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LE TEMPS D'UN RP

Pour elle, il irait cueillir les étoiles et plus encore, dût-il en mourir! (avec Asma)

Asma
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Asma
Ven 8 Juil - 13:37

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Lorsqu’elle lui avait demandé de ne pas lui faire la cour, ce n’était pas vraiment le sens de son propos de s’inquiéter de la « cour » en tant que telle. Elle savait ce qu’étaient ses possibilités en matière d’amour et de mariage. A l’heure actuelle, elles étaient proches du néant. Son père la condamnait à vivre seule pour le restant de ses jours, ou en disgrâce. Et non pas qu’elle n’appréciait pas les sœurs, elle n’avait aucune envie de finir ses jours au couvent. Ou pire, à la rue.

Le fond de sa pensée était qu’elle ne souhaitait pas qu’il prenne tout cela pour une tentative subtile de séduction et s’imagine qu’elle essayait, en se rendant mystérieuse, de l’attirer dans ses filets d’une façon ou d’une autre. Partant de là, elle ne s’était absolument pas attendue à la réponse qu’il lui fit, laquelle la laissa bouche bée.

Au fond d’elle-même, elle sentit quelque chose se briser. La perspective de voir un jour un homme lui déclarer sa flamme et pouvoir réciproquement lui faire part de ses sentiments. La perspective de trouver l’amour, construire une vie avec quelqu'un. Laquelle vie ne manquerait pas d’être brisée par son père. Sans qu’il ne veuille, la réponse de son invité l’avait ramenée à cette triste et fatale réalité. Isabella sentit sa gorge commencer à se nouer et ses yeux la picoter. Intérieurement, elle était bouleversée. Jusque-là, il s’était agi de perspectives si lointaines et étrangères. Mais maintenant…. Maintenant, elle commençait à prendre la mesure de la malédiction à laquelle l'avait condamnée son père. Et pour quoi ?

Elle plongea son regard dans le sien, comme pour essayer d’y lire la sincérité de son propos. Il avait promis. Pour l’instant, c’était tout ce qu’elle demandait. La jeune femme lâcha son emprise sur le livre. Pour s’occuper les mains, elle se pencha vers la table basse et se servit une tasse de thé, qu’elle porta aussitôt à ses lèvres. Le liquide brûlant eût raison du nœud dans sa gorge.

- Mon père m’a fait apprendre le français et le grec ancien, commença-t-elle, à titre de préambule. Mais à mon grand malheur, je ne lis ni n’entends un mot d’italien. C'est là que vous intervenez.

Une pause. Une gorgée de thé. Pour se donner du courage.

- Le carnet que vous avez entre les mains, je crois qu’il m’est adressé. Vous voyez, là ?

Se disant, elle tourna plusieurs pages de l’ouvrage qui était maintenant entre les mains d’Antonio Brownson, et posa son index sur la première ligne de l’une d’entre elles, qui débutait par ces mots : « Isabella, carissima bambina mia ».

- J’ai besoin de savoir qui l’a écrit, et ce qu’il y a d’écrit. Et je sais ce que vous allez me dire, poursuivit-elle sans lui laisser le temps de répliquer, je pourrais demander à un tuteur ou un traducteur. Mais j’ai surtout, surtout, besoin que mon père ne sache rien de tout cela.

Ce carnet, elle l’avait trouvé dans un débarras. Dans un endroit où une jeune fille de bonne éducation n’aurait jamais dû mettre les pieds. Ces espaces étaient réservés au personnel de maison, pour ranger et stocker ce que l’on ne souhaitait plus voir dans les pièces de vie. Elle était faite pour les rebuts, pour ce que l’on voulait faire disparaître, mais sans vraiment le jeter. Si cet objet avait fini là, il y avait certainement une bonne raison. Une raison qu’elle chercherait à comprendre. Mais pour l’instant, elle avait déjà besoin de savoir à quoi elle avait à faire.
Clionestra
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Clionestra
Ven 8 Juil - 17:26

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.


Crédit : Wiisemary.
Antonio était simple. Il disait les choses comme ça lui venait. Pas de filtre avec lui. Il savait qu’il pouvait garder un secret, ça oui… mais ses pensées, en cet instant, n’avaient pas réellement besoin d’être filtrer, ou garder pour lui. Ainsi avait-il été tout naturel pour lui de répondre à la cour qu’il ne doit pas faire. Il l’observait. Il essayait toujours de juger les gens grâce aux micro-expressions qu’ils pouvaient faire, mais il n’était pas aussi doué que Louis. Il ne comprit donc pas pourquoi sa réflexion avait eu une telle incidence sur l’aura de la jeune femme. Il ne disait pas qu’il était amoureux, maintenant, mais que ça pourrait arriver. Elle était belle, intrigante, fascinante. Il ne voyait pas de raison de ne pas développer des sentiments, si elle était aussi cool que ce qu’elle en avait l’air. Il observa le journal. Il caressa doucement la couverture.

- L’italien… pour une fois que mes langues sont utiles… dit-il plus pour lui que pour la jeune femme.

Ses frères le charriaient assez sur les connaissances de langue qu’il n’utilisait que pour ses voyages … Pour une fois que cela pourra être utile à quelqu’un d’autre, il se sentait un peu honoré. Il observa la jeune femme se pencher pour lui ouvrir le livre. En effet.

- Isabella, ma chère enfant, lu-t-il, je pense aussi que ce livre soit pour vous, sauf s’il existe une autre personne avec le nom d’Isabella.

Normalement, il était coutume de donner en second prénom, le nom de quelqu’un. Antonio avait comme second prénom celui d’un ami de leur père, décès des années auparavant. Il n’avait jamais cherché à en savoir plus. Deux Isabella seraient une coïncidence risible dans une même famille… en tout cas dépendant d’où et quand elle avait trouvé ce journal. Il observa les lignes sur le papier.

- Je peux déjà vous dire que la personne ayant écrit cet ouvrage est de bonne famille, ou bien éduqué. Les lettres sont belles, et certains mots utilisés sont très … pompeux. Je ne suis pas sûr de tous les connaître, j’aurais besoin de ma bibliothèque pour le décrypter totalement.

Il savait parler, écrire, comprendre, l’italien, mais il n’avait pas non plus la science infuse. Tout comme l’anglais, où certains mots lui sont inconnus avant d’être utilisé pour la première fois, il pouvait voir des mots très vieux italien de la noblesse. Le genre qui ne serait utilisé que pendant un bal… Et il était évident qu’Antonio n’allait pas en Italie pour se supporter les bals de la haute société …

- Et j’aimerais savoir pourquoi vous ne voulez vous pas que votre père l’apprenne ? Bien que mon père n’apprécie point votre paternel, il ne me semble pas être un homme ... dangereux ?

Quand il avait parlé à son père la veille sur l’homme, son père avait été outré, marqué, choqué, qu’une femme que deux de ses fils avait trouvé intéressante puisse partager le sang de ce « rat d’égout ». Il l’observa. Une information lui semblait essentielle.

- Vous savez, si jamais votre père vous met en danger … n’hésitez pas à le dire. Juste … hocher la tête. Ma famille peut vous protéger.

Il avait chuchoté cela en observant la servante au loin. Sa mère avait eu ce souci. La mère, duchesse de Brownson, avait eu une vie… Hé bien, si son père ne l’avait pas aimé à ce point, et n’avait pas autant cru en elle, elle aurait pu rester le plus grand scandale de Londres des années passées. Il caressa les pages avec toute la délicatesse du monde.

- Comment voulez-vous que l’on procède ? La traduction ne pourrait se faire en une journée, et je doute que vous désiriez que je finisse pour en savoir le contenu ?

Il avait promis de ne pas lui faire la cour… mais peut être devrait il faire semblant de la courtiser pour pouvoir lui parler plus souvent ?


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Ven 8 Juil - 18:19

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
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- Plus que le grec ancien, en tout cas, maugréa Isabella pour toute réponse.

Eduqué ? De bonne famille ? Ce n’était donc pas sa mère qui aurait écrit ces lignes ? Comment une simple servante aurait-elle pu avoir un niveau de langue que même un lord parlant couramment italien aurait du mal à décrypter ? Mais si ce n’était pas sa mère, alors qui ? Qui pourrait avoir laissé un message à son attention…. Et encore, c’était uniquement si elle ne s’appropriait pas quelque chose qui ne lui était en réalité même pas destiné. Y avait-il d’autres Isabella dans la famille ? Inutile de se torturer le cerveau plus longuement, elle avait besoin de sa traduction du document, tout bonnement.

La jeune femme reporta son attention sur son désormais complice.  Elle ne put s’empêcher de tressaillir à la mention de son père. S’il y avait bien un sujet qu’elle ne souhaitait pas évoquer en cet instant, c’était celui-là. Et pourtant, il allait bien falloir. Dieu ! S’imaginait-il vraiment que son père la violentait ?

- Non. Seigneur, non, ce n’est pas cela, milord, chuchota-t-elle furieusement en empoignant son bras de ses deux mains.

Mais au fond, n’était-ce pas une forme de violence, qu’il lui infligeait ? C’était dire à quel point elle était une engeance du système. Plus que les sévices corporels, elle craignait la ruine pour sa réputation. A bien y réfléchir, elle aurait presque préféré qu’il la batte que de lui infliger la souffrance psychologique qui était la sienne. Mais de cela, il était hors de question qu’elle en parle.

Réalisant son geste, elle le lâcha aussitôt, et plaça ses mains sur ses genoux, serrant fort l’une avec l’autre, comme pour les empêcher de lui désobéir. Elle continuait sans s’en rendre compte à faire nerveusement « non » de la tête, jusqu’à ce qu’elle reprenne enfin la parole, d’une voix moins bien assurée qu’auparavant.

- Voyez-vous, milord, ma mère est morte en couches en me mettant au monde, commença-t-elle, énonçant le mensonge maintes fois répété pendant toute son existence. Après sa mort, mon père est tombé dans un profond désarroi, et a fait disparaître tout ce qui pouvait la lui rappeler.

Ça, par contre, c’était la vérité. Que le désarroi en soit la cause, elle n’en savait rien, à dire vrai. Mais hormis le portrait au-dessus de la cheminée, il ne restait dans la maison plus aucune trace de feue la comtesse Cunningham. Tout avait été retiré, jeté ou, comme elle l’avait plus récemment découvert, stocké.

- J’ai trouvé ceci, poursuivit-elle en indiquant d’un signe de tête le carnet dont Antonio caressait délicatement les pages, et continuant pour sa part à serrer ses mains à s’en blanchir les articulations. Je l’ai trouvé à un endroit où…. Où je n’aurais jamais dû me trouver, admit-elle. Si mon père le découvrait, il serait furieux à mon encontre.

Une pause.

- Il aurait raison, au fond. Une jeune fille se doit d’obéir en toutes circonstances à son père. Mais. Mais s’il y a le moindre espoir que ma mère soit l’auteur de….

Isabella ne parvint pas à finir sa phrase. Ses yeux brillaient de larmes qu’elle essuya d’un geste rageur, qui ne seyait aucunement à une jeune femme de son rang. Elle aurait aimé dire qu’elle avait feint cette émotion pour s’attirer plus de sympathie de la part du jeune homme, mais c’était malheureusement loin d’être vrai.

- Si vous venez trop souvent, on pourra penser que je vous accorde ma préférence, reprit-elle, heureuse de pouvoir changer de sujet de conversation. Vous risqueriez de perdre toutes vos chances de vous trouver une épouse, ajouta-t-elle avec le plus grand sérieux.

Que son avenir matrimonial à elle soit compromis ne signifiait pas qu’elle souhaitait la même chose au jeune homme, aussi insupportable puisse-t-il être quand il en avait envie. Sa présence au bal était bien le signe qu’il commençait lui aussi à chercher une épouse.

- Vous avez raison, je n’aurai pas la force d’attendre que vous parveniez à bout de ce document. Je suppose que vous serez de toute la « saison », n’est-ce pas ? Si tel est le cas, les occasions ne devraient pas manquer de pouvoir nous croiser sans que cela ne semble trop suspicieux, ne le pensez-vous pas ? Le bal des fleurs a lieu dans trois jours, vous pensez avoir pu commencer d’ici là ?

- La circulation dans cette ville est un véritable calvaire ! Résonna la voix de la tante Harriett dans le couloir. La porte du salon s’ouvrit dans un grand fracas, révélant l’imposante femme, suivi d’une cohorte de valets de pieds noyés sous des monceaux de cartons de robes et, en toute queue de peloton, la cousine Ornella.

Le jeune homme se redressa à la vitesse d’un ressort.

- Lord Brownson, vous êtes matinal, dites-moi, s’exclama-t-elle, une pointe de reproche dans le fond de la voix.

Comprendre : les visites de prétendants ne commençaient que l’après-midi.

- Le comte de Rosaland n’est pas avec vous ? Demanda-t-elle d’une voix doucereuse, sans cacher sa déception de ne pas voir l’aîné de la famille Brownson dans la pièce.
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Ven 8 Juil - 20:45

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

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Le grec ancien… il n’avait jamais pensé à apprendre cette langue. Il se la nota dans un coin de son esprit … il voulait l’apprendre aussi. Peut-être pourrait-il lire des ouvrages monastiques venant de Grèce grâce à cela ? Le grec ancien permettait aussi de lire des œuvres originales de pièce de théâtre de l’époque. Oh. Il avait bien envie d’aller en Grèce maintenant. Peut-être une fois que cette histoire de journal avec la jeune femme saura terminer…. Il pourra partir pour un petit voyage dans ce pays.

Il observa la jeune femme et sa réaction face à la possibilité que son père lui fasse du mal. Il n’était pas rare que cela arrive. Il pouvait dire que nombre d’hommes et de femmes subissent des violences de la part de leur famille, père, mère, fratrie, et ne voient même pas cela comme de la violence. Les enfants Brownson n’avaient jamais été blessé pour apprendre. Oh. Ils ont déjà eu la fessée pour une bêtise ou une autre. Mais la violence en apprentissage n’avait jamais été dans leur histoire.

Il était heureux d’apprendre que la jeune femme ne subissait pas de violence, qu’elle considérait comme tel… mais cela l’inquiétait aussi. Le viol était souvent comparé à un devoir conjugal. Le fait de vendre sa fille à un homme, même par les liens sacrés du mariage, était de la prostitution. La famille Brownson avait souvent l’impression d’être seule à penser ainsi … et ça les rendait parfois antipathique face aux autres. Pour le moment, il acceptait la parole de la jeune femme. Si d’avenir il en voyait l’inverse, il aviserait. Il ne dit rien par la suite. Connaître la jeune femme était une chose, la société l’obligeait à connaître les femmes à marier… Connaître l’histoire de la naissance de la jeune femme en était une autre. Il s’excusa poliment en présentant ses condoléances.

On lui disait de se préparer au deuil. Plusieurs personnes lui disaient que son père et sa mère finiront par mourir. Sans vouloir vivre dans un autre monde, la réponse était NON. Ses parents n’allaient pas mourir, et ils seront au moins arrière-arrière-arrière grand parent avant que l’idée ne lui soit acceptable. Il ne pouvait pas s’imaginer sans vie sans eux, ou sans ses frères. Alors il pouvait comprendre le désarroi de la jeune femme.

- Je ne dirais rien à votre père. Je vous le promets.

Il voulait que cela soit claire dans cette relation étrange qu’ils étaient en train de mettre en place. Jamais il ne parlait de cet ouvrage à son père. Sauf si, comme énoncer plus tôt, cela lui permettrait d’avoir la vie sauve. Il observa la jeune femme, se mordant la lèvre et craqua.

- Je ne suis pas d’accord avec vous. Une personne peut désobéir à son père. Vous êtes une personne à part entière, et s’il vous manque quelque chose que votre paternel ne peut vous offrir, il est logique que vous cherchiez une réponse, et je vous aiderais.

L’obéissance aveugle. Il détestait ça. Il détestait le fait que certaines personnes étaient écrasées, démolies, détruites de l’intérieur par l’obéissance. Il haussa les épaules doucement.

- Je ne cherche pas réellement, je le fais pour ma mère qui espère que je trouve l’amour en allant dans un bal.

Il doutait de rencontrer la femme de sa vie dans un lieu comme un bal. Trop de mondanité, pas assez de discussion. Il ne rencontrerait certainement pas la femme de sa vie dans un bal. (//*tousse tousse*). Il allait lui répondre qu’il pourrait avoir commencé dans trois jours, mais une nouvelle personne arriva. Il se leva, accepta le commentaire et salua la tante sans plus de cérémonie. Ce qu’elle pouvait penser de lui, il s’en fichait pas mal. Il avait mis, rapidement, le carnet dans sa veste pour que la jeune femme ne se retrouve pas en défaut.

- Mon frère est  … occupé.

Il savait bien que la tante préféré son frère. Tout le monde préféré ses frères… le plus fortuné et titré en premier d’ailleurs. Antonio n’avait jamais eu le moindre pincement au cœur quand on le comparait à ses frères. Tant pis pour eux.  Il s’excusa auprès de tout le monde, tapota sa poche, sourit à la jeune femme et s’éclipsa.

*


Il était déjà tard, il se prenait la tête contre le journal de la jeune femme. Il avait pris plusieurs dictionnaire italien / anglais pour essayer de comprendre. Il avait commencé doucement. Il prenait son temps de vérifier chaque message, chaque mot…, chaque expression pour être au plus proche de la vérité. Des lunettes sur le nez, il fulminait en butant sur un mot.

- Antonio ? Antonio ?! Oh, le rat de bibliothèque ! finit par hurler Ricardo ce qui fit remonter la tête à son frère.
- Qu’est-ce que tu me veux, le moche ?

Son frère fut semblant de tenir son cœur, comme s’il venait d’être toucher par une flèche. Antonio observa son frère alors qu’il prenait la dizaine de pages traduite. Il cacha le journal dans un compartiment de son bureau, pliant les feuilles traduites avec la plus grande délicatesse.

- Je voulais juste te dire qu’il était l’heure d’y aller.

Au bal. Il n’avait pas besoin de le dire. Antonio avait demandé, il y a deux jours, à son frère de lui rendre un service. Venir avec lui à la soirée. Venir avec lui et l’aider à supporter l’étrange tante de la jeune femme pour qu’il puisse lui parler tranquillement. Oh, ça il ne lui a pas dit… et il ne comptait pas lui dire. Il voulait juste utiliser son frère… Ce soir … Les deux canailles restantes avaient autre chose à faire.

*

Antonio était en train de fulminer. Sa mère s’était, pratiquement littéralement, jeté sur la tante d’Isabella … La mère Brownson voulait pouvoir jouer les marieuses. Et elle avait entendu Ricardo parlait d’Isabella, parce qu’Antonio en avait parlé avant, et avait décidé qu’il leur FALLAIT une danse. Antonio avait espéré que sa mère et son fils occupent la tante et les cousines, le temps que lui danse avec la jeune femme.

Mais non. Il se retrouvait à côté de la cousine de Isabella… a qui il n’avait pas proposé une danse, il ne fallait pas abuser, pendant que son frère dansait avec Isabella … et que sa mère, ainsi que la tante de la jeune femme, regardent la danse. Il fulminait encore. Il avait caché les papiers dans ses poches, à l’instar du journal en partant de chez la jeune femme des jours plus tôt.

Ricardo était un bon danseur, et nul doute qu’il avait parlé et mis à l’aise la jeune femme très simplement. Antonio était agacé, pas qu’il puise avoir des vues sur elle, non… C’est juste que s’il n’avait pas le temps de lui parler, pourquoi venir ? Il observait une plante alors qu’un mot percuta son esprit.

Fiore. Les fleurs. Dans ce qu’il avait traduit, la personne parlait du fait que son enfant sera forcément une délicate et admirable fleur, vivant dans l’adversité. Sans avoir tout lu, il savait que la femme qui avait écrit les premières pages aimait la jeune femme. Elle l’aimait de tout son cœur. Il fit un geste de la tête à sa mère. Elle savait ce que cela signifiait … son fils allait disparaître dans les méandres de la villa. Il trouverait bien un coin calme.

Il le trouva. Le balcon de service. Il s’assit contre le balcon et reprit les feuilles à la lumière d’une bougie. Il était visible depuis la piste de danse. Sa mère le remarqua d’ailleurs et lui fit un signe de la main. Mouais. N’empêche qu’il voulait parler avec Isabella et il se retrouvait à jouer les chaperons pour son frère… Il se pencha à nouveau, se désintéressant des feuilles qu’il rangea pour observer sa mère … en train de dire certainement toutes les qualités de son ainé à Isabella dans l’ordre alphabétique ! Il en rit. Jetant un regard à la jeune femme. Il fit un nouveau rire. La pauvre. Il aurait peut-être dû la sauver de sa mère … Il entendit le rire de sa mère ... La tante d'Isabella avait-elle fait une blague drôle ? Il en doutait vue le visage fermé de son ainé....

Puis, d'un coup, son ainé relava les yeux vers lui aussi ... et Antonio pouvait y lire un clair, mais intense, "Toi. Tu es mort". Il se baissa dans les ombres. Oupsie.



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Ven 8 Juil - 22:29

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

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« Je ne cherche pas réellement, je le fais pour ma mère. » Elle ne savait pas pourquoi, mais de toute la conversation qu’ils aient eue ce jour-là, c’était la phrase qui était restée ancrée dans son cerveau. Elle lui avait confié le carnet comme elle lui aurait confié une partie de son âme. Elle se sentait à la fois totalement à sa merci, et à la fois rassurée de savoir celui-ci en sa possession. Pourquoi ? Elle n’aurait su le dire. Elle ne chercherait même pas, en fait. Une intuition, aurait-on pu dire. L’instinct féminin. Ou peut-être la plus grande des naïvetés ? Il avait promis. Les gentlemen n’avaient qu’une parole.

- Non. Non. Pas celle-là non plus.

Passant une main lasse dans sa crinière encore indomptée, elle regardait sa camériste lui présenter différentes tenues possibles pour le bal de ce soir. Elle poussa un soupir, resserrant sa robe de chambre autour d’elle. Isabella n’avait absolument aucune envie d’aller à un bal, avec sa musique trop forte et son interminable ribambelle de prétendants avec lesquels danser. Rien que d’y penser, elle en avait déjà mal aux pieds. Mais cette soirée n’était pas une soirée comme les autres. Elle n’y allait pas pour danser. Elle n’y allait pas pour séduire ou être séduite. Elle y allait pour savoir. Elle y allait parce qu’il lui avait promis.

Son choix se porta finalement sur une robe en taffetas de soie bleu nuit à la taille haute ceinturée, et rehaussée d’une élégante et sobre parure en rivière de saphirs. Elle espérait qu’il comprendrait le clin d’œil dans le choix de la couleur. Un léger sourire étira ses lèvres. Sa femme de chambre la regarda d’un air amusé, se demandant ce qui avait pu lui traverser l’esprit. Il était assez rare de voir sa maîtresse sourire en ces lieux. Et pourtant, elle était si jolie. D’humeur enjouée, Isabella lui donna carte blanche pour sa coiffure, ce qui lui valut une complexe tresse bohème retombant sur une épaule et piquée d’épingles florales, pour être dans le thème de la soirée.

Lorsqu’elle atteignit le hall, sa tante lui adressa un regard parfaitement satisfait. Ornella arriva à son tour, resplendissante dans une robe vert émeraude. Sa cousine et elle étaient physiquement aux antipodes. Là où Isabella était grande, plutôt élancée, châtain aux yeux marrons, Ornella était plutôt petite, désormais superbement plantureuse, et aux yeux verts. Leur seul trait commun, cette crinière châtain bouclée apparemment propre à leur famille. A les voir toutes les deux, là, côte à côte, les yeux de la tante Harriett brillèrent d’émotion. Elle était convaincue de n’avoir aucun mal à caser ses deux protégées.

- La baronne Albemare, lady Isabella Cunningham et lady Ornella Albemare.

Comme une impression de déjà-vu, ne pût s’empêcher de penser Isabella. A peine eurent-elles le temps de saluer leurs hôtes que la baronne fût alpaguée par nulle autre que la duchesse de Colorshire en personne. La jeune brune manqua de s’écrouler de rire en voyant sa tante s’étrangler que la duchesse s’adresse directement à elle. Ornella, tremblant comme une feuille, s’empressa de plonger dans une révérence exagérée. Quant à Isabella, encore intérieurement hilare, elle se mordit la lèvre en exécutant une courte révérence accompagnée du traditionnel « Votre Grâce ». Il n’y avait pas à dire, sa présence tombait à pic. Cela voulait dire que lord Brownson était dans les parages.

- Lady Albemare. Lady Isabella, vous connaissez pour sûr mon fils le comte de Rosaland.
- Lord Rosaland, répondit poliment la jeune femme.

Intérieurement, Isabella roula des yeux. Zut, ce n’était pas le bon Brownson. Se décalant d’un pas, elle vit ce dernier apparaître derrière l’imposante silhouette de son frère et celle plus frêle de sa mère, mais de l’autre côté d’Ornella. Avant même qu’elle ne pût espérer faire un geste en sa direction, ce dernier s’éclipsa. Face à elle, déjà le comte avait quant à lui pris la parole pour entreprendre de lui faire la conversation. Sans plus de cérémonie, il s’était empressé de s’emparer de son carnet de danse et d’y occuper la première place. La jeune femme ne pût que le remercier, comme l’exigeait l’étiquette. Au vu de l’ordre de préséance et de leurs rangs respectifs, elle n’avait de toute façon pas le loisir de le lui refuser.

- Lord Rosaland, permettez que je vous présente à mon tour ma très chère cousine et sœur de cœur, lady Ornella Albemare.

Elle était fière d’elle-même. Par cette habile manœuvre, elle venait de forcer le comte à faire un minimum la conversation avec sa cousine. Sa tante, quant à elle, était en grande discussion avec la duchesse. S’il y avait une opportunité à saisir, c’est maintenant ou jamais. La jeune femme se faufila à travers la foule et vint se planter devant celui qu’elle cherchait.

- Lord Brownson, se présenta-t-elle en bonne et due forme.

- Sauvez-moi, lui souffla-t-elle en lui tendant son carnet de bal et son crayon du plus rapidement qu’elle pouvait. Hâtez-vous de me bloquer quelques danses, je vous prie. Trois, ce sera bien. N’oubliez pas, pas à la suite.

Une fois qu’il eût fini de griffonner, Isabella referma le carton sans prendre la peine de vérifier ce qu’il avait inscrit, et le pressa aussitôt.

- Alors ?
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Ven 8 Juil - 23:12

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

Crédit : Wiisemary.
Allons. Allons. Ricardo rejetait à nouveau un regard noir vers son frère pendant qu’il était revenu vers le plancher des vaches. Antonio fit un large sourire, tout d’adorabilité, un dernier enfant d’une fratrie était forcément le plus aimé n’est-ce pas ? Il sourit à son frère, et on pouvait presque voir l’auréole au-dessus de sa tête. Hop hop, il se ferait pardonner avec plein d’amour. Et un livre ou deux. Bon… Ricardo lui jettera tout de même ce regard noir une fois ou dix mais bon… Cela passera, il n’en doutait pas.

S’approchant donc, encore dans l’ombre mais sans être au milieu de la piste de danse, ça lui ferait mal… Quand l’étrange petite femme arriva vers lui, oui parce qu’Antonio avait compris depuis le temps que cette femme était, un brin, plus folle que la norme, il eut un sourire franc.

- Lady Cunningham, vous m’avez manqué, dit-il.

Il entendit un glapissement de sa mère quand elle l’entendit ainsi parler. Il avait déjà noté trois danses. Encore une règle bidon. Pas plus de trois danses, pas à la suite, pas trop serré … C’était quoi toutes ses règles à la con. Il fit une grimace alors que sa mère lui lançait un regard aussi noir que celui de Ricardo. Sa famille arrivait à supporter les grimaces d’Antonio, et ils arrivaient aussi à décrire les grimaces selon son humeur, et inversement. Là, il était agacé par les règles.

- Allons faire notre première danse, Ma Lady, dit-il en faisant une révérence vers la jeune femme.

Il entendit un nouveau glapissement de la part de sa mère. Oui… il lui fallait faire un sourire aux autres femmes, courtoisie tout ça. Heureusement pour lui, Ricardo prit les devants, se mettant au milieu. D’un côté, il y avait la jeune femme et lui. Au milieu, un grand gaillard, trop grand. Et de l’autre, il y avait une tante, une mère et une cousine qui pouvaient bien penser ce qu’elles veuillent de lui. Il y avait une valse. Une valse c’était parfait pour parler qu’avec la jeune femme. Pour s’occuper seulement de sa présence. Il fit un sourire alors qu’il s’était mis en position pour danser, la main contre sa hanche, l’autre dans la main de la jeune femme, il fit un large sourire.

- Nous allons pouvoir parler, dit-il en se penchant vers la jeune femme mais pas assez pour risquer son honneur, juste pour être « trop ». Il eu un sourire encore, je pense que votre tante et ma mère vont tombés dans les pommes si je continue à être aussi proche de vous.

Il se recula un peu mais à la limite à nouveau. Antonio, l’homme qui fricotait avec la bienséance. Son père aimait rire en disant qu’un jour, il allait se faire tuer lors d’un duel pour l’avoir ouvert. Oh. Possible. Bien que les duels soient interdits et d’une stupidité sans nom. Il commença la danse. Il avait les pas assurés, les mouvements gracieux. Bien plus que ses frères… encore une raison pour laquelle on préférait ses frères à lui. Un homme devait être virile, fort, dur, musclé, ce qu’il était en dessous de son apparence. Cependant, Antonio était aussi gracieux et délicat, il avait la peau lisse. Il était plus petit, bien qu’il dépassât sa mère d’une bonne tête.

- J’ai commencé le travail, pour votre voyage à Florence. J’ai trouvé pas moins d’une dizaine de pages. Et je dois dire que le travail original est vraiment poétique et incroyablement bon. Si cela ne vous dérange pas, plus tard, j’aimerais vous montrez ce que j’ai apporté.

Oui, il parlait en code. Après tout, en dansant tout le monde pouvait les entendre. Au loin, il remarquait sa mère qui ne le lachait pas des yeux. S’il avait l’habitude de danser dans les bals, c’était pour les services, non par envie. C’était peut-être la première fois qu’Antonio dansait réellement … mais là encore, il le faisait par obligation de connivence. Il sourit.

- je me demande si un jour j’aimerais danser, dit-il malgré lui, je veux dire j’aimerais danser avec quelqu’un qui voudrait danser, et toutes les danses, pas juste trois par-ci par-là. Je n’ai jamais compris pourquoi il était mal vu, même pour les couples mariés de danser toute la nuit des valses et des slows. L’amour devrait primer sur leur petit …

Il se tut d’un coup. Il se racla la gorge et posa un regard sur la jeune femme.

- Désolé. Vous n’aimez certainement pas mes manières, mais j’ai à redire sur les mœurs. Si mon frère vous intéresse, ce que ma mère et votre tante semblent désirer, il pense les mêmes choses que moi, bien qu’il arrive plus facilement à mentir.

Il lâcha la hanche de la jeune femme pour tapoter son cœur doucement. Il fit un sourire, encore. Il était espiègle et avait envie de se moquer de la jeune femme, un peu au moins. Il pouvait la taquiner non ? Pour le moment, il ne serait pas malin de parler à nouveau de leur projet… il faut bien mentir et sauver les apparences… puis, il y avait encore deux danses avec la jeune femme.



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Sam 9 Juil - 0:24

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


« Lady Cunningham, vous m’avez manqué. »

La duchesse glapit. Le cœur d’Isabella rata un battement. C’était le stress. Le stress de l’attente, le stress de savoir, enfin, même si tout n’était certainement pas encore traduit. C’était la seule explication plausible. Et puis elle sortait tout juste d’une interminable Mazurka avec le frère aîné, elle était probablement encore un peu essoufflée et en hyperventilation à cause de cela. La. Seule. Explication.

Alors qu’il lui proposait maintenant d’aller danser, Isabella se décida à jeter à un coup d’œil au carton. Elle commençait à comprendre qu’avec lui, elle pouvait s’attendre à tout, et surtout au pire. Elle scanna rapidement le document, et réalisa, à son très grand étonnement, qu’il avait joué le jeu. Il n’avait néanmoins sélectionné que des valses. Malin. S’agissant de danses fermées, où l’on n’avait pas besoin de changer de partenaire, il serait plus facile de discuter. Par la même occasion, elle réalisa que ledit frangin en avait profité pour lui-même se rajouter une deuxième danse dans la soirée avec elle. A ce rythme-là, elle allait passer la moitié de la soirée au bras d’un Brownson. Voilà qui risquait de faire jaser pour les jours à venir, d’autant que pour l’instant, personne d’autre que ces deux messieurs n’avait pu l’approcher pour lui demander une danse….

Antonio passa une main autour de sa taille, et son cœur rata un nouveau battement. C’était la faute à ces saletés de soirées. Elles lui donnaient des attaques d’angoisse et des crises de palpitation. Il y faisait toujours trop chaud, c’était bruyant, et toute cette lumière qui donnait la migraine…. Peut-être était-elle en train de devenir agoraphobe ? Pas. D’autre. Explication.

De sa main gauche, elle saisit la main posée à sa hanche et la guida jusqu’à son omoplate, la position de départ idoine pour une valse. Son cœur rata un troisième battement. Le glisser-déplacer le long de sa taille était probablement une très mauvaise idée. Statiques, ils attendaient que la musique démarre. Le jeune homme se pencha vers elle pour lui parler. Puis un quatrième. Mais que lui arrivait-il donc ?!  Fallait-il en vouloir à sa camériste, qui avait certainement trop serré son corset ? A ses hôtes pour avoir inexplicablement surchauffé la pièce ? Et le stress, ce stress qui la rongeait, ce besoin de savoir. Elle trépignait.

« Je pense que JE vais tomber dans les pommes si vous continuez à être aussi proche de moi », ne put-elle s’empêcher de penser. Bon, d’accord, c’était peut-être elle, le problème. Ou lui. Oui, certainement lui. Il recommençait à s’amuser à faire son possible pour la mettre à bout de nerf. Peut-être ne faisait-il pas exprès pour l’irriter. Mais son état naturel, à lui, lui mettait les nerfs à vif, à elle. C’était quand ils voulaient, pour l’orchestre.

Après un temps qui lui sembla interminable, la première note sonna enfin, et ils démarrèrent. Un pas en arrière, ramener la jambe, un pas en avant, se décaler. Lorsqu’il lui annonça qu’il avait amené pas moins de dix pages de traductions, Isabella pressa ses doigts dans sa paume de main en le gratifiant d’un sourire radieux. La boule de nerfs qu’elle était devenue sembla se dénouer lentement, se fluidifiant dans le mouvement de la valse jusqu’à se liquéfier totalement. De paquet de nœuds elle était devenue léger nuage. Elle opina du chef, lui faisant entendre qu’elle comprenait.

- Je vous remercie de vos recherches, Milord, elles me seront effectivement extrêmement précieuses.

Pour l’instant, elle ne pouvait en dire plus. Trop d’oreilles curieuses les entouraient. Il faudrait qu’ils trouvent un moment, à l’écart, pour qu’il puisse lui faire part plus précisément de ses découvertes. Antonio décida de changer de sujet de conversation, et Isabella jugea que c’était une bonne idée. Néanmoins, au sujet de conversation qu’il décida de choisir, la jeune femme se dit que ce n’était finalement peut-être pas une si bonne idée. Entraînée dans l’emprise de ses bras au milieu de couples qui lui jetaient des coups d’œil désapprobateurs, Isabella ne sût plus trop où se mettre.

Sur le fond, le fils Brownson avait entièrement raison. Peut-être serions-nous tous meilleurs dans un monde un peu moins régi par ces conventions si rigides. Un monde où l’on laisserait plus de place à l’amour. Un monde où on dénigrerait un peu moins son prochain parce qu’il était de naissance moins noble que la sienne. Un monde où hommes et femmes seraient plus libres d’aimer et de s’aimer. Mais tout cela relevait de l’utopie. Les femmes de l’aristocratie étaient élevées pour devenir des épouses et des mères. C’était bien la terreur qui rongeait au fond la pauvre Isabella. Son père la menaçait d’une misérable vie de paria, parce qu’il savait pertinemment que la jeune fille ne savait rien faire de ses deux mains. Oh, bien sûr, on avait tenté – en vain – de lui apprendre la broderie. Elle savait peindre, réciter de la poésie, jouer du clavecin et monter à cheval. En quoi ces compétences lui seraient-elles utiles s’il fallait demain qu’elle se trouve un travail pour obtenir une maigre pitance par ses propres moyens ? Ne lui resterait-il pas qu’à vendre son corps ? C’était une pensée odieuse et terrifiante, et une image qu’elle souhaitait chasser définitivement de son cerveau. C’était facile, pour lui, de parler de toutes ces choses. Quand ces messieurs se permettaient des discours aussi libertaires voire libertins, ils étaient des « penseurs libres », voire des « Casanova ». Si une femme disait la même chose, elle ne pouvait être que de petite vertu ou de mauvaise éducation.

Le coup de grâce fût la mention de son frère. « Si mon frère vous intéresse… ». Au motif que le comte était venu lui solliciter une danse, elle était « intéressée par lui » ? Était-ce donc là aussi ce qu’il pensait au fond de la gent féminine ? Que les domestiques étaient dignes d’être saluées, mais ces dames de la pairie toutes justes bonnes à se chercher un mari ?

Alors qu’il tentait un sourire à son endroit, le visage d’Isabella se referma, comme une huître, et sa posture se rigidifia. La brune se libéra de son emprise de son partenaire, sans même attendre la fin de leur danse, s'attirant par là-même quelques chuchotements désapprobateurs, et le salua froidement.

- Je vous prie de bien vouloir m’excuser, Milord, je suis fatiguée. J’ai besoin d’un rafraichissement.

Blessée dans le peu d'amour-propre qu'il lui restait, et ne voulant pas lui laisser l’opportunité d’essayer de proposer de la servir ni même simplement de lui parler, elle tourna les talons. Depuis la première fois qu’elle l’avait vu, il s'était comporté en dilettante, en esprit libre et rebelle, parce qu'il avait le luxe de pouvoir se le permettre. Comment avait-il pu ne serait-ce qu’imaginer qu’elle parviendrait à tolérer une telle attitude plus de quelques minutes ? Comment avait-elle pu être suffisamment idiote pour penser qu'un vieux carnet écrit dans une langue qu'elle ne connaissait pas contiendrait comme par miracle la réponse à tous ses problèmes ? Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec ce goujat.
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Sam 9 Juil - 11:23

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

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Qu’est ce … Il observait la jeune femme partir alors qu’il était au milieu de la piste de danse. Cette femme avait clairement quelque chose qui le rendait dingue. Complètement. Il fallait dire que voir son visage aussi près avait eu de quoi le fasciner. Le petit secret d’Antonio ? Bien qu’il connaisse les pratiques sexuelles, il avait trois grands frères, il n’avait jamais ressenti le besoin de connaître. Alors qu’il avait touché la jeune femme, il s’était demandé si son cœur battrait ainsi, dans une tout autre position. Il avait gardé la main de la jeune femme dans la sienne, et il avait l’impression que leur contact amplifié leurs battements de cœur. Était-ce le genre de sensation que l’on avait quand on voulait faire l’amour ? Il n’en savait rien et, loin de rougir, il préférait analyser la situation.

Ainsi, après leur danse, qui avait troublé la jeune femme autant que lui, il l’espérait, elle était partie simplement de la piste de danse et le laissa en plan. Il eu un sourire. Le sourire de canaille qui allait mieux aux jumeaux qu’à lui…mais bon. Il avait tout de même ce sourire de canaille alors que sa mère lui intimer d’aller demander pardon d’un regard appuyé. Oui. Nul doute que c’était sa faute si la jeune femme avait ressenti le besoin de prendre l’air. On pensait toujours que c’était sa faute.

Cela ne l’était pas.

Il n’était pas coupable de la délicatesse de ses interlocuteurs. Hommes comme femmes avaient la fâcheuse tendance à prendre mal des faits. Ainsi avançait-il vers elle, et le buffet d’un pas décidé… non pas à s’excuser comme les éclairs de colère de sa mère lui demandait, mais à comprendre pourquoi elle avait pris mal, un fait. Il la suivit jusqu’au rafraichissement. Si sa famille avait compris, logiquement, qu’il était coupable des manières de la jeune femme pendant la danse, ce n’était pas le cas du reste de la société. Il eu une grimace avant de décider du mensonge qu’il dirait pour que la jeune femme ne se retrouve pas dans les murmures.

- Je suis désolé, dit-il plus fort qu’à l’accoutume, je n’aurais pas dû vous dire que votre corset semblait de mauvaise facture. Il aurait été plus malin de ma part de vous demander si vous désiriez l’aide de la duchesse pour vous présenter sa couturière personnelle. Elle en serait ravie, j’ose le dire.

Il venait, se faisait, d’expliquer la situation à tout le monde qui écouter aux alentours … et il entendait déjà le murmure du téléphone arabe allant jusqu’à sa génitrice. Il venait de s’excuser, et la jeune femme devait comprendre que ce n’était pas pour ce mensonge… La vérité aurait été bien plus humiliante pour elle. On ne laissait pas un partenaire de danse, même si le quatrième fils d’un duc, seul sur la piste. Cela ne se faisait que rarement, et avec une preuve de goujaterie. Ce qu’il venait de donner sans la moindre hésitation, en mentant. Ce point cependant le fit grimacer, il n’aimait pas mentir. Il reprit plus bas, pour elle et lui, mais toujours dans les convenances que la jeune femme semblait tenir.

- Je suis réellement désolé de vous avoir blessé en parlant de mon frère. Sachez simplement que je ne parle pas de lui à toutes les femmes qui dansent avec moi. Vous êtes une femme charmante, gentille, et intrigante. Mon frère est un homme bon, drôle et juste. Loin de moi l’envie de croire que vous vous jetteriez sur lui, je voulais juste vous donner ma bénédiction si vous vouliez vous rapprochez de lui et apprendre à le connaître.

Il préférerait milles fois… Même plus … Un million six cent mille fois plus la jeune femme que la plupart des femmes se trouvant ici … Pour dire la vérité, Antonio préférait même la femme avec qui son frère avait eu une relation, des années auparavant, que la plupart des femmes de la noblesse. Isabella avait ce quelque chose qui faisait se poser des questions à Antonio… alors il ne doutait pas que ses frères, les trois, auraient la même réaction à leur rencontre avec la jeune femme. Il le pensait en tout cas.

- Me pardonneriez-vous alors ? demanda-t-il alors en se rapprochant à peine, Surtout que nous n’avons toujours pas fini le travail, n’est-ce pas ?

Après la traduction, certainement que la jeune femme, comme beaucoup, ne lui parlerait plus. Pas qu’il le désire, c’était juste un fait. La plupart des gens avait besoin de lui, bien qu’il soit le quatrième frère il était le plus intelligent, mais peu continuer à demander de ses nouvelles une fois l’aide obtenu. Il ne s’en formalisait pas. Souvent, il prenait la chose avec désinvolture et hausser les épaules. Pourtant, là, il n’avait pas envie que la jeune femme cesse de lui parler … Si elle devenait amie avec son frère, ou plus, au moins aurait-il la possibilité de la voir encore. Simple non ?

Antonio ne se posait même pas la question, une seconde, de savoir pourquoi il penser ce genre de chose. La jeune femme avait fait naître, par sa délicatesse et sa beauté, mais aussi avec sa susceptibilité -ce qui fait d’Antonio un être étrange- une envie de découverte qu’il ne connaissait normalement seulement pour les nouveaux pays.



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Sam 9 Juil - 13:19

Isabella Cunningham
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis aristocrate, fille unique du comte de Cunningham et je m'en sors pas trop mal, pour l'instant du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une bâtarde que mon père cherche à déshériter et qui dois absolument fuir le mariage aussi longtemps que possible.

Je viens de trouver un carnet qui pourrait m'en dire plus sur qui je suis. Mais pour mon plus grand malheur, il est en italien, une langue que je connais pas du tout.
En savoir plus.


Quoi ?! Non content de l’avoir suivie jusqu’aux rafraichissements, Antonio s’était lancé dans une diatribe qui avait achevé de piétiner ce qu’il restait de dignité à Isabella. Le sang de la jeune aristocrate ne fit qu’un tour.

Son corset ?! Sa bénédiction ?! Quoi ?! Si ça, c’étaient des excuses, elle était l’archevêque de Canterbury en personne ! Il aurait pu se contenter du seul : « Je suis réellement désolé de vous avoir blessée ». Mais non ! Il avait fallu qu’il élabore, et en rajoute, encore et encore. Chaque phrase était pire que la précédente. Et par-dessus le marché, utiliser sa toilette comme prétexte ! Une robe dont elle était si fière en plus…. S’il savait. D’ailleurs, même ça…. Qui plus était, elle était sûre de faire un titre d’un prochain Lady Whistledown, avec une sortie comme celle-là : « la toilette de l’héritière du comte de Cunningham tournée en ridicule par le benjamin du duc de Colorshire ». Merci la publicité. Elle pointa son éventail replié de façon accusatrice vers le jeune noble.

- Vous croyez que j’ai vraiment besoin de votre « bénédiction » pour… le choix de mes toilettes ? S’empourpra-t-elle, jouant le jeu pour tenter, a minima, de ne pas rajouter un esclandre à l’esclandre. Elle rouvrit l’éventail et battit l’air furieusement avec. Derrière la façade de son évidente et légitime colère, elle ressentait au fond une triste sensation de dépit.

- Je crois que la demoiselle souhaiterait que vous la laissiez en paix, Lord Brownson, s’interposa lord Aster, trop heureux de pouvoir ainsi jouer le rôle du chevalier servant. Il lui proposa son bras pour l’emmener plus loin, saisissant l’opportunité pour lui faire la conversation et lui extorquer une danse plus tard dans la soirée. Soulagée de pouvoir s’extraire de nouveau de cette situation, qui plus est par une galante intervention, Isabella ne rechigna même pas.

- Que vous arrive-t-il, lady Isabella ? s’immisça alors le comte de Rosaland, semblant apparaître de nulle part.
- Votre frère. Est-il toujours si…, gronda-t-elle, ignorant le regard noir que lord Aster jeta à celui qu’il considérait comme un intrus. Elle cherchait le mot approprié. Excessif ? Odieux ? Exaspérant ? Pédant ? Insupportable ?
- Permettez-moi de vous interrompre, lady Isabella. Je ne vous ferai pas l’affront de vous demander ce qu’il a encore fait. Permettez-moi, au nom de la gent masculine, de solennellement vous présenter mes plus sincères excuses pour ce qu’a pu vous dire ou faire mon frère.

C’était inattendu. Et très chevaleresque de sa part. Le petit regard en coin triomphant qu’il adressa à son frère à l’autre bout de la pièce lui échappa totalement.

- Je crois me souvenir que vous me deviez une deuxième danse, lady Isabella. Je n’ai fait que vous parler de moi pendant toute la première, et vous m’en voyez fort contrit. Je serai désolé que cela vous donne une piètre image de ma personne. Me permettriez-vous de racheter au moins l’un des membres de ma fratrie à vos yeux ? Demanda-t-il en lui tendant galamment la main.

De la galanterie, des politesses, des excuses. De la forme et de l’étiquette. Qu’y avait-il de mal à tout de même apprécier certains des codes de cette société ? Le regard de la jeune femme scruta furtivement l’assistance, comme si elle cherchait quelqu’un. Ou plutôt, à éviter quelqu’un. Elle lui répondit d’un aimable sourire et prit la main qui lui était tendue.

- Parlez-moi de vous, lady Isabella.
- Que vous dire, milord ? Probablement rien de plus que ce qu’ont déjà pu vous dire toutes ces demoiselles, ici présentes.  Je peins, évidemment. Je joue de trois instruments de musique différents, évidemment. Ne vous avisez pas d’essayer de me faire chanter. J’ai en cette matière le talent d’un chat que l’on étripe. Vous pourriez le regretter jusqu’à la fin de votre existence. Je lis, moins évidemment. Je suis une grande amoureuse de littérature, pas de romans pour jeunes filles, de la philosophie, principalement, et des ouvrages sur l’histoire de l’art. Tout ce qui concerne la renaissance italienne. Je tire à l’arc, je monte à cheval. Bla, bla, bla. Cela vous dresse-t-il de moi un portrait satisfaisant ?
- Vous a-t-on déjà dit que vous étiez une femme tout à fait singulière ?

« Singulière ». C’était un peu comme « spéciale », non ? Un terme délicat pour dire « bizarre » ou « folle à lier ». Que pouvait-il bien courir comme bruit sur son compte ? Une jeune femme élevée seule dans un foyer sans modèle féminin, avec un père à la réputation bien établie d’homme sévère. La voyait-on comme la princesse enfermée seule dans sa tour inaccessible ? Ou juste comme une étrangeté ? Cette question ne lui avait pas traversé l’esprit jusqu’alors. Bon, pour ce soir, en tout cas, elle savait quel bruit allait courir.
Cette saison, si elle ne la gâchait pas stupidement, était en réalité une opportunité et une chance. Ce serait à elle de se créer une image. Maintenir suffisamment de relationnel avec les uns et les autres pour ne pas se rendre détestable et au final, ininvitable. Et à l’inverse, se rendre suffisamment inaccessible pour ne pas prendre de risque. Un intéressant jeu d’équilibriste.

- Cette couleur vous va à ravir.
- Assortie à la couleur de vos yeux, milord ? S’amusa-t-elle, puis reprenant de plus belle. Distrayez-moi, milord. Combien de jeunes femmes sont déjà littéralement tombées en pâmoison devant vous depuis le début de cette saison ?

Pour toute réponse, le comte éclata de rire et roula des yeux.

- Trois ? Quatre ? Le pressa-t-elle en riant à son tour. Vraiment ?! Plus de quatre ?

Manifestement un peu gêné, il tenta un autre sujet.

- Accepteriez-vous de m’accompagner au parc, un jour de la semaine qui vient, à votre convenance ?

Isabella hésita un instant. « Si mon frère vous intéresse ». « Sa bénédiction ». Elle n’avait cure de ce qu’il pensait.

- J’en serais ravie, milord. Je ne manquerai pas d’en parler à ma tante.
- Laissez, je m’en charge, répliqua-t-il, accompagnant ses paroles d’un éclatant sourire. Je crois que votre tante m’apprécie, ajouta-t-il sur le ton de la confidence.

La musique touchant à sa fin, il la salua d’un baisemain sous les yeux de la tante Harriett qui les dévorait du regard, et il prit congé en direction de cette dernière. Un autre cavalier se présenta à elle. Cette fois, la jeune femme se laissa aller au jeu. Sachant ce qui l’attendait au bout du chemin, elle ne jouait pas pour gagner. Mais elle pouvait jouer pour le plaisir de jouer.
La saison ne faisait que commencer. Ce ne serait sûrement que la première d’une longue série, jusqu’à ce qu’on la décrète un jour « vieille fille » et qu’elle y revienne chaperonner d’autres jeunes gens. Aujourd’hui, c’était elle, la débutante. Elle était jeune, elle était belle. Ça, même son père ne pouvait pas le lui reprendre.

Il y avait sûrement une autre façon d’aborder le problème. Trouver un mari qui se moquait des titres, par exemple ? Cela réduisait très significativement la liste des candidats potentiels. Et puis, personne ne survivrait socialement un à tel scandale. Sauf quelqu’un qui se moquait de ce que l’on pouvait penser de lui ?

Le comte de Rosaland lui apparût soudain sous une toute nouvelle lumière. Et si elle s’était « trompée de frère » ? Si celui qui pouvait lui espérer une certaine rédemption n’était pas l’intolérable benjamin de la famille, mais le grand aîné ? Elle pourrait se faire passer pour la victime d’un père terrifiant et manipulateur ? Une pauvre jeune fille martyrisée, qui ne demandait qu’à être sauvée des griffes familiales ? ça avait un certain écho romanesque, c’était certain. Mais c’était surtout très faux. Non, il ne manquerait pas de faire savoir qu’il lui avait toujours tout dit, depuis le début… et quand on saurait qu’elle savait, même le plus amoureux des hommes la mépriserait de sa trahison et la jugerait abjecte.

Remerciant distraitement son partenaire, Isabella prit le chemin du jardin, pour s’aérer et souffler un peu, continuant à cheminer dans ses pensées. Elle trouva un banc de pierre, au calme, un peu à l’écart du brouhaha, mais toujours malgré tout, toujours à portée de vue des invités présents sur le balcon, en contremont. Ne pas prendre de risque. Eviter le scandale. Elle s’y posa, dos à la demeure, contemplant la façon dont les lumières des torches se réverbéraient sur la végétation du jardin.

La faible lueur d’espoir s’éteignit. « L’amour devrait primer ». Elle ressentit un pincement au cœur. Douce folie romanesque. Une autre pensée, toutefois, lui revint aussi à l’esprit. « Il pense les mêmes choses que moi. » Un homme de cet acabit se moquerait-il de ce qu’elle ne soit en réalité qu’une bâtarde ? Pour un futur duc de la pairie, elle n’y croyait pas vraiment.
Qui plus est, une part d’elle-même avait un ardent désir de savoir ce que disait ce fichu carnet. Qui était la personne mystère qui – peut-être – lui avait écrit. Une personne noble et bien éduquée ? Un bienfaiteur, peut-être ? Quelqu’un à même de la sortir de sa situation difficile ?

La jeune femme sentit sa présence avant même de le voir. Ou plutôt, telle un félin, elle avait humé son effluve dans la légère brise. Pitoyable.

- Je vous en conjure, laissez-moi en paix, soupira-t-elle, lasse.
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Sam 9 Juil - 14:02

Antonio G.
Brownson

J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis le 4émè fils du duc de Colorshire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

→ 4 ème fils du duc de Colorshire.
→ Le plus jeune après Ricardo (26 ans) et Charles et Louis (24 ans).
→ Il parle plusieurs langues, donc l'italien, le français, l'espagnol et le latin.
→ Il aime les aventures et voyager
→ Il ne cherche pas spécialement à se caser, sachant qu'il ne trouverais pas, ou peu, de femmes capables de supporter ses envies d'évasions.

Dans leur famille, rien de normal. Un père qui aime leur mère comme la prunelle de ses yeux, et qui n'hésite pas à expliquer à tous les pédants ce qu'il pense de la société. Si leur mère accepte cela, le père se fait souvent des ennemis face à l'idéologie des autres. Ici, bien que la mère souhaite les mariés, l'amour prime sur le reste et primera toujours.

Crédit : Wiisemary.
Bah. Il avait fait son taf. Il ne pouvait pas être différent de ce qu’il était. Il était lui. Voilà pourquoi sa mère évitait de lui proposer des potentielles épouses. Antonio était bien trop lui pour plaire à qui que ce soit … et même quand il essayait de bien faire, ça finissait toujours en eau de boudin. Comme maintenant. Il jeta un regard en l’air à l’apparition de Lord Aster. Il ne l’aimait pas. Antonio n’aimait pas grand monde dans cette société londonienne qu’il n’avait pas le choix de supporter. Le monde était-il tellement contre lui ? Il allait faire sa vie ailleurs, et les jeunes demoiselles en détresse linguistique pour aller voir ailleurs s’il y est.

Qu’il dit.

Entre ce qu’il disait et ce qu’il pensait, il y avait un monde. Toujours dans l’honnêteté une partie de son esprit cherchait tout de même à trouver la solution pour apaiser l’esprit de la jeune femme… mais pour ça, devait-il trouver pourquoi elle était ainsi … susceptible ? Il n’avait rien dit de mal. Il ne voyait rien de mal à lui dire qu’il avait envie qu’elle parle avec son frère. Heureusement, son ainé, bien plus diplomate que lui, était déjà en train de lui parler. Bien. Qu’il fasse les deux valses restantes avec elle alors, et qu’on ne lui demande plus rien.

Qu’il dit.

En vrai ça l’agaçait, même la présence de son frère l’agaçait prodigieusement. Isabella n’avait donc aucun désir d’évasion ? Elle n’avait pas envie d’être elle-même ? Devait-elle toujours donné l’impression d’être la pompeuse et obéissante fille de son père ? Non. Elle voulait avoir une aventure, de l’action dans sa vie, sinon elle n’aurait pas cherché à lire ce journal. Alors pourquoi ne pas l’admettre, et l’utiliser, lui, Antonio, au lieu de son frère. Ah oui. Parce que son frère, ses frères, auront toujours la primeur. Qui voudrait de celui qui n’était rien ? Le regard de son frère l’acheva. Il allait finir seul, vierge, et vivre bien mieux sa vie ailleurs que dans ce pays qu’il finissait par lui sortir par les yeux…peut-être que c’était cela en réalité, son destin ? Partir. Loin. Pour toujours. Il jeta un regard triste vers son frère. Parce qu’il avait dansé avec Isabella, certes, mais aussi parce qu’il avait une lame puissante dans son cœur. Personne ne l’aimerait, même si toutes ses réflexions étaient justifiées, vérifiables… Qu’avait-il de mal à vouloir aimer une femme et qu’elle se sente son égal ? Pourquoi ne pouvait-il pas parler de ce qu’il pensait à son interlocuteur sans risquer les foudres de l’enfer. Tout ça l’emmerder. Son frère l’emmerdait.

Il partit dans les jardins.

Sa mère avait eu son regard courroucé, et il n’avait pas envie d’en parler. La seule personne capable de le comprendre pleinement était son père. Père qui avait abandonné absolument et définitivement les repas mondains. Il comprenait pourquoi. Il partit faire un tour dans les jardins. Puis, il la vit sur le banc. Il sourit à sa phrase malgré lui.

- J’aimerais bien mais vous accaparez toutes mes pensées.

Et c’était la pure vérité. S’il pensait aussi à s’exiler dans un autre monde, définitivement, il pensait aussi à elle. C’était elle qui amenait son corps à ressentir de la chaleur, et l’envie d’expérimenter le sexe, et qui amenait son esprit à vouloir s’échapper. Il s’assit à côté d’elle.

- Pour ce que ça vaut, je suis vraiment désolée. J’essayais juste d’être honnête et gentil. Loin de moi l’envie d’être … ce que vous avez pu penser de moi… Je ne suis pas réellement doué avec les autres.

C’était la vérité la plus brute, qu’il lâcha dans un soupir. Il n’était pas doué avec les autres. Il ne les comprenait pas. Il avait eu l’impression de lui avoir dit des compliments pourtant. Il avait vraiment eu l’impression d’avoir dit quelque chose de gentil… bien que maintenant il n’avait plus aucune envie que son frère et elle soient ensemble…à croire que la bipolarité était contagieuse.

- Je vais vous laisser en paix. Je suis venu dans cette soirée pour vous uniquement, et je comprends que je ne suis pas la meilleure compagnie. Je vous donne juste celui-ci, et vous propose que je vienne vous rendre visite dans une semaine pour la suite.

Il lui tendit les papiers. Il avait écrit la traduction. Il y avait quelques notes de traduction. Comme pour un mot qui n’était utilisé que dans certaines régions d’Italie. Il avait laissé des ratures, mais en général, son écriture était droite, lisse. Il avait une belle écriture. Il avait aussi été le plus clair possible. Il attendit. Il ne savait pas si elle préférait lire et lui rendre les feuilles traduites, de peur que son père ne les trouve, ou s’il voulait qu’il les garde … ou juste avait-elle besoin d’une petite précision sur un mot.

Qu’il dit.

En réalité, il n’avait même pas envie de partir. Il avait envie de rester là. Pourquoi, alors que la jeune femme écrase tout ce qu’il était, qu’elle déteste ce qu’il pouvait dire ou faire même dans de bonnes attentions, avait-il envie de rester. Il devait être fou. Ouais. Il recula sa tête en arrière et attendit encore.

- Si vous avez des questions, ou besoin de précisions, j’attends et ensuite je partirais.

Et si la jeune femme ne l’arrêtait pas, ne lui disait pas de rester encore un peu, alors il n’en aurait rien à faire. Cela ne resterait pas dans son esprit. Il oublierait facilement cette soirée.

Qu’il dit.


May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
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