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LE TEMPS D'UN RP

Un mariage arrangé et deux affligés [Asma x Jen]

Asma
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Asma
Lun 10 Avr - 14:30

Orion
J'ai 27 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, je suis pilote d'aérostat et je m'en sors très bien. Sinon, j'étais célibataire et je le vivais très bien, mais on m'a arrangé un mariage, et je le vis un peu moins bien.
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Orion ne put réprimer un sourire moqueur en regardant la jeune femme choisir une rue, revenir sur ses pas, tenter une nouvelle direction. Elle avait un sens de l’orientation absolument épouvantable. Il eût envie de lui rappeler qu’elle disposait maintenant, grâce à lui, d’un sens de l’orientation plus inné, mais il se garda bien de le dire à voix haute. Le commentaire aurait été chargé de trop de sous-entendus concernant tout un ensemble de conversations très désagréables qu’ils avaient eues au cours des derniers jours. Pour une fois qu’ils arrivaient vaguement à se tolérer, il ne serait pas le premier à raviver les braises.

Dans cet esprit de pseudo-convivialité, Orion accepta avec un bref remerciement le sandwich qu’elle lui tendit. La nourriture lui fit le plus grand bien. Là, posté sur le rivage de cette mer, sur cette arche si loin de chez lui, le grand brun savourait un vrai moment de sérénité. Loin des ennuis, loin des intrigues et des manigances. Il essaya de vider complètement son esprit et se concentrer sur ce qui l’entourait. Le clapotis des vagues, les petits galets mêlés aux grains de sable opalescent qui roulaient sur la grève. En dépit du fond de l’air frais, le soleil sur son visage. Il ferma les yeux et profita quelques instants de ces agréables sensations. Le casse-croûte terminé, Orion retira ses bottes et ses chaussettes et retroussa le bas de son pantalon jusqu’à mi-mollet. Laissant Erika à sa propre contemplation, il s’approcha du rivage et plongea ses orteils dans l’eau cristalline. Froide. Vivifiante. Il se contenterait d’y tremper uniquement les pieds.

Il longea ainsi un long moment la plage déserte, simplement les pieds dans l’eau. A cette heure-ci, la plupart des villégiateurs devaient être au déjeuner, sur les terrasses des hôtels et des restaurants. De toute façon, très rares étaient ceux qui se baignaient à cette époque de l’année. Orion revient tranquillement sur ses pas, en direction de la jeune femme, et sortit de l’eau.

- Je pense que ce message provient bien d’Hildegarde, commença-t-il doucement, essayant de ne pas brusquer la brune qui semblait perdue dans ses propres pensées. Nous devrions être fixés…

Sur notre sort, avait-il failli laisser échapper. Leur sort ? Son sort, plutôt. Dernière ligne droite. Terminus pour lui. Quoi qu’il advienne. Il laissa la phrase en suspens, puis enchaîna directement sur la suite.

- Néanmoins, il vaut mieux être prudents. Nous ne connaissons pas les lieux. Je n’ai aucune certitude sur la personne qui m’a remis ce pli. Peut-être vaudrait-il mieux se séparer et qu’un seul de nous se rende à ce rendez-vous ?

Le sous-entendu était clair. Lui. Après tout, c’était lui qui avait reçu le courrier. Et surtout, s’il advenait quoi que ce soit, il serait bien plus en capacité de se défendre que la petite brune qui avait déjà du mal à simplement retrouver son chemin. Et puis, même si l’idée lui déplaisait au plus au point, Archibald semblait s’être entiché d’elle. Il pourrait la protéger. L’objectif n’avait pas changé. Jusqu’à tant que la mère Hildegarde leur donne sa décision finale, il fallait essayer d’assurer la sécurité de la nécromancienne.
Jen
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Jen
Lun 10 Avr - 15:39

Erika
J'ai 24 ans et je vivais à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis fille de famille inlfuente et je m'en sors bien selon moi, mal selon mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par arrangement et je le vis plutôt mal, évidemment.

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Emile avait raison. Les vagues étaient bien hypnotisantes. Elle avait aperçu du coin de l'oeil qu'Orion s'était éloigné pour mettre les pieds à l'eau. Puis elle l'avait perdu de vue.

"- Tu sais pourquoi l'eau de la mer est salée ?"

Bertille lui pointa du doigt une image sur son livre de contes, tandis qu'Erika dessinait à ses côtés.

"- C'est les larmes de ceux qui ont pleuré la disparition d'Isis.
- Qui est Isis ?"

Bertille se contenta de hausser les épaules.

"- La mer ce n'est qu'une légende, lâcha Adèle, l'air blasé.
- C'est faux !
- Tu l'as déjà vue toi ?"

Bertille secoua la tête, penaude.

"- Les filles, ce livre n'est pas pour vous !"

La voix de son père tonna dans son dos, et il leur arracha l'illustration des mains. Erika reporta son attention sur son dessin. Qui était Isis ?


Plongée dans ses pensées et les yeux fixés sur les vagues, elle n'avait pas entendu Orion revenir. Elle sursauta lorsqu'il interrompit le flot brumeux de ses pensées.

Un seul d'entre eux. Lui donc. Erika retint de justesse un regard suspicieux et un commentaire désobligeant. Lui faisait-il donc si peu confiance ? Ne pas ouvrir les hostilités. Néanmoins, elle ne put s'empêcher de faire remarquer un peu vertement :

"- Donc vous, je présume."

Elle n'aimait pas l'idée d'être tenue à l'écart d'une discussion qui allait très probablement sceller son destin. Mais force était de reconnaître que l'argument du grand brun était valide. Ils ne savaient pas qui était réellement derrière ce message, et ils n'avaient peut-être pas que des alliés sur l'arche. Mais elle détestait tout de même l'idée.

Si le capitaine se rendait seul au rendez-vous alors son quartier libre à elle allait être rallongé. Que pouvait-elle bien faire en attendant tranquillement que son sort soit décidé par d'autres ? Elle serait bien restée à contempler la mer, mais le froid commençait à lui peser. Et puis la réalité l'avait rattrapée et avait brisé toute la magie du moment.

"- Je viendrai avec vous jusqu'à l'hospice, fit-elle d'un ton qui se voulait sans appel. Je ne tiens pas à aller barboter gentiment pendant que l'on me scellera mon sort. Je resterai dans le bâtiment, vous saurez me re..."

Ha, première gaffe. Et pas des moindres. Erika se mordit la joue.

"- Je resterai au premier étage," fit-elle en se rattrapant comme elle put.

L'épineux sujet des pouvoirs, s'il y avait bien un sujet à éviter c'était celui-ci. La brunette voyait déjà le capitaine virer au rouge et monter en pression comme il le faisait généralement dès qu'elle ouvrait la bouche. Elle soupira, et se surprit à repenser aux évènements de la veille qu'elle avait enfin réussi à se sortir de la tête. Il était tout de même plus agréable lorsqu'il dormait.

"- Désolée," marmonna t-elle toutefois, avant de jeter un oeil à une montre imaginaire à son poignet.

Elle se sentait de nouveau lasse. Avec un dernier regard pour l'immense étendue d'eau, elle se détourna et prit le chemin qu'elle pensait être celui pour l'hospice. Bientôt ce voyage ubuesque toucherait à sa fin.


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Lun 10 Avr - 16:53

Orion
J'ai 27 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, je suis pilote d'aérostat et je m'en sors très bien. Sinon, j'étais célibataire et je le vivais très bien, mais on m'a arrangé un mariage, et je le vis un peu moins bien.
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Le zéphyr sentit de nouveau la moutarde lui monter au nez. Il avait été bien avisé de profiter au maximum de son moment de sérénité au bord de l’eau, parce qu’il en avait perdu tout le bénéfice en un claquement de doigts. C’était presque devenu un automatisme. Il disait quelque chose, elle rétorquait aussitôt autre chose pour lui porter sur les nerfs.  Pire que tout, à chaque fois, elle faisait mouche. Orion prit sur lui pour ne pas réagir. Chose surprenante, Erika s’excusa. Orion ne sut pas comment réagir. Dans le doute, il garda le silence. Au lieu de cela, il jeta un dernier regard vers l’horizon et emboîta le pas à la petite brune qui avait commencé à faire route. Chose plus surprenante encore, elle allait dans la bonne direction.

Orion la suivit un moment puis se porta de nouveau à sa hauteur. Il semblait moins suspect de voir deux jeunes gens marcher côte à côte que l’un trois pas derrière l’autre. Pour autant, il ne pipa mot, chacun respectant le silence de l’autre. Lorsqu’ils traversèrent une placette où plusieurs commerçants ambulants faisaient étalage de leurs produits, Orion fit halte devant celui d’une charmante fleuriste à laquelle il acheta un bouquet coloré. Bouquet à la main, il rattrapa Erika et reprit sa route jusqu’à l’hospice. Arrivé devant le bâtiment, Orion eut un moment d’hésitation. Il s’arrêta. Il appréhendait la rencontre qui se profilait.

- Si vous venez, alors pas de poire en deux, venez, capitula-t-il.

Il avait repris la parole sans quitter des yeux l’hospice de Bérénilde. Tout bien considéré, elle avait tout autant que lui le droit de savoir ce qui allait se dire. Elle avait raison sur ce point, c’était son avenir qui serait scellé par cette discussion. Et quitte à ce qu’une menace pèse sur l’un ou l’autre d’entre eux – voire les deux –, il préférait garder la jeune femme dans son champ de vision. Il souffla un grand coup comme se donner du courage et se dirigea vers l’entrée du bâtiment.

L’entrée lui fit l’effet d’un immense hall de gare. La pièce était très lumineuse grâce aux grandes ouvertures qui faisaient largement entrer le soleil. Les murs étaient clairs, mais pas d’un blanc hospitalier, d’une teinte nacrée chaleureuse. Cet hospice ne ressemblait en rien aux hospices dans lesquels Orion avait déjà mis les pieds. Cette Bérénilde semblait être une généreuse bienfaitrice. Le grand brun se dirigea vers un comptoir central derrière lequel étaient installées ce qui ressemblait à deux nurses revêtues de tabliers et cornettes, qui assuraient l’accueil. Avec un grand sourire et bouquet à la main, il inventa un prétexte tout à fait fallacieux pour justifier leur présence en ces lieux.

- On m’a dit que notre tante était au sixième étage ? Tenta-t-il alors.

La plus jeune des deux femmes éclata d’un rire cristallin.

- Au sixième ? Mais c’est impossible, mon brave monsieur. Il n’y a que des combles poussiéreuses et encombrées, là-haut. Votre sœur a dû se tromper, lui sourit-elle.

Orion arrêta de respirer. Pourvu qu’elle ne lui demande pas un nom. Pourvu qu’elle ne soit pas tentée de faire des recherches dans ses registres.

- La gériatrie est au quatrième étage, poursuivit la jeune femme.

Avant qu’il ne lui prenne l’envie d’être plus serviable encore et qu’elle ne lui pose des questions gênantes, Orion s’empressa de la remercier et prit la direction des escaliers. Ils montèrent jusqu’au cinquième étage. Là, l’escalier principal prenait fin. Il y avait sûrement un escalier de service quelque part. Un moyen d’accéder au sixième. Avec l’aide d’Erika, Orion examina les lieux, essayant de ne pas trop attirer l’attention des quelques infirmières qui circulaient dans les couloirs. Orion lança un coup d’œil à sa montre. L’heure de l’entretien approchait. Enfin, à l’une des extrémités du couloir, derrière une porte particulièrement peu engageante, apparut un vieil escalier de bois sombre et grinçant. Un escalier fait pour mener vers un grenier ou des combles. Ils devaient être au bon endroit. C’était certain. Le grand brun jeta un coup d’œil autour de lui avant de s’enfoncer dans l’obscurité.

Au sommet des escaliers, il émergea dans une structure de bois. Par les interstices des volets à persiennes pénétraient de fins rais lumineux, créant dans la pièce un éclairage faible et inégal. Orion balaya les lieux du regard. Il fit quelques pas et regarda encore. Personne n’était là. Ils étaient arrivés les premiers. Nerveux, Orion lança un nouveau coup d’œil à sa montre à gousset. 15h29. C’était le moment de vérité.
Jen
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Lun 10 Avr - 18:26

Erika
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Erika jubila intérieurement. Elle avait gagné pour cette fois-ci. Gagné le droit d'assister à son ultime procès. Fantastique.

Orion sortit le grand jeu face aux infirmières qui ne fut pas sans lui rappeler la comédie qu'elle avait joué à Babel face au bureau des Gardiens de l'Ordre. Elle espérait seulement que l'issue leur serait plus favorable que la folle course qui avait suivi son cuisant échec sur l'Arche aux automates. Le capitaine semblait en veine, puisqu'on leur indiqua le quatrième étage sans même chercher à connaître leur identité. Le superbe bouquet et le charmant sourire du jeune homme devaient y être pour beaucoup.

Après une frénétique recherche à travers les couloirs du cinquième étage, Orion sembla découvrir le graal derrière une porte à l'allure franchement suspecte. Néanmoins, puisque c'était la seule piste qu'ils avaient et qu'il ne valait mieux pas traîner davantage au risque d'éveiller les soupçons des infirmières, Erika s'y engouffra à son tour et gravit les escaliers poussiéreux.

L'éclairage au sommet des escaliers laissait à désirer. Sans parler de la propreté, ni même de la solidité de la structure de bois à laquelle la brunette refusa de penser. Elle jeta un regard aux alentours. Ils étaient les premiers. A ses côtés, Orion tritura sa montre à gousset d'un air nerveux. Elle n'en menait pas bien large non plus. Mal à l'aise dans cet espace, la jeune fille évita de bouger au maximum. La manière dont le bois grinçait avait quelque chose de désagréable. Alors ils se mirent à attendre, toujours murés dans le silence.

Une minute passa. Puis deux. Puis cinq. Se seraient-ils trompés de lieu ? Y avait-il peut-être un autre sixième étage qu'ils auraient manqué ? Erika trépigna nerveusement. Elle jeta un regard de biais à Orion. Devaient-ils... parler ? Peut-être au moins se faire des adieux de politesse ? Car il était très probable que ces instants soient les derniers qu'ils passeraient ensemble avant que leurs chemins ne se séparent. Lui, retourneraient très certainement à sa vie de pilote, et elle... Elle le saurait bien assez vite. Alors elle eut envie de lui dire mille choses à la fois. Merci ? Pourquoi ne parlait-il pas ? Désolée ? Qu'avait-elle fait pour qu'il la haïsse à ce point ? Pourquoi était-il si borné ? Que s'était-il passé réellement hier soir ? Allait-elle être la seule à ne pas ressortir intacte de cette histoire ? Elle se sentit vaciller, il fallait évacuer.

"- Orion..."

Mais au moment même où elle prononça ces mots, un fracas épouvantable se fit entendre dans leur dos. Erika se retourna d'un bond, effarée. Une forte odeur de tabac lui emplit les narines. La Mère Hildegarde n'avait pas son pareil pour les entrées en toute discrétion. La brunette laissa ses yeux s'habituer à la pénombre du recoin dans lequel avait décidé d'apparaitre l'Arcadienne, magiquement installée dans un fauteuil délavé qui semblait au moins aussi vieux qu'elle. En guise de salutation, la vieille femme les observa en silence tout en expirant un nuage de fumée de sa longue cigarette.

"- Tu es venue, toi aussi", fit-elle d'un seul coup à l'attention d'Erika.

La brunette ne put réprimer une mine surprise. Bien sûr qu'elle était venue elle aussi, il s'agissait tout de même de son propre avenir qui se jouait ! Pourquoi tout le monde semblait vouloir l'exclure de la conversation ? Renfrognée, elle ne répondit pas, par respect et par peur aussi, du personnage qui se trouvait face à elle. Après une nouvelle minute de silence qui lui sembla durer une éternité, Hildegarde se décida à reprendre la parole.

"- Sachez tous les deux que je ne pourrai rien faire de plus. Ne me contactez plus après cette entrevue."

Erika se raidit. Elle n'aimait pas cet ultimatum. Qu'elle abrège. Oui ou non ?

Puis soudain, elle sentit une autre présence dans la pièce. Bien moins imposante que celle d'Hildegarde. Un grincement. Elle tourna la tête. Dans la pénombre à la droite du fauteuil venait d'apparaitre une femme, qui tardait à s'avancer dans le peu de lumière qu'ils éclairait l'endroit. Elle était grande, fine, et semblait avoir de longs cheveux noirs. Enfin, elle fit un pas et un faisceau de lumière éclaira ses traits.

Elle était d'une beauté saisissante. Le temps ne semblait pas avoir d'emprise sur elle. Elle arborait une expression indéchiffrable, entre la douceur et la rigueur. Et ses yeux. Hildegarde avait raison. Orion avait ses yeux. Erika se sentit se liquéfier sur place. Elle était de trop dans cette pièce.

Le temps semblait comme arrêté. Elle aurait pu mourir ici. Et soudain, la voix cristalline d'Alba brisa le silence.

"- Bonjour Orion."


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Lun 10 Avr - 21:10

Orion
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L’espace d’un instant, le cauchemar d’Orion lui revint à l’esprit. Hildegarde et son nuage de fumée. Le Boréal, plongeant entre les arches. Sa salvation… Mais cette fois-ci, ça n’avait rien d’un cauchemar. C’était la réalité. L’était-ce vraiment ? Oui, c’était la réalité. La vraie de vraie. Et dans la vraie de vraie réalité, sa mère venait tout juste d’apparaître sous ses yeux. Longs cheveux noirs délicatement bouclés, deux grands yeux en amande intensément noirs et une grâce infinie. Elle était une apparition.

- C’est de ta faute ! C’est de ta faute si elle ne veut pas nous voir !

Sur ces entrefaites, l’ancienne disparut dans le nuage de fumée dans lequel elle était apparue, avec son fauteuil, laissant simplement derrière elle une porte, qui ne se trouvait pas là non plus quelques instants auparavant. Sans parler du non-dit le plus évident. Sans s'en rendre compte, Orion avait cherché la main d'Erika. Il la prit dans la sienne et serra.

- Tu crois qu’elle sait que j’existe ? Demanda le petit garçon, assis sur sa balançoire.
- C’est elle qui t’a mis au monde, mon chéri. Evidemment qu’elle sait que tu existes et, où que tu sois, sache qu’elle t’aime de tout son cœur.
- Qu’est-ce t’en sais, d’abord ? asséna-t-il, sévère.


Elle avait pris la parole. Orion se tétanisa. Tiraillement. Pincement. Brûlure. Tout en lui hurlait. Le jeune homme était en état de surchauffe émotionnelle, et ne parvenait plus à en réguler le flux. Un courant d’air commença à se former dans la pièce à son insu. Il savait ce que cela voulait dire. Il était en train de perdre pied. Il ne pouvait pas se le permettre. Le grand brun lâcha le bouquet de fleurs qu’il tenait encore bêtement à la main tandis qu’une nouvelle bourrasque soulevait la fine couche de poussière qui recouvrait le parquet. Il libéra également la main de la petite brune et tourna les talons. Non, finalement, il n’était pas prêt pour ça. Elles n’avaient qu’à se débrouiller entre elles. Erika avait voulu être présente, elle y était. Elle pourrait expliquer sa situation comme elle l’avait fait avec la dona Mercedes Imelda. Elle n’avait pas besoin de lui pour ça. Elle n’avait pas besoin de lui tout court. Nouveau déchirement. Nouvelle bourrasque.

- Grand-mère, hurla le garçonnet. Il y a un monstre dans mon placard !
- Mais non, Orion, il n’y a pas de monstre. Là, tu vois ? Soupira l’ancienne en ouvrant la porte de la penderie, où ne se trouvaient que des habits d’enfants suspendus à des cintres. Tout ce qu’il y a de plus normal.
- J’ai vu quelque chose, je te dis. Ils vont revenir, j’en suis sûr !
- Ils ne reviendront pas.
- Comment tu le sais, d’abord ?
- La bonne fée, mon chéri. Elle est là pour veiller sur toi et empêchera toujours les monstres de venir.


Ce fût la main d’Erika qui l’arrêta alors qu’il tentait, une fois encore, de fuir. Cette main qui lui avait saisi le poignet et lui intimait maintenant de revenir à sa place. Cette main qui l’ancra dans la réalité et le moment présent. Autour de lui, le vent se calma. Orion lui lança un bref regard désemparé. Il lui savait gré de lui épargner un commentaire sarcastique, une moquerie ou toute autre forme de jugement. Il n’était pas prêt. A en croire la mère Hildegarde, c’était certainement la première et la dernière fois qu’il voyait sa mère de ses propres yeux et il venait de rater sa seule et unique chance de faire bonne impression. Quelle idée allait-elle se faire de lui ? En avait-il vraiment quelque chose à faire, du jugement d’une illustre inconnue ? « C’est elle qui t’a mis au monde ». Les voix se disputaient dans son esprit. Celle de la raison peinait à reprendre le dessus sur les autres.

- Mère.

Orion se pinça l’arête du nez.

- De ma vie entière, tu n'as jamais été là et je ne t’ai jamais rien demandé, articula-t-il avec difficulté, mâchoires serrées. Aujourd’hui, j’en appelle à toi. Pour elle.

Le grand brun croisa les bras contre sa poitrine et baissa les yeux sur ses chaussures. Il n’était pas capable de plus. Il ne fallait rien lui demander de plus. A Erika de prendre le relais à partir de maintenant, d’exposer sa requête et ce qu’elle voulait d’autre. Toutefois, avant que la petite brune ne puisse prendre la parole, ce fût la voix de sa mère qui s’éleva.

- Il n’y a jamais eu de monstre dans ton placard, mijo.

Orion leva soudainement les yeux sur la noble femme au port altier qui lui faisait face. Il la regarda, elle, et la porte derrière elle, alternativement. La réalisation soudaine le percuta de plein fouet. La mère et le fils se regardèrent en chiens de faïence. Si elle était le moindrement du monde comme lui, elle ne ferait pas le premier pas.
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Lun 10 Avr - 22:06

Erika
J'ai 24 ans et je vivais à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis fille de famille inlfuente et je m'en sors bien selon moi, mal selon mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par arrangement et je le vis plutôt mal, évidemment.

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Interdite face à la situation, Erika ne s'étonna même pas de sentir la main d'Orion chercher la sienne. Pour toute réponse elle lui serra en retour de toutes ses forces, complètement désemparée. Elle était tellement agitée qu'il lui sembla soudain que le vent s'était levé et qu'une violente bourrasque lui traversait le corps. Elle en avait même des hallucinations visuelles : la poussière se mit à tourbillonner à ses pieds.

Puis Orion lâcha brusquement sa main et la nécromancienne réalisa. Ce n'était pas une hallucination, c'était bien le grand brun qui déchainait les flux d'air dans la pièce. Alors elle tourna la tête vers lui et ce qu'elle vit lui noua la gorge. Si elle avait cru être désemparée, lui était au bord du gouffre. Il arborait une expression de panique, et semblait avoir choisi sa stratégie : fuir. Non. Instinctivement, la jeune fille lui saisit le poignet. Il devait rester. Pas pour elle. Mais pour lui.

Enfin, le zéphyr sembla revenir à la raison et les bourrasques se calmèrent. Le silence retomba dans la pièce, tendu. Après lui avoir lancé un regard qu'elle ne comprit pas, Orion prit la parole. Chaque mot qu'il prononçait semblait être une épreuve. Puis il se referma comme une huître. Etait-ce à son tour de prendre la parole ? Mais alors qu'elle tentait de trouver la meilleure formulation possible, Alba reprit la parole. Et Orion releva la tête, comme frappé par la foudre. Une tension presque électrique s'installa entre les deux.

Et Erika craqua.

"- Je ne peux pas..."

Elle ne pouvait pas décemment venir plaider sa petite cause alors même que le grand brun voyait de ses propres yeux sa mère, pour la première et la dernière fois de sa vie. Elle avait causé ces retrouvailles forcées malgré elle, et elle ne réalisait que trop tard. Elle n'avait rien à faire dans cette histoire. Cela ne la regardait pas. Et cela en avait coûté bien trop à Orion.

Soudain, il lui sembla que plus rien n'avait d'importance. Elle n'avait pas besoin de trouver Arc en Terre. Elle n'avait pas besoin de briser la vie de ces gens pour son simple confort. Elle n'en avait aucun droit. Suffoquant soudain sous le poids de cette situation qui lui échappait complètement, Erika porta une main à sa bouche, et, les jambes tremblantes, fit un pas en arrière, puis deux. Elle n'avait pas à être ici. Cette scène n'aurait jamais du se produire. Son dos heurta la rambarde de bois et la força à s'arrêter. Elle aurait aimé disparaitre entièrement.

"- Je suis désolée, lâcha t-elle, horrifiée. Je n'aurais jamais dû te demander ça, je suis tellement... désolée..."

Sa voix se brisa et elle s'appuya de toutes ses forces sur la rambarde pour rester debout. De quel droit allait-elle plaider sa cause face à une mère qui retrouvait son fils après une vie entière loin de lui ? De quel droit avait-elle exigé d'Orion qu'il subisse un déchirement pareil pour qu'elle puisse vivre tranquillement le restant de ses jours ? De quel droit ?

La tension entre la mère et le fils ne diminuait pas. Erika n'en pouvait plus. Elle ne pouvait pas rester ici. Elle ne pouvait pas interrompre la seule entrevue que le zéphyr n'aurait jamais avec sa mère. Elle voulut se ruer vers la porte à son tour, mais ses jambes étaient comme tétanisées.

Impuissante, elle tourna un regard accablé et rempli de regrets vers le grand brun. Il avait fait tout cela pour rien du tout.


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Mar 11 Avr - 8:32

Orion
J'ai 27 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, je suis pilote d'aérostat et je m'en sors très bien. Sinon, j'étais célibataire et je le vivais très bien, mais on m'a arrangé un mariage, et je le vis un peu moins bien.
En savoir plus.





Orion fixait intensément sa mère et ne perçut pas immédiatement le malaise d'Erika à ses côtés. Quand la voix de la jeune femme s'éleva finalement, il détourna les yeux pour les poser sur elle et ce qu'il y vit le laissa pantois. Il y avait une information que son cerveau ne traitait pas. Qu'il soit dans cet état était une chose, mais qu'est-ce qui justifiait que la nécromancienne semble plongée dans un état de détresse similaire ? Son mouvement de recul lui fit l'effet d'un coup de poignard supplémentaire. Il s'apprêtait à aller la rejoindre quand le geste de sa mère l'arrêta. Bras tendu devant elle, elle avait levé un index, comme pour lui demander un moment. Elle fit signe à la jeune femme de patienter quelques instants et reporta son attention sur son fils.

- Ton père, reprit-elle doucement. Malgré tout ce qu'il a pu te dire, il n'a jamais voulu de moi rien que pour moi. Il m'a aimée. Il m'aime peut-être encore, quelque part, au fond. Je ne dis pas le contraire. Mais pas autant que son rêve d'accéder à Arc-en-Terre. Il en virait à l'obsession… À contrecœur, j'ai dû admettre que nos anciens avaient raison. Alors je suis partie, parce qu'il n'y avait plus que ça à faire. Et j'ai cru que toi, pour tout ce que tu étais et que tu représentais, tu parviendrais à le raisonner.

Elle fit un pas dans sa direction. Orion ne bougea pas d'un pouce.

- Ta grand-mère, Orion... c'est elle qui m'a donné de tes nouvelles et m'a permis de te voir, toutes ces années. Au détour d'une balade au parc. Le soir au coucher. Quand tu as intégré l'académie. J'ai toujours été très fière de toi, mijo.

A chaque vérité qu'elle assénait, elle s'approchait un peu plus d'Orion, couvrant la distance qui les séparait jusqu'à s'arrêter face à lui, main tendue. Le moment lui sembla suspendu dans le temps. Le jeune homme réalisa qu'il avait arrêté de respirer. Alors, hésitant, il prit la main tendue et fut soudain submergé d'images, de souvenirs qui ne lui appartenaient pas. Son pouvoir familial parlait avec son pouvoir familial, à elle. Il avait lu un jour que le pouvoir familial des Aiguilleurs les connectaient en quelque sorte entre eux. Pas comme la Toile. Pas par télépathie, mais par cette capacité à se voir et se retrouver. C'était comme cela qu'ils s'avertissaient d'un danger et pouvaient s'en protéger si rapidement et unanimement. Elle lui partageait toutes les fois où elle l'avait recherché dans son esprit, les images qu'elle avait accumulées de lui.

Il put voir ce qu'elle avait vu, ressentir avec incroyable puissance l'endroit où elle se trouvait. Elle était le phare aveuglant dans une nuit sans lune. Et les endroits où elle avait été. Sur Zéphyr. Tant de fois. Avec sa grand-mère. Les oranges sur le comptoir. Son père avait raison. Sa grand-mère savait. Elle avait toujours su. Se sentant alors minuscule, écrasé sous le poids de tant de révélations, Orion plongea dans ses bras et se serra contre le cœur d'Alba.

Il aurait voulu que cet instant ne prenne jamais fin, mais la raison se rappela de nouveau finalement à lui. Il ne l'avait pas fait venir pour lui. Erika semblait toujours ne pas en mener bien large. Alba se détacha de lui et se dirigea vers la petite brune. Elle saisit délicatement Erika sous le menton et lui adressa un sourire cryptique.

- Mercedes m'a tout expliqué. Je suis navrée, jeune fille. Pour tout ce qui vous est arrivé…

Sortant de sa léthargie, le cerveau d'Orion se mit à associer les points à toute vitesse. Son père. Il n'avait jamais considéré cette possibilité, mais maintenant que sa mère en avait fait mention, la succession d'évènements commença à prendre un sens nouveau. Les idées d'Astréos, la désapprobation évidente de sa grand-mère et ses excuses à leur arrivée sur Zéphyr, l'inextricable maillage des relations sur les différentes arches, nettement plus évident pour un capitaine navigateur que pour un Maestre qui n'avait pas quitté Zéphyr depuis des années. L'évidente suspicion sur son pouvoir et l'idée d'exploiter les talents de la Toile à ce profit. Le tout dans un seul objectif. Arc-en-Terre.

- Êtes-vous sûre que c'est ce que vous voulez vraiment ?

Sa mère les avait successivement regardés tous les deux. La question s'adressait non seulement à Erika mais également à Orion. On y était enfin. C'était ici et maintenant que leurs routes se séparaient. Si elle disait oui, ils se voyaient pour la toute dernière fois. Plus de disputes, plus d'exaspération. Plus d'inquiétude. Plus de moments gênants. Plus de sourires. Plus de son parfum. Orion avait face à lui les deux femmes qui avaient, par l'absence de l'une et l'irruption dans sa vie de l'autre, chamboulé toute son existence. Il ouvrit la bouche et la referma. Il n'avait pas son mot à dire. C'était sa décision à elle et rien qu'à elle.

- Que c'est touchant, s'éleva, glaçante, une voix qu'Orion ne connaissait que trop. Tu as eu moins de sollicitude à mon égard, Alba chérie.

Tout se passa alors très vite. Le grand brun fit volte-face. De l'escalier de bois émergea la silhouette de son père.

- Attrapez-la.

Des bruits de pas précipités dans l'escalier.  Plusieurs individus à l'air patibulaire firent irruption à leur tour. Sans demander son reste, Alba saisit la main d'Erika et l'entraîna en direction de la porte.

- Ahora, fille !
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Mar 11 Avr - 17:53

Erika
J'ai 24 ans et je vivais à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis fille de famille inlfuente et je m'en sors bien selon moi, mal selon mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par arrangement et je le vis plutôt mal, évidemment.

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Erika était devenue spectatrice d'une scène surréaliste, hors du temps. L'atmosphère s'était apaisée. Alba parlait avec calme et assurance, et Orion l'écoutait. Il y avait tant de non-dits, et la brunette ressentait toujours cette tenace impression d'être face à une scène qu'elle n'aurait pas dû voir. Ce moment leur appartenait à tous les deux, et elle n'avait rien à faire ici. Mais Orion semblait plus apaisé, et mieux encore, il enlaça sa mère dans une étreinte qui valait mille mots. Alors seulement la jeune fille se détendit légèrement. C'était bien mieux ainsi. Plus calme. Plus apaisé.

Sans s'en rendre compte, elle avait fini par se détourner de la scène. Peut-être par pudeur, comme pour respecter l'intimité de ces retrouvailles inespérées. Les pas d'Alba en sa direction la firent se retourner. Elle ne bougea pas lorsque celle-ci lui saisit le menton avec délicatesse et l'observa de son regard indéchiffrable. Un peu trop similaire au sien.

Alors elle savait. Tout. Tant mieux, elle n'avait pas la force de tout reprendre du début, elle n'avait plus la force d'aligner trois phrases. La culpabilité et la gêne qu'elle avait ressenti face à la situation l'avaient tout simplement drainé de ses forces. Elle observa le visage de l'Arcadienne comme on observerait une apparition fantomatique. Sa question mit du temps à former un sens dans son esprit.

C'était donc le moment.

Etait-ce qu'elle voulait vraiment ? Elle n'en savait rien. Elle ne savait même pas qu'elle avait le choix. Elle jeta un regard à Orion, qui ne pipa mot. La décision lui revenait donc à elle, entièrement. Pourtant la question s'adressait bien à eux deux. Comment devait-elle interpréter ce silence ? Tu extrapoles, finissons-en. C'était donc ainsi que tout cela se terminait. Elle sentit quelque chose se briser au fond d'elle. Elle releva lentement les yeux vers le visage d'Alba.

Et puis soudain, une voix lui glaça le sang. Danger. Avec une demi-seconde de retard sur le grand brun, Erika pivota sur elle-même. Alba chérie ? Etait-ce possible...? C'était de loin la pire réunion de famille à laquelle elle avait jamais assisté. Elle observa la nouvelle apparition, effrayée. L'homme ressemblait physiquement à Orion, mais tout ce qui se dégageait de lui était son opposé complet. Danger. Elle porta la main à son couteau sous les pans de sa robe. Des bruits de pas effrénés dans l'escalier. Du renfort. Elle brandit le couteau face à elle. Qu'espérait-elle donc en faire ? Au vu des tremblements de sa main, elle n'aurait pas été capable de couper ne serait-ce qu'une orange avec. Mais elle n'avait pas vraiment d'autre solution. C'était tout ce qu'elle avait pour se défendre.

Une main lui attrapa le poignet et Erika lâcha le couteau, frôlant de très près l'attaque cardiaque. Elle était cuite. Elle se retourna. C'était Alba. Et elle l'entrainait droit vers la porte de laquelle elle était apparue.

Elle n'aura donc pas eu le choix.

Sans y réfléchir, la brunette tourna la tête. Elle voulait simplement le voir une dernière fois. Ne pas l'oublier. Elle lui devait bien ça. Son regard croisa le sien, puis plus rien. L'instant d'après, elle émergeait dans une ruelle avec l'impression d'avoir l'estomac retourné. Elle n'était pas loin de rendre son sandwich à même le sol, lorsque la réalité la frappa.

Arc en Terre était étonnamment similaire à Sidh. Le climat. La végétation. Les bâtiments. Une seconde...

Elle se retourna et découvrit Alba qui se tenait là, impassible, comme si elles ne venaient pas d'échapper de justesse à une situation particulièrement effrayante. La brunette lui lança un regard emplit de confusion.

"- Mettre le pied à Arc en Terre est définitif, commença l'Arcadienne en guise d'explication. Tu dois prendre cette décision toi-même chica. Réfléchis-y, mais ne tarde pas trop. Elios est prêt à tout. Je saurai me faire trouver lorsque tu seras prête."

Et sans un mot de plus, elle disparut par la porte. Estomaquée, Erika ne put protester, incapable de recoller les morceaux du puzzle. Que s'était-il passé ? Elle prit quelques minutes, sonnée, pour réfléchir à ce qu'elle venait de voir. Le père d'Orion. Etait-ce donc lui qui était la tête pensante de cette entreprise ? Etait-ce lui que Sélène était allée prévenir avant qu'Astréos ne l'emmène dans la Rose des Vents ? Durant tout ce temps, elle s'était trompé d'ennemi. Astréos n'était qu'un électron libre de ce plan faramineux. A l'heure qu'il était, si sa trahison avait été découverte, il devait être mort ou enchainé. L'ennemi, le vrai, c'était cet homme dont elle ne savait rien. Orion le savait-il seulement ? Ce n'est que grâce aux quelques phrases prononcées par Alba dans ce grenier qu'elle avait su recoller tant bien que mal les morceaux. Son père était maladivement obsédé par Arc en Terre. Ceci expliquait peut être pourquoi le capitaine avait été élevé par ses grands parents. Mais quels éléments lui manquaient-ils encore pour comprendre dans quel pétrin elle avait été mise malgré elle ? Et Orion alors ? Qu'allaient-ils faire de lui maintenant ? Avait-il pu s'échapper lui aussi ? Mais craignait-il seulement quelque chose ? N'était-ce pas après elle et seulement elle qu'ils en avaient, tous ? Il le lui avait répété tant de fois.

Une seule chose était claire dans son esprit. Non, elle ne voulait pas se cacher sur Arc en Terre et faire l'autruche le restant de ses jours. Elle voulait comprendre. Tout comprendre. Et après seulement, elle prendrait sa décision.

En attendant, elle venait d'avoir son retour inespéré sur Sidh. C'était peut-être la seule chose réconfortante. Mais son coeur ne se calmait pas. Le sang tambourinait dans ses tempes, comme si un ennemi pouvait surgir de nouveau à tout moment à ses côtés. Et parce qu'elle réalisait qu'elle était de nouveau seule. Sa famille. Elle devait retrouver sa famille. Après, elle aviserait.

Enfin parmi des ruelles familières, la jeune fille retrouva le chemin vers la maison familiale en un rien de temps. Sa boussole interne semblait s'être activée instinctivement. L'appel du foyer. Tremblante d'émotions, elle sonna au portail de fer. Une femme apparut sur le porche.

Erika se figea. Ce n'était pas sa mère.

"- C'est pour ? fit la femme d'une voix peu engageante.

- Euh... je vis ici... ? tenta la brunette, déboussolée.

La femme eut un rire sec.

- Je ne crois pas non. Je m'en souviendrais si tu vivais sous mon toit."

Puis sans un mot de plus, elle lui claqua la porte au nez. Interdite, Erika tourna les yeux vers la boîte aux lettres. C'était bien la leur, tout comme la maison. Mais le nom dessus avait été remplacé. Mais alors... Où étaient passés ses parents ?


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Mar 11 Avr - 20:09

Orion
J'ai 27 ans et je suis originaire de l'arche de Zéphyr. Dans la vie, je suis pilote d'aérostat et je m'en sors très bien. Sinon, j'étais célibataire et je le vivais très bien, mais on m'a arrangé un mariage, et je le vis un peu moins bien.
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Impuissant, Orion assista à la disparition des deux femmes. Il croisa une dernière fois le regard d’Erika alors qu’Alba l’entraînait avec elle et quelque chose au fond de lui acheva de se briser. A défaut d’être parvenus à s’emparer d’elles, les hommes de main de son père se saisirent de lui. Orion se débattit comme un beau diable pendant quelques instants, mais abandonna rapidement. Il releva les yeux vers son père et le gratifia d’un sourire mesquin. L’objectif depuis le début avait toujours été clair : mettre Erika hors de portée de ceux qui souhaitaient lui faire du mal, qui souhaitaient l’exploiter pour le pouvoir qu’on lui avait imposé de force. Son père, si c’était bien lui la tête pensante de toute cette entreprise – et comment le concevoir autrement – venait de perdre son arme et son seul moyen de pression sur Orion. Rien de ce qu’il pouvait faire d’autre à son encontre ne comptait plus maintenant. Finalement, le jeune homme avait gagné. Alors pourquoi avait-il l’impression d’avoir tout perdu ?

- Bande d’incapables ! S’emporta Elios. Elle était juste là… rajouta-t-il plus pour lui-même que pour son auditoire.

Orion pouvait voir sur ses traits deux forces opposées s’affronter. Son père avait toujours été et restait un homme profondément torturé. Sa mère avait raison. L’arche insaisissable était son obsession. Sa mère. Le cœur du grand brun se serra. Il aurait aimé plus de temps. Rien qu’un peu plus de temps. Une rage sourde s’empara de lui. C’était une nouvelle fois à cause de lui qu’elle était partie. Qu’elle l’avait abandonné. Pour la deuxième et dernière fois de son existence. Emmenant avec elle Erika. A cause de lui. C’était lui qui les faisait disparaître.

- Ta faute. Ça a toujours été de ta faute, gronda-t-il. Depuis le début.
- Tais-toi ! rétorqua l’homme en lui assénant une gifle monumentale.

Des souvenirs lointains se superposèrent dans son esprit. Des années après et on en revenait toujours à la même chose. Son père ramassa le couteau qu’avait fait tomber Erika dans sa fuite et le fit tourner entre ses doigts. Il s’approcha de son fils et posa la lame juste au-dessus de sa pomme d’adam.

- C’est toi qui vas m’aider à la trouver, maintenant, reprit son père, ou…
- Ou quoi ? S’exclama le grand brun avec un regard de défiance. Que te reste-t-il encore à me prendre ?

Il éclata d’un rire amer.

- Ma vie ? Mais je t’en prie.

Plus d’Erika. Plus d’Orion. Plus aucun moyen pour lui d’atteindre son délirant but.

- Je préfèrerais que vous n’en fassiez rien, s’éleva une nouvelle voix qui, pour une fois, ne fit pas grincer intérieurement Orion.

Pour un lieu de rendez-vous secret, il devenait quand même de plus en plus abondamment peuplé à la minute. Les sbires de son père se regardèrent, perplexes, et se tordirent soudain de douleur. Ils tombèrent à genoux au sol. Des stries violacées étaient apparues sur leurs bras et leurs visages. Comme si… comme s’ils avaient été attaqués et griffés par un animal sauvage. Le regard d’Orion se posa alors sur les nouveaux venus. L’incomparable Archibald et son haut-de-forme de travers arborait un air plus grave que d’habitude. Il était encadré de deux femmes. Deux blondes pour remplacer les deux brunes qui venaient de disparaître, ironisa intérieurement Orion.

- Orion, mon très cher ! s’exclama outrancièrement la sœur de l’ambassadeur en se précipitant vers lui.
- Clairemonde, pas maintenant, reprit ce dernier, sans se départir de son apparente légèreté.

La blonde s’arrêta dans son geste et se tint à distance respectable. Tant mieux. Il n’était plus en mesure de supporter quoi que ce soit de plus.

- Tant d’agitation dans mon hospice, soupira délicatement l’autre blonde.

Elle était d’une beauté absolument saisissante. Deux grands yeux bleus illuminaient son visage doux qu’encadraient des boucles blondes parfaitement soignées. Tout comme l’ambassadeur et sa sœur portaient une marque sur leurs fronts, la peau laiteuse de son avant-bras était tatouée. « Mon hospice ». Bérénilde ?

- Ce monsieur est un invité du Clairdelune, renchérit l’ambassadeur. Placé sous ma protection.

Le regard d’Archibald balaya la pièce. Il était visiblement à la recherche d’Erika. Orion lui fit silencieusement non de la tête. Non, elle n’était pas là. Non, il n’en dirait pas plus. L’ambassadeur se rembrunit quelque peu.

- N’ayez crainte, mon cher Archibald, Farouk en sera avisé, sourit élégamment la blonde.

Bien que délicat, le plus terrifiant sourire qu’Orion n’ait jamais vu de sa vie.

Orion était parfaitement perdu. Des complots, des conspirations. Une machine infernale au cœur de laquelle se trouvait son père. Son père, cerveau d’une machination destinée à trouver Arc-en-Terre. Mais pourquoi était-il si obsédé par l’arche ? Il y avait encore bien des choses que le grand brun ne comprenait pas, mais il n’était pas particulièrement certain d’avoir envie de le comprendre. Pour lui, tout était fini maintenant.

Dans les jours qui suivirent fut organisé un simulacre de procès auquel il fut contraint d’assister. Le procès de son père et des hommes qui l’accompagnaient. Non seulement les hommes de main qui avaient cueilli Orion à l’hospice de Bérénilde, mais également, à sa grande surprise, l’ambassadeur du Pôle qui l’avait marié à Erika. A sa vue, Orion sentit une bouffée de rage l’envahir. Mais il n’avait pas eu son mot à dire. Il apprit à cette occasion que l’homme était un parfait imposteur. Il n’y avait qu’un seul ambassadeur du Pôle et il résidait au Clairdelune. L’homme qui était venu sur Zéphyr était pourtant bien un membre de la Toile. Quand bien même son tatouage aurait été une pâle imitation, il disposait des pouvoirs de son clan. Du moins, il en avait disposé au moment de leur union. Quand le reste de son clan avait eu vent de ce qu’il avait fait, il avait été coupé du réseau de la Toile. Un paria. Il fut condamné à être amputé de son pouvoir. Une sanction bien pire que la prison. Voire même pire que la mort, s’était sentie obligée de lui préciser Clairemonde qui ne le quittait plus. A la suite de ce pastiche, son père fut jeté sans cérémonie au fin fond d’une geôle polaire.

Lorsqu’il parvint enfin à disposer d’un moment de répit, Orion tenta d’utiliser son pouvoir d’aiguilleur. Ce fut la seule et unique fois qu’il tenta l’expérience. Il essaya de retrouver sa mère. Son phare lumineux qui guidait les naufragés. Ce fut en vain. Il n’y avait plus que ténèbres autour de son image. Cela ne voulait dire qu’une chose : elle était de retour à Arc-en-Terre. Orion n’osa même pas essayer de conjurer l’image d’Erika. Certain qu’il était que les deux femmes étaient ensemble, il ne voulait pas risquer d’affronter un nouvel échec. C’était encore trop douloureux. Cette fois-ci, c’était définitivement terminé. Il pouvait tourner la page sur toute cette affaire et reprendre sa vie d’avant.

Le grand brun erra comme une âme en peine au Clairdelune pendant quelques jours. On lui avait annoncé l’arrivée imminente du Boréal. Plutôt que de repartir pour une longue traversée en solitaire sur l’Harmattan, il préférait de loin, s’il en avait la possibilité, retrouver son aérostat. Son aérostat et son équipage. Le Boréal prendrait le léger et minuscule Harmattan en remorque sans aucune difficulté.

Orion était debout sur le quai. Des silhouettes parfaitement nettes de sans-pouvoirs halèrent l’appareil pour l’amarrer. Le Boréal se stabilisa le long du quai, au-dessus de la mer des nuages. Les visages familiers de son second et de son équipage apparurent par les ouvertures du majestueux appareil. La coupée fut déployée et le clinquant sourire de Bart accueillit le jeune capitaine. Le second hésita quelques instants et serra finalement brièvement Orion dans ses bras.

- Heureux de te revoir, Cap’.
- Heureux de vous retrouver, Bart.

*

Deux mois plus tard.

- Hé, le bizu’. Tiens, faudrait apporter ça à ranger dans la salle à manger.

Ernst tendit au petit rouquin au visage moucheté de taches de rousseur un plateau rempli d’argenterie. Tandis que le petit jeune pénétrait dans la salle à manger où Orion terminait tranquillement sa tartine du matin, les cordons aux chevilles du pantalon de toile du garçon serpentèrent l’un vers l’autre pour se lacer ensemble. Le pauvre s’étala de tout son long dans un fracas de couverts assourdissants. Surpris, le capitaine se redressa d’un bond. Il sentit une familière sensation glacée envahir sa poitrine, le picotement à l’extrémité de ses doigts, et eût le réflexe d’écarter les mains qu’il avait tendues en direction du garçon pour l’esquiver par réflexe au dernier moment. Il entendit glousser derrière la porte de l’office. Le grand brun se redressa et sortit de la pièce, gratifiant son commis encore hilare d’un regard noir.

- Non non non, c’est pas m…

Un simple mouvement de la main et le garçon se figea, la bouche ouverte en un « O » parfaitement ridicule. Le grand brun fit signe à l’autre d’approcher.

- Oui, j’ai appris à m’en servir, lança-t-il à l’attention du garçon pétrifié. Tiens, mets-toi là. Il devrait décongeler dans quelques minutes, sourit Orion en direction de l’autre garçon, tout en le prenant par les épaules pour le positionner comme il fallait pour réceptionner son camarade. Ah, tu diras à monsieur le comique qu’il sera de corvée de patates pour les trois prochaines semaines.

Tasse de café à la main, Orion retourna en passerelle. Il était temps.

- On ne s’en lasse pas, souffla-t-il pour lui-même lorsque s’offrit à ses yeux le panorama si familier de Zéphyr et de son Port-des-Airs.
- Boréal de Contrôle, bon retour sur Zéphyr, résonna la voix familière par l’antique radio de la passerelle.
- Contrôle, de Boréal. Salut, Rhona. Ça faisait un bail, sourit Orion.
- D7 par Est Echo, Boréal. T’as plutôt intérêt à avoir pris soin de mon bébé, beau gosse.
- Bien pris D7 par Est Echo. Tu n’as qu’à venir vérifier toi-même. Je crois aussi me rappeler que je te dois un restau.
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Mer 12 Avr - 3:31

Erika
J'ai 24 ans et je vivais à Sidh, XVIème arche majeure. Dans la vie, je suis fille de famille inlfuente et je m'en sors bien selon moi, mal selon mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée par arrangement et je le vis plutôt mal, évidemment.

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"- Tes parents ? Oh tu n'es pas au courant...

Erika se figea. Non tout de même ils n'étaient pas...

- Ton père a été déchu de ses fonctions auprès du Haut Conseil, l'informa sa meilleure amie, l'air compatissant. Je suis désolée Erika."

Abasourdie, la brunette écarquilla des yeux. Comment ? Son père, déchu ? Lui qui passait des jours et des nuits à son bureau, à travailler pour ce maudit Conseil ? Déchu ? Ici, tout le monde le savait : "déchu" était un doux euphémisme pour dire rayé de la société. Les conseillers déchus étaient des parias, à éviter à tout prix. Ils étaient exclus de la vie de la communauté, et avaient à peine autant de droits que les sans-pouvoirs.

"- Emmène-moi jusque chez eux, Domi."

Sans un mot, Domitille se mit en route et l'entraîna à travers des bas-quartiers que la brunette n'avait jamais fréquenté, malgré des années passées sur Sidh. Erika observa les bâtiments avec effroi. Il lui était difficile d'imaginer ses parents vivre dans un endroit pareil. Arrivée face à une maisonette qui avait dû autrefois être charmante, la sans-pouvoirs s'arrêta. Erika la remercia d'un signe de tête. Les larmes lui montaient déjà aux yeux.

Sa mère avait perdu son odeur de vanille sucrée lorsqu'elle l'enlaça dans ses bras. Son père avait pris des années en à peine un mois. L'effet de surprise passé, ses parents s'inquiétèrent naturellement de la voir de retour. Que s'était-il passé ? Sans rentrer dans les détails, elle leur résuma la situation : c'était un coup monté, voilà tout. Sa mère sanglota. Erika leur retourna alors la question.

"- Il avait été prévenu", lâcha tristement sa mère avant de quitter la pièce.

La jeune fille se retrouva seule face à son père. A l'air abattu qu'il affichait, Erika retint difficilement ses larmes. Son père avait toujours été si fort, si constant. Il n'avait jamais flanché, jamais montré la moindre faiblesse. Elle l'avait même cru incapable d'émotions pendant un temps. Elle ne reconnaissait pas l'homme brisé qui se tenait face à elle.

"- J'ai essayé de vous protéger, commença t-il alors. Toi, et Emile."

Erika fronça les sourcils. Il n'avait pas l'habitude de parler par énigmes.

Il lui parla alors du Livre de Perséphone. Oui, elle était au courant qu'en tant que membre du Haut Conseil, il avait accès à ce fameux bouquin. Et alors ? Et alors reprit-il, il était persuadé que quelque chose n'était pas net au sujet de ce Livre. Erika secoua la tête, horrifiée. Ces sujets étaient interdits. La simple mention du passé avant la Déchirure était passable d'emprisonnement. Son père... Son père était un traître au Conseil. Face à l'air atterré de sa fille, le nécromancien baissa le regard. Il connaissait les risques, avoua t-il. On l'avait prévenu plusieurs fois de ne plus se mêler de ce qui ne le regardait pas. On ? On.

"- Mais je ne pouvais pas fermer les yeux Erika, comprends-moi. Et puis quelques jours après ton départ, ils ont perquisitionné la maison. Ils ont trouvé des livres qui ne leur ont pas plu dans mon bureau."

Des livres qui ne leur avaient pas plu ? Des livres interdits oui. Ceux qu'elle n'avait pas le droit de toucher lorsqu'elle était petite. Tous les indices avaient été sous ses yeux, mais elle avait été trop aveugle pour y prêter attention. C'était donc pour ça ? Pour ça qu'il passait des heures et des heures penché sur son bureau ? Pour mener son enquête ? Pour en arriver... là ? Comme pour faire écho à ses pensées, son père soupira.

"- En toutes ces années, je n'ai pas réussi à trouver la moindre piste. Et désormais, c'est terminé pour de bon."

Erika secoua la tête incrédule. Elle avait l'impression de recevoir des coups de massue à répétition sur la tête. Son père avait perdu la raison. Il s'était monté la tête dans ses théories farfelues. Ce dernier enchaîna. La famille de Simon était assez puissante pour sauver l'honneur d'Adèle, mais pas celle de Lucien. Alors Bertille était revenue vivre avec eux, le temps de trouver une solution plus adaptée.

"- J'ai agi trop tard pour Adèle et Bertille. Mais vous deux, mes cadets, en vous envoyant loin de Sidh, je savais que vous seriez protégés des retombées. Si j'avais su dans quoi je t'avais envoyé..."

Sans réfléchir, Erika fit un pas et enlaça son père dans ses bras de toutes ses forces. Il ne l'avait pas punie. Il avait tenté de la mettre à l'abri. C'est tout ce qui comptait. Il était peut-être déchu, il avait peut être monté des théories à dormir debout, mais il restait son père. Ils restèrent un moment sans bouger. Puis la brunette se détacha légèrement.

"- Est-ce que maman était au courant ?"

Son père acquiesça en silence. Puis il ajouta :

"- Adèle et Bertille aussi."

Cette révélation lui fit l'effet d'un coup de poignard. Alors elle était la seule qui avait été maintenue dans l'ignorance ? Avec son frère ? Encore des secrets, encore des histoires qui la dépassaient. Elle en avait assez que le monde se joue de son sort sans jamais rien lui expliquer. Sans un mot, elle quitta à son tour la pièce dont l'air lui était devenu soudainement irrespirable.

En sortant, elle manqua de se cogner contre sa soeur. Elle aussi était au courant et ne lui avait rien dit. Mais avant qu'elle ne puisse prononcer le moindre mot, Bertille lui adressa un regard rempli d'émotions contraires.

"- Quand tu seras prête à me raconter, je serai là pour t'écouter."

**

Les premiers jours, Erika était frénétique. Il lui semblait qu'Elios pouvait débarquer à tout moment pour venir définitivement s'emparer d'elle. Elle avait aussi cherché à localiser Orion, inquiète de son sort. Il lui était apparu sain et sauf, toujours au Pôle. Elle devait le rejoindre. A tout prix.

Et puis petit à petit, la frénésie s'était calmée. L'atmosphère maussade de la maisonnée commençait à déteindre sur elle. Finalement, personne ne viendrait la chercher ici. Elle était même retournée voir quelques amis sans-pouvoirs. La dernière fois qu'elle avait tenté de localiser Orion, il était reparti à bord du Boréal. Il avait définitivement tourné la page. La vie continuait, et elle aurait dû pouvoir en faire autant. Pourtant, ce constat acheva de briser ce qu'il restait d'espoir en elle.

La seule chose qui l'empêchait de devenir folle était les cartes géographiques des Arches, que son père avait pu garder. Avec leur aide, la jeune fille s'était entraîné des jours durant. Pour peaufiner l'utilisation de sa boussole. Parce que c'était la seule chose qui l'empêchait de basculer dans une léthargie pure et simple. Elle avait au moins quelque chose à faire, quelque chose auquel se raccrocher. Et puis maintenant qu'elle était de retour auprès des siens, c'était aussi sa façon de prouver sa valeur. Enfin, elle aussi avait un pouvoir. Mais c'était bien trop tard. Ses exploits de géographe n'intéressaient plus personne.

Alors peu à peu, elle avait commencé à se sentir comme un lion en cage. Elle tournait en rond, incapable de contenir ce besoin de trouver des réponses. Elle en avait assez. Sidh n'était plus son foyer. Elle était une étrangère, et pire que ça, elle n'était plus la bienvenue. Certains de ses amis lui avaient tourné le dos en apprenant le sort de son père. Domitille avait la gentillesse de passer lui rendre visite de temps en temps. Mais il semblait à la brunette que désormais, un gouffre les séparait. Rien ne serait plus jamais comme avant. Parce que son père était déchu. Parce que son périple à travers les Arches l'avait brisée. Parfois, elle y repensait, et des souvenirs confus se mélangeaient. Alba avait dû prendre son silence radio pour un refus définitif. Elle ne voulait plus y penser. Et pourtant, les questions continuaient à tourner en boucle dans son esprit. Arc en Terre. Le complot. Les pouvoirs. Et elle dans tout cela. Elle détestait ne pas avoir mit un point final à cette histoire.

Après près de deux mois à tenter en vain de retrouver un semblant de normalité, ses parents se rendirent à l'évidence : leur fille devenait folle à vue d'oeil. Ils décidèrent alors qu'une visite à son frère lui ferait le plus grand bien. La perspective de ce voyage raviva une lueur d'intérêt dans son coeur. Elle avait aimé Babel. Emile lui manquait. Et puis elle pourrait peut être retrouver Zeyd. Qui sait, peut-être devrait-elle rester parmi les Sales Gosses ? N'importe quoi qui l'éloignerait de cet endroit déprimant. La brunette se sentait égoïste, mais elle n'en pouvait plus de vivre sous le toit familial. Sur Sidh tout court. Sa liberté lui manquait cruellement, presque autant que le confort de son ancienne vie.

Ses parents la couvrirent de recommendations de prudence. Elle devait leur donner des nouvelles. Et ne pas prendre de risque inconsidéré. La nécromancienne leur promit tout ce qu'ils voulaient. Elle allait enfin pouvoir voir autre chose que les quatre murs de sa chambre. La menace d'Elios et de ses pairs lui semblait désormais si lointaine qu'elle en devenait irréaliste. Un regain d'énergie retrouvé, Erika se prépara à partir avec le prochain long-courrier.

Il lui restait cependant une dernière chose à faire avant de partir. Elle devait se libérer. Je serai là pour t'écouter, lui avait dit Bertille. Alors Erika s'empara d'un papier à lettre et se mit à écrire frénétiquement. Toute l'histoire depuis qu'elle avait mis les pieds à bord du Boréal. Toute l'histoire dans ses moindres détails. Sans détour, sans raccourci. Cela la libéra d'un poids colossal. Arrivée au bout, elle ne sentait plus ses doigts tant elle avait écrit dans un flot continu. Il y en avait des pages et des pages. Avec difficulté, la brunette fit rentrer le tout dans une enveloppe, qu'elle rangea précieusement dans sa table de chevet. Elle la donna à son aînée le lendemain, juste avant son départ, en lui précisant bien d'attendre d'être seule pour l'ouvrir.

Elle reçut une réponse après seulement quelques jours à bord de l'aérostat. On était venu lui apporter une enveloppe après une courte halte pour transiter du courrier. La brunette l'ouvrit avec empressement et en tira le papier à lettre. Sur la feuille, une seule phrase.

"Retrouve-le."

Pardon ? Erika retourna plusieurs fois le papier à lettre. Bertille n'avait rien ajouté d'autre. Frustrée et déçue, elle forma une boule avec le papier et le jeta à même le sol de sa minuscule cabine. Elle lui avait écrit un roman, lui ouvrant son coeur comme elle ne l'avait jamais fait, et c'est tout ce qu'elle avait trouvé à lui répondre ? La brunette ne décoléra pas de la soirée. Elle était si furieuse que le soir venu, il lui fut impossible de trouver le sommeil. Ses yeux éclairaient le plafond de la cabine, tandis qu'elle ruminait l'unique phrase en boucle.

Elle avait fait confiance à Bertille, elle qui lui avait toujours été de si bon conseil. Elle était la seule à qui elle avait confié l'entiéreté de l'histoire. Alors pourquoi lui faisait-elle un tel coup, maintenant qu'elle avait besoin de son soutien plus que tout ? Une heure passa. Puis une autre. Retrouve-le. Erika ferma les yeux. Sa boussole se mit à la recherche de la présence d'Orion. Au moins, elle pourra dire qu'elle aura essayé. Il ne lui fallut que quelques minutes pour ressentir quelque chose. Contrairement à ce qu'elle aurait cru, il ne semblait pas être perdu quelque part au milieu des Arches. Plus surprenant encore, sa présence lui semblait étonnamment proche. Piquée par la curiosité, elle ne put s'empêcher de pousser la recherche encore un peu. Les sourcils froncés, elle se remémora sa carte des Arches. Le Nord, par ici. Donc le Sud, par là. Elle plaça Sidh. Immédiatement à l'Ouest, Anima. Bien plus à l'Est, Al-Ondalouze. Et au milieu, d'où lui provenait la direction...

Zéphyr ?

Erika rouvrit les yeux. Il était donc de retour sur son Arche natale ? Et surtout, elle était proche de cette même Arche. Comme piquée par une mouche, la jeune fille bondit hors de son lit et de sa cabine. Elle accapara un membre de l'équipage qui passait dans la passerelle voisine.

"- Excusez-moi, s'empressa t-elle de lui demander. Quelle est notre prochaine escale ?"

L'homme lui répondit du tac au tac.

"- Zéphyr, Mademoiselle, demain en fin de soirée. Nous repartirons à la première heure du matin."

Trop dangereux, lui souffla une voix dans sa tête. Qui sait ce qui l'attendrait là bas ? Elle ne gardait pas un excellent souvenir de son dernier passage sur l'Arche. C'est ta dernière chance, lui souffla une autre voix. L'occasion était trop belle. Obtenir des explications. Comprendre. Et enfin pouvoir tourner définitivement la page. Elle était à deux doigts de mettre un terme à la tourmente insoutenable de ces derniers mois. Une seule soirée, une seule entrevue. Et elle repartait le lendemain à bord de l'aérostat, avec ses réponses et une santé mentale retrouvée. Elle saurait bien se faire discrète le temps d'une soirée.

En mettant le pied sur Zéphyr, Erika ne s'était pas sentie aussi vivante depuis des mois. Elle avait enfin un but. Elle allait enfin avoir ses réponses. Elle s'efforça de ne pas trop ressasser sa nervosité. De ne pas penser à la réaction du grand brun. Il lui en voudrait sans aucun doute de mettre encore du désordre dans sa vie si bien ordonnée. Mais ce n'était que le temps d'une discussion. Elle n'en demanderait pas plus.

Au loin, elle reconnut les bâtiments où elle avait été conduite lors de son bref premier passage. Elle eut un doute en tendant ses papiers. Si elle était recherchée, si la Guilde était toujours à ses trousses pour leur quête d'illuminés, elle venait de se jeter dans la gueule du loup. Mais rien ne se passa. Tant mieux pour elle. Sans perdre de temps elle fit appel à sa boussole. Tel un outil bien huilé, elle lui indiqua une direction bien précise. D'un pas déterminé, elle se mit à arpenter la ville, qui prenait de jolies couleurs sous le crépuscule. Elle était peut être imprudente, peut être même inconsciente. Mais l'adrénaline lui fit un bien fou. Voir un paysage différent de Sidh lui fit un bien fou. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle se sentait bien.

La brunette se laissa porter par les indications de sa boussole, et finit par arriver face à un restaurant aux allures plutôt chics. Erika releva un sourcil. Peut-être sa boussole n'était-elle pas aussi bien entraînée qu'elle l'avait cru ? Que ferait Orion dans un endroit pareil ? Peut-être dinait-il avec des passagers particulièrement importants ? Elle fit un pas en direction de la grande fenêtre qui donnait sur la rue.

C'était bien sa silhouette, elle en aurait mis sa main à couper. Le coeur de la jeune fille se gonfla d'un seul coup. De l'espoir ? Et puis soudain tout son enthousiasme retomba. Elle venait d'apercevoir une jeune femme rousse attablée face à lui, qui riait aux éclats. Ses yeux se brouillèrent. Elle vit rouge. Rouge foncé. Finalement, elle n'avait plus besoin de réponses. Elle n'en voulait plus. Elle ne voulait tout simplement plus rien avoir à faire avec lui. Jamais. Elle venait de perdre deux mois de sa vie à se torturer inutilement. Elle aurait mieux fait de l'imiter et de passer à autre chose au lieu de ressasser le passé encore et encore. Elle se sentit stupide. Furieuse contre elle-même, elle fit demi-tour en direction de l'aérostation. Elle irait sur Babel, retrouverait Emile et Zeyd. Elle n'avait rien besoin de plus.


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