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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Clionestra
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Clionestra
Dim 24 Juil - 15:01

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio était attentif. Pas intrusif, mais attentif. La tête dans son livre en italien, il faisant en sorte d’écouter à peine la discussion de la jeune femme, mais écouter les paroles pour aider au cas où. Il ne savait pas d’ailleurs s’il devait se faire oublier, ou rappeler sa présence de manière un peu plus … poussé. Pour le moment, un livre sur l’art italien prenait toute son attention première. Il jetait de temps en temps un regard vers Isabella. Il ne savait pas ce qu’il pouvait se passer dans son esprit. Il avait tellement envie d’être avec elle. Lui tenir la main pour la faire se sentir mieux. Ce monde était vraiment mal fait. Prenant le thé, comme un londonien, Londres lui avait au moins donné ça, il posait délicatement sa tasse sur son assiette sans le moindre bruit.

Les seuls sons trahissant son existence dans la pièce était le bruit des pages qui se tournent doucement. Il profitait du calme de la situation pour apprendre encore un peu plus des informations sur cette langue. Il ne comprenait pas pourquoi ses frères n’avaient pas appris l’italien comme lui et leur père. A l’invitation de rester jusqu’au soir, il fit une moue douce. Il pouvait bien imaginer un moyen pour expliquer qu’il ne pouvait pas rester plus longtemps. Il y avait une ribambelle d’idée pour refuser, poliment en plus. Cependant, si la jeune femme voulait prendre le risque, il le prendrait.

Il entendit la menace que le père d’Isabella avait fait à ses grands-parents, et il serra un peu plusfort l’ouvrage. Cet homme était sur la liste de son père, et force était de constater que leur père avait eu raison de bout en bout. Le père d’Isabella mériterait bien un coup de tête, ou un croche-pied. Des actions un peu vicieux et caché, mais Antonio doutait qu’Isabella accepte qu’il s’en occupe comme il le voulait. Dans un monde idéal, il lui proposerait un combat et lui écraserait la tête contre le sol. Il respirait doucement. Isabella ne lui avait rien demandé, il ne devait rien faire… Même si ça l’agaçait.

Il laissa la jeune femme revenir sur l’homme dans les lettres. Antonio n’avait jamais parlé, à personne, du carnet de la jeune femme… mais il s’était posé beaucoup de question. Alors que le cousin disparu en vitesse, il posa le livre face contre table et fit deux grandes enjambées pour rejoindre la jeune femme.

Elle était assise, ainsi, s’accroupit-il pour être plus bas qu’elle. Il ne voulait pas lui donner l’impression qu’il la regardait de haut, bien que cela aurait été littéralement ce qu’il était en train de faire. Encore moins donner l’impression qu’elle était toute petite. Il était donc accroupi et avec la délicatesse du monde, il posa sa main sur celle de la jeune femme. Il était clairement incertain sur les choses qu’il devait dire, ou faire, maintenant … Il était avec la jeune femme de tout son cœur, mais il n’avait jamais dû autant faire attention à comment il montrait son attachement. Il se pinça doucement les lèvres.

- Isabella, commença-t-il doucement en serra un peu plus sa main dans la sienne, j’ai l’impression qu’une tempête fait rage quelque part dans votre esprit… comment puis-je vous aider à calmer votre tourment ?

Parce qu’il avait ressenti son malheur… ce que le cousin lui avait annoncé lui avait fait du mal. Antonio aurait pu le dire, lui aussi. Les Italiens n’étaient pas le genre de peuple à abandonner un membre de leur famille. Si les Britanniques pouvaient tourner le dos à leur cousin, tante, frère, ou meilleur ami pour une raison ou une autre, comme la réputation… les Italiens étaient moins extrêmes. Ils faisaient à eux seuls un bloc, d’ordinaire. La raison pour laquelle cela ne marchait pas avec Isabella était le soutien de son père.

Une guerre de noblesse entre l’Italie et l’Angleterre ne seraient bien vus par personne. Antonio s’approcha doucement alors qu’il plantait ses yeux dans ceux de la jeune femme.

- Même si je suis de l’autre côté de la pièce, je suis là. Après tout, je suis votre fiancé, si vous ne pouvez pas vous appuyer sur moi, sur qui le pouvez-vous ?
Dit-il avec un sourire pour essayer de la faire sourire, ou s’énerver.

Pour avoir une réaction qui calme ses émotions. Il serait là, toujours. Même après son mariage avec son frère, il serait toujours là.

Il se releva quand le cousin revient avec un gros carton, d’où dépassait du tissu et des lettres. Antonio lâcha sa main comme si elle venait de lui brûler… il ne pouvait pas ruiner la réputation de la jeune femme ici…elle ne lui pardonnerait jamais sinon. Se relevant, il allait partir dans son coin de bibliothèque pour être oublier.

HRP – si elle veut le garder avec lui, il part pas assez vite, donc à ta convenance, et donc si tu veux une réaction à au-dessus plus long n'hésite pas à ne pas considérer le dernier paragraphe ;)



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Asma
Dim 24 Juil - 16:34

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Pourquoi était-il parti si brutalement ? Était-ce bon signe ? Ou à l’inverse avait-elle dit quelque chose qu’elle n’aurait pas dû ? De nouveau, le cœur de la jeune femme se mit à battre la chamade, le sang lui cognant dans les tempes. Il ne fallait pas céder à l’angoisse. C’était une bonne chose. Elle en était certaine. Ou presque. Il fallait qu’elle en soit certaine. Comme pour se donner contenance, elle prit une gorgée de thé et posa la tasse devant elle. Elle s’apprêtait à jeter un œil en direction d’Antonio quand elle réalisa soudain qu’il était juste là, devant elle. Il prit ses mains entre les siennes, et une nouvelle forme de tempête se mit à faire rage dans son esprit.

« Vous ne pouvez pas », eût-elle envie de lui répondre. Certainement pas en lui tenant les mains comme il le faisait, encore moins avec la façon dont il la regardait. Et que dire de la façon dont il se pinçait les lèvres en la regardant. Il n’était pire aveugle que celui qui ne voulait pas voir, et il n’y avait désormais plus que l’entêtement forcené de la belle anglaise dans l’idée que tout ceci n’était qu’un jeu qui l’empêchait raisonnablement de voir qu’il n’y avait rien d’un jeu dans les sentiments qui semblaient visiblement animer le jeune homme. Aussi ébranlée qu’elle fût dans ses convictions, elle ne voulait pas – non, ne pouvait pas – briser l’illusion. Admettre des sentiments serait s’exposer à toujours plus de douleur. Giovanni l’avait dit lui-même. Son père avait toujours tout fait pour s’assurer que personne ne puisse l’aimer. Il en serait ainsi tant qu’elle serait en son pouvoir.

Elle ne dit rien de tout cela. Elle se contenta de lui sourire. Parce que quelque part, dans le tourbillon des émotions que sa présence et sa proximité lui infligeaient, il était le mal mais aussi le remède. Et par sa seule présence, elle était à la fois étourdie et apaisée.

Il se moqua d’elle, comme pour alléger son propos, et Isabella lui mit une gentille tape sur la main en signe de protestation.

- Je suis désolée, admit-elle, la mine faussement boudeuse.

Elle ne l’était pas.

- Je ne sais pas ce qui m’a traversé l’esprit.

Elle savait.

- J’ai… paniqué.

C’était certes vrai… mais n’y avait-il vraiment que cela ?

Alors qu’il commençait à s’éloigner à la vue de leur hôte, de retour, elle s’empara de la main qui venait de la lâcher et l’attira à elle, le forçant à s’asseoir à ses côtés. Près, tout près, vu la place qu’il restait entre l’accoudoir du canapé et elle.

- Restez-là, fiancé, ajouta-t-elle avec un sourire espiègle en insistant volontairement sur le dernier mot.

Elle était persuadée qu’il brûlait au moins autant qu’elle d’envie… de savoir ce qu’il y avait dans la boîte. Avec tout ce qu’il avait fait pour elle, il le méritait amplement. Même si tout cela concernait sa vie à elle, cette aventure était devenue tout autant celle d’Antonio que la sienne depuis le jour où elle lui avait mis le carnet entre les mains. C’était à lui qu’elle devait l’incroyable travail de traduction de celui-ci. A lui qu’elle devait d’être là, tout simplement.

Au regard mi-attendri mi-amusé que lança Giovanni en rentrant dans la pièce, les bras chargés, elle ne pût s’empêcher de penser que ce mensonge avait au moins ce mérite-là. Cela rendait sa présence à ses côtés nettement moins inconvenante. L’italien posa le coffret qu’il tenait sur la table basse devant eux.

- Voici tout ce que ta mère m’a confié avant….

Il ne termina pas sa phrase. Ce n’était point nécessaire.

- Elle m’a demandé de le conserver précieusement et, quand tu serais en âge, de te le remettre. J’ignore quel moment exactement elle avait en tête, mais celui-ci doit être depuis fort longtemps derrière nous. Je doute en outre de ne jamais plus trouver meilleure opportunité.

Pendant tout son monologue, Giovanni n’avait pas repris place sur le canapé. Isabella s’en étonna, quand celui-ci reprit la parole.

- Je suis navré, mais je dois m’absenter pour un autre engagement que j’avais prévu de longue date. Si seulement j’avais su que tu viendrais, ajouta-t-il avec un petit air de regret.

Isabella prit un air contrit. Elle s’était effectivement invitée chez le cousin de sa mère sans l’avoir avisé au préalable de son arrivée. C’était déjà un miracle de l’avoir trouvé chez lui ce matin. Elle ne pouvait certainement pas lui en tenir rigueur.

- Je reviendrai en fin d’après-midi. Promettez-moi de ne pas être partis avant mon retour, s’empressa-t-il d’insister. Tu es ici chez toi, dit-il alors à l’adresse d’Isabella, la gratifiant d’un sourire sincère et chaleureux. Si vous souhaitez voir la ville, Si vous avez besoin de quoi que ce soit, Massimo est à votre disposition.

Le majordome apparût dans l’ombre de son maître et se courba respectueusement en guise de salutations, avant de s’éclipser de nouveau.

- Belle journée à vous, les tourtereaux !

Avant même qu’Isabella ne puisse réagir ou protester, Giovanni quitta la pièce et les laissa là, face au coffret. Elle était plus que partagée à l’idée de rester, mais en même temps ne laisserait passer pour rien au monde la chance d’avoir un peu plus de temps avec cet homme qui était sa famille. Cette opportunité ne se représenterait certainement plus jamais. Elle sentit surtout une nouvelle fois le rouge lui monter aux oreilles à la dernière remarque de l’italien. Elle s’abstint de regarder en direction de son voisin.

- Par tous les saints ! Lorsque ma tante m’aura assassinée à notre retour, ayez l’amabilité de veiller à me faire inhumer auprès de ma mère, soupira-t-elle, mi-figue mi-raisin, tout en poussant le couvercle entrouvert du coffret.

Elle déplia les bords du tissu replié sur le dessus et commença à regarder ce qui se trouvait à l’intérieur. Elle aperçut un certain nombre d’objets qu’elle prendrait le soin d’examiner plus délicatement plus tard. Son attention se porta sur une liasse de lettres ceinturée d’une faveur pourpre, dont elle défit délicatement le nœud. Elle se saisit de la première d’entre elles, la parcourut rapidement. Elle en prit une seconde et fit de même.

- Elles… sont en anglais, s’étonna-t-elle en tendant la première à Antonio.
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Dim 24 Juil - 18:33

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


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Antonio releva doucement les yeux sur elle. Elle n’était pas désolée. Mais ce n’était pas grave. Il fit un large sourire. Elle pouvait paniquer, crier, pleurer, le pousser le long d’un lac, qu’il lui pardonnerait toujours. C’était une évidence. Il lui pardonnerait toujours tout. Un large sourire sur ses lèvres, il appréciait d’être son fiancé. Même pour de faux. Pourrait-il abuser à un moment donner ? Pourrait-il lui voler un baiser comme un fiancé transi le ferait ? Il fit un sourire.

Non. Il ne pouvait pas. Mais imaginer s’approcher d’elle, poser ses lèvres sur les siennes, la tenir contre lui et lui exprimer sa passion avec des gestes … il en avait réellement envie. C’était comme son sang qui pulsait dans son corps. C’était un besoin. Et il reprit à enfermer ses pensées dans son esprit … le plus loin possible de tout le reste.

Quand il voulu partir pour lui laisser la place, il se retrouva assis à ses côtés. Il la regarda un instant, interloqué et surpris, puis il sourit. Il resterait donc à ses côtés, comme elle l’avait décidé. Il la regardait, elle, un instant avant de se concentrer sur la boîte. Si cela ne tenait qu’à lui, il ne la quitterait jamais des yeux. Il resta muet le temps que l’homme parte, après avoir fait part de son souhait qu’ils restent encore jusqu’au soir … Il allait se faire battre à mort par sa mère quand elle allait savoir cela … mais pour Isabella, cela méritait ça.

- Ma chère, ma mère m’aura assassiné avant. Je risque votre mariage avec mon frère dans l’histoire, je ne suis pas sûr qu’elle me pardonne un jour, dit-il sur le même ton.

Il observa les quelques objets qui étaient dans la boîte. Restant au côté de la jeune femme, il ne faisait pas de geste pour fouiller à l’intérieur non plus. Il laissait le tout à la jeune femme. Se laissant proche d’elle, pour qu’elle sente toujours qu’il est là. Il prit la lettre, allant pour regarder le message mais s’arrêta quand il remarqua aussi la langue.

- Êtes-vous sûr que vous voulez que je lise ses lettres ? Elles vous appartiennent… dit-il en observant la jeune femme. Si elles sont en anglais je n’ai pas à m’immiscer.

Il préférait la voir elle, observer sa réaction… il ne voulait pas qu’elle se sente obliger de lui passer les lettres. Il se poussa un peu pour lui laisser plus de place et fit un large sourire. Il gardait pourtant un contact avec elle.

- Ou alors, pourrions-nous les lire ensemble ? lâcha-t-il sans vraiment s’en empêcher.

Il se mit à rougir doucement … Cela signifier rapprocher leur tête, se rapprocher… et ils étaient seuls. Mais il se voyait mal attendre qu’elle finisse pour lire, ou pire lire avant elle. Il regarda ailleurs. Il ne pouvait pas se taire parfois ? Cela serait vraiment mieux s’il pouvait se taire.



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Dim 24 Juil - 21:36

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


- N’êtes-vous pas un tant soit peu curieux ? Lui répondit la jeune femme, le nez toujours dans les lettres, passant en revue les différents plis sans forcément tous les ouvrir.

Pour l’instant, c’était toujours la même écriture qu’il lui semblait identifier. N’y avait-il là que la copie des lettres écrites par sa mère ? Avait-elle écrit seule à un homme qui ne lui aurait jamais répondu ? Était-ce possible qu’elle se soit enamourachée de quelqu’un qui ne l’aurait pas aimée en retour ? Trouverait-elle là réellement la preuve que son père s’était fait des idées, qu’il n’y avait rien d’adultérin dans toute cette affaire et qu’elle était bien sa fille légitime ?

- Risquer mon quoi avec qui ? S’enquit-elle d’un air absent, absorbée dans la contemplation des courriers.

Dans la deuxième partie de la pile de lettres, l’écriture avait changée. Etaient-ce là les réponses qu’elle avait reçues ? Ce qui voulait dire que ce n’était pas qu’un long monologue dans le vide. Quelqu’un lui avait répondu…. La jeune femme avala difficilement sa salive. Un amour platonique, purement épistolaire. C’était une véritable possibilité. Au-delà du scandale et du risque de tout perdre pour elle, il n’y avait plus qu’une seule chose qui intéressait Isabella. Savoir. Trouver la réponse qu’elle recherchait, et qu’elle espérait. Trouver la preuve qu’il n’y avait rien eu d’autre que des mots entre sa mère et cet homme, et apporter cette preuve à son père pour qu’il s’apaise et mette fin à son calvaire.

- Oui, c’est une excellente idée ! S’exclama Isabella à la proposition d’Antonio de lire les lettres ensemble. Je prends ce paquet-là, dit-elle en prenant le premier tas recouvert de la délicate écriture bouclée de sa mère. Je vous propose de prendre celles-là, poursuivit-elle en lui tendant l’autre tas.

Une information perdue en cours de route sembla enfin retrouver son chemin vers son esprit obnubilé. Elle leva soudain la tête vers Antonio. Ses yeux s’arrondirent.

- Vous avez dit mariage ? Quel mariage ?

Une pause. Une réalisation.

- Oooooh.

Alors comme cela, Ricardo n’avait pas pris la peine de dire la vérité à son frère ? Pourquoi diantre l’aurait-il fait, d’ailleurs ? Il n’était pas supposé avoir connaissance de l’accord qu’Antonio et elle avaient scellé quelques mois auparavant, la première fois qu’elle lui avait remis le carnet. Fallait-il lui dire la vérité ? Jusqu’à présent, il avait toujours gardé ses secrets, sans faillir. Et puis, il était son ami. Si on ne pouvait pas dire la vérité au moins à ses amis….

- Il ne vous a donc rien dit ? Hasarda-t-elle tout de même en guise de préambule. Il n’a jamais été question que votre frère me demande en mariage. Ni que qui que ce soit d’autre me demande ma main, d’ailleurs.

Elle replongea le nez dans une lettre avant de poursuivre.

- Votre frère est simplement un charmant gentleman. J’avais besoin d’un prétexte pour venir, et ma tante n’aurait jamais consenti à trois semaines de voyage en bateau et calèche à travers l’Europe pour parvenir jusqu’ici si on ne lui avait pas laissé miroiter….

Elle laissa sa phrase en suspens.

- Ce que c’est triste… marmonna-t-elle, s’interrompant dans le fil de ses pensées. « Chaque jour je m’efforce de vous éloigner de mes pensées. Je suis anéantie par l’idée que dans d’autres circonstances nous aurions pu nous aimer, mais ne saurais continuer à me sacrifier pour un sentiment qui n’a pas le droit de s’exprimer. »

Cette phrase résonnait d’un écho terriblement familier, mais la jeune femme, dans le déni le plus total, ne parvenait pas bien à comprendre pourquoi.

- J’espère que les vôtres ne sont pas toutes du même acabit, reprit-elle en indiquant d'un geste les lettres qu'elle venait de lui remettre, ne pouvant s’empêcher d’espérer une fin heureuse pour les protagonistes de l’échange, alors même qu’elle savait que cela signifierait sa perte.
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Sam 30 Juil - 12:20

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


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Curieux, il l’était. Mais il ne voulait pas risquer que la jeune femme le voie comme une commère. Il ne voulait pas s’immiscer dans sa vie, sans qu’elle ne le désire. Il ne voulait rien faire qui risquerait qu’elle l’apprécie un peu moins. Il arrivait déjà à faire des bourdes avec toutes les meilleures intentions du monde…. Il ne voulait pas risquer son image… et Antonio réalisa que l’image que la jeune femme avait de lui, lui importait autant que celle qu’il renvoie à sa famille. C’était important, et il devait encore écraser ses pensées pour ne pas risquer de craquer. Il ne répondit pas à sa question, à ses questions.

Il ne lui dit pas alors qu’il brûlait de curiosité d’en apprendre plus sur elle, ni qu’il parlait de son mariage avec son frère. Il ne disait rien. Il ne pouvait pas reprendre, le dire à nouveau, il n’en avait pas le courage pour le moment. Une fois c’était bien assez suffisant. Il prit les lettres et s’assit à ses côtés de manière plus confortable. Il ouvrit les lettres. Une écriture d’homme. Il pouvait, il le pensait en tout cas, reconnaître la manière d’écrire d’un noble.

Ils avaient tous les mêmes précepteurs, qui avaient eu les mêmes professeurs, et ainsi de suite depuis la nuit des temps. Les professeurs n’enseignaient pas les lettres de la même manière aux hommes qu’aux femmes, et encore moins aux nobles qu’aux riches. Là, Antonio pouvait voir la courbure d’un noble dans les lettres. Quelque chose de délicat, mais de responsable. Il avait l’impression de pouvoir lire le caractère de l’homme à travers ses boucles de « O ». Un homme bon. Angelo, se souvient-il alors. Cela ne l’étonnait pas.

La jeune femme reprit la discussion du mariage, discussion qu’il avait espérée enterrer, et il fit une grimace malgré lui. L’idée du mariage de la jeune femme et de son frère le mettait dans un état qu’il ne voulait surtout pas définir. Jamais. Il lâcha un regard vers elle quand elle demanda si son frère ne lui en avait pas parler… Si Ricardo avait parlé de son mariage avec Isabella, il s’en serait souvenu. Il l’écouta attentivement, laissant de côté les lettres. Bien qu’importante, la jeune femme avait toute son attention. Il allait lui dire que son frère était un idiot. Il avait une femme belle, intelligente, fougueuse, fascinante, à ses bras depuis des mois, et il faisait semblant de vouloir la demander en mariage ? La connerie avait enfin un visage, et c’était celui de son frère ainé. Il écouta la jeune femme, et la citation de la lettre en sentant son cœur se serrer. Il observa la lettre, mais n’en voyait plus les mots. Il ne savait plus trop quoi penser.

- C’est un noble, qui a écrit ses mots, assurément. Je dirais qu’il devait avoir l’âge de votre mère à l’époque, ou un brin plus âgé mais pas de beaucoup. Il semblait réellement attaché à faire attention et à mettre du soin dans ses mots. Je ne pense pas qu’il aimait lire ou l’art, mais il montrait un effort pour comparer votre mère aux choses les plus belles, dit-il en lui tendant une des lettres dans laquelle l’homme comparait la mère d’Isabella à Aphrodite, déesse de la beauté.

Antonio sourit. La mère et la fille devaient vraiment se ressembler alors. Parce qu’il était évident qu’Isabella n’avait rien à envier à Aphrodite, Vénus ou autres déesses magnifiques. Isabella était humaine, certainement, mais Antonio trouvait aussi qu’il y avait quelque chose de divin à la manière dont elle avait de sourire. Il trouvait que ses yeux reflétaient le monde, la bonté, la joie, malgré tout. Il pouvait voir un tout autre univers à travers ses yeux, et il avait envie de s’y jeter avec douceur pour profiter de la jeune femme. Il prit une autre lettre.

- Cet homme l’aimait. Mais il ne pouvait pas l’aimer. Je le comprends tout à fait. Avoir une femme bien en face de soi et ne pas réussir à l’atteindre, par les normes, les réputations, les familles, tous les facteurs dont on n’a pas conscience mais qui empêche de dire la vérité.

Il sourit à une phrase qu’il trouva dans une des lettres avant de se relever un instant. Il lu la lettre en entier avant de se tourner vers la jeune femme. Cette lettre était bien trop proche de leur situation pour qu’il ne se sente pas totalement déboussolé. Il ne pouvait pas lui dire, ainsi, lut-il.

- « Mon amour, vous voir tous les jours aux bras d’un autre me tue. Je le hais, bien que je ne devrais pas ressentir ce genre de sentiment pour lui. Je le hais. Pourtant j’aimerais bénir votre union. J’aimerais être un ami, présent, avec vous. J’aimerais suivre votre vie, vos pas, et être là. Mais je n’y arrive pas. Je n’y arrive pas car, dès qu’il a le dos tourné, je veux faire disparaître la distance qui nous sépare et vous embrasser. Vous faire danser contre mon cœur pour que vous l’entendiez battre la chamade. Vous kidnappez et vous aimez comme j’en rêve. Je ne devrais pas le haïr. Je pensais réussir à accepter votre union, votre mariage, et votre bonheur, mais je n’y arrive pas. Je ne suis pas un ange. »

Antonio regardait la lettre doucement et se sentait bien trop proche des mots que l’homme disait. Il se sentait exactement pareil. Quand il voyait la jeune femme aux bras de son frère, il avait envie d’être là pour eux. De louer leur bonheur et leur union… mais il n’arrivait pas à s’empêcher de penser qu’il voudrait que Ricardo disparaisse. Il posa les yeux sur la jeune femme. Antonio aimait Ricardo, mais il détestait l’idée que la jeune femme se marie avec lui. Ricardo était une bonne personne, Isabella aussi… mais non. Il aurait essayé de le supporter… Comme Angelo. Il réfléchit un instant.

- Est-ce que votre père avez un frère ? demanda-t-il enfin, car il ne voyait qu’une seule raison pour un homme pour ne pas se battre pour une femme qu’il aime, et qui appartient déjà à un autre homme.

La famille. Simplement la famille.


HRP - Si tu ne veux pas qu'il pose la question de suite, n'hésite pas à dire à la place "est ce qu'un homme venait souvent chez vous après la mort de votre mère ?" pour dire que c'était un ami, pas forcément un frère si tu préfères ;) et en espèrant que ça te dérange pas que j'ai écris une partie de la lettre aussi  **




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Sam 30 Juil - 15:55

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Une réaction. N’importe laquelle. Après les propos qu’il lui avait tenu deux jours plus tôt, elle était en droit d’attendre une réaction de sa part, lorsqu’elle avait évoqué le mensonge qu’ils avaient concocté avec Ricardo. Peu importe laquelle, mais au fond d’elle-même, plus que tout, elle aurait aimé une réaction. De la colère, de découvrir qu’on lui avait menti ? Du soulagement, peut-être, en apprenant ce qu’était la nature réelle du mensonge ? Cette apparente indifférence lui était insoutenable. En même temps, c’était sûrement plus simple comme cela.

- Vous arrivez à déduire tout cela de la seule lecture de ces lettres ? Ce n’est pas traducteur que vous devriez devenir, mais détective privé, tenta-t-elle maladroitement de plaisanter.

Elle prit la lettre qu’il lui tendait et la lut à son tour. La comparaison avec Aphrodite était charmante, en effet. De ses souvenirs, à chaque fois que quelqu’un avait essayé de se comparer à la déesse de Beauté, dans l’antiquité, cela s’était plutôt mal terminé pour eux…. Un valet toqua puis rentra dans la pièce, accompagné de Massimo, et posa devant eux un plateau de petits sandwichs.

- Signore, signorina, il est l’heure du déjeuner, et je n’ai pas souhaité vous interrompre. Mais j’ai pensé qu’une collation vous serait agréable.

Isabella le remercia de sa sollicitude. Les deux hommes disparurent.

- Ce n’est pas qu’une affaire de normes et de réputations, répondit-elle après leur départ. Il courtisait une femme unie à un autre homme devant Dieu.

Ne craignaient-ils pas le châtiment divin ? La mort de sa mère n’était-elle pas la démonstration que tout cela les avait voués à la ruine ? La divine sanction, tombée telle un couperet. Antonio lui lut un extrait de lettre, qu’elle l’écouta en silence. N’y avait-il pas quelque chose de poétique dans le destin tragique de ces amants maudits ? Sans le vouloir, le texte la ramena à l’absence de réaction de son interlocuteur un peu plus tôt. Isabella sentit de nouveau une forme de malaise s’emparer d’elle. Comment pouvait-il lui professer de beaux sentiments un jour et si peu de temps après, se contenter de l’idée absurde d’amitié qu’elle avait proposé ? Et surtout, ne pas réagir quand ce qui ressemblait à une opportunité se présentait à lui ? Et plus encore, après tout ce qu’elle avait fait pour le décourager, pourquoi est-ce que cela l’agaçait autant ?

Soudain, cela lui tomba dessus, comme une révélation.
Elle eût envie de hurler. De hurler quoi ? Lui hurler qu’elle l’aimait. Lui dire qu’il était un imbécile de ne pas l’avoir compris. Toutes les fibres de son être lui hurlaient l’évidence. Pourtant, elle lui avait fermé la porte au nez tant de fois….
Et alors, n’avait-il pas envie de se battre pour elle ?

… Méritait-elle qu’on se batte pour elle ?

La question que lui posa Antonio la prit par surprise, la faisant brutalement sortir de son flot de pensées.

- Un frère ? Articula-t-elle en se concentrant du mieux qu’elle pût sur son propos. Non, pas à ma connaissance.

Pouvait-elle vraiment se fier à ses connaissances ? Après tout, elle avait entre les mains la preuve que toute sa vie n’était qu’un tissu de mensonges, dont son père était à l’origine de la plupart d’entre eux. Alors après tout, pourquoi pas. Sa tante Harriett le saurait, elle.
Alors qu’elle se penchait vers la table basse pour attraper un nouveau sandwich, quelque chose attira son attention dans le coffret. Une lettre scellée, jamais décachetée. Isabella s’en empara et la tourna entre ses doigts. L’écriture était un peu différente des autres qu’elle avait en sa possession, mais lui était familière pour autant. On aurait dit… on aurait dit celle des dernières pages de son carnet. Isabella s’empressa de briser le sceau et se mit à lire. Par endroits, l’encre avait bavé, comme si son auteur avait pleuré en l’écrivant.

« Mon très cher Henry, doux amour » commençait-elle, « je sais que cette lettre ne vous trouvera jamais puisque vous n’êtes déjà plus parmi nous. Ceci sera ma toute dernière lettre. Votre fille, notre fille, est née ce jour, elle se nomme Isabella. Elle devra malheureusement affronter le monde sans vous, et sans moi, qui m’apprête aussi à le quitter. Que les dieux soient cléments avec elle. Je lui souhaite de trouver un jour un amour aussi extraordinaire et inextinguible que le nôtre a pu l’être, aussi éphémère fut-il. Je ne tarderai plus à retrouver la chaleur de vos bras. Vôtre à tout jamais. »

L’épée de Damoclès tomba, et la transperça de part en part. Ses yeux s’emplirent de larmes. Sa vue se brouilla. Elle posa la lettre sur la table et se leva.

- Veuillez m’excuser, j’ai besoin d’air.

Sans lui laisser le temps de répondre, elle quitta promptement la pièce. Dans le couloir, et à son grand désespoir, elle fut accueillie par le majordome. Il fallait continuer à faire bonne figure.

- Mademoiselle, si vous voulez bien me suivre, je vous prie.

Telle une ombre silencieuse, elle suivit l’homme qui la guida jusqu’à une chambre, dont la terrasse offrait une vue superbe sur un verdoyant parc. Isabella avança jusqu’à la terrasse, entendant la porte se refermer dans son dos après que le domestique lui eût fourni quelques explications qu’elle n’écouta pas. Elle inspira une grande bouffée d’air et laissa ses genoux céder sous son poids.

Résumons-nous. Elle avait un père et une mère, morts tous les deux. Elle était donc orpheline. Elle était élevée par un homme qui n’était autre que le mari d’une femme adultère, mais avec lequel elle n’avait aucun lien de parenté. Et qui ne l’aimait pas. Qui avait, de ce qu’elle venait de lire, toutes les raisons du monde de la détester. Elle avait la preuve qu’elle n’était pas sa fille légitime et qu’il était dans son bon droit de menacer de la déshériter, et de le faire. Elle n’était légitime à rien de ce qui lui appartenait, à lui. Mais alors, pourquoi tout ce mensonge étrange sur une supposée liaison entre lui et une domestique ? Était-ce moins scandaleux pour lui de se considérer le père d’une bâtarde que de laisser entendre que son épouse l’avait cocufié ? Certainement… mais pour Isabella, le résultat était le même, voire pire. Elle n’était rien, et condamnée à finir avec rien.
La brune se releva lentement. Elle rentra dans la chambre, s’allongea sur le lit et pleura tout son saoul.

Isabella sentit qu’on la secouait gentiment. Une dame d’un autre âge la contemplait sereinement, accompagnée d‘une jeune fille qui portait dans ses bras une magnifique robe. Elle regarda par la fenêtre restée grande ouverte et constata que le soleil était descendu dans le ciel. Elle avait dû s’assoupir pour un bon moment.
Giovanni vivait seul et ne devait pas avoir beaucoup de femmes de chambre avec une expérience convenable de la préparation des jeunes dames. Vu son âge, c’était sûrement la gouvernante elle-même qui était là. La vieille dame fit signe à la servante de s’approcher avec la robe, et entama la conversation. Elle parlait italien avec un très fort accent et Isabella n’en comprenait pas un mot. Elle l’aida à se lever, la sortit de sa tenue de voyage, qu’elle n’avait pas quitté depuis le matin, puis la frictionna vigoureusement avec un gant humide imbibé d’eau fraîche. Si les gestes manquaient de délicatesse, ils avaient le mérite de la réveiller et de lui remettre les idées en place.
Elles lui enfilèrent ce qui était une robe à l’anglaise, en soie rose, un peu datée, mais en parfait état de conservation. Avec ses perles brodées, ses rangées de falbalas et son cul-de-Paris qui lui donnait du volume autour des hanches et à l’arrière, à la différence des coupes contemporaines très droites, elle avait l’impression de ressembler à une princesse de contes de fées. Un poids de plus dans sa poitrine. Elle était une imposteuse.

A contrecœur, elle quitta la chambre, à moitié boutée hors de celle-ci par la gouvernante. Giovanni l’attendait sur le palier de l’escalier.

- Je me doutais qu’elle t’irait à ravir. Elle était à ta mère.

Aussi anodin semblât-il, le propos lui réchauffa quelque peu le cœur. Peut-être pas une totale imposture, finalement. Il lui offrit son bras.

- Descendons, veux-tu. On t’attend.

On ?
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Sam 30 Juil - 17:33

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio ne savait plus quoi faire en lisant les mots d’Angelo. Les mots étaient clairs, nets, précis, simples. Il était amoureux et l’amour avait été rendu avec une force malvenue, dangereux, maléfique. La mort et l’amour. L’amour et la mort. Comme une pièce grecque tout le monde finit par souffrir de ce qui devrait être un moyen d’atteindre le bonheur. Antonio observa la jeune femme. Il souffrait de son amour pour elle, en sachant qu’elle méritait mille fois mieux que lui. Il souffrait de savoir qu’elle serait plus heureuse avec son frère qu’avec lui. Il souffrait et pourtant il n’échangerait ce sentiment pour rien au monde. C’était la première fois qu’Antonio tombait amoureux. C’était la première fois qu’il ressentait de l’attirance tant physique que morale pour une personne. Il ne voudrait pas changer cela. Jamais. Bien qu’il allât en mourir.

Il sourit quand la jeune femme lui dit qu’il devrait devenir détective. S’il finissait par être haï par la société, pourquoi pas. Après tout, c’était le genre d’information qu’il trouvait simplement en posant les yeux sur les mots. Les mots lui parlaient. Qu’importe la langue. La manière d’écrire, la manière de lié certains mots, les mots étaient bien plus que des lettres collées l’une à l’autre, il pouvait en lire le sous-texte qui l’intéressé. Parfois, c’était par pure imagination. Parfois, par déduction. Parfois, une évidence. Cela dépendant de ce dont il avait besoin pour continuer sa journée. Avec la jeune femme, il usait de tous ses talents de déduction pour arriver à trouver ce dont elle avait besoin.  

Cependant, plus il lisait les lettres échangeaient, plus Antonio avait l’impression de se lire. De lire le désespoir de savoir que la femme que l’on aime ne pouvait être sienne. Il trouvait de plus en plus évident, et non pas par déduction alors, que Angelo était le frère du père d’Isabella. Il était de plus en plus évident que, si le père de la jeune femme était bel et bien le frère de celui qu’elle pensait être son père, alors tout irait mieux. Tout serait logique. Et une partie de l’esprit d’Antonio se dit que c’était l’amour. Que la mère d’Isabella et Angelo avaient pu profiter d’une nuit d’amour, ou de deux, ou de dix. Qu’ils avaient pu exprimer leurs sentiments, l’un à l’autre. Cacher, certainement, mais il y avait eu de l’amour. Il écouta la dernière missive et il eu dû mal à ne pas se laisser aller aux larmes. Il essayait de se dire qu’au moins ils avaient connu le bonheur. Egoïstement. Il observa Isabella. Il voulait tellement la prendre dans ses bras. L’embrasser. Les lettres étaient rempli d’amour. Isabella se leva et disparu.

- Je vous aime, chuchota-t-il en observant la porte fermée en le laissant seul.

Il l’aimait. Il l’aimait comme il n’était normalement pas admis d’aimer. Comme un fou. Comme un égoïste ne voulant plus vivre dans cette société. Il ne savait vraiment pas comment il allait survivre à tout cela. Il l’aimait et il ignorait comme faire pour être digne d’elle. Il prit les lettres. Se déplaçant, il effectua un travail tranquille pour les mettre dans l’ordre d’écriture. Il les mettait et se remit à lire l’histoire d’amour entre ces deux êtres.

Il lisait beaucoup. Mais il ne supportait pas les histoires tristes. Bien que certaines étaient des histoires qui l’avaient marqué, il n’aimait pas cela. Il aimait les histoires qu’il pouvait relire, encore et encore et encore. Les histoires tristes ne faisaient pas parti de ses relectures … Cependant, il relit plusieurs fois les lettres dans l’ordre. Il avait l’impression de connaître certains passages par cœur … tellement qu’il avait l’impression qu’elle s’ancrait en lui. Tout comme la fin du journal, les lettres étaient remplies de sentiment.

Il finit par manger absolument tout ce qu’on lui avait apporter, bu tout le thé, et il continua son travail. Il avait demandé des feuilles pour écrire des notes, ce qu’on lui avait apporté. Il continua de manger en travaillant. Il avait un bon métabolisme, heureusement… et vue ce qu’il avait fait subir comme privation de sommeil et de repas le mois dernier, ce repas était bienvenu.

Sans avoir de preuve concrète dans les lignes de ses lettres … il était de plus en plus sûr qu’Angelo était le frère du père d’Isabella. Petit frère ou grand frère. Cela ne semblait pas indiquer … mais ce qui était sûr c’est qu’Antonio pouvait se lire. Antonio pouvait se voir à travers les yeux de cet homme. Bien qu’il trouvât l’amour incroyable, puissant et beau… il n’avait pas envie de finir comme lui. Il n’avait pas envie de souffrir de voir la femme qu’il aime aux bras de son frère à jamais.

Il partirait. Isabella avait dit que c’était un mensonge, mais tout le monde désirait cette union. Une fois cela fait, il partirait. Il y avait bien un ou deux pays qu’il n’avait pas encore visité et lui permettrait de se cacher une bonne fois pour toute. Il observait les lettres et leurs histoires. Angelo avait rencontré Valentina trop tard. Il avait déjà demandé en mariage une autre. Antonio n’avait demandé personne, et aucun mariage n’était réellement en train de se préparer… pourrait-il ?

NON.

Il secoua la tête et remit les lettres à leur place. Il faisait grande attention en les plaçant doucement. Un homme vient le prévenir qu’il fallait se préparer. Préparer à quoi ? L’homme lui parlait en italien et fut un instant surpris de la fluidité des réponses d’Antonio avant de reprendre. Il y avait une fête, organisé par le maître de maison. Il se fit amener dans une chambre et préparer des habits pour la soirée. Il observa alors pour la première fois l’extérieur, la caisse avec les lettres cachées sous le lit. La journée était passé. Sa mère allait le tuer. L’étriper. Le déshériter. Il prit le vêtement et l’observa un instant.

Typiquement de la mode londonienne ou il ne s’y connaissait pas. Il sourit et passa la chemise noire brodé d’or sur lui. Il plaça comme il pouvait les froufrous indélicats. Il grogna un instant alors que l’homme de tout à l’heure revient. Il lui donna une autre tenue. Bien. Mieux. La chemise était aussi noire et avec les bordures dorées, mais il n’y avait pas la fioriture de dentelles. Moins mode londonienne, un peu plus mode italienne. Il exprima sa passion pour la mode italienne, la vie italienne, le pays Italie et tout ce qui avait un rapport au majordome qui faisait des larges sourires, d’accord avec lui. Il finit alors par demander toujours dans cette langue chantante ce qu’il se passait.

- Une fête en l’honneur de la jeune dame, répondit l’italien en utilisant une expression inconnue pour parler d’Isabella qui le fit sourire.
- Je suis bien content, elle le mérite, répondit Antonio de son large sourire.

Quoi de mieux que d’avoir la preuve d’être aimer par une partie inconnue de sa famille qu’une énorme fête fait à la va-vite pour elle ? Il espérait que ça lui plairait … bien qu’il allât devoir être courtois, poli et encore une fois mélangé à la société … il ne comptait pas risquer la réputation de la jeune femme avec son caractère.

- Est-ce que vous êtes bien sûr que ma présence est désirée ? demanda-t-il un instant au majordome avant que ce dernier ne le pousse dans la salle de bal.

Il se retrouva devant une petite cinquantaine de personne. Tous étaient à la mode italienne. Tous l’observaient un instant en silence. Il fit un signe de la main avant de se reprendre et de faire une révérence timide et de partir se mettre le plus loin possible de toutes les âmes présentes. Isabella. Il voulait voir Isabella. C’était la seule personne qui comptait ici, et la seule raison qui ne le faisait pas s’enfuir en courant…

- Alors, vous êtes le fiancé de ma cousine, dit en italien un homme en s’approchant de lui.
- Oui. Je suis Antonio, dit-il en lui tendant la main comme un gentleman.

L’homme lui prit la main et lui serra un peu fort, bien qu’Antonio n’en laisse rien paraître.

- Si tu lui fais du mal, je te broie. Maintenant que je peux la rencontrer, je ne compte pas la laisser, tu m’entends, reprit-il avec sa voix grave.
- Je l’aime, répondit-il simplement, je ne lui ferais pas de mal, jamais.
- Bien, reprit l’homme en l’attrapant dans ses bras pour une accolade non désirée par Antonio mais qu’il accepta pour Isabella.

Une fois cette rencontre acceptait, Antonio se déplaça un peu plus loin de la foule. Oubliez-moi se disait-il. Alors qu’il était prêt à partir se cacher derrière le rideau, il se stoppa dans son élan. Là, descendant l’escalier de la salle de bal, il pouvait voir la déesse Aphrodite descendre parmi les mortels. Il voulu s’approcher d’elle, mais sa famille le fit en premier. Les Italiens étaient tactiles, les Italiens faisaient la bise, et Isabella aimerait certainement être tranquille pour rencontrer cette partie de la famille. Sa famille. Il sourit en la regardant surprise.


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Dim 31 Juil - 11:12

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


L’espace de quelques instants, Isabella se sentit comme Cendrillon arrivant au bal. Une robe de princesse, une foule dans la salle de bal, jusqu’au prince charmant. Descendant l’escalier qui les menait à la salle de bal, tous les regards convergèrent vers eux. Vers elle. Elle sentit le rose lui monter aux joues et regarda Giovanni.

- Qu’est-ce donc que cette folie, mon oncle ? S’étonna-t-elle.
- La famille Sartinara, ma douce.
- Vous voulez dire que tous ces gens sont de votre famille ? … de ma famille ? Corrigea-t-elle. Mais il y en a tellement !

Jusqu’à présent, sa famille s’était limitée en tout et pour tout à trois personnes : un père, qui ne l’aimait pas, une tante, qu’elle n’avait jamais autant vue que depuis le début de la dernière Saison, et une cousine. Et voilà qu’elle avait face à elle des oncles, des tantes, des cousins, des cousins issus de germains, et plus encore. Des ribambelles d’enfants galopaient au milieu de tout ce beau monde. Quelque part, dans le fond de la pièce, elle reconnût la silhouette d’Antonio, toujours là. Son cœur se serra à sa vue. Que penserait-il d’elle maintenant qu’il savait tout ce qu’il savait. Était-ce une bonne idée d’avoir voulu partager ses découvertes avec lui ?
Ce n’était pas un conte, elle n’était pas une princesse. Si tant était qu’une analogie était à faire entre Cendrillon et elle, c’était qu’elle en suivait l’exact parcours inverse. Elle n’avait pas besoin d’une belle-mère pour en être haïe. Elle avait son père lui-même pour cela. Elle n’avait pas vécu jusque là dans la misère, mais par contre se destinait à tout perdre….
Elle préféra l’éviter et partit dans la direction opposée. Progressant lentement au milieu de toutes les personnes réunies, elle passa de mains en mains, de bras en bras. On l’enlaça, on lui baisa les mains, on lui tapota les joues, on l’abreuva de quantité de noms, de liens, d’histoires.

- Je ne retiendrai jamais tout cela, rit-elle de bon cœur alors que se présentaient une énième paire de cousines, identiques l’une à l’autre.

Ils s’arrêtèrent devant un couple d’un autre âge. Ils avaient l’air à la fois aussi étrangers que toutes les personnes qu’on lui avait présentées jusqu’à présent, et pourtant si familiers. Ils la dévisagèrent longuement, sans un mot.

- C’est elle, Umberto. Le portrait craché de notre Valentina. Approche, fille, approche, que je te regarde, dit la dame en lui tendant les mains.

Isabella saisit les deux mains qui lui étaient tendues et se fit enlacer dans une profonde étreinte de la vieille dame. Faisant fi des conventions et de la pudeur, submergée par les émotions, elle fondit en larmes. Des grands-parents. Elle avait des grands-parents.

C’était décidé. Elle partirait le lendemain à la première heure, elle irait voir sa tante qui n’était pas vraiment sa tante, et lui annoncerait tout de go qu’elle ne rentrerait pas à Londres avec elle. Elle resterait là, avec sa famille. Sa vraie famille.
C’était bien beau sur le papier, mais voudraient-ils vraiment d’elle une fois qu’ils sauraient la vérité sur leur fille ? Sur sa naissance ? Seraient-ils prêts à accepter ce qu’elle était vraiment ? Contrairement aux Cunningham, elle était de leur sang. Serait-ce suffisant ? Dans les bras de cette vieille femme dont elle avait ignoré l’existence jusqu’à cet instant, tout lui semblait possible.

Une vive musique enjouée retentit soudain autour d’elle. Elle fût arrachée des bras de la vieille dame et, séchant ses larmes comme elle pût, entraînée en tournoyant au centre de la pièce. Un cousin ? Giuseppe, peut-être ? On la fit tourner encore une fois, puis une autre. Elle en perdit le sens de l’orientation. Chaque instant comptait, et lui était compté. Autant profiter du moment présent.
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Sam 6 Aoû - 16:44

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio l’observa mais ne s’approcha pas. Il avait envie de se fondre dans le rideau bleu foncé accroché prés de la fenêtre. S’il s’enroulait dedans, quelqu’un aurait-il l’audace de venir le chercher ? Certainement, et en plus la jeune femme aurait honte de lui. Alors il ne bougea pas. Pas d’un pouce. Il était immobile, comme un piquet, un pot de fleur, une statue… on pourrait toucher sa joue, elle serait certainement froide comme la mort tant il ne se sentait pas à sa place. C’était pourtant l’Italie, mais ce n’était pas sa place. Il était dans une réunion de famille, dont il ne faisait partie que par un honteux mensonge.

La jeune femme dû penser la même chose puisqu’elle l’évita… C’était qu’elle aussi pensait que sa place n’était pas ici… peut-être aurait-il dû partir quand il en avait encore le temps ? C’était ce qu’elle voulait de lui ? Qu’il parte ? Ses signaux n’étaient pas clairs, ainsi hésitait-il pour la moindre chose. Il l’observa rire, sourire, avoir les larmes aux yeux… et Antonio se disait que les rideaux n’étaient pas assez compacts pour le cacher, il devrait se fondre dans le mur pour se faire oublier.

Pourtant, il n’arrivait pas à décrocher les yeux de la jeune femme. Personne n’était venu lui parler, peut-être parce que tout le monde avait compris qu’il ne regardait qu’Isabella, et elle seulement. Faisant attention aux moindres de ses mouvements. Elle pleura et il avait eu envie de la prendre dans ses bras aussi. Il n’avait rien fait. Sa vie allait finir sous peu, sous les coups outrés de sa mère, il pouvait bien disparaitre en avance non ?

Non.

On l’attrapa de derrière l’ombre du rideau, il pensait que cela serait suffisant pour se faire oublier. C’était le cousin d’Isabella, le même qui venait de lui broyer la main avec une facilité déconcertante.

- Aller, on veut te voir danser avec elle, dit-il en italien pour le pousser sur la piste de danse.

Il finit embarquer pour se retrouver dans les bras de la jeune femme quand la musique entrainante s’arrêta pour une autre danse. Il allait partir, la laisser là pour profiter de sa famille, encore, mais le cousin cria simplement un « alors les amoureux ! On danse ! » d’un italien tellement clair que même les enfants ont pu le comprendre.

- Désolé, chuchota-t-il à la jeune femme alors qu’il posait ses mains convenablement sur elle, je pense que j’ai trouvé ton cousin que je préfère mais que je maudis en même temps… Accepterais-tu cette danse ? Avec moi.

Oui avec lui, avec qui d’autres le fantôme de l’opéra… il se sentait un peu bête d’avoir eu l’impression de devoir préciser … mais il fallait bien préciser, dans son esprit … Il piquait des secondes et des minutes à la jeune femme avec sa famille. Il reprit son sourire doucement.

- Je pense que notre disparition a été remarqué chez moi, dit-il en commençant à danser doucement, voulez-vous que je trouve une bonne raison à notre fuite ? Je peux dire vous avoir kidnappé, je ne pense pas qu’une autre possibilité a été soulever par les membres de ma famille et la vôtre à Guillia de toutes manières …

HRP – Ce que je peux proposer (si ça te tente fait le) c’est que la famille débarque au bal, avec courtoisie et tout, mais ils auraient pu en entendre parler, surtout que c’est pas si loin et que c’était une fête au dernier moment ?



May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
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Asma
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Asma
Sam 6 Aoû - 20:33

Ricardo Brownson
J'ai 26 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis comte de Rosaland et futur duc de Colorshire et je m'en sors très bien. Sinon, je suis en ce moment l'un des célibataires les plus en vue de Londres.

En savoir plus.


Matin.

- Isabella n’est pas encore levée ? C’est étrange, elle qui est pourtant si matinale.

Ricardo fronça les sourcils. Il n’avait pas vu son frère, non plus, mais c’était moins surprenant. Lui à l’inverse n’était pas forcément matinal, surtout en fonction de ses activités de la veille au soir, plus encore quand il était en présence de son père. Il termina sa tasse de thé, salua poliment l’assemblée et partit vers le bureau, pour traiter des affaires du domaine.

Fin de matinée.

- N’auriez pas vu Isabella, milord ?

Ricardo leva le nez des documents qu’il était en train d’étudier et quitta le bureau. Il régnait dans la maisonnée une étrange agitation. Il pouvait entendre des portes claquer. Dans le couloir, des domestiques allaient et venaient, l’air affairé, et en plus grand nombre que la moyenne. Par la fenêtre, dans le jardin, il pouvait également voir du monde. Une intuition s’empara alors de lui.
L’aîné de la fratrie se dirigea vers les écuries, et interrogea le responsable de celles-ci. Ce dernier lui confirma qu’il lui manquait bien deux chevaux, dont Ombre, la monture d’Antonio, et la jument de sa mère, qu’Isabella avait montée la veille. Il n’était pas bien difficile d’en tirer des conclusions. Il avait cru comprendre qu’ils s’étaient bien amusés la veille à faire un tour sur le domaine. Peut-être avaient-ils décidé de poursuivre l’exploration. Se lever tôt donnait la chance de profiter du lever du soleil depuis Bluering. Ils ne tarderaient certainement pas à rentrer. Ricardo retourna vaquer à ses occupations.

Début d’après-midi.

- Où sont-ils ?! Tonna la voix de la chaperonne d’Isabella dans le couloir.
- De grâce, pourquoi un tel raffut, lady Albemare ? S’exclama le baron en quittant une nouvelle fois son bureau.
- Partir à deux, sans chaperons, si longtemps. S’il lui a fait quoi que ce soit…. Vous rendez-vous compte du scandale !

La baronne faisait les cent pas dans le couloir en poussant de hauts cris d’orfraie. Sa mère, en face d’elle, tenait ses mains croisées contre sa poitrine et ne disait mot.

- Je savais que ce garçon n’était qu’une source de problèmes. Depuis le début !

Ricardo commença à bouillir intérieurement.

- Madame la baronne, commença-t-il doucement, pour tenter, en vain de la calmer.
- Incapable de se tenir en société et ne cessant de mettre cette pauvre Isabella dans l’embarras, poursuivit-elle sans l’entendre. Et cette idée d’aller batifoler près d’un lac. Pensez bien qu’Ornella est immédiatement venue m’en parler.

Heureusement que son père ne se trouvait pas dans les environs. Il aurait déjà sauté à la gorge de la tante d’Isabella et l’aurait expulsée de chez lui sans ménagement, de l’entendre ainsi parler de son fils favori.

- Ils ne sont pas au lac ! S’emporta alors Ricardo, n’y tenant plus.

Cela lui était apparu comme une évidence. Il savait ce qu’étaient les intentions d’Isabella en venant en Italie. Il avait commencé à comprendre ce que pouvait être l’impulsivité de la jeune femme. Autant dire qu’en la matière, ce n’était pas Antonio qui restait de la modérer. Ils étaient à Florence. Il en aurait mis sa main à couper.

- Si vous savez quelque chose, mon fils…. L’implora sa mère du regard.

L’aîné hésita longuement. Son cœur balançait entre protéger les intérêts d’Isabella et l’honneur de son frère, mais au moment où l’exécrable tante reprit la parole, son choix fut fait. La famille. Toujours la famille.

« Je suis navré, Isabella, s’excusa-t-il intérieurement. J’espère que vous me pardonnerez un jour. »

- Ils sont à Florence, soupira-t-il, et l’honneur de personne n’a été compromis.

Du moins l’espérait-il.

Il céda et leur raconta ce qu’il savait. Le cousin qu’Isabella était venue chercher et qui vivait en ville. Comment elle s’était fait une mission de le retrouver. Ses révélations furent suivies d’un long silence.

- Nous partons ! S’exclama soudain la tante Harriett.

Ricardo et sa mère se regardèrent, interloqués.

- Si Antonio veut avoir une chance de vivre jusqu’à demain, nous ferions mieux de la suivre.
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Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)
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