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LE TEMPS D'UN RP

can you feel me waiting alone in the dark ? (Nemo)

THE MOON.
Messages : 438
Date d'inscription : 30/12/2021
Crédits : assassin1513

Univers fétiche : Tout un tas de choses ? *sort*
Préférence de jeu : Les deux
cat
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THE MOON.
Dim 29 Mai - 21:07
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

TW DEPRESSION - CONSOMMATION DE DROGUES - AUTO DESTRUCTION - MUTILATION - CANNIBALISME (ZOMBIE)

Mai 2022 à Londres UK  › Contexte inspiré par la série anglaise Misfits

(( Memories ))

Le guitariste de renom Ash Bell s'est éteint il y a maintenant un an, laissant derrière lui ses fans, et surtout son petit ami éploré. Ce dernier n'a jamais pu faire son deuil, plongeant toujours plus profondément, semaine après semaine, dans le désarroi et le désespoir. Que se passera-t-il lorsque ce dernier découvrira que finalement, l'amour de sa vie n'est pas aussi mort qu'il est censé l'être ? Qu'il est sorti de sa tombe et qu'il est désormais parmi les vivants ? Qu'il est indemne physiquement, mais que son mental n'est plus le même ?

Deux âmes littéralement brisées se gravitent autour depuis maintenant quelques temps, que va-t-il se passer lorsqu'elles se retrouveront ? Le meilleur ou le pire ?

Contexte provenant de cette recherche
THE MOON.
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THE MOON.
Lun 30 Mai - 2:58
@Nemo :l:
TW - SANG, ZOMBIE QUI SE NOURRIT

Ash Bell
J'ai 25 ans pour toujours et je erre à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis rien du tout et je m'en sors pas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis loin de l'homme que j'aime et je le vis plutôt mal.



Patiently waiting for me to let you go. Seeing that you can't breathe is such a thrill to me. Violently breaking you down, lead you astray. Everyone's so amused, bright eyes to see the truth. I wanna' see the truth, I wanna' bury you. Bury you alive so you can't breathe. I wanna' see your face cut up, watch you bleed. Bury you alive, I'll crack your bones. I wanna' watch the wolves chew you up with me. Endlessly broken, my hands are at your throat. Liars will tell the truth, we're always watching you.

(( under your skin ))

TW :

Où est-il ?
River.
Où est-il ?
Planté devant cette maison qui était la vôtre, tu le cherches du regard.
Où est-il ? Où est-il ?
Il te semble l'avoir aperçu à plusieurs reprises par la fenêtre. Etait-ce bien lui ?
Tu es sûr que c'était lui. Mais c'était peut-être une hallucination. C'était peut-être que tu voulais tant et tant le voir que tu as pensé l'as vu. Tu ne le vois pas. Il n'est pas là. Il n'est pas dans cette maison. La nuit qui tombe est ta couverture, les lumières sont allumées, et tu réalises avec horreur qu'à travers la vitre de la cuisine, ce n'est pas lui que tu aperçois.
Où est-il ?

Et pourquoi es-tu devant cette maison alors que la faim te tiraille autant le ventre ? La main posée sur ton estomac, tu sens le vertige t'envahir. Tu dois te retirer, et tu dois le faire maintenant. Tu fermes les yeux, fort, alors que tu te sens submergé par ces visions qui ont un goût amer de fin du monde à la mode apocalypse zombie. Tu as encore une fois tiré trop fort sur la corde en ignorant ce gouffre qui s'est ouvert en toi, petit à petit. Tu te sens sombrer, tu te sens glisser. Encore une fois. Tu te retrouves accroupi sur le paillasson, les mains sur la tête. Ton tee-shirt se soulève à l'arrière, dévoilant le tatouage qui se situe au niveau de ta hanche, ce serpent. Tu tentes toujours d'échapper à ces instincts contre lesquels tu sais pourtant que tu es incapable de lutter. Ton souffle est court, tu halètes. Et c'est un bruit dans l'allée qui te sort temporairement de ta torpeur. Lentement, tu tournes la tête et tu aperçois une silhouette.
Et merde.
Tu n'as pas la moindre idée de qui c'est.
Ta vue est brouillée par la faim de plus en plus forte, tellement qu'elle en est douloureuse.
Est-ce que tu pourrais l'attaquer, cette personne ?
Non.
Pas ici.

Non.
Non.
Non. Non. Non.

Tu te lèves soudainement pour prendre tes jambes à ton cou. Tu sautes la clôture sans difficulté et tu t'enfuis. Plus loin. Plus loin. Tu t'engouffres dans l'une de ces ruelles que tu connais maintenant par cœur. Lorsque tu juges être suffisamment loin, tes foulées ralentissent pour se transformer en pas. Tu te diriges vers ton coin habituel, ta main s'appuyant sur le mur de pierres crasseux pour te soutenir. Tu as faim. Tu as tellement faim… Tu as faim à en perdre la tête. Et tu te sens toujours dangereusement glisser. Tu te sens perdre le contrôle. La prochaine personne que tu croiseras ne survivra pas à cette rencontre. Te croiser lui sera fatal.

Le bruit d'une guitare mal accordée attire ton attention. Tu la connais, cette guitare. Celui qui en joue, c'est presque ton ami. Il joue souvent de cet instrument, au squat. Qu'est-ce qu'il fait dehors ? Pourquoi faut-il qu'il soit dehors ? Guidé par ton instinct, tu suis l'affreuse mélodie jusqu'à tomber sur ce vieux monsieur assis au sol en train de gratter les cordes de sa guitare.

« Hey gamin, y'a que'que chose qui va pas ? »

Tu ouvres la bouche, et tout ce qui en sort c'est un grognement qui n'a rien d'humain. Tes yeux ambrés luisent presque dans la nuit. Tout ce que tu vois de lui, c'est le sang qui s'écoule dans ses veines. Tout ce que tu entends, c'est les battements affolés de son cœur au creux de sa poitrine. Tout ce qui est face à toi, c'est un morceau de viande géant ; c'est ton dîner.
C'est trop tard. C'est foutu pour lui.
C'est trop tard.
Trop tard.
Trop tard.

« AAAH MAIS QU'EST-CE QUE… »

Contrôle. Perdu.

La guitare est tombée au sol au moment où tu t'es jeté sur lui. A califourchon sur le SDF, tu l'attaques de tes dents, ta mâchoire étant étrangement puissante lorsque tu te retrouves dans cette transe. Tu arraches tout sur ton passage, le sang giclant allègrement sur ton visage, tes mains, tes vêtements. Tu grognes comme une bête sauvage. La main de l'homme est encore agrippée à ton tee-shirt, dévoilant de nouveau ce tatouage qui te caractérisait de ton vivant. Au fur et à mesure que tu te nourris de lui, il lâche prise.

Rencontre fatale.
Paix à ton âme, Alan.

Tu râles comme un animal, léchant l'hémoglobine encore fraîche sur la chair déchiquetée avant de te lécher les lèvres. Tout va tellement, tellement mieux. Le soulagement est tel que tu ne peux ressentir aucune culpabilité. Le corps est affalé contre le mur sans la moindre décence. Tu te lèves, ramasse l'instrument de musique et prends place à côté du cadavre. Tes doigts font vibrer les cordes doucement en fredonnant un de ces airs que tu as composé de ton vivant et qui n'est sorti que post-mortem. Tu te sens apaisé.
Nemo
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Univers fétiche : Réel - fantastique - futuriste
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tea
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Nemo
Jeu 2 Juin - 19:23
i'm broken
fiche de river milligan
Avoir le cœur brisé change un homme du tout au tout.
Je ne serais plus jamais le même.

Assis sur un matelas pourri, le dos étalé sur le mur froid, je me remets difficilement. Les retours à la réalité sont de plus en plus durs, et sont de moins en moins espacés. Un jour j’en crèverai. Mais pas avant d’en avoir bien chié jusqu’au bout.
Détruit jusqu’à la moelle.

J’ai froid, enlace-moi.

Pas une seconde ne passe sans que je pense à toi. Durant mes rêves, je suis à nouveau à tes côtés, quand je me réveille dans mon cauchemar éveillé, je me morfonds et oublie ton visage. Mais comment t’oublier ? Personne ne doit t’oublier. Tu dois survivre à ce monde gris, ou il pourrira encore plus qu’il ne l’est. Car il ne peut perdurer sans ton charisme et ta bonne humeur.

Je t’aime.

Reviens à moi, je t’en supplie. Je ne veux plus vivre sans toi, je ne peux plus vivre sans toi, je ne suis plus bon à rien. Mon corps n’est plus qu’un amas de chair que je déplace d’un endroit à un autre, rien de plus. Il n’est plus habité. Mon âme est en constant voyage entre le vrai et le faux, entre le rêve et la dure réalité. Ne pars pas, reviens-moi.
J’aimerais ne jamais plus avoir de sentiment. Ça fait si mal, c’est si dur.

« Lève-toi, faut bouger. Les flics arrivent. »

Mon regard se lève difficilement et je peine à accrocher mes iris dans celles de l’étranger qui s’adresse à moi. Je ne comprends pas ce qu’il me dit, alors il me soulève comme s’il soulevait un squelette. Car je ne suis plus que ça : un squelette mort. Il arrache la seringue encore enfoncée dans mon bras, d’un coup de poignet. Je ne ressens rien. Je me laisse emmener, même si je répugne être touché par un étranger. Des milliers de fourmis courent sur ma peau, la bile me monte dans la trachée. Je vais vomir.

« Putain ! »

Si ce n’était pas prévu pour être un mécanisme de défense, ça a plutôt bien fonctionné. Il me lâche brusquement avec un air, il me semble, très en colère. Je m’écroule sur les pavés humides d’une ruelle de Londres. Londres… Suis-je toujours à Londres ?

Et toi, où es-tu ? J’arrive te chercher. Je rentre à la maison, maintenant.

Alors que mon esprit me crie de tourner la page, mon cœur me murmure « tiens bon ». Alors je tiens bon, et je marche, trainant les pieds sur le sol parsemé de gravillons. Je ne sais pas comment je parviens à retrouver le chemin de la maison, mais j’y arrive et me plante près d’un arbre, non loin du portail et ce qui fut notre jardin.

Tu te souviens, ces soirées où nous chantions à la belle étoile des chansons d’amour ? Les voisins nous avaient menacés d’appeler les flics.

Mes yeux parvenant difficilement à voir correctement et distinctement, je remarque seulement maintenant qu’une autre personne se tient devant la maison, penché, tremblant, se tenant le ventre. Une masse noire. Un monstre ? Un animal enragé ? Ou simplement un être brisé ?

Pardonne-moi. Je ne suis pas parfait.

Il se penche encore, soulevant les amas de tissus qui le recouvrent, dévoilant une peau blafarde. Quelque chose y est dessiné, sur cette peau. Un serpent. Tu avais le même, toi aussi. Le même serpent. Au même endroit. Le même… le même.
Perdu dans mon hébétude, je manque de le perdre de vue. L’être se détache de la contemplation de ma maison et s’enfuit plus loin. Je le suis. C’est toi ? Dis-moi que c’est toi.

Il court si vite et je rampe si lentement que je me sens défaillir. Je tends la main vers lui, pour l’inciter à m’aider à me relever, à me prendre dans ses bras.

Je sais que c’est toi.

Mais il est déjà si loin. Je perds espoir, m’aidant des murets, des troncs d’arbres et des haies pour que je ne m’écroule pas. La course est si longue, je l’ai perdu. Encore une fois. J’aimerais ne t’avoir jamais connu.

Je suis désolé, je ne le pense pas.

Je le pense si fort que je te hais, à ce moment. Je te hais si fort que j’ai envie de te tuer de mes propres mains.
En passant devant une ruelle sombre sentant les déchets, j’entends des bruits immondes ressemblant à des sons de mastication. Je tourne le visage mais ne vois qu’une masse sombre allongée au sol. Puis j’en aperçois une seconde, accroupie au-dessus de la première, le dos vouté. L’odeur des tripes et du sang imprègne l’air autour d’eux et mon estomac se retourne.
Le même serpent. Au même endroit.
Je vais vomir.

« Aaaa »

La parole est si dure à retrouver, ma voix est si faible et si rauque à la fois. Si pleine de douleur et de tristesse.

« Ssshh »

J’ai si mal que je tiens mon ventre creux avec un bras, soutenant tout mon corps avec l’autre, posé sur le mur. Je m’approche lentement de la scène immonde et… plus mes yeux s’adaptent à l’obscurité, plus je comprends la scène. Plus je suis démuni et atterré. Un monstre. Un monstre.

Je me suis trompé, c’est pas toi. C’est un monstre qui a pris ta forme.

« Mm-merde »

Je tente de rebrousser chemin le plus vite possible, les toxines n’ayant pas encore détruit toute ma lucidité et mon instinct de survie. Je tente de courir, je crois que j’y arrive, mais la lutte est dure. Mes jambes sont des troncs fébriles manquant de se briser à chaque impact. Je n’arrive plus à coordonner mes mouvements et mon pied trébuche sur l’une des pierres. Je m’étale violemment de tout mon long dans une flaque, lâchant un hoquet de douleur.

Pourquoi tu n’es pas là ?

Des larmes coulent silencieusement de mes yeux vides. Je ne suis pas prêt, je ne suis pas prêt à te faire face. Je ne veux pas encore te voir.

C’est ma faute si tu n’es plus là.


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~

THE MOON.
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Mar 7 Juin - 21:42
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Ash Bell
J'ai 25 ans pour toujours et je erre à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis rien du tout et je m'en sors pas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis loin de l'homme que j'aime et je le vis plutôt mal.



Patiently waiting for me to let you go. Seeing that you can't breathe is such a thrill to me. Violently breaking you down, lead you astray. Everyone's so amused, bright eyes to see the truth. I wanna' see the truth, I wanna' bury you. Bury you alive so you can't breathe. I wanna' see your face cut up, watch you bleed. Bury you alive, I'll crack your bones. I wanna' watch the wolves chew you up with me. Endlessly broken, my hands are at your throat. Liars will tell the truth, we're always watching you.

(( under your skin ))

TW :

Tes doigts poisseux salissent les cordes, tes ongles les agrippent pour les forcer à vibrer dans une mélodie mal accordée et aux sonorités particulièrement dérangeantes. Au moins aussi dérangées que ce qu'est devenu ton esprit depuis que tu es revenu. Tu sais que t'es pas entier. Tu sais qu'il y a un trou béant en toi. Et que si quelque chose de toi est revenu, ce n'est absolument pas ton humanité. Tu es adossé contre un mur partiellement rongé par l'humidité, couvert de sang, à jouer d'une guitare que t'as arraché à son propriétaire qui gît à tes pieds. T'es déjà détaché du fait d'avoir brisé une vie. On t'a brisé la tienne. On t'a arraché des bras de celui que tu aimes. Ta pitié pour autrui s'est définitivement envolée.

Les grognements significatifs que tu attendais se font entendre. Alan est en train de se réveiller, tu le sais : et il est hors de question qu'il reste éveillé. Il ne te tiendra pas compagnie pour l'éternité. Et tu sais parfaitement qu'il n'aurait pas voulu ça. Tu le connais pas si bien Alan, mais tu sais que personne ne voudrait ça. Toi-même tu n'en veux pas. Toi-même tu sais comment ça fait, d'être dans ton état. D'être toi et en même temps tout le contraire de toi. Tu n'as jamais été un monstre. Avant.

La musique se stoppe, ton regard mort croise celui, perdu, d'Alan. Tu ne parles pas, tu t'apprêtes à faire ce qu'il faut pour qu'il s'en aille pour de bon. Sauf qu'il y a un bruit un peu plus loin qui te distrait, et Alan l'entend aussi. Il se relève brutalement alors qu'il manque des bouts de lui qui ne reviendront jamais, et il se met à courir.

« Merde. Non, Alan, reviens ! Ca va aller, je vais t'aider ! »

Il revient pas. Il est déjà parti. T'es obligé de te mettre à courir après, le plus vite possible. Tu le suis à travers la ruelle et au loin, tu vois une silhouette vautrée sur le sol. Tu sais pas qui c'est et tu t'en tapes, mais il est hors de question que vous finissiez par être trois. Alan est presque à portée, tu peux entendre ses grognements alors qu'il est prêt à se jeter sur l'inconnu qui est étalé sur le pavé. Tu accélères autant que tes petites jambes te le permettent et tu sautes pour te jeter sur le zombie. Tout ce que t'es capable de lui faire, c'est un plaquage. Vous vous écrasez tous les deux au sol dans un bruit sourd, un bruit de craquement inquiétant. Et tu espères que ce son ne vienne pas de toi. Vous luttez devant l'humain, juste sous son nez. Il grogne, tu grognes aussi, comme en transe. Tu parviens à prendre le dessus, plaquant Alan au sol. Tu bloques ses bras de tes genoux, tes mains viennent encadrer sa tête. Et tu penses, dans ta folie, à cet humain que tu regardes.

River.
River c'est toi ?
River, tu me manques à en crever.
Alors que je suis déjà mort.
River.
River je t'aime.


Tu es pétrifié. Littéralement. Tes doigts crispés sur le crâne dégarni d'Alan, dans ses rares mèches grises et rouges de sang.

River.
River, t'en vas pas.


Un grognement et une instabilité te ramènent à la réalité. Alan est là, en train d'essayer de se dégager de ta prise. Tout ce qui te permet d'avoir le dessus, c'est que tu aies mangé. Que tu l'aies mangé. Ton regard s'assombrit.

« Dégage. »

Tu n'as pas envie qu'il voit ça. Sauf que s'il ne bouge pas, il devra le voir. S'il ne s'en va pas, il sera obligé de voir. Parce que t'as pas le choix. Parce que t'as déjà laissé des créatures identiques à toi t'échapper par le passé. Avant que tu saches que t'étais contagieux. Tu peux pas. Alors, sans vérifier si River était toujours là, tu frappes la tête d'Alan sur le pavé, recouvrant bien vite ce dernier de toujours plus de sang. Tu t'acharnes jusqu'à ce qu'il parte pour de bon. Jusqu'à ce que tu l'aies tué une deuxième fois.

T'es un monstre.
T'es un monstre.

Et ça ne te fait pas grand chose.

Où est River ?

Méfait accompli, tu te relèves. Première idée, tu vérifies que tu ne te sois rien cassé dans la lutte. Deuxième idée, tes yeux ambrés se dirigent dans la direction où tu as vu River juste avant. Est-il parti ?
Nemo
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Nemo
Sam 30 Juil - 17:03
immondices
fiche de river milligan
Le sol goudronné lacère ma peau à divers endroits, mais je ne ressens pas la douleur. Tout ce que je ressens est une peur macabre, un effarement immense. Je tente de me relever à plusieurs reprises, en vain : mes jambes ne tiennent plus, à bout de force. À l’image du décharné allongé au sol en train de se faire dévorer par un monstre, je rampe, coule, détruit sur le bitume humide. Je ne suis plus rien qu’un corps vide. Seule la peur et l’instinct de survie m’habitent alors. Fuir est mon unique échappatoire.

Des grognements me poursuivent : le monstre est à mes trousses. Est-ce donc ainsi que ma vie va se terminer ? Ce soir ? Bouffé par un macchabée ? Non… Je n’ai pas assez souffert. Je ne peux pas partir maintenant. Un bruit sourd meublé de cris rauques semblables à ceux d’un fauve retentit à ma droite. Je tourne les yeux, soudainement devenu immobile. Je ne vois pas très bien, mais la scène dont je suis témoin est pire que tous les cauchemars que j’ai pu faire.

C’est toi. J’en suis sûr à présent.

Mais j’aurais préféré ne jamais le savoir et ne pas te reconnaître. C’est ton corps, ton visage, tes cheveux, tes lèvres. Mais ces yeux ne sont pas les tiens. Ce regard impitoyable, gorgé de sang et de faim… Je ne le connais pas. Ces yeux fixés dans les miens, semblant également me reconnaître…

C’est toi. Plus aucun doute.

Tu es devenu un monstre.
Que vas-tu faire ?
Tuer ce pauvre homme que tu viens de déchiqueter ?
Me tuer après ?
Que t’est-il arrivé ?

Dégage.

Ta voix.
Il ne m’en faut pas plus pour m’envoyer une quantité d’adrénaline suffisante pour me relever. Mes jambes tremblent en s’éloignant, tandis que le bruit macabre d’une tête fracassant le goudron parvient à mes oreilles.
J’entends des hurlements qui ne cessent pas. Je crois que ce sont les miens, je ne suis pas certain. Peut-être est-ce pour taire ces bruits d’os brisés ? Inutile, ils résonneront au plus profond de moi à jamais désormais.

Aveuglé par les larmes, assourdis par les cris, affaibli par les toxines dans mes veines, je parviens tant bien que mal à atteindre un endroit qui me semble être idéal. Je ne comprends pas vraiment où je suis, je sais seulement que j’y suis, en boule, secoué par des pleurs, me berçant d’avant en arrière.
L’image du monstre sous les traits d’Ash me regardant de ses yeux vides s’imprime dans mon esprit, alors je ferme les paupières si fort que j’en ai mal.
Les bruits ne cessent de résonner dans mes tympans, alors j’appuis violemment mes paumes sur chacune de mes oreilles.
Mes ongles griffent mon visage, et je fixe mon esprit sur la douleur que cela me procure. Seulement cette douleur.
Rien d’autre.
Uniquement cette sensation.


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