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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Asma
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Asma
Mar 9 Aoû - 21:04

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Isabella se réveilla en sursaut. Un fin rayon de soleil écarlate lui chatouilla le bout du nez. Elle ouvrit un œil, puis l’autre. Les lieux ne lui étaient pas familiers. Elle se rappela alors qu’elle était chez Giovanni. Elle sentit un poids sur sa taille, puis réalisa le bruit régulier d’une respiration dans son cou, et se rappela qu’elle n’était pas dans sa chambre. Elle souleva le bras le plus délicatement qu’elle pût, et se glissa sans un bruit hors du lit. Elle tira tout doucement sur sa robe de chambre, dont un repli était coincé sous la silhouette encore endormie. Elle s’arrêta pour le contempler un instant, comme essayant de capturer cette image dans ses souvenirs. Telle une ombre, elle se dirigea vers la porte. Elle s’arrêta, revint à la table de chevet où elle récupéra la liasse de lettres qui appartenait, puis repartit. Elle tendit l’oreille et une fois certaine qu’il n’y avait personne dans le couloir, elle sortit et fila droit à sa chambre. Elle referma du plus délicatement qu’elle pût derrière elle, et se laissa lourdement glisser jusqu’au sol, le cœur battant à tout rompre, laissant le tas de lettres tomber à côté d’elle.

Derrière ses paupières fermées, les images de la nuit lui revenaient en boucle. Ses lèvres contre les siennes, ses caresses. Lorsqu’il l’avait basculée sur le lit, elle avait réagi en se crispant, réalisant un peu tard où tout cela pouvait l’emmener. Elle ne savait pas ce qu’était l’expérience du jeune homme en la matière, mais elle était certainement infiniment plus significative que la sienne, qui se limitait à un néant triste et noir. Pour sa part, elle n’était pas prête pour ces choses-là. Rapidement toutefois, elle s’était de nouveau détendue, face à la délicatesse de ses gestes et à sa tendresse. Elle s’était laissée aller contre lui, pressant son corps contre le sien, sentant ses miens dans son dos et sur ses hanches. Elle avait l’impression de pouvoir retracer en détail le parcours de ses mains sur son corps.

Il lui avait dit qu’il l’aimait, et pour toute réponse, elle avait soupiré son nom et enfoui son visage dans son cou. Ne pas répondre. Ne pas se laisser tomber dans le piège. Elle savait ce qu’elle ressentait. Elle savait qu’il savait. Mais elle ne l’avait pas dit à haute voix.  Aurait-elle dû le dire ? Elle avait failli, plus tôt dans la soirée. Elle avait été interrompue, et c’était sûrement mieux comme ça. Était-ce vraiment mieux ? Pour qui ? Pour elle ? Pour lui ? Elle prit son visage entre ses mains. Elle avait l’impression de sentir son odeur partout sur elle. Elle espérait que ce n’était qu’une impression. La jeune femme de chambre n’allait sûrement pas tarder à arriver, et elle n’osait imaginer que cette dernière reconnaisse l’odeur d’un homme sur la jeune femme. Isabella retira la robe de chambre, la jeta sur un dossier de chaise et se glissa sous les draps du lit dans lequel elle aurait dû passer la nuit. Elle colla son nez contre le matelas et écrasa l’oreiller sur sa tête. Comme si cela suffirait à effacer tout ce qui s’était passé. A l’inverse, les images continuèrent d’affluer.

Ses caresses, encore. La façon dont elle s’était lovée dans ses bras, plaquant son dos contre son torse nu et enroulant ses bras autour d’elle. La façon dont il avait écarté les boucles brunes de son cou pour y déposer un baiser. La façon dont elle s’y était assoupie, belle au bois dormant piquée au fuseau. Qu’elle aurait aimé s’endormir pour un siècle et se réveiller dans un monde totalement différent. Dans un monde où elle pourrait se faire oublier de tous et de tout.

On toqua à sa porte. La brune grommela. On toqua de nouveau, un peu plus fort, cette fois-ci. Isabella sortit la tête de sous son oreiller. Elle avisa les lettres au sol et sauta hors du lit, s’emparant de celles-ci pour les emmener avec elle et les glisser sous l’oreiller. Elle se laissa de nouveau tomber dans celui-ci, alors que l’on toquait une troisième fois. Elle finit par céder, et la petite silhouette entra, son amazone fraîchement lavée et pressée au bras. Elle quitta sa tenue de nuit et passa la robe vert forêt qu’elle avait porté la veille. La jeune fille l’aida à se coiffer, remontant ses boucles brunes en un simple chignon flou au-dessus de sa nuque, et finit de l’apprêter.

Isabella était fébrile, à la fois encore un peu extatique et appréhensive. Après l’échange qu’elle avait eu avec la tante Harriett la veille au soir, la rencontre matinale promettait d’être explosive. Attaquerait-elle dès le petit déjeuner ou attendrait-elle de quitter le domicile de leur hôte d’un soir avant de lui faire passer un mauvais quart d’heure ? Qui y aurait-il autour de la table ? Les Brownson seraient-ils encore là ? Et Antonio ? Le voir maintenant était loin d’être une bonne idée, surtout dans le contexte d’une telle assemblée, mais peut-être n’aurait-elle pas le choix. Toute à ses pensées en descendant le magistral escalier qui la mènerait à la salle à manger, Isabella essaya de se composer un masque pour dissimuler toutes ses émotions. Elle poussa la porte et pénétra dans la pièce.
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Dim 14 Aoû - 12:26

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Il s’était endormi, le con. C’était ce qu’il se disait alors qu’il sentait le sursaut de la jeune femme dans ses bras. Il continua à faire semblant de dormir. Pourquoi ? Parce qu’il était sûr qu’il serait plus facile à la jeune femme de remettre ses idées en ordre de cette manière. S’il espérait un baiser pour qu’elle le réveille, elle n’en fit rien. Elle partit tout simplement. Laissant le jeune homme dans une réflexion intense. Il savait ce qu’il n’avait pas fait correctement cette nuit… Il savait ce que la société et la bienséance diraient de leur … incartade. Mais il n’arrivait pas à s’enlever de la tête que c’était Isabella qui était venu à lui. C’était elle qui l’avait embrassé. Alors, pourquoi fuir maintenant ? Il attendit d’être sûr qu’elle soit réellement partie pour s’assoir sur son lit. Il était exactement dans le même accoutrement qu’hier, un trait de drap marquant son visage en prime.

Ouais. Il s’était endormi heureux de la situation … et il se réveillait avec une migraine de tous les diables. Que devait-il faire maintenant ? Il lui avait même dit qu’il l’aimait … Chose que la jeune femme ne lui avait pas retourner. Mais si elle ne l’aimait pas, pourquoi venir dans sa chambre pour avoir un baiser, pour dormir dans ses bras, pour se laisser aller ainsi ? Antonio avait une partie de son esprit qui lui hurlait dessus, en expliquant qu’elle ne l’avait pas dit mais qu’elle l’avait montré d’une autre manière bien plus intime. L’autre partie de son esprit lui rappelait qu’elle avait fui, et que justement, si elle n’avait rien dit, c’était certainement pour une raison.

Il prit l’oreiller et enfoui son visage dedans en arrêtant sa respiration. Il lui fallait calmer son cœur, puis son esprit, puis essayer de passer cette journée sans parler de cela à la jeune femme … Il ne comprenait rien et ça allait le rendre fou.

Plus tard, habillé, coiffé, lavé, il descendit dans la salle de réception où il salua tout le monde comme dans ses grandes habitudes. Il se fraya un chemin vers le majordome avec qui il conversa en italien simplement pour savoir un peu plus de sa vie. Le vieux majordome était ravi de parler de sa fille, marié depuis longtemps mais qui n’avait jamais réussi à tomber enceinte jusqu’à récemment. Il parla de sa vie sous ce toit, très bonne vie et meilleur employé disait-il. Antonio lui avoua qu’il aimait parler avec lui, mais que cela permettait aussi de repousser le moment où il allait se faire égorger par sa mère, le majordome ris. Il savait ne pas être en retard pour le petit déjeuner, mais préférait tout de même repousser le moment où sa famille allait le découper.

Une solution salutaire arriva quand il entendit un hurlement d’une domestique vers les cuisines. Avec le majordome, ils se mirent à courir pour arriver dans les cuisines alors que deux femmes étaient littéralement debout sur la table

- Biscia, dirent-elles en même temps bien qu’une criant plus que l’autre.

Le majordome blêmit et fit un geste en arrière par la peur. Biscia, serpent. Antonio se baissa pour être un peu plus proche du sol alors qu’il entendait l’italien lui dire de faire attention. Antonio avait déjà eu des serpents à Giallo, et il avait appris à les gérer, sans les tuer. Les jeunes femmes sur la table hurlèrent que le serpent venait de passer à côté alors que le majordome finit sur un tabouret de la même manière que les femmes. Antonio sourit un instant.

Au moins, avant de se faire tuer par sa famille, il aura sauvé des gens d’une crise cardiaque ce n’était pas plus mal. Attrapant le serpent par son milieu, évitant que celui-ci ne puisse le mordre, il se déplaça rapidement pour le jeter dans les buissons les plus proches. Antonio vit l’animal se faufiler parmi la pelouse pour rentrer chez lui. Certainement qu’il ne reviendrait plus jamais par ici. Le majordome était descendu de sa protection et proposa sa main à l’une des employés pendant qu’Antonio fit de même pour la seconde. Si la première semblait avoir passer le stade de la frayeur, la seconde avait besoin d’être pour être soutenu, et Antonio lui donna son aide sans chercher. Tous les 4 sortirent de la cuisine, se retrouvant dans les jardins… des jardins visibles depuis la salle du petit déjeuner.

*

- Je vote pour un serpent, dit Reed en observant son fils penchait sur la jeune employée et lui disant certainement de respirer doucement.
- Un ser… un serpent ? s’étrangla sa femme en observant la scène elle aussi, bien plus critique, pourquoi diable ton fils serait aller s’occuper d’un serpent ?

Reed haussa les épaules alors que dans la pièce, la bonne humeur était clairement absente. Isabella et sa tante étaient là, leurs hôtes étaient là. Eux étaient là. En réalité, Reed pensait que tout le monde attendait Antonio pour mettre cette histoire au claire … Mais il était allé aider avant de venir. C’était bien son fils, se disait-il alors qu’il observait la scène à l’extérieur.

D’un coup, alors qu’il ne s’y attendait pas, la jeune employée que son fils essayait de calmer tomba à la renverse. Antonio l’attrapa et demanda quelque chose au majordome alors qu’il la stabilisait un peu plus dans ses bras. Reed observa sa femme, qui ne disait rien.

- On peut l’attendre encore un peu. Mais à peine un peu. Un serpent… j’espère que ton fils ne l’a pas attrapé à la main encore, la dernière fois il s’est fait mordre et il a eu une grosseur pendant des jours.

Reed sourit. Son fils avait clairement prit le serpent à la main pour le jeter ailleurs, mais il ne pouvait pas le dire à sa femme… elle était déjà bien trop sous tension pour cela.

*

Il n’avait même pas fait exprès. Si parlait avec le majordome était au début un moyen de repousser l’inévitable … toute l’étape serpent et employée évanouie n’était pas prévu … on ne pouvait pas lui en vouloir, n’est-ce pas ? Il arriva dans la salle du petit déjeuner en même temps qu’un autre employé. Elle lui tendit un sac dans lequel se trouvait des petits gâteaux typiquement italiens. Elle lui dit Merci d’une petite voix pour Josefina, l’employée qu’il avait ramené dans son lit, et elle partit.

Il n’allait clairement PAS partager. Plongeant la main dans le paquet, il chercha à manger d’abord les petits gâteaux en forme d’étoile, c’étaient toujours bien les étoiles. Il arriva pour voir le monde et s’arrêta un instant alors que son esprit avait envie de lui faire faire marche arrière toute.

- Bonjour, désolé pour le retard, dit-il s’en plus essayer de se justifier, inconscient que ça avait été vue, et expliqué par la suite par le majordome, aux personnes présentes dans la pièce.

A la place, il croqua dans son étoile et tendit le paquet à son père qui en prit un à son tour. Il fit de même pour leur hôte… Il observa les jeunes femmes. C’était mal vue, normalement, de proposer ainsi des sucreries aux femmes. Il tendit le paquet à sa mère qui le prit. C’était elle qui choisirait s’il avait le droit de partager avec les femmes ou pas, lui il s’en lavait les mains.



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Dim 14 Aoû - 17:30

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Toute trace de sourire s’effaça du visage d’Isabella à l’instant même où elle passa les portes. Elle salua poliment l’assemblée présente et alla s’asseoir devant une tasse qu’on lui remplit d’un café très noir dont l’amertume lui arracha une larme. Elle n’était clairement pas habituée à cette boisson, mais celle-ci s’accommodait très bien à l’ambiance qui régnait dans la pièce. Sombre. Amère. Isabella ne pouvait s’empêcher d’être navrée pour Giovanni, qui devait regretter sa solitude et surtout sa tranquillité. Voilà que sa demeure était envahie de gens qu’il ne connaissait pas, et qui en plus se fixaient de bon matin en chiens de faïence. La tante Harriett n’avait pas dit un mot mais la jeune femme savait qu’elle trépignait. Attendant son heure, attendant la moindre perche qu’on lui tendrait, la moindre opportunité d’attaquer et de déverser tout son fiel sur la brune. Et cela alors même qu’elle était loin de connaître toute l’histoire. Antonio n’était pas dans la pièce. Était-ce lui que la baronne attendait ? Afin d’incendier les deux jeunes gens d’une seule traite ?

Lorsque le duc fit mention d’un serpent, toutes les dames présentes dans la pièce lèvent instantanément les yeux vers celui-ci, synchrones. Un serpent ? Dans la pièce ? Non, dehors, conclut Isabella quand son épouse prit la parole à son tour. Evidemment. Elle le quittait des yeux l’espace d’un instant. Un moment après à peine, il fallait qu’elle tombe sur l’intéressé dans le jardin avec une soubrette dans les bras. Rien que ça. Avait-il à ce point si peu de considération pour elle ? Était-ce une façon puérile de réagir à son départ précipité, plus tôt ce matin ? Il devait bien réaliser à quel point elle était déjà dans une situation délicate, sans avoir à en rajouter une couche, non ?

Qu’il se fasse mordre, ce serait bien fait pour lui ! S’emporta-t-elle intérieurement, le regard noir. Elle baissa les yeux sur sa tasse, contemplant le marc de café au fond de celle-ci. Isabella ne toucha même pas à sa nourriture. Elle avait l’estomac bien trop noué pour accepter d’ingurgiter quoi que ce soit.

Antonio finit par leur faire l’honneur de sa présence. Isabella lui lança un regard qu’elle avait voulu rembruni mais qui s’était plutôt avéré supplicié. Elle pouvait encore sentir le contact de ses bras autour d’elle et ressentit une puissante déchirure. Les siens. Ceux d’une autre. Apparemment, il n’y avait pas particulièrement matière à en faire quelque chose d’exceptionnel. Elle en eût mal au cœur. Dans tous les sens du terme. Avec une politesse d’usage, lancée d’une voix morte, la jeune femme se leva et quitta les lieux.

Ce qui devait arriver ne manqua pas de se produire. C’était le signal qu’elle attendait. La tante Harriett se leva derrière elle dans un grand raclement de chaise et la suivit. Elle la héla sèchement. Isabella fit de son mieux pour ne pas se retourner et continuer l’air de rien, mais la voix de celle qui n’était plus sa tante s’éleva de nouveau dans son dos, tranchante.

- Isabella Cunningham, pour l’amour de Dieu, retournez-vous quand votre tante s’adresse à vous.

Se retourner, elle fit. Du coin de l’œil, elle constata que la baronne n’avait même pas refermé la porte de la salle à manger derrière elle. Parfait. Ainsi toute l’assemblée pourrait se régaler du spectacle. Isabella soupçonnait sa chaperonne de l’avoir fait à dessein. Croisant le regard déterminé et glacial de la jeune femme, la tante eut un moment de pause.

- De quel droit levez-vous la voix à mon encontre alors que nous ne sommes mêmes pas parentes, madame ? asséna Isabella, plus venimeuse que le serpent qu’Antonio avait sorti de la cuisine.

La baronne chancela et prit appui sur un guéridon.

- Que ? Isabella ?

Elle n’avait plus de mots pour sa nièce. Sur sa lancée, Isabella tira la liasse de lettres d’une poche de son amazone et la jeta sur le meuble sur lequel était appuyée son aînée.

- Adieu, baronne.

Sans demander son reste, la brune tourna les talons et détala.

Interdite, la baronne Albemare tendit la main vers le premier pli de la pile et l’ouvrit. Elle parcourut rapidement les lignes manuscrites griffonnées d’une main tremblante. La dernière lettre de la mère d’Isabella. Dans son dos, Isabella ne vit ni n’entendit le hoquet de surprise de la baronne. Elle ne vit pas non plus ses larmes. Elle ne l’entendit pas, entre deux sanglots, prononcer le nom « Henry », sa voix se brisant sur ces deux simples syllabes, quand elle reconnût là le nom de son défunt frère.

- Qu’on aille me quérir mon cheval, je vous prie. Et vite, lança-t-elle au valet de pied à l’entrée.

La jeune femme était déjà sur le perron, en train d’enfiler ses gants. Ses oreilles bourdonnaient. Le sang lui battait dans les tempes. Tant pis pour ses plans de discuter avec Giovanni. Tant pis pour la perspective d’un éventuel retour en ces lieux quand son « père » la jetterait immanquablement à la rue. Tant pis pour tout. Elle rentrerait à Giallio, le temps de récupérer ses affaires, et repartirait aussitôt pour Londres. Avec un peu de chance, elle y arriverait avant que la baronne n’ait le temps d’ébruiter le contenu de la lettre à son frère. Cela laisserait peut-être à Isabella assez de temps pour collecter quelques affaires, pourquoi pas un peu d’argent maintenant qu’elle savait où son père cachait la clé de son coffre. Elle s’enfuirait. Pour de bon cette fois-ci. Et plus question d’aller dans un endroit où on était susceptible de la reconnaître ou la retrouver. Elle prendrait un bateau et partirait aux Amériques. On disait qu’il était possible de s’y faire une nouvelle vie. C’était ce qu’il lui fallait désormais. Une nouvelle vie.
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Dim 14 Aoû - 19:18

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


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Antonio n’en avait clairement rien à faire de la tante de la jeune femme et de ce qu’elle voulait lui dire ou non. Il n’y avait peu de personne dont l’opinion et la réprimande comptaient pour lui, réellement. Son père, sa mère, ses frères et Isabella. Après cela, la baronne, tante de la jeune femme, elle pouvait bien le réprimander sur ce qu’il était tant pis. Dommage que l’opinion de la tante vaille autant pour sa mère, qui valait donc pour lui. Le monde était injuste alors que le paquet de biscuit était revenu dans ses mains. L’histoire, impossible à éclaircir, semblait être de pire en pire alors que la jeune femme décida de partir SANS parler à sa tante.

L’histoire n’avancerait jamais, et elle allait se retrouver coincé dans cette histoire encore un peu plus s’il ne faisait rien … mais que pouvait-il faire ? Que devrait-il faire ? La tante suivit la jeune femme et il reçu un regard de sa mère. Le message était assez clair « si tu te mêles, je te tue » rien que ça…. Il écouta d’une oreille tranquille la situation entre la jeune femme et sa non-tante… En tout cas, Isabella semblait sûre de cette information. Antonio fit un rapide calcul… Si Angelo était le frère du faux-père à Isabella. Si Angelo était le vrai père d’Isabella. S’il avait raison alors la sœur du faux père était aussi le père du vrai père … et donc la tante était toujours la tante. Il aurait dû lui redire hier.

Doucement, il tendit le paquet à biscuit à son père parti pour la direction d’Isabella, après que celle-ci eu lancé les liasses de lettres à la tête de sa tante. Il s’approcha de la tante alors que celle-ci lisait la dernière lettre. Elle prononça un prénom, et Antonio su qu’il devait aider la jeune femme, en étant toujours le même emmerdeur. Il prit le temps de faire un signe à son père pour amener la tante dans le salon du petit déjeuner, et il arriva devant la jeune femme juste avant qu’elle ne monte sur le cheval. Il l’attrapa par la taille et la recula de la selle alors qu’il la reposa sur le sol.

Il avait envie de l’embrasser, de la câliner, mais il laissa ses envies et ses désirs à la poubelle le temps d’observer la jeune femme et de lui faire un doux sourire. Il mit sa main sur sa joue et la caressa tendrement.

- Isabella, ce n’est pas en fuyant que tu trouveras les réponses que tu désires.

Elle allait peut-être l’incendier, à nouveau, mais il fallait qu’elle le suive, pour une fois. Il s’approcha d’elle encore et lui prit la main. Quiconque les verrait ainsi se poserait des questions sur leur relation. Il lui sourit tendrement.

- Je me prendrais les foudres plus tard, mais je suis certains que ta tante, qui est ta tante, a quelque chose à te dire d’important, laisse là répondre à tes questions… Sinon je t’emporte sur mon dos de force.

Il allait dire mon amour mais se rattrapa in extremis. Pas besoin de venir sur un autre sujet épineux tout de suite, il fallait faire une chose à la fois. D’abord, elle devait régler le problème tante / cousin, avant que ne vienne sur le tapis la question de leur relation.

- J’ai toujours envie de t’embrasser, alors évite de me donner envie de t’embêter pour que tu m’écoutes, d’accord ?

Il prit sa main doucement, lui exprimant ainsi le fait qu’il ne la lâcherait pas. Il serait toujours entre elle et le monde, toujours entre elle et ce qui pourrait la faire souffrir. Il fit un pas sur le côté pour aller vers l’intérieur de la maison mais attendit que la jeune femme fasse la démarche aussi… Si elle ne bougeait pas sous dix secondes, il l’attraperait et la porterait lui-même jusqu’à sa tante.

Un. Deux. Trois. Quatre….

HRP - Si tu veux qu'il aille jusqu'à dix, n'hésite pas à dire qu'il mets sa menace a exécution et la porte jusqu'à sa tante et comme d'habitude n'hésite pas à me dire ;)


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Dim 14 Aoû - 22:01

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Un pied dans l'étrier, prête à monter, Isabella se sentit happée en arrière. On avait passé un bras autour de sa taille et on l’éloignait maintenant de sa monture. La jeune femme fulmina. Plus que cela, elle bouillonna. Elle n’avait plus grand-chose de la noble bien éduquée, parfaitement accomplie dans le respect de l’étiquette et des règles de bienséance. C’était une furie. Un dragon aux naseaux fumants prêt à cracher des flammes. Elle n'était plus que rage. Rage sourde et aveugle. Elle se débattit comme un beau diable.

- Je vous ordonne de me lâcher !

Rendue nerveuse par l’agitation et les cris, la jument poussa un hennissement sonore et trépigna. Le garçon d’écurie prit sur lui d’éloigner quelque peu le pauvre animal stressé. Réalisant que celui qui l’avait stoppée dans son élan n’était autre qu’Antonio, Isabella s’arrêta, l’espace d’un instant, sous le choc. Il avait posé sa main sur sa joue et la caressait en la gratifiant d’un sourire qui, en d’autres circonstances, l’aurait fait fondre. Sur. Le. Perron. De. La. Villa. En plein jour. Avec public.
En d’autres circonstances, elle l’aurait regardé amoureusement en retour. En d’autres circonstances, elle aurait fermé les yeux pour profiter de ce doux contact. En d’autres circonstances. Dans leur posture actuelle, ce contact n’avait strictement rien de romantique à ses yeux. Il était particulièrement malvenu. Parce qu’ils n’étaient pas seuls en ces lieux. Parce que les hauts cris de la jeune femme allaient irrémédiablement attirer du monde. Parce qu’à peine quelques minutes auparavant, il tripotaillait une domestique. Parce qu'en cet instant précis, elle haïssait le monde entier. Parce qu'en cet instant précis, elle le haïssait, lui. Elle tapa sèchement sur sa main pour l’écarter de sa joue, et le fixa des deux puits noirs qu’étaient devenus ses yeux.

- En matière de fuite, je n'ai absolument aucune leçon à recevoir de vous, milord, grinça-t-elle en insistant volontairement sur les deux derniers mots. Peut-être devrais-je suivre votre exemple et aller les chercher sous les jupons des servantes ? Poursuivit-elle au vitriol.

Pour qui se prenait-il, à lui faire la morale ? De surcroît, pour se permettre tant de familiarités à son endroit ? Elle ne le tolèrerait pas. Pas en public. Encore moins après sa « démonstration » dans le jardin. Elle l’avait vu avec sa petite blonde dans les bras. Tout le monde l’avait vu. Elle était encore, même si ce n’était plus pour long, une aristocrate. Elle était en droit d’attendre le respect dû, là encore pour le temps qu’il lui restait à pouvoir y prétendre, à son rang.

Il lui prit la main et elle la retira aussi sec, comme s'il s'était agi de charbons ardents. Il continuait à lui sourire, imperturbable. Elle n'avait qu'une envie. Lui arracher son sourire du visage et le lui faire ravaler. Chacun de ses gestes ne faisait qu’exacerber la colère qu’elle ressentait. Les mots qu’il prononçait avaient du mal à parvenir jusqu'à son esprit, étouffés par son accès de rage.

- Je vous interdis de m'approcher, gronda-t-elle encore, en reculant d'un pas, telle un animal acculé. Je n'ai plus rien à dire à qui que ce soit.

« J’ai toujours envie de t'embrasser. »

Le cœur d'Isabella fit un violent bond dans sa poitrine, se jetant contre sa cage thoracique comme s’il essayait de s’en échapper. Puis il s’arrêta. Net. Lorsqu'Antonio reprit sa main, elle ne se débattit pas. Pour autant, elle ne bougea pas d'un iota non plus. Sa vision était brouillée de larmes. De tristesse, de colère, d'un indémêlable maelström d'émotions.

Il bluffait. Il n'oserait pas. Comptait-il vraiment la traîner de force à l’intérieur si elle essayait de résister ? Après tout, il venait déjà de l’attraper par la taille pour la descendre de cheval. Il en était capable. Et contrairement à elle, il semblait immunisé contre le ridicule. Surtout, pourquoi insistait-il à ce point pour qu’elle parle à sa tante ? S’il y avait bien quelqu’un qui détestait la baronne, c’était lui. Elle le lui rendait bien. Alors pourquoi lui, Antonio, poussait-il Isabella à parler à sa tante ? La jeune femme le sonda du regard. Si. Il oserait.

Relevant le menton, et arborant l’expression la plus distante et hautaine dont elle était capable, Isabella retira vivement sa main et saisit la jupe et le jupon de sa robe pour monter les quelques marches du perron et rentrer dans la maison.
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Dim 14 Aoû - 23:03

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Il l’avait attrapé parce que la jeune femme ne l’aurait jamais écouté autrement … La jeune femme ne semblait pas vouloir l’écouter. L’attraper, passer ses bras autour de son corps, la repousser de son outil pour s’enfuir, avait été la meilleure idée pour réussir à l’empêcher de faire une énorme bourde. Il l’avait lâché, pas parce qu’elle lui avait dit, mais parce qu’il le fallait. Il l’observait, tiquant un instant sur le vouvoiement mais n’en dit rien.

Antonio savait que la jeune femme était dans tous ses états. Ainsi ne prenait-il pas ombrage de son caractère méchant. Il ne méritait pas sa colère, ça il le savait. S’il ne méritait pas grand-chose dans la vie, il savait que la colère de la jeune femme ne lui était pas réellement destiné.

Sa tante, son père, sa mère, le destin un peu étrange et prise de tête, la société, tout ça était les raisons de sa colère présente. Lui n’était que le tampon dans l’histoire. Pour une fois, et pour elle, il ne voyait pas d’inconvénient à faire le tampon… mais il avait besoin qu’elle l’écoute, au moins en rentrant à nouveau dans la maison pour écouter sa tante. Elle pourrait le frapper plus tard. Elle pourrait le haïr plus tard. Il ne répondit rien alors sur sa manière de fuir, vrai. Il était un lâche, il l’avait déjà prouvé à plusieurs reprises. Et justement, dans un couple il ne pouvait y avoir qu’une seule chiffe-molle. Pas deux. Il avait pris le taff, elle devait être plus courageuse que lui.

Il ne comprit qu’à peine sa réflexion sur les jupons des servantes. Elle le savait. Elle l’avait su dès le premier jour qu’il était toujours gentil avec les employés de maison. Toujours. Elle le savait, alors il ne voyait pas ce qu’il avait pu faire ou dire pour lui faire croire que cette courtoisie simple et sincère puisse être quelque chose de plus … intime. Il n’avait jamais embrassé personne d’autres que la jeune femme en face de lui. Il y avait donc ça à mettre au clair en plus de tout le reste. Il regarda la jeune femme repartir en le laissant, un grand sourire naquit sur son visage. Si la jeune femme n’était déjà pas dans son cœur, elle y serait à nouveau.

Oui. En l’envoyant dans les roses. Mais ne disons pas que les défis donnaient du piment dans une relation ? Il la suivit pour revenir dans le salon en la suivant, au cas où qu’elle essayait de leur fausser compagnie à nouveau. La tante était en train de se faire éventer par la mère d’Antonio, pendant que son père conservait de tout et de rien avec le cousin. Reed sourit à l’arrivé de son fils et lui tendit le sachet, vide de biscuit, qu’il lui avait donné. Antonio fit une moue, il avait bien besoin d’un peu de sucre dans le sens pour la discussion à venir. Il observa la tante de la jeune femme, puis la jeune femme, puis sa mère, et enfin la lettre qu’elle avait posé sur la table à ses côtés.

- Qui est Henry ? dit-il alors simplement pour essayer de commencer cette discussion que tout le monde semblait fuir comme la peste. Si la tante lâcha un hoquet de surprise, il ne l’entendit pas alors qu’il prit un bout de pain sur la table pour se mettre à le mâchouiller doucement.

La tante et la nièce allaient bien se mettre à parler, n’est ce pas ? Sinon il allait devoir être encore plus « intrusif » dans leur histoire, et il savait déjà que les femmes de cette pièce n’en serait pas heureuses.



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Lun 15 Aoû - 11:31

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Isabella se concentrait sur le bruit de sa propre respiration. Ses oreilles bourdonnaient toujours. Pour rien au monde elle n’avait envie d’être de retour dans le salon, mais elle savait qu’Antonio marchait derrière elle, comme pour l’empêcher de faire demi-tour et repartir dans la direction opposée. La scène sur laquelle elle tomba dans la pièce aurait eu quelque chose de comique si elle n’était pas aussi pathétique. Giovanni et le duc, semblant discuter comme si de rien n’était. La duchesse qui éventait la baronne. Isabella resta debout près de l’entrée, sans piper mot. Antonio fût celui qui reprit la parole le premier. Les pieds dans le plat. Comme à son habitude.

Harriett eut un hoquet de surprise. Isabella ne s'en émut pas. La tante venait d'apprendre ce qu’était vraiment celle qu'elle pensait être sa nièce. Elle jeta un regard noir au jeune homme. Les yeux de la tante s'emplirent de larmes. Cela par contre, Isabella ne s'y attendait pas vraiment. De la colère, pourquoi pas. Du "bon débarras", après tout... mais elle semblait sincèrement triste.

- Henry, souffla la baronne, répétant le nom comme quelqu’un s’accrocherait à une bouée de sauvetage.

Elle fondit en larmes. La duchesse lui prit la main pour tenter de la consoler. Isabella arqua un sourcil. Quelque chose clochait.

- Vous.... Vous le connaissez ?

La dame s’était pris la tête entre les mains et semblait partie loin. Isabella s’approcha, se laissa tomber à ses genoux et lui prit une main.

- Ma tante, commença-t-elle par habitude, le connaissez-vous ?

La brune se fit plus pressante.

- Je vous en prie.
- La question, finit par répondre Harriett, c'est surtout pourquoi vous, vous ne le connaissez pas, ma fille. C'était....

Elle haletait.  A ce simple emploi du passé, Isabella sentit son cœur se briser une nouvelle fois. La lettre avait beau faire état du fait qu'il n'était déjà plus, elle avait voulu entretenir l'idée folle que ce soit une erreur. Un malentendu. Garder un espoir. Un soupçon d’espoir.

- C'était mon frère.

Son quoi ?! Autour d'Isabella, l'univers entier se fracassa. Les planètes entraient en collision. Ses jambes étaient en coton. Si elle n’était pas déjà aux pieds de la baronne, elle en serait tombée au sol.

- Il est mort avant ta naissance.

Son cerveau commença à recoller laborieusement ensemble les différents morceaux. Son père n'était pas son père. Cela, elle avait eu le temps de l’intégrer. Mais son père était.... Le frère de la baronne. Le frère de celui qu'elle appelait son père. Ce qui faisait bien de sa tante sa tante. Et de son père, son oncle. La jeune femme en eût le vertige.

- Il avait l'air si souvent triste... poursuivait la tante.
- Attendez. Un instant, je vous prie. Vous êtes en train de me dire que vous aviez un frère, qu'il est mort, et que personne n'a jamais pris la peine d'en faire mention ?!

La tante Harriett blêmit.

- Votre père.... Votre père m’a demandé de ne pas en parler. Il disait souffrir de sa perte. Il disait craindre que vous ne posiez des questions. Que ça ne vous fasse trop de peine. Que ça ne lui fasse trop de peine. En l'espace de quelques mois à peine, nous avons perdu coup sur coup Henry et votre mère. Votre père en a beaucoup souffert.

Une pause.

- J’ai cru qu’il avait fini par vous en parler. Après toutes ces années….

Isabella voulait le cheval. Elle voulait partir d'ici. Pourquoi le duc et la duchesse étaient-ils là, au milieu de toute cette histoire ? Quelle image elles devaient donner, l'une et l'autre. L'image de deux hystériques en train de se raconter des histoires à dormir debout. Pourtant l’une comme l’autre semblait avoir oublié la présence d’autres personnes dans la pièce.

- Il vous aim...
- Le croyez-vous vraiment, ma tante ? Est-ce lui qui vous a dit cela ?

La jeune femme se leva, furibonde, et se mit à faire les cent pas. Elle s'arrêtait par instants pour regarder sa tante et reprenait son chemin aussitôt.

- Savez-vous les horreurs que mon "père" m'a narrées sur ma naissance ? Savez-vous le chantage qu'il m’inflige, depuis ma naissance, pour que je garde le silence ? La famille dont il m'a privée, ajouta-t-elle avec un regard navré pour Giovanni.

Elle se stoppa et fixa la vieille dame droit dans les yeux.

- Il n'a jamais eu à cœur de me préserver d'une quelconque souffrance.

Sa tante leva vers elle un regard perdu. Se pouvait-il vraiment qu’elle ignore tout de ce qu’avait fait son père ? Après tout, elle avait toujours été si aimable avec Isabella.

- Pourquoi aurait-il fait une chose pareille ? Soliloqua Isabella. Torturer ma mère ? Elle était déjà morte. Me torturer, moi ? S'il me haïssait tant et ne souhaitait pas me voir, il aurait pu me confier à votre garde, si vous l'aviez bien voulu ? Auriez-vous... voulu ?

Elle doutait que quiconque arrive à suivre son raisonnement, mais elle ne souhaitait pas non plus rentrer dans des explications. A sa dernière question, sa tante fit oui frénétiquement de la tête.

- Alors pourq.... Henry. Henry était l'aîné de la fratrie, n'est-ce pas ?

Les yeux de sa tante s'arrondirent. Une lueur de compréhension apparut dans son regard.

- La plupart des titres de la pairie britannique se transmettent selon le principe de la primogéniture par préférence masculine à degré égal, intervint le duc, traduisant à haute voix ce que les deux femmes avaient déjà déduit, au profit de leur hôte. Ce qui veut dire qu'en l'absence de fils, la fille aînée du porteur du titre a la priorité sur le frère dans l’ordre de succession, poursuivit-il, toujours sur le ton de la conversation.

Isabella son posa son regard sur lui, abasourdie. Elle était tellement prise dans son propos qu'elle en avait presque oublié que les trois Brownson étaient présents dans la pièce. L'héritier était l'aîné d'une fratrie, d’abord les garçons, ensuite les filles. Ce qui signifiait que si Henry était le détenteur du titre et des domaines, à sa mort et par ordre de succession, ses héritiers légitimes seraient d’abord ses descendants directs, fils, puis filles, et ensuite seulement son frère, Hugh.

- Fille légitime, précisa-t-elle d’une voix blanche.

Tout ça pour ça. Elle suffoquait.

- J'ai besoin de prendre l'air.

Evitant soigneusement de regarder ceux qui l'entouraient, la jeune femme se dirigea vers l’extérieur. Par sécurité, elle choisit la porte qui donnait sur le jardin. Elle n'avait pas envie de risquer de se faire de nouveau traîner de force à l'intérieur, si elle repartait vers l’entrée. L’air été devenu étouffant dans ce salon, après le déballage de tous ses secrets, de la médiocrité de ce qu’était réellement son existence, derrière sa façade de vie de conte de fées. Elle ne doutait pas que les ragots auraient fait le tour de Londres avant même qu’elle y soit de retour. Leur invitation chez le duc et la duchesse serait certainement rescindée au plus tôt, afin de ne pas impliquer leur image de marque dans les fumeuses affaires des Cunningham.

Elle attrapa le carnet à l’origine de tous ses malheurs et le lança violemment contre un arbre du jardin.
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Lun 15 Aoû - 14:54

Antonio G.
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J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


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Oui, il avait mis les pieds dans le plat. Le regard outré de sa mère lui avait intimé le silence … cependant, s’il ne l’avait pas fait, rien n’aurait avancé. Heureusement qu’il était là en réalité non ? Pas sûr que la baronne et sa nièce pensent la même chose sur le moment, mais tant pis. Il haussa doucement les épaules. Il n’avait pas encore eu le courroux de sa mère comme il le fallait … il ne rajoutait qu’un peu de grief dans la montagne de griefs dont on l’accusait déjà. Il vit les yeux noirs d’Isabella contre lui, et il n’y répondu que par un sourire à nouveau.

La tante finit par avouer ce qu’elle savait. Et Reed Brownson observa son fils un instant alors que sa femme tentait de comprendre l’entièreté de la situation. Antonio plongea son regard dans celui bleu ciel de son père et une communication non verbale se fit entre eux. Les deux hommes expliquèrent en silence la discussion à leur hôte, tout en laissant les femmes dans leur propre discussion.

Antonio avait compris que le père d’Isabella était en réalité le frère de son faux père … mais il n’avait pas cherché plus longuement les questions. Pour lui, il avait été évident que les deux hommes étaient frères puisqu’Antonio arrivait à se lire en lui. Il n’avait pas pensé une seule seconde à savoir qui était l’ainé… Et il s’avère que la jeune femme était la fille du premier fils. De l’ainé. Antonio regarda son père quand il expliqua à l’italien ce que tout cela signifie.

Le faux père d’Isabella avait voulu garder le titre et l’argent qui revenait de droit à Isabella. Elle était une femme, et dans la société rare était les moments où une femme pouvait récupérer un titre… pour dire la vérité, la jeune femme récupèrera le titre pour son futur mari, et la richesse sera géré par lui … Mais ça n’enlevait en rien le fait que tout lui était dû, à elle, et pas à ce connard. Antonio ferma le point. Il en savait déjà assez sur le faux père d’Isabella pour avoir envie de lui refaire le portrait. Et il n'était pourtant pas violent d’ordinaire ! Savoir que l’homme avait blessé la femme qu’il aime lui donner des envies de meurtres. Antonio remercia d’un regard son père et observa Isabella s’en aller dans le jardin.

- Je peux savoir pourquoi tu es encore ici, tonna la voix de sa mère en s’approchant de son fils.

Elle lui prit l’assiette qu’il avait subtilisé pour manger et le poussa vers l’extérieur de la pièce. Sa mère observa un instant la tante de la jeune femme et lui fit un sourire.

- Cela ne vous dérange pas que j’envoie mon fils ? demanda-t-elle alors.

La tante ne répondit pas. Ou alors répondit-elle mais Antonio n’eut pas le temps d’entendre quoi que ce soit de plus. Sa mère venait de le virer de la pièce. Voulait-elle discuter avec la baronne tranquillement ? Peut-être. Certainement même. Mais bon, l’envoyer voir Isabella n’était-ce pas la pire idée de l’année ou du siècle ? Il prit le temps de marcher tranquillement pour la rejoindre. Il arriva pile quand un journal intime appris à voler. La jeune femme craignait les ragots ? En sachant que les personnes présentes étaient sa tante, son cousin, à elle, et son père, sa mère, à lui… Il serait facile de garder tout cela entre eux. Il se pencha pour attraper le journal et déplier les feuilles de l’ouvrage dans une nouvelle tranquillité.

- Isabella, que voulait-tu en me faisant traduire cet ouvrage ? Ne voulais-tu pas la vérité ? Connaître ta mère et toutes les histoires qui l’entourent ? Pourquoi es tu aussi en colère alors que maintenant, tu sais ?

Oh. Il savait pourquoi elle était en colère. Il savait pourquoi le journal avait volé, et pourquoi il avait manqué in extremis de se prendre un coup de poing dans le visage … mais il fallait qu’elle, elle s’exprime sur ses sentiments. Qu’elle exprime sa colère, sa tristesse, son incompréhension. Reed Brownson avait passé des jours à parler à son fils, pour qu’Antonio avoue au moins en parti ce qui faisait son malheur constant … et il n’avait réussi qu’avec son père, et uniquement avec lui. Cependant, Antonio savait que nommer les choses qui nous blessait les diminuer. Exprimer les sentiments qu’on voulait refouler les aider à sortir sans exploser. Il avait besoin d’aider la jeune femme, de lui montrer le calme, et de comprendre ce qu’il pourrait faire pour la voir sourire à nouveau.

- Viens donc te promener avec moi. Autorisation de me taper dessus quand le cœur t’en dis en prime, tu ne peux pas refuser ?

Ils étaient dans le jardin, et Antonio eu une rapide mais intense réflexion. Ils étaient seuls et ça risquerait de nuire à la réputation de la jeune femme. Relevant les yeux, il trouva la grande fenêtre de la demeure et compris qu’on pouvait les voir bien loin dans le jardin depuis le post d’observation. Il sourit. Puis arrêta et observa un autre coin du jardin. C’était comme ça qu’elle l’avait su pour la servante, il eu un sourire. Malgré lui, ça lui faisait plaisir qu’elle soit jalouse malgré tout ce qui arrive. Il resta ensuite silencieux. Il fallait laisser un peu de temps à quelqu’un pour ouvrir son cœur non ?



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Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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- Rien de tout cela. Je ne voulais rien de tout cela.

C’était la stricte vérité. Elle avait découvert le carnet dans un débarras de la maison familiale. Il était écrit dans une langue qu’elle ne lisait pas. C’était nouveau, c’était excitant. La perspective d’une aventure, de découvrir de nouvelles choses. Avait-elle vraiment cru que ce qu’elle y apprendrait changerait à ce point son existence ? Non. Dans ses rêves les plus fous, elle n’aurait pas imaginé découvrir tout ce qu’elle savait à présent. Pour autant qu’elle sache, le livre aurait pu contenir des années de recettes de cuisine de famille. C’était pour cela qu’elle était allée à Antonio. C’était pour cela qu’elle lui avait demandé de traduire le carnet. Pour savoir. Pour assouvir sa curiosité. Elle avait été servie. Alors oui, maintenant, il était facile de dire qu’elle aurait mieux fait de laisser le carnet là où il était. Elle aurait mieux fait de ne jamais mettre un pied dans ce fichu débarras dans lequel elle n’avait d’ailleurs pas le droit d’aller. Elle aurait dû. Elle aurait pu. Il était trop tard maintenant. Qu’avait-elle donc fait ?

- À chaque fois que j’ai l’impression que ça ne pourra pas être pire, ça l’est, déplora-t-elle.

Isabella tremblait. De tristesse. De colère. Elle continuait à fixer un point au loin, refusant de regarder dans la direction d’Antonio ou de la maison. A sa façon de s’exprimer, elle était certaine qu’ils étaient seuls, tous les deux. Le reste de la famille était-il à la fenêtre, en train de les surveiller ? Fallait-il qu’elle lui raconte toute son histoire ? Cela l’aiderait-il à mieux comprendre dans quel état de détresse elle était ? Non. Il fallait voir déjà comment il la regarder. Elle ne voulait pas encore plus de pitié. Et puis, finalement, elle n’avait fait que revenir à son point de départ. Son père lui avait dit qu’elle n’était rien. Enfant naturel, illégitime. Et qu’était-elle ? Rien de plus que cela. Elle n’était simplement pas la bâtarde du comte de Cunningham. Elle était celle de feu le comte son frère. Née d’un adultère. Au bilan, qu’y gagnait-elle ? Rien. Hugh Cunningham était toujours parfaitement en droit de la déshériter et de la ruiner. Financièrement, mais bien plus encore, de réputation. Une femme sans titre et sans fortune n’était rien.

- Je ne veux plus « me promener », faire comme si de rien n’était. Comme si ce n’était qu’un état d’âme de jeune demoiselle qui passerait avec une balade et une tasse de thé.

Elle avait envie de hurler. De s’arracher les cheveux. Comme le faisaient certaines femmes lors de funérailles. De s’arracher la peau. De répandre la poudre de ses os aux quatre vents. Disparaître de la surface de la terre, jusqu’à ce qu’il ne reste plus la moindre trace de son existence. Elle se prit dans ses propres bras et s’agrippa à elle-même, comme pour essayer de ne pas perdre pied.

- Tout cela m’était tolérable car je n’ai jamais rien connu d’autre. Jusqu’à maintenant. Jusqu’à ce que mes yeux soient ouverts sur les limitations de ma condition. Je n’ai fait que de sortir d’une situation ardue pour replonger dans pire encore. De charybde en scylla. Que cela m’a-t-il apporté d’autre que de la misère ? N’y pouvant rien changer, n’étais-je pas moins malheureuse dans l’ignorance ? J’ai voulu me nourrir d’espoirs fous. J’ai voulu croire qu’il existait une porte de sortie. Je me suis trompée sur toute la ligne.

Elle n’était plus certaine de ne parler que de sa naissance. Elle était même certaine de ne plus être en train parler que de cela. Elle avait voulu se laisser étourdir de beaux sentiments. Elle avait voulu se laisser aller à ressentir quelque chose. A vibrer. A vivre. Cela ne rendait le retour à la triste réalité que d’autant plus dur. Il fallait remettre des barrières. Eriger des fortifications. Ne plus laisser son cœur prendre des décisions à la place de sa tête.

- Je suis désolée.

Désolée de l’avoir entraîné dans toute cette histoire. Désolée de lui avoir laissé miroiter la possibilité qu’il y ait autre chose entre eux que ce qu’il y avait déjà eu. C’était déjà beaucoup trop. Elle l’aimait. Du fond du cœur, elle l’aimait. Mais elle ne pouvait pas lui infliger plus encore que ce qu’il n’avait déjà subi. Elle n’avait pas le droit d’être jalouse. Elle n’avait pas le droit de ressentir tout cela à son égard. Elle ne l’entraînerait pas plus loin dans sa propre descente aux enfers.
Clionestra
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Clionestra
Lun 15 Aoû - 17:02

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Rien de tout cela ? Elle avait cependant obtenu le tout. Elle était maintenant entièrement consciente de la vérité. Antonio préférait savoir la vérité que de bien vivre le mensonge. Il se souvenait du jour où conscient de la différence avec ses frères, il avait voulu demander à son père s’il était sûr qu’il était son fils. Reed Brownson n’était pas le genre à prendre mal ce genre de réflexion, et avait tout de suite comprit le mal être qui coulait dans les veines de son jeune fils. Antonio se rappellera toujours sa réponse.

« Bah » qui était déjà un début de phrase très désinvolte pour parler de la, peut-être, trahison de sa femme « je pense déjà que Mia m’aime beaucoup trop pour aller voir ailleurs, je ne suis pas le meilleur des hommes mais je lui prouve mon amour chaque heure » Antonio se souvient d’avoir pensé que son père était et serait à jamais le meilleur des hommes mais son père avait repris : « Donc, si tu ne devais pas être mon fils, cela signifie que quelqu’un aura fait du mal à ta mère, et ce quelqu’un serait déjà mort à l’heure actuel, sans le moindre doute » et Antonio n’avait pas eu besoin de penser pour savoir que son père était sérieux. Bien que contre la violence comme son fils et d’un tempérament calme, son père pourrait être redoutable en colère. Le genre de vengeance froide et retiré, Reed Brownson était un tueur sans pitié si on touchait à sa famille. Puis il avait fini sa phrase ainsi : « et même si, tu serais mon fils par le cœur et non par le sang, tu resterais mon fils. Bien que cela ne soit que pure spéculation puisque toi et moi nous ressemblons beaucoup trop pour que tu ne sois pas de mon sang ». Son père avait ainsi fait couper court à la peur d’Antonio sur son sang. Il ne ressemblait pas à ses frères, physiquement du moins. Il n’avait pas la même couleur de cheveux si étrange et remarquable, pas la même teinte dans les yeux, il n’avait pas la même carrure, mais il était le fils de Reed Brownson, et ça, ça lui suffisait amplement.

Ainsi, il pouvait comprendre et admettre le trouble qui gagner la jeune femme, sans en ressentir la même intensité. On l’avait calmé sur ses doutes. Isabella avait été jeté dans la mélasse de sa vérité. Et une vérité qu’il ne fallait pas réellement entendre. Il ne trouvait pas que c’était de pire en pire. Lui, de son point de vue extérieur, trouvait qu’au contraire les choses se mettaient doucement à sa place. Elle avait des informations sur Angelo, sur sa mère, sur sa tante qui l’aimait qu’importe lequel de ses frères avait eu une fille. Antonio ne savait juste pas être comme son père. Il ne savait pas quoi faire pour calmer la jeune femme, lui montrait les bons points de cette histoire et comment elle pourrait s’arranger positivement en réalité.

- Je n’ai jamais dit que promener sous entendait tout cela. Cela voulait plutôt proposer me donner l’occasion de me ridiculiser encore pour t’aider à te calmer. Ce ne sont pas des .. Comment as-tu dis ? « État d’âme de jeune demoiselle » ?  C’est quelque chose qui te blesse, qui te rends triste, et je veux être là pour que tu puisses dire tout cela, l’exprimer, simplement.

Pour lui, promener n’était pas à renvoyer la discussion au placard pour plus tard, au contraire. C’était marcher tranquillement pour trouver un moyen de mettre des mots sur les choses…. Et il savait déjà qu’il allait certainement faire des bourdes dans la discussion. Il en faisait même quand rien n’était important, alors là ? Mais la jeune femme pourrait ainsi déverser une partie de sa colère sur lui, et elle irait mieux non ? C’était une idée en tout cas … et il n’avait que ça pour le moment. Il l’écouta parler, et ne comprenait que difficilement pourquoi elle voyait le monde aussi noir. Qui voudrait d’une femme avec la réputation d’être une fille illégitime ? Si cette femme était Isabella, Antonio signerait tout de suite. Ses parents ne sont pas ce qu’elle est.

- On, dit-il en insistant sur le « on », n’a même pas essayé de trouver une porte de sortie.

Il s’approcha d’elle, et comme il l’avait fait devant le cheval, il mit une main sur son visage pour plonger son regard dans le sien. Il était amoureux d’elle, il donnerait tout pour elle. Il caressa doucement sa joue. Oui, toujours trop proche d’elle… mais comme il l’avait dit plus tôt dans ses pensées… les seules personnes les observant étaient des personnes de confiance. Et il ne ferait rien contre sa vertu, il n’était pas une bête. Il était juste amoureux et l’aimait de tout son cœur.

- Ne t’excuse plus. Je suis venue et je reste parce que j’ai envie d’être avec toi. J’aurais pu te rentre ton journal, un mois auparavant, partir quand tu es arrivé chez moi en Italie, ne pas faire ce pari à cheval. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que je le voulais. Et cette porte de sortie, je t’aiderais à la trouver.

Il réfléchit un instant. La jeune femme avait peur de quoi ? De la réputation ? De manquer d’argent ? Qu’est ce qui faisait que les femmes de cette société puissent avoir peur ? Peur d’être vue par les autres ? Critiquer ? Doucement il s’approcha et toucha subtilement le nez de la jeune femme pour un bisou esquimau, avec tendresse et calme.

- Je t'aiderais, je resterais avec toi, je te protégerais avec tout ce que j’ai alors ne me repoussais pas. Je ne survivrais certainement pas à un nouveau mois loin de toi.

Et encore moins une année. Encore une fois, il savait que pour faire taire rumeur, problème de société et tout le reste, il pourrait lui proposer un mariage … mais bien qu’il voulût l’épouser puisqu’ainsi se faisait les choses dans cette époque, il ne pouvait pas le faire. Il ne pouvait pas prendre le risque qu’elle prenne cela pour une obligation de sa part et non un désir ardent de l’avoir avec lui. Il était peut-être le quatrième fils, mais il n’était pas sans le sou. Il n’avait pas besoin de dot pour son mariage. La jeune femme pouvait venir avec une robe et un chapeau qu’il lui fournirait le reste. Il n’avait pas de titre, et ne cherchait pas plus le titre que la reconnaissant dans cette société. Lui, il ne serait jamais lésé, et la réputation de sa femme, il s’en fiche comme d’une guigne. Il serait certainement comme son père si son fils venait lui dire qu’il pensait ne pas être son fils.

« Bah, je pense déjà qu’Isabella m’aime beaucoup trop pour aller voir ailleurs, je ne suis pas le meilleur des hommes mais je lui prouve mon amour chaque heure. Donc, si tu ne devais pas être mon fils, cela signifie que quelqu’un aura fait du mal à ta mère, et ce quelqu’un serait déjà mort à l’heure actuel, sans le moindre doute. Et même si, tu avais été mon fils par le cœur et non par le sang, tu resterais mon fils. Bien que cela ne soit que pure spéculation puisque toi et moi nous ressemblons beaucoup trop pour que tu ne sois pas de mon sang »

Il sourit. Ouais. Cela lui faisait un bien fou de rêver.


May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
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Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)
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