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LE TEMPS D'UN RP

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same."

Blume
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Univers fétiche : horreur, survival/apocalyptique
Préférence de jeu : Femme
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Blume
Mer 29 Juin - 16:43
Le contexte du RP
Mise en situation

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." Gdif

"De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles"
-Emily Brontë, Wuthering Heights (Les Hautes de Hurlevent)

ღღ

A Brantford, une petite ville paisible des Etats-Unis, deux adolescents mènent leur dernière année de lycée au North Shore High School, année importante qui précède l'entrée à l'université.

Juliet Schmitt a 17 ans, c'est une jeune fille calme et discrète qui ne fait jamais parler d'elle, dont à peine on ne remarque sa présence. Cependant, cette dernière entretient un rapport complexe avec son corps et son apparence, développant ainsi une forme d'anorexie de plus en plus alarmante.

Mathéo Sinclair a 18 ans, il est nouveau au lycée. Ce qu'on ignore de lui, c'est qu'il a subi une endoscopie suite à un cancer de l'estomac, ce qui a complètement chamboulé sa vie. Il ne souhaite pas qu'on apprenne ce qui lui est arrivé, désireux de reprendre un semblant de vie normale.

Tandis que Juliet se prive de manger et se fait vomir faute à un complexe obsessionnel, Mathéo lui ne peut pas manger comme il le voudrait et doit respecter d'importantes conditions sous peine que son corps rejette ses repas.

Au North Shore High School, les chemins des deux adolescents malades et déjà malmenés par la vie vont alors se croiser. Une rencontre pas comme les autres, riche en émotions...

ღღ

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 8dt0

"Car il y a des rencontres qui sauvent. Elles vous saisissent au corps, elles vous soulèvent du sol auquel vous êtes englué, elles vous font passer de la nuit à la lumière."
-Laurence Tardieu


Blume
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Blume
Mer 29 Juin - 16:43

Juliet
Schmitt

Juliet a 17 ans et vit à Brantford, aux Etats-Unis. Dans la vie, elle est lycéenne, et scolairement parlant, s'en sort moyennement, n'étant ni une mauvaise, ni une bonne élève. Elle se contente d'obtenir les moyennes un peu partout, en dépit d'un potentiel indéniable qu'elle n'exploite malheureusement pas, faute à un manque de confiance en elle.
Sinon, malgré elle, Juliet n'a pas beaucoup d'amis, et encore moins un petit-ami. C'est une jeune fille ayant une faible estime d'elle-même et souffrant d'anorexie.


"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 00a5c4f67ecc4f44c12b6bab3bcf6f7f

➝ Vit seule avec une mère constamment absente, cette dernière étant toujours occupée au cabinet d'avocats dans lequel elle travaille.
➝ Père absent depuis son enfance, dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles depuis.

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 55dfcadb58bf1678a32a517a13e8dd9444b01aa3
-Bonjour ma puce, tu es réveillée, installe-toi je prépare des crêpes.

D'un point de vu extérieur, c'était une matinée qui ne pouvait pas mieux commencer. Tu étais déjà habillée, coiffée et maquillée pour les cours et tu étais en avance. Et en plus de cela, ta génitrice portait dans ses mains un saladier rempli d'une mixture beige et pâteuse qu’elle remuait avec une spatule en bois, un sourire bienveillant flottant sur ses lèvres. Or, pour toi, c'était l’angoisse. Le stress te gagna promptement et ton cerveau cogita derechef à toute allure, en quête d’une excuse à fournir aussitôt. La première qui te vint fut celle que tu n'avais pas le temps, mais ta mère protesta aussitôt en dardant un furtif coup d’œil à sa montre, ornant son poignet droit, que tu n'avais pas de bile à te faire et que tu avais au moins cinq bonnes minutes devant toi pour avaler quelque chose. Tu aurais voulu insister en affirmant que tu n’avais pas faim, mais tu te ravisas. La présence de ta mère à la maison était vraiment rare, cette dernière étant toujours vaquée à ses occupations professionnelles. Elle travaillait en tant qu'avocate dans un cabinet et croulait toujours sous le travail. De ce fait, il était on ne peut plus rare que ta mère ait du temps à te consacrer ou soit tout simplement à la maison. Cela dit, tu n'en voulais pas à ta mère, elle faisait tout son possible pour subvenir à tes besoins et t'apporter tout le confort dont tu avais besoin. Tu avais grandi sans présence paternelle, ta mère l'ayant mis à la porte quand tu étais plus petite, lui ordonnant de ne plus jamais revenir. Et c’est ce qu’il avait fait. Ta mère t'avait expliqué que ce n'était pas un homme bien et tu avais compris, ne cherchant pas à poser davantage de questions. Il te fallait fournir des efforts considérables pour te remémorer son visage et ton enfance, comme si tu avais rangé ces souvenirs dans un tiroir en métal et que tu l'avais fermé à double tour.
Le peu de souvenirs qu'il te restait de lui, c’était sa violence, celle qu'il déployait envers ta mère, de ses mots tranchants comme des lames de rasoir, de l'odeur de cigarette, des vapeurs âpres s'échappant des bouteilles de rhum vide, du mélange de divers tabacs froids reposant dans un socle en verre à la maison. Il ne t'avait jamais apporté d’affection et d’attention, c'était à peine s'il te remarquait. Pour toi, le seul parent que tu avais toujours eu s'avérait être uniquement ta mère, si courageuse, déterminée et dynamique. Tu ne pouvais donc pas lui en vouloir de n'être jamais à la maison, elle se battait, pour toi, pour vous.
Alors tu ne parvins pas non plus à lui refuser ce déjeuner en tête à tête. C'était si rare que vous puissiez partager ce genre de moment, si simple, si anodin, mais si important pour vous deux. Tu fus obligée de lui accorder ce petit laps de temps précieux.
Cependant, quelques minutes plus tard, une fois que t'entendis le son du moteur démarrer et ensuite s'éloigner, tu te précipitas aux toilettes de l'étage. Rapidement, tu t'agenouillas devant la cuvette, cheveux noués, et tu t'enfonças les doigts dans le gosier, entamant des allées-venues à t'en arracher des larmes, cherchant les contractions de tes organes. C'était cauchemardesque, tu avais honte, mais tu étais obsédée par ton poids et tu ne pouvais supporter l'idée de garder ce trop-plein en toi, tu étais envahie d'une culpabilité qu'il fallait apaiser sans tarder, comme si un déjeuner à base de quelques crêpes et un jus de fruit allait avoir un impact considérable sur ton corps. Tu aimerais tant être normale, être comme les autres filles. Aussi jolie. Aussi fine. Manger, sans culpabiliser, sans t'en soucier, retrouver un équilibre, faire la paix avec ton corps, ne plus compter les calories et avoir autre chose en tête que la nourriture encore et toujours. La vérité c’était que tu étais fascinée par les os alors que tu devrais les avoir en horreur. Tu pesais tout ce que tu avalais, tu comptais, toi qui ne supportais pas les maths, voilà que les chiffres étaient devenus ta psychose. Seule une petite voix rationnelle dans ta tête te criait de faire attention. Ces derniers temps, c'était de pire en pire. Tu te réveillais avec des crampes parce que tu étais déshydratée. Tu avais souvent mal aux muscles et ne parvenais pas à réaliser une quelconque activité physique. Tu avais également constamment la tête qui tournait et tu peinais à garder ton attention en cours. Tu perdais de plus en plus tes cheveux, tes ongles se cassaient au moindre choc et tu te sentais souvent fatiguée. De plus, ta maigreur, dont tu ne te rendais même pas compte, était telle que tes os ressortaient avec arrogance, là, sous ta peau tendue à se rompre. Ta peau était de plus en plus pâle, d'une de ces pâleurs de malades, de ceux qui n’ont vu le soleil que dans leurs rêves. Ce teint balafre faisait ressortir ainsi avec aisance tes cernes bien trop marquées qui creusaient le dessous de tes yeux.
Une fois que t'eus atteint ton but, ayant régurgité le contenu de ton estomac, tu retiras tes doigts de leur fourreau moite et spongieux.
Tu n'osas pas, dans un premier temps, croiser ton regard dans la glace, envahie de ce sentiment de répugnance, de dégoût et de ton honte, envers toi-même. Tu réprimas ton envie de pleurer et te lava précautionneusement les dents, avant de te détacher les cheveux et oser enfin te regarder dans le miroir. Tu avais appliqué un peu de mascara et rosi légèrement tes joues avec du blush afin que tu puisses te trouver et paraître un peu jolie. Mais ce n’était pas assez. Tu ne seras jamais aussi jolie qu'Harper et ses copines au bahut. Surtout Harper, elle représentait à elle seule le cliché de la belle blonde des teen movie, avec son visage symétrique, sa chevelure soyeuse, sa manucure parfaite et son teint de poupée. Elle était toujours parfaitement maquillée, sans jamais un résidu de mascara imprimé sur les paupières, parlait d'une voix cristalline et entortillait régulièrement une mèche de cheveux autour d'un doigt. Elle arborait des habits plutôt sages mais féminins au possible, jonglant entre jupes patineuses, bottines à talons et décolletés hésitants, ce qui la rendait indéniablement irrésistible aux yeux de la gente masculine. Avec ses amies toutes aussi charmantes les unes que les autres, si tu devais les ranger dans une catégorie sociale, tu les placerais sans problème dans « ultra-populaire ». Tandis que toi à côté tu étais complètement invisible, et à leurs yeux encore plus, elles ne t'avaient jamais remarquée ni-même adressé la parole hélas. Malheureusement, tu n'étais pas aussi gracieuse qu’elles et ne portais pas des vêtements aussi flatteurs. Il faut dire que tu n’avais pas aussi bon goût en terme de fringues, en dépit de tes efforts, et tu n’oserais jamais te vêtir en robe ou jupe, de crainte de paraître ridicule. Alors la plupart du temps, comme aujourd’hui, tu portais un jean noir, couleur qui « amincissait », un tee-shirt blanc simple rentré dans ton jean et des baskets blanches basses.
Tu cessas de t'attarder dans la salle de bain et descendis dans le hall te munir d'une large veste noire et de ton sac de cours. L’écran de ton téléphone affichait en gros caractères 7h43 et tu ne perdis pas davantage de temps, sortant de chez toi en refermant la porte derrière toi à clefs, avant d'entamer ta marche jusqu'au lycée. Tu ne t'alarmais pas de l’heure, car tu avais la chance d'habiter à dix minutes du lycée, ce qui représentait un avantage plutôt appréciable.
Dehors, le temps était doux, il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid, et un léger vent soufflait. Le temps était propice à la saison automnale, avec ses feuilles marron criant à l’agonie, ses arbres secoués par un vent nouveau, ce ciel jadis brûlant et lumineux tronquant sa robe pour une autre, signant le deuil de l’été.
Tête baissée et regard rivé au sol, tu traversas d'une vive allure le quartier - que t'abhorrais d'ailleurs, tout particulièrement étant donné que c'était le genre d'endroit propre aux commérages et autres idioties de ménagères ennuyées - et après avoir traversé quelques ruelles, gagnas bientôt l'immense bâtisse qui n'était autre que le lycée.
Toujours tête baissée, tu fonças dans la cohue d'adolescents pour te frayer un chemin et pénétras à l'intérieur du lycée. La première sonnerie n’ayant pas encore sonné, tous les lycéens conversaient dans le hall et le grand couloir principal, lequel abritait tous les casiers. Tu t'avanças alors jusqu'au tien, troquant quelques cahiers et manuels de ton sac contre d’autres en fonction de tes matières de la journée.

-Salut Ju' ! Encore merci pour la dissert' hier, j’étais en panne d’inspi', mais comme d’hab' je peux toujours compter sur toi.

C'était Katy, une des seules personnes qui daignait t'adresser la parole au lycée et avec qui tu avais quelques cours en commun. Tu l'aimais bien, elle était gentille et plutôt rigolote, même si les seules fois qu'elle t'envoyait un texto en dehors des cours c'était pour que tu lui envoies un devoir comme hier. Mais tu ne lui en tenais pas rigueur, c'était peut-être la seule amie que tu avais.
Elle avait des cheveux noir ébène coupés au carré comme Cléopâtre, une peau laiteuse, des yeux gris et un petit nez retroussé. Elle portait des grosses Dr. Martens, une jupe noire qui lui arrivait à mi-mollet, un piercing sur l'arcade sourcilière, et on pouvait apercevoir son tatouage sous forme de serpent qui dépassait de sa chaussure droite.

-Pas de souci, on mange ensemble ce midi ? tu t'enquis, un sourire aux lèvres, pleine d’espoir.

-Ça ne va pas être possible, grimaça-t-elle d’un air faussement peiné. Je mange avec Peter ce midi.

Peter était son nouveau copain avec qui elle passait désormais tous ses temps de pause avec, ainsi qu'en dehors des cours. C'était un sportif du lycée, plutôt populaire, mais gentil. Néanmoins, cela te désolait de te retrouver seule à chaque repas du midi, il fallait avouer que ce n'était pas une partie de plaisir de manger sans compagnie, tandis que tout le monde mangeait avec ses amis. T'avais l'impression d'être la risée, et c’était toujours une source d’angoisse. Alors la plupart du temps tu ne mangeais pas, ce qui t'arrangeait d’une certaine manière.

-Oh, je vois. Une prochaine fois alors, répliquas-tu, sans parvenir à réellement dissimuler la pointe de déception dans ta voix.

La sonnerie retentit et vous vous saluèrent prestement avant de gagner respectivement vos salles de classe. Tu avais cours de biologie et n'étais pas enjouée à l'idée de passer deux heures sur une chaise à écouter un vieux décrépit déblatérer un flot discontinu de propos lassants et inintéressants.
Tu t'installas malgré toi dans la salle, optant pour un bureau près de la rangée des fenêtres, et sortis l'essentiel, avant d’appuyer ton visage contre la paume de ta main, le coude appuyé sur la table, le regard éteint, déjà dans tes songes.
Clionestra
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Clionestra
Mer 29 Juin - 20:06

Mathéo
Sinclair

J'ai 18 ans et je vis à Brantford, USA. Dans la vie, je suis au lycée et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." Tumblr_p8bs929uoP1s9ctu8o1_500
→ Après une endoscopie, il apprends qu'il a un cancer. Il subit une ablation de son estomac, complètement.
→ Il a passé plusieurs mois dans le coma.
→ Son père a divorcé de sa mère pendant le coma et ne lui parle plus. Mathéo ne sait même pas s'il sait qu'il est sorti du coma et de rééducation.
→ Il a redoublé la dernière année, mais il ne dit pas pourquoi. Il a toujours été un élève moyen.
→ Il doit manger en petite quantité, pas trop vite, pas avec de l'eau, sinon il vomit.
→Il a interdiction de fumer, de boire d l'alcool, des boissons gazeuses ou du chewing-gum.
→ Mathéo est gentil, altruiste, à l'écoute, et il essaie toujours de se mettre à la place des autres.


Des papillons dans le ventre. Voilà ce que ressentait Mathéo. Pourtant, rien de romantique à cela. Les papillons étaient comme de multiples grenades se mouvant à l’intérieur de son corps. Si les papillons se posent, se gonflent, remuent encore, alors il savait qu’il rendrait le demi croissant avaler à l’instant. Sa main sur son ventre, il essayait de respirer doucement, lentement, calmement. Vérifiant encore une fois la composition du croisant industriel qu’il avait avalé. De l’œuf. Il pesta alors que sa mère apparu dans le salon. Elle ne disait rien. Observant son fils en train de se plier pour faire passer une douleur qu’elle ne pouvait pas comprendre. Mathéo respirait doucement.

Le Yoga de l’intestin.

Voilà comment il appelait ses séances de respiration intense et son massage contre son ventre. Après qu’on lui est totalement enlever l’estomac, l’intestin avait prit le travail. Et pour ceux qui s’en doutent, l’intestin effectuait un travail médiocre. Mathéo n’arrivait même pas à en vouloir à son corps. Normalement, il devrait avoir des poches externes, relié à l’intérieur de lui. Il était déjà chanceux que son corps s’était adapté ainsi. Il observa l’autre moitié de son croisant. Il n’avait aucune envie de gaspiller, mais il savait qu’il ne pourrait pas le manger.

- Tu es sûr que tu veux retourner en classe, mon grand ?

La question avait été posé mainte fois depuis qu’on lui avait retirer les poches gastriques. Avait-il vraiment envie de retourner en cours alors que son corps risquait d’exploser à la moindre contrariété gastronomique ? Il y pensait souvent, mais il avait besoin de vivre. Après son opération, ses mois dans le coma, et sa rééducation, il avait besoin de faire semblant que tout aller bien. D’être un adolescent normal. Les papillons se calmèrent doucement après un nouvel effort de respiration.

- Tout va bien se passer maman. Au pire, je ne mangerais rien durant les cours.
- Et pour le sport ?, reprit-elle en arquant un sourcil.

Mathéo avait déjà eu cette discussion avec sa mère… Trois fois exactement depuis deux jours. Sa rentrée à l’école approché et sa mère était de plus inquiète. Le sport ? Il n’avait pas le choix d’en faire. S’il continuait à être dans cet état sans faire le minimum pour ses muscles, il allait craquer. Ainsi, sans être musclé à outrance, il avait de bonnes jambes, des abdos qui l’aidaient à supporter la douleur de son ventre et des bras forts. Encore une fois, rien qui ne pourrait le faire rentrer dans l’équipe de rugby. Sport dont il n’avait, d’ailleurs, pas le droit de pratiquer. Tous les sports dit « violent » était bannis. Pas de sport de combat, pas de sport d’équipe avec plaquage, pas de sport ou il ne pouvait pas prendre des pauses souvent. Il n’était donc bon pour aucune discipline. Bien qu’il adorait le basketball, avant son opération. Il ne pouvait plus en faire.

- Pour le sport, je ne ferais que les cours, rien de plus et je ferais très très très attention à moi.

Normalement, il y avait peu de risque pour qu’un sport simple, comme la course, lui fasse exploser son intestin …mais la chaleur, plus le fait d’avoir mangé avant, plus le stress, ça faisait des mélanges dangereux à l’intérieur de lui… Il l’avait appris à ses dépens. Quand son corps avait besoin de rejeter ce qu’il ressentait, d’expulsait les papillons, qu’importe qu’il eût une demi-banane et un verre de lait en digestion, il vomissait tout… Quand il avait son intestin vide, le vomissement était encore plus douloureux… Il devait jongler entre tout ça pour survivre. Mais il allait y arriver. Il le devait.

Après avoir rassurer sa mère, pour la quatrième fois, ils finirent en voiture. Il était habillé le plus simplement du monde, jean bleu foncé, t-shirt noir. Il ne risquerait pas qu’on puisse voir, à travers son haut, les cicatrices, pourtant petites, sur son ventre. Arrivant devant l’entrée de l’école à l’heure. Devait-il commencé à stresser maintenant ? La panique ne pourrait pas l’aider, ainsi il mit à nouveau sa main sur son ventre pour le masser. Il savait qu’un œil extérieur aurait l’impression de voir le même geste que faisait une femme enceinte sur son ventre arrondi, mais il en avait cure. Les massages et la respiration avaient fait leur preuve. Il respira à nouveau avant de dire au revoir à sa mère et de rentrer dans le lycée. Il fit en sorte de rester éloigner de tout le monde, la main sur son ventre encore, comme une habitude qui n’arrivait pas à passer. Il se disait que rien n’allait faire exploser les points à l’intérieur de lui. Que depuis, c’était aussi dur que du roc, et qu’il ne risquait rien… Cependant, il avait passé les deux dernières années à craindre de mourir en toussant, en respirant ou en baillant, il n’arrivait pas encore à s’enlever cette angoisse.

On lui présenta son planning, on lui montra rapidement les lieux, la secrétaire avait ajouté que personne, pas même les professeurs sauf celui de sport, savait pour lui. Comme il l’avait demandé. Il ne voulait pas voir de la pitié ou de la compassion sur le visage des gens. Normal. Il voulait être normal. On le laissa devant la porte d’une salle de classe. Il vérifie son planning. Biologie ? Il respirait encore, inspirait, expirait, calmant ses nerfs et son angoisse. Ce n’était pas écrit sur son front qu’il était passé à deux doigts de la mort. On le prendrait pour un redoublant, un idiot qui n’a pas réussi à passer à l’année supérieur… On ne serait pas la vérité. Il toqua et se présenta au professeur une fois arrivé. Le professeur ne lui fit pas le coup du « Présentes-toi devant la classe ». Il le remerciait silencieusement alors qu’il dit d’aller se trouver une place.

Laissant son regard analyser ses possibilités, son regard s’attardant sur une jeune femme. Maigre. Trop. Et il se revit dans son propre miroir après son ablation de l’estomac et sa sortie du coma. Avait-elle la même maladie que lui ? Avait-elle eu la même chose que lui ? Le proviseur lui aurait dit non ? Il n’en savait rien. Il s’approcha d’elle et se racla la gorge.

- Mhh, Bonjour, est-ce que la place est libre ? dit-il en montrant la place à côté de la jeune femme, comme si cela n’était pas évident, je suis nouveau ici, je ne sais pas si tout le monde est déjà arrivé et ou je peux m’assoir.

Il l’observait un peu mieux. Il regardait son maquillage, qui cachait sa pâleur. Il regardait ses cheveux. Il avait une impression dérangeante. L’impression qu’une donnée évidente aux yeux de tous lui manquaient pour comprendre quelque chose. On disait que l’opération et son cancer n’avaient pas atteint son intellect mais parfois il se sentait bien bête. Instinctivement, il porta sa main sur son ventre et le frotta. Foutue habitude.

- Je m'appelle Mathéo.


May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
ANAPHORE

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Blume
Jeu 30 Juin - 16:10

Juliet
Schmitt

Juliet a 17 ans et vit à Brantford, aux Etats-Unis. Dans la vie, elle est lycéenne, et scolairement parlant, s'en sort moyennement bien, n'étant ni mauvaise, ni bonne élève. Elle se contente d'obtenir les moyennes un peu partout, en dépit d'un potentiel indéniable qu'elle n'exploite malheureusement pas, faute à un manque de confiance en elle.
Sinon, malgré elle, Juliet n'a pas beaucoup d'amis, et encore moins un petit-ami. C'est une jeune fille ayant une faible estime d'elle-même et souffrant d'anorexie.


"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 00a5c4f67ecc4f44c12b6bab3bcf6f7f

➝ Vit seule avec une mère constamment absente, cette dernière étant toujours occupée au cabinet d'avocats dans lequel elle travaille.
➝ Père absent depuis son enfance, dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles depuis.

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 55dfcadb58bf1678a32a517a13e8dd9444b01aa3
Un bruit de talons familier t'extirpa de tes pensées. Harper et Sharon faisaient leur entrée dans la classe, leurs bras joints, un rire cristallin s'échappant de leurs lèvres colorées, tandis qu'elles semblaient animées par une conversation visiblement palpitante. Tu les observas s'installer à quelques tables de la tienne, ne pouvant t'empêcher de penser à quel point tu aimerais leur ressembler. Elles représentaient tout ce dont tu aimerais être. La minceur, la beauté, la popularité et la confiance en soi. Sharon, contrairement à Harper, était dotée d'une longue chevelure brune naturellement ondulée qui encadrait à la perfection son doux visage en forme de cœur. Elle avait les yeux d'un bleu clair limpide, qu'elle mettaient souvent en valeur en appliquant du ricil et de l'ombre à paupières noir. Mais comme sa meilleure amie, elle avait également une silhouette gracile et bien proportionnée, dont des jambes longues et galbées.
Tu émis un soupir, profondément envieuse. Tu ne pouvais jamais t'empêcher de zieuter les autres filles à la dérobée. Rien de pervers là dedans, mais tu calculais, encore et toujours, tentant de trouver les mensurations de chacune. 34 ? 36 ? 38 ? Tu ne pouvais t'empêcher de te comparer. Tu cherchais dans leurs morphologies celle qui te correspondait. Tu avais besoin de savoir ce que ça faisait d'avoir ton corps à travers le regard d'une autre. Elles devenaient ainsi tes propres miroirs.
Est-ce qu'Harper et Sharon réalisaient autant de sacrifices que toi pour être minces et jolies ? Se privaient-elles de manger les repas trop sucrés, trop caloriques, trop gras ? Vérifiaient-elles les compositions de chaque aliment ? Sautaient-elles parfois les repas ? Se faisaient-elles vomir quand la culpabilité d'avoir mangé tel ou tel aliment les pesait tellement au moins que cela en devienne insoutenable ?
Se rendraient-elles compte un jour des efforts que tu déployais pour leur ressembler et être comme elles ?
Non, personne ne savait ta souffrance parfaitement étouffée. Tu ne parlerais jamais de toi-même, ton corps le faisait à ta place. Il criait je meurs, vous voyez, je meurs dans mon coin, indifférent, désinvolte, il criait je vais revenir aux origines, je vais m'éclipser, je suis un météore qui aura traversé vos vies et que vous finirez par oublier, quand je serai partie.

-Mhh, Bonjour, est-ce que la place est libre ?

Tu revins brusquement sur Terre, quittant tes pensées nocives et malheureuses. Il te fallut quelques secondes pour réaliser que le jeune homme dont tu ne reconnaissais pas le visage, te parlait bel et bien à toi. Tu parus alors décontenancée et demeuras quelques secondes silencieuse sous l'effort de la surprise. Personne ne t'adressait jamais la parole. Hormis Katy ou un ou deux camarades de classe de temps à autre, et la plupart du temps dans le cadre d'un travail de groupe qui plus est. Tu étais tellement habituée à te fondre dans le décor ou à être invisible aux yeux d'autrui, comme si Harry Potter t'avait revêtue de sa cape magique, qu'il fallut à ton cerveau un temps d'adaptation. De plus, il était mignon. Les garçons mignons ne te regardaient jamais. Ils n'avaient d'yeux que pour Harper et Sharon ou les filles comme elles. Alors tu piquas un fard, tandis que le jeune homme expliqua qu'il était nouveau et qu'il ne savait pas où s'asseoir. Il t'observait et tu fus persuadée qu'il pensait que tu étais bizarre, et qu'il aurait mieux fait de s'asseoir ailleurs. C'était plus fort que toi, quoique tu fasses, tu te trouvais toujours ridicule, pathétique et moins bien que les autres.

-Salut, euh...oui, oui, bien sûr, tu peux t'asseoir, la place est libre, je n'attends personne, parvins-tu finalement à répondre, ton trouble transperçant le ton de ta voix, tandis que tu te pressas d'ôter ton sac posé sur la chaise à côté et de décaler de ton côté tes affaires qui s'étalaient sur toute la table.

Bien sûr que tu n'attendais personne. Tu n'avais personne à attendre. Seule Katy habituellement s'installait parfois à côté de toi lorsque vous aviez des cours en commun. Or, maintenant qu'il y avait Peter, même cela devenait de moins en moins fréquent.
Tu relevas alors le regard, toujours aussi gênée, et le vis se frotter le ventre. Ton regard s'attarda quelques secondes sur son geste, et tu pensas qu'il avait peut-être faim. A moins qu'il avait mal au ventre. Peut-être était-il stressé ? Après tout, il était nouveau dans un grand lycée et  ne connaissait personne. A sa place, tu serais morte de trouille.

-Moi c'est Juliet, te présentas-tu lorsqu'il te donna son nom : Mathéo.

Mais il était évident qu'il ne s'en rappellera pas. Sans doute ne t'adressera t-il plus la parole après ce cours. Entre temps, il aura fait la connaissance de personnes plus intéressantes que toi et se sera fait des amis. Ce que tu lui souhaitais, bien entendu. Une certaine bienveillance et gentillesse émanaient de lui. Il ne dégageait pas de mauvaises ondes. Tu pouvais te tromper bien sûr, mais tu semblais pourtant convaincue de ton intuition.

-Tu peux suivre les cours sur mon cahier si tu veux, lui proposas-tu d'une voix que tu aurais vu calme et posée mais qui s'avérait davantage être hésitante et intimidée. Vu que tu n'as pas les leçons des cours précédents...Mr Jackson parle beaucoup et tu risques d'être vite perdu au début, alors, euh...bah n'hésite pas à lire mes notes si tu ne comprends pas.

T'étais un peu stressée malgré toi, tu n'osais pas le regarder et te triturais les doigts.
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Jeu 30 Juin - 21:04

Mathéo
Sinclair

J'ai 18 ans et je vis à Brantford, USA. Dans la vie, je suis au lycée et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." Tumblr_p8bs929uoP1s9ctu8o1_500
→ Après une endoscopie, il apprends qu'il a un cancer. Il subit une ablation de son estomac, complètement.
→ Il a passé plusieurs mois dans le coma.
→ Son père a divorcé de sa mère pendant le coma et ne lui parle plus. Mathéo ne sait même pas s'il sait qu'il est sorti du coma et de rééducation.
→ Il a redoublé la dernière année, mais il ne dit pas pourquoi. Il a toujours été un élève moyen.
→ Il doit manger en petite quantité, pas trop vite, pas avec de l'eau, sinon il vomit.
→Il a interdiction de fumer, de boire d l'alcool, des boissons gazeuses ou du chewing-gum.
→ Mathéo est gentil, altruiste, à l'écoute, et il essaie toujours de se mettre à la place des autres.
Mathéo était patient. Pas qu’une peu. Réellement patient. Il avait l’habitude de respirer, de se calmer, et d’attendre. Après tout, son ventre l’obligeait à cela. Une habitude bienvenue en comparaison aux papillons qui pullulaient dans son corps. Attendre les quelques secondes pour faire revenir la jeune femme sur terre n’était donc pas une torture pour lui. Il fit un doux sourire qu’il espérait rassurant. Il ne savait même pas l’image qu’il renvoyait aux autres. Pour lui, c’était écrit « mort-vivant » en gras sur son visage. Alors il ne savait pas s’il devait sourire ou non pour passer plus … amical justement.

- Merci, dit-il en posant à son tour son sac par terre.

Il se plia pour attraper ses affaires et prendre la place sur son bureau. Il observa un instant les autres personnes autour de lui. Il fit un sourire à plusieurs personnes qui fronçaient les sourcils en le regard. Il s’en doutait. Il ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’on le regarde ainsi…. Mais on le regardait ainsi parce qu’il était nouveau. Pour rien d’autres. Son sourire s’élargit malgré lui. Il fit un nouveau sourire quand la jeune femme à ses côtés se présenta. Il mit sa main dans sa tête et la regarda, elle, oubliant le reste des élèves. Elle était contre la fenêtre, s’il voulait la regarder il n’avait pas le choix, il lui fallait tourner le dos à la classe entière.

- Enchanté Juliet.

Et il l’était vraiment. Après tout, elle était sa première relation à l’école depuis deux ans. Elle était devenue spéciale, malgré elle. La pauvre, elle ne savait pas l’étiquette que Mathéo lui avait mis malgré lui sur le dos. Malgré elle aussi. Il sourit encore, et à nouveau. Alors qu’il ouvrait son cahier, avec écrit en gros un « Biologie » sur la première page, la jeune femme parlait à nouveau.

- Vraiment ? Je ne veux pas empiéter sur ton espace vital, mais j’avoue que ça m’aiderait à retrouver le fils, chuchota-t-il pour éviter de se faire attraper par le professeur.

Il avouait espérer qu’ils fassent un TP. Avec un T.P, ils pourraient parler un peu plus ensemble sans avoir l’impression d’être des criminels. Il s’approcha d’elle, et malgré lui, il huma l’air. Elle sentait bon non ? C’était étrange de lui dire ? Certainement. Il posa un regard sur son cahier.

- Merci… Dis, ça te dérange si tout à l’heure on passe quelque part pour faire des photocopies ? Je ne sais pas si on peut en faire dans la bibliothèque mais ça m’aiderait vraiment. Ou plus tard, dans la semaine ! Je veux dire quand tu veux, ce qui t’arrange.

Il avouait, une seconde fois, que ça lui serait d’une grande aide. Il n’avait pas pensé à ça en disant vouloir revenir à l’école. L’année avait commencé, et il devait rattraper tellement de cours… S’il pouvait emprunter un cours, à une personne généreuse, il n’allait clairement pas cracher dessus.

- Je t’offrirais une glace en échange, ça te tente ?

Il n’y avait pas de saison pour une glace. Surtout quand c’étaient les aliments facilement digérables. Vive les aliments fondants et qui passait dans l’intestin avec une rapidité et une efficacité certaines. Même s’il n’avait pas le droit à certaines glaces trop acide, exit le citron, mais il pouvait prendre une fraise sans soucis. Il sourit alors que le professeur parla un peu plus fort pour couvrir un brouhaha. Mathéo se sentit immédiatement coupable. Après tout, il parlait avec sa camarade de classe à la place d’écouter. Une voix perfide lui rappela qu’il était là pour ça, pour être un ado normal. Un ado normal, ça n’écoute pas toujours en classe. Il retroussa ses lèvres dans un nouveau sourire. Personne ne pourrait le comprendre, mais là, il était heureux.



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Juliet
Schmitt

Juliet a 17 ans et vit à Brantford, aux Etats-Unis. Dans la vie, elle est lycéenne, et scolairement parlant, s'en sort moyennement bien, n'étant ni mauvaise, ni bonne élève. Elle se contente d'obtenir les moyennes un peu partout, en dépit d'un potentiel indéniable qu'elle n'exploite malheureusement pas, faute à un manque de confiance en elle.
Sinon, malgré elle, Juliet n'a pas beaucoup d'amis, et encore moins un petit-ami. C'est une jeune fille ayant une faible estime d'elle-même et souffrant d'anorexie.


"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 00a5c4f67ecc4f44c12b6bab3bcf6f7f

➝ Vit seule avec une mère constamment absente, cette dernière étant toujours occupée au cabinet d'avocats dans lequel elle travaille.
➝ Père absent depuis son enfance, dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles depuis.

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 55dfcadb58bf1678a32a517a13e8dd9444b01aa3
Mathéo s'installa à côté de toi une fois que t'eus poussé tes affaires. C'était une étrange sensation d'avoir un voisin de table, quelqu'un que tu ne connaissais pas qui plus est. Si cela te perturbait un peu, il fallait le reconnaître, ça ne te dérangeait pas pour autant. Parmi tous les élèves et toutes les tables de la salle, il avait choisi de s'installer à côté de toi. Sûrement s'agissait-il d'une coïncidence, qu'il n'avait pas réellement réfléchi à quelle place s'installer et avait choisi aléatoirement la première place de libre dans son champ de vision. Mais quelque part, cela te faisait plaisir. Tu te sentais un peu moins invisible. Un peu moins comme un élément qui faisait partie du décor.
Evidemment, Mathéo attirait l'attention de plusieurs élèves. Nombreux lui dardaient discrètement un regard curieux avant d'échanger des messes basses avec leurs voisins de table. Grand lycée ou pas, vous vous connaissiez quasiment tous de vue. Alors lorsqu'il y avait un nouvel élève, ce dernier était vite repéré. Cela dit, tu ne te faisais pas d'inquiétude pour Mathéo au vu de l'énergie qu'il dégageait, tu étais persuadée qu'il s'intégrerait vite et nouerait des liens.
Lorsqu'il pivota sur sa chaise complètement dans ta direction, son attention focalisée sur toi, tu te sentis fondre comme neige au soleil tant tu t'empourpras. Cependant, un léger sourire timide vint flotter sur tes lèvres. Il avait un sourire rassurant et une aura d'une bonté naturelle. C'était agréable, tu le reconnaissais.

-Ça ne me dérange pas, ne t'inquiètes pas, t'empressas-tu de répondre en baissant le ton de la voix également, sentant le poids du regard du professeur de temps à autre posé sur vous.

Il était plus près de toi. C'était assez décontenançant, mais il fallait que tu te détendes. Cesser d'être crispée et gênée pour aucune raison. Il était gentil, souriant et discutait. C'était une matinée bien moins insipide que de coutume.
Il t'interrogea poliment sur ta disponibilité pour faire des photocopies de cours, cela était bien loin de t'importuner, au contraire, tu passais la plupart de tes temps de pause seule, parfois en classe lorsque le professeur daignait laisser la salle ouverte - ce qui s'avérait être rare malheureusement -, à la bibliothèque ou dans une salle d'étude. Pas que tu étais studieuse et consacrais tes pauses à réviser tes cours, optant davantage pour des révisions de dernière minute qui te portaient souvent préjudice soit dit en passant, mais ces lieux étaient moins bondés que les couloirs ou la cour, et ainsi t'étais moins stressée à l'idée qu'on puisse t'apercevoir seule avec pour unique compagnie ton téléphone pour faire passer le temps jusqu'à ce que la sonnerie retentisse.

-Bien sûr ! t'exclamas-tu un peu trop jovialement, le regrettant aussitôt, ne voulant pas passer pour la sans-amis qui se réjouissait enfin d'avoir un peu de compagnie —  ce qui était pourtant le cas. On peut y aller à la pause ce matin, enfin...si tu veux. T'auras les cours pour les prochaines matières comme ça, te justifias-tu posément.

Mais ton enthousiasme retomba de sitôt lorsque tu entendis le mot « glace ». Un mot pourtant on ne peut plus normal. Mais ton cerveau s'agita aussitôt, comme s'il avait sonné l'alarme et qu'un néon rouge clignotait. Combien de calories représentait une glace ? 100 ? 200 ? Plus ? Tu ne savais pas, puisque tu t'en privais d'en manger. Mais tu savais pertinemment que c'était sucré. Beaucoup trop. Et qu'il y avait des matières grasses.
Cela dit, tu te voyais mal décliner sa proposition. Parce que si ton cerveau s'était affolé dans un premier temps, il avait omis un détail important : Mathéo te proposait une glace, quelque chose en dehors du lycée. A moins qu'il t'ait dit ça pour plaisanter ? Sans le penser ? C'était plus fort que toi, tu réfléchissais trop.

-C'est gentil, éludas-tu avec un sourire quelque peu embarrassé. Ça me fait plaisir de te rendre service. N'hésite pas à me demander quoique ce soit si tu as besoin. D'ailleurs, tu es nouveau en ville aussi ?

Un fort raclement de gorge te fit sursauter sur ta chaise. Le vieil homme qui essayait de réciter son cours te lançait un regard sévère avant de reprendre son cours. C'était un avertissement dédié aux bavardages qui le gênait, et au bout du troisième il mettait l'élève perturbateur dehors.
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Ven 1 Juil - 10:04

Mathéo
Sinclair

J'ai 18 ans et je vis à Brantford, USA. Dans la vie, je suis au lycée et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." Tumblr_p8bs929uoP1s9ctu8o1_500
→ Après une endoscopie, il apprends qu'il a un cancer. Il subit une ablation de son estomac, complètement.
→ Il a passé plusieurs mois dans le coma.
→ Son père a divorcé de sa mère pendant le coma et ne lui parle plus. Mathéo ne sait même pas s'il sait qu'il est sorti du coma et de rééducation.
→ Il a redoublé la dernière année, mais il ne dit pas pourquoi. Il a toujours été un élève moyen.
→ Il doit manger en petite quantité, pas trop vite, pas avec de l'eau, sinon il vomit.
→Il a interdiction de fumer, de boire d l'alcool, des boissons gazeuses ou du chewing-gum.
→ Mathéo est gentil, altruiste, à l'écoute, et il essaie toujours de se mettre à la place des autres.
Mathéo était heureux. Il commençait à peine la journée qu’il trouvait une personne gentille. Il avait imaginé un million de scénario pour sa rentrée. Il se prenait les pieds dans un tapis en ayant sport en première heure, la loose. Il bafouillait une présentation en espagnol. Il arrivait avec un professeur de français qui avait demandé une lecture commune sans le savoir. Il avait eu des scénarios clichés, d’autres sorties de nulle part ailleurs que son imagination. Il arrive à l’école et apprends qu’il existe une classe de vampire super connu, des choses comme ça. Rêver avait été sa seule activité possible un temps, alors il était heureux de le vivre. Point de vampire en cette journée, mais une rencontre. Cela lui suffisait et il ne changerait le commencement de la journée pour rien au monde.

- Cool. Merci !

Il voudrait être un peu plus joyeux, un peu plus enthousiaste. On pouvait voir son bonheur sur son visage, mais sa voix essayait de rester basse pour ne pas déranger le cours. Il avait hâte que l’heure se termine pour continuer à parler plus fort avec la jeune femme. Comme une discussion dans les couloirs. Il voulait aussi avoir une heure de colle tiens ! Il n’avait jamais eu d’heure de colle avant, il fallait qu’il quitte le lycée et trouve une idée pour en avoir une sans rien faire de trop grave. C’était peut-être idiot pour beaucoup mais dans sa liste de chose à faire avant de mourir, c’était ce qu’il avait noté. Il sourit à sa proposition.

- Il faudra vérifier nos cours en commun, mais avec plaisir. Bien que je doute réussir à tout photocopier en une fois.

Il notait ce que le professeur disait en même temps de parler … et la jeune femme avait raison, le professeur parlait beaucoup. Si tous les professeurs avaient la même faculté de divagation, il n’aurait pas le temps de faire toutes les photocopies de tous les cours en une heure. Il était même en train de se demander si ça n’allait pas lui prendre une journée entière. Il sourit alors qu’il devrait soupirer. Rattraper les cours allait l’enchanter, ce qui faisait de lui une personne étrange. Tant pis. Alors qu’il allait lui répondre pour la ville, Mathéo entendit le raclement de gorge. Il fit un sourire radieux aux professeurs.

- Pardon monsieur, Juliet essaie de m’aider à comprendre votre cours.

Il préférait prendre le blâme sur lui. Les professeurs pensaient que c’était qu’un redoublant… Il pouvait lire dans les yeux du professeur que normalement Mathéo devrait déjà connaître ce cours. Non. Il n’avait pas redoublé, il avait juste éclaté une année à mourir et n’avait pas eu de cours depuis tout ce temps. Sa mère avait bien essayé de lui faire cours à la maison … Mais malgré la grande douceur de sa génitrice, elle ne comprenait rien à la plupart des matières une fois sortie de sa zone de confort. L’Histoire. Il se tournait à nouveau vers Juliet et prit un papier qui dépasser de son cahier pour écrire dessus.

« Désolé. Je ne veux pas te causer de problème. Je te disais, oui je suis nouveau en ville. On a eu la maison depuis un mois, et entre le déménagement et la paperasse, on n’a pas vraiment eu le loisir de visiter avec ma mère. Si tu me demandes de ne pas hésiter à te demander un service, alors je vais t’en demander un autre : ça te tente de me faire visiter la ville, un week-end ? Je connais le super U, le lycée et ma maison en gros ».

Bon. Il ne pouvait pas lui dire que le stress lui avait donné des maux de ventre et qu’il avait été coincé dans son lit pendant une semaine. Son docteur lui répétait souvent que beaucoup de ses douleurs étaient psychologiques. Comme Mathéo était sûr de souffrir s’il faisait tel ou tel chose, ce qui avait été vrai un temps, alors son corps réagissait pour le protéger, en le faisant souffrir. Logique non ? Il passa le papier à sa voisine, le mettant bien devant elle. Si le professeur vit le manège entre les deux, il ne dit rien. C’était noté. Avec le prof de biologie, il valait mieux faire passer des petits mots en douce que de parler. D’un coup il réalisa avoir oublié une demande, il mit sa main devant la jeune femme pour rajouter un

« + le lycée »

A côté de la demande de la visite de la ville. Parce qu’il ne savait pas du tout où il devait aller ensuite, et qu’il avait un bon feeling avec Juliet. Il sourit encore. Il y avait toujours quelque chose qui manquait dans les informations qu’il détenait.  Il n’arrivait pas à dire quoi. Mais en tout cas, il ne voulait pas laisser tomber sans avoir essayer.



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Ven 1 Juil - 17:47

Juliet
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Juliet a 17 ans et vit à Brantford, aux Etats-Unis. Dans la vie, elle est lycéenne, et scolairement parlant, s'en sort moyennement bien, n'étant ni mauvaise, ni bonne élève. Elle se contente d'obtenir les moyennes un peu partout, en dépit d'un potentiel indéniable qu'elle n'exploite malheureusement pas, faute à un manque de confiance en elle.
Sinon, malgré elle, Juliet n'a pas beaucoup d'amis, et encore moins un petit-ami. C'est une jeune fille ayant une faible estime d'elle-même et souffrant d'anorexie.


"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 00a5c4f67ecc4f44c12b6bab3bcf6f7f

➝ Vit seule avec une mère constamment absente, cette dernière étant toujours occupée au cabinet d'avocats dans lequel elle travaille.
➝ Père absent depuis son enfance, dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles depuis.

"Whatever our souls are made of, his and mine are the same." 55dfcadb58bf1678a32a517a13e8dd9444b01aa3
Lorsque Mathéo ajouta que vous devrez comparer vos emplois du temps, tu te surpris à espérer que vous aurez davantage de cours en commun. Tu constatais qu'il semblait plutôt enthousiaste de te parler et n'avait pas l'air de te trouver bizarre, comme ton cerveau anxieux aimait pourtant te faire croire. Alors tu avais souri et acquiescé d'un hochement de tête ses propos, réjouie à l'idée de le revoir en dehors d'un cours, même si c'était juste pour photocopier des cours.
Lorsque le professeur te réprimanda subtilement, Mathéo préféra porter le chapeau et tu lui adressas un sourire discret et reconnaissant. Mais tu étais déçue que votre conversation soit ainsi interrompue, tu aurais aimé continuer discuter avec lui. D'autant plus que le cours de biologie ne t'intéressait pas le moins du monde. Tu t'en fichais un peu de la caractérisation du domaine continental, et il fallait dire que le professeur n'avait pas le don de rendre ça intéressant, parlant comme toujours avec sa voix monotone, dépourvue complètement de dynamisme. Tu entendais de temps à autre des mots comme « lithosphère continentale », « reliefs » et « épaisseur crustale », mais il aurait pu parler dans une autre langue que ç'aurait été pareil : un flot de mots plus incompréhensibles les uns que les autres. Et Mathéo et toi n'étiez pas les deux seuls qui n'écoutaient pas. Certains dormaient, d'autres griffonnaient au crayon un coin de leur cahier, quelques uns étaient complètement avachis sur leur chaise, le regard vague et il y avait même quelques audacieux sur leur portable, planqué derrière une trousse ou dans un cahier. En somme, le cours était incontestablement barbant pour tout le monde. Et pour être honnête, les cours ce n'était pas ton truc non plus. Tu trouvais toujours le temps long et tu n'avais toujours qu'une hâte : c'était celle de rentrer chez toi le soir, prendre un bon bain chaud, et - à défaut d'avoir des amis avec qui sortir en soirée comme tout le monde - profiter de l'absence de ta mère au travail et t'installer dans le canapé douillet devant Netflix jusqu'à pas d'heure, t'endormant parfois dans le salon. Cela dit, au lycée, il t'arrivait d'apprécier des cours de littérature. Tu n'aimais pas écrire, pour la seule et unique raison que tu trouvais toujours tes écrits déplorables, en dépit de ta professeure qui ne semblait pas du même avis et appréciait, quant à elle, tes « qualités rédactionnelles ». Néanmoins, ça ne changeait pas le fait que tu préférais lire des extraits de romans que vous étudiez parfois en classe. Tu appréciais les personnes qui utilisaient des beaux mots. Tu aimais penser que tu devais avoir été une précieuse dans tes vies antérieures. Comme Roxane dans la pièce d'Edmond Rostand. Ou comme l'amante de John Keats.
Tu vis Mathéo se tourner de nouveau vers toi et se pencher pour écrire. Il te fallut quelques secondes pour comprendre qu'il t'écrivait. Tu jetas alors un coup d'œil au professeur et tu constatas que celui-ci semblait en n'avoir cure, du moment que vous ne perturbiez pas son cours.
Le jeune homme te glissa alors le mot et tes yeux parcoururent de sitôt les petites lignes d'inscrites sur le bout de papier. Inconsciemment, un fin sourire apparut sur tes lèvres. Tu saisis alors ton stylo et déchira un bout d'une des dernières pages de ton cahier et t'apprêtas à lui répondre, quand il ajouta un mot sur son papier.

« J'habite à Brantford depuis petite, alors si je peux me rendre utile et être ta guide touristique, ce sera avec plaisir bien sûr. Il y a plein d'endroits sympas dans cette ville tu verras. »

Tu venais de réaliser que Mathéo avait évoqué sa mère, mais pas son père. Lui aussi vivait-il sans présence paternelle ? Mais si le sien était décédé ? A moins que ses parents soient divorcés ? Cela t'intriguait, mais évidemment tu gardas ça pour toi.
Tu ajoutas ton adresse sur le papier et poursuivis :

« J'habite à cette adresse, c'est à dix minutes du lycée. Et toi tu habites où ? Je te montrerai comment prendre un abonnement aux transports communs de la ville. Enfin on pourra marcher aussi, ça ne me dérange pas, c'est comme toi tu veux. Il y aussi des services de vélos de location partout en ville. Enfin bref, on verra ! »


La vérité c'était que tu étais enjouée. Ce n'était pas grand chose, mais cela te procurait indéniablement un sentiment de plaisir. Peut-être que tu allais lui foutre les j'tons à t'emballer autant, mais pour une fois tu étais visible aux yeux de quelqu'un. C'était à côté de toi qu'il s'était installé, c'était à toi qu'il demandait de l'aide pour les cours, à toi qu'il demandait de lui faire visiter le lycée et la ville. Ce n'était pas à Harper ou Sharon qu'il avait demandé ces services, ce qui aurait été pourtant plus probable. Mais bel et bien à toi.
Tu hésitas quelques secondes avant de prendre ton courage entre tes mains. Ta maigre main droite continua finalement sur sa lancée.

« (213) 509-6995 c'est mon numéro si besoin :) »

Et tu lui glissas à ton tour le papier, l'esquisse d'un sourire béat sur les lèvres.
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Ven 1 Juil - 23:47

Mathéo
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J'ai 18 ans et je vis à Brantford, USA. Dans la vie, je suis au lycée et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

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→ Après une endoscopie, il apprends qu'il a un cancer. Il subit une ablation de son estomac, complètement.
→ Il a passé plusieurs mois dans le coma.
→ Son père a divorcé de sa mère pendant le coma et ne lui parle plus. Mathéo ne sait même pas s'il sait qu'il est sorti du coma et de rééducation.
→ Il a redoublé la dernière année, mais il ne dit pas pourquoi. Il a toujours été un élève moyen.
→ Il doit manger en petite quantité, pas trop vite, pas avec de l'eau, sinon il vomit.
→Il a interdiction de fumer, de boire d l'alcool, des boissons gazeuses ou du chewing-gum.
→ Mathéo est gentil, altruiste, à l'écoute, et il essaie toujours de se mettre à la place des autres.
Mathéo sourit à la jeune femme en attendant que le temps passe. Le message sur son cahier était écrit en pate de mouche. Il savait ne pas avoir une jolie écriture. Il écrivait d’ailleurs en bâton pour essayer d’être plus facilement relu. Cela lui prenait plus de temps, mais il devait prendre ce temps. Combien de fois les infirmières lui avaient fait la blague comme quoi il pourrait devenir docteur avec une écriture pareille ? Blague d’hôpital. Il oubliait complètement les personnes autour de lui, le professeur ou ce qu’il devait faire normalement -écouter- et se concentra sur Juliet. Quand elle lui rendit le papier, il sourit en prenant sa feuille pour lui répondre.

« C’est trop cool ! Je suis content si j’ai pu trouver un guide touristique aussi rapidement ! Cela me permettra de mieux m’habituer aux environs ! »

Il observait la question de son adresse une seconde. Il ferma les yeux et se laissa quelques secondes pour essayer de se remémorer son adresse de tête mais rien à faire. Sortant discrètement son carnet de correspondance, ou il avait écrit l’adresse pour ne pas l’oublier justement, il le posa sur la table. Dans la couverture du carnet, il y avait quelques photos. Avec sa mère. Une vieille photo avec son père. Quelques-unes avec des infirmières et des médecins, bien que tous en civil, et plusieurs avec d’autres adolescents ou enfants qui avaient été condamnée à la prison dans un hopital. C’étaient des petites photos, style photomaton qu’il avait accroché avec du scotch.  Il écrit l’adresse telle qu’il pouvait se relire.

« Voici mon adresse. J’avoue ne pas du tout savoir si c’est à proximité. Dans la voiture je bavardais et je n’ai pas pensé une seconde à regarder autour de moi. Le bus me va très bien. Je préfère éviter la marche au risque de me perdre définitivement dans la ville sans toi à mes côtés ensuite. Je doute que tu veuilles être coincé avec moi pour le reste de ta vie ».

Suivre une ligne de bus, c’était assez simple … Suivre un chemin qu’il avait fait à pied, sans faire attention, c’était compliqué. Bien sûr, il espérait voir la jeune femme plusieurs fois, et peut être que certains chemins lui seront un jour évident… pour le moment, même sortir du lycée, il n’était pas sûr d’y arriver tout seul. Encore une fois, il ne doutait d’y arriver un jour … mais il était évident qu’il n’y arriverait pas seul du premier coup. Arrivé au message avec le numéro de téléphone, Mathéo releva la tête vers le professeur. Il était occupé à parler, encore, de choses qu’il n’arrivait réellement pas à comprendre. Il sortit son téléphone, tout beau tout neuf. Il n’en avait pas eu besoin ses deux dernières années, et sa mère avait tenu à lui offrir. Sur la coque transparente, on pouvait voir à travers la photo de lui et sa mère. Déverrouillant le téléphone, il envoya un message à la jeune femme. Un message disant plus ou moins « Bonjour, je suis ta conscience » et plus loin dans le message « Mathéo, au cas où ». Il reprit la feuille et rajouta un :

« Message envoyé ! ».

Il entendit le professeur s’approcher et ferma son carnet pour le mettre à nouveau dans son sac. Pitié, que le cours s’arrête vite. Il voulait partir d’ici et aller visiter encore le lycée, faire le tour, sourire, parler à tout le monde. Il se pencha vers Juliet, avec un sourire.

- Les cours sont tous comme ça ?



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Sam 2 Juil - 15:09

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Juliet a 17 ans et vit à Brantford, aux Etats-Unis. Dans la vie, elle est lycéenne, et scolairement parlant, s'en sort moyennement bien, n'étant ni mauvaise, ni bonne élève. Elle se contente d'obtenir les moyennes un peu partout, en dépit d'un potentiel indéniable qu'elle n'exploite malheureusement pas, faute à un manque de confiance en elle.
Sinon, malgré elle, Juliet n'a pas beaucoup d'amis, et encore moins un petit-ami. C'est une jeune fille ayant une faible estime d'elle-même et souffrant d'anorexie.


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➝ Père absent depuis son enfance, dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles depuis.

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Curieusement, tu observas ton camarade se munir de son carnet de correspondance, sans réellement comprendre au début pourquoi, avant de constater qu'il en avait besoin pour t'indiquer son adresse qu'il ne connaissait visiblement pas par cœur, ce qui était plutôt logique étant donné qu'il était nouveau en ville que depuis peu. Tandis qu'il recopiait son adresse sur la feuille, ton regard se porta naturellement sur les petites photos apparentes sur la couverture de son carnet. Tu fus vite intriguée par les clichés, qui montraient un grand nombre de personnes. T'aperçus des adultes comme des adolescents et des enfants, et tu songeas à la possibilité qu'ils faisaient partie de sa famille, à moins que ces derniers s'avéraient être ses amis, de son ancienne ville, ce qui était tout autant plausible. Mais tu détournas rapidement le regard, ne souhaitant pas être surprise à observer ainsi ses photos personnelles et paraître pour une fouineuse.
Lorsque Mathéo te glissa de nouveau la feuille, tu souris, amusée par cet échange atypique. Puis ton regard se posa sur son adresse et tu cogitas quelques secondes avant de parvenir enfin à visualiser la rue dans laquelle il habitait. Tu étais née et avais grandi à Brantford, alors cette ville n'avait pas de secret pour toi. Le jeune homme n'habitait d'ailleurs pas très loin de chez toi, quelques ruelles vous séparaient et peut-être une dizaine de minutes à pieds. La suite du message te fit également sourire, tandis que du coin de l'œil tu vis le jeune homme sortir discrètement son portable et pianoter quelques secondes sur l'écran, certainement pour t'envoyer un message, ce qui se confirma dès lors qu'il le précisa sur la feuille.
Tout cela te paraissait irréel, tu avais l'habitude de te morfondre à ce cours chaque semaine sur ta chaise, à attendre désespéramment la sonnerie qui annonçait la fin de ce cours terriblement ennuyeux, et voilà qu'aujourd'hui un nouveau s'installait à côté de toi, te faisait la conversation et avec qui t'échangeais ton numéro de téléphone. Si quelqu'un t'avait annoncé plus tôt le déroulement de cette matinée, tu ne l'aurais jamais cru.

-D'une certaine manière, j'ai bien peur qu'oui, répondis-tu à voix basse à sa question. Mais si ça peut te rassurer, celui-ci c'est le pire, il parle sans jamais...s'arrêter. Mais des fois on fait des TP et le temps passe plus vite.

Et c'était d'ailleurs bel et bien les seuls moments où les cours de biologie paraissaient moins fastidieux et que la classe manifestait davantage d'entrain. Réaliser des expériences quitte à les faire foirer était toujours plus amusant qu'écouter ce vieil homme monologuer sans répit.
Tu t'apprêtas à ajouter quelque chose lorsque l'alarme incendie du lycée retentit, te coupant l'herbe sous le pied. Une sorte de soulagement envahit la classe et un brouhaha ainsi que les bruits de chaises remplacèrent le silence qui régnait jusqu'à maintenant.
Le professeur soupira, las.

-Bon, vous connaissez le protocole. Vous sortez tous calmement et en silence, vous restez ensemble, et vous vous réunissez dans le gymnase avec les autres classes, entendu ?

Bien sûr, la consigne « calmement et en silence » ne fut pas réellement appliquée. Les élèves se levèrent de leurs chaises, sortant de la classe, en reprenant leurs discussions à voix haute avec leurs camarades. T'aperçus même certains ranger leurs affaires et prendre leur sac, devinant aisément qu'ils ne reviendraient pas après l'appel au gymnase. La plupart du temps, la majorité en profitaient pour sécher le reste du cours. L'appel en classe avait déjà été fait en début de cours, et Mr Jackson ne prêtait que rarement attention aux absentéistes, trop vaqué à réciter ses longues tirades. Tu aimerais avoir le courage d'en faire autant, t'échapper comme certains d'un des pires cours de la semaine, mais tu n'étais pas aussi hardie pour cela.

-C'est un exercice, on a genre ça presque toutes les deux semaines, expliquas-tu à Mathéo dont tu craignais qu'il ne se méprenne sur la la situation. Quand ce n'est pas l'alarme incendie, c'est la sirène d'alarme attentat ou d'intrusion, et on doit verrouiller les portes, se cacher sous les tables, etc. Enfin je t'explique ça, mais tu avais peut-être déjà ce genre d'exercice dans ton ancien lycée.

Tu ajoutas en souriant :

-Mais là, on dirait que quelqu'un a exaucé nos prières parce qu'on va perdre facile au moins un quart d'heure de cours.

Afin de suivre le mouvement, tu te levas rapidement, mais ta tête tourna brusquement, ta vision se brouilla le temps de quelques secondes et tes jambes vacillèrent, manquant de te faire perdre l'équilibre. Tu posas instinctivement une main sur l'épaule de Mathéo sans même t'en rendre compte, le temps de reprendre tes esprits, tandis que ta vue redevint progressivement normale.
Lorsque tu réalisas ton geste, tu ôtas aussitôt ta main. Confuse, tu sentis ton reflux de sang s'intensifier au niveau de tes joues, et tu bredouillas, le regard fuyant :

-Désolée.
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