c'était pourtant toute pomponnée que j'étais descendue au rez-de-chaussée le lendemain soir. Je portais une belle robe d'un rouge vif, au bustier détaillé avec de la dentelle et dont la jupe s'évasait aux hanches pour s'arrêter à la hauteur des genoux. J'avais ressorti ma paire de Louboutin, qui me donnaient une silhouette interminable. Le tout avec l'espoir que ma soirée soit aussi belle et inoubliable que ma tenue.

Mon père au bas des escaliers, qui était passé par-là presque par hasard, m'avait vue et complimentée. Je le gratifiais d'un sourire réjoui, heureuse de l'effet que je faisais et que je devrais avoir sur mon futur fiancé.

— Amuse-toi bien, me conseilla mon père en me prenant amicalement dans ses bras tout en posant un baiser sur mon front.
— Merci.

Mon regard croisa celui de mon garde du corps alors que mon paternel me relâchait et, un peu gênée, j'avais détourné les yeux. Les mains jointes, je m'étais ensuite avancée vers cet homme indéchiffrable, hochant passivement la tête pour lui signifier que j'étais prête, sans oser me confronter à ses prunelles sombres. Sans un mot, nous étions sortis jusqu'à à la voiture où il avait ouvert la portière comme à son habitude. Je profitai du court instant où il fit le tour du véhicule pour soupirer profondément avant qu'il ne s'installe. Tout ira bien, Oksana. Tout ira bien.

— J'ai rendez-vous à L'Éveil des Sens, si vous voulez bien m'y conduire, dis-je lorsque monsieur Shovkhalovs s'assit derrière le volant.

Même s'il ne le voulait pas, il y était un peu contraint par son contrat. Ma voix révélait à nouveau cette condescendance, celle-là même qui me collait à la peau dès que cet homme se trouvait présent au même endroit que moi. Et malgré moi, je lui renvoyais toujours cette image, celle d'être une femme arrogante et méprisante. Peut-être parce que je voulais être certaine qu'il y avait une barrière entre nous, une limite qui lui est interdit de franchir.
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