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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Clionestra
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Clionestra
Sam 20 Aoû - 20:17

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Il avait envie de se lever, de trouver Monsieur le faux-père d’Isabella et de lui apprendre comment se bats un homme. Il ne doutait pas que son père, lui-même avec ce genre d’état d’esprit, devait être surveiller de près par sa femme… Lui, personne ne le surveillait, s’il passait par la fenêtre, qui le verrait ? Il se mit à gesticuler dans son lit, se relevant encore un peu alors qu’un petit grognement poussa dans sa gorge. Ouille. Douleur. Il n’aimerait plus rien ressentir du tout pour pouvoir faire son idée idiot… Soit aller kidnapper la jeune femme dans sa maison. C’était la seule idée qu’il trouvait pour que la jeune femme lui revienne.

Quand il dit à la jeune femme de rentrer, sans savoir que c’était elle, il était encore en train d’essayer de se relever et de gérer sa douleur. Il grimaça. Mince. Il retomba sur son lit alors que la personne à la porte rentra. Il ferma les yeux pour reprendre la contenance de sa douleur. On lui pardonnerait n’est-ce pas ? Tout comme on lui pardonnerait d’être torse nu avec ses bandages cachant pratiquement toute la peau de son buste.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, il arrêta de respirer.

- Elizabeth, dit-il rapidement alors qu’il enlevait déjà son drap pour se lever.

Elle ne s’approchait pas ? Que cela ne tienne ! Lui, il allait s’approcher d’elle et la prendre dans ses bras. Il avait dit qu’il ne survivrait pas à un nouveau mois sans elle. Et il avait eu partiellement raison. Il avait failli en mourir de ne pas l’avoir avec lui. Il avait déjà posé un pied au sol, dévoilant un pantalon en flanelle utilisait comme pyjama en bas. Il grogna un instant face à la douleur de ce déplacement beaucoup trop rapide à la vue de sa blessure toute fraiche. Machinalement, il mit sa main contre son ventre pour éviter de ressentir à nouveau le liquide sortir de lui. Une fois ça lui suffisait clairement. Bien qu’il serait prêt à bien plus de douleur pour la jeune femme.

- Tu vas bien ? Mon père a réussi à te faire venir ? tout en essayant de ne pas hurler face à la douleur il observait la jeune femme.

Il voulait la prendre dans ses bras, tout de suite, mais il n’était pas certain de pouvoir faire un pas debout sans s’écrouler par terre. Rien à voir avec le fait de se faire poignarder, quoi que, ses jambes étaient engourdies et il ressentait des fourmis lui remontant les jambes vers son dos … ainsi que l’impression que le monde bougeait un peu trop vite. Il tendit la main vers elle. Il voulait qu’elle la prenne. Il voulait poser sa tête contre elle. Il voulait la sentir tout proche.

- Je suis si heureux de te voir ici. Tu ne peux même pas imaginer.

Et oui, il ne comptait pas lui dire, lui, ce qu’il s’était passé. Il ne voulait pas qu’elle se sente coupable alors qu’elle ne l’était pas. Il était hors de question que la jeune femme ait l’impression d’être responsable de son état.



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Asma
Dim 11 Sep - 9:12

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


On était à Londres. A Londres et dans « le monde réel », comme la jeune femme l’avait elle-même qualifié. A Londres et dans le monde réel, il n’y avait pas de place au tutoiement réservé aux époux et aux enfants, pas de place pour les contacts tactiles et tout autre geste de cet acabit, là encore réservés au même public. La jeune femme était tétanisée par l’indécision. Tétanisée à la vue de cet homme, qu’elle aimait, meurtri de la sorte. Comment pouvait-il se déclarer heureux de la voir après tout le mal qu’elle lui avait causé ?

- Je… je suis désolée.

Isabella luttait contre la foule des émotions qui essayaient de la submerger. Rester forte, stoïque. Vérifier qu’il allait bien, puis partir, loin. C’était le plan. Les paroles du duc lui revinrent en tête. L’homme qui se trouvait face à elle comptait-il vraiment la demander en mariage ? Se pouvait-il qu’il se soit mépris sur les intentions de son fils ? L’espace d’un instant, elle se prit à s’imaginer que ce soit vrai. Qu’il la demande en mariage. Passer le reste de ses jours aux côtés de cet homme. Elle s’empressa de chasser cette illusion. « Une beauté empoisonnée ». C’était ce qu’elle était réellement. Tout cela était de sa faute.

- Pour tout, ajouta-t-elle après une pause.

Elle contempla la main qu’il lui tendait mais, luttant contre chaque fibre son être, elle ne s’avança pas. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait plus l’approcher. Elle avait l’impression qu’à chaque fois qu’elle approchait de lui, elle était la cause d’un nouveau malheur. Elle ne se remettrait jamais de lui causer plus de souffrance encore que ce qu’il en avait déjà subie. Poignardé. Son père l’avait fait poignarder. Alors même qu’il ignorait ce qu’elle ressentait à son égard. Que serait-ce s’il l’apprenait un jour ? « Je gagne toujours », résonna une nouvelle fois en elle la voix de son père.  

Contemplant Antonio, la jeune femme fut frappée d’une soudaine réalisation. L’effroi s’empara d’elle. Les lettres. Elle lui avait apporté les lettres. Si tant était que tout n’était que du bluff de son père depuis le début, il y avait dans les lettres la preuve écrite et incontestable qu’elle n’était pas sa fille. L’avait-il manipulée depuis le début ? Était-ce lui qui l’avait mise sur la piste du carnet dans l’espoir qu’elle trouve les lettres pour lui ? Les lettres, au fond d’une malle restée dans sa chambre. Est-ce que… ? Il fallait qu’elle en ait le cœur net. Et vite !

Elle ne pouvait plus mêler Antonio à tout cela. Il avait déjà trop souffert. Il avait déjà été la victime du courroux de son père. Elle ne vivrait pas de savoir qu’elle était l’auteur de plus de douleur et de violence. Ce n’était plus une simple chasse au trésor depuis longtemps. C’était devenu bien plus. Antonio était vivant, et il fallait qu’il le reste. C’était tout ce qui comptait. Rien d’autre n’avait d’importance. Le reste ne concernait plus qu’elle.

- Je dois y aller, souffla-t-elle en reculant vers la porte de la chambre. Adieu, Antonio.

La jeune femme disparût dans l’embrasure de la porte et fila droit vers l’entrée, vers le fiacre auquel elle demanderait qu’il la ramène chez elle.

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Dim 11 Sep - 13:05

Antonio G.
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J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Il n’avait rien dit en l’entendant s’excuser. Pas qu’il n’eut rien à dire, mais la douleur lui avait coupé la possibilité de répondre. Il ne pourrait répondre que d’un grognement bestial … et il n’avait aucune envie que la jeune femme pense de lui qu’il puisse être un animal. Un animal blessé en plus. Il essaya à nouveau de mettre le pied sur le sol en maudissant la douleur. Ne pouvait-elle pas se taire ? La douleur, pas la jeune femme. La jeune femme était présente, si proche de lui, mais il ne pouvait pas tendre le bras pour l’atteindre. Il avait envie d’en pleurer, si tant est que des larmes puissent couler sur son visage sans lui causer de nouveaux dommages.

Alors qu’il essayait à nouveau de respirer comme il le fallait, conscient que se faire poignarder la veille par un malade et pouvoir marcher le lendemain était peut-être trop demander à son corps, la jeune femme lui dit « Adieu ». Il laissa échapper un grognement. Adieu ? Il ne pouvait pas la laisser lui dire Adieu…. Fin. Il pouvait. Il ne serait pas le genre à empêcher une femme de le quitter si cette femme ne l’aime pas … Mais Isabella l’aimait, n’est-ce pas ?

Il ne pouvait pas avoir imaginer leurs baisers, leurs câlins, la tranquillité de leur proximité, le fait de se sentir à sa place auprès d’elle, et d’elle seulement. Il y avait en elle une puissance qui le lier à elle. Il avait été un matelot tombant amoureux d’une sirène, et il ne pourrait jamais oublier son chant. Il préférait se noyer dans les mers déchainées pour la retrouver que de se laisser emprisonner, enchainé autour du mat pour ne pas succomber. Il finit par faire fi de la douleur, bien que des jurons traversa ses lèvres sans qu’il puisse l’arrêter.

Sa mère était dans le couloir, entre la porte du bureau de son père et le salon où il devait se passer quelque chose, vue les cris qu’Antonio cru entendre. Sa mère tendit une chemise qu’il prit au passage et l’enfila alors qu’une nouvelle douleur se rependait sur son torse. Elle ne dit rien de plus alors qu’Antonio dévala l’entrée de la maison et qu’il s’engouffra à la suite de la jeune femme dans son fiacre. Question convenance, il repasserait à nouveau, mais il n’avait pas vraiment le choix.

- Pas … pas … d’Ad..adieu, dit-il tellement essoufflé et soufflé par la douleur qu’il en bégaya.

Il porta sa main à son bandage, devenu rouge suite à l’effort que cela lui avait demandé. Il mit la chemise donner par sa mère, de couleur sombre elle pourrait cacher le sang un temps. Il ne pouvait pas se trimballer torse nu dans la ville, on le ferait enfermer pour avoir attenté à la pudeur des jeunes femmes. Il avait une chemise marron, donc, et un pantalon avec un tissu léger noir. Il avait la dégaine d’un roturier mais pour ce qu’il en avait à faire. Rien ne comptait plus pour lui que la jeune femme. Il finit sur le sol du fiacre et posa sa tête sur les genoux de la jeune femme en reprenant son souffle.

- Ne me quitte pas, je n’en survivrais pas cette fois, dit-il dans un souffle.

Il ne voulait pas qu’elle la quitte. Et Antonio n’avait jamais pensé, pas même une fois, que la jeune femme puisse devenir que sa maîtresse ou le coup d’un soir… Il voulait d’elle dans sa vie. Il n’arrêtait pas de le dire qu’il ne survivrait pas sans elle. Pourquoi ne pouvait-elle pas comprendre le sous texte qu’il criait cependant ? Il savait que la jeune femme était en train de rentrer chez elle. Soit. Il irait demander l’autorisation de se marier avec elle à son père. Il pouvait bien le battre ou le poignarder, il avait une détermination sans faille.

- Je dois parler avec ton père, dit-il en relevant sa tête, et ensuite j’aurais à te parler encore. Je te déclarerais à nouveau mon amour et mon envie d’être auprès de toi pour toujours.

C’était exactement ce qu’il venait de faire à l’instant, mais il avait mal, il était fatigué, on pouvait lui pardonner de ne pas remarquer l’évidence, n’est-ce pas ? Il ne laisserait pas la jeune femme s’en allait sans lui avoir parler et lui avoir dit à nouveau qu’il voulait d’elle tous les matins dans son lit en se réveillant.


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Dim 11 Sep - 17:24

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Isabella poussa un cri en voyant la porte du fiacre se rouvrir derrière elle et Antonio tomber à ses pieds, le tout dans une tenue sur laquelle il n’était même plus nécessaire de faire le moindre commentaire. Ce n’était pas la première fois qu’elle le voyait à ce point s’affranchir de toute convenance, et elle doutait que ce fût la dernière, et ce en dépit du nombre de fois où elle avait tenté de mettre définitivement fin à leurs échanges. Quelque chose les ramenait systématiquement l’un à l’autre….

Son regard se posa sur la fleur rouge qui se déployait sur le tissu blanc du bandage autour de son tour, avant qu’il ne le recouvre de la chemise qu’il avait à la main. Avant même que la brune n’ait eu le temps de réagir, il posa la tête sur ses genoux.

Il était complètement fou à lier ! Il n’avait rien à faire là. Il aurait dû être au fond de son lit, en train de se soigner et de se reposer. Au lieu de cela, il l’avait poursuivie jusque-là, au prix d’une plaie rouverte, si elle en croyait ce qu’elle venait de voir. Pourquoi donc s’infliger un tel calvaire ? Un jour, il y avait fort longtemps, elle avait craint que ce soit à elle qu’on ne reproche de ne pas avoir toute sa tête. Au bilan, c’était possiblement lui le plus fou des deux…. Elle passa une main dans les cheveux du jeune homme.

Un soubresaut caractéristique lui indiqua que la calèche s’était mise en route. La jeune femme avait déjà passé ses consignes au cocher avant de monter. Le véhicule chargé de toutes ses affaires et initialement à destination d’Alderney Manor retournerait d’abord vers sa résidence familiale londonienne. Son père serait-il encore là ? Aurait-il rejoint son club pour la journée ? Elle ne savait pas laquelle des deux options la terrifiait le plus.

Isabella aida Antonio à se hisser et s’installer correctement sur la banquette à ses côtés. Elle dégrafa le fichu autour de sa gorge et, soulevant la chemise du jeune homme sans plus de cérémonie, l’appliqua contre le bandage ensanglanté, le coinçant dans un repli de celui-ci. Il n’avait rien à faire là. Pourtant, envers et contre tout, il était là. Il y avait quelque chose d’à la fois puissant et terrible dans cette détermination nouvellement trouvée du benjamin de la famille Brownson. Isabella prit son visage entre ses mains et, s’étonnant de sa propre audace, elle plaqua ses lèvres contre les siennes.

L’espace d’un instant, elle repensa à l’Italie. Mais il n’y avait pas que de l’amour dans ce geste, il y avait aussi là la violence du désespoir, le détournement d’une rage sourde qui ne lui était pas destinée. L’intensité de toute cette énergie négative inversée et canalisée dans cet instant. Elle tenait toujours son visage entre ses doigts fins, lorsqu’elle reprit la parole.

- Lui parler ne servirait à rien, souffla-t-elle. De tout ce que tu sais de moi désormais, ne l’as-tu pas encore compris ?

La brune plongea son regard presque noir dans celui du jeune homme, comme pour sonder la profondeur de ses sentiments à son égard. Ne la quitterait-il donc vraiment jamais ? S’il était encore capable de se mettre dans un tel état pour elle, c’était qu’il devait l’aimer sincèrement au fond. Mais avait-il véritablement compris l’ampleur du désastre ?

- Il m’a piégée. Les lettres. Je suis ai offert ces maudites lettres sur un plateau d’argent. Celles qui témoignent noir sur blanc de ce que je ne suis pas sa fille. Qu’une simple bâtarde aucunement éligible à rien de ce qui appartient à Lord Hugh Cunningham. Je suis certaine qu’il les a. Mais je dois en avoir le cœur net.

Ses malles. Il fallait qu’elle vérifie s’il avait fouillé ses malles. Peut-être y aurait-il encore quelque espoir ? Il fallait qu’elle sache.

- Pas de rang, pas de titre. Un scandale sordide pour toute dot. Et possiblement de nouveaux attentats à ta vie ou à la mienne pour avoir contrevenu à ses désirs. Es-tu vraiment sûr de vouloir de tout cela ?

N’était-ce pas un prix trop élevé à payer simplement pour être avec une femme comme Isabella ? Les prétendantes ne manquaient pas, et tous les ans, de nouvelles débutantes rejoignaient les rangs de la haute société britannique. Antonio pouvait faire bien mieux.
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Dim 11 Sep - 19:16

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio n’arrivait pas à s’en vouloir. Il n’arrivait pas à regretter d’avoir dévaler le couloir, torse nu et pieds nus, pour rejoindre la jeune femme dans son fiacre. Il ne regretterait jamais tout ce qu’il pouvait mettre en œuvre pour être avec la jeune femme. Jamais. Peut-être était-ce de la folie ? Certainement même. Mais la folie le poussait à faire plus, mieux, encore mieux. Il avait besoin d’être digne de la jeune femme en étant lui-même, ce qu’il s’employait à faire maintenant et pour encore longtemps. Il finit par se relever pour être à ses côtés.

L’amour était fou. L’amour était bon. L’amour était de se battre pour que cela arrive. Il aimait la jeune femme, et il ne pouvait plus le nier, le cacher ou l’oublier. Il devait tout faire pour réussir à être digne d’elle, de son existence et pour qu’elle l’accepte. Le dernier point serait peut-être le plus ardu. La jeune femme avait ce feu d’indépendance qui la caractériser. Il la laissa poser son tissu sur sa plaie sans émettre un commentaire. Cela faisait diablement mal, et il ne voulait pas qu’elle le comprenne. Le baiser le surpris alors. Il embrassa la jeune femme simplement et la regarda droit dans les yeux.

- Lui parler ne servirait peut-être à rien, mais aurais-je fais ainsi ce que la société demande. Je peux lui demander, mais un refus de sa part ne sera pas accepté, par moi. Je compte faire fi de son opinion, et te parler par la suite pour ma demande.

Il sourit de toutes ses dents de canailles. On ne l’aura pas comme ça. Il était le genre d’homme têtu si la jeune femme ne l’avait pas encore appris. Et il ne comptait pas laisser le père d’Isabella lui dire non bien longtemps. La réponse devait, et serait, forcément oui. Le seul refus qu’il accepterait serait de la jeune femme. Et encore, il n’était pas sûr de bien le vivre tout de même. Il écouta la jeune femme et prit tranquillement la main dans la sienne.

- Pas de rang, ni de titre, un scandale. Si c’est pour toi, je prends tout ça Isabella. Je te l’ai dit, je te le dirais toujours mon amour, ma famille ne nous laissera pas. Tu es la seule femme que je n’ai jamais aimée et que je n’aimerais jamais. Qu’importe que personne ne sache la vérité, moi je la connais. Qu’importe ta dot, je m’en fiche. Qu’importe le scandale, ne suis-je pas déjà le pire homme à Londres pour oser critiquer un scandale ?

Il apporta sa main à ses lèvres pour les embrasser doucement alors qu’il la regarda intensément dans les yeux. Il fit un sourire radieux. Le fiacre prit un trou dans le sol qui le fit grimacer de douleur mais il ne lâcha pas les yeux de la jeune femme.



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Dim 11 Sep - 21:32

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

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- Demande ? Répondit Isabella, en prenant l'air sincèrement étonné. Elle ne comptait certainement pas dire à Antonio que le duc lui avait déjà parlé de tout cela. Il lui avait dit qu'il était dans l'intention du jeune homme de demander sa main à son père.... Lui, pourtant si allergique aux institutions traditionnelles et aux coutumes de l'étiquette. Une preuve supplémentaire de l'amour qu'il lui portait.

Le jeune homme avait passé tellement de temps à esquiver le sujet ou à faire mine de n'y rien entendre à chaque fois qu'elle avait été amenée à l'évoquer qu'elle ne pouvait s'empêcher de jouer volontairement les ingénues. Faire comme si elle ne comprenait pas de quoi il lui parlait en cet instant. Le forcer à clarifier son propos. La demander en mariage sans plus de détours, pourquoi pas. Elle savait que c'était certainement trop demandé. C'était déjà la première fois qu'elle entendait l'élu de son cœur parler si ouvertement et si franchement de tout cela. D'où lui venait soudain ce tel aplomb - qui n'était pas pour lui déplaire -. Était-ce dû à la blessure et à la perte de sang ?

Si l'intention était louable, c'était maintenant Isabella qui avait changé son fusil d'épaule. Il était hors de question qu'elle laisse une minute de plus le comte de Cunningham contrôler son existence tout entière. Si Antonio était prête à l'accepter telle qu'elle était, sans gloire ni honneur ni même argent, alors soit. Elle serait à lui tout entière, et rien ni personne n'empêcherait cela.... du moins l'espérait-elle. Perdue dans son regard, sa main dans la sienne, tout lui semblait possible en cet instant.

- Mon père est mort, reprit-elle, sur un ton qui ne laissait aucunement place à la contestation. Si tant est qu'il y ait matière à demander quelque chose à quelqu'un me concernant, ce serait à ma tante.... ce qui ne serait pas une mince affaire non plus, s'amusa-t-elle un instant.

Elle essaya de s'imaginer la scène d'un Antonio allant demander sa main à la tante Harriett. En d'autres circonstances, elle en aurait hurlé de rire. Faire un choix entre Hugh et Harriett revenait à choisir entre la peste et le choléra.

La brune perçut alors la grimace de son compagnon blessé lorsque le véhicule cahota en traversant une ornière sur la route. Son regard se fit désapprobateur. Il se faisait du mal inutilement. Il n'y aurait pas de demande à son père, donc aucune raison de persister à vouloir venir. Il fallait qu'il rentre chez lui, se repose, et surtout qu'un chirurgien vienne vérifier cette plaie qui semblait s'être rouverte. Ça, c'était vital. Elle ne pouvait pas le perdre. Pas après tout ce qu'ils s'étaient dit. Pas maintenant.

- Tu ne devrais pas être là, déclara-t-elle en posant de nouveau une main sur sa joue.  Il te faut du repos ! J'ai simplement besoin de vérifier si les lettres sont encore là. Me laisserais-tu y aller seule si je te promets de revenir juste après ? Mon cocher va te raccompagner.
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Clionestra
Dim 11 Sep - 22:46

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Il se rendit compte qu’il avait dit le mot « demande » plusieurs fois malgré lui. C’était juste qu’il était fatigué et qu’il n’arrivait plus à tenir en place. Il n’avait pas perdu assez de sang pour ça malgré tout. Il se disait que ses envies étaient en train de lui sortir par la tête. Il ne pouvait que parler et essayer de régler le problème. Merde. La seule chose qu’il voulait faire c’était kidnapper la jeune femme loin de tout ça, sans que personne ne vienne plus les faire chier. Plus jamais.

- Oui, demande. J’ai une demande à demander, c’est compliqué. Pourtant je l’ai déjà fait mais il y a toujours des protocoles à faire, des « il faut faire d’abord ça, la demande n’est pas une demande tant que tu n’as pas demandé au père avant » et voilà tout ça ! Je n’y comprends rien moi… dit-il en ayant l’impression de se mélanger à nouveau les pinceaux.

Et le mot « demande » était beaucoup trop utiliser. Il n’arrivait cependant pas à savoir comment calmer son cerveau qui chauffait. Il voulait la jeune femme en tant que femme, tout de suite là maintenant. Il voulait une dispense de bans, il voulait l’épouser et la ramener en Italie pour vivre leur meilleure vie ensemble. Le père de la jeune femme n’était qu’une épingle coincée dans son veston. Il l’observa et blêmit. Devoir parler au père, dont il n’aimait ni l’air ni les idées, était une chose. La tante faisait bien plus peur à Antonio que le faux père.

- Ta tante, souffla-t-il, peut-être vais-je devoir changer d’avis mon amour, je n’ai plus aucune envie de demander la permission à qui que ce soit … sauf à toi.

Il releva les yeux. Il ne pouvait pas faire une demande ainsi, en train de perdre du sang dans un fiacre au beau milieu de la rue ! Elle méritait des fleurs, de la musique, un magnifique décor. Elle méritait qu’il lui donne sa vie encore pour elle, et seulement elle. Il lui donnerait tout. Tout ce qu’il possédait, tout ce qu’il possèderait. La jeune femme avait été une comète dans son océan de tristesse.

- Auprès de toi, c’est là ma place, je peux à la limite accepter de ne pas sortir du fiacre le temps que tu ne fasses ta vérification, mais je compte bien t’attendre sans bouger pour te ramener chez nous.

Il s’enfonça dans le siège, étirant un peu son ventre pour éviter une nouvelle douleur malvenue, posant ses bras croisés contre son torse et fermant les yeux. Il ouvrit un œil vers elle pour lui prouver qu’il ne dormait pas, et qu’il n’en démordait pas. Il pouvait accepter de ne pas lui faire honte en sortant du fiacre. Il pouvait accepter de ne pas bouger pour l’attendre, mais il était hors de question qu’il laisse la jeune femme et reparte.

- Et si tu n’es pas là dans …. Vingt minutes je rentre te chercher, précisa-t-il. Ton père ne me fait pas peur, il m’énerve surement plus, et je te le dis à nouveau je ne compte pas te laisser là. Si scandale il doit y avoir, on peut déjà rajouter qu’Antonio Brownson a marché pied nu dans la demeure de ton père pour te kidnapper, pour ce que ça peut me faire !

Il s’approcha doucement de la jeune femme, mettant sa main sur sa joue et poussant des mèches de cheveux pour embrasser doucement ses lèvres délicates.

- Je t’attendrais. Et ensuite je me soignerais. Et ensuite on ira quelque part de jolie pour parler. Et tant pis pour les stupides convenances, même ta tante ne pourrait pas m’empêcher de te dire ce que j’ai envie de te dire !

Il ignorait totalement que la jeune femme était au courant pour sa demande en mariage. C’était bien le genre d’information que l’on cache normalement non ? Il sous estimait cependant la colère de son paternel face à la situation.


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Lun 12 Sep - 19:32

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Antonio venait de prononcer le mot "demande" au moins une dizaine de fois depuis les cinq dernières minutes. Rien que dans une seule tirade, il avait notamment réussi l'exploit de le dire six fois. Isabella ne put s'empêcher de sourire intérieurement, quand bien même elle s'inquiétait quelque peu de son état. Ses propos étaient confus. Était-ce la encore lié à la perte de sang ? Et si ce n'était pas le cas ? Si ce n'était là rien de plus qu'un témoignage de sa gêne d'en avoir autant dit ? Quelle qu'en soit l'explication, le cœur de la jeune femme se remit à battre à tout rompre. Il manqua de quitter sa poitrine lorsqu'elle l'entendit le plus naturellement du monde l'appeler "mon amour" au beau milieu de son propos. S'en était-il seulement rendu compte ? Isabella en perdit son latin.

Elle le vit essayer de se réinstaller un peu plus confortablement sur sa banquette. Son regard s'obscurcit à la réponse qu'il lui fit. Ce qu'il pouvait être têtu quand il s'y mettait. Elle se demandait combien de temps elle le supporterait avant que ce trait de caractère, qu'elle trouvait encore adorable pour l'instant, ne commence à l'agacer profondément. Elle repensa aux prises de bec auxquelles elle avait assisté de loin entre le duc et la duchesse de Colorshire, et se prit à penser que cela n'empêchait pas pour autant les parents du jeune homme de s'aimer profondément.

Dans le calme du silence qui était retombé sur la calèche, Isabella se sentit électrisée par un nouveau courant. L'étrangeté de la situation toute entière la frappa de plein fouet. Isabella Cunningham,  en plein Londres, seule dans une calèche aux rideaux tirés avec un homme dans une tenue des plus indécentes et suggestives, à peine en chemise en pantalon, sans veston, ni même chaussures, et qui lui parlait de demandes et d'amour. Heureusement pour lui qu'il était blessé. La crainte de causer plus de douleur était la seule chose qui parvenait à réprimer sa furieuse envie de lui sauter dessus.

Son cou et ses joues s'empourprèrent aux images qui affluèrent dans son esprit. Il rouvrit un œil. Réalisant qu'elle ne l'avait pas lâché du regard jusque-là, elle sursauta d'être ainsi surprise en train de lui lorgner dessus.

Elle pouvait facilement mettre son embarras et la couleur de ses joues sur le compte de la chaleur qui régnait à l'intérieur de la calèche aux rideaux tirés. Ou bien sur celui de la détresse que pouvait lui causer le stress de cette situation. La montée d'adrénaline à mesure qu'elle approchait de chez son père. Elle sortit un éventail de voyage de son réticule et s'éventa avec.

Lorsqu'il reprit la parole, elle le replia d'un geste sec, le serrant fort entre ses doigts. Elle s'apprêtait à rétorquer sarcastiquement quand il l'interrompit sans s'en rendre compte dans son élan. Il l'embrassa à son tour, dans un geste plein de douceur qui contrastait furieusement avec le propos qu'il venait de lui tenir.

- Ce n'est pas de lui, ni même de ma tante dont tu devrais avoir peur, milord, rétorqua-t-elle, gentiment moqueuse. Je t'ai promis de revenir, je reviens.

Le fiacre s'arrêta. Isabella regarda une dernière fois dans sa direction en se mordant nerveusement la lèvre inférieure. Elle sembla hésiter un instant, puis lâcha, avant de disparaître en direction de la maison.

- Ma réponse sera "oui".

Saluant à peine le valet de pied qui l'accueillit d'un air abasourdi, Isabella traversa le hall d'entrée de la demeure familiale à grandes enjambées. Elle avala les marches de l'escalier et traversa le couloir au pas de charge. Elle n'avait même pas demandé si son père était là, lorsqu'elle était rentrée. En cet instant précis, elle n'en avait cure. Il fallait qu'elle sache si son inquiétude était justifiée.

Elle entra dans la chambre et se dirigea droit vers la malle au fond de laquelle elle avait placé le carnet et les lettres avant de partir. De quelle utilité lui auraient-ils étaient à Alderney ? Si seulement  elle n'avait pas été aussi sotte. Elle jeta le linge de maison et les habits par-dessus ses épaules, mettant son contenu sens dessus dessous.

Isabella finit par sentir sous ses doigts le contact caractéristique du cuir de la reliure du carnet qu'elle connaissait par cœur. Le carnet était encore là ! La liasse de lettres était juste en dessous. S'en saisir et filer. S'en saisir....

Rien. Il n'y avait rien sous le carnet. De tristesse, de rage et de dépit, la jeune femme poussa un hurlement en jetant le carnet à travers la pièce et se laissa tomber au sol. Ça ne pouvait pas se finir comme cela. Ce n'était plus une affaire de titre et de réputation. Si Antonio était prêt à l'aimer telle qu'elle était, sans artifice autre que ceux de sa coquetterie de jeune femme, sans titre ni dot, alors elle apprendrait à s'en passer. Mais elle ne pouvait pas le laisser gagner. Rendre sa mère malheureuse, et la pousser au désespoir. La faire souffrir gratuitement, elle, pendant toutes ces années. Il fallait qu'il paie.

Isabella essuya d'un geste rageur les larmes qui lui étaient montées aux yeux. Dans l'immédiat, elle ne pouvait pas rester en ces lieux. Antonio l'attendait toujours, là-dehors, et si elle ne se pressait pas de sortir, il risquait de faire une bêtise.  Elle se releva tant bien que mal et s'apprêta à quitter sa chambre. Le carnet. En dépit de tout le reste, c'était le seul souvenir qu'elle avait de sa mère. Elle ne pouvait pas partir sans, surtout sachant qu'elle ne remettrait certainement plus les pieds en ces lieux. La brune se redressa et traversa la chambre en quête de son précieux bien. Elle trouva celui-ci au pied de son lit à baldaquin. Le nouveau choc qu'il avait subi avait cette fois-ci eu raison de l'intégrité de sa couverture.

- Non, non, non, se lamenta Isabella en le tournant entre ses doigts.

Après tant de manipulations et de maltraitances, elle avait fini par endommager le dernier témoignage d'amour de sa mère à son égard. La jeune femme passa un doigt sur la couverture, comme pour évaluer l'ampleur des dégâts, et fut surprise de sentir une texture de papier sous ses doigts. Comme s'il y avait des feuilles de papier emprisonnées dans le cuir de la reliure.

Intriguée, la jeune femme agrandit l'ouverture en tirant sur le cuir déchiré. Une feuille pliée tomba au sol. Au verso, le seau de la famille royale. Elle en parcourut rapidement l'autre face. Elle la relut, plus lentement. Puis une troisième fois, plus abasourdie à chaque relecture.

- Déjà de retour, ma fille ? siffla une voix familière dans son dos.
Clionestra
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Mar 13 Sep - 11:48

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Etait-il envisageable d’exploser ? Peut-être … Certainement même … Il allait exploser. Déjà alors que la jeune femme l’avait quitté il s’était senti vide et seul. Il avait froid. Pourtant n’était-il pas loin, l’un de l’autre. Elle assise sur la banquette à ses côtés. Lui à l’observer … mais il avait envie de la prendre dans ses bras, de dire au cochet de continuer sa route sans jamais s’arrêter pour rester auprès d’elle. Mais il devait la laisser sortir. Il allait exploser, c’était bien ce qu’il disait. C’était aussi pour ça qu’il avait fermé les yeux. Pour ne pas exploser et n’en faire qu’à sa tête. Il comprenait maintenant pourquoi son père grommeler souvent sur Londres en y étant pourtant. Ce qu’on ne ferait pas pour la femme qu’on aime. Rouvrant les yeux en sentant son regard sur lui, il lui fit un tendre sourire. Et il l’avait embrassé à nouveau … parce que… Qu’est-ce qu’il aurait pu faire d’autre ? Il l’observa un instant et reprit son petit sourire si caractéristique. Il avait peur de la perdre. C’était inscrit dans son esprit, il ne bougerait pas.

Puis, elle lui dit « oui ». Il allait rétorquer qu’il ne comprenait pas mais il savait bien ce qu’elle venait de dire. Il n’était pas stupide, et sa tête d’imbécile avait dû suffire pour illustrer ce qu’il se passait dans sa tête. Elle lui avait dit oui. Il fit un geste de vainqueur bien heureux avant que la douleur ne lui rappelle à l’ordre. Il ferait, bien sûr, une meilleure demande à l’avenir … mais elle avait dit oui ! Il serait prêt à faire la danse de la joie s’il n’avait pas aussi mal.

Il attendit alors… un peu …un peu plus .. Comptant les secondes qui se transforment en minute. Il comptait doucement et calmement alors qu’il était en train de perdre patience. Il n’arrivait pas à la laisser. Déjà, elle lui avait dit « oui ». OUI. Donc, il était important pour lui de la prendre dans ses bras et de l’embrasser encore, à en perdre le souffle. Et puis il avait un mauvais pressentiment. Il tapa sur le haut du fiacre et le cochet arriva devant le rideau tiré.

- Je n’ai pas d’argent sur moi, mais si vous arrivez à me trouver une tenue et des chaussures, même simple et sans artifice, je promets que vous serez remercié à la hauteur de votre aide.

Le cochet disparu pendant un instant et Antonio espérait qu’il aurait la délicatesse et la discrétion adéquate. Il revient très rapidement après. Les chaussures étaient un poil trop petite mais avec un  peu de contorsion, qui eu raison de sa blessure à nouveau, il réussi à les mettre. Le costard trouvait par l’homme était simple, roturier, mais complet. Antonio ne l’interrogea pas mais l’homme se sentit obligé de préciser qu’un frère à lui travailler en tant que majordome à proximité et qu’il était allé lui demander ce service. Il précisa aussi que la famille de noble ne dirait rien sur ce prêt. Antonio se promit de lui rendre ce service, et plus encore, quand il le pourrait. Il descendit du fiacre et fit une petite tape amicale sur l’épaule de l’homme.

- Merci.

La famille Brownson était connu pour leur incroyable familiarité avec les domestiques. Rien de libertin, juste les domestiques étaient plus des amis que des employés. Il allait avoir besoin de domestique dans sa propre maison, l’homme pourrait facilement en faire partie. Antonio lui sourit et rentrant dans la demeure. Il pensait se faire arrêter par l’homme à l’entré, mais celui-ci levant la main vers le haut et compta plusieurs portes de ses doigts. Antonio était sûr que c’était la localisation de la jeune femme dans la maison. Il prit les marches trois à trois pour arriver derrière le père d’Isabella. Il se cacha derrière une tapisserie. S’ils ne faisaient que parler, il n’y avait aucun souci. Si l’homme s’approchait de sa future femme alors il viendrait prouver qu’Antonio Brownson savait mieux cogner que la plupart de ses frères.



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Mar 13 Sep - 17:01

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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Surprise par la voix du comte et son irruption soudaine dans la pièce, Isabella se retourna brusquement et s'empressa de cacher la lettre dans le carnet qu'elle plaqua derrière son dos. Elle priait tous les saints qu'il ne l'ait pas remarquée faire.

- J'ai... hum... j'ai oublié quelque chose, tenta-t-elle lamentablement, ayant du mal à trouver ses mots.
- Ceci, peut-être ? Rétorqua-t-il, grinçant, en agitant une lettre dans sa main.

Une lettre tirée droit de la liasse des correspondances de ses parents biologiques. La jeune femme soupira. Avec ce qu'elle avait entre les mains, les lettres n'avaient guère plus d'importance, en réalité. Son seul attachement à leur égard résidait désormais dans le fait qu'elles retraçaient l'amour profond et sincère de ses parents l'un pour l'autre. Elle aurait aimé pouvoir les conserver pour des raisons sentimentales. Pourtant, elle ne pouvait pas le lui laisser savoir. Surtout, autorité parentale ou pas, il n'avait aucunement le droit de violer de la sorte l'intimité de sa chambre.

- Vous avez fouillé dans mes affaires, constata-t-elle froidement.
- Tout ce qui t'appartient m'appartient.

A cette sortie, Isabella ne put s'empêcher de réprimer un eclat de rire sardonique.

- En êtes-vous bien sûr, père ?

Le vieil homme eût l'espace d'un instant une grimace d'hésitation, qu'il s'empressa de masquer de son sourire goguenard.

- Détrompez-moi, mais ce n'est point de feu mon grand-père que vous détenez votre titre de comte, milord, grinça-t-elle.

Une nouvelle fois, l'homme grimaça.

- Tais-toi donc, impudente fille de catin. Tu ne sais pas de quoi tu parles.

Trop heureuse d'être pour une fois en position de force dans l'échange avec son aîné, la jeune femme, plutôt que de rester dans la modération, continua à enfoncer le couteau dans la plaie.

- Oh, je crois que vous le savez aussi bien que moi, milord.
- Quand bien même ? Cela ne changerait rien à ton sort, misérable bâtarde.
- Je crois au contraire que cela change tout. Je crois au contraire que si je détenais la preuve d'être la fille légitimement reconnue du véritable - elle insista lourdement sur le mot - comte de Cunningham, disons... une reconnaissance de paternité pour service rendu à la couronne, par exemple, fanfaronna la brune, cela ferait de la fille de feu le comte Henry Cunningham l'héritière désignée de ses titres et de sa fortune.

Face à elle, le comte changeait de couleur à la seconde, passant du blanc livide au rouge sang et au noir.

- Aurais-je l'outrecuidance de vous rappeler que le titre de notre famille se transmet selon un principe de primogéniture absolue, poursuivit-elle, continuant d'appuyer là où cela faisait mal, faisant fi de la modération à laquelle aurait dû la rappeler sa raison. Selon ce principe, le premier enfant né est premier en ligne, avant le frère du défunt. Quand bien même il s'agirait d'une fille, elle  peut prétendre à l'octroi du titre suo juris.
- Silence.
- Soyez fier, père, mes tuteurs m'ont bien enseignée, conclut-elle, mesquine, savourant la façon dont chaque mot s'insinuait sous la peau et jusqu'au cerveau de l'homme qui lui faisait face.

Pour la première fois de sa vie, c'était elle qui avait le dessus sur lui, et elle n'arrivait plus à s'arrêter. Elle avait passé bien trop de temps sous le joug de cet homme ignoble.

- Tais-toi, te dis-je.

Le comte se fit plus menaçant, s'avançant dans sa direction. Hubris. L'excès d'hubris ne cesserait jamais de signer la perte des hommes et des femmes de ce monde. Isabella était en train de jouer avec le feu.

- Crois-tu donc que je laisserais une pauvre bâtarde de ton acabit essayer de m'effrayer avec ses fadaises ?

Le voyant s'approcher, la jeune femme recula subrepticement. Elle avisa l'ouvre-lettres posé sur son secrétaire, et se décala très lentement dans la direction de celui-ci.

- Que tiens-tu dans ton dos ? S'exclama-t-il, avisant alors la main qu'elle tenait toujours hors de sa vue.

L'homme se faisait de plus en plus menaçant. Bien trop tard, Isabella s'en voulut de l'avoir aiguillonné comme elle venait de le faire. Elle aurait mieux fait de se taire. Se taire, baisser la tête, et sortir sans faire de vagues. Le secrétaire lui semblait encore horriblement loin.

- Tu aurais mieux fait d'aller directement à Alderney.
- Vous avez parfaitement raison. J'y vais de ce pas, justement. La voiture m'attend dehors, tenta-t-elle, en vain.

Il s'était interposé entre Isabella et la porte de sa chambre.

- Tu es bien la fille de ton père, cracha-t-il. Tu mériteras ton sort autant qu'il a mérité le sien.

L'homme fonça sur elle. La jeune femme recula précipitamment pour tenter de l'esquiver.  Elle percuta le secrétaire de plein fouet lorsqu'il la saisit sans ménagement à la gorge.

- Tu ne tarderas pas à aller le rejoindre là où je l'ai expédié, maudite engeance, lui souffla-t-il à l'oreille en serrant son cou.

Une explosion de points noirs envahit son champ de vision, à mesure que l'air commençait à lui manquer. Il avait raison. Elle aurait dû partir pour Alderney Hall sans se retourner.

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