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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Asma
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Asma
Lun 15 Aoû - 17:48

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Elle n’avait pas besoin de se calmer. Elle n’avait plus envie de se calmer. Ne pouvait-il pas comprendre cela ? La colère était tout ce qui la faisait encore tenir et l’empêchait de se briser en milliers de morceaux. La colère contre ses parents, les vrais et les faux. La colère contre la providence, qui l’avait placée dans cette calamiteuse situation. La colère contre Cupidon et ses stupides flèches, qui faisaient battre son cœur chaque fois qu’elle posait ses yeux sur lui. Lui qui restait envers et contre tout calme, attentionné. Comment pouvait-il prendre tout cela si sereinement ? Comment pouvait-il accepter de la laisser se comporter comme elle le faisait à son égard ? Comment pouvait-il avoir, malgré tout ce qu’il savait, envie de rester en sa compagnie ?

Elle ne voulait pas « tranquille ». Elle ne voulait pas « triste ». Elle voulait haine, elle voulait violence. Par-dessus tout, elle voulait vengeance. Mais elle n’avait personne contre qui diriger toute cette énergie négative. Personne d’autre qu’elle-même. Elle ne voulait plus « exprimer ». Elle ne voulait plus parler raisonnablement. Elle ne voulait plus rien. Elle aspirait au néant. Parce qu’elle n’avait que ça à se mettre sous la main, elle attrapa de nouveau le journal, et le lança une nouvelle fois contre un arbre. Si elle avait eu du feu sous la main, elle l’aurait jeté dans les flammes et aurait regardé les pages se tordre et se consumer lentement. Regarder les mots brûler et disparaître. Comme s’ils pouvaient tout effacer. Mais ce n’était pas comme cela que fonctionnait l’oubli.

Elle revint à la réalité en sentant un contact contre sa joue. Elle tremblait toujours, les poings fermés. Mais cette fois, elle n’avait pas chassé sa main de son visage. Ses mots traversèrent lentement la brume de la colère qui tenaillait son esprit et son cœur. Ce n’était pas pour cela qu’elle s’excusait, eut-elle envie de lui dire. Elle ne parla pas. Des larmes silencieuses dévalèrent le long de ses joues. Elle avait l’impression de ne savoir faire plus que cela. Rager et pleurer. Pleurer et rager.

Isabella prit le visage d’Antonio entre ses mains, lui caressant doucement une joue du bout du pouce. Elle posa son front contre le sien.

- Moi non plus, souffla-t-elle.

Elle ne savait pas comment elle pourrait retourner un jour à une vie sans lui. Et pourtant, quelle alternative avait-elle ? Elle se détacha brusquement de son emprise et le repoussa loin d’elle. Elle lui tourna le dos, fit quelques pas, et fit volte-face.

- Je t’aime ! explosa-t-elle. Plus que tout au monde. Mais une fois ceci dit, alors quoi ? Qu’est-ce que cela change ?
Clionestra
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Lun 15 Aoû - 18:12

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Il l’avait laissé jeter le journal… Il ne la laisserait pas faire plus. Si haine elle avait pour sa mère en cet instant, haine elle n’aurait pas jusqu’à la fin de sa vie. Sa mère était morte en la mettant au monde, son père biologique avant elle, alors il ne la laisserait pas détruire ce qui la rattaché, malgré tout, à eux. Il laissa le livre cependant sur le sol, conscient que rien ne pourrait lui arriver de plus, pour s’occuper pleinement de la jeune femme. Elle sembla se calmer un instant, un court instant, front contre front.

Si elle non plus ne voulait pas être loin de lui, alors pourquoi lutter ? Pourquoi se séparer ? Pourquoi ne pas rester ensemble ? C’était ce qu’il voulait demandait avant que la jeune femme ne fasse trois pas en arrière après son pas en avant. Il n’avait pas encore réussi à l’atteindre dans sa brume de colère et de tristesse qui prenait le pas sur tout le reste. Il la laissa exploser et réussi à ne pas trop sourire de manière heureuse à son aveu. Il s’approcha à nouveau mais ne la toucha pas cette fois ci.

- Tu m’aimes, répéta-t-il simplement, et je t’aime. Cela change tout. De quoi as-tu peur Isabella ? De la réputation ? Ma famille ne te laisserait jamais aux mains des rumeurs de la société londonienne ! De ne plus aller dans des bals ? Ici, ils t’en feront toujours pour tes visites. De ne plus revoir ton père ? Bon débarras. De finir seule ? Mais je suis là, moi, et je ne compte pas te laisser seul, jamais.

Il l’observa un instant et sourit.

- Se l'amore è reciproco, Isabella, allora cambia tutto, dit-il en italien pour donner un rappel de leur discussion précédente.

Il avait dit qu’il doutait que son amour pour elle soit un jour répondu à l’époque. Il avait déjà exprimé les sentiments forts qu’elle lui faisait ressentir, sans y mettre les mots. Elle avait demandé pourquoi cela ne pouvait pas être réciproque. Et maintenant ? Maintenant, si l’amour est réciproque, cela change tout. Il n’y avait plus de raison de craindre le futur, car le futur serait dicté par eux. Il ne la touchait toujours pas et la regarder droit dans les yeux.

- C’est pour ça que je veux que tu t’exprimes sur tes pensées, tes peurs et ce que tu veux pour la suite. Parce que je suis là, et je repousserais tes peurs, on trouvera des solutions, et je continuerais de t’aimer, qu’importe la situation dans laquelle tu te trouveras… Tu oublies vite que notre famille croit en l’amour.

Tous. Même Charles et Louis qui n’en parlaient pas. Même Ricardo. Même son père et sa mère, bien que la dernière soit plus coincée dans les normes de la société que le reste du monde. Il lui sourit.

- Qu’importe ce dont ton père te menace pour que tu es peur ainsi, j’enverrais tout cela balader … n’est-ce pas ma spécialité ?  Je fais chavirer les cœurs, le tien dans le bon sens et les autres je les agace, les barques, et les normes. Je suis sûr qu’une partie de toi, m'aime pour les plongeons dans l’inconnu que tu fais avec moi … alors continuons simplement comme on a commencé.

Dans l’inconnu, au talent et à tâtons, n’était-ce pas le meilleur moyen de vivre une histoire ? Il lui prit doucement sa main et sourit. Si la jeune femme ne comprenait pas qu’il accepterait même un mariage pour être avec elle, ou partir ailleurs, ou qu’importe, alors il ne savait pas comment lui dire de mieux … Lui dire simplement serait une idée, mais on parle d’Antonio là …



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Lun 15 Aoû - 21:00

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Sa famille ? Comment sa famille à lui était-elle supposée lui éviter l’opprobre à elle ? Pour ce faire, il n’y aurait véritablement eu qu’une seule solution. Qu’elle fasse partie de sa famille. Et pour cela… une connaissance à elle lui avait dit il y avait fort longtemps qu’on ne pouvait échapper à sa famille que de deux façons : le mariage ou la mort. Comme l’alternative ne faisait pas encore partie de ses options dans l’immédiat, elle ne pût que constater que de toute sa prise de parole, il s’était soigneusement tenu à l’écart du sujet de la première option. Il n’en avait d’ailleurs jamais évoqué ne serait-ce que l’idée, sauf quand il avait été question de la pousser dans les bras de son frère, à une époque où elle était un peu plus fréquentable.

Antonio était peut-être amoureux, mais visiblement pas totalement irrationnel non plus. Si ses parents étaient normalement constitués, ils ne laisseraient pas leur fils plus approcher d’Isabella que d’un pestiféré. Le temps d’une brève romance estivale, loin des yeux de leurs connaissances, pourquoi pas, mais jamais au-delà. Surtout pas à portée de vue de la société londonienne, encore moins à portée de plume d’une chroniqueuse de potins mondains qui se régalerait du scandale.

Par deux fois, il lui avait dit que le fait qu’ils s’aiment changeait tout ; et pourtant, en faits et en actions, rien n’était différent. Elle ne se sentait pas bien différente de ce qu’elle était un peu plus tôt. Plus embarrassée, peut-être, et un peu plus malheureuse, probablement. Discuter, partager, s’exprimer. Qu’est-ce que cela lui apportait, au bilan ? Rien de plus. Il ne cessait de lui parler de sa famille. Il avait de la chance d’avoir une famille comme la sienne. La jeune femme était loin de pouvoir en dire autant. Mais c’était aussi d’une rareté exceptionnelle d’avoir des parents qui pouvaient se permettre ce type de conceptions du monde. Et encore une fois, Antonio oubliait qu’elle n’avait pas le luxe de pouvoir partager ses idées et ses modes de fonctionnement. Par moments, elle aimait son idéalisme. Mais en cet instant, il le déconnectait des réalités de ce monde.

Qu’il soit biologiquement le sien ou non, elle avait un père, qui avait toujours légalement droit de vie et de mort sur elle. Cela n’avait pas changé. Elle n’était pas libre de ses propres décisions. Cela non plus n’avait pas changé.

- Il l’est, réciproque. Mais cela ne change rien du tout ! S’emporta Isabella. Parce que ce n’est pas comme cela que le monde réel fonctionne. Notre monde, milord. Pas cette charmante illusion estivale qui disparaîtra assez tôt comme elle est venue.

Il n’était plus question de galéjades, de plongeons dans l’inconnu, de tout envoyer balader. Si le jeune homme pouvait se le permettre, tant mieux pour lui. Elle, quoi qu’elle fasse, toujours, la société la jugerait. Elle la jugerait bien plus durement que si elle était un homme. Elle la ramènerait à sa triste condition de femme.

Comme pour confirmer ses propos, sa tante apparut dans le jardin. Elle avait dû juger que la mascarade n’avait que trop duré.

- Isabella ! Nous rentrons. Maintenant.

Gratifiant Antonio d’un étrange mélange de désappointement et d’agacement, la baronne attrapa la jeune femme par le bras et l’entraîna avec elle. Le cerveau éteint, Isabella se laissa entraîner. Elle fit une pause près de l’arbre et se baissa pour ramasser le carnet.

- « Rien de mortel ne dure, et il n’y a rien de doux qui ne se termine actuellement par l’amertume », conclut tristement, sans se retourner, en citant Pétrarque, l’un de ses auteurs favoris.
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Clionestra
Mar 16 Aoû - 21:23

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Il venait de se passer quoi exactement ? Il était en train de lui dire qu’il allait l’épouser, de lui exprimer ses sentiments, pour lui clairement, et elle venait de le rabrouer ainsi… et en plus, la tante de la jeune femme venait de l’empêcher de finir cette discussion. Il la voyait partir alors que les mots de la jeune femme tournaient dans sa tête. Qu’avait-elle dit ? Pourquoi pensait-elle, de manière erronée, que son amour pour elle ne durerait pas ? Elle ne comprenait vraiment pas ce qu’il lui proposait en réalité ? Ce qu’il voulait lui crier, lui demander, écrire sur les murs et inventer des chansons dessus ? Elle ne comprenait vraiment pas. Une fois arrivé dans le salon, il ne restait plus qu’une mère furibonde et une prise de tête à venir. Son père avait pris la poudre d’escampette, faisant certainement tout pour rentrer à Giallo, puis à Londres, le plus rapidement possible.

« Et merde » se dit-il en fermant la porte derrière lui et en s’approchant de sa génitrice. Elle observait encore le jardin, droite et simple comme elle l’avait toujours été …Il était prêt à se prendre la soufflante, la haine, la colère de Dieux pour l’avouer… Il s’approcha d’elle.

- Maman, dit-il simplement en essayant de ne pas laisser sa voix tremblait.

De toutes les personnes existantes dans ce monde, sa mère était une des personnes qu’il ne voulait pas blesser. Il attendait droit devant elle, et il attendait qu’elle se mets à le disputer, comme elle l’aurait fait dans les mêmes circonstances.

- Ton père m’a dit que … Que … Je t’aime mon fils, mais tu es un idiot, fit-elle enfin.
- En effet, je n’ai jamais essayé de l’être moins.
- Est-ce que tu aimes cette femme ? Vraiment ?

Antonio se mit à sourire un instant. Parler d’amour avec sa mère c’était quelque chose de tout à fait … nouveau. Si la mère parlait amour souvent, elle ne parlait de l’amour avec le grand A que pouvait ressentir ses enfants. Il s’approcha d’elle et la prise tranquillement dans ses bras.

- Je l’aime.
- Alors ne la perds pas.

Il fit une moue dans les bras de sa mère. Il fit une moue en pensant à ce que la jeune femme avait déjà dit. Il observa lui aussi le jardin dans un moment de tristesse et de profonde détresse.

- Je pense qu’elle ne veut pas de moi. Elle pense que mon amour est éphémère. Elle ne veut pas de moi dans sa vie.
- Lui as-tu demandé de l’épouser ?
- Pas en ce terme, répondit-il rapidement.

Sa mère se retourna et se mit à tapoter sa joue en répétant un « petit idiot » plusieurs fois. La douceur dans le geste le fit sourire. Oui, il était un idiot. Et il savait que si une personne pouvait l’aider à faire comprendre à Isabella qu’Antonio l’aimait comme l’âme sœur qu’elle était, c’était sa mère. Il sourit encore alors que sa mère reprit la parole. Les chiens ne font pas des chats… et si Antonio ressemblait grandement à son père, il avait tout de même un pet au casque comme sa mère… ou en tout cas réfléchissait comme elle.

*

Impossible de parler à Isabella, quoi qu’il fasse, qu’importe la situation, il n’arrivait pas à lui parler. Sa tante et sa cousine, bloc de pierre et forteresse pour la princesse, l’empêchait de passer. Il n’avait pas eu le temps de parler avec son frère, mais lui avait jeter un regard intrigué. Son père avait dit que Ricardo avait balancé … mais il n’était pas le genre de frère à balancer un tel secret sans une bonne raison … Et Antonio mourrait de savoir ce qui avait fait de son frère une pareille balance. Il était dans une calèche différente et il y avait une furieuse envie de virer tout le monde pour aller lui parler, tout de suite, mais depuis le début du voyage, il n’avait toujours pas eu l’occasion de lui parler.

Même pas de lui faire un sourire ! La jeune femme tournait la tête à chaque fois qu’il essayait de faire une discussion silencieuse avec elle. Il ne savait plus quoi faire. Sa mère, encore, lui donna la réponse en lui laissant une feuille et de quoi écrire… Oui, pendant qu’ils se baladaient en calèche, ce n’était pas une mince affaire, mais il réussi à faire un mot simple.

« Isabella,
Je dois avouer ne pas comprendre pourquoi tu me repousse. Je te donne absolument tout et pourtant tu me repousses. Que dois-je faire de plus ? Ma mère a bien une idée, et me bassine avec cela depuis pour que je fasse les choses dans les règles de l’art. Soit. Je ferais cela comme les diktats de la société me l’imposent, si cela peut te prouver que mes sentiments sont sincères. Je ne pourrais le faire dès nôtre arrivé, mais j’affirme à nouveau ce que j’ai déjà avoué : Je ne pourrais supporter encore un mois loin de toi.

Bien à toi,
Antonio ».


Il plia la feuille avec la plus grande délicatesse. Une idée lui vient. Il se mit à la plier encore plus lentement pour que cela donne un cœur. Il était un idiot amoureux, pas de doute là-dessus. Quand il donna la missive à sa mère, elle arqua un sourcil et ne répondit rien. L’un comme l’autre savait que la jeune femme ne pourrait pas répondre à sa lettre … mais qu’elle lui soit transmise était déjà un grand pas dans la réalisation de la solution.

*

- Ô Londres, terre d’idiotie et de stupidité, qu’importe le moment où je t’ai quitté, je ne suis jamais heureux de revenir dans ta cité, clama Reed Browson en faisant un sourire à ses fils.

Marchant pour rentrer dans leur demeure, Antonio n’avait toujours pas réussi à parler avec la jeune femme. Mais il n’y tenait plus. Dans la missive, il avait dit qu’il ne pourrait pas le faire tout de suite … mais plus le temps passait … plus il avait l’impression que la jeune femme avait fermé définitivement la possibilité qu’il soit ensemble un jour. La jeune femme avait-elle réellement envie que leur histoire se termine ainsi ? Dans cette froideur nouvellement venue de nulle part ? Alors qu’il s’apprêtait à sortir, la mère d’Antonio arriva.

- Isabella, sa tante et sa cousine seront au bal de Winershire ce soir. Soit présent et présentable, lui dit-elle simplement, tes frères y seront aussi !

Il doute que quiconque puisse faire venir Isabella à un bal avec ce qu’elle savait d’elle … Bien que la tante de la jeune brune fasse partir des personnes qui pourraient lui faire peur… Souvent. Il observa l’extérieur. Si elle ne se trouvait pas au bal ce soir, il la trouverait ailleurs. Il n’allait pas la laisser passer. Pas cette fois.

*

Alors qu’il prenait le chemin pour aller vers la demeure d’Isabella, il sentit quelque chose d’étrange en lui. Comme l’impression d’être suivi, d’être observé. Il n’était pas le genre d’homme que l’on pourchasse pour des dettes de jeux ou quoi que ce soit d’autres. Il était le genre de personne que l’on oublie … Quand Isabella n’était pas dans les environs en tout cas. Il se recula pour observer au loin un homme, qu’il ne connaissait pas du tout.

- Puis-je vous aider ?, même s’il en avait aucune idée.
- J’ai un message pour vous de la part du comte de Cunningham, dit-il en regardant derrière lui.
- De la part du comte ? j’y allais just…  

Il n’avait pas eu le temps de finir sa phrase que l’homme, dont il ne se souviendrait même pas le visage ensuite, lui planta un poignard dans le ventre. Il laissa profondément le poignard dans le corps d’Antonio alors qu’il s’approcha de lui pour lui dire simplement cela.

- Dis à ton frère de ne pas demander en mariage Isabella Cunningham, sinon ça ne sera pas qu’un poignard qui vous tombera dessus.

L’homme se repoussa doucement en laissant tomber à genoux Antonio qui tenait déjà son bras. Il allait demander la main d’Isabella à son père, comme le voulait toutes les coutumes stupides et idiotes … il allait lui demander de le laisser aimer sa fille, chérir chaque moment à ses côtés … et à la place il était en train de perdre la vie devant une maison londonienne ? D’ailleurs, s’il devait mourir, il ne pourrait pas faire passer le message. Peut-être était-ce cela la punition divine ?

« Tu ne convoiteras pas la femme parfaite pour ton frère » devrait être un passage de la bible maintenant … Cela était aussi grotesque que les pièces de théâtre grecque qu’il avait lu. La fin médiocre d’un homme qui ne méritait pas la vie de toute manière. Il eu un moment pour fermer les yeux et puis … tout devint noir.




Victoria
Sullivan

J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis la première fille du Baron Sullivan et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.


→ Elle a fait sa première saison à l'âge de 17 ans
→ Présente depuis 7 ans dans les bals.
→ Son père est un baron presque inconnu, pas riche.
→ Elle est discrète, calme, et surtout presque muette.
→ Elle ne voit pas les couleurs.
→ Elle a une petite soeur, Eleanor de 12 ans.
→ Elle joue du violon
→ Elle apprécie sa belle-mère, qui est enceinte de l'héritier peut-être ? et essaie vraiment de trouver quelqu'un pour ne plus être un poids. Cependant, personne ne la demande jamais.
→ Son père pense de plus en plus à l'offrir en mariage à un vieil ami écossais, pour lier une alliance et récupérer de l'argent pour la cause.
→ Son père fait parti des gens qui veulent renverser le roi.

Crédit : Wiisemary.
Victoria respirait doucement. Très doucement. Elle avait encore les mains tremblantes de ce qu’elle avait vue, et fait. Elle était tranquillement en haut de sa fenêtre, rêvant de son futur amour possible, quand elle avait remarqué un homme dans la rue. Elle l’avait reconnu tout de suite. Elle connaissait, comme la plupart de ses dames, tous les fils Brownson… Cependant, elle aimait à penser qu’elle avait une relation amicale avec eux.

Après tout, tous les bals qu’elle faisait, ou dont elle était honteusement kidnappée par sa préceptrice qui ne comprenait pas l’humiliation d’être une vielle fille dans ce genre de bal remplis de jolies fleurs, les Brownson faisaient l’effort de danser avec elle.

Chaque bal, elle avait au moins une danse avec l’un d’eux. Et loin d’être des vantards stupides et arrogants, les garçons avaient toujours été courtois avec elle. Ils parlaient un peu, expliquer choses et d’autres puisqu’elle restait muette … Cependant, ils continuaient, encore et encore, avec ce même sourire et cette même sincérité qui les caractériser tellement. Il était évident que les fils Brownson n’avaient aucune envie de se marier avec elle, encore moins de la courtiser d’une quelconque manière, mais ce moment tranquille lui permettait de rêver un peu plus.

Bref. Donc, elle connaissait les Brownson comme des personnes qui ne faisaient pas de vagues. Il était étonnant le nombre de personne qui, en la sachant presque muette, pensait aussi qu’elle était sourde. Dévoilant secret plus ou moins humiliant à ses oreilles douces et pures. Les Brownson n’avaient jamais eu ça.

Le fait que le plus jeune fils de la famille venait de se faire poignarder pratiquement devant sa porte était donc, pour elle, forcément la faute d’un autre. Antonio Brownson ne pouvait pas être une mauvaise personne. Avec sa sœur Eleanor, elles avaient amené Antonio Brownson dans une salle. Elles avaient fait appeler une domestique, bien plus doué pour soigner quiconque que les médecins vantards qui suivaient les nobles. Victoria avait laissé le jeune homme aux mains de sa sœur et de sa domestique … et elle se décida à se préparer pour aller au bal.

Elle savait que le monde n’aimerait pas savoir que le quatrième fils Brownson s’était fait poignarder … On dirait des choses et d’autres sur lui, alors qu’il était certainement innocent. Elle ne pouvait pas faire cela. S’aidant de cette même domestique, elle fit quérir sa préceptrice, une bonne femme d’une soixantaine d’année dont la mort ne voulait pas, pour aller au bal, rapidement.

*

Elle arriva au bal, et comme à sa célèbre habitude, elle ne se fit pas remarquer. Personne, pas même sa préceptrice, ne semblait remarquer ses coups de têtes, sa manière de s’entortiller les mains, ou la panique glaçante qui descendait le long de son dos. Elle s’approcha de Ricardo Brownson… D’elle-même. Elle, la fille muette qui ne parle jamais, était en train de s’approcher d’un noble titré plus riche que n’importe qui, d’elle-même…. Elle s’approcha de Ricardo, inconsciente de savoir qui l’entourer…

Peut-être Isabella d’ailleurs ? Elle ne pourrait pas le dire. La panique était déjà en train de faire naître des grosses gouttes de sueurs le long de son dos. Elle allait défaillir … Mais elle devait avouer la vérité sur son frère.

- Lord Brownson, dit-elle alors qu’elle s’approchait de lui, respirant à peine pour éviter de bégayer, j’ai … je … je … je … je … dois… dois … dois…

MERDE ALORS ! Elle observa un instant l’assemblée, toujours sans voir personne. Qui donc était un Brownson dans cette assemblée ? Tous ? Elle avait l’impression que le monde lui tournait, la tête, le sol, elle allait défaillir. Elle s’approcha à nouveau en prenant un courage qu’elle n’avait pas et en disant simplement.

- Votre frère est chez moi, dit-elle de but en blanc toujours sans respirer, et il va mal…

Elle rajouta cela alors qu’elle aurait pu prendre quelque chose à l’homme pour lui prouver cela. N’importe quoi. Les hommes n’avaient-il pas toujours un mouchoir dans la poche pour essuyer les larmes des malheureuses éconduites ? Elle mordit sa lèvre.

- Je ne voulais pas que … que le monde fasse des rumeurs sur son compte, rajouta-t-elle plus bas encore.

Elle avait assez parlé pour deux ou trois mois, au moins… elle espérait que cela ne donne pas de faux signaux à sa préceptrice. Elle jeta un regard vers cette dernière, complètement absorbé par une discussion avec une femme tout aussi vieille qu’elle. Au moins, n’aurait-elle pas de soucis à se faire sur le fait d’avoir pris la parole en premier.


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Mer 17 Aoû - 19:32

Ricardo Brownson
J'ai 26 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

En savoir plus.


L’escapade italienne avait été significativement raccourcie, et ce ne fût pas pour déplaire à Ricardo. Après avoir trahi la confiance d’Isabella, il se doutait que cette dernière ne voudrait plus lui parler, mais il n’avait pas imaginé qu’elle ait décidé de battre froid à l’ensemble de sa famille. A leur retour de Florence avait régné une ambiance épouvantable dans leur demeure familiale, et tout un chacun sembla plus que soulagé de rentrer. Pour Ricardo, cela signifiait aussi pouvoir retourner de plus près à la gestion des affaires familiales londoniennes.

Cela signifiait également le retour aux mondanités, et si la Saison était belle et bien terminée depuis plus de deux mois, il n’en restait pas l’occasionnelle soirée mondaine avant que tout un chacun ne quitte Londres pour s’établir dans leurs résidences hivernales respectives. Le bal de la fête de la Récolte était bel et bien l’un des derniers d’entre eux. Ricardo ferait donc l’effort d’y participer. Pour sa mère, parce qu’elle le lui demandait. Plus encore maintenant qu’elle savait qu’il n’était pas question qu’il demande à Isabella de l’épouser. Il n’avait donc plus de prétendante, et il lui faudrait tenter d’en retrouver une.

Coupe à la main, il discutait avec une connaissance lorsqu’il vit un tout petit bout de femme l’approcher, bégayante. Allait-il rajouter une candidate de plus à la liste de ces dames qui se pâmaient à sa vue ? Allait-elle faire un malaise – réel ou feint – pour avoir l’opportunité de se retrouver dans ses bras ?

Ricardo s’arrêta dans ses spéculations. A bien l’observer, la jeune femme avait l’air sincèrement angoissée. On aurait dit qu’elle allait s’évanouir. L’aîné des Brownson mit de côté son égo et ses certitudes, et lui prit délicatement la main.

- Respirez, mademoiselle. Lentement. Oubliez les autres. Concentrez-vous sur moi.

Elle reprit la parole, et réussit à articuler une phrase entière.

- Mon frère ? Quel frère ?

En réalité, que lui importait de savoir duquel de ses frères il s'agissait. Il allait mal comment ? Il avait envie de presser la jeune femme de questions, mais il réalisa aussitôt que cela serait une épreuve supplémentaire pour elle. La suite de son propos acheva de le plonger dans la perplexité. Un de des frères était-il vraiment en train de faire honte à son nom chez la demoiselle qu'il avait en face de lui ? Qui était-elle, d’ailleurs ? Elle lui avait l’air vaguement familière, mais il n’était pas sûr de savoir pourquoi.

- Emmenez-moi séance tenante, exigea-t-il.

Le jeune homme fit signe à sa mère de loin pour lui indiquer qu'il quittait le bal, sans lui en dire plus. Il était inutile à ce stade de lui provoquer de la contrariété ou du stress supplémentaire. Pas besoin de lui infliger la connaissance d’une situation potentiellement outrageuse dans laquelle l'un de des frères serait allé se mettre.

Il suivit la jeune femme jusqu'à chez elle.

- Antonio, s'exclama-t-il à peine rentré dans la pièce, à la vue de son frère.

Il se précipita à son chevet.

- Faites quérir immédiatement Lord Hardwood. C'est le chirurgien de notre famille. Dites-lui que c'est urgent !

Une domestique avait apporté une bassine et des linges propres, et était en train d'essayer de panser la plaie sur son ventre dénudé. Son regard se posa sur elle, puis sur le regard livide de son frère, dont il prit la main.

- Antonio, tu m'entends ? Qui t'a fait ça ?

Qui pourrait vouloir faire une chose pareille ? Oui, son frère pouvait être agaçant quand il le souhaitait. Mais certainement pas au point de s'attirer un coup de couteau....
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Asma
Mer 17 Aoû - 19:33

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Malgré toutes ses belles paroles, il n'avait même pas essayé de l'arrêter. Il n'avait pas dit un mot. N'importe quoi qui aurait pu la retenir un peu plus longtemps. Elle se serait arrêtée. Elle se serait détachée de l'emprise de sa tante pour revenir à lui. Si seulement il avait dit quelque chose. C'était ce qui lui faisait le plus mal. Plus que tout le reste. Elle sentit l'amertume remonter dans le fond de sa gorge.

Isabella fit ses adieux à Giovanni. Elle s’excusa une énième fois pour tout, pour tout le trouble qu'elle lui avait occasionné. Pour toute réponse, il lui avait adressé un grand sourire, l’avait prise dans ses bras et serrée contre lui.
« Reviens me voir quand tu veux », lui souffla-t-il à l'oreille, arrachant un pauvre sourire à la brune.

- Isabella !

La baronne lui reprit le bras. Il n'y avait rien de brusque dans ses gestes. Elle était pressante mais pas agressive. Comme une maman qui emmènerait avec elle une petite fille distraite occupée à regarder les papillons. Isabella était réduite à l'état de petite fille. La tante l'entraîna dans la calèche.

Assise en face d'elle, elle la regardait sans un mot, les lèvres pincées. Isabella attendait la prochaine salve de hurlements et de réprimandes qui ne manquerait pas de tomber. Pour son attitude inadmissible. Pour tous les problèmes qu'elle avait causés. A tout le monde. Les répercussions que cela ne manquerait pas d'avoir. Sur son nom et sur celui de la baronne. Au lieu de cela, elle changea de banquette et vint s'asseoir à côté de la jeune femme. Isabella plongea la tête dans ses genoux et pleura toutes les larmes de son corps, tandis qu'elle caressait doucement ses boucles brunes.

Rentrée à Giallo, la baronne Albemare avait directement fait remballer les affaires des trois femmes pour repartir à la première heure le lendemain matin. Isabella était montée dans sa chambre, et n’avait plus remis un pied dehors. Talonnée de près par sa chaperonne, elle avait dîné là. Elle y avait passé le reste de la soirée, jusqu’au coucher. Que craignait-elle ? Ce n’était pas comme si elle avait envie de ressortir et affronter de nouveau la famille Brownson. Le carnet fut balancé au fond d'une malle et oublié là.

****

- Et ton père, est-ce que... ?
- Il sait.

Isabella posa le livre qu’elle était en train de faire semblant de lire sur ses genoux. Elle lui expliqua. Pas tout dans les moindres détails, mais dans les grandes lignes. Comment son père savait qu’elle n’était pas sa fille. Comment il s'en servait d'un moyen de pression contre elle. Pour la « forcer à se tenir à carreau ». Pour la priver de l’opportunité d’essayer de rechercher une union.

- Si vous persistez à me chercher un prétendant ma tante, vous me poussez à ma ruine. Vous exposeriez également le pauvre bougre qui serait désigné.... Pas un mot de tout cela à Ornella, je vous prie. Je n'ai pas besoin de sa pitié, la vôtre me brise déjà le cœur.

On toqua. La baronne alla à la porte, échangea quelques paroles avec une silhouette qu’Isabella ne vit pas, de là où elle était. Sa tante ouvrit un pli. Elle le lût, les sourcils froncés. Réalisant que sa jeune nièce la suivait du regard, elle s’empressa de la passer au-dessus d’une bougie allumée pour l’enflammer et la jeta dans l’âtre. La brune lui lança un regard suspicieux.

- Des nouvelles de Londres. Le baron a hâte de nous voir rentrer.

La tante Harriett évita son regard. Isabella reprit son livre et ajusta sa position dans le fauteuil sans un mot. Quand elles n'étaient pas sur la route, elle restait dans la chambre des auberges où elles s’arrêtaient, à lire. Sa cousine préférait sortir prendre l’air et se dégourdir les jambes. Isabella ne voulait plus voir l’extérieur. Les 21 jours que durèrent le voyage lui parurent une éternité. Bien plus long qu’à l’aller. Étonnamment, et ce malgré ce qui l’attendait de retour chez elle, l'arrivée à Londres lui fit l'effet d'un soulagement.

Elle n'y resterait pas longtemps. Le temps de troquer ses affaires d'été et de faire empaqueter des habits plus adaptés au climat automnal britannique. Dès que parée, elle partirait pour Alderney Manor, la résidence de campagne familiale des Cunningham. Son père y passait parfois quelques jours, mais retournait très régulièrement à Londres, où il avait toujours quelque affaire à régler. Globalement, elle y serait au calme. Loin de tout. Loin de tous.

Sa tante lui avait promis de ne jamais parler de tout ce qui s'était passé à son père. Elle tint parole. La jeune femme ne pût que lui en être reconnaissante.

- Que fais-tu, Isabella ? L'interrogea Ornella, la voyant s'affairer, à peine arrivée.
- Je repars.
- Tu repars ? Mais nous venons à peine d’arriver. Pour aller où ?
- Alderney.
- C'est hors de question ! Rétorqua sa cousine. Tu viens avec nous à Felton Hall. Par contre, pas avant ce soir. Le bal de Winershire doit avoir lieu ce soir, à l'occasion de la fête de la Récolte. Ce sera le dernier grand évènement jusqu’à la prochaine saison… ou presque.
-Allez-y, ta mère et toi. Mais ce sera sans moi.

La petite blonde quitta la pièce sans insister. Isabella fixa la toilette qu'on avait posée sur son lit. Une robe en mousseline vert amande rehaussée de dentelles et brodée de perles d'eau douce. La broche en tournesol. Elle prit celle-ci entre ses doigts.

« Je ne compte pas te laisser seule, jamais. »

Sa voix résonna comme un écho dans son esprit. D’un geste rageur, elle lança la broche à travers à la pièce, laissant celle-ci se ficher elle-ne-savait-où dans le parquet et quitta sa chambre. Elle alla se réfugier dans la bibliothèque. Ce fût là que le comte la trouva en début de soirée lorsqu'il rentra.

- Je pars demain à la première heure, lança la jeune femme, lorsqu’elle sentit la présence de l’homme dans la pièce. Je ne vous encombrerai pas trop de ma compagnie.
- Seule ? S'enquit-il, inique.

Isabella leva les yeux vers lui.

- Cela semble vous étonner. Ce n'est pas comme si vous me laissiez beaucoup le choix.
- Je l'ai sincèrement aimée, tu sais.

Il savait. Il savait qu'elle savait. Que ce qu'il lui avait dit était un mensonge, mais que la réalité n'en changeait pas la mainmise qu'il avait sur elle. L’Italie, Florence. Il n’y avait pas besoin d’être le plus grand des détectives pour s’imaginer que la jeune femme avait pu trouver quelques informations la concernant… pour ce que ça lui changeait.

- Si vous l'aviez vraiment aimée, vous l'auriez laissée partir, lui répondit-elle du tac au tac.
- Si elle ne pouvait pas être à moi, elle n'avait à être à aucun homme. Quant à toi, fini les bêtises de ma sœur. Je veillerai à ce que tu restes une beauté empoisonnée à ne pas approcher de trop près, ajouta-t-il en la saisissant brutalement par le menton, arborant un sourire énigmatique.

- Que vous ai-je donc fait pour mériter cela de vous ?
- Ce n'est pas tant ce que tu as fait que ce que tu es, cracha-t-il en libérant son emprise, laissant deux marques rouges sur sa mâchoire.
- « Celui qui pèche, c’est celui qui mourra. Le fils ne supportera pas les conséquences de la faute commise par son père ». Ezechiel, 18:20. N’en avez-vous pas eu assez, père ?
- « Je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu’à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent ». Exode, 20 :5. Tu vois, moi aussi je peux te citer la Bible.
- « A celui qui est juste, sa droiture sera portée à son compte, et l’on portera au compte du méchant sa méchanceté », reprit-elle, poursuivant sa litanie.

Au regard qu’il lui adressa, la jeune femme s’empressa d’ajouter :

- Soyez tranquille, père, vous avez déjà gagné.
- Évidemment que j'ai gagné, triompha-t-il. Je gagne toujours, conclut-il sur le même ton en quittant la pièce.

Isabella eût l'impression qu'il y avait là une allusion qu'elle ne parvenait pas à saisir. Elle ressentit un étrange malaise, mais ne parvint pas à s’expliquer pourquoi. La jeune femme referma son livre et quitta la bibliothèque pour retourner à sa chambre. Son regard se posa de nouveau sur la toilette qui n'avait pas été rangée et trônait toujours sur son lit.

A défaut de pouvoir être approchées sans risquer sa vie, même les plantes vénéneuses pouvaient être admirées pour leur beauté, n’est-ce pas ? La brune ajusta le diadème de tourmaline verte sur sa tête. Elle se regarda dans un miroir, satisfaite du résultat. Telle une poupée de porcelaine, elle était superbement parée… et parfaitement vide à l’intérieur.

***

- Isabella ! Vous ici ? l'accueillit Ornella en souriant. Elle passa son bras dans le sien, et l’entraîna avec elle. Quel dommage ! Vous venez de rater le comte de Rosaland, il vient juste de partir.

Ce n'était pas plus mal. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec la famille Brownson. Elle voulait simplement profiter de son ultime soirée londonienne avant de partir dès le lendemain, à la première heure, pour Alderney Manor.

Excitée comme une puce, Ornella lui noua le carnet de bal au poignet. Alors Isabella arbora le plus beau des sourires. Parce que pour le monde entier, elle était Isabella Cunningham, fille du comte de Cunningham et encore, de notoriété publique du moins, l'un des plus beaux partis de Londres.
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Mer 17 Aoû - 20:47

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Ce qu’Antonio ignorât, c’était que Victoria Sullivan avait failli s’évanouir une bonne dizaine de fois à simplement essayer de respirer. Que sa préceptrice aussi avait failli tourner de l’œil en comprenant que Ricardo Brownson voulait venir dans la demeure des Sullivan. Il ne pouvait pas savoir qu’elle avait pincé ses lèvres un nombre incalculable de fois pour éviter de se mettre à pleurer, et qu’elle n’avait pas plus discuter avec Ricardo après ses uniques paroles pendant le bal. Cela lui aurait fait mal. Antonio ne pouvait pas savoir non plus que la domestique de la jeune femme avait fait tout ce qu’elle avait pu, car son agresseur avait visé un point vital. Il ne pouvait pas entendre la voix de la jeune fillette de 12 ans qui lui chantait doucement des berceuses.

Tout cela, il l’ignorait.

Car il avait été dans le flou le plus total. Il avait été dans un flou douleur avec une seule et unique pensée… il devait protéger Isabella. Il se devait de la protéger, de la kidnapper s’il le fallait. Il ne pouvait pas rester dans ce flou douloureux qui le tenait. Il voyait le visage de la jeune femme, il pouvait sentir ses mains dans les siennes, il voyait son regard… Il se mit à penser fortement à elle, il ne pouvait pas rester dans le flou.

La première voix qu’il entendu alors fut celle de son frère. Lequel ? Oh, il connaissait par cœur ses frères. Il savait que Ricardo était là, qu’il se mettait à paniquer pour lui. L’idiot. Le poignard lui était destiné à lui…. Car qui pourrait penser qu’Antonio Brownson, le fils que personne ne voulait pas même la femme aimée, puisse vouloir demander en mariage quiconque.

Il avait aussi entendu le médecin, et avait compris avoir totalement perdu connaissance entre l’arrivé de son frère et le départ du médecin de la famille. Il entendait dans sa tête la question lointaine de son frère. Qui lui avait fait cela ? Doucement, il ouvrit les yeux. Combien Ricardo serait-il blessé d’apprendre qu’il avait été blessé à cause de lui ? A cause de ce parti si intéressant qu’il était partout autour de lui. Comment lui dire que le père d’Isabella savait déjà que Ricardo serait un mari extraordinaire et voulait l’éviter à tout prix. Il ne pouvait pas lui dire. Il dirait cela à son père. Son père serait quoi faire. Oui. Son père saurait.

Dans les vapes, il pouvait voir son frère au-dessus de lui. Il lui fit un sourire alors qu’il se sentait faible et avait froid. Est-ce qu’il était en train de mourir ? Son cerveau ne voulait pas fonctionner comme il le devait. Ainsi posa-t-il sa main sur celle de son frère.

- Ne t’en fais pas Ricardo, je te protègerais, dit-il en retournant dans les vapes, impossible de rester les yeux ouverts tant la douleur était forte et que le sang finissait par lui manquer, je vous protégerais toujours malgré mes faiblesses ...

*

Il su qu’on le déplaça dans sa maison. Comment ? L’odeur. Simplement l’odeur de sa chambre qui empester le livre, la poussière et la lavande apporté de son dernier voyage en Italie justement. Il le sentait mais n’avait toujours pas eu le temps de remettre ses idées en place. Qu’allait-il dire à sa famille pour la situation ? Qu’allait-il avouer ou non ? Son père arriva alors qu’il papillonnait encore des paupières pour remettre de l’ordre dans tous ça.

Reed Brownson ferma la porte derrière lui, sans appeler la famille qui attendait dans le salon un peu plus loin. Il connaissait son fils, et il savait que l’avoir dans cet état permis de savoir la vérité avec encore moins de filtre et de censure que d’ordinaire. Loin d’avoir mis la honte sur sa famille, l’attaque d’Antonio avait eu le don de faire ressortir une colère sourde. On ne touchait pas à ses fils. On ne touchait pas la famille.

- Qu’est-ce qui s’est passé ? dit-il sans préambule en se mettant au côté de son plus jeune fils.
- Rien de grave, une égratignure, dit-il en oubliant encore un instant la douleur et la situation.
- Antonio !

Ce dernier essaya de se relever de son lit. Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il ne voulait pas savoir, mais son père était là pour l’aider n’est ce pas. Alors il lui expliqua. Il expliqua qu’il était en train d’avancer pour aller voir le père d’Isabella, pour lui demander, comme le voulait les us et coutumes de ce pays à la con, et qu’on l’avait attaqué. Fin. Pourquoi ne disait-il pas la vérité à son père enfin ?

- Pourquoi ? reprit son père.

Antonio ne répondit rien. Son père, et tout le monde en réalité, savait qu’il ne pouvait y avoir de raisons d’argent ou de femmes derrière tout ça. Pas de femmes ? Son père soupira.

- Isabella ?
- Il ne veut pas que Ricardo la demande en mariage, j’ai été utilisé comme messager pour ça.
- Comme d’habitude.
- Oui.
- Et comme d’habitude, tu ne comptes pas faire passer le message à tes frères.
- En effet.

Parce que ce n’était pas la première fois que le jeune homme était pris à partie pour transmettre un message à ses ainés. Message qui passait par leur père, souvent, mais très rarement à ses frères… Si ce n’est jamais en réalité.

- Tu veux toujours l’épouser, demanda son père.
- Oui.
- Qui avait dit que la vie serait facile avec toi, mon fils ?
- Personne.
- Personne.

Reed Brownson sortit et retrouva son fils ainé dans le bureau. Il devait lui dire. Cette fois seulement. Antonio comprendrait. Antonio lui avait dit la vérité pour qu'il trouve une solution, alors il allait la trouver. Il croisa sa femme juste avant.

- Tu lui as dit qu’il était dans le Whistledown de ce matin ?, demanda-t-elle.
- Je doute qu’il sache que l’on est l'après-midi d’un autre jour mon amour, répondit-il en haussant les épaules, feignant une tranquillité.

Lord Cunningham allait payer pour ce qu’il avait fait à son fils. Doit-il lui demander un duel pour ça.

- Faites venir Isabella et sa tante ici, j'ai besoin de leur parler, reprit-il pour sa femme en l'embrassant sur la joue, féignant encore le calme qu'il ne possédait plus.

*

« Pour les absents qui auront manqués le dernier bal de l’année, sachez que rien de bien incroyable s’y est déroulé. Des flirts, une demande en mariage raté et quelques femmes déçus de la disparition hâtive de la partie le plus recherché de l’année : Ricardo Brownson. Point de pleures ou de larmes mesdames, bien qu’il soit parti aux bras d’une rousse invisible, il est toujours libre comme l’air.

Non, mes chers lecteurs, l’action la plus incroyable de la soirée reviens à cette rousse qui, non contente d’avoir eu toute l’attention de Ricardo Brownson, a sauvé la vie du plus jeune de la fratrie Brownson qui s’est fait poignarder devant chez elle.

Personne ne sait encore la raison de cette acte barbare. Bien que votre bien aimé chroniqueuse parle souvent des manières peu traditionnelles d’Antonio Brownson, il a toujours été charmant et courtois avec tout le monde. Nobles, domestiques, animaux. Je ne lui souhaite donc que le meilleur rétablissement.

Il a été rapatrié dans la nuit dans la demeure des Brownson, qui est pour le moment fermé aux visiteurs … bien que je doute que quiconque puisse passer le mur de frères et des parents de l’homme blessé tant qu’il ne saura pas sorti de l’inconscience.

Votre dévoué chroniqueuse se désole que cela retarde encore l’inévitable demande en mariage qui aurait dû avoir lieu depuis longtemps entre un membre de cette famille et Isabella Cunningham. Peut-être la seule femme, autre que la duchesse Brownson, a pouvoir rentrer dans la maison de la famille sans recevoir un regard froid.


LA CHRONIQUE MONDAINE DE LADY WHISTLEDOWN »



May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
ANAPHORE

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Jeu 18 Aoû - 20:55

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


- Ne restez pas toute seule à Alderney. Vous viendrez nous voir, n’est-ce pas ? La supplia Ornella en la prenant dans ses bras.
- Bien sûr, mentit la jeune femme en retour, afin de ne pas peiner sa cousine.

Elle n’avait pas envie d’argumenter. Elle ferma la porte de la calèche. Avant elle déjà, sa tante lui avait fait promettre qu’elle ne passerait pas l’hiver seule à se morfondre, et qu’elle viendrait passer les fêtes de fin d’année en leur compagnie à Felton Hall. Isabella lui savait gré de sa gentillesse. Pour cette raison, elle lui avait servi le même mensonge poli.

Isabella regarda s’éloigner le véhicule qui emmenait au loin sa tante et sa cousine et retourna à l’intérieur. Elle fit un dernier tour de sa chambre. Pour une raison étrange, elle avait l’impression d’être en train de faire ses adieux à la demeure de famille londonienne, alors même qu’elle y reviendrait dans quelques mois. Vraiment ? Avait-elle encore un intérêt quelconque à revenir à Londres ? Les domestiques étaient en train de finir de préparer et de charger ses affaires dans sa propre voiture. Ce serait alors à son tour de quitter Londres pour rejoindre la résidence de campagne.

Isabella enfila le spencer que sa camériste lui tendait par-dessus sa robe et ses gants de voyage. Elle finit de lui ajuster son chapeau à l’aide d’une grande épingle, et la belle pût sortir de chez elle. Elle salua le personnel de la maisonnée réuni pour son départ et monta dans la calèche.

- Milady ! S’exclama une voix fluette.

Une jeune servante s’approcha d’elle et lui remit le reconnaissable entre tous feuillet de société de lady Whistledown. Isabella le prit et le posa à ses côtés sur la banquette. Elle n’avait vraiment pas besoin d’une énième salve de ragots. S’il y avait bien quelque chose qui ne lui avait pas manqué lors de son bref séjour italien, c’était bien cela.

- Merci, sourit-elle pauvrement, cela me fera de la lecture sur le trajet.
- Vous devriez le lire… maintenant, ajouta la jeune fille, pressante, rosissant de son audace.

Le fouet claqua. La calèche s’ébranla. Intriguée. La jeune femme posa ses yeux sur les pages imprimées.

Elle tambourina contre le plafond de la voiture.

- Chez les Colorshire. Immédiatement !

« Je dois le voir ». « Laissez-moi le voir, je vous prie ». « J’exige de le voir immédiatement ». Le cerveau d’Isabella tournait à toute vitesse. Elle trouvait bien présomptueux de la part de lady Whistledown de considérer qu’on ne lui battrait pas froid, surtout au vu des circonstances. Faudrait-il qu’elle joue des coudes pour pouvoir rentrer ? Allait-on ne serait-ce que la laisser approcher de la maison ? Elle hurlerait s’il le fallait. Elle ferait savoir qu’elle était là. Et elle ne partirait pas avant de l’avoir vu. Elle avait envisagé toutes les possibilités.

Une fois sur le perron de la demeure de la famille Brownson, plus aucun mot ne lui vint. Elle était tout bonnement tétanisée, face au valet de pied qui la contemplait d’un air à peu près aussi perdu qu’elle. Non. Elle n’avait rien à faire à cet endroit. C’était une erreur. Elle n’aurait jamais dû venir. Elle avait agi sur un coup de tête, de façon totalement irrationnelle. Ce faisant, elle les mettait tous en danger.

- Miss, si vous voulez bien me suivre par ici, vint la sauver le majordome de la famille, faisant son apparition sur le seuil. Le duc vous attend.

Le duc ?! Le duc l’attendait ? Isabella emboîta le pas au majordome et fut conduite jusqu’à ce qui ressemblait à un bureau. L’homme lui ouvrit la porte et l’invita à entrer. Nerveuse, ne sachant absolument pas à quoi s’attendre, la brune fit un pas dans la pièce et se fendit d’une courte révérence.

- Votre grâce.
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Ven 19 Aoû - 22:37

Reed G.
Brownson

J'ai 45 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis merveilleuse bien.



Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma) - Page 10 4cd8c54146a09f783894710cccada70bbd51675d
Crédit : Wiki.
Reed Brownson avait une envie. Une très grande envie. C’était d’aller mettre son pied dans la tête de celui qui avait osé blesser son fils ET dans celui qui avait commandité tout ça. Il savait qui pour le second, trouverait bien qui pour le premier. Il avait tout avoué à son fils. Il lui avait dit qu’Antonio s’était fait attaquer parce que Ricardo était trop proche d’Isabella. De but en blanc, et bien sûr sans penser une seule et unique seconde que c’était la faute de son fils ainé. Ricardo devait le savoir. Il avait juste expliqué la situation. Alors qu’il allait dans son bureau, avait viré son fils qui lui demandait de ne pas être inconsidéré, Charles pouvait être aussi raisonnable que Ricardo dans ce genre de moment, il vérifia son arme tranquillement.

Il ne comptait pas l’utiliser, préférant les poings et un franc combat que les armes à feu … mais l’homme avait déjà essayé de blesser l’un de ses fils, de le tuer pratiquement si la jeune rousse ne l’avait pas trouvé … Alors il était absolument hors de question qu’il ne se prépare pas.

On lui prévient que la jeune Isabella était là. Il rangea l’arme discrètement et s’approcha de la porte alors que la jeune femme était derrière le majordome qui disparu rapidement.

- Ma chère Isabella Cunningham ! Je suis tellement ravi de vous voir ici ! dit-il de manière enthousiaste, il s’approcha d’elle et la prise dans ses bras sans la moindre forme de honte.

Il la prise dans ses bras, et il eu l’impression que, quelque part en lui, quelque chose venait de se briser. Il se sentit plus faible, plus vieux, plus désespéré. Il se recula un instant alors qu’il remarqua des larmes le long de ses joues. Il s’essuya rapidement et se remit à arpenter le bureau comme plus tôt dans la journée, quand son fils ainé lui a demandé un peu de temps pour trouver une meilleure solution que le « je te rentre dans le lard ». Il s’assit sur son bureau et montra à la jeune femme un fauteuil qui semblait tout à fait confortable pour lire.

- J’imagine que vous êtes venus à cause du torchon toujours plein d’histoire de Lady Whistledown. Pour une fois, je ne lui jetterais pas la pierre. Elle aura eu le mérite d’être plus rapide que nous pour vous ramener à la maison rajouta-t-il en faisant un rire simple.

Il n’aimait pas réellement la chronique de la Lady inconnue. Surtout parce qu’on se moquait d’Antonio, souvent, de lui, parfois, et qu’on osait parler de ses trois autres fils comme des trophées à empocher. Ses fils étaient bien plus que ce torchon qui gagnait trop d’argent, et pas assez de critique face à la société. Donc, lui, noble de haut rang avec 4 fils ne pouvait pas dire à un homme d’aller se faire voir en France s’il n’était pas content, mais une femme cachée derrière un papier le pouvait ?

Il décida que la colère ressentie pour l’inconnue au journal était mal dirigée. Il essayait stupidement de se calmer en se frottant doucement le visage. I devait respirer. Il fit un sourire à la jeune femme. Un sourire remplit d’inquiétude et de tout ce qu’il avait de respectueux envers elle.

- Ce que j’ai à vous dire, Lady Cunningham n’est pas aisé, et j’espère que vous me comprendrez une fois tout expliquer, commença-t-il doucement, il faut savoir que mon fils, Antonio, vous aime beaucoup. Beaucoup serait même un euphémisme à la vue de la situation.

Il se déplaça et chercha un livre, qui trainait sur le bureau, simplement pour avoir quelque chose dans les mains. Et à l’image de son fils la première fois où il avait tenu le journal de la mère d’Isabella, Reed  Brownson en caressa la couverture, pour y trouver un calme simplement illusoire.

- Il était en route pour demander l’autorisation à votre père, comme le veut cette éthique idiote, de demander votre main. Et il a été blessé par un envoyé de votre père.

Il l’observa. Il savait que tout autre homme de cette société aurait pris la menace de son père au sérieux. Oh, Reed la prenait au sérieux, mais il ne comptait pas répondre comme ce que tout le monde désirait. Il allait répondre de la seule manière qu’il connaissait. En faisant mieux. En le faisant style Brownson !

- Un homme lui aurait dit de faire en sorte de dissuader mon autre fils, Ricardo, de vous courtisez sinon ils feront pire encore. Les espèces de …

Il s’arrêta avant de dire des gros mots impurs devant une jeune fille et posa sa main devant sa bouche pour reprendre contenance.

- J’aimerais que vous veniez habiter ici, sous la tutelle de ma femme pour le moment, le temps que je m’occupe de votre père comme il mériterait. Et on parlera de la demande en mariage de mon fils quand il sera apte à la dire lui-même.

Il ne doutait pas un instant que son fils avait dû faire une demande en mariage, peut-être un brin trop romantique et subtil pour la jeune femme mais il savait qu’il l’avait fait. Il sourit un instant.

- Prenez le temps de trouver les arguments contre en allant voir mon fils. Il est réveillé bien que complètement à l’ouest pour le reste… il vous l’as dit. Nous allons vous occupez de vous.

Le majordome arriva et approcha de la jeune femme pour l’amener vers Antonio pendant que Reed se mit à toucher son visage pour essayer de gérer toutes ses émotions en place.

*

Antonio avait mal partout. Il avait l’impression que son corps entier souffrait. Pourtant il n’avait été que poignarder. Une jeune domestique vient lui remettre son oreiller pour la millième fois.

- Je ne suis pas en sucre, je ne vais pas mourir de me relever un peu ! tonna-t-il à l’encontre de la jeune femme, laissant sur elle un regard noir.
- Nos parents la tuerait si elle te laisse te relever mon frère, dit Louis son nez dans un livre.
- Laissez-moi donc me mettre coucher sur ce lit, sinon je vais devenir cinglé.
- Cinglé, tu l’as toujours été, reprit Louis sans relever les yeux.
- Tu es en colère ?
- Oui.
- D’accord.

Louis se leva et partit avec la domestique d’un pas pressé. En colère, il l’était. Dans le couloir, il croisa le majordome, et LA jeune femme. Son père, sa mère, ses frères voulaient aider la jeune femme, mais lui n’arrivait pas à enlever la colère sourde qui lui taper les tempes. Il fit une révérence et s’éclipsa. Est-ce que l’amour valait tellement de souffrance ? Il se le demander vraiment.

*

Antonio se releva donc de son lit quand son majordome vient toquer à la porte. Antonio grogna de douleur et fit semblant de ne pas avoir essayé pour la énième fois d’avoir une posture plus confortable pour son dos.

- Entrez, dit-il simplement sans avoir entendu ce que pouvait dire l’homme à sa porte.

Juste, qu’il rentre qu’il le remette sur pieds. Il avait une femme à aller chercher et ça faisait déjà trop longtemps qu’il ne l’avait pas vu !



May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
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Asma
Sam 20 Aoû - 14:03

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Isabella allait se faire crucifier sur place. Elle en était convaincue. Pour quelle autre raison, le duc aurait-il demandé à la voir ? Elle avait l’image d’un homme particulièrement attaché à sa femme et à ses fils, mais en dehors de cela, il n’était pas particulièrement réputé pour sa sociabilité. Il était plutôt du genre à très directement dire ce qu’il pensait aux gens, ce qui n’était pas pour plaire à tout le monde.

Son accueil la laissa pantoise. Il la prit dans ses bras, se déclarant heureux de la voir face à lui. C’était incompréhensible. Pourquoi serait-il heureux de la voir, elle, en ces lieux ? Était-il heureux qu’elle vienne rendre visite à son fils ? En aurait-il vraiment douté ? Quand bien même, il n’avait jamais été particulièrement chaleureux avec elle. Est-ce que… est-ce que cette affaire avait un rapport avec elle ? Le père de famille semblait bouleversé. Elle se rappelait avoir dit il y avait bien longtemps à Antonio qu’il avait de la chance d’avoir une famille aimante. Elle aurait aimé que quelqu’un ait l’air aussi ému s’il lui était arrivé quelque chose, à elle. Ce ne serait certainement pas de la part du comte.

Il lui fit signe de s’asseoir. Isabella prit place sur le fauteuil qu’il lui indiquait. Bras croisés sur les genoux, elle triturait nerveusement ses doigts. Face à cet homme, elle ne savait pas où se mettre. Elle aurait aimé que le fauteuil l’engloutisse toute entière. L’envie ne s’atténua pas lorsqu’il reprit la parole, bien au contraire. « La ramener » ? Parce qu'ils voulaient de sa présence ici ? C’était à croire que lady Whistledown avait raison, quelque part, mais cela dépassait son entendement. Elle avait l’impression qu’il s’adressait à elle comme il se serait adressé à sa propre fille.

Non, elle avait dû se méprendre sur son propos. Voilà, allait arriver le moment où il allait lui annoncer le véritable sujet de sa présence en ces lieux. Après ce bel enrobage, il allait enfin lui dire qu'elle ne causait que du trouble à sa famille et qu’il ne voulait plus jamais la revoir dans les parages. Au moins, sur ce point, elle pourrait le rassurer. La calèche qui l'attendait dehors devait toujours l'emmener à Alderney. Finalement, peut-être serait-ce un aller sans retour. Ne serait-ce pas ce qu’il y avait de mieux pour tout le monde ? Sa tante n’aurait plus à se préoccuper de faire mine de lui chercher un prétendant. Son père n’aurait plus à subir sa présence. Elle n’aurait plus à affronter les regards de qui que ce soit.

Au lieu de cela, ses paroles lui coupèrent le souffle. Si elle n’était pas déjà assise, la jeune femme en serait tombée sur son séant. Il était en route pour quoi ? Son père avait fait quoi ?! Chaque phrase l’entraînait un peu plus profondément dans les entrailles de la terre. Du délire. Le duc était en plein épisode de délire. Il n’y avait pas d’autre explication. Et pourtant. « Je veillerai à ce que tu restes une beauté empoisonnée à ne pas approcher de trop près », avait-il dit. Était-ce de cela dont il parlait ? Était-il vraiment capable de tels extrêmes ? « Je gagne toujours ». Isabella se prit le visage entre les mains.

Si c’était vrai, pourquoi s’attaquer à Antonio ? Comment pouvait-il savoir ? Sa tante lui aurait-elle menti ? Le duc lui apporta rapidement la réponse. Non, bien sûr que non, Ricardo. C'était pour Ricardo. Tout cela était de sa faute. Sa faute et celle de ses mensonges. Elle avait eu l’audace de se croire capable de jouer contre son père. Pour cela, c’était les gens qu’elle aimait qui en payaient le prix. C’était cela qu’il avait cherché à lui faire comprendre. S’il ne s’en prenait pas directement à elle, il ferait souffrir les gens autour d’elle. Une beauté empoisonnée.

Le duc semblait hors de lui, mais sa colère n’était nullement dirigée contre la jeune femme. Elle ne comprenait pas. Elle n’était que l’engeance d’un être abject – du moins officiellement –. Pourquoi ne pas la mettre dans le même panier que son père ? Parce qu’il la considérait elle aussi comme une victime. C’était pour cela qu’il lui fit la proposition qui acheva Isabella.

Inenvisageable. Aussi adorable et bien intentionnée soit-elle, cette proposition était inenvisageable. Et puis, son père ne s’en prendrait pas physiquement à elle. S’il avait eu, il en aurait l’opportunité pendant toutes ces années. Mais il ne l’avait pas fait.

Isabella n'arriverait pas à raisonner avec le duc, pas dans cet état-là. Au bilan, il avait débité un long monologue au cours auquel elle avait été incapable de placer une réponse. De toute façon, elle était bien trop occupée à digérer toutes les informations qu’elle venait de recevoir pour réagir. Son père. Son père avait essayé de faire tuer Antonio. Pour faire passer un message à Ricardo. Qu'est-ce que cela aurait été si vraiment Antonio était allé au bout de son idée ? Était-ce vrai ? Comptait-il vraiment la demander en mariage ? La jeune femme ne pût s’empêcher de sourire intérieurement et à la fois se haïr aussitôt en réalisant que la simple perspective la rendait heureuse. Pourtant, c’était impossible. Impossible et désormais dangereux. Empoisonnée.

Les poings serrés, Isabella bouillait intérieurement. Elle n’avait qu'une envie. Partir sur le champ et aller affronter son père.  Dans le même temps, elle avait furieusement envie d'aller voir Antonio. Plus que tout, elle était chamboulée par la proposition du duc. Qui ressemblait en tous points à ce que lui avait dit Antonio en Italie.

- Je vous remercie, votre grâce, fût la seule chose qu’elle parvint à articuler.

Elle n’avait pas dit « non », mais elle n’avait pas dit « oui » non plus. Elle ne pouvait pas dire « oui ». Elle irait voir Antonio, parce qu’elle avait besoin de voir Antonio. Un besoin vital de le voir. De s’assurer qu’il était encore bien vivant. Savoir qu’il s’en remettrait. Et elle partirait. Loin. Il avait gagné.

Le majordome lui fit de nouveau signe de le suivre. Isabella se leva et lui emboîta une nouvelle fois le pas. Dans le couloir, alors qu’ils approchaient de la chambre d’Antonio, Louis lui lança un regard noir. Enfin un qui avait une réaction à peu près normale dans cette maison. Elle s'était attendue à la même chose de la part de tous les autres. Et ils auraient eu raison de la haïr. Après tout, si son père était l’auteur de cette exaction, toute la famille Brownson était en droit de la détester.

Sur le seuil, elle hésita un instant. Son estomac était noué. Avait-il encore vraiment envie de la voir, lui, après tout cela ? À l’inverse, avec un peu de chance, les événements l'auraient dissuadé de retenter de proposer quoi que ce soit. Elle respira un grand coup et fit un pas dans la pièce.

A sa vue, son cœur se brisa. Se tenant bien droite, elle fit son possible pour ne pas se précipiter à son chevet et se jeter sur lui.
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Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)
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