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LE TEMPS D'UN RP

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MonkeyMama
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Lun 19 Sep - 14:09
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Saint-Petersbourg. Elle est la fille d'un dangereux mafieux russe, il est un ancien mercenaire à la quête de la vérité. Deux individus que tout oppose mais dont les chemins vont malgré eux se croiser.

Contexte provenant de cette [url=LIEN]recherche[/url]
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Lun 19 Sep - 14:53

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.
Nej, l’ainé de la famille Khadzhievs, s’était redressé sur son siège en entendant la confidence que son petit frère lui avait fait. Il avait jeté un regard autour de lui. Les parloirs étaient vides ce jour-là mais ils ne seraient jamais assez prudents. Dans ses yeux, Suli pouvait voir l’inquiétude qui grandissait. « C’est beaucoup trop risqué. Ce n’est pas n’importe qui… Tu vas te faire buter, Sul’. » Suli le savait : il n’aurait pas pu être pour. Nej n’avait jamais eu la même soif de justice que lui. C’était sans doute pour ça qu’il s’était engagé auprès d’un homme aussi peu recommandable. La mafia, le crime… C’était tout ce que Suli méprisait. Et pourtant, il était là, prêt à sauver son frère de la merde dans laquelle il s’était lui-même mis. Il haussa les épaules pour simple réponse. « T’es complètement inconscient. » que son frère avait renchérit, arrachant un soupir agacé à Suli. « Ouais et toi t’es un vrai crétin mais t’es innocent. » Innocent. Intérieurement, Suli riait jaune. S’il était convaincu que son frère n’avait pas commis le crime qui lui avait valu d’être en prison, il savait néanmoins qu’il en avait commis d’autres et qu’il méritait dans un sens sa place en prison. Mais c’était son frère. Son sang. Il ferait son possible pour le sortir de là parce que c’était son devoir. « Très bien. Mais je te préviens… C’est pas l’armée. C’est pas le code d’honneur que tu connais, c’est sans foi, ni loi. » Suli acquiesça. Ça, il s’en doutait déjà.

Pour autant, il ne se sentait pas en danger dans ses fonctions pour le moment. C’était assez paisible à vrai dire puisqu’il avait essentiellement le devoir de veiller sur la fille unique du chef de gang. Une ravissante créature dénommée Oksana que le patriarche chérissait comme la prunelle de ses yeux. La surveiller, l’emmener à droite et à gauche, c’était nettement moins périlleux que le champ de bataille. Pour autant, ça faisait deux semaines maintenant qu’il avait intégré la garde de la famille et qu’il n’avait pas récolté une seule information concernant l’affaire de son frère. Il piétinait sur place et avait l’impression de s’éloigner chaque jour un peu plus du but qu’il s’était fixé. Appuyé contre une des voiturse blindées qui servaient de carrosses aux mafieux, Suli attendait que la jeune Oksana fasse son apparition.
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Mar 20 Sep - 22:51

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
Deux semaines plus tôt, le journal ne parlait plus que du feu qui avait brûlé l'un des entrepôts de mon père. On parlait d'un accident, d'une perte de kérozène, d'un bateau et d'une cigarette non éteinte qui avait enflammé l'entièreté du bâtiment et ces quelques yacht de luxe entreposés là.

J'avais vu l'expression de mon père changer radicalement ce jour-là. Une lueur sombre débordait de ses prunelles. Son visage s'était fermé et il était devenu moins loquace. Quelques jours plus tard, il m'avait convié à son bureau. J'y étais entré avec une certaine curiosité et appréhension. Pour quelle raison avait-il voulu être si officiel en me demandant d'entrer dans sa pièce, normalement interdite à tous sauf pour le travail ? La raison fut simple. C'était cet homme, grand, baraqué, le regard sombre et dur. Mon nouveau garde du corps.

La nouvelle m'avait saisie. Je n'avais bien sûr pas refusé, il pensait à mon bien, à ma sécurité. J'étais juste déroutée qu'il pense devoir en arriver jusque là. Selon lui, cet incendie aurait été probablement prémédité pour l'atteindre. Et il ne voulait pas qu'il m'arrive quelque chose de fâcheux.

Il m'avait expliqué cela plus tard, dans une confidence, seul à seul. Il parlait qu'il pouvait y avoir des personnes malintentionnées et jalouses de sa réussite. Qu'il était donc important pour moi de ne traîner aucun pot cassé derrière moi, car cela était le meilleur moyen pour quelqu'un de me traîner dans la boue plus tard. Il me fallait donc être intègre et surtout irréprochable. Je l'avais rassuré d'un sourire confiant.

Mais confiante, je l'étais beaucoup moins quand je me trouvais en présence de ce gorille. Il exhalait de lui une certaine intensité, dangereuse et palpable. Je me contentais toujours du strict minimum lorsque j'échangeais avec lui quelques mots.

Mon sac de sport en main, j'avais descendu les escaliers du perron jusqu'à la voiture garée sur le parking. Mon garde du corps se tenait à côté. Je le regardais un très bref moment, n'osant pas encore le fixer droit dans les yeux pendant plus de deux secondes. Au risque d'en avoir un frisson et des sueurs froides dans le dos.

Polie, je le remerciais cependant lorsqu'il ouvra la portière pour moi. Je savais très bien le faire seule, comme avant son arrivée. Mais j'avais appris à accepter ce geste pour les occasions... Sauf que je n'étais pas certaine de comment le prendre avec mon garde du corps. Qu'il me traite de la sorte... mettait un peu trop de son attention sur moi, à mon goût. J'aurai préféré qu'il n'en fasse rien. Mais je me gardais encore bien de le dire.

Je mis alors ma ceinture de sécurité en attendant qu'il s'installe, mon regard se posant tout autour de moi, mais fuyant celui de l'homme au volant. Après deux semaines, il devait bien savoir que le mercredi soir, c'était entraînement de volley avec mes amies, n'est-ce pas ? Ou alors devais-je le lui redire ? Je me raclai la gorge, dans l'expectative. Que la voiture prenne la route ou qu'il me pose la question.
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Mer 21 Sep - 11:41

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.
Après deux semaines dans ses fonctions, Suli commençait seulement à s’habituer à tout ce luxe et cette opulence. Au départ, ça l’avait bien évidemment choqué bien qu’il ait toujours su rester professionnel. Lui qui avait grandit dans les quartiers populaires de saint-Petersbourg, il avait mis un peu de temps à supporter le décalage. Etait-ce pour ça que son frère s’était engagé auprès du patriarche Iolkine ? Etait-ce à toute cette richesse qu’il aspirait ? Ça n’intéressait pas Suli. Il lui semblait que plus les gens avaient d’argent, moins ils avaient d’éthique. Il méprisait la famille qu’il avait été embauché pour surveiller. Il méprisait même cette jeune femme, aussi jolie soit-elle, qu’il promenait partout comme si elle était la reine d’Angleterre. Quand elle était arrivée dans son champ de vision, Suli s’était redressé pour attraper la poignée d’une des portes à l’arrière de la voiture et la lui ouvrir. Que de courbettes, que de politesse. A l’armée, il n’en avait pas vraiment l’habitude. Tout comme il n’avait pas eu l’habitude de porter un costume toute la journée. Il se sentait tellement oppressé dans cet apparat du garde du corps qu’il en regrettait presque ses treillis et ses rangers. Ce n’était que temporaire, se rassurait-il des fois. Juste le temps d’innocenter son frère. Seulement ça faisait bien deux semaines qu’il était ici et il n’avait pas avancé d’un centimètre. Il allait lui falloir être patient. Et gagner la confiance de tout le monde. Y compris celle de la demoiselle installée sur la banquette arrière qui évitait tout contact visuel avec lui. Depuis le rétroviseur, Suli l’observa quelques secondes avant de démarrer. Lui faisait-il peur ? Probable. Quelle ironie quand on sait que le pire des truands n’est autre que son père. Le moteur de la voiture s’était mis en route, Suli articula d’une voix détachée : « A l’entrainement, madame ? » Et avant même qu’elle ne réponde, Suli avait quitté son stationnement pour commencer à prendre le chemin de la salle où la jeune femme se réunissait tous les mercredis soirs avec quelques amies. Son père lui avait fait un topo de ses habitudes, des points de vigilance qu’il devait adopter. C’est qu’il avait peur pour sa petite fille, le pauvre homme. Mais il pouvait être rassuré… Si Suli ne ressentait que du dédain à l’égard de la jolie blonde, il ne laisserait aucun mal lui arriver pour autant. Question de principe. Il s’était engagé pour protéger son pays et ses innocents. De ce qu’il en savait, Oksana Iolkine était innocente.
Le trajet s’était déroulé dans le silence. Suli n’était heureusement pas payé pour faire la conversation et il en serait de toute évidence absolument incapable. Arrivés sur le parking de la salle, Suli s’extirpa en premier de la voiture pour inspecter les environs. Rien à signaler, il ouvrit donc la portière pour laisser sortir à son tour sa protégée.
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Jeu 22 Sep - 23:08

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
J'acquiesçai en osant un regard dans le rétroviseur.

— Oui, s'il-vous-plaît, confirmai-je encore de vive voix.

Je lâchai un soupir. Non par ennui ou fatigue, mais simplement que c'était un moyen pour moi d'apaiser la tension dans mes muscles qui se nouaient automatiquement en sa présence. J'essayai vraiment de me laisser aller à être plus à l'aise, mais c'était dure. Du coup, je me tenais un peu raide dans la voiture, même si je posais mes bras de manière décontractée sur l'accoudoir. Ce n'était qu'une façade.

Je me demandais toujours le moment où je verrais le conducteur bifurquer à un endroit inattendu pour me sauter dessus puis me bâillonner. Qui savait ce qu'il aurait encore été capable de faire ensuite dans mon scénario ? Mais pourquoi donc imaginais-je de telles horreurs avec lui ? Il n'y avait pourtant aucune raison. Mon père l'avait choisi pour ses capacités de garde du corps, alors forcément, il devait en imposer pour jouer ce rôle. Mais je ne m'y faisais vraiment pas. Et je me demandais bien si je m'y ferai un jour.

Ce qui était tout le contraire de mes amies. Sarah passait justement à côté de la voiture quand j'en sortis. Un grand sourire étira ses fines lèvres et ses yeux brillaient de malice.

— Salut Oks', ça va ?

Elle leva un bras pour le poser ensuite sur mon épaule et me faire la bise de manière chaleureuse. On s'était ensuite dirigé vers l'entrée du bâtiment, bras dessus bras dessous. Sans même un regard à l'accueil, on avait continué notre route jusqu'aux vestiaires. Sarah claqua la porte derrière elle en s'exclamant.

— Mais punaise ! Je m'y fais toujours pas de ce beau gosse qui te sert de garde du corps !

Je me raclai la gorge tout en me changeant. C'était que... pour moi, c'était un homme plutôt banal... Certes, il aurait pu avoir du charme, bien habillé comme ça mais... il me filait toujours les jetons, alors il n'y avait pas de quoi tomber en pâmoison devant lui. Contrairement à Sarah.

— Je vois pas ce que tu lui trouves, disais-je en le pensant vraiment.
— Ha mais si ! Il est tellement canon, puis il a un peu ce look de bad boy sur les bords... Le regard sévère... Prêt à te punir, hmmm...

Sarah eu un sourire malicieux alors qu'elle levait les yeux au ciel de manière un peu coquine. Je pouffais silencieusement, un peu dépassée par son attitude de midinette, alors qu'elle avait bien six ou sept ans de plus que moi. Mais cela expliquait peut-être pourquoi elle trouvait monsieur Khadzhievs autant à son goût.

J'avais retiré mon jeans et mon tee-shirt pour le troquer contre un short moulant et une brassière bien ajustée. Nous étions ainsi sorties, Sarah gloussant encore un peu avec d'autres filles. J'essayais néanmoins d'ignorer le fait que parfois ce garde du corps jetait un oeil dans la salle... Comme si j'avais besoin d'aide pour lancer la balle.

Après un échauffement conséquent, nous avions fini par jouer un quatre contre quatre. J'étais à l'arrière du terrain quand Nadejda avait fait un lancer avec une force phénoménale dont elle avait le secret. En tentant de rattraper la balle, je sentis mes doigts sévèrement se tordre. Une douleur fugace vrilla ma main, au point que je dus stopper mon geste, laissant la balle retomber en sol. On avait perdu le point, mais j'avais aussi réussi à me péter littéralement un ongle au passage. Ça pissait le sang et je grimaçai de douleur.

— C'est bon ! Va vite rincer à l'eau ! me fit la coach du groupe.

Il ne fallait pas me le dire deux fois. Les épaules voussées à cause de la douleur, je sortai de la salle pour rejoindre les toilettes. En passant la porte, le regard préoccupé par mon doigt sanguinolant, je ne vis pas le gorille devant moi. Je me pris son buste large et fort de plein fouet, reculant ensuite d'un pas en levant les yeux vers Khadzhievs.

— Euh désolé. Je... J'ai...

Je grimaçai de douleur en levant ma main, que je tenais dans l'autre, pour lui montrer brièvement la blessure, histoire qu'il sache. Puis je le contournai pour accourir vers les toilettes les plus proches.
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Dim 25 Sep - 15:33

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.
La jeune Iolkine lui confirma qu’elle souhaitait se rendre à son entraînement de volley-ball. Prévoyant, Suli en avait déjà pris le chemin. Jouer les chauffeurs, ça le gonflait légèrement. Mais jouer les baby-sitter de gosse de riches ? C’était le pompon. Le soupir pourtant discret de la demoiselle força le garde du corps à jeter un oeil sur elle dans le rétroviseur. Gagner sa confiance s’annonçait être délicat. Et pourtant c’était primordial. Plus elle serait en confiance, plus il aurait de chances de lui soutirer des informations. Pour le moment, s’ils se disaient bonjour c’était déjà énorme et à vrai dire, Suli se voyait difficilement faire plus. A peine sortie de la voiture, Oksana fut rejoint par une amie à elle. Suli avait déjà aperçu la jeune femme. Une dénommée Sarah qui coulait des regards étranges sur lui. Quelque chose lui disait que cette Sarah serait nettement plus simple à surveiller qu’Oksana. Ironie du sort. Les deux amies s’étaient ensuite dirigées vers la salle, Suli sur les talons. Ce dernier s’arrêta aux portes des vestiaires devant lesquelles il attendit patiemment qu’Oksana ressorte en se demandant à quel point il avait l’air débile à ce moment précis. Dans sa carrière, l’ancien soldat avait déjà fait de la surveillance. Sur une zone à conflits, dans de grandes infrastructures publiques… Mais devant les vestiaires femmes d’une salle de sport ? Non, jamais, et il ne pouvait pas s’empêcher de trouver ça risible. Cependant, il savait qu’il n’avait pas été embauché pour rien. La patriarche Iolkine avait de très bonnes raisons de penser sa fille en danger. Tôt ou tard, elle pourrait être une cible. L’entrainement commença et Suli suivit de loin le jeu. Il se focalisait essentiellement sur les différentes portes, au cas où quelqu’un rentrait. Mais c’était bien la balle qui s’attaqua à sa protégée et si Suli n’avait pas vu l’action, il avait tout de suite remarqué la rupture brutale du jeu. Oksana s’était écartée du terrain fonçant tout droit sur… lui. Elle lui montra un ongle retournée ensanglanté avant de partir vers les toilettes. D’un pas pressé, il avait rejoint sa voiture de fonction de laquelle il avait sorti une trousse de secours. Se moquant éperdument de la pancarte qui indiquait l’interdiction des hommes de pénétrer le lieu, Suli se présenta ensuite dans les toilettes dans lesquelles s’était réfugié Oksana. « Montrez-moi. » qu’il articula d’une voix autoritaire qui ne laissait que peu de place à un refus en arrivant près d’elle. Il ouvrit sa trousse de secours, attrapant de quoi désinfecter son doigt.   
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Mar 27 Sep - 22:20

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
Je maudissais cette satanée invention. Les faux ongles en gel, c'était bien joli mais qu'est-ce que ça faisait un mal de chien quand ils finissaient par être arraché par différents coups. Je serrais les dents en courant vers les toilettes des femmes, passant mon doigt engourdi et douloureux sous le jet d'eau.

C'était à peine si je sentais quelque chose, mais je savais que c'était douloureux. Le picotement était horrible et je voyais l'eau rouge s'écouler dans le siphon.

Je tentai de respirer lentement pour faire passer la douleur. Les lèvres pincées, je tournai la tête quand je vis une silhouette entrer et venir vers moi. Un peu incrédule, je fixai mon garde du corps avec une expression un peu inquiète. Il comptait vraiment faire ça ?

Une trousse dans ses mains me le confirma. Il comptait vraiment faire ça. Montrez-moi. Son ordre d'ailleurs allait dans ce sens aussi mais... Je n'avais absolument aucune envie de lui confier ma main, ou de le laisser toucher n'importe quelle autre partie de mon corps. J'en frémissais déjà d'avance.

Il ouvrit la trousse sur le lavabo à côté du mien pour en chercher quelque chose. Je fronçai les sourcils. Et même si je n'en avais pas envie, je lui tendis timidement ma main en détournant le regard. Je m'humectai les lèvres, mes yeux s'arrêtant sur mon reflet dans le miroir.

— On vous paie aussi pour jouer au médecin ?

Mon ton était plus sec que je ne le pensais. C'était plutôt une simple question, et j'étais visiblement déjà sur la défensive alors qu'il n'avait rien fait de mal... encore.

J'avais l'impression que mes joues s'enflammaient au moment où il prit ma main pour examiner mon doigt. Mes yeux se posèrent alors sur lui, croisant un instant son regard. J'aurai préféré être à mille lieues d'ici, dans n'importe quelle autre situation que celle-ci.

Une grimace fugace traversa cependant mon visage quand il toucha la zone blessée et ultra sensible. Je retins ma respiration, mon attention de nouveau posée sur mon reflet devant moi pour éviter d'y penser.
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Jeu 29 Sep - 22:25

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.
Suli était sensé enquêter sur la famille Iolkine, notamment sur le chef de famille qu’il devrait être en train d’espionner plutôt que de soigner le doigt du plus insignifiant des membres du clan. Le garde du corps n’avait pas vraiment prêté attention à l’expression de la jeune femme, concentré sur sa blessure. Mais elle avait mis un certain temps à lui donner sa main si bien que Suli avait levé les yeux vers elle, juste à temps pour l’entendre lui demander s’il était payé à jouer les médecins. La mâchoire de Suli se crispa. Elle croyait quoi ? Qu’il était prothésiste ongulaire et qu’il était là pour refaire sa manucure ? Foutue gosse de riches, incapable d’être reconnaissante. Silencieux dans un premier temps, il l’avait sondé du regard. Il avait eu envie de l’envoyer balader. La manière qu’avait eu cette simple remarque de l’atteindre était surprenante. En temps normal, ce genre de remarques glissait sur lui sans que ça ne le touche. « On me paie pour que rien ne vous arrive… » Le garde du corps reporta à nouveau son attention sur la main de la demoiselle. Avec autant de précaution qu’il lui était possible d’avoir, il manipula délicatement son doigt pour le désinfecter. C’était la première étape. L’autre, ce serait de le bander. « … et il vous est arrivé quelque chose. » qu’il acheva plus bas en feignant d’être impassible. C’était étrange. Suli avait l’impression qu’à cette distance-là, l’animosité qu’ils ressentaient l’un pour l’autre était palpable. L’hémorragie s’était sensiblement calmée. Suli en profita pour récupérer de quoi bander le doigt de la jeune femme dans sa trousse de secours. Avec des gestes lents et maitrisés, il enveloppa ensuite la blessure d’Oksana. « Pas trop serré ? » qu’il demanda une fois son oeuvre terminée. Il rangea tout son petit matériel dans sa trousse, prêt à quitter les lieux dès qu’elle lui aura confirmé que son bandage était ok. Oh, ce n’était pas comme s’il allait pouvoir gentiment rentrer chez lui. Il allait juste l’attendre dehors comme le bon petit toutou qu’il était et ça avait déjà le don de l’agacer. Il n’arrivait toujours pas à croire qu’elle ait réussi à l’énerver aussi facilement avec une simple question.
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Sam 15 Oct - 23:43

Oksana Iolkine
J'ai 24 ans et je vis à St-Péterbourg, en Russie. Dans la vie, je suis étudiante en droit international et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Fille d'un grand PDG de bateaux de luxe, j'ai une vie bien rangée. Assidue, travailleuse, je désire suivre les pas de la réussite comme mon père avant moi. J'ai entamé des études de droit que je compte bien terminer avec une grande distinction, car je dois rester à la hauteur de ma famille.

D'ailleurs, j'ai un fiancé, choisi avec soin par mon père et je n'y vois aucun inconvénient. Il sait mieux que personne les gens qui ont suffisamment de valeur pour moi, pour nous, notre famille. Et même, je lui voue une confiance aveugle, loin de me douter ce dont il est capable dans la face cachée de son métier...
J'avais remarqué le regard qu'il avait posé sur moi. Ses yeux noirs m'avaient comme fusillé sur place et j'avais de suite détourné le regard, incapable de le soutenir. Mais... C'était mérité. Je ne savais pas ce qu'il m'avait pris de lui dire cela. C'était sorti sans que je n'aie réellement réfléchi plus loin, sans penser à la portée que mes mots pouvaient avoir. Il devait me prendre pour une sale gosse. Une midinette qui pétait plus haut que son cul, et le caractère revêche qui allait avec.

Je n'étais pas comme ça. C'était ce que j'avais envie de croire. Mais c'était finalement pas si grave qu'il le pense, n'est-ce pas ? Qu'importe la vision qu'avait ce garde-de-corps sur ma personne, tant qu'il me protégeait. La somme que mon père lui versait chaque mois devait bien le motiver à prendre soin de mon enveloppe charnelle. Et de mon doigt ensanglanté, que je lui avais cédé sous le poids de son regard dissuasif.

Je pouvais bien être forte le temps de le laisser me soigner. Ce n'était que pour une dizaine de minutes tout au plus. Rien qu'un soin de rien du tout. Insignifiant. Mais ô combien douloureux.

Le regard perdu dans le vague, à la recherche d'un détail sur lequel me raccrocher, j'avalai ma salive pour contenir mon appréhension. Je me concentrai ensuite sur ma respiration plutôt que les vives décharges qui faisaient frémir mes doigts dans sa main alors que Shovkhalovs me soignait.

Sa voix avait frayé un chemin à travers mon être. Ses mots résonnaient dans ma tête avec une justesse qui me firent sentir maladroite et injuste. Ce que j'avais été. Je lui avais parlé de manière presque odieuse avec ma précédente réflexion. J'avais raté une occasion de me taire. Et je n'avais rien à rajouter, si n'était qu'il avait visé juste. Était-ce cette aversion pour sa personne qui m'avait fait agir de la sorte ? Je ne comprenais pas. Je me savais bien plus placide d'habitude, mais sa présence me mettait toujours mal à l'aise.

Malgré moi, mon regard s'était tourné vers lui et je l'avais fixé, voire même détaillé, pendant qu'il s'était concentré sur ma blessure. Je retins un léger glapissement, retenant momentanément ma respiration et levant les yeux au ciel, quand le garde noua le bandage sur mon doigt.

À sa question, j'acquiesçai vivement avec un sourire pincé. C'était juste sensible sur le moment même. Peut-être même avait-il éprouvé un soupçon de plaisir dans le fait de m'avoir faite un peu souffrir ? Mais je me gardai bien de le dire. J'avais déjà l'impression que mes réflexions suintaient de mon corps et nous engluaient dans une ambiance dérangeante.

Je baissai mes yeux sur mon bandage de fortune et y posa mon autre main comme pour en vérifier la tenue. Tout me semblait... oké.

— Merci... C'est très bien.

Les mots me brûlaient presque les lèvres. Pourquoi était-ce si difficile d'avouer qu'il avait été gentil et serviable sur le coup ? Je l'observai du coin de l'oeil, restant un moment interdite. J'attendis qu'il sorte des toilettes pour souffler un bon coup. Je n'avais pas attendu très longtemps avant de sortir à mon tour.

— Je vais... regarder... la fin de l'entraînement, lui avais-je soufflé en passant près de lui sur un ton un peu hésitant.

Comme s'il avait besoin d'explications. Comme s'il allait avoir le choix, ce qui n'était de toute façon pas le cas. Il me suivait, il me surveillait, mais il ne pouvait décidément pas décider ou agir pour moi. Pour son plus grand malheur, ou le mien...

Avec ces mots, j'avais montré la salle du doigt, posant brièvement le regard sur monsieur Shovkalovs, avant de me détourner et d'aller dans la direction que j'avais indiquée. Je m'étais assise sur un banc sur le côté, à l'intérieur de la salle, en massant mon doigt.

En vrai, je n'avais cure de ce qu'il se passait sur le terrain. J'avais juste eu besoin de... temps. D'espace. Pour souffler. Je ne pouvais pas... Simplement retourner en voiture avec lui aussi vite après cet incident. J'avais encore l'impression d'avoir mes joues en feu et je devais... digérer tout cela. Mon coeur battait désagréablement dans ma poitrine, comme une ado qui aurait discuté pour la première fois avec son crush et qui réalisait à peine ce qu'il venait de se passer. Sauf que les raisons ici étaient tout autre. Il y avait de la gêne, c'était certain, et... de la répulsion ? De la crainte ? De la honte ?

L'entrainement se termina bien trop tôt pour me donner une réponse satisfaisante. J'avais assez vite prit congé de mes amies et rejoint la source de toutes mes intenses réflexions. Un simple acquiescement dans sa direction, avec un bref regard entendu, avaient suffi à nous faire comprendre. Mon petit sac dans ma main valide, nous étions retournés à la voiture avec mon garde-du-corps et j'avais pris place dans la voiture sur un siège arrière. Avec cette impression que le silence y était plus pesant qu'à l'aller.
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Ariel
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Lun 17 Oct - 21:22

Suli Khadzhievs
J'ai 41 ans et je vis à Saint-Petersbourg, Russie. Dans la vie, je suis garde du corps et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

ou Idris Shovkhalovs pour le bien de sa fonction sous couverture. C'est quelqu'un qui n'aime que très peu réfléchir avant d'agir. Ce n'est pas spécialement par impulsivité mais par besoin de ne jamais se laisser déborder ou envahir. Ses émotions, Suli les préfère refoulées. Il parle peu et est extrêmement discret. Il a du mal à se lier aux autres et c'est vrai même dans le cas de sa propre famille. Pourtant, il donnerait tout pour celle-ci et c'est d'ailleurs que pour laver son frère d'un crime qu'il n'a pas commis qu'il s'est infiltré dans la puissante famille X comme garde du corps.
Dans quoi s’était-il embarqué ? Suli était si prodigieusement énervé par la jeune Iolkine qu’il en oubliait même son objectif : celui de venir en aide à son frère. Son frère qui était peut-être loin d’être un ange mais qui ne méritait pas pour autant d’être en prison. Pas pour un meurtre en tout cas. A la place, il pensait à la petite demoiselle qu’il soignait et ô combien il aurait aimé lui rabattre le caquet. Visiblement, ça avait été le cas. Elle n’avait rien répliqué. Suli n’était pas sûr d’être capable de garder son sang froid cette fois. Alors qu’il était concentré sur son bandage, Suli avait senti le regard de la jeune femme sur lui. Pourquoi était-il si insistant ? Qu’est-ce qu’elle cherchait à savoir en le fixant de la sorte ? Suli n’en savait rien mais il avait décidé de ne pas relever le regard sur elle. Il avait beau être étrangement agacé, son but premier restait encore celui de la mettre en confiance. S’il croisait son regard et lui faisait comprendre qu’il se sentait observé, ce serait pire que tout. Parce que ça pouvait être pire. Incroyable mais vrai. L’ambiance était affreusement dérangeante. Suli s’accommodait pourtant bien en général de n’importe quelle ambiance. Les émotions, après tout, ça n’existait pas. Ou peu. Mais elle… Elle lui faisait ressentir des choses qu’il ne maitrisait pas. Comme cette colère. Cet agacement ensuite. Peut-être qu’il faisait une réaction allergique aux petites princesses à leur papa. « Pas de quoi. » qu’il avait répondu d’une voix monotone alors qu’Oksana le remerciait. Chacun de ces trois mots avait été un supplice à dire. Quelques secondes après, le garde du corps avait quitté les toilettes des femmes et attendait sagement près de la porte. Quand Oksana était à son tour ressortie, elle lui avait dit qu’elle allait suivre le reste de l’entraînement depuis les bancs des spectateurs. Génial, qu’il avait pensé intérieurement. Elle n’aurait pas juste pu demander à rentrer ? En apparences toujours impassible, Suli avait pris sur lui. Comme un fantôme, il avait observé la scène de loin. Malgré l’apparence inoffensive de la situation, Suli ne relâchait pas sa vigilance. Tout était possible et pour une raison qu’il ne s’expliquait, il ne tenait pas à ce qu’il arrive malheur à Oksana. Son sens de la justice peut-être. Après tout et ce jusqu’à preuve du contraire, elle était innocente.
Les minutes défilaient et l’entraînement toucha enfin à sa fin. Sur les talons d’Oksana, Suli l’avait raccompagné jusqu’à son véhicule de fonction. Le silence y était plus présent encore qu’à l’entraînement. Aux yeux de Suli cependant, c’était parfait.
Et ça aurait pu rester parfait si un bruit bizarre suivi du tremblement suspect du véhicule n’avait pas tout gâché. Décidément. Le sort s’acharnait. S’empêchant de lâcher un juron, il arrêta la voiture sur le bas côté… d’une route non éclairée. Encore mieux. Rapidement, il passa une main sur son visage avant de se tourner vers l’arrière. « Je vais devoir vous demander de sortir. Un pneu a du crever. Vous serez plus en sécurité à l’extérieur que dans un véhicule à l’arrêt sur une départementale sinueuse. » Et c’était un fait implacable. Quand la demoiselle était sortie, Suli l’équipa d’une lampe torche. « Mettez-vous là. » qu’il lui demanda en lui indiquant la lisière de forêt qui bordait la route. « Et éclairez-moi. » Et en se rendant compte que ses requêtes ressemblaient plus à des ordres qu’autre chose, il rectifia : « S’il vous plait. »
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