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LE TEMPS D'UN RP

In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar

titekaori
Messages : 2558
Date d'inscription : 31/01/2019
Région : Les Hauts de France
Crédits : (c) google image (avatar & gifs profil/signature)

Univers fétiche : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
Préférence de jeu : Femme
flower
https://www.letempsdunrp.com/t2809-mes-multiples-personnalites-sur-ltdrp https://www.letempsdunrp.com/t2787-mon-repertoire-de-rps-oui-je-suis-vachement-originale-dans-le-titre https://www.letempsdunrp.com/t3703-m-pas-cheres-pas-cheres-les-p-tites-idees-de-rp-1-6 https://www.letempsdunrp.com/t2780-l-ecriture-est-parole-et-silence-a-la-fois-denys-gagnon
titekaori
Jeu 16 Juin - 14:46
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Il est vendeur dans ce grand magasin, là où elle est l'une des mannequins exposée dans les vitrines. Peuvent-ils devenir le rêve le plus fou de l'autre ?

Contexte provenant de cette recherche
titekaori
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titekaori
Jeu 16 Juin - 21:46




Vicki Goodman
J'ai 35 ans, en 1987, et je vis à Los Angeles, Amérique du Nord. C'est du moins ce que je vous aurai répondu, si je n'avais pas atterri droit dans ce mannequin de plastique. J'étais également une starlette en perpétuel déclin, doublée d'une psychologue très peu réputé. Les clients ne se bousculaient pas devant la porte de mon bureau donc je m'en sortais tout aussi bien qu'au cinéma, misérablement. Plus personne ne supportait la personne aigrie que j'étais devenue, d'ailleurs. Sinon, grâce à ma malchance, j'étais juste bonne pour être le coup d'un soir et je le vivais très mal. J'ai toujours rêvé de fonder une famille, de faire de ma vie une aventure exaltante. La donne a comme qui dirait changé sur ce dernier point, semblerait-il.

In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar 65f1674c04dfaa25b32796bcf1633486103a2d74
+ Vicky a vu le jour au cours de l'année 1952, dans une petite ville de province américaine dont le nom lui a échappé depuis fort longtemps. N'y ayant elle-même vécu qu'une année, cela n'a rien de bien étonnant cela dit. Sa mère a emmener toutes leurs affaires pour s'établir à Los Angeles, désireuse d'y faire de sa fille la future Marylin Monroe.
+ Les débuts étaient plutôt concluants, d'ailleurs. Vicky avait tout du bébé que les productions américaines, les agences de publicités, s'arrachaient. Ce ne fut qu'au cours de sa 7ème année, lorsqu'une série vint à être annulée par manque d'audience, que la lumière a cessée de briller pour elle, provoquant ainsi la colère de sa mère.
+ A partir de cet instant, les rapports mère/fille n'ont été que conflits. Rien de ce que pouvait dire Vicky, rien de ce que pouvait faire Vicky, ne suffisait à rallumer la flamme de l'admiration de sa génitrice. Pas même ses brillantes études en psychologie.
+ C'est à l'âge de 21 ans que Vicky enterra sa mère, décédé d'une cirrhose du foie, avant d'être totalement livrée à elle-même.
+ Depuis, elle cumulait les auditions ratés, ainsi que ses rendez-vous avec ses patients, peu optimiste quant à un bouleversement en sa faveur. Fait qui vient tout juste de changer, d'ailleurs, alors qu'elle vient à peine de voir le film "mannequin". Étrange coïncidence, non ?      
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Katie Cassidy (c) james-andthemoon

15 février 1987.

Le film n'était pas si mal, je dois l'avouer. L'histoire n'a rien de grandiose pour en faire un chef d’œuvre du septième art, mais elle est suffisamment plaisante pour que je ne regrette pas l'achat de mon billet. C'est du moins l'opinion que je me fais du titre "mannequin" -dans lequel j'aurais normalement dû jouer- quand la seule amie qu'il me reste me vante le charme incontesté d'Andrew McCarthy, l'acteur en tête d'affiche.

" _ C'est vrai qu'il est plutôt craquant, oui. Je confirme, encore amère d'avoir raté cet énième audition. Je ne vois simplement pas ce que cette Kim Cattrall avait de plus que moi pour interpréter le rôle d'Emmy.
_ L'alchimie du duo ! Tu ne l'as pas ressentie ? Ils forment le couple parfait ! On ne se dit pas une seconde qu'ils sont deux acteurs entrain de jouer la comédie !
_ T'es entrain de me dire que je n'ai pas eu le rôle, uniquement parce qu'il n'y aurait pas eu d'alchimie entre nous deux ?
_ Bah... C'est difficile à dire, Vic. Je ne suis pas suffisamment objective pour qualifier une quelconque alchimie entre toi et cet acteur ! Puis... il a une carrière bien plus prometteuse que la tienne.
_ Merci. Sympa. Ça fait toujours plaisir d'entendre de la bouche d'une amie qu'on est une ratée. Je soupire, vexée au plus haut point. Je n'ai certes pas jouer dans des grandes productions hollywoodienne comme Andrew, mais j'ai eu quelques rôles principaux dans des pièces de théâtre.
_ Oui. Du théâtre. Soupire-t-elle, lasse que l'on se dispute toujours pour les mêmes sujets.
_ Ça veut dire quoi, "ça" ?
_ Quoi, "ça" ?
_ "Ça", là, ce petit ton condescendant en parlant du théâtre. Ça veut dire quoi pour toi : "Oui, du théâtre."
_ Bah... Ça veut dire que ça ne te mènera nulle part parce que les pièces auxquelles tu as participé ont toutes étaient descendu en flèche par les critiques. Soit honnête envers toi-même, Vic : ta carrière d'actrice est morte depuis belle lurette. "

Voici donc son véritable opinion quant à ma carrière d'actrice ? Je ne suis plus qu'une ancienne starlette, bien trop minable pour décrocher de grands rôles au cinéma ? C'est agréable.

"_ Tu n'y connais rien. Je soupire, furieuse. Tu n'es qu'une minable petite coiffeuse, pas foutu d'avoir ne serait-ce qu'un peu d'ambition pour passer directrice de salon.
_ Plaît-il ? Gronde-t-elle, la colère rougissant ses joues.
_ Tu m'as très bien entendu, Betty. Tu me rabaisses mais moi au moins j'essaye de faire quelque chose de mieux de ma vie.
_ Oh oui. S'il y a bien quelque chose sur lequel tu te donnes du mal pour devenir la numéro une : c'est d'être une véritable connasse. Rétorque-t-elle, sarcastique. Je me tire. Et pas la peine de me rappeler cette fois. C'est terminé.
_ C'EST ÇA, CASSE-TOI SALE PETASSE ! J'hurle dans le parking, tandis qu'elle regagne déjà sa voiture. T'FAÇON J'AI JAMAIS PU T'SUPPORTER !

Je ne suis pas sûre qu'elle l'ait entendu, tant le vacarme du moteur de son tas de ferrailles est assourdissant, mais les choses ont le mérite d'être claires désormais : je suis seule au monde. Je n'ai plus un ami vers qui me tourner.
Le soir de mon anniversaire, qui plus est.
Je peste contre mon caractère de merde, mon égo surdimensionné, puis hèle un taxi dès que je rejoins l'avenue principale. Direction "la maison". C'est que c'est triste de fêter mon 35ème anniversaire toute seule. Mais une petite voix me conseille de m'y habituer très vite, tant je ne suis pas prête de voir des centaines de fans faire le pied de grue sur le pavé de ma modeste résidence, afin de n'avoir ne serait-ce qu'un autographe.

Ah maman. Si seulement tu avais eu des ambitions plus modestes à me transmettre.

Je sors une bouteille de whisky de mon bar, afin de m'en servir un verre, avant d'en faire de même avec le gâteau au chocolat que j'avais acheter pour l'occasion. Je ne vais quand même pas le bouder parce que cette connasse de Betty ne sait pas entendre ses vérités ! Je dépose donc une bougie sur ce dernier, prenant soin de l'allumer, avant de la regarder attentivement, mon verre à la main.

_ Une vie palpitante. C'est tout ce que je demande. "

Je confie à celle-ci, l’éteignant ensuite à l'aide de mon souffle.
Rien qu'une vie palpitante.


*****

J'ai dû trop picoler hier soir. Je me sens comme... groggy. J'ai l'impression de ne plus avoir réellement le contrôle de mon corps et... qui est-ce type qui me tripote ? Est-ce que je suis sortie dans un bar, juste pour me ramener un mec pareil ? C'est malin d'avoir pris cette manie de maman, tiens. Je ne me rappelle absolument pas ce que j'ai fais après avoir soufflé ma bougie d'anniversaire. J'ai picolé, ça c'est sûr ; mais... attends une minute. Ce sont des piétons que je vois marcher derrière cette vitre. Est-ce qu'ils nous regardent ? Non. Ils se contentent de marcher droit devant eux, les yeux rivés sur... C'est quoi, ça ? Des boitiers noires ? Je me fais un putain de bad trip, je crois. Il fallait bien que cela arrive un jour.

Est-ce que tu pourrais me dire d'où on se connait pour que tu me tripotes comme ça ?

Aucun son n'est sortie de ma bouche. Elle n'a même pas bougée. J'y pense tout d'un coup, mais je ne ressens rien ! Je suis  bien articulé, bien habillé/déshabillé par ce type, mais pas la moindre petite sensation ! Noooon. Serais-je devenu comme Emmy, un mannequin en plastique ? J'éclate de rire tant cette malédiction m'apparait être comme une bénédiction. Je vais enfin pouvoir vivre quelque chose de palpitant, sur lequel je n'aurai aucun contrôle. Et si ça foire, ça ne sera certainement pas de ma faute. Oui mais ce serait bien que je puisse "prendre vie" pour interagir avec ce qui m'entoure ! Déjà, nous ne sommes plus dans les années 80. Nous ne sommes plus aux États-Unis, aussi. L'architecture des bâtiments d'en face est très européenne. Paris ? J'adorerai être à Paris.

Dis, toi. Ce n'est pas toi qui est fasciné par une poupée de plastique par hasard ?

Non. Nous sommes seuls et je m'animerai si c'était le cas.
J'ai hâte de découvrir le minois du gars qui fantasme sur mon nouveau moi. Car c'est bien comme ça que ça marche, hein ? Je ne vais pas être éternellement ainsi, prisonnière de ce mannequin ? L'idée seule est terrifiante. Pitié, faites qu'un homme ait le pouvoir de me donner la vie par sa seule présence.



@Oskar
Oskar
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tea
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Oskar
Ven 17 Juin - 6:36

Jonathan Switcher
J'ai 25 ans et je vis actuellement en France. J'ai trouvé un emploi aux Galeries Nouvelles, un des derniers grands magasins parisiens, au rayon prêt-à-porter féminin, comme je m'en sors à peu près on m'a aussi confié l'habillage des mannequins qui suppose paraît-il des compétences artistiques ?

Pour une fois qu'on voit en moi un talent que je ne soupçonnais pas, je ne vais pas m'en plaindre ! Et puis au moins, à toucher ces femmes-là je ne commets pas d'impair. Elles ne se dérobent pas, ne me toisent pas du haut de leurs talons aiguilles, et ne me renvoient pas à l'image de plus en plus désastreuse que j'ai de moi-même !

Je suis vendeur. Est-ce que ça me convient ? Je ne suis pas certain que ma réserve naturelle et mon silence habituel me permette de beaucoup faire de chiffre, mais bon, on ne va pas partir perdant !

Ce qu'il y a de bien avec ces magasins, c'est que tu n'as pas à harponner les client(e)s pour les faire acheter, les touristes qui regardent remplissent aussi le rayon et créent une impression de presse, il me suffit de me montrer, de faire des sourires, de demander discrètement si je peux renseigner, c'est dans mes cordes !

Pour faire passer le temps quand les allées se vident, je « croque » les passantes, et commence à avoir un carnet à dessin bien rempli.




Je vais, pas vraiment mal, mais pas vraiment bien. Je viens de rompre avec la femme que je voulais dans ma vie « pour l'éternité », et ai pris mes distances avec ma mère dont la positivité inébranlable me mine plus qu'elle ne m'aide à vivre ! Avoir quitté le giron maternel, et ma « fiancée » ça veut aussi dire que je suis à la rue, j'ai trouvé un arrangement provisoire mais il ne faudrait pas que ça s'apprenne... Je risquerais de sacrés problèmes si cela venait à l'oreille de ma hiérarchie.

Que puis-je dire d'autre ? Je suis né à Nice, pendant une virée en péniche de mes mère et grand-mère, par « erreur », ma famille vient de Hollande, pour ce que je connais, on m'a baptisé Jonathan mais j'ai une nette préférence pour Jon, qui fait bien moins « biblique ».

Je suis affublé d'une très légère myopie et porte des lunettes quand je suis fatigué, mais c'est rare, non pas que je sois fatigué mais que je sorte ces trucs qui m'ennuient à rester posés partout dés que je les retire.


avatar : Wim de Klerk - copyright: Gabsyale

In my wildest dreams,
i never knew anyone can move me like you.




Vicki Goodman & Jon Switcher

2022 – Début juin

In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar Mannequin-vitrine

« Jon ? Tu fais des heures sup ? C'est pas la peine tu sais demain il fera jour » Il ajoute avec un gros rire gras « Elle prendra pas froid ! Fais moi confiance ! Viens on va tous boire un pot ! ».

Je devrais ? Oui. Je devrais. Mais d'abord je n'ai pas envie, ensuite je n'ai pas de fric à dépenser en « verres » avec les collègues, encore ensuite, si je choisissais avec qui aller boire ça ne serait pas avec lui, ni les deux filles qui gloussent en l'attendant. Et puis... Si je sors, je ne pourrais plus rentrer. Et ça, ça ne fait pas du tout mon affaire.

« J'ai débadgé. Pas d'heures sup, mais j'aime bien que tout soit prêt quand j'arrive le matin. »

Il hausse les épaules et me laisse le rayon « prêt-à-porter femme » rien qu'à moi. Il est probablement en train d'expliquer que je suis à la fois stupide et lèche-cul, que je nuis à la population entière des employés du magasin en faisant -en dehors des heures de travail et non payé- un truc qui n'a rien d'urgent. Un suppôt du patronat ? Ou un esclave satisfait de l'être ? Je n'aime pas plus sa mentalité qu'il n'aime la mienne. Je m'en moque de faire gagner quelques dizaines d'euros au patron, moi, je vais économiser une chambre d'hôtel ! Tout à l'heure, Patrick -le vigile le plus ancien de l'équipe- va faire sa ronde, et me redire que je ne dois pas quitter l'étage, qu'il a fait en sorte que si je reste sur le plateau sans emprunter ni escalier ni ascenseur aucune alarme ne se mette en route. Je vais donc finir ici, puis emmener mon bouquin, mes écouteurs et mon téléphone deux couloirs plus loin au rayon literie... Je me faufilerai sous une couette d'une marque prestigieuse, couché sur un matelas que jamais je ne m'offrirais, les cheveux posés sur des oreillers aussi inaccessibles à ma bourse. Dommage, si j'étais vendeur à la literie et au linge de maison, j'aurais des arguments imparables pour juger du confort des équipements... Mais moi, je vends des vêtements pour dames...

Et en parlant de cela ! Bien sûr « Elle » ne va pas prendre froid, mais...

Je me positionne devant « Elle ». Plus loin, j'ai mis en scène une espèce de « réception » où un homme met en valeur plusieurs femmes. Lui n'est pas encore habillé, mais comme il est « accessoire » ici, j'ai d'abord choisi les tenues de ses partenaires, une robe du soir en lamé plutôt simple et classe, une tenue habillée jupe blanche et haut basique noir, deux autres robes plutôt soirée que bal, dont une « bustier » et pour finir deux robes du soir, dont une qui découvre jusqu'à la cuisse la jambe parfaite du modèle... Quand je les habille, je leur parle, à mi-voix si je ne suis pas seul. Je leur demande leur avis « Es-tu d'accord pour dénuder tes épaules ? Tu sais, je suis certain que celle qui achètera ta robe ne sera pas aussi jolie dedans... », je sais parfaitement qu'elles ne répondront pas, je suis loin d'être aussi débile que mon responsable de rayon le pense... Mais je m'ennuie.

C'est pathétique de parler à des mannequins en plastique ? Elles ne sont pas n'importe quels mannequins, elles ont des traits différents, portent des perruques de coupes et de couleur variées... En bref, je joue à la poupée. Je suis un grand gamin qui joue avec des poupées grandeur nature. Attention, ça n'a rien de vicieux ou de voyeur ! Je sais parfaitement qu'elles sont inanimées, et je ne transpose aucun besoin déplacé ! J'aime simplement les habiller, les manipuler, les mettre dans une position qui met en valeur leur physique et leur vêture !

Oui. Ça doit être pathétique.

Je soupire... Elles, c'est ça, mais « Elle »... « Elle » je l'ai mise en à part, à l'écart, elle est juste parfaite. Si j'avais le pouvoir d'un magicien, ou si je rencontrais un génie, je lui dirais : anime-là ! C'est ma femme idéale. C'est idiot, et puis s'il avait ce pouvoir elle pourrait se révéler tout à fait différente de ce que je l'imagine ! Elle pourrait... je ne sais pas moi, avoir mauvais caractère ? Etre vulgaire ? Avoir des goûts vestimentaires inappropriés... Ici, je vends du luxe ! La moindre « petite » robe coûte presque mon salaire ! Et si elle me disait : mais je veux un jean moi, le moins cher, et puis j'ai horreur des talons retire-moi ça ! Je vais dégringoler ! J'ai l'air d'une pute maquillée comme ça !

Car je les maquille aussi oui... Ce sont des femmes de la haute société ! Elles ont un maquillage discret qui rehausse leur beauté.

Le reflet me renvoie l'image d'un jeune type aux traits tirés, fatigué, plus très frais après des heures à transpirer sous un éclairage trop important mais il est trop tard pour passer aux douches, Patrick devrait lever une alarme et donc le justifier, j'attendrai demain matin.

Je reviens à « Elle »...

J'hésite entre deux tenues pantalon, une très dépouillée, noire, dont la seule excentricité est l'épaule droite laissée nue par le petit haut très près du corps, la gauche étant couverte d'une fine bretelle sur laquelle est cousue une énorme fleur de satin retombant... Et l'autre, sobre aussi mais blanche, avec un pantalon plus ample, un bustier en satin à reflets rosés, tenu en place par un lourd collier de grosses opales stylisées, une ceinture très souple en métal aluminium venant renforcer l'effet minimaliste. J'ai une longue perruque auburn très féminine pour la première, une blond platine aux cheveux courts pour la seconde...

Je regarde mon mannequin. « Elle ». Un vendeur standard se demanderait : quelle tenue ce mannequin permettra-t-il d'illustrer le mieux, et non laquelle des deux mettra la beauté du mannequin en valeur ! Mais à cette heure-ci, après la journée de fou que j'ai traversée, je m'arroge le droit au rêve ! J'habille une jolie femme qui me permet de choisir pour elle, je ne présente pas la nouvelle collection sur un bout de plastique !

« Laquelle préfères-tu ? Quel dommage que tu ne puisses pas parler...Je t'aime bien avec les cheveux longs, mais le blond te va si bien... »

Je finis par opter par l'ensemble blanc, je pourrais bien sûr décider de lui mettre les cheveux longs et roux, mais le blanc fait tellement ressortir l'or pâle de la chevelure. Je fais un pas en arrière, deux, chausse mes lunettes -chose que je ne fais que trop rarement, ça me reposerait la vue- et admire mon œuvre ! J'ai envie de la caresser, de faire le tour, de la regarder sous toutes les coutures, de l'encourager à tenir la pause...

Jon ! Tu es fatigué mon vieux, c'est un mannequin comme dirait l'autre primate qui est sorti en se fichant de moi tout à l'heure !

« Elle est sympa ce soir ! Je sais pas comment ça peut te brancher d'habiller tes bonnes femmes en plastoc comme ça, mais faut dire que tu sais y faire ! »

Je souris au vigile qui regarde mon œuvre en me montrant le couloir... Je sais, c'est l'heure d'aller au lit ! Je dois être debout à cinq heures quand son collègue de jour le relèvera. Quand j'y pense, on est aussi fous l'un que l'autre d'avoir mis en place un plan aussi foireux ! Mais... je ne sais pas, quelque part, dormir à l'oeil dans un grand magasin, essayer tous les lits, toutes les marques de matelas et d'oreillers, de couettes, ça me donne l'illusion que je suis un gamin frondeur !

Que suis-je d'autre après tout ? Un grand gosse qui a plus souvent fait l'école buissonnière qu'étudié sérieusement ?

« Bonne nuit Dame de mes rêves ! Dors bien »

Le gardien rit sous cape... J'ai en retour un superbe sourire. Mes sourires sont très bien, il n'y a pas tant de bonnes choses en moi, autant les montrer !

Je sors en fredonnant, et son rire résonne... Quoi ?


@titekaori


Prendre son envol

et tout oublier
titekaori
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Univers fétiche : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
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Ven 17 Juin - 20:02




Vicki Goodman
J'ai 35 ans, en 1987, et je vis à Los Angeles, Amérique du Nord. C'est du moins ce que je vous aurai répondu, si je n'avais pas atterri droit dans ce mannequin de plastique. J'étais également une starlette en perpétuel déclin, doublée d'une psychologue très peu réputé. Les clients ne se bousculaient pas devant la porte de mon bureau donc je m'en sortais tout aussi bien qu'au cinéma, misérablement. Plus personne ne supportait la personne aigrie que j'étais devenue, d'ailleurs. Sinon, grâce à ma malchance, j'étais juste bonne pour être le coup d'un soir et je le vivais très mal. J'ai toujours rêvé de fonder une famille, de faire de ma vie une aventure exaltante. La donne a comme qui dirait changé sur ce dernier point, semblerait-il.

In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar 65f1674c04dfaa25b32796bcf1633486103a2d74
+ Vicky a vu le jour au cours de l'année 1952, dans une petite ville de province américaine dont le nom lui a échappé depuis fort longtemps. N'y ayant elle-même vécu qu'une année, cela n'a rien de bien étonnant cela dit. Sa mère a emmener toutes leurs affaires pour s'établir à Los Angeles, désireuse d'y faire de sa fille la future Marylin Monroe.
+ Les débuts étaient plutôt concluants, d'ailleurs. Vicky avait tout du bébé que les productions américaines, les agences de publicités, s'arrachaient. Ce ne fut qu'au cours de sa 7ème année, lorsqu'une série vint à être annulée par manque d'audience, que la lumière a cessée de briller pour elle, provoquant ainsi la colère de sa mère.
+ A partir de cet instant, les rapports mère/fille n'ont été que conflits. Rien de ce que pouvait dire Vicky, rien de ce que pouvait faire Vicky, ne suffisait à rallumer la flamme de l'admiration de sa génitrice. Pas même ses brillantes études en psychologie.
+ C'est à l'âge de 21 ans que Vicky enterra sa mère, décédé d'une cirrhose du foie, avant d'être totalement livrée à elle-même.
+ Depuis, elle cumulait les auditions ratés, ainsi que ses rendez-vous avec ses patients, peu optimiste quant à un bouleversement en sa faveur. Fait qui vient tout juste de changer, d'ailleurs, alors qu'elle vient à peine de voir le film "mannequin". Étrange coïncidence, non ?      
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Katie Cassidy (c) james-andthemoon
J'ai attendu. Longtemps. Au point que j'en ai vu passé des vendeurs. Des moches comme des canons. Mais aucun qui semblait s'intéresser réellement plus à moi qu'à une autre. Si ce n'est celui-ci, peut-être. Ce n'est pas la première fois que j'y prête attention, mais c'est la première fois que je le vois réellement seul. Ou je jette encore mon dévolu sur le mauvais. C'est bien probable. Je me suis bien leurrée quelques fois depuis que je prends poussière dans ce magasin.

Est-ce que je suis dans une minuscule boutique d'un arrondissement parisien ? Est-ce que je suis dans une grande enseigne européenne, connue de tous ? *soupir* Si seulement tu pouvais me répondre. Je t'assure que je ne manquerai pas de conversation tant j'ai un milliard de questions à te poser. C'est que j'ai eu le temps d’agrandir la liste, depuis. C'est quoi ces boîtes que tous les gens tiennent constamment dans leur main, semblable à des télévisions de poche ? C'est quoi ces machins blancs, parfois sans fil, qui dépassent de vos oreilles ? Je suis sûre que tu ne déroges pas à la règle et que tu dois toi aussi en avoir.

Je me sens tellement dépassée, inutile. Bien plus encore lorsqu'il me met à l'écart, comme si je dénaturais avec le reste de la scène.

Toi aussi tu me trouves minable, pas assez bien pour vendre tes vêtements ?

Ma vie d'autrefois me poursuit, apparemment. Je suis toujours celle que l'on rappellera et que l'on ne rappelle jamais. C'est déprimant. J'en pleurerai à chaudes larmes, si je pouvais encore le faire. Je me morfond déjà sur ma nouvelle existence de poupée plastique esseulée, quand le vendeur revient s'occuper de moi.

Vraiment ? Tu me demandes laquelle de ces tenues je préfère ? La blanche, assurément. Elle est bien plus classe et vendeuse que la noire, trop simple. Il semble hésiter. Allez beau gosse. Un peu de bon sens. Les femmes riches qui composent ta clientèle aiment davantage le clinquant que le sobre.

Il n'y a qu'à voir l'échantillon de femmes que je vois passer devant ma vitrine. Elles s'attardent souvent sur les tenues brillantes, moulantes et totalement tape-à-l’œil. Ce n'est pas toujours du meilleur goût mais la superficialité est bien une caractéristique que j'ai remarquée sur les gens de cette époque. Ils aiment être vus, regardés. Et plus c'est voyant, plus c'est plaisant.

Alors enfile-moi la blanche et pitié ne choisit pas la perruque auburn que tu as mise de côté. Cela me fait le teint terne, accentue mes cernes. Bon, je reconnais qu'il y a de fortes chances que je n'en ai plus -liftée que je puisse être par le moulage dans lequel je suis prisonnière- mais cela pourrait en donner le sentiment. Surtout si tu charges le maquillage. Choisis la platine courte. Elle est idéale pour accentuer le côté femme fatale et chic de la tenue. Quant à te parler bah... je ne fais que ça mon mignon. Sauf que tu ne m'entends pas. Essaie : abracadabra ?

Je suis vêtue des pieds à la tête, tel que je lui ai conseillé, attisant ainsi l'admiration de son œuvre, quand le vigile vient à sa rencontre.

Il n'a pas fait ça tout seul. Je l'ai beaucoup conseillé.

Sauf qu'il n'a lui également rien entendu. Ensuite, le jeune homme tourne les talons, prêt à partir, avant de me souhaiter une bonne nuit, suivi de "dame de mes rêves". C'est marrant. Et flatteur. Je laisse un petit rire s'échapper de mes lèvres, désormais mobiles, quand je constate que je suis à nouveau de chair et de sang.
Ça a marché !
Yes !

" _ Dormir debout ce n'est pas pratique, Jon. Je souffle à son attention, amusée, heureuse de pouvoir enfin interagir avec lui. Puis je ne suis pas vraiment fatiguée alors... merci quand même. Oh, excellent choix d'ailleurs ! Tu as mis tous ce que je t'avais conseillé ! "

Autant rendre à César ce qui est à César, non ?



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Oskar
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Oskar
Sam 18 Juin - 11:02

Jonathan Switcher
J'ai 25 ans et je vis actuellement en France. J'ai trouvé un emploi aux Galeries Nouvelles, un des derniers grands magasins parisiens, au rayon prêt-à-porter féminin, comme je m'en sors à peu près on m'a aussi confié l'habillage des mannequins qui suppose paraît-il des compétences artistiques ?

Pour une fois qu'on voit en moi un talent que je ne soupçonnais pas, je ne vais pas m'en plaindre ! Et puis au moins, à toucher ces femmes-là je ne commets pas d'impair. Elles ne se dérobent pas, ne me toisent pas du haut de leurs talons aiguilles, et ne me renvoient pas à l'image de plus en plus désastreuse que j'ai de moi-même !

Je suis vendeur. Est-ce que ça me convient ? Je ne suis pas certain que ma réserve naturelle et mon silence habituel me permette de beaucoup faire de chiffre, mais bon, on ne va pas partir perdant !

Ce qu'il y a de bien avec ces magasins, c'est que tu n'as pas à harponner les client(e)s pour les faire acheter, les touristes qui regardent remplissent aussi le rayon et créent une impression de presse, il me suffit de me montrer, de faire des sourires, de demander discrètement si je peux renseigner, c'est dans mes cordes !

Pour faire passer le temps quand les allées se vident, je « croque » les passantes, et commence à avoir un carnet à dessin bien rempli.




Je vais, pas vraiment mal, mais pas vraiment bien. Je viens de rompre avec la femme que je voulais dans ma vie « pour l'éternité », et ai pris mes distances avec ma mère dont la positivité inébranlable me mine plus qu'elle ne m'aide à vivre ! Avoir quitté le giron maternel, et ma « fiancée » ça veut aussi dire que je suis à la rue, j'ai trouvé un arrangement provisoire mais il ne faudrait pas que ça s'apprenne... Je risquerais de sacrés problèmes si cela venait à l'oreille de ma hiérarchie.

Que puis-je dire d'autre ? Je suis né à Nice, pendant une virée en péniche de mes mère et grand-mère, par « erreur », ma famille vient de Hollande, pour ce que je connais, on m'a baptisé Jonathan mais j'ai une nette préférence pour Jon, qui fait bien moins « biblique ».

Je suis affublé d'une très légère myopie et porte des lunettes quand je suis fatigué, mais c'est rare, non pas que je sois fatigué mais que je sorte ces trucs qui m'ennuient à rester posés partout dés que je les retire.


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In my wildest dreams,
i never knew anyone can move me like you.



Vicki Goodman & Jon Switcher

2022 – Début juin

In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar 15708610In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar 15708612

« Bonne nuit Dame de mes rêves ! Dors bien »

«Dormir debout ce n'est pas pratique, Jon. Puis je ne suis pas vraiment fatiguée alors... merci quand même. Oh, excellent choix d'ailleurs ! Tu as mis tout ce que je t'avais conseillé ! »

Je me retiens de lui dire qu'elle n'est pas « debout » mais assise, dans une position assez confortable je pense ? Et puis... L'énormité de la situation m'apparaît.

J'allais répondre à un mannequin en plastique, posé dans une petite vitrine un peu à l'écart, comme un écrin de qualité au milieu de boîtes communes. Un mannequin ! Jon ! Pourtant tu n'as rien fumé, ni bu ? C'est la fatigue ? Je regarde Patrick qui se retourne et me regarde, se demandant probablement ce que je fiche encore là.

« Elle te convient pas encore ? Tu sais qu'il est presque minuit, fais gaffe Cendrillon, ton carrosse va redevenir Citrouille ! Puis tu vas avoir une sale gueule demain si tu dors pas ! Pas assez, c'est encore pire que pas du tout. »

Il a raison, mais il n'a rien entendu ? Je fais signe que j'ai compris, que j'arrive, et puis pivote sur mes boots, « Elle » est là ! Et elle n'est plus en plastique ! C'est une jolie blonde, plus âgée que moi mais sacrément bien foutue...

Je dois être ridicule, les yeux écarquillés, les lunettes en main, je suis myope - un myope voit moins bien de près avec ses bésicles que sans- la bouche entrouverte à gober les mouches qui ne volent pas dans le Magasin.

« Elle » sait mon nom, normal, Patrick viens de le prononcer non ? Enfin je crois ? Je ne sais plus à vrai dire.

« Je rêve ?  »

Je regarde autour de moi. Non, je ne suis pas allé essayer un des lits ? J'avais jeté mon dévolu sur l'un des matelas les plus chers, une marque dont on se demande comment il existe des fous pour mettre un prix pareil dans une literie ? Depuis mon enfance, je dors « Ikea » mes femmes -mère et grand-mère- sont presque aussi fauchées que moi, et en bonnes nordiques considèrent que l'équipement suédois c'est parfait ! Au moins, expérimenter des couchages -dont avant de bosser ici je ne connaissais même pas l'existence de nom-, ça m'a instruit un peu ?

Je redis, manquant cruellement de fantaisie.

« Je rêve ?  C'est ça ? Tu ne peux pas me parler ? Notes-bien, ça me plairait, je te trouve fabuleuse, mais tu es...»

Jon Switcher ! Elle est un mannequin ! Enfin... était ? Je m'enhardis jusqu'à la frôler, puis la toucher carrément ! C'est chaud, souple, elle a la peau douce, celle des bras hein ! Je ne suis pas... Mais qu'est-ce que je raconte ! On ne manque pas de respect à une poupée en plastique même grandeur nature !

Mon ahurissement doit être comique. Je cherche des yeux une caméra cachée ! Le responsable de rayon, celui qui voulait m'offrir un pot, doit se payer ma tête à défaut de m'avoir invité à prendre un verre ! C'est une des ses copines, une de ces filles toujours sublimes qu'il entraîne à sa suite comme une reine traîne des suivantes ! Il faut dire que ce mec, il est cité presque chaque mois comme « employé du mois », un truc mis en place il y a peu par la nouvelle direction pour motiver les troupes. Moi, je doute de l'être un jour... Il faut un aplomb, une assurance, une attitude qui ne seront jamais miens !

Il doit guetter caché dans un coin à se fendre la gueule ! Demain tout le Magasin va être au courant que « ce con de Jon, il est tellement à la ramasse qu'il a cru qu'un mannequin vivait ! »

« Tu me fais une sale blague c'est ça ? T'es une des potes de Gérald ? C'est dégueulasse de se moquer des gens comme ça ! »

Je suis infiniment déçu. Je voudrais y croire. Je voudrais TELLEMENT y croire !

Mais bon, il faut rester sensé quoi !

Je dois faire une tête bizarre. Ou bien je dors et je rêve ; ou bien c'est une blague. Plutôt ça, mais alors tout le monde saurait que je couche au rayon literie ? Et Patrick serait de mèche ? Je suis navré, j'aimais bien ce type, qu'il ait pu participer à un foutage de gueule aussi nul, ça m'ennuie. Je regarde à nouveau la fille, il n'y a pas à dire, ils ont trouvé une nana qui ressemble vraiment au modèle, peut-être d'ailleurs que les mannequins reproduisent les traits de personnes existantes ? Si ça se trouve, elle a servi à fixer les traits de... « Elle » ?

Je la regarde mieux.

Elle a les cheveux blond platine et courts, le maquillage exact que j'avais choisi pour mettre sa tenue en valeur, les vêtements que j'ai enfilé au mannequin... Comment ils ont pu savoir ce que je choisirai ? Moi-même je l'ignorais en début de soirée ? Pour le blush, le rimmel, le rouge à lèvres, certes avec cette tenue, pour faire swag, on peut difficilement prendre autre chose, mais quand même, chaque maquilleur a sa « touche personnelle », on dirait vraiment que c'est moi qui lui ai appliqué tout ça. Et puis... Le propre du rayon quand on arrive à une certaine gamme de fringues, c'est qu'il n'y a qu'un exemplaire de chaque... C'est même pas un exemplaire par taille ! C'est UN, point final. Si une cliente qui taille du 38 veut un truc qu'on n'a qu'en 42, il faut qu'on lui commande la tenue pour l'essayage et qu'on prévoie un rendez-vous ? Bon, Gérald est bien placé pour commander la taille de cette fille si c'est une copine, mais il fallait savoir que je prendrais le blanc et non le noir. Et puis, reproduire ma façon de nouer la ceinture ? Mettre comme je le fais la bride de la chaussure à demi-pliée pour qu'il n'y ai pas une grande langue de cuir qui dépasse et dénote -summum du mauvais goût à mon idée- Tout cela, c'est possible, mais ça voudrait dire que je suis si prévisible ? Si dénué de qualités propres que n'importe  qui peut passer pour moi ?

Tant pis s'ils sont planqués à se tordre en deux...

« Tu es vraiment toi ? C'est vrai ? »

Je n'ai plus du tout sommeil, mais je cherche tout de même des yeux un indice que nous sommes filmés et que demain je vais me retrouver dehors, pour avoir squatté l'étage après les heures de travail, fait entrer une fille qui n'est pas du personnel, et donné du Magasin une image déplorable en parlant à un mannequin « muté » en être vivant. Je n'ai pas le moindre doute sur la destination du truc, dès qu'il aura mon délire dans la boîte, Gérald va faire tourner ça sur les réseau sociaux ! Je peux me préparer à être licencié dès l'arrivée de la RH.

Je me mords les lèvres, et dans mon regard toute ma détresse doit apparaître... ça fait quoi ? Même pas un mois que j'ai décroché ce job, je l'aimais bien, j'avais envie de rester pour une fois !



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Lun 20 Juin - 18:08




Vicki Goodman
J'ai 35 ans, en 1987, et je vis à Los Angeles, Amérique du Nord. C'est du moins ce que je vous aurai répondu, si je n'avais pas atterri droit dans ce mannequin de plastique. J'étais également une starlette en perpétuel déclin, doublée d'une psychologue très peu réputé. Les clients ne se bousculaient pas devant la porte de mon bureau donc je m'en sortais tout aussi bien qu'au cinéma, misérablement. Plus personne ne supportait la personne aigrie que j'étais devenue, d'ailleurs. Sinon, grâce à ma malchance, j'étais juste bonne pour être le coup d'un soir et je le vivais très mal. J'ai toujours rêvé de fonder une famille, de faire de ma vie une aventure exaltante. La donne a comme qui dirait changé sur ce dernier point, semblerait-il.

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+ Vicky a vu le jour au cours de l'année 1952, dans une petite ville de province américaine dont le nom lui a échappé depuis fort longtemps. N'y ayant elle-même vécu qu'une année, cela n'a rien de bien étonnant cela dit. Sa mère a emmener toutes leurs affaires pour s'établir à Los Angeles, désireuse d'y faire de sa fille la future Marylin Monroe.
+ Les débuts étaient plutôt concluants, d'ailleurs. Vicky avait tout du bébé que les productions américaines, les agences de publicités, s'arrachaient. Ce ne fut qu'au cours de sa 7ème année, lorsqu'une série vint à être annulée par manque d'audience, que la lumière a cessée de briller pour elle, provoquant ainsi la colère de sa mère.
+ A partir de cet instant, les rapports mère/fille n'ont été que conflits. Rien de ce que pouvait dire Vicky, rien de ce que pouvait faire Vicky, ne suffisait à rallumer la flamme de l'admiration de sa génitrice. Pas même ses brillantes études en psychologie.
+ C'est à l'âge de 21 ans que Vicky enterra sa mère, décédé d'une cirrhose du foie, avant d'être totalement livrée à elle-même.
+ Depuis, elle cumulait les auditions ratés, ainsi que ses rendez-vous avec ses patients, peu optimiste quant à un bouleversement en sa faveur. Fait qui vient tout juste de changer, d'ailleurs, alors qu'elle vient à peine de voir le film "mannequin". Étrange coïncidence, non ?      
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Katie Cassidy (c) james-andthemoon
Euh... C'est moi ou il y a comme une sorte de petit problème technique, là ? Je suis sensé être parfaitement audible quand je parle alors... Pourquoi ne réagit-il pas ? Est-ce courant que les mannequins parlent dans cet époque ? Je n'en ai vu aucun dans cette boutique en ayant la capacité, pourtant. Je tente de trouver une solution à ce-dit problème, quand le jeune homme tourne les talons, me demandant s'il rêve.

"_ Non. Tu ne rêves pas Jon. Je lui souffle immédiatement, soulagée d'avoir véritablement capté son attention, un large sourire aux lèvres. Ah moins que tu ne préfères que je t'appelle Jonathan, peut-être ? Je l'interroge à la suite, consciente que ce n'est pas le moment. Oui. Tu as raison. Nous allons attendre que tu te sois remis de tes émotions pour discuter de tout ça. "

C'est assez effrayant comme rencontre. Mieux vaut donc qu'il prenne véritablement le temps de se remettre de ses émotions, avant qu'on entame réellement notre... cohabitation ? Relation ? J'ai beau avoir vu un film sur le sujet, je n'ai pas plus la notice qu'ils ne l'avaient dans le script. C'est dingue quand même. Je suis exactement à la place d'Emmy, sauf que je ne joue pas la comédie. Jon est bien plus canon qu'Andrew McCarthy, d'ailleurs.

Si tu pouvais voir ça, Betty, je suis sûre que tu serais dég.

Elle qui n'a jamais pu avoir de mecs canons dans sa chambre que par le biais de posters accrochés au mur, je suis sûre qu'elle serait verte de jalousie cette pétasse. Une idée qui ne manque pas de me faire rire, quand le vendeur me demande à nouveau s'il rêve, soulignant ma fabuleuse beauté.

" _ Non. Je viens de te l'dire Jon. Je suis bien réelle  et... merci du compliment. C'est flatteur. Que dis-je ? Très flatteur, même. Mais que fait-il au juste ? On commence directement par les préliminaires ? T'es un rapide toi. "

Je le charrie, bien évidemment. Je sais qu'il ne fait que s'assurer que son cerveau ne lui joue pas un mauvais tour. Je trouve juste ça très hilarant la manière dont il s'y prend. Que cherche-t-il à présent ? Quoi ? Gérald ?

"_ J'ai rien à voir avec Gérald le pervers, moi. Je rétorque à sa suite, presque vexée qu'il m'associe à ce porc. Pour dire : j'ai un frisson de dégoût rien qu'en imaginant le regard qu'il pose sur certaines des clientes. Non. Aussi délirant soit-il, je suis bien le mannequin que tu habillais il y a encore 10 minutes et j'apprécierai beaucoup qu'on passe à autre chose maintenant. On ne va pas y passer la nuit tout de même ? Oui, Jon. Je suis bien vraiment moi. Et c'est bien réel. Je ne suis pas issue d'une quelconque farce ou je ne sais encore quelle autre idée farfelue te traverse l'esprit. "

Je suis un peu blasé, là. J'en ai marre de me répéter comme un perroquet. Et si mes paroles ne suffisent pas, l'expression de mon visage devrait suffire à lui faire entendre. Tiens, ça me fait penser que je ne sais même pas moi-même à quoi ressemble mon visage. Est-il aussi similaire que celui que j'avais quand je n'étais qu'une femme ? Je quitte mon siège pour m'en assurer, observant mon reflet dans la vitrine où j'étais exposé.

"_ Pas mal. Je commente, au cas où cela l'intéresserai. En dehors de la coupe de cheveux qui est nettement plus courte et plus blonde que celle que j'avais, tout est identique aux souvenirs que j'ai de moi. J'adore cette coupe d'ailleurs. Elle me rend plus... femme fatale. T'en penses quoi ? Je l'interroge véritablement, me tournant à nouveau vers lui. Est-ce que le modèle réel te plaît autant que le modèle plastique ? "

Peut-être ne parlait-il que de ma partie inanimée tout à l'heure ? Celle qui était toute liftée ? Je suis curieuse de connaître son appréciation de la femme à présent. Je suis curieuse aussi d'en connaître davantage sur lui mais chaque chose en son temps. Laissons-lui encore un peu de temps pour digérer l'information.



@Oskar
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Oskar
Mar 21 Juin - 7:37

Jonathan Switcher
J'ai 25 ans et je vis actuellement en France. J'ai trouvé un emploi aux Galeries Nouvelles, un des derniers grands magasins parisiens, au rayon prêt-à-porter féminin, comme je m'en sors à peu près on m'a aussi confié l'habillage des mannequins qui suppose paraît-il des compétences artistiques ?

Pour une fois qu'on voit en moi un talent que je ne soupçonnais pas, je ne vais pas m'en plaindre ! Et puis au moins, à toucher ces femmes-là je ne commets pas d'impair. Elles ne se dérobent pas, ne me toisent pas du haut de leurs talons aiguilles, et ne me renvoient pas à l'image de plus en plus désastreuse que j'ai de moi-même !

Je suis vendeur. Est-ce que ça me convient ? Je ne suis pas certain que ma réserve naturelle et mon silence habituel me permette de beaucoup faire de chiffre, mais bon, on ne va pas partir perdant !

Ce qu'il y a de bien avec ces magasins, c'est que tu n'as pas à harponner les client(e)s pour les faire acheter, les touristes qui regardent remplissent aussi le rayon et créent une impression de presse, il me suffit de me montrer, de faire des sourires, de demander discrètement si je peux renseigner, c'est dans mes cordes !

Pour faire passer le temps quand les allées se vident, je « croque » les passantes, et commence à avoir un carnet à dessin bien rempli.




Je vais, pas vraiment mal, mais pas vraiment bien. Je viens de rompre avec la femme que je voulais dans ma vie « pour l'éternité », et ai pris mes distances avec ma mère dont la positivité inébranlable me mine plus qu'elle ne m'aide à vivre ! Avoir quitté le giron maternel, et ma « fiancée » ça veut aussi dire que je suis à la rue, j'ai trouvé un arrangement provisoire mais il ne faudrait pas que ça s'apprenne... Je risquerais de sacrés problèmes si cela venait à l'oreille de ma hiérarchie.

Que puis-je dire d'autre ? Je suis né à Nice, pendant une virée en péniche de mes mère et grand-mère, par « erreur », ma famille vient de Hollande, pour ce que je connais, on m'a baptisé Jonathan mais j'ai une nette préférence pour Jon, qui fait bien moins « biblique ».

Je suis affublé d'une très légère myopie et porte des lunettes quand je suis fatigué, mais c'est rare, non pas que je sois fatigué mais que je sorte ces trucs qui m'ennuient à rester posés partout dés que je les retire.


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In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar Tu0zl010In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar 15708612

« Non. Tu ne rêves pas Jon.»

Je dois ouvrir une bouche de poisson rouge sorti de son bocal ! Faut que je me reprenne... J'ai le réflexe de remettre en place une mèche, mais... Non ! Enfin je ne peux plus la peloter comme lorsqu'elle est inanimée ! Je rougis violemment. Est-ce qu'elle sentait ? Je veux dire... Enfin, je n'ai pas pour habitude de caresser des filles qui n'ont pas donné leur accord ?!

«  Tu... enfin vous... Il y a une mèche qui dit merde aux autres... ça fait... euh... c'est vilain, ça gâche la tenue. »

Et la femme ? Oh non ! Ne pas penser à la femme ! Quand je pense à toutes les conneries que j'ai dites ! « Dame de mes rêves » « Beauté fatale » « Merveille de ma vie » et d'autres encore ! Jamais je n'oserais dire des trucs pareils à un VRAIE femme... C'est peut-être dommage, je rate sans doute des occasions, Gérald, c'est comme ça qu'il fait, même avec les clientes ! Seulement... Je ne suis pas Gérald.

« Est-ce que... bref... quand je vous touchais ? Vous le sentiez ? Je suis désolé, je ne voulais surtout pas vous manquer de respect ! Mais il fallait bien que je vous habille... Non ! Je suis en train de rêver, c'est impossible ! Ou vous vous moquez ! »

Pathétique ! C'est ce qui te résume le mieux mon garçon ! Non seulement tu parles avec une poupée en plastique -très réaliste certes- mais tu te perds aux yeux de la femme qu'elle serait devenue ? Je cherche encore un indice de présence, une caméra, même minuscule, ou, je ne sais pas moi ? Si c'est Gérald qui est derrière ça Patrick le seconde-t-il ? Il va enregistrer via les caméras de surveillance du magasin ? J'ai une sorte de couinement de détresse ! Je ne veux pas être viré, c'est le meilleur emploi que j'ai trouvé depuis des lustres !

« Je viens de te l'dire Jon. Je suis bien réelle  et... merci du compliment. C'est flatteur. Que dis-je ? Très flatteur, même. T'es un rapide toi. »

Je m'empourpre, et en parlant de Patrick...

« Mais t'es encore là ? Dis-moi Jon... T'as pas déconné ? T'es bizarre ce soir ? Tu causes tout seul, t'es surexcité, tu tiens pas en place... T'as pas fait rentrer de weed ou pire encore ? Je ne sais quoi de merdique dans le Magasin ? J'aurais des emmerdes moi si on trouve un des vendeurs crevé d'une overdose de nuit dans les chiottes ! »

Je le regarde ahuri. Comment ça je parle tout seul ? Mais elle est là ! ELLE ! Il ne la voit pas ? Ne l'entend pas ? Je sors mon paquet de cigarettes et me mets à le renifler comme un narco-chien... Elle est peut-être là la blague ? L'autre tordu a changé mon poison contre des hallucinogènes ? Mais ça sent le tabac, cette merveilleuse puanteur de tueur de poumons, rien que ça !

«  Je parle tout seul ? »

J'ose pas ajouter quoi que ce soit ? S'il ne la voit pas, je vais me torpiller en lui disant « Tu la vois pas ? »

« Bah là tu me parles à moi, mais tu parlais tout seul oui ? Et pourquoi tu l'as encore bougée cette nana ? Tu crois vraiment qu'il est l'heure de refaire les vitrines ? Va te coucher Gamin, t'auras l'air d'un zombie demain ! »

Il tourne les talons, pour de bon cette fois j'espère, et je m'adosse à un podium sur lequel on a mis les présentoirs de la nouvelle collection... Je ferme les yeux, me mords les lèvres, lance la tête en arrière... Avec sa gentillesse un peu con il a mis l'accent où ça fait mal, je suis en train de déménager ! Je deviens juste dingue !

« Je n'ai rien à voir avec Gérald le pervers ! Oui, Jon. Je suis bien vraiment moi. Et c'est bien réel. Je ne suis pas issue d'une quelconque farce ou je ne sais encore quelle autre idée farfelue te traverse l'esprit »

Je laisse échapper un gémissement ! Totalement timbré ! Je suis fou à lier ! Pourquoi c'est à moi que ça arrive ? Je me sens à ce point solitaire que j'invente des femmes pour me tenir compagnie ?

«  Il t'a pas vue ! Il dit que je suis dérangé ! T'as entendu ? Pourquoi il te voit pas si tu existes ?! »

C'est presque un cri, je suis juste liquéfié, avant de voir ma chance et le fantastique de la situation, je vois ce que les autres vont en conclure ! Je suis cinglé ! Bon à interner !

« Pas mal. Je commente, au cas où cela l'intéresserai. En dehors de la coupe de cheveux qui est nettement plus courte et plus blonde que celle que j'avais, tout est identique aux souvenirs que j'ai de moi. J'adore cette coupe d'ailleurs. Elle me rend plus... femme fatale... »

Oh s'il te plaît ! « Elle » ! Mais en fait comment elle s'appelle ? J'ai toujours dit »Elle » la démarquant des autres et banales créatures de plastique de l'étage, mais là ? Je ne peux pas lui parler sans lui donner de nom ? Mais Jon ! Tu ne peux pas lui parler, tout court, c'est un mannequin !

Je la regarde, j'ai un sourire misérable qui se forme... « Femme fatale » ? Bien sûr que tu es « femme fatale », tu vas l'être doublement ! Si on se rend compte que je tiens des conversations aux mannequins des vitrines, tu vas m'être fatale à moi !

«  Tu es magnifique... Tellement magnifique... Mais je ne peux pas te parler ! Enfin tu te rends compte ? »

« T'en penses quoi ? Est-ce que le modèle réel te plaît autant que le modèle plastique ?»

J'en pense quoi ?! Mon Dieu ! Jon ! Je baisse la tête, incarnation de la douleur et du doute... Mes cheveux me tombent dans les yeux bien sûr, et d'une main tremblante je les renvoie en arrière.

«  Pourquoi tu crois que je t'avais mise toute seule dans la vitrine la plus en vue ? Les autres, ce troupeau là-bas, ils éclipsaient ta beauté, ils attiraient les regards, encore trop, malgré leur banalité... Je suis dément ? Comment pourrais-tu être femme ? Tu étais un mannequin ? Patrick te voit encore comme un mannequin ! Tu l'as entendu ? Il a dit : pourquoi tu l'as encore bougée cette nana ? Il ne te voit pas comme femme ! Et moi... je ne devrais pas non plus. »

Non, je ne devrais pas, mais il n'empêche, je la vois, je l'entends, j'ai avec elle une conversation !

«  Je ne sais même pas ton nom ? »

Je la regarde, et puis analyse ce qu'elle a dit. Sa coupe est plus courte que celle qu'elle avait ? Les souvenirs qu'elle avait d'elle-même ? Est-elle un fantôme ? Elle est peut-être morte dans le Magasin et je la vois parce que contrairement à tous les autres je suis sensible et -disons-le- un peu stupide ?

Si je lui demande si elle est un revenant, est-ce qu'en terme de folie ça ne se vaut pas ? Poupée de cire métamorphosée ou fantôme, c'est aussi irrationnel non ?

« Tu hantes cet endroit ? Il t'es arrivé quelque chose ici ? Et tu reviens ? »

J'ai un regard là-bas, derrière les présentoirs du rayon bien-être, vers la partie ameublement... Je devrais dormir, le vigile a raison, j'aurais sans doute moins d'hallucinations si j'étais moins fatigué ?



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Mar 21 Juin - 17:48




Vicki Goodman
J'ai 35 ans, en 1987, et je vis à Los Angeles, Amérique du Nord. C'est du moins ce que je vous aurai répondu, si je n'avais pas atterri droit dans ce mannequin de plastique. J'étais également une starlette en perpétuel déclin, doublée d'une psychologue très peu réputé. Les clients ne se bousculaient pas devant la porte de mon bureau donc je m'en sortais tout aussi bien qu'au cinéma, misérablement. Plus personne ne supportait la personne aigrie que j'étais devenue, d'ailleurs. Sinon, grâce à ma malchance, j'étais juste bonne pour être le coup d'un soir et je le vivais très mal. J'ai toujours rêvé de fonder une famille, de faire de ma vie une aventure exaltante. La donne a comme qui dirait changé sur ce dernier point, semblerait-il.

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+ Vicky a vu le jour au cours de l'année 1952, dans une petite ville de province américaine dont le nom lui a échappé depuis fort longtemps. N'y ayant elle-même vécu qu'une année, cela n'a rien de bien étonnant cela dit. Sa mère a emmener toutes leurs affaires pour s'établir à Los Angeles, désireuse d'y faire de sa fille la future Marylin Monroe.
+ Les débuts étaient plutôt concluants, d'ailleurs. Vicky avait tout du bébé que les productions américaines, les agences de publicités, s'arrachaient. Ce ne fut qu'au cours de sa 7ème année, lorsqu'une série vint à être annulée par manque d'audience, que la lumière a cessée de briller pour elle, provoquant ainsi la colère de sa mère.
+ A partir de cet instant, les rapports mère/fille n'ont été que conflits. Rien de ce que pouvait dire Vicky, rien de ce que pouvait faire Vicky, ne suffisait à rallumer la flamme de l'admiration de sa génitrice. Pas même ses brillantes études en psychologie.
+ C'est à l'âge de 21 ans que Vicky enterra sa mère, décédé d'une cirrhose du foie, avant d'être totalement livrée à elle-même.
+ Depuis, elle cumulait les auditions ratés, ainsi que ses rendez-vous avec ses patients, peu optimiste quant à un bouleversement en sa faveur. Fait qui vient tout juste de changer, d'ailleurs, alors qu'elle vient à peine de voir le film "mannequin". Étrange coïncidence, non ?      
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Katie Cassidy (c) james-andthemoon
L'annonce est plus difficile à digérer que dans le film, apparemment. Jon est encore plus décontenancé qu'il ne l'était avant, bien qu'il garde ces réflexes de vendeur remodelant mon apparence esthétique. J'entends bien qu'une mèche dise merde aux autres mais la nuit est encore jeune ! Je risque d'en déplacer beaucoup d'autres avant que les pétions n'admirent la tenue que je porte ! Je place donc celle qui semble le chagriner -un peu au hasard- avant de lui offrir un sourire... amical.

"_ J'ai conscience que la situation est très déstabilisante pour toi, Jon. Je lui souffle à la suite, avec un peu plus de délicatesse que précédemment. Mais il faut que tu prennes conscience que je suis actuellement faite de chair et de sang ; et qu'il est donc fort probable que je froisse la tenue -ou décoiffe mes cheveux- jusqu'à demain matin."

Autant dire : concentre-toi sur le fait que je sois vivante, avant de t'inquiéter sur ce que penseront les premiers clients. Une remarque que je tais volontairement, tant j'ai le sentiment que le jeune homme est assez farouche. Mon but n'est pas qu'il m'échappe, après tout. J'accepte donc de faire preuve de patience, là où ma précédente méthode d'approche était plus... oppressante. J'écoute d'ailleurs attentivement ces interrogations quant à mes sensations en tant que mannequin, quand il repart sur cette pensée que je puisse me moquer de lui.

"_ C'est obsessionnel chez toi cette idée. Je soupire -bien malgré moi- vraiment lasse qu'il se focalise sur cette réponse logique à la situation. _ Je sais que les farces de mauvais goûts existent, Jon, mais pourquoi penser que je puisse vouloir t'en faire une ?"

Je ne le connais pas. Pas encore tout du moins. Cela ne fait donc aucun sens que je puisse avoir voulu le rendre ridicule, surtout pour un mec qui ne pense qu'à sauter tout ce qui bouge.

"_ Je ne sais pas comment je peux te prouver que tout ceci est réel, mais je peux t'assurer que lorsque tu m'habillais je ne ressentais absolument rien. J'étais réellement une poupée de plastique, avec une conscience."

Je ne peux pas expliquer mieux que cela, malheureusement. Car comme je le disais : je n'ai pas davantage de notice que les deux acteurs du films n'avaient de réponse à ce phénomène sur leurs scripts. Mais. Mais oui, c'est ça la solution ! Il faut qu'il regarde le film ! Je m'apprête à lui partager cette information, quand le vigile revient, me rendant à nouveau totalement inerte. Génial. Je ne me rappelais pas que les vigiles puissent être aussi chiants. Combien de rondes fait-il par nuit exactement ? Va-t-il réellement venir nous interrompre toutes les dix minutes ?

Hé ! Jon n'est pas un drogué, okay ? Je lui parle bien sauf que toi, abruti, tu ne peux pas me voir ni m'entendre ! Est-ce si compliqué à comprendre ?

Bon. J'avoue que dit ainsi, il passe totalement pour un fou. Mais pas un drogué ! Et hors de question qu'il aille se coucher ! C'est ma première nuit où je peux réellement redevenir femme. Je n'ai pas envie de la passer seule, dans cette vitrine, à chantonner des chansons des années 80 !

"_ Il faut que tu restes avec moi !" Je ne pensais pas la dire à voix haute celle-là. C'est un peu gênant. Oui, j'ai entendu. Je réponds aussitôt, espérant faire oublier ma remarque précédente. Il ne me voit pas parce que toi seul le peux, Jon. Je sais que c'est dingue mais je connais un film qui devrait t'aider à mieux comprendre la situation."

C'est clairement une option de facilité. Je pourrais tout aussi bien tenter de lui expliquer par le biais d'un discours concis mais... ça nous prendrait des heures !

De la patience. C'est juste une question de patience.

"_ Pour commencer, je pense que se serait une bonne idée que tu arrêtes de crier. Tu n'as pas envie d'alerter tout le voisinage, si ?"

Personne ne pourra attester que je suis bien vivante. Il est donc préférable que notre échange ne s'ébruite pas davantage, au risque que ces plus grandes peurs ne se réalisent. Ainsi que les miennes, par la même occasion. Car il ne faut pas croire : j'ai également peur de finir toute seule pour l'éternité, piégé dans ce mannequin ! Tant pis pour ce qu'il pense de mon apparence physique. Tout ce qui compte est. Est-il sérieux ? Me trouve-t-il si magnifique ?

"_ Tu peux me parler. Il suffit juste que nous soyons discrets."

Je souffle doucement, touché par ces compliments. C'est la première fois qu'un homme me fait autant d'éloges sur mon charme. Je me savais suffisamment belle pour ne pas terminer la nuit seule mais... ce n'était pas à ce point-là. Pas au point d'être mise à l'écart, tant les autres mannequins pouvaient me faire de l'ombre.

"_ Je t'assure que tu n'es pas dément, Jon. J'insiste, bouleversé par mon incapacité à me faire entendre. Comprendre. Je ne suis plus un mannequin à tes yeux parce que tu ne m'as jamais véritablement vu comme un mannequin. Je poursuis, m'approchant doucement de lui, de sorte de ne pas l'effrayer davantage. Vicki. Je souffle alors non loin de sa position, lorsque mon identité semble finalement l'intéresser. Car il n'y a que ça qui compte, désormais. Qui je suis à présent. Je ne suis pas un fantôme. Ou si je le suis : ce n'est pas dans ce magasin que j'ai trouvé la mort. Je marque une pause. Le dernier souvenir du temps où je n'étais qu'une simple femme date du 15 février 1987. Je soufflais mes bougies d'anniversaire -un verre d'alcool à la main- lasse d'avoir une vie totalement minable autant que solitaire. Je voulais quelque chose de mieux, de plus palpitant. Je dois dire que la vie ne s'est pas foutu de ma gueule. Mais je ne peux avoir cette vie que si tu acceptes ma présence, Jon. Je lui tends la main, inquiète à la pensée qu'il puisse me fuir définitivement. Ne me laisse pas toute seule s'il te plaît. Je te promets que personne ne saura que tu me parles en restant dans cette vitrine toutes les nuits mais... ne me laisse pas seule pour l'éternité."

Il est le seul qui puisse briser ce sortilège. Le seul qui puisse m'offrir cette vie hors du commun que j'ai tant désiré. S'il fait le choix de tirer un trait sur moi pour assurer la pérennité de son esprit, je serai éternellement condamné à cet état de conscience dans un mannequin de plastique.

Ne m'abandonne pas, Jon. Si je suis ici c'est parce qu'une partie de toi voulait également que j'existe dans ta vie.



@Oskar
Oskar
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Oskar
Mar 21 Juin - 22:12

Jonathan Switcher
J'ai 25 ans et je vis actuellement en France. J'ai trouvé un emploi aux Galeries Nouvelles, un des derniers grands magasins parisiens, au rayon prêt-à-porter féminin, comme je m'en sors à peu près on m'a aussi confié l'habillage des mannequins qui suppose paraît-il des compétences artistiques ?

Pour une fois qu'on voit en moi un talent que je ne soupçonnais pas, je ne vais pas m'en plaindre ! Et puis au moins, à toucher ces femmes-là je ne commets pas d'impair. Elles ne se dérobent pas, ne me toisent pas du haut de leurs talons aiguilles, et ne me renvoient pas à l'image de plus en plus désastreuse que j'ai de moi-même !

Je suis vendeur. Est-ce que ça me convient ? Je ne suis pas certain que ma réserve naturelle et mon silence habituel me permette de beaucoup faire de chiffre, mais bon, on ne va pas partir perdant !

Ce qu'il y a de bien avec ces magasins, c'est que tu n'as pas à harponner les client(e)s pour les faire acheter, les touristes qui regardent remplissent aussi le rayon et créent une impression de presse, il me suffit de me montrer, de faire des sourires, de demander discrètement si je peux renseigner, c'est dans mes cordes !

Pour faire passer le temps quand les allées se vident, je « croque » les passantes, et commence à avoir un carnet à dessin bien rempli.




Je vais, pas vraiment mal, mais pas vraiment bien. Je viens de rompre avec la femme que je voulais dans ma vie « pour l'éternité », et ai pris mes distances avec ma mère dont la positivité inébranlable me mine plus qu'elle ne m'aide à vivre ! Avoir quitté le giron maternel, et ma « fiancée » ça veut aussi dire que je suis à la rue, j'ai trouvé un arrangement provisoire mais il ne faudrait pas que ça s'apprenne... Je risquerais de sacrés problèmes si cela venait à l'oreille de ma hiérarchie.

Que puis-je dire d'autre ? Je suis né à Nice, pendant une virée en péniche de mes mère et grand-mère, par « erreur », ma famille vient de Hollande, pour ce que je connais, on m'a baptisé Jonathan mais j'ai une nette préférence pour Jon, qui fait bien moins « biblique ».

Je suis affublé d'une très légère myopie et porte des lunettes quand je suis fatigué, mais c'est rare, non pas que je sois fatigué mais que je sorte ces trucs qui m'ennuient à rester posés partout dés que je les retire.


avatar : Wim de Klerk - copyright: Gabsyale, laidswesen

In my wildest dreams,
i never knew anyone can move me like you.


Vicki Goodman & Jon Switcher

2022 – Début juin

In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar Tumblr87In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar 307210In my wildest dreams, i never knew anyone can move me like you. Ft Oskar Cab88e2ce72e9ba9f1b8dec6b6ec9820786f400a

« C'est obsessionnel chez toi cette idée.»

Obsessionnel ? Mais enfin qu'elle se mette à ma place ? Qu'est-ce qu'elle ferait elle si les rôles étaient inversés ? Elle me rassure un peu en précisant « je peux t'assurer que lorsque tu m'habillais je ne ressentais absolument rien », ça m'aurait énormément gêné d'avoir tripoté une femme consciente mais incapable d'y répondre ! Sans son accord... Je suis bête ? Je hausse les épaules, elle ne doit pas comprendre, mais oui, je suis bête ! Je ne me referai pas ! Je n'ai jamais eu énormément d'amis -ni hommes ni femmes- mes « femmes » -celles de ma famille- avaient adopté un mode de vie qui n'encourageait pas les amitiés fidèles, d'autant que timide comme j'étais je commençais à parler aux autres au moment où elles refaisaient les bagages. Mais j'ai bien vu les autres mecs, mon chef de rayon le premier, une fille qui ne peut pas répliquer, pour beaucoup c'est une aubaine ! Et ni répliquer ni les dénoncer ! Ça me dégoutte !

« Il ne me voit pas parce que toi seul le peux, Jon. Je sais que c'est dingue mais je connais un film qui devrait t'aider à mieux comprendre la situation.»

Un film ? Le peu de confiance que je sentais arriver se barre illico ! Comme si on n'était pas en train de s'en faire un de film !

«  Quand même, mets toi à ma place ? Tu es vendeuse dans un grand magasin, un magasin de luxe où tu es contente de travailler, et puis... Un soir, le mannequin vedette de ton rayon se met à te parler ? Tu trouves que je devrais accepter ça sans même m'interroger ? »

Peut-être ? Après tout, quelle importance ? Au moins, j'aurais vécu un truc que personne d'autre n'aura connu ? L'ennui, c'est que moi je rêve d'être « comme tout le monde » justement ! Et personne d'autre ne la voit, elle le confirme.

«Vicki. »

J'ai un grand sourire. Vicki, ça lui va très bien je ne sais pas pourquoi. Je trouve que c'est à la fois peu courant et joli, comme elle. Oh mon Dieu ! Ça y est ! Je recommence ! Patrick pense que je me came ? Pourquoi ? Est-ce que j'ai tellement l'air shooté ou c'est parce que je suis Néerlandais ? Les Français ont dans la tête que tous les Néerlandais ont avec eu x de quoi ravitailler un quartier entier en drogue parce que certaines sont en vente libre dans nos coffee shops. C'est ridicule, c'est comme penser que tous les Français sont alcooliques parce que leurs vins sont réputés !

«  J'ai pas besoin de voir un film Vicki, et puis... comment veux-tu me le montrer ? Je n'ai rien pour le charger ? Enfin, je pourrais sur mon téléphone... S'il est facile à trouver ? Mais tu veux vraiment qu'on regarde un film ? »

Je m'arrête cinq secondes avant de reprendre, il n'y a pas à dire, je suis lamentable !

«  C'est joli Vicki, ça te va bien. »

« Je soufflais mes bougies d'anniversaire -un verre d'alcool à la main- lasse d'avoir une vie totalement minable autant que solitaire. Je voulais quelque chose de mieux, de plus palpitant. Je dois dire que la vie ne s'est pas foutu de ma gueule. Mais je ne peux avoir cette vie que si tu acceptes ma présence, Jon. Ne me laisse pas toute seule s'il te plaît. Je te promets que personne ne saura que tu me parles en restant dans cette vitrine toutes les nuits mais... ne me laisse pas seule pour l'éternité. »

L'éternité ? Mais... Comment sait-elle tout cela ? Son film ? Elle est un personnage de film ? Je me mords à nouveau les lèvres, je sais, c'est un tic ! Un anniversaire solitaire ? Une vie ratée ? C'est pour ça qu'elle est là, parce que je prends ce chemin là aussi ?

«  ça t'est déjà arrivé ? Tu as l'air de savoir ? »

En moi, je ressens comme une blessure -une petite ! Pas un trou dans le cœur mais quand même- elle a déjà vécu ça avec un autre vendeur ? Je ne suis pas le premier !? Sans analyser à fond ma réaction , je me sens mal à l'aise... Mais je suis... JALOUX ? Jaloux d'un type hypothétique qui l'aurait déjà vue ? Et si elle recommence sans doute pas satisfaite puisqu'elle est toujours prisonnière ?

«  Tu penses que c'est comme dans les  contes ? Les princesses changées en grenouille ? Je peux te libérer du sort ? Tu crois ? »

Au moins, ça me ferait être utile ! Je prie, qui je n'en sais fichtre rien, je ne suis pas spécialement croyant mais qui que vous soyez, ne me faites pas rêver ça pour que demain je me réveille avec une migraine et une gueule de bois ! Je jure que je n'ai rien bu ni fumé ! Peut-être que je me suis toujours trompé ? Et que je ne veux pas être banal et anonyme ?

Je réfléchis un peu plus avant, remarque si je suis seul à la voir, à l'entendre, je resterai banal et anonyme, c'est sans doute préférable.

«  Faut que je te dise une chose... Tu as peut-être remarqué que je dors ici ? Je t'expliquerai si ça t'intéresse... Patrick, le vigile de tout à l'heure, a levé les alarmes sur tout l'étage mais s'il devait le faire pour qu'on puisse changer d'étage, il faudrait qu'il fasse un rapport, et s'il doit en faire un, je ne pourrais plus passer la nuit ici. »

Ca serait dommage que je me fasse virer maintenant ? Non ? À moins que je ne puisse la voler ? Est-ce qu'on va en prison pour avoir dérobé un mannequin de vitrine ? Par contre, si j'expliquais que je suis amoureux dudit mannequin, j'irais direct à l'asile. Vaut mieux faire les Cendrillons et ménager notre carrosse-citrouille et nos souris-laquais ! Rester sur le plateau, sans prendre d'escalier ou appeler l'ascenseur, c'est assez grand, je peux l'emmener du prêt-à-porter femme à celui des enfants, aux jouets, à la décoration, à l'ameublement-literie, au rayon sport...

«  Alors on peut faire tout ce qu'on veut, mais uniquement sur la surface du 2e étage, pas ailleurs...»

Je la regarde, qu'a-t-elle envie de faire ?



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Prendre son envol

et tout oublier
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titekaori
Mer 22 Juin - 17:12




Vicki Goodman
J'ai 35 ans, en 1987, et je vis à Los Angeles, Amérique du Nord. C'est du moins ce que je vous aurai répondu, si je n'avais pas atterri droit dans ce mannequin de plastique. J'étais également une starlette en perpétuel déclin, doublée d'une psychologue très peu réputé. Les clients ne se bousculaient pas devant la porte de mon bureau donc je m'en sortais tout aussi bien qu'au cinéma, misérablement. Plus personne ne supportait la personne aigrie que j'étais devenue, d'ailleurs. Sinon, grâce à ma malchance, j'étais juste bonne pour être le coup d'un soir et je le vivais très mal. J'ai toujours rêvé de fonder une famille, de faire de ma vie une aventure exaltante. La donne a comme qui dirait changé sur ce dernier point, semblerait-il.

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+ Vicky a vu le jour au cours de l'année 1952, dans une petite ville de province américaine dont le nom lui a échappé depuis fort longtemps. N'y ayant elle-même vécu qu'une année, cela n'a rien de bien étonnant cela dit. Sa mère a emmener toutes leurs affaires pour s'établir à Los Angeles, désireuse d'y faire de sa fille la future Marylin Monroe.
+ Les débuts étaient plutôt concluants, d'ailleurs. Vicky avait tout du bébé que les productions américaines, les agences de publicités, s'arrachaient. Ce ne fut qu'au cours de sa 7ème année, lorsqu'une série vint à être annulée par manque d'audience, que la lumière a cessée de briller pour elle, provoquant ainsi la colère de sa mère.
+ A partir de cet instant, les rapports mère/fille n'ont été que conflits. Rien de ce que pouvait dire Vicky, rien de ce que pouvait faire Vicky, ne suffisait à rallumer la flamme de l'admiration de sa génitrice. Pas même ses brillantes études en psychologie.
+ C'est à l'âge de 21 ans que Vicky enterra sa mère, décédé d'une cirrhose du foie, avant d'être totalement livrée à elle-même.
+ Depuis, elle cumulait les auditions ratés, ainsi que ses rendez-vous avec ses patients, peu optimiste quant à un bouleversement en sa faveur. Fait qui vient tout juste de changer, d'ailleurs, alors qu'elle vient à peine de voir le film "mannequin". Étrange coïncidence, non ?      
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Katie Cassidy (c) james-andthemoon
Je ferme les yeux, le court d'un instant. Suffisamment longtemps pour que la situation qu'il me décrit se dessine instantanément sous mes paupières closes. C'est là que je m'y découvre vendeuse, dans un magasin de luxe, en tête à tête avec lui comme mannequin. Ensuite, lorsque j'ai terminé de le préparer pour le lendemain matin, il prend vie. Certes c'est passablement effrayant mais... c'est fantastique aussi. A combien de personne ce genre d'expérience se présente-t-elle ? Des centaines ? Des dizaines ? Une seule ? On ne peut pas le savoir. Alors, oui -à sa place- je ne me poserai pas plus de questions. Mais je LUI poserais des questions. Je voudrais tout savoir de Lui, de ce phénomène. Je voudrais savoir s'il est réellement vivant parce que j'ai fantasmé sur Lui, ou si c'est le hasard qui l'a ramené à la vie ! Puis surtout, pourquoi m'avoir choisit pour s'animer ? Est-ce que ce pouvoir viendrait de Lui, de moi, ou de nous ? Il y aurait bien plus à explorer que l'éventualité qu'un collègue me fasse une très mauvaise blague. Et quand bien même cela ne serait qu'un canular : je ne manquerai pas de me venger dès que son auteur aurait oublié d'être vigilant.

"_ Je doute que ma réponse te satisfasse, Jon. Je souffle à la suite, essayant de rester toujours très délicate, très patiente. Je reconnais que ce que tu vis est passablement effrayant mais... tu ne te dis pas que c'est peut-être une chance de vivre quelque chose d'extraordinaire ? Pourquoi vouloir absolument que le reste du monde le sache, d'ailleurs ? On s'en fiche de ce que pensent les autres ! Tout ce qui compte est ce que nous vivons maintenant, tout les deux."

L'expérience est tout aussi incroyable de mon côté. Si ce n'est plus puisque je suis le mannequin. Mais peu importe. L'idée du film est totalement relégué aux oubliettes par le vendeur, au point que j'en oublie moi-même de l'avoir énoncée précédemment. Ce n'est que lorsqu'il réagit enfin, bien longtemps plus tard dans notre conversation en dent de scie, qu'il me revient à l'esprit.

"_ Tu n'as pas besoin de voir un film ? Je ricane, légèrement moqueuse. Ça c'est toi qui le dit, Jon."

Je reconnais que je n'ai pas pensé au détail de la télévision et la VHS mais... Que dit-il ? Le charger ? Sur son téléphone ? S'il est facile à trouver ? J'ai loupé une avancée technologique incroyable, apparemment. Je ne comprends absolument rien de ce qu'il me raconte.

"_ Je t'aurai bien suggéré de le chercher dans un vidéo club, mais j'ai comme le sentiment que ta technologie dépasse de très loin celle que j'ai connu. Comment peux-t-on voir un film à partir d'un téléphone ? C'est... Ce sont ces petites télévisions mobiles que je vois dans les mains de quasiment tous les passants ?"

J'ai l'impression qu'il va falloir qu'il m'explique, là. Sérieusement. En attendant, je le remercie d'un sourire pour l'avis qu'il porte à mon prénom, avant de répondre au flot de questions qu'il m'adresse. Je n'ai pas le sentiment d'être devenu un fantôme mais -si c'est le cas- je ne suis certainement pas morte dans ce magasin. Je partage de ce fait mon dernier souvenir -mon anniversaire solitaire, donc- quand je me prends un bide royal. L'homme ne me saisie pas la main, la laissant misérablement flotter en sa direction, se focalisant sur l’éventualité d'une expérience dans le domaine. En ce qui me concerne.

" _ Euh... Non. Je bredouille, remettant ma main le long de mon corps, prestement. J'ai l'air de savoir parce qu'il se trouve que le film dont je te parlais -Mannequin, si le titre t'intéresse- traite une histoire similaire à la nôtre et Emmy -le personnage principal pour lequel j'ai été casté- semblait traverser les décennies sans connaître réellement le moyen de se libérer des objets inanimés qu'elle... hantait, si tu préfères penser que je suis véritablement un fantôme."

Je pensais l'avoir un minimum touché avec mon histoire à faire pleurer dans les chaumières mais... c'était sans compter sur le grotesque de la situation. Nous en sommes à parler de contes de fées, de princesses et de grenouilles. Belle avancée.

"_ Je n'ai pas la réponse à cette question, Jon. Je soupire, un peu vexée de ne visiblement pas être capable de tirer une once d'empathie chez lui. Je suis prisonnière de ce mannequin et c'est tout. Je n'ai pas été livrée avec une notice."

Je mise beaucoup sur Lui parce que le film m'a laissé croire que notre histoire était potentiellement similaire. Or, si ça se trouve : il ne peut peut-être rien pour moi ? Il n'est peut-être que le premier d'une liste interminable de preux chevalier, incapable de libérer la princesse de son sortilège ? *Soupir* C'est déprimant. Je retourne m'asseoir sur mon siège, tandis que j'ancre mon regard dans mon reflet.

Tu es toujours aussi pathétique que dans ta vie d'avant, Vicki.

C'est à peine si j'écoute le vendeur, d'ailleurs. Je ne porte qu'un jugement négatif à la femme que je suis devenu, incapable de dépasser le stade de mannequin, surtout aux yeux de l'homme qui m'anime. Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi suis-je aussi nulle en relations sociales ? Est-ce une punition divine parce que je n'ai pas exaucé le souhait ultime de ma mère : être une star ?

J'ai fais ce que j'ai pu vous savez ! Ce n'est pas de ma faute si aucun talent ne semble m'avoir été offert à la naissance !

C'est tellement plus facile de blâmer les autres que de se blâmer soi-même.

"_ Pardon. Je souffle avec sincérité à l'homme, lorsqu'il me semble qu'il attend une réponse de ma part. Tu disais ? Je soupire, honteuse de mon attitude. Désolé. Je réfléchissais. Je ris doucement, pleine d'amertume Je me demandais surtout pourquoi j'étais toujours aussi... minable. Je suis sensé avoir une chance de changer tout ce qui n'allait pas dans ma vie précédente et qu'est-ce que je fais ? Je suis désagréable avec la seule personne capable de me rendre humaine. Je marque une pause. Si on parlait plutôt de toi, pour changer. Il m'a semblé entendre que tu dormais ici. Qu'est-ce qui a fait que tu vives ici, toi aussi ? T'es plutôt... beau gosse. Je suis certaine qu'il y a des tas de filles qui aimeraient te prêter un bout de leur lit pour une nuit. Voir plus."

Il ne doit certainement pas manquer d'opportunités. Et j'en sais quelque chose puisque j'ai vu certaines des clientes baver sur lui quand il vient en vitrine durant la journée. Alors en boutique, je n'imagine même pas les astuces foireuses qu'elles doivent utiliser pour qu'il s'occupe d'elles.



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