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LE TEMPS D'UN RP

Un mariage arrangé et deux affligés [Asma x Jen]

Asma
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Univers fétiche : Dystopique, fantastique, mythologie, etc.
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patrick
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Asma
Dim 4 Déc - 11:54

Orion
J'ai 27 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, je suis pilote d'aérostat et je m'en sors très bien. Sinon, j'étais célibataire et je le vivais très bien, mais on m'a arrangé un mariage, et je le vis un peu moins bien.
En savoir plus.




Babel était une très grande cité. Ce fut sur cet étonnamment simple constat que débutèrent les investigations d'Orion. Non seulement l’arche était vaste, mais de par la multiplicité des îlots et bouts d’arches qui la constituaient, son architecture en était complexe. Elle était fragmentée en autant de fragments de taille variable, reliés les uns aux autres par des passerelles, des ponts, des structures diverses et variées. Or, le pouvoir d’Orion lui donnait un cap à suivre, une direction. Il n’indiquait pas le cheminement précis des tours et des tours qu’il faudrait emprunter pour arriver effectivement à la destination souhaitée. Il ne lui indiquerait pas les détours à faire pour éviter de se retrouver dans un cul-de-sac.

Partir tête baissée sans réflexion préalable n'était pas une bonne idée. C'était même une absurdité. Ce qu'il lui fallait, c'était un plan. Un plan d’action, mais aussi très littéralement un plan de la cité. Il avait besoin d'une carte sur laquelle figureraient les différents quartiers de la ville et les structures qui permettaient de les relier. Dans la mesure du possible, il lui fallait aussi se familiariser avec le réseau des transports en commun qui permettaient de se déplacer d’un bout à l’autre de la ville.

Le grand brun tourna la manivelle du remontoir du guide public de signalisation. Un petit passereau à la tête écarlate, juché sur le sommet de son crâne, prit son envol dans un piaillement contrarié quand une voix métallique émana de la poitrine de la statue.

- Posez-moi une question, déclama mécaniquement l'automate.
- Bonjour, commença Orion, peu convaincu de la démarche, je cherche un plan de la ville.
- « à cœur vaillant,  rien d'impossible », répondit la machine.
- Je veux dire, où puis-je trouver un plan de la ville ?
- « C'est en forgeant qu'on devient forgeron ».
- Pouvez-vous m’indiquer une librairie qui vend des plans ?
- "De deux maux, il faut éviter le pire."

Orion soupira.

- Un poste de police, peut-être ?
- "À bon demandeur, bon refuseur."
- Mais qui a eu l'idée d'une invention pareille ! s'exaspéra-t-il, perdant patience.
- Moi, of course, le fit sursauter une voix dans son dos. Une voix chantante, mais surtout une voix familière.

Orion fit volte-face. Il tomba nez-à-nez avec un homme aux lunettes cerclées de rose et au crâne surmonté d'un ample chapeau.

- Lazarus ! S'exclama le jeune homme.
- Mon ami, quelle surprise de vous voir ici, sourit l'homme aux longs cheveux argentés. Cela faisait fort longtemps que je ne vous avais pas vu.
- La dernière fois… sur Héliopolis, si ma mémoire est bonne, sourit Orion.

L’explorateur n'avait alors pas été en très bonne posture.

- Quand un héliopolitain a menacé de transformer votre compagnon métallique en grille-pain après que vous lui avez...
- Hum, je ne me rappelle pas de tout ceci, le coupa poliment l'intéressé, perdant un peu de son sourire. Qu'est-ce qui vous amène sur Babel, mon ami ?
- Je suis là pour affaires, mentit Orion.
- Le Boréal est donc là ?
- Non, je devance l’arrivée du long-courrier. Un client potentiel à rencontrer, ajouta-t-il, baissant la voix, faisant mine de mettre le vieil homme dans la confidence. Mais je crains d'être un peu perdu, et cette chose est somme toute assez peu coopérative, reprit Orion, pressé de détourner la conversation des véritables raisons de sa présence sur Babel. Sauriez-vous me dire où je pourrais trouver un plan de votre arche ?

- Walter va vous accompagner, obviously, lui proposa-t-il en désignant son automate domestique. Walter ? Le Centre des visiteurs.

Le zéphyr jeta un coup d'œil à la créature sans visage. Il n’était pas certain d’être beaucoup plus à l’aise avec l’idée de suivre une autre de ces choses.

- je suis désolé, cher Orion, je suis attendu. Mais vous devez venir dîner à la maison ce soir ! Lança alors Lazarus en s'éloignant. Walter vous indiquera le chemin, n’est-ce pas Walter ?

Le jeune homme se retrouva seul avec l’automate. Comment fallait-il passer des instructions à cette chose ? Alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole, la machine se mit en route. Circonspect, Orion lui emboita le pas. Avait-il vraiment compris la consigne ? Mieux valait ne pas trop poser de questions. Lazarus était un grand génie de son temps. Il savait certainement ce qu’il faisait. Il suivit en silence. Il ne comptait pas franchement lui faire la conversation.

A son grand étonnement, il le conduisit à bon port, à quelques pâtés de maisons de là où il avait croisé l’explorateur. Au milieu d’une place lumineuse trônait un kiosque d’information surmonté de la pancarte « centre des visiteurs ». Lorsqu’Orion eut pris possession d’un plan, Walter lui indiqua l’adresse pour le soir-même, lui montrant la position sur la carte et après une courbette, s’en fût dans un bruit de cliquetis métalliques.

Plan à l’appui et se fiant à sa boussole interne, Orion quitta les quartiers bien policés et immaculés de la cité. Ses pas le portèrent vers des quartiers plus reculés et plus précaires. Il passa un pont délabré, traversa des ruelles encadrées de bâtisses à l’air insalubre, dont certaines semblaient désaffectées. Des vitres brisées ou ayant fait l’objet de réparations de fortune, des portes de bois vermoulu ou gonflées par l’humidité et la pourriture. Tout le monde n’était pas logé à la même enseigne, dans cette ville. Avec son accoutrement qui jurait au milieu des tuniques blanches qui devenaient de plus en plus nombreuses dans cette partie de la cité, Orion pressa le pas.

Une forte odeur de fruits blets, de poissons et d'épices envahit ses narines. Il leva les yeux. Le Bazar de Babel. Le jeune homme se souvenait y être déjà venu, il y avait longtemps de cela. Il était alors en compagnie de son second, qui venait y retrouver des compagnons de jeux et de beuverie. C'était à ce moment qu'il avait compris que Bart et lui partageaient en dehors du travail des centres d'intérêt très différents l'un de l'autre. Bartolomé aimait le bon temps, les femmes – surtout des autres – et les cartes, avec leur lot de succès et d’échecs, dans chacun de ces deux derniers domaines.

Les étals bien achalandés débordaient de produits en tous genres. Nourriture. Quincaillerie. Même des animaux vivants dans des nasses végétales. Animaux de compagnie ou nourriture ? Il préférait ne pas le savoir. Bien que coloré, il ne s’agissait pas d’un endroit parmi les mieux famés de la ville. Y trouver Bartolomé était une chose, mais que viendrait faire Erika dans un tel lieu ? Était-elle vraiment là ou fallait-il simplement traverser les lieux pour aller plus loin ? Orion suivait le cap indiqué par la boussole interne quand il fut soudain pris d’une migraine fulgurante. Il vacilla, et prit appui sur un mur.

La sensation disparût. Sa boussole interne aussi. Pas comme lorsqu’Erika s’était retrouvé dans la Rose des vents. A ce moment-là, il avait ressenti la pénible sensation de ne plus savoir dans quelle direction la rechercher, comme si elle était partout et nulle-part à la fois. Mais sa boussole interne avait continué à la chercher. Là, il ne sentait plus rien. A son grand désarroi, il réalisa que son sixième sens l’avait quitté en même temps que le mal de tête. Il n’avait jamais ressenti une telle chose de sa vie. C’était comme si on l’avait amputé d’un de ses membres.

Orion essaya de ne pas paniquer. Stress, fatigue, sur-sollicitation. Les explications pouvaient être nombreuses. C’était certainement passager, ça ne tarderait pas à revenir. Il se rappelait toujours la direction d’ensemble qu’il avait ressentie jusque-là. Tant pis, il continuerait à l’aveugle en attendant que sa boussole interne ne daigne se réactiver.

Il pénétra dans le grand bazar.
Jen
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Dim 4 Déc - 13:43

Erika
J'ai 24 ans et je vivais à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis fille de famille inlfuente et je m'en sors bien selon moi, mal selon mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par arrangement et je le vis plutôt mal, évidemment.

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C'était inespéré et pourtant, ces drôles de personnages l'avaient pris sous leur aile. Contrairement aux apparences, ils n'étaient ni fous ni mauvais : ils oeuvraient apparemment contre les Lords du LUX, qui régnaient en maître sur la cité dorée. Erika avait écouté attentivement toutes les explications qui lui avaient ainsi été fournies sur la cité de Babel. Le plus elle en saurait, le mieux elle pouvait anticiper sa prochaine étape une fois son frère retrouvé.

Dans l'étrange café-théâtre qui n'avait d'un café-théâtre que le nom, Erika réussit enfin à se détendre comme elle ne l'avait pas fait depuis bien longtemps. Ici, elle n'était entourée que de gens comme elle qui, le moins en diraient sur leur passé, le mieux se portaient. Et personne ne viendrait la chercher ici, lui avait-on assuré. Alors elle s'était prise au jeu et s'était laissée aller à l'ambiance folle qui régnait tout autour. C'était extasiant, enivrant, parfois même un peu trop, mais cela lui avait tant manqué. Tant qu'elle ne s'éloignait pas trop de Zeyd, elle se sentait en sécurité. Personne ne la recherchait ici, et tout le monde ne pensait qu'à s'amuser. Parfaitement ce qu'il lui fallait.

Zeyd lui avait gentiment proposé de rester l'aider à tenir l'échoppe de ses parents contre de quoi manger et un toit en attendant le retour d'Emile. La brunette avait bien évidemment accepté avec empressement. La journée, elle aidait à l'arrière à confectionner les plats exotiques et odorants qui faisaient la réputation de l'échoppe. Les parents étant tous les deux occupés à la vente, elle partageait souvent ces moments avec Zeyd et parfois d'autres Sales Gosses qui venaient mettre la main à la pâte. Dans ces moments là ils riaient, s'amusaient, et Erika n'avait pas une seule seconde pour ressasser ses idées noires. Le soir tombé lorsque le Bazar se vidait, ils s'éclipsaient par les catacombes pour boire, chanter et danser dans le café-théâtre. La jeune fille adorait ces moments, qui étaient comme une version plus intense de la vie qu'elle menait à Sidh. Son père la tuerait s'il savait. Mais il ne saurait pas, et c'était de loin la meilleure partie.

Mais la nuit tombée et une fois l'euphorie de la journée passée, Erika se retrouvait seule dans une petite chambre à l'étage du café, couchée sur un matelas sommaire dont elle ne voulait pas connaître l'utilité habituelle. Les compagnons de Zeyd lui avait déniché ce petit nid qui lui ferait office de dortoir. C'était toujours mieux que son cagibis. Alors dans ces moments là et sous couvert du bruit infernal de la musique à peine tamisée dans ses oreilles, la jeune fille se mettait à réfléchir à tout va.

Et si son frère ne revenait pas ? Que devrait-elle faire ? Devait-elle passer le reste de sa vie dans cet étrange bazar aux côtés d'une organisation parfaitement illégale ? Et quand bien même Emile rentrait, s'il ne pouvait rien pour elle ? Après tout, il n'était que Gardien et n'avait peut être pas le bras assez long pour l'aider à s'en sortir. Et les sombres personnages de Zéphyr dans tout ça ? Finiraient-ils par retrouver sa trace ? Et que lui feraient-ils ? Et Orion... ? Elle avait encore l'alliance sur elle, bien qu'elle ne la portait pas. Lors de ses nuits d'insomnie, elle observait l'anneau doré sous toutes ses coutures, seule preuve matérielle avec le couteau d'Astréos que toute cette folie s'était bien déroulée. Comme elle regrettait ses soeurs, son foyer, sa mère, et même son père. Si seulement elle avait un moyen de les contacter sans les mettre en danger. Happées par ces tourments, ses nuits étaient courtes, agitées, et apportaient toujours plus de questions que de réponses.

Chaque matin au réveil, elle avait pris pour habitude de chercher son frère avec sa boussole interne. Mais jusque là, elle c'était sans succès. La direction indiquée était vague, lointaine, et surtout, Erika visualisait bien qu'il n'était pas de retour sur Babel. Cette mission interminable commençait à l'exaspérer sérieusement.

Dans l'après-midi de son sixième jour de cavale, la jeune fille écoutait Zeyd et un autre Sale Gosse discuter de leur prochain coup de rébellion tout en épluchant les pommes de terre qui serviraient au ragoût. Au programme : saboter une annonce radio officielle de LUX et passer à la place le cri de ralliement des Sales Gosses. Apparemment, cela faisait partie de la routine. Erika les écoutait avec curiosité tout en s'affairant à ses pommes de terre.

"- Tu devrais venir avec nous c'est tellement funny, lui proposa son camarade.

- J'aimerais autant éviter de me faire remarquer tu sais, répondit-elle en fronçant du nez, avec un sourire désolé.

- Poule mouillée, se moqua Zeyd en lui lançant une pomme de terre. Tiens, aide moi à aller porter la marmite devant, on va remplir les bols de sauce."

Après lui avoir renvoyé une pomme de terre à son tour, elle attrapa une anse de l'immense marmite de sauce bouillante et mit toutes ses forces pour aider le garçon à la transporter jusqu'au devant de l'échoppe. Là, ils commencèrent à remplir les petits bols disposés près des pains plats qui faisaient fureur dans le bazar. Erika prit garde à ne pas se brûler, elle qui était encore très peu agile. Mais alors qu'elle relevait la tête pour se saisir d'un autre bol, son regard s'arrêta net sur une silhouette étrangement familière dans la foule à quelques pas de l'échoppe. Tu te fais des idées, c'est impossible. Il lui ressemblait pourtant beaucoup. Beaucoup trop ? Et même s'il s'agissait de lui, que venait-il faire là ? Etait-elle de nouveau en danger ? Devait-elle s'éclipser discrètement ?

Trop tard. Le grand brun se retourna et croisa son regard. Elle hoqueta. C'était bien Orion. Comment... ?

"- C'est qui ce type, tu le connais ?"

La voix méfiante de Zeyd à ses côtés la fit sursauter. L'échange de regard stupéfait de lui avait pas échappé. Erika réfléchit à toute allure, elle ne pouvait pas lui dire qu'il s'agissait du fameux mari dont elle s'était échappée. Elle avait bien trop peur que cela ne créé une confusion, d'autant plus que Zeyd n'avait pas toutes les informations en main. A la place, elle se fendit d'un large sourire et s'écria :

"- Emile ! Ce que tu as pu trainer, j'ai bien cru que je ne te retrouverai jamais pauvre idiot."

Elle s'adressa au garçon par dessus son épaule.

"- Tu permets que j'aille le saluer ? Cela fait si longtemps que l'on ne s'est pas revus.

- Vas-y vas voir ton colosse de frangin, fit-il un sourire rassuré aux lèvres. Mais file pas sans m'avoir fait tes adieux hein."

Erika lui sourit en retour et s'élança à toute vitesse vers Orion, pour éviter qu'il ne se rapproche trop de l'échoppe. Elle voulait que leur échange reste loin des oreilles de Zeyd, sans pour autant s'en éloigner trop. Qui sait ce que lui voulait Orion, et elle préférait rester sous l'oeil vigilant du Sale Gosse. Afin de ne pas éveiller les soupçons, elle serra le grand brun dans ses bras comme elle l'aurait fait pour son frère. Elle profita d'être serrée contre lui pour lui chuchoter du mieux qu'elle put.

"- Que faites-vous ici exactement ?"

Sa bouche continuait de sourire innocemment mais sa voix trahissait son inquiétude. Inconsciemment, sa main alla chercher le manche du couteau dans sa tunique. Comment avait-il pu la retrouver ici ? Aussi vite ? Etait-il de mèche avec Astréos ou Sélène ? Ou avait-il un tout autre dessein pour elle et son maudit pouvoir ?


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Asma
Dim 4 Déc - 20:16

Orion
J'ai 27 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, je suis pilote d'aérostat et je m'en sors très bien. Sinon, j'étais célibataire et je le vivais très bien, mais on m'a arrangé un mariage, et je le vis un peu moins bien.
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N’était-il pas déjà passé par cette allée ? Ou bien était-ce la suivante ? Le Bazar portait bien son nom. Maelström de couleurs et d’odeurs, il était aussi un dédale où il pouvait être aisé de se perdre. Sans son pouvoir, Orion s’y sentit particulièrement vulnérable. Il le vivait comme un véritable handicap, comme si on lui avait retiré l’un de ses autres sens, la vue, le toucher, l’odorat…. Et puis, qu’est-ce qui lui disait qu’elle était bien quelque part là-dedans ? Après tout, le bazar avait plusieurs entrées. Peut-être ne s’agitait que d’un endroit à traverser. Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher de penser qu’il y avait là suffisamment de coins et de recoins cachés pour une fugitive.

Alors qu’il s’apprêtait à jeter l’éponge, Orion tomba soudain nez-à-nez avec la jeune femme. Dans une vision surréaliste, il la découvrit, face à lui, remplissant des bols depuis une marmite fumante. Il se stoppa net dans son élan, se faisant rentrer dedans par un garçon méchamment pressé. Ce dernier ramassa un ballot qu’il avait fait choir, et reprit son chemin en maugréant. Dans son champ de vision, les silhouettes continuaient d’aller et venir dans l’allée, mais il n’avait d’yeux que pour la petite brune dans sa tunique blanche qui souriait à pleine dents en discutant avec un drôle d’énergumène.

La mâchoire lui en tomba. Elle avait l’air… heureuse ?

Se serait-il mépris sur ce qu’il avait vu ? Ou cru voir ? Était-elle là de son plein gré ? Avait-elle passé un marché avec Astréos ? Cela en faisait-il partie ? Orion n’avait jamais envisagé cette perspective jusqu’à présent. Il avait toujours été dans l’idée que la jeune femme était en danger. Partant de là, il avait foncé tête baissée. Esprit chevaleresque à la noix imputable aux préceptes éducatifs de sa grand-mère. Aider la jeune fille. « Ne la perds pas ». Elle semblait s’en être très bien sortie toute seule.

Émile ?! Par réflexe, Orion tourna la tête, regardant autour de lui. Non, aucune méprise, c’était bien à lui que s’adressait la formule. Toujours aussi éberlué, il n’émit pas un son. La légèreté du ton que le garçon employait en lui parlant. Leur apparente complicité. La façon dont ils se tutoyaient, comme s’ils se connaissaient depuis longtemps. Quelque chose grinça en lui.

Avait-elle réussi à négocier quelque chose avec Astréos, contre un retour à une vie de dilettante, déchargée de toutes contraintes ? Avait-elle eu à négocier, d’ailleurs, ou tout ce monde-là était-il de mèche depuis le tout début ? Après tout, ce n’était pas parce qu’il ne connaissait pas Erika que cela signifiait qu’elle ou sa famille ne connaissaient personne d’autre de Zéphyr. Était-ce pour cela qu’il risquait tout ? Sa carrière ? Pour n’être que le dindon de la farce ?

Erika s’approcha de lui à grands pas et le prit dans ses bras. Orion se tétanisa. Cette femme, qu’il ne connaissait au fond pas du tout et qui, sur le papier du moins, était désormais sienne, avait passé ses bras autour de lui. Cette même femme pour laquelle il avait tout abandonné, et qu’il recherchait depuis une bonne semaine, était en train de l’enlacer. Il pouvait sentir le parfum de ses cheveux, mêlé à la chaude odeur de la cuisine dans laquelle elle avait dû passer du temps et des plats qu’elle avait dû y côtoyer. Surréel. Et pourtant, elle l’était bien, elle, réelle.

Mais non, elle n’était pas contente de le revoir, lui. Elle faisait semblant, évidemment. Qui était Émile ? Ainsi, elle avait des connaissances à Babel ? À en croire les relations qu’elle semblait entretenir avec le garçon de l’échoppe, c’était bel et bien le cas. Tant mieux pour elle, après tout.

Lorsque la jeune femme prit la parole pour s’adresser à lui – au vrai lui - , le sang d'Orion ne fit qu’un tour. Qu’est-ce que lui faisait là ? Après tout ce qu’il avait fait pour la retrouver ? Soucieux de ne pas être à l’origine d’un esclandre public et d’attirer inutilement l’attention sur eux, le grand brun essaya de s’abstenir de réagir vivement, mais il voyait rouge.

- C’est plutôt à moi de vous retourner la question, chuchota-t-il furieusement en retour. J’ai cru…

Il avait cru quoi ? Qu’il lui était arrivé malheur ? Qu’il devait la sauver, en raison d’un code de l’honneur et de la galanterie parfaitement désuet ? Il ne termina pas sa phrase. Il se sentait déjà bien assez ridicule en l’état.

- Mais je vois que vous êtes bien entourée, la vilipenda-t-il, parlant entre ses dents.

En cet instant, il était trop heureux que le visage de la jeune femme, plaqué contre son torse, ne soit pas relevé dans sa direction. Un simple regard de sa part aurait eu raison de la supercherie. En cet instant, il lui en voulait. Il s’en voulait à lui-même. De s’être laissé piéger si naïvement. Il regardait droit devant lui, secouant doucement la tête de gauche à droite.

- Dire que je me suis inquiété, souffla-t-il encore, se parlant à lui-même. Quel imbécile je fais.

Le grand brun l’écarta de lui un peu sèchement, la maintenant à une distance respectable de bras. Pour maintenir les apparences, il lui adressa un sourire parfaitement faux.

- Heureux de vous savoir vivante et en bonne santé. Bonne vie, mademoiselle Erika, persifla-t-il.

Furibond, il fit demi-tour et s’éloigna dans la direction opposée.
Jen
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Dim 4 Déc - 21:26

Erika
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Il la repoussa sèchement. Erika sentit son coeur se tordre. Elle s'était attendue à tout, sauf à cette réaction. Pourquoi la rejetait-il d'un seul coup ? Son air de reproche à peine voilé l'irrita profondément. Mais que lui reprochait-il au juste ? D'exister ?

"- Att..."

Elle tenta de le retenir par le bras mais peine perdue, en quelques enjambées le capitaine s'était enfoncé dans la foule du bazar. La brunette s'alarma. Elle ne pouvait pas le perdre de nouveau ! Pas si vite, pas avant d'avoir obtenu des réponses ! Elle voulut s'élancer à sa poursuite, mais se figea. Zeyd. Elle ne pouvait pas le laisser ainsi, déguerpir sans explications après tout ce qu'il avait fait pour elle. Pouvait-elle compter sur son nouveau pouvoir pour retrouver Orion ? Elle n'avait pas vraiment le choix de toute manière.

Alors elle tourna les talons et retourna auprès de l'échoppe. Zeyd l'attendait en la dévisageant d'un air interrogateur.

"- Je suis désolée, mon frère est pressé, débita t-elle à toute vitesse. Si je veux repartir avec lui je dois y aller maintenant. Je te suis tellement reconnaissante pour tout ce que tu as fait pour moi Zeyd, je te suis redevable. Elle l'enlaça avec force. Merci, je suis persuadée qu'on se reverra.

- Hé bah on peut dire que tu as le chic pour les adieux précipités, répondit-il un sourire aux lèvres. Allez vas, et à la revoyure !"

Il la poussa dans la foule avec un dernier clin d'oeil. Erika se détourna et détala à toute allure vers la sortie la plus proche. Il lui fallait retrouver Orion au plus vite.

Sa réaction l'avait déconcertée. S'il était de mèche avec les fous de Zéphyr, il ne l'aurait certainement pas abandonné de nouveau à la seconde où il l'avait retrouvée. Alors pourquoi était-il ici ? Elle ne pouvait pas croire à une coïncidence. Etait-il réellement venu la chercher par inquiétude ? Avait-il assez de coeur pour se soucier du sort d'une inconnue sortie de nulle part ? Elle l'espérait. Car autrement, elle était entrain de sauter à pieds joints dans la gueule du loup.

Arrivée dans une allée passante, elle ralentit l'allure et ferma les yeux pour se concentrer. Orion. Elle visualisa le grand brun avec une étonnante facilité. Toujours dans les rues de la cité. Bon signe. Sa boussole lui indiqua une direction claire. Elle rouvrit les yeux, et repartit en courant jusqu'à en perdre haleine. Les passants qu'elle bousculait la dévisageaient sévèrement, certains rouspétaient. Mais elle ne pouvait pas s'arrêter, aussi chaotique était le spectacle qu'elle offrait. Sa toge un peu trop grande se prit dans ses pieds et elle trébucha plusieurs fois. Mais elle continua à suivre aveuglément la direction que lui indiquait sa boussole.

Par deux fois, elle se retrouva prise dans un cul de sac. La boussole avait beau lui indiquer une direction, il ne prenait pas en compte les dédales de la cité. Furieuse, Erika devait rallonger son trajet, toujours au pas de course. La nuit commençait à tomber doucement. Elle n'allait plus pouvoir rester à errer éternellement dans les rues. Ne m'abandonnez pas...

Et puis au détour d'une rue, la brunette sentit qu'elle approchait du but. Elle s'arrêta et tourna sur elle-même, à la recherche de ce visage familier parmi les passants. Là ! Une silhouette qui dépassaient les autres d'une bonne tête s'éloignait en direction d'un passage. Il ne lui échapperait pas.

"- Orion !" l'appela t-elle à bout de souffle.

Mais la silhouette du capitaine ne ralentit pas l'allure. Erika sentit la moutarde lui monter au nez. Alors elle rassembla ses dernières forces pour s'élancer à sa poursuite.

"- Orion, attendez !" fit-elle plus fermement.

Aucun signe. A bout de nerfs, Erika lui attrapa le bras pour le forcer à se retourner et se planta devant lui. Elle leva un regard furibond sur lui.

"- Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous ? s'exclama t-elle au bord des larmes. Comment pouvez-vous réapparaître magiquement à l'autre bout des Arches, ne fournir aucune explication, et disparaître comme si de rien n'était ?"

Elle le dévisagea un instant. En fait, c'était exactement ce qu'il avait déjà fait une première fois. Apparaître dans sa vie sans crier gare, tout chambouler, et repartir comme si rien ne s'était passé. Mais entre temps, sa vie à elle avait été saccagée. Elle ne le laisserait pas repartir sans avoir obtenu de réponses. Et quelque chose d'autre en elle lui hurlait de ne pas le laisser repartir. Elle reprit son souffle et continua.

"- Je ne sais pas ce que vous savez, mais je n'ai pas d'autre choix que de vous faire confiance. Je n'ai nulle part où aller, Astréos veut très probablement ma mort, et qui sait ce que me veulent les autres. Elle marqua une pause. Vous êtes le seul qui puisse encore m'aider. S'il vous plaît Orion, j'ai besoin de comprendre."

Erika retint sa respiration, les yeux rivés dans ceux du grand brun face à elle. Maintenant qu'il avait réapparut, elle ne pouvait plus imaginer s'en sortir sans son aide.

"- Je vous en supplie, ne me laissez pas seule à nouveau."


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Asma
Lun 5 Déc - 9:30

Orion
J'ai 27 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, je suis pilote d'aérostat et je m'en sors très bien. Sinon, j'étais célibataire et je le vivais très bien, mais on m'a arrangé un mariage, et je le vis un peu moins bien.
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Un idiot. Voilà ce qu'il était. Idiot de s'être laissé embarquer dans toute cette affaire. Idiot d'avoir essayé de s'opposer à la volonté des Grands de sa guilde. Idiot d'avoir cru l'espace d'un instant qu'il y avait quelque chose qui le rattachait d'une façon ou d'une autre à la nécromancienne. Il ne lui devait rien du tout. Mais plus que tout, il était un idiot avec un sale caractère. Il était reparti sans même s'attacher à essayer d'obtenir une réponse à ses questions.  Il ne lui avait demandé aucune explication. Il ne lui avait même pas accordé le bénéfice du doute ? Aurait-il dû ? À tout le moins, il aurait pu récupérer la bague de sa grand-mère. Elle ne manquerait certainement pas de lui en faire reproche quand il la reverrait.

Quel était le plan, désormais ? S'il mettait tout cela derrière lui, il ne lui restait qu'à remonter à bord de l'Harmattan et quitter cette satanée arche. Il ne manquerait pas de croiser le Boréal sur sa route retour. Il pourrait expliquer ce qui s'était passé à Bartolomé, rentrer sur Zéphyr ramener le navire volant à sa propriétaire légitime, comme il s'y était engagé. Il pourrait prétexter vouloir passer quelques jours avec sa famille, en attendant la fin de la tournée du sud du long-courrier ? Non, cela faisait bien trop long. Il ne faisait pas bon s'éterniser trop longtemps sur Zéphyr, malgré tout. Oui, il rentrerait, rendrait l'Harmattan à Rhona, et trouverait un moyen de retrouver le Boréal sur son parcours. Puis il tournerait la page sur ce détestable épisode de son existence.

Orion ressassait. Entièrement accaparé par ses pensées, il avalait les rues et les escaliers à grandes enjambées. Même sans sa boussole, il parvenait à reconnaître les endroits par où il était passé à l'aller. Du moins le croyait-il. Il rata un premier embranchement, revint sur ses pas, reprit une direction qui lui semblait plus familière. Et ce fichu pouvoir qui faisait des siennes, par-dessus le marché ! Le soleil commençait à descendre sur la cité, tandis que le jeune homme continuait à en gravir les niveaux en direction de la station.

Lazarus ! Par respect pour l'explorateur, il ne pouvait pas repartir comme un malotru, sans répondre à l'invitation qui lui avait été faite. Tout en marchant, il ressortit le plan d'un pan de sa tunique. Il jeta un œil à l'emplacement que lui avait indiqué l'automate et qu'il avait pris le soin de marquer. Il allait lui falloir bifurquer après le prochain pont, et emprunter un chemin nettement moins familier. Profitant de ce qu'il avait le plan entre les mains, il s'abstint d'essayer d'utiliser son pouvoir. Il s'accorderait encore un peu de répit. En attendant, il ferait "comme tout le monde", se convainquit-il à regret.

Il rejoignit des quartiers moins décrépis, aux façades plus élégantes et aux petites placettes agrémentées de fontaines rafraichissantes et de squares proprets où poussait une végétation luxuriante pourtant bien domestiquée. Les rues étaient aussi plus passantes. Échoppes et restaurants semblaient aussi plus nombreux à cet endroit. Il se sentait peu à l'aise dans la foule. L'agitation, le bruit. Il avait même l'impression qu'on l'appelait. Ne pas s'arrêter, quitter cet espace d'inconfort. Le grand brun poursuivit d'un pas rapide, jusqu'à repérer un passage un peu moins fréquenté. Il s'apprêta à s'y engouffrer quand il sentit une pression sur son bras.

Orion se retourna, se demandant d'où cela venait. Il baissa les yeux pour découvrir face à lui une Erika essoufflée. Elle avait l'air furieuse. Sa surprise à lui se mua assez rapidement en un miroir du masque de colère qu'arborait la jeune femme.

Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez lui ?! Depuis qu'elle était rentrée dans sa vie, plus rien ne tournait rond chez lui ! Sa famille, menacée pour il-ne-savait-quelle raison. Sa carrière, probablement ruinée. Sa petite vie tranquille, partie en éclats ! Même ses pouvoirs ! Et c'était sans parler de ses sentiments et de son ego, aussi rudement malmenés l'un que l'autre.

Il eut envie de lui répondre de façon acerbe, de lui jeter toutes ces choses au visage. La seule raison qui l'en empêcha fût le regard de la jeune femme. Comme lorsqu'ils s'étaient retrouvés face à Astréos et Sélène, il y trouva une forme de désespoir qui le désarçonna. Préparé à son énervement, mais pas à son désarroi, Orion se décomposa.

Il aurait voulu lui poser mille questions. Nulle part où aller ? Mort ? Ce qu'il avait vu ? Astréos avait donc bien essayé de lui faire du mal ? Mais alors, si elle n'avait pas préparé son arrivée sur Babel, comment s'était-elle débrouillée jusque-là ? Qui était le garçon qu'il avait vu plus tôt au bazar ? Qui était Émile ?

Essayant de rassembler ses pensées, Orion se pinça le nez dans le creux des yeux. Il s'éclaircit la voix, avant de reposer son regard sur la jeune femme qui le fixait droit dans les yeux.

- Que… que s'est-il passé exactement pour vous ? Hésita-t-il. Après. Après qu'on m'a forcé à partir ?
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Lun 5 Déc - 11:51

Erika
J'ai 24 ans et je vivais à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis fille de famille inlfuente et je m'en sors bien selon moi, mal selon mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par arrangement et je le vis plutôt mal, évidemment.

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Incertaine et sur le qui-vive, Erika observa Orion. Ses jambes bien qu'encore fatiguées de la folle course poursuite, étaient prêtes à détaler au quart de tour si le capitaine se révélait être une quelconque menace. De nouveau, sa main chercha le manche de son couteau. Non pas qu'elle sache s'en servir, ni qu'elle pensait avoir la moindre chance face au colosse, mais cela la rassurait un peu. Orion instaura un silence qui lui sembla durer une éternité, comme en proie à un dilemme, ou peut être à des interrogations lui aussi. Il finit par lui poser une unique question.

Erika ouvrit la bouche pour répondre mais se figea. Par où commencer ? Il s'était passé de tant de choses en l'espace de quelques jours seulement ! Et la moitié des informations qu'elle avait étaient incomplètes, et créaient plus de questions qu'elles n'en résolvaient. Interdite, elle fixa Orion, dont la colère semblait s'être dissipée momentanément. Il semblait prêt à l'écouter.

Alors ses dernières barrières tombèrent. Elle devait vider son sac, se soulager de ce poids oppressant qui ne la lâchait pas depuis des jours. La brunette n'en pouvait plus de mentir, de se cacher, d'être seule face à toutes ces questions. Elle avait enfin face à elle quelqu'un qui pourrait entendre toute la vérité sans qu'elle n'ait à mentir encore et encore. Quelqu'un qui pourrait comprendre.

Elle se lâcha.

Dans un flot de paroles ininterrompu, Erika lui raconta absolument tout ce qu'elle avait vécu, entre le moment où il avait quitté cette sinistre salle de réception et le moment où il l'avait retrouvée au Bazar. L'étrange interrogatoire avec les Grands maîtres. L'implication d'autres partis inconnus qui semblaient tirer les ficelles. Le supposé double-jeu d'Astréos. La mystérieuse Arc-en-Terre. Sa fuite inespérée. Sa quête vaine pour retrouver son frère Emile. Les premiers jours sur Babel. Zeyd, qui l'avait aidé à survivre jusqu'ici. Le bazar et le café-théâtre qui n'en était pas vraiment un - sans toutefois rentrer dans les détails. Les Sales Gosses. Et lui.

Erika s'agitait dans tous les sens, expliquant de son mieux au grand brun tout ce qu'elle avait à lui dire. Jamais elle ne lui avait adressé la parole aussi longtemps, mais elle s'adressait aussi bien à lui qu'à elle-même. C'était un véritable soulagement de pouvoir enfin se confier, de ne plus avoir à prétendre d'être ce qu'elle n'était pas. Devoir mentir, même par omission, à Zeyd et à tous les autres lui avait été si difficile.

Lorsqu'elle se tut enfin, la nuit avait gagné la cité de Babel. Le passage était devenu plus sombre, les rues un peu moins passantes. Le soleil brûlant avait laissé place à une chaleur agréable, moins étouffante. Erika respira à plein poumons. Maintenant qu'elle lui avait dit tout ce qu'elle savait, elle se sentait à la fois plus légère et plus vulnérable. Il avait toutes les cartes en main, et elle rien. Peut-être qu'elle ne lui avait rien appris de nouveau, peut être était-il déjà au courant des manigances des Grands maîtres.

Mais elle ne lui laissa pas le temps de réagir, elle aussi avait des questions.

Que savait-il exactement de tout ce qui se tramait autour de cette sombre affaire ? Etait-il de mèche avec les Grands de sa guilde ? Ou avec quelqu'un d'autre ? Lui aussi était-il en quête d'Arc en Terre pour une raison farfelue ? D'ailleurs était-il venu seul ici ou Bartolomé et les autres l'avaient-ils suivi ? Cette entrevue n'était-elle que le fruit du hasard ou y avait-il autre chose ? Et que signifiait ce regard de reproche qu'il lui avait jeté au visage tout à l'heure ?

Mais parmi toutes les questions qui la taraudaient, une seule lui brûlait les lèvres. A elle seule, elle pouvait lui fournir tant de réponses. Moins menaçante qu'au Bazar, Erika réitéra sa toute première interrogation sans lâcher le capitaine du regard.

"- Et vous, pourquoi êtes-vous ici ?"


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Lun 5 Déc - 13:03

Orion
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Orion fût abreuvé de tellement d’information d’un coup que la tête lui en tourna. Erika lui relata par le menu tout ce qui lui était arrivé depuis leur séparation. Absorbé par ses paroles, il ne pût s’empêcher de penser qu’elle avait un captivant talent d’oratrice. Il n’avait pas vu le temps passer, il n’avait pas remarqué le soleil qui avait fini sa course derrière l’horizon. Toute son attention était concentrée sur la petite brune, en face de lui, occupée à lui relater les évènements de ces derniers jours tels qu’elle les avait vécus.

Le garçon du café. Orion aurait dû lui être redevable de ce qu’il avait finalement, plutôt que de s’en exaspérer. Et Emile. Son frère ? Orion qu’il ne savait vraiment rien du tout sur la vie de la jeune femme. Il n’avait vu ses parents qu’une fois dans sa vie, près de deux semaines auparavant, lorsqu’il était allé chercher Erika sur Sidh. Deux semaines. Cela lui semblait tellement plus lointain. Il avait eu plusieurs jeunes filles autour du couple. Des sœurs. Mais il ne se rappelait pas avoir vu d’autre figure masculine que celle du père. Combien étaient-ils dans sa fratrie ?

Elle atteignit finalement le bout de son récit. Orion prit le temps d’encaisser. Il fallait reconnaitre que la jeune femme était beaucoup plus résiliente qu’elle n’en donnait l’air au premier abord. Certaines liaisons commencèrent à se faire dans son esprit. Des morceaux qui se recollaient ensemble, une certaine logique dans le cheminement. Des parts d’ombre persistaient. Comme le fait de savoir qui était cette femme qu’Astréos avait demandé à Erika de pister. Et pourquoi il la cherchait. Mais le plus important pour lui en cet instant n’était pas là. Ils étaient tous les deux hors de portée des Grands de sa guilde. Ils étaient – du moins pour l’instant – en sécurité.

La jeune femme reprit alors la parole, pour lui poser à son tour une seule et unique question. Celle qu’elle lui avait posé un peu plus tôt. Au fond, la question était légitime. Pourquoi était-il vraiment ici ?

- Pour vous, répondit-il sur le ton de l’évidence.

Réalisant ce qu’il venait de dire et la façon dont cela pouvait être compris, il rebondit aussitôt, comme pour masquer sa gêne.

- Je veux dire, après tout ce qui s’est passé, j’étais naturellement inquiet. Je tiens à vous réitérer que rien de ce qui s’est produit sur Zéphyr ne relève des us et coutumes de mon arche. Rien.

Il fronça les sourcils. Son regard s’obscurcit, alors que l’image d’Astréos s’approchant dangereusement d’Erika envahit de nouveau ses rétines.

- Je vous ai « vue » dans la Rose des vents.

Il détourna le regard. Il sembla alors réaliser qu’autour de lui, la nuit était tombée sur la cité. Pendant qu’Erika parlait, Orion avait pris appui sur un parapet de pierre. Il s’en détacha lentement et jeta un coup d’œil circulaire. Il n’y avait plus grand-monde dans les rues. Les rideaux devant certaines échoppes avaient été descendus, les volets fermés. La présence persistante à cet endroit d’un étranger et d’une sans-pouvoir – mais pourquoi portait-elle une tunique blanche, d’ailleurs ? – pourrait sembler suspicieuse. Il ne souhaitait pas que la police soit appelée les concernant.

- Nous ne devrions pas rester là. Nous risquons d’attirer l’attention.

Une pause. Quelle heure était-il ? Lazarus ! Il avait encore oublié le dîner prévu avec l’explorateur.

- Accepteriez-vous de cheminer avec moi ? Il se fait tard, et il s’avère que je suis attendu. Une connaissance de longue date à qui je pouvais très difficilement dire « non » sans éveiller sa trop grande curiosité, s’empressa-t-il d’ajouter, comme pour se justifier.
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Lun 5 Déc - 13:47

Erika
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Erika haussa un sourcil circonspect. Pour elle ? Ou pour ce pouvoir qui semblaient lui attirer des ennuis comme un aimant ? Non c'était ridicule, Orion possédait lui-même ce pouvoir, et il n'aurait en théorie pas besoin des siens en plus... N'est-ce pas ?

Le grand brun confirma sa pensée, apparemment il n'était venu ici que par inquiétude. Et aussi pour lui assurer que le traitement qu'elle avait reçu sur Zéphyr n'était pas dans les us et coutumes de l'arche. Erika eut un demi sourire ironique : non vraiment ? Quelle surprise ! Evidemment qu'elle se doutait bien que son accueil n'avait pas été des plus conventionnels. Son regard s'adoucit cependant légèrement. Il semblait sincère, et elle voulait le croire. Elle avait envie de croire qu'il n'était réellement sur Babel que par pure inquiétude. Cela lui réchauffa brièvement le coeur.

C'est alors qu'Orion reprit la parole et Erika haussa des sourcils surpris. Comment ça, il l'avait vue ? Avec son pouvoir probablement ? Cela pouvait bien expliquer comment le capitaine l'avait retrouvée aussi vite, s'il l'avait vue franchir la porte de Babel. Quoique, il aurait très bien pu la localiser sans cela aussi. Mais alors qu'avait-il vu exactement ? Astréos ? Le grand brun détourna le regard, et Erika ressentit le besoin de partir d'ici. Les rues se vidaient un peu trop à son goût de fugitive. Orion sembla avoir le même sentiment et suggéra qu'ils bougent d'ici. Erika acquiesça vigoureusement, bien qu'elle ne savait où se rendre. Elle ne pouvait pas décemment embarquer le capitaine avec elle auprès des Sales Gosses. Le peu qu'elle connaissait du grand brun lui suffisait pour savoir que ces deux mondes ne feraient pas bon ménage. Et puis il avait très certainement son Boréal dans les environs, dans lequel il préférerait rentrer.

Alors qu'elle s'apprêtait à lui demander où était amarré le Boréal, Orion consulta sa montre à gousset et s'agita. Puis il lui appris qu'il était attendu chez une "connaissance". Erika fronça les sourcils un instant, puis haussa les épaules. Après tout, Orion était habitué à voyager entre les arches, il n'était pas étonnant qu'il connaisse du monde à Babel, si loin de son arche natale. Elle lui emboîta le pas.

Le grand brun semblait se diriger à l'aide d'une carte, ce qu'Erika trouva surprenant. Ne pouvait-il pas tout simplement localiser son hôte à l'aide son pouvoir d'Aiguilleur ? Elle s'abstint cependant de tout commentaire, de peur de briser le fragile silence qui s'était installé entre eux. En temps normal, la jeune fille avait horreur des longs silences, mais elle avait fini par comprendre que le capitaine n'était pas des plus bavards. Et après son récit animé, elle n'était pas non plus mécontente de retrouver un petit peu de calme. Avec grande peine, elle suivit la démarche rapide d'Orion, qui couvrait en un pas la même distance qu'elle en couvrait avec deux. Elle pesta contre sa tunique qui prenait un malin plaisir à s'emmêler dans ses bottines.

Ils s'enfoncèrent dans des quartiers qui semblaient bien plus tranquilles et aisés que ceux qu'Erika avait fréquenté jusqu'ici. Les maisonettes et parfois même les villas qu'ils y croisaient respiraient l'abondance, de par les superbes ornements qui décoraient les portails, et les jardins verts luxuriants à l'aspect impeccable. Ici et là, des automates semblaient s'affairer à tailler des rosiers, arroser des plantes, polir les marches d'escalier. La brunette jetait des coups d'oeil curieux tout autour d'elle, mais ne pouvait s'attarder : Orion ne ralentissait toujours pas la cadence.

Enfin, il s'arrêta net devant un portail et Erika manqua de lui rentrer dedans. Elle leva le nez vers une curieuse bâtisse, à l'air majestueuse mais aussi moins ordonné que les autres. Un automate parvint à leur hauteur de l'autre côté de la grille.

"- Tout vient à point à qui sait attendre," s'exclama t-il d'une voix saccadée.

Erika observa la machine sans visage avec curiosité. Décidément, elle ne se faisait pas à ces centaines d'automates qui parcouraient les rues de la cité, même après des jours passés sur place. Ils avaient toujours le chic pour débiter une phrase qui n'avait parfaitement aucun sens, répondre à toutes les questions sauf celles qui leur étaient posées, puis s'enfuir dans un roulement mécanique. La jeune fille avait fini par ignorer la plupart de ceux qu'elle croisait.

"- Je me demande bien qui créé des absurdités pareilles", murmura t-elle pour elle-même le regard toujours fixé sur l'étrange automate, qui de toute évidence ne parvenait pas à leur ouvrir la grille.

- Cher ami, vous vous êtes fait désirer !" s'écria alors une voix qui venait du haut des marches.

Erika leva la tête et aperçut une cascade de cheveux argentés, surmontés d'un énorme chapeau haut de forme aux couleurs bariolées. Ses yeux s'arrondirent de surprise. Etait-ce là réellement une bonne connaissance d'Orion ? Ils semblaient pourtant être de parfaits opposés. Elle jeta un coup d'oeil interrogateur au capitaine à ses côtés.

"- Vous ne vous êtes pas trompé de maison par hasard ?" souffla t-elle, un sourcil levé.

L'étrange personnage dévala les marches à toute allure, et s'approcha de la grille pour venir en aide au pauvre automate. Soudain il s'arrêta.

"- Oh, mais je ne vous savais pas accompagné ?"


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Lun 5 Déc - 17:26

Orion
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Arrivé devant le portail de la splendide demeure, Orion réajusta sa toge et replaça la manchette autour de son poignet gauche. Sa grand-mère lui avait toujours dit qu’un gentleman se devait d’être d’une tenue impeccable en toutes circonstances. Les habitudes avaient la vie dure. Leur hôte fit son apparition au sommet des marches. Les mains croisées dans le dos, Orion l’accueillit d’un sourire amical. Il retint un rire à la réflexion de la jeune femme à ses côtés. Effectivement, Lazarus était un curieux personnage pour qui ne le connaissait pas. Même pour qui le connaissait. Mais il était un pur génie de leur temps.

- Voici Lazarus, commença Orion en présentant leur hôte à la jeune femme à ses côtés. Lazarus est un arche-trotteur de renom. Nous nous sommes côtoyés à plusieurs reprises, sur diverses arches. J’ai même eu le plaisir de le transporter moi-même. Il est aussi l’inventeur des automates, ajouta Orion avec un rictus gentiment moqueur.

Oui, il avait bien entendu la réflexion à voix basse de la jeune femme.

- Cessez, vous allez me faire rougir, conclut l’intéressé en toute fausse modestie. Qui est donc cette charmante personne ?

Orion sentit une bouffée d’anxiété l’envahir à la question de l’explorateur. Pourquoi n’avait-il pas pris la peine d’y réfléchir plus tôt ! Fallait-il dire la vérité ? Et risquer de remettre la jeune femme en danger ? Mettre Lazarus dans la confidence ? Les deux hommes étaient loin d’être très proches. Même s’il ne cherchait pas à le nuire, il se pourrait que survienne un jour dans une conversation le fait qu’il avait reçu Orion et Erika ensemble. Si d’une façon ou d’une autre, cela remontait jusqu’aux oreilles de sa guilde, il ne manquerait pas d’avoir encore plus d’ennuis qu’il n’en avait déjà. Non, il valait mieux mentir.

- Mon… assistante. Maïa.
- Enchanté, Miss. J’espère que vos « affaires » se sont bien déroulées, lança-t-il tout en se détournant d’eux pour les guider vers l’intérieur. Si vous voulez bien me suivre, dears.

A l’instant même où Lazarus leur tourna le dos, Orion articula des excuses silencieuses en direction de la jeune femme. Il n’était pas très doué en mensonge. Il avait dit la première chose qui lui était passée par la tête. Il espérait qu’elle ne lui en tiendrait pas rigueur.

- Je vous souhaite la bienvenue. Vous avez déjà rencontré Walter. Voilà James, Patel, Enid, Mani, Charles.

Un à un, les pointant successivement du doigt, il égrenait les noms des multiples machines qui s’affairaient un peu partout dans la maison. Le jardinier qui les avait accueillis. Un automate qui dépoussiérait, un autre qui portait une pile de linge fraîchement plié, encore un qui approchait avec un plateau dans les bras.

- Installez-vous, installez-vous, je vous prie, dit-il en leur désignant les assises du séjour. Il leur tendit à chacun un verre, qu’Orion accepta bien volontiers. Il n’avait rien avalé depuis qu’il avait quitté l’Harmattan, ni bu une goutte pour se désaltérer. Or il faisait chaud sur cette arche.  

- Vous vous êtes marié ? S’exclama joyeusement Lazarus lorsque son regard se posa sur l’alliance que portait toujours Orion. Je m’excuse de ne pas l’avoir relevé plus tôt. Les félicitations sont de rigueur, mon ami, poursuivit-il en tendant son verre en direction de ses deux invités pour trinquer avec eux.

Les verres s’entrechoquèrent. Orion avait changé de couleur. Pourquoi n’avait-il pas non plus pensé à retirer ce fichu anneau ? Il s’efforça de sourire poliment.

- Vous connaissant, il doit s’agir d’une jeune femme hors norme. Quelle chance elle a !

Le grand brun, qui avait porté le verre à ses lèvres, s’étrangla avec sa boisson. Ses oreilles changèrent de couleur tandis qu’il contemplait, soudainement fasciné, le fond de son verre. Il bafouilla un remerciement gêné en évitant soigneusement les regards des deux autres, en particulier de la jeune femme.

- Sur quelle nouvelle invention êtes-vous actuellement en train de travailler actuellement, cher Lazarus ? Hasarda Orion pour tenter de détourner la conversation.

L’explorateur entreprit de leur expliquer sa dernière trouvaille, et se lança dans un long monologue. Il aurait peut-être mieux fait de poser une question sur un sujet qui enthousiasmait un petit peu moins l’inventeur. Il fallait néanmoins le reconnaître, après la journée, voire la semaine, qu’il venait de passer, ce semblant de normalité lui faisait du bien.
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Lun 5 Déc - 19:12

Erika
J'ai 24 ans et je vivais à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis fille de famille inlfuente et je m'en sors bien selon moi, mal selon mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par arrangement et je le vis plutôt mal, évidemment.

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Erika déglutit péniblement lorsqu'Orion la présenta comme étant son assistante. Maïa ? Soit. Le répit n'aura donc été que de courte durée, la voilà repartie pour un tour de mensonges. Mais surtout, le message qu'elle percevait était inquiétant : cet homme n'était-il donc pas de confiance ? Pourtant, le capitaine l'avait présenté plutôt chaleureusement, et ne démontrait pas de signe de tension. En tout cas pas comme lors de la cérémonie de mariage, lorsqu'il avait fait tout son possible pour lui indiquer le danger. Alors elle devrait peut être se méfier, mais dans une moindre mesure. La brunette se contenta de sourire poliment au drôle de personnage, et d'esquisser un léger mouvement de tête. Elle serait donc Maïa l'assistante ce soir.

A peine Lazarus s'était-il détourné pour les inviter à le suivre, qu'Orion lui articula des excuses silencieuses. La jeune fille balaya ses excuses d'un geste de la main, en lui faisant signe de la tête que ce n'était rien. Elle n'était plus à un mensonge près, et il avait sûrement ses raisons de vouloir protéger leurs arrières. Bien que son égo ait pris un coup de n'être "que" son assistante. Mais cela était sans doute plus prudent ainsi.

Ils furent installés à des assises dans un magnifique séjour encombré de babioles de toutes part. Erika jeta un coup d'oeil curieux à toutes ces bizarreries qui l'entouraient. Ce Lazarus avait-il réellement donné un nom à chacune de ces étranges machines ? Elle le remercia poliment lorsqu'il lui tendit un verre, s'efforçant de ne pas avoir l'air trop médusée par tout ce qui l'entouraient. Il était impressionnant de penser que toutes les étranges machines qui avaient croisé son chemin jusqu'ici provenaient tous de l'imaginaire bariolé de cet homme.

Erika n'eut cependant pas le temps de rêvasser bien longtemps, car leur hôte fit une remarque qui manqua de la faire éclater de rire. Le mariage, cette vaste plaisanterie.

"- Félicitations," se joignit-elle à Lazarus en se mordant la joue pour ne pas rire.

Le visage qu'arborait Orion était d'un comique sans pareil. Puis l'inventeur en rajouta une couche, et Erika dut faire semblant de tousser dans son coude pour masquer son hilarité. A présent, le capitaine avait les oreilles cramoisies, et se prit d'une fascination absolue pour le fond de son verre. La jeune fille observa le spectacle, les yeux brillants d'amusement. Finalement, c'était bien plus facile d'être l'assistante, et de voir le grand brun se débrouiller seul. Aussi, elle se félicita d'avoir retiré son alliance en arrivant ici. Cela lui aurait sûrement attiré trop de questions et de soupçons aussi.

Orion détourna peu subtilement la conversation, et Erika reporta son attention sur Lazarus, dont l'oeil s'alluma d'un éclair de folie - ou d'inspiration géniale, selon les points de vue. Il se mit à débiter des explications farfelues sur ses dernières inventions, dont la brunette ne comprit pas les trois-quarts. Elle commençait à se noyer dans le fond de son verre lorsqu'un automate les interrompit.

"- Les carottes sont cuites, clama t-il de sa voix métallique.

- Ha, le dîner va pouvoir être servi ! s'exclama Lazarus en frappant dans ses mains. Je vous en prie, par ici, dears."

Il les escorta jusque dans un grand salon, où une table déjà dressée trônait. Erika se sentit soudain mal à l'aise dans sa pauvre tunique blanche. En temps normal, elle s'apprêtait toujours correctement pour les beaux dîners, se coiffait, se maquillait, se parfumait. Aujourd'hui, elle sentait très probablement les épices du Bazar, ses cheveux n'avaient pas été brossés, et sa trousse de toilette n'était qu'un lointain souvenir. Elle grimaça. Elle aurait pourtant dû s'estimer heureuse de se retrouver dans une superbe demeure face à un tel dîner, elle qui dormait dans un cagibis il y a de cela quelques jours à peine.

A peine installés à table, Lazarus reprit son inlassable monologue. Erika chercha discrètement le regard d'Orion, pour vérifier qu'elle n'était pas la seule qui ne suivait rien à rien. Malgré tout, elle n'avait pas le coeur à l'interrompre. Premièrement, elle n'était censée être qu'une assistante et cela aurait pu être interprété comme de l'impolitesse. Et deuxièmement, ce dîner était ce qu'il y avait eu de plus normal dans sa vie depuis des jours. Elle en profita donc pour se détendre, et se laissa resservir un autre verre de vin par l'automate qui les avait suivi à table. Le dernier, se promit-elle. Elle voulait garder les idées claires ce soir.

"- Oh, regardez bien ce que Henry va faire, s'interrompit Lazarus en voyant un nouvel automate approcher, un plateau de viande sur son bras articulé. Je lui ai appris à servir le roast beef."

L'inventeur fixa fièrement sa machine du regard, le même qu'aurait un père en regardant son fils. Henry s'approcha d'Erika dans un roulement mécanique, puis saisit un morceau de viande avec la pince qui lui servait de main droite. Méfiante, la jeune fille observa les gestes de l'automate. Elle voyait déjà le morceau de viande juteux tâcher le seul vêtement qu'il lui restait. Et cela ne manqua pas. A peine la pince avait-elle quitté le plateau qu'un mouvement brusque fit glisser la tranche de roast beef. Vivement, Erika glissa son assiette sous le morceau qui retomba miraculeusement dedans, sans faire de dégâts. Elle soupira de soulagement. Pas cette fois.

"- Oh miss, je suis tout à fait navré je l'ai pourtant si longtemps entraîné, intervint Lazarus avec une expression déconfite.

"- Ce n'est rien, sourit-elle en reposant son assiette. Cela m'arrive régulièrement, c'est que je dois porter malchance !"

Et vous avez eu beaucoup de chance que j'aie vu la catastrophe arriver, ajouta t-elle pour elle-même. Elle ne voulait pas reproduire l'incident du commis de cuisine ce soir.

Lazarus ayant terminé de servir les mets à la place d'Henry, ils se mirent à déguster le plat qui avait partiellement refroidi entre-temps. L'inventeur reprit la parole presque immédiatement.

"- Enfin assez parlé de moi mon ami, quels sont vos prochaines destinations ? Je veux tout savoir, vous connaissez mon goût pour les voyages !"

Erika jeta un regard curieux à Orion. Elle aussi, se demandait bien quelle était sa prochaine destination. Ou la leur ?


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