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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Clionestra
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Clionestra
Mer 13 Juil - 19:39

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Pourquoi ? Que pouvait-il répondre à cela ? Il ne le savait pas alors qu’il profitait de cette étreinte que la jeune femme acceptait de lui donner. Oh, il avait bien plus d’une réponse à lui donner. Il en avait même trop pour ne pas avoir envie de se cogner la tête contre un mur. Pourquoi ne le serait-il pas ? Elle ne pouvait parler qu’en rapport à la phrase en italien qu’il venait de dire. Une partie de son esprit était heureux qu’elle ait appris la langue, une autre s’en voulait de ne pas l’avoir aider et l’autre, vicieux et méchante, lui rappelant que sans sa connaissance de la langue italienne, Isabella n’avait rien à faire avec lui.

Sans ça, que pourrait-il lui rester ?
« Pourquoi ne le serait-il pas ? »

Il pourrait lui répondre la vérité brute. « Jamais une femme comme vous ne devrez aimer un homme comme moi, je vous blesserais ». Comme le calimero qu’il était, il avait envie de pleurer sur tous ses défauts. Les mettre en parallèle avec les qualités de la jeune femme. Qu’avait-il à lui offrir ? Il était qu’un boulet, incapable de parler avec une personne sans la blesser. Combien de fois avait-il blesser la jeune femme sans même le comprendre du premier coup ? Combien de fois allait-il encore la blesser ? Il était un boulet. L’amour qu’Antonio ne pouvait pas être réciproque. Le destin n’aurait jamais pu être aussi méchant avec lui.

Il pourrait lui répondre une autre vérité, bien plus douloureuse. « C’est mon frère qui va vous demander en mariage, et je ne peux lui faire cela »… mais cette réponse ferait exploser la bulle dans laquelle il se trouvait … Il avait déjà fait exploser une bulle, une fois. Un cocon de bonheur qu’il avait envie d’étirer à l’infini avec la jeune femme, il n’avait pas la force de le faire une seconde fois. Pour les quelques secondes à venir, encore, il voulait oublier l’existence même de son grand-frère.

Il pourrait lui répondre, encore la vérité, qu’elle lui avait fait promettre de ne pas la courtiser. Il devait bien y avoir une raison à ce refus… mais là encore la bulle exploserait et elle risquerait de s’enfuir de ses bras. Il ne pouvait pas le concevoir. Il soupira. Il avait envie de pleurer.

Il pouvait répondre aussi sincèrement qu’une femme l’aimait serait bien folle. Il n’imaginait quelqu’un pouvoir ressentir le genre de sentiment ravageur qui l’empêchait de dormir, de manger, ou de parler à sa famille des jours durant. Cela ne faisait que deux mois non ? Le moment sur le lac.

Pourquoi ne le serait-il ?
Parce qu’il n’était pas fort, courageux, un roc, il n’était qu’un lâche. Il ne voulait pas plus être un adulte que ce qu’il n’avait un jour envier la place de son frère.

Il devait briser cette bulle délicate dans laquelle ils étaient.
Il devait le faire.
Mais il n’en avait pas la force.
Un lâche.

Il chercha la main de la jeune femme. Elle ne voulait pas danser. Peut-être avait-il simplement affublé la question ? D’habitude, il espérait une réponse et ne l’obtenait pas. Maintenant, il avait obtenu une réponse et ne l’espérait plus. Il prit la main de la jeune femme dans la sienne et la pressa doucement. Baissant la tête vers les mains liées.

- Me laisseriez-vous répondre à cette question un autre soir ? Le temps de trouver la réponse qui me parait la plus … adéquate possible ?

Dit-il en se reculant pour voir son visage en entier. Il n’avait pas envie de la faire paniquer en restant plus longtemps tous les deux ensembles. Il ne pouvait pas lui dire pourquoi leur amour ne serait jamais réciproque … parce qu’il était certain que l’attachement que la jeune femme avait pour lui n’était rien comparer à ce qui ravageait son esprit. Il était convaincu qu’elle allait épouser son frère. Son frère qu’il trahissait peu à peu à chaque seconde en présence de la jeune femme. Antonio profita de la musique, est-ce que son frère venait de joindre la cousine au violon ? pour faire un pas en arrière, toujours la main d’Isabella dans la sienne.

- Je promet de ne plus … commença-t-il avant de se reprendre, de tout faire pour ne plus te mettre en mauvaise posture, mais je t’en supplie, accepte de danser avec moi.

Comme si c’était la dernière fois. Car il était fort probable qu’un moment d’allégresse comme celui-ci ne se reproduise jamais … surtout après la demande en mariage de Ricardo. La vie était si triste quand on la vivait du point de vue de celui qui allait rester seul.



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Mer 13 Juil - 21:41

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Que savait-il au fond de ce qu’elle ressentait, elle ? Était-ce pour cela qu’il n’était pas capable de lui répondre ? Parce qu’il était incapable d’identifier clairement ce qu’elle ressentait pour lui ? Si c’’était bien le cas, ce n’était peut-être pas plus mal, somme toute. Elle-même ne savait pas vraiment ce qu’elle ressentait. Et quand bien même, elle ne pouvait s’empêcher d’encore et toujours penser à la délicate situation dans laquelle elle se trouvait. Sur le rebord du précipice. Sur le point de voir tout son monde s’effondrer. Pas de vague. Pas d’esclandre.
Plus que jamais, cela lui donnait le besoin de savoir. Elle n’irait nulle part en ne sachant pas d’où elle venait. Elle n’irait nulle part sans savoir s’il y existait une échappatoire à son cauchemar. Il fallait qu’elle se hâte de poursuivre son enquête. Le temps commençait à lui être compté.

Lorsqu’il lui demanda à reporter sa réponse à une autre occasion ; Isabella se contenta d’opiner du chef. Elle ne le rejetterait pas, mais elle ne l’encouragerait pas non plus. Peut-être valait-il même mieux qu’il oublie qu’elle ait jamais posé la question.

A sa nouvelle insistance pour la faire danser, elle dût se retenir de ne pas répondre par une nouvelle pique. Après tout, n’était-il pas question qu’il gagne un combat pour s’octroyer le droit de danser avec son italienne ? Elle sentit une nouvelle fois la jalousie commencer à gagner du terrain. Pas ce soir. Demain, peut-être, mais pas ce soir. Fallait-il ainsi continuer à forcer leur chance sachant ce qu’elle risquait de perdre s’ils étaient découverts ? Pas de vague. Pas d’esclandre.

- Rien qu’une minute, souffla-t-elle.

Reprenant un peu de contenance, elle se redressa face à lui, lui laissant la possession de la main qu’il avait déjà prise dans la sienne. Sous ses doigts, elle pouvait sentir le relief résultant de l’entaille sur sa main. « En me poignardant ! ». Ils étaient vraiment cinglés dans cette famille…. Elle posa son autre main sur son épaule.

- Je crois me souvenir que vous m’êtes redevable d’une valse, sourit-elle. Puis plus sérieusement : une minute.

La brune se laissa entraîner dans le mouvement, tournant et virevoltant dans un tourbillon de taffetas et de mousseline lilas, à s’en faire tourner la tête, qui était déjà prête à exploser. Quelque part au fond d’elle, son cerveau se félicita qu’elle portât de simples ballerines et pas des bottines dont les talons n’auraient pas manqué de claquer sur le parquet en point de Hongrie.

Sa minute écoulée, un peu à contrecœur, et même beaucoup à contrecœur, elle se détacha entièrement de lui, et lui fit une courte révérence pour le saluer. La parenthèse enchantée touchait à sa fin. Elle ne savait même pas comment elle aborderait la journée de demain après tout cela. Mais ce soir, ce n’était pas son problème.

- Bonne nuit…. Antonio.

Isabella tendit un bras vers l’un des plus proches rayonnages de la bibliothèque et saisit deux ouvrages au hasard, sans ne serait-ce qu’y jeter l’once d’un coup d’œil. Elle se dirigea sans un mot vers la porte et, sans lui laisser l’opportunité de dire quoi que ce soit, elle sortit après avoir vérifié que personne ne se trouvait dans le couloir.

Arrivée à sa chambre, poussant un soupir de soulagement au moment de refermer sa porte, la jeune femme manqua de faire une attaque en réalisant que sa femme de chambre l’y attendait.

- Vous m’avez fait peur, Dotty ! J’étais… hum… à la bibliothèque, se sentit-elle obligée de s’expliquer en lui tendant les deux opus qu’elle tenait en bout de bras.
Elle les posa sur sa coiffeuse et jeta un coup d’œil furtif aux couvertures. « Les lettres anglaises » de Voltaire, et « La belle dame sans mercy » d’Alain Chartier. L’histoire d’une dame qui restait insensible aux sollicitations d’un amoureux désespéré, lequel finissait par véritablement en mourir de langueur…. Ambiance.
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Mer 13 Juil - 22:59

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Une minute. Antonio n’en demandait pas réellement plus en réalité. Il ne demandait qu’une petite minute. Il observait la jeune femme, poupée de porcelaine avec un volcan à l’intérieur. Etait-ce mal de penser qu’il aimait la voir s’énerver contre lui, bien que ça le blesse ? Un peu masochiste, il était sûr que beaucoup se moquerait de lui… mais tant pis. Il avait le droit à une minute.

Une minute pendant laquelle son cœur battit le tempo trop rapidement pour suivre le rythme.
Une minute pendant laquelle il fut absorbé par la délicatesse de la jeune femme.
Une minute pendant laquelle il espérait que le temps s’arrête.

Il ne voulait pas définir ce qu’il ressentait. Il voulait juste rester éternellement dans ses quelques instants qu’il venait de voler à une femme promise à un autre. Il voulait se bloquer dans ce moment. Il aurait voulu, même si là la jeune femme l’aurait tué, que tout le monde voit leur danse. Que tout le monde voit la beauté de cet instant. Mais n’était-il pas justement beau et unique car les deux seuls témoins étaient eux ?

Une minute pendant laquelle il savait être la fin.

Quand elle se détacha de lui, Antonio eu l’impression que la température avait diminué. Comme s’il était en train de mourir et perdait peu à peu la vie qui l’habitait. Il fit une révérence à la jeune femme. Il ne faisait jamais de révérence sincère, sauf pour elle.

- Bonne nuit, Isabella, avait-il simplement répondu avant qu’elle ne parte.

*

Une nuit reposante devrait être l’exacte opposé de ce qu’avait été sa nuit. D’ailleurs, Antonio ne considérait même pas qu’il avait dormi. Il avait passé une heure ou deux à se retournaient dans son lit, à se lever, marcher, poussant les rideaux, les refermant, passant de l’autre côté de la chambre, se recouchant, et recommençant son ménage. Au bout de la douzième fois, parce qu’il avait compté, il considéra que le sommeil ne l’atteindrait pas. Comment dormir en sachant qu’il allait forcément faire un cauchemar.

Ses rêves seraient remplis de ce qu’il ne pourrait pas atteindre. Il avait donc pris la décision de partir à la bibliothèque … MAIS l’image de ce qu’il avait fait avec Isabella dans cette pièce le percuta avec force. Pas la bibliothèque donc. Il erra un moment avant de trouver une idée. Il était passé par les cuisines, par un salon, puis un autre. Il était allé vers la salle de repas, il était passé par plusieurs couloirs de domestiques. Il avait évité l’aile des invités, bien sûr, mais il n’en avait pas moins redessiné de ses pas l’intégralité de cette maison.

Il grommela en italien.

Il ne pouvait même plus grommeler en italien avec Isabella ! Puisqu’elle comprendrait tout de suite ce qu’il disait. Peut-être pas tout de suite, tout de suite, mais assez rapidement pour ne plus avoir besoin de lui. Il se prit la tête contre un mur. Il en avait vraiment marre d’être lui. Prenant de quoi, il sortit dans la nuit noire et prit le chemin vers le lac. Il s’enfonça dans la noirceur de la nuit, sans lumière de plus que celle de la lune. Il s’assit en face de la falaise le menant au trou d’eau.

Parfois. Il se demandait ce qu’il se passerait s’il sautait. Puis, il se souvenait qu’il ne pouvait pas être égoïste à ce point pour vérifier. Mais il se le demandait toujours. Il n’avait pas vraiment d’importance ici. Ni ici, ni nulle part. Il se coucha, les pieds dans le vide, la tête contre un caillou et il ferma les yeux. Il fit des cauchemars mais au moins avait-il la lune pour veiller sur sa nuit.

*

Son père et lui étaient face à face. Pour ne pas choquer les plus puritaines de leurs invitées, et parce que le duc avait eu le droit à la remontrance du siècle par sa femme, les deux hommes avaient revêtu une chemise blanche en Lain. Rien de bien chic, les métayers devaient en avoir une quantité dans leur placard… mais justement, ils pourront s’abimer les vêtements sans choquer le plus grand monde.

Le duc soupçonnait sa femme de ne pas vouloir que les autres femmes observent son corps torse-nu, puisque seul lui avait eu le droit à ce détail en plus dans la dispute. Antonio avait accepté par convenance. S’il voulait pouvoir plaire à Isabella, même si c’était en tant que beau-frère, il devait fournir un véritable effort.

Ainsi, leur chemise en lain sur eux, un pantalon simple et des épées en bois à la main, les deux hommes avaient déjà enchainé plusieurs techniques de combat qui avait eu le droit de faire naître des hoquets de peur à la duchesse. Ils n’y allaient pas de main morte, ni l’un ni l’autre. Et la duchesse avait peur d’une blessure, bien que chaque coup, de l’un ou de l’autre, était contrôlé et tenu. Bien qu’ayant dormi dehors, personne ne l’avait remarqué, Antonio était attentif, réactif. Il avait déjà précisé qu’il comptait gagner.

Dans la nuit, il avait pris la décision de ne plus jamais danser avec une autre personne que sa mère. Alors il ne pouvait pas perdre ce combat. Il ne pourrait pas accéder au pari de son père alors. Leurs chemises blanches étaient tâchées par le combat, et surtout quand Antonio tombait à la renverse. Toute l’attention d’Antonio était sur son père. Toute l’attention de son père était sur Antonio. Là, il pourrait y avoir une guerre, un tremblement de Terre ou une présence royale que ça aurait été la même chose.

La duchesse s’éventait, par peur ou par chaleur de voir son mari qui pourrait le dire. La cousine d’Isabella, dont Antonio avait malheureusement totalement occulté le nom, regardait le combat et riait des réflexions des deux hommes sur la technique de l’autre. La tante d’Isabella était là aussi. Il pensait qu’elle serait restée dans sa chambre, mais non. Elle ne parlait pas. Devait-il s’excuser pour mettre toutes les chances de son côté ? Heu… du côté de son frère ?

Son père lui envoya un coup, mais Antonio arriva à feinter. Il se déplaça à peine pour faire pousser son père de la lame de l’épée en bois et son père s’étala sur le sol. Antonio attrapa l’épée en bois de son père et réussi à enfermer la tête de son père entre les deux lames en bois.

- Mon père, vous avez perdu, dit-il avec fierté, il enleva les armes dans le sol mou et en lui tendant la main.
- J’imagine que c’est pour le mieux, dit-il en faisant un coup de tête vers la duchesse.

Antonio lui fit un sourire, le genre de sourire qui était tout à fait heureux, bienveillant, et remplit de tendresse pour sa mère.



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Jeu 14 Juil - 9:14

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Le sommeil ne la trouva pas. Toute la nuit, Isabella n’eût de cesse de se tourner et de se retourner dans son lit. Elle plongea sa tête sous son oreiller, comme pour essayer d’étouffer les images et les sensations qui continuaient à l’assaillir, par vagues. Si elle avait pu, elle serait sortie déambuler pour se rafraichir les idées, mais elle ne pouvait pas se le permettre. Pas une bêtise de plus. Elle en avait déjà fait assez pour la soirée. Assez pour une vie entière.
La brune se leva pour aller à la fenêtre. Elle tira les rideaux, laissant la lumière de la lune inonder la pièce, et poussa les vantaux pour les ouvrir en grand et faire entrer la fraîcheur de la brise nocturne. Assise sur le rebord, elle contempla longtemps les reflets d’argent de la lune sur la végétation du parc qui entourait l’imposante villa. Si longtemps qu’elle finit par voir poindre l’aube du jour à l’horizon.
Elle referma la fenêtre, puis les rideaux, et d’un pas traînant, elle retourna vers son lit dans lequel elle se laissa tomber lourdement. Elle ne voulait pas avoir à répondre aux questions de sa femme de chambre ou subir son regard inquisiteur, si cette dernière la trouvait déjà toute éveillée.

En dépit du manque de sommeil, la jeune femme avait le teint étonnamment frais lorsqu’elle se leva finalement de son lit. Après ses ablutions matinales, elle était descendue non sans une certaine appréhension, mais à son grand soulagement, elle n’avait pas croisé Antonio au petit-déjeuner. D’ailleurs, son absence ne semblait étonner personne autour de la table, il n’en avait même pas été fait mention. Le repas se passa sans une vague. Sa tante, lui battant froid, ne lui adressa pas la parole pour autre chose que répondre à ses salutations. Isabella haussa intérieurement les épaules. Au moins, elle aurait droit à un peu de répit.

**

Tenant son arc de la main gauche, un brassard protégeant son avant-bras, Isabella tira fermement sur la corde sur laquelle était déjà encochée sa flèche. Apprêtée pour l’occasion, un gant à trois doigts la protégeait d’éventuelles abrasions à la main. Autour de sa taille, une ceinture soutenait un carquois rempli et le plumet destiné à épousseter les pointes de ses flèches. Elle respira lentement, concentrée sur sa cible.

Du bout des doigts, l’aîné de la fratrie lui souleva délicatement le menton, puis vint se placer dans son dos, passant sa main gauche sous le bras qui tenait l’arc, la faisant sursauter.

- Ricardo ? S’étonna-t-elle, un peu gênée par la réalisation que ce n’était pas tant son contact qui la troublait mais les images de la veille que cela faisait revenir en elle.
- Votre tante nous regarde, souffla-t-il à son oreille.

Par-dessus son épaule, Isabella jeta un coup d’œil furtif dans la direction qu’il lui indiquait. Un peu plus loin, sa tante Harriett, assise en contrebas du perron de la villa, gardait un œil sur les deux « amoureux » en train de tirer à l’arc. Il avait raison, il fallait continuer à faire illusion. Du moins, jusqu’à ce qu’elle ait l’opportunité de se rendre à Florence. Ou à plus brève échéance, jusqu’à ce qu’elle rejoigne le combat qui allait se dérouler sous les fenêtres du salon Nord.

- C’est vous que je vais transpercer de ma flèche si vous continuez.
- Vous m’en voulez pour hier soir.

Ce n’était pas une question, c’était une affirmation. Le ton péremptoire qu’il employa fit monter une bouffée de panique à Isabella. Elle baissa son arc. Quoi ? Les avait-on vus ? Son frère avait-il dit quelque chose ? Non, si c’était bien le cas, la matinée n’aurait pas commencé aussi calmement. Il parlait du dîner. Evidemment qu’il parlait du dîner.
Isabella sentit la chaleur lui monter aux joues. Son esprit à elle était déjà reparti à l’après-dîner. Elle tapa gentiment la main du comte, remonta l’arc devant son visage et le banda, la corde au niveau de son nez. Elle la décocha et celle-ci alla se ficher dans la cible.

- Je vous avais bien dit que je savais tirer, Ricardo.

**

Lorsqu’ils quittèrent le champ de tir à la fin de leur session, le combat de ces messieurs n’avait pas encore prit fin. Le comte et la jeune femme s’arrêtèrent sous la pergola fleurie sous laquelle étaient installées les spectatrices. Elle ne pût s’empêcher de jeter un coup d’œil en coin aux deux hommes qui se faisaient face. Ils étaient habillés, constata-t-elle non sans un certain soulagement. La duchesse avait dû y aller de ses instructions. Heureusement, elle ne savait pas si sa tante aurait pu en souffrir davantage. Elle ne savait pas si elle-même aurait pu le tolérer. Surtout en présence de l’invitée italienne. Tiens, où était-elle, d’ailleurs ?

Ornella, pour sa part, était aux premières loges et riait aux éclats.

- Allez, votre grâce ! Encourageait-elle.

Mais dans quel camp était-elle ?

- Alors, qui gagne ? lança Isabella d’un air détaché, faisant mine d’être occupée de son côté. Elle tendit son arc à un domestique, détacha la ceinture qui tenait le carquois et le reste de ses accessoires, et les lui remit également.

La duchesse se tourna sa direction et lui adressa un regard… soulagé ? Pensait-elle qu’Isabella lui tiendrait rigueur des évènements de la veille – du moins de ceux dont elle avait eu connaissance – ? L’opinion de son invitée lui importait-elle tant ? Ou plutôt, dans son esprit, celle de sa peut-être future belle-fille ? Isabella se sentit soudain gênée. Jusqu’alors, cette idée ne lui avait même pas traversé l’esprit…. L’accuserait-elle de briser le cœur de son fils lorsqu’elle découvrirait qu’il n’y aurait pas de mariage avec Ricardo ? N’était-il pas envisageable de mettre la duchesse dans la confidence pour lui éviter de la peine ? Lady Colorshire était une femme bonne, et la perspective de la décevoir l’attrista.

- Avez-vous votre préférence ? la nargua gentiment Ricardo à ses côtés, un verre de citronnade à la main. Si je m'avançais, je dirais....

Il lui tendit le deuxième verre qu’il tenait, et Isabella le vida d’un trait, réalisant qu’elle avait la gorge particulièrement sèche.

- Je vous trouve bien présomptueux ce matin, milord, le coupa-t-elle, faisant mine d’être exagérément offusquée.

Evidemment qu’elle avait sa préférence. Non seulement elle souhaitait voir le fils gagner pour l’image chevaleresque du champion qui gagnait pour sa belle. Mais surtout, elle voulait qu’il batte son père dans la perspective égoïste de savoir que le duc ne gagnerait pas son pari, et que son fils ne finirait pas dans un bal dans les bras de la belle italienne. Au fond d’elle, un grondement sourd résonnait. Pour une obscure raison, elle voulait que cet homme ne puisse jamais être à personne d’autre qu’elle. Et en même temps, elle savait pertinemment qu’il ne pourrait jamais vraiment être à elle non plus. Situation ô combien paradoxale et inextricable.
Toute emportée dans ses pensées qu’elle était, elle n’avait pas quitté le jeune homme du regard, lorsqu’il lança l’assaut final contre son père. La voix de Ricardo sonna un brutal retour à la réalité.

- Je m’excuse, lady Isabella, je vais devoir vous laisser. Je dois régler certaines affaires du domaine avant le déjeuner, ajouta-t-il avec un regard en coin pour son père.

Réalisant qu’il ne valait mieux pas qu’elle reste dans les parages maintenant que le duc et son benjamin de fils avaient terminé, elle saisit l’occasion pour s’éclipser à son tour.

- Ricardo, auriez-vous l’amabilité de me montrer vos chevaux avant de partir ?

Celui-ci l’accompagna jusqu’à l’autre côté de la propriété, et la confia au responsable des écuries, qui lui fit faire une courte visite, avant de retourner à ses obligations. Il l’avait laissée devant le box d’une superbe jument à la robe isabelle, s’attirant le regard amusé du garçon d’écurie, qui lui apporta quelques pommes. Elle nourrissait l’animal, plongée dans ses pensées, croquant elle-même dans le fruit avant de tendre le reste de celui-ci à la bête, qui hennissait de satisfaction.
Voilà un endroit qu’il lui était utile de connaître. Isabella ne savait pas encore bien dans quelles circonstances elle pourrait se rendre à Florence, si Ricardo trouverait le moyen de lui créer une opportunité, tout en la débarrassant de sa tante, ou s’il lui faudrait échapper à la vigilance de tous et s’éclipser discrètement. Autant se préparer à toutes les éventualités.
Soudain, dans son champ de vision apparût une virevoltante et sautillante Ornella. Sa cousine était excitée comme une puce.

- Ornella, qu’est-ce … ?
- Giulia était souffrante ce matin, elle n’a pas pu venir. Lord Brownson a eu la gentillesse de me proposer une promenade à cheval dans le parc, avant qu’il ne fasse trop chaud.

Lequel ? Manqua de demander la jeune femme quand elle reconnut la silhouette familière. Elle ne put réprimer un nouveau un sourire un peu béat, ses joues virant couleur pivoine. La jument lui mit un gentil coup de tête dans l’épaule, retroussant les lèvres en fixant avidement la pomme que la jeune femme avait encore dans la main. Remerciant intérieurement l’animal, elle en profita pour se reprendre rapidement. Elle redressa, comme pour se donner contenance, et le salua comme si de rien n’était. Comme si sa tête n’était pas soudainement submergée des images de la veille.

- Je crois que les félicitations sont de rigueur, milord.
- Voulez-vous venir avec nous, cousine Isabella ? Enchaîna Ornella.

Son regard passa de l’un à l’autre, un peu dubitatif. Il se posa de façon un peu plus appuyée sur Antonio, sondant ce dernier du regard. Bonne idée, mauvaise idée ?
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Jeu 14 Juil - 14:57

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio avait fait en sorte de ne pas penser à la présence, ou à l’absence de la jeune femme parmi les spectateurs. Le combat avec son père avait duré bien plus que ce qu’il ne l’aurait cru. Ce vieux duc était bien plus fort que ce qu’il n’en laissait paraitre. Et il avait envie de voir danser son fils, ou était-ce juste pour embêter sa mère ? Qui pourrait le dire. Il avait gagné. Il avait envie de partager sa victoire avec la jeune femme … et comble de l’ironie, elle était déjà en train de partir avec son frère.

C’était mieux ainsi, n’est-ce pas ? Il observa les spectateurs, dont Ornella qui semblait s’être follement amusé pendant le combat. La jeune femme pourrait peut-être apprécier les week end dans la famille Brownson. Qu’avec la famille. Le genre bataille de nourriture et bienséance absence. Il regardait la silhouette de la jeune femme partir, il avait envie de mettre son cerveau en pause.

- Lady, accepteriez-vous de m’accompagner pour faire le tour du propriétaire. Je meurs d’envie d’aller faire un tour à cheval.

Et quoi de mieux que de faire plaisir à son invité indésirable la plus joyeuse ? Elle aimait certes les convenances mais peut-être réussirait-il à oublier la cousine grâce à Ornella. La cousine accepta et il lui demanda quelques minutes pour se préparer, de la tête aux pieds. Revenant vers l’écurie, il trouva la cousine et un chaperon. Logique. Il sourit. D’un coup, il vit Isabella dans l’écurie.

Il s’arrêta un instant. Bloqué dans sa respiration, bloqué dans son cœur, bloqué dans son âme. Comment pourrait-il en être autrement ? Elle était présente. Il la regarda un instant. Il fit une légère révérence.

- Merci, dit-il simplement en se rapprochant du box et en rajoutant en chuchotant, cette victoire était pour vous.

Il lui fit un petit clin d’œil, murant ses pensées dans une centaine de kilomètres de pierre. Il ne voulait pas que son chuchotement mette encore la jeune femme en disgrâce, mais il tenait à lui dire. Il avait gagné pour elle. Car il ne danserait plus jamais. Il sourit.

- C’est une très bonne idée, mesdames, je crois d’ailleurs que notre amie ici présente ne supporterait pas un refus de votre part Lady Cunningham, dit-il en montrant la jument.

Il fit sortir trois chevaux. La jument qu’Isabella nourrissait, qui allait donc à la lady. Une jument lui ressemblant étrangement, mais un peu plus petite que celle d’Isabella, pour Ornella. Et un étalon, robuste et fort, l’étalon était noir. Il n’y avait pas de tâche de couleur. Même la selle et la bride était noire. Antonio s’approcha de son cheval et lui caressa la tête. C’était ce cheval qui l’avait amené jusqu’en Italie. C’était lui qui le suivait dans toutes ses aventures. Il était son plus fidèle ami.

- Je vous présente Ombre, mon plus fidèle ami, il connait le terrain par cœur. Il sera vous amener dans les plus beaux endroits. Amore et Perla, sont ses partenaires de marche d’ordinaire. Je suis sûr qu’elles seront vous porté. Avez-vous besoin d’aide pour seller votre monture ? demanda-t-il alors qu’un homme aider déjà à préparer les chevaux.

Aidant les cousines à monter sur leurs juments, il finit par monter sur sa propre monture qui émit un commentaire. Ombre lâcha un regard aussi noir que la nuit à son cavalier. Il faisait des commentaires sur sa situation alors qu’il n’en avait pas le droit. Il tapota le cou de son cheval. Il ne savait rien, il avait aucun commentaire à faire.

- Nous allons commencer par les falaises, c’est la zone la plus difficile, et ensuite nous pourrons continuer tranquillement vers les jardins.

Les falaises n’étaient difficiles, juste un peu plus compliqués. Il fallait un peu d’aide pour passer. La falaise pouvait montrer le lac et la chute dans lequel se baignait Antonio, et là où il avait dormi cette nuit aussi. Ainsi finirait-il le plus simplement du monde. Il observa Ornella sur Perla, et ensuite Amore sur Isabella. Amore était la jument de sa mère, offert par son père. N’était-ce pas logique que le cadeau de son père, pour sa mère, se nomme comme l’amour ? Il eu un sourire tendre vers la jeune femme. Sourire qu’il fit disparaître rapidement.

- Alors allons-y mes dames.


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Jeu 14 Juil - 17:39

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


- C’est lady Giulia qui risque d’être déçue, lui rétorqua-t-elle sur le même ton, un sourire moqueur rivé aux lèvres.

La jeune femme n’arrivait plus à s’empêcher de sourire quand elle était en sa présence. Cela en devenait gênant à force. Visiblement, cela n’avait déjà pas échappé Ricardo, au vu du commentaire qu’il lui avait fait sur le chemin, mais ce dernier ne lui en tenait pas rigueur. D’ailleurs, à l’inverse, un petit quelque chose au fond d’elle trouvait l’attitude de l’aîné des fils Brownson un petit peu louche. Mais il ne chercherait pas à lui nuire. Sur ce point-là, elle en aurait mis sa main à couper. Il fallait tout de même qu’elle trouve le moyen de se reprendre.
Elle n’était pas la seule, à sourire, en tout cas. Et elle lui préférait de loin ce sourire à l’air blessé ou morose qu’elle l’avait déjà vu porter sur son visage. Il valida l’idée qu’elle les accompagne, et elle en sourit de nouveau.

- Alors, si c’est vraiment pour elle, je ferai l’effort, déclara-t-elle en défiant le lord du regard. Puis elle détourna la tête et caressa vivement le front de la jument, tout en lui collant dans le bec le dernier morceau de pomme qui lui restait entre les mains. Celle-ci la gratifia d’un nouveau coup de tête de remerciement.

Le jeune homme fit les présentations des montures et Isabella ne pût s’empêcher de rouler des yeux d’un air faussement exaspéré. Evidemment, de tout ce que l’écurie comptait de bêtes, il avait fallu que le cheval qui avait attiré son attention s’appelle amour.

Les deux garçons d’écurie qui s’étaient attelés à la préparation des chevaux étaient désormais occupés à aider Ornella à s’installer sur sa monture. Personne ne leur prêtant attention, Isabella s’approcha d’Antonio et le saisit par le poignet.

- Je vous en prie, faites bien attention à elle, l’exhorta-t-elle tout bas. Elle vous dira qu’elle est bonne cavalière, mais ce n’est pas le cas.

On pouvait voir une inquiétude sincère au fond de ses yeux. Ornella faisait partie des quelques – trop – rares personnes qu’elle aimait vraiment du fond du cœur. Mais la jeune femme était parfois d’une légèreté et d’une insouciante qui frisaient avec le suicidaire.

- S’il lui arrivait quoi que ce soit, la baronne nous tuerait tous les deux.

Non pas qu’un destin tragique n’aurait pas quelque chose de dramatiquement poétique, mais Isabella comptait bien profiter encore de quelques belles années de jeunesse. Elle lâcha alors prise, laissant volontairement ses doigts effleurer les siens, puis se dirigea à son tour vers sa monture, le souffle court.

Montée en amazone, comme cela était requis de toute jeune femme respectable, elle s’installa du plus confortablement possible dans les fourches de la selle et ajusta sa longue jupe, pour tenter de conserver la plus grande liberté de mouvement que cette position lui permettait. Elle mit la jument en mouvement, et apprécia immédiatement la souplesse et la légèreté de son pas.

- Nous allons bien nous entendre, ma belle, lui souffla-t-elle en lui caressant l’encolure.

Antonio leur annonça le parcours, et la jeune femme ne pût s’empêcher de froncer légèrement les sourcils. Elle espérait que le niveau de difficulté ne serait pas trop élevé non plus, au vu de ce qu’elle venait de lui dire. Elle prit une grande inspiration. Tout ne pouvait pas toujours être que catastrophe, n’est-ce pas ? Il fallait qu’elle apprenne à lui faire confiance.

- Nous vous suivons, milord.

Elle laissa l’intéressé ouvrir la route, sa cousine se placer à sa suite et prit la queue du peloton. Ce n’était pas plus mal qu’elle reste le plus loin possible de lui, au moins pour un petit temps.

C’était une belle journée. Elle était heureuse. Elle espérait que rien ne viendrait gâcher son bonheur.
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Jeu 14 Juil - 18:56

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio eu un sourire. Un grand sourire. Que Lady Giulia soit triste, il s’en fichait éperdument … Bien évidement, il ne le dirait jamais à la concerné, ou à quiconque … mais il n’avait aucune envie de danser avec l’italienne. Cette nuit avait permis de lui faire réaliser qu’il devait se ressaisir, sourire, être heureux, et ne pas montrer à la jeune femme les tourments qu’elle lui causait. Il avait observé Amore et la jeune femme. Oui. Pour le cheval, elle devait venir… et pas du tout parce qu’il avait diablement envie de sa présence à ses côtés. Pas du tout. Il ne répondit pas à la jeune femme et hocha simplement la tête d’un nouveau sourire. Quand la jeune femme s’approcha, il continua à se mettre en pause mentalement. Il ne devait pas penser. Il lui sourit.

- Promis, je ferais attention, je resterais à ses côtés. Il ne lui arrivera rien.

Mais ce n’étaient pas les côtés de la cousine qu’il avait envie de rester. Il sourit doucement. Il ne fallait pas penser à cela. Il l’avait pourtant dit. Il avait vraiment une volonté de tissus. Il allait protéger la cousine, bien sûr. Et cela n’allait pas être pour la tante. Ni même pour la cousine en réalité. Il observa la jeune femme. Il ferait tout pour elle.

Antonio faisait alors réellement attention à la cousine. Il était courtois, gentil, avenant et dans la bienséance. Que quelqu’un ose lui dire qu’il n’avait pas été le parfait gentleman et Antonio lui mettrait la tête dans le mur. Il avait avancé doucement en montant vers la falaise. Ils étaient à une bonne distance du gouffre et on pouvait déjà y voir la forêt et une étendu d’eau.

- Je vous présente le panorama de Bluering, dit-il assez fière de lui. C’est protégé par le nom de ma famille. Personne ne peut chasser ou détruire cet endroit sans notre autorisation, et personne ne l’aura jamais.

Il observa l’étendu doucement. Tout ce monde, son monde, ira un jour à son frère, et à Isabella. Il ne pourrait plus jamais le revoir. Il avait le droit à une bonne dizaine de dernière fois en si peu de temps. Il préférait sourire à la jeune femme et à sa cousine.

- Si cela vous va, la semaine prochaine, nous pourrions revenir pour un pique-nique, dit-il en souriant et en se rappelant de rajouter ensuite, tous ensemble.

Avec Ricardo, et la cousine, et la tante, et sa mère, et son père, il n’allait pas apprécier le repas … mais au moins pourrait-il … Faire en sorte d’aider son frère. Ouais. C’était le principal. Il se rapprocha doucement de la cousine pour vérifier son état.

- Voulez-vous continuer my lady ?

La cousine accepta de bonne grâce de continuer et Antonio continua le chemin. Il montra plusieurs chemins, qui osciller entre couleurs anglais ou italienne, ou même française parfois. Il arriva dans le jardin et s'abaissa pour prendre deux fleurs. Il en offrit une à chacune dans un sourire plein de tendresse à nouveau.

Alors qu'il présenta à nouveau les jardins, qui les avait dessiné, pourquoi avait-il était dessiner (pour leur mère), et comment ils étaient entretenu tous les jours. Il jeta un petit regard vers la cousine qui semblait souffrir d'une grimace.

- My lady, vous vous sentez bien ? demanda-t-il en se rapprochant
- Je pense que je vais rentrer, je me sens fatiguée... mais continuez la visite sans moi, je suis sûr qu'il reste encore de magnifique endroit à découvrir.
- Vous allez réussir à rentrer toute seule ?
- Ne vous en faites pas pour moi, je serais rentrer sans encombre, de plus je crois voir l'écurie de là.

Et en effet, les jardins se trouvaient au milieu du terrain des Brownson. Ainsi, l'écurie pouvait être aperçu un peu plus loin, avec un chemin facile. Antonio jeta un regard vers Isabella pour savoir si elle validait le fait de laisser sa cousine toute seule.

- Il nous reste l'orée de la foret, ainsi qu'une partie montagneuse à voir. Bien plus compliqué à voir, mais vous êtes une excellente cavalière je pense que nous pourrions y arriver sans encombre.




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Ven 15 Juil - 10:28

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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A l’arrière, un peu en retrait, Isabella profitait silencieusement du paysage tout en ruminant ses pensées. Alors qu’elle se trouvait à plus d’un millier de kilomètres de chez elle, celles-ci revenaient inexorablement à son père et à toute cette situation. Elle souffrait de la complexité de celle-ci, elle souffrait des mensonges qui ne cessaient de s’empiler devant elle.
Elle ne parvenait toujours pas à comprendre pourquoi son père lui avait menti. Pourquoi diable lui faire croire qu’elle était la fille illégitime du comte avec une domestique, quand elle était en réalité la fille de la comtesse ? Sa mère avait-elle vraiment entretenu une relation adultère avec un autre homme ? Et si c’était le cas, pourquoi son père n’avait-il pas révélé le scandale dès le départ ? Pourquoi garder à ses côtés cette fille qu’il n’aimait pas ? N’était-ce que de la mesquinerie ? Pensait-il que faire souffrir la fille le vengerait des « péchés » de la mère, si tant est qu’il y en ait eu ? Pouvait-on être à ce point vil et odieux ?
A cette dernière question, elle avait déjà la réponse. Aux autres, c’était encore obscur à ses yeux. Il devait y avoir autre chose. Il y avait forcément autre chose. Il fallait qu’elle trouve le moyen de rencontrer ce mystérieux cousin Giovanni le plus tôt possible.

Elle interrompit soudain le fil de ses pensées lorsqu’ils s’arrêtèrent à un point de vue. Isabella fut abasourdie par la beauté du paysage qui s’offrait à ses yeux. Son attention se reporta sur Antonio qui, en tête du cortège, se comportait en parfait gentleman. Pas un geste déplacé, pas un commentaire désobligeant, prévenant avec Ornella, comme elle le lui avait demandé. C’était presque trop beau pour être vrai. Était-ce uniquement quand il était avec elle que tout virait à la catastrophe ? En tout cas, à voir le regard qu’il posait sur les yeux, et à la beauté de cette vue, elle commença à comprendre pourquoi il aimait tant l’Italie et cette maison familiale. Il y avait vraiment de quoi en être amoureux.

La balade reprit et Isabella s’efforça d’essayer d’être plus attentive à ce qui se passait autour d’elle, mais elle continuait de ruminer. Ils contournèrent les jardins dans lesquels elle avait pu se promener la veille, et ils firent une nouvelle pause. La jeune femme n’avait même pas remarqué qu’Ornella commençait à montrer des signes de fatigue. Pourtant, cela lui semblait maintenant évident, à la façon qu’elle avait de se dandiner sur sa selle.

La jeune femme, quant à elle, se sentait toujours en bonne forme. Aussi, à la proposition de poursuite la promenade, elle opina silencieusement du chef. Ils attendirent néanmoins qu’Ornella rentre sans encombre. Isabella la suivit du regard, jusqu’à ce qu’elle disparaisse devant l’entrée de l’écurie. Elle était maintenant entre de bonnes mains. Il n’avait plus lieu de s’inquiéter pour elle.

Maintenant qu’ils n’étaient plus contraints par sa cousine, elle espérait même qu’ils auraient l’opportunité d’un peu dégourdir les jambes de leurs montures, en leur permettant de galoper un peu avant de rentrer.

- Je vous suis, milord.

N’ayant plus aucune raison de rester en retrait et parce que le chemin le permettait, elle remonta à son niveau et se plaça à ses côtés.

- Disons hypothétiquement que je souhaite me rendre à Florence, commença-t-elle. Dans quelle direction faudrait-il que j’aille, d’ici ?
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Sam 16 Juil - 14:33

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


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Une fois la cousine disparu, Antonio fit un sourire à Isabella. Le genre de sourire calme et qu’il voulait un brin charmeur… Il avait bien le droit d’avoir son sourire charmeur bien qu’il n’avait ne le droit de la courtiser, ni le droit de l’aimer, n’est-ce pas ? Il observa la jeune femme et fit avancer sa monture pour sortir des jardins, s’éloignant un brin du reste de la civilisation. Il savait qu’on les regarder toujours. Il savait qu’on les observer. Avec toutes les personnes présentes dans ces lieux, il n’en serait même pas étonné. Il observa la jeune femme.

- Hypothétiquement ? dit-il en faisant un large sourire, par là.

Il montra la direction vers Florence, mais aussi les montagnes qui se dressaient doucement derrière la villa des Brownson. Il lui fit un nouveau sourire, de connivence celui-ci … le genre de sourire qu’il faisait juste avant de faire une bêtise avec ses frères, avant.

- Je dirais aussi qu’il y a un chemin, praticable bien que peu connu, permettant de diminuer la distance d’ici à Florence. Il n’est connu que de peu de personnes, et praticable par encore moins de personne.

Si la duchesse connaissait le chemin pour aller de Florence à la villa par le chemin auquel Antonio pensait, elle ne s’y risquerait pas. Point de bandit, Antonio n’en avait jamais vu, mais le chemin était rocailleux, en pente, et il fallait savoir gérer sa monture et supporter d’être balloter par la montagne. Aucune femme, et une grande partie des hommes, ne passeraient par ce chemin pour rejoindre la grande ville.

Il s’approcha de la montagne et laissa Ombre se mettre entre la route et la jeune femme. Il observait la position de sa partenaire. Il fit une grimace. Il n’avait jamais essayé de monter ainsi un cheval…  il ne pouvait que supposer que la position ne devait pas être agréable, et aucunement supportable pour un chemin comme celui auquel il pensait. Il fit un sourire.

- Dites-moi, Lady Isabella, est-ce que vous …

Il se stoppa, mince, avait-il droit de lui proposer cela en restant dans le politiquement correcte qui plait tant à tout le monde ? Il se reprit, après tout s’il ne fait que le demander elle ne risque pas de le prendre mal n’est-ce pas ?

- Est-ce que cela vous intéressera de faire une course avec moi ? Ombre aime bien courir, Amore aussi. Et je pense qu’ils vont s’impatienter si nous continuons à ne faire que des chemins simples et sans vitesse.

Amore était peut-être une jument, moins forte qu’Ombre, mais elle était aussi plus légère. La légèreté, en vitesse, était un plus qu’Ombre n’avait pas. Bien sûr, l’animal avec plus de puissance en échange… Ce qui donnerait une course entre les deux quelque chose d’intéressant. Il décida de préciser sa pensée avant de continuer sur Florence.

- Je ne pense pas que la position que vous ayez actuellement, bien que parfaitement tenu, soit cohérente avec une course entre les arbres et la montagne, ainsi je vous le propose si cela vous intéresse, pendant que nous sommes … seuls.

Pas vraiment seul, un chaperon était toujours là… mais c’était un des membres employés par la famille Brownson… Il faudrait plus qu’une femme assise « correctement » sur un cheval pour être choquant à leurs yeux.

- Si vous gagnez, alors je vous emmènerais moi-même à Florence par ce chemin, qu’en dites-vous ?

C’était un pari, un défi, le genre qui poussait Antonio et son père à se donner à 100 % qu’importe la récompense … bien que pour une fois, Antonio se dit que faire exprès de perdre ne le dérangerait pas. Même, au contraire, ça lui plairait d’être celui qui l’aide à rejoindre Florence pour y rencontrer son cousin. Mais il ne pouvait pas le dire. Il avait déjà trop dit… il espérait qu’elle ne le prendrait pas mal, c’était plus pour être … ami, cordiale, taquin, qu’il proposait tout cela. Il avait envie de la voir sourire et rire, et il ne savait pas comment faire autrement … alors il attendait en silence sa réponse.



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Sam 16 Juil - 15:16

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Antonio lui sourit une nouvelle fois, et une nouvelle fois elle se sentit fondre. Il fallait vraiment qu’il arrête de la regarder comme ça. Elle ne savait pas combien de temps tout cela pourrait continuer avant que la façade ne s’effondre et que sa volonté ne cède. Cela faisait moins de vingt-quatre heures qu’elle était là, ce séjour risquait d’être long.

Elle regarda plutôt dans la direction qu’il lui indiquait maintenant du doigt et fronça des sourcils. Cela ne lui semblait pas être la direction la plus évidente pour rejoindre Florence. « Un chemin praticable », cela ne voulait pas vraiment dire un chemin sûr et confortable. Était-ce encore une de ses idées qui risquait de virer à la catastrophe ? En même temps, si cela lui permettait de raccourcir le temps de trajet et de limiter la durée de son absence, est-ce que ça n’en vaudrait pas la peine ? Qui plus est s’il s’agissait d’un chemin peu fréquenté. Elle était décidée à trouver un moyen de s’éclipser discrètement de la villa pour aller à Florence. Elle ne voulait pas avoir à s’en expliquer avec sa tante ou risquer que celle-ci décide de l’accompagner, si elle évoquait son envie de visiter la grande ville.

La jeune femme s’interrompit dans ses réflexions quand son compagnon de promenade vint se placer droit dans son champ de vision. Voilà qu’il la regardait maintenant étrangement. Isabella se mit à craindre le pire, jusqu’à ce qu’il lui propose de faire la course. Un large sourire s’étendit sur ses lèvres.

-  Seriez-vous (encore) en train de me faire une proposition indécente, milord ?

Isabella ne pût s’empêcher d’éclater d’un rire cristallin à sa remarque sur sa position à cheval. Était-il à ce point gonflé de certitudes qu’il pensait qu’aucune femme montée en amazone ne pourrait le battre dans une course ? Pensait-il vraiment que c’était un handicap pour la jeune femme qui était toujours montée à cheval de la sorte, toute sa vie durant ? De ce qu’elle avait pu ressentir de sa propre monture, ce que l’étalon du jeune homme avait de puissance, sa jument pourrait aisément le compenser par sa souplesse et par sa légèreté, et par celle de sa cavalière qui était un poids plume.

Elle s’approcha du beau jeune homme et de sa monture et se colla tout à côté d’eux. Elle plongea son regard droit dans celui d’Antonio, sondant à quel point il était sérieux. Elle l’avait vu avec son père. Elle avait compris que cet homme aimait véritablement les paris. Et elle doutait qu’il aimât perdre. Mais elle n’aimait pas perdre, elle non plus. Et ce pari-là, elle avait vraiment besoin de le gagner.

- Vous m’emmenez, demain, déclara-t-elle avec le plus grand sérieux. Le premier aux écuries ?

Tout en parlant, de sa main droite, Isabella sortit discrètement une friandise de la poche de sa selle. Elle la lança soudainement en direction d’Ombre, volontairement un peu trop loin, le forçant ainsi à tourner la tête pour aller l’attraper. Dans le même temps, elle pressa le talon et la cravache dans les flancs de la jument, et partit au grand galop en direction de la villa. Personne n’avait dit qu’il était interdit de tricher !
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Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)
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