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LE TEMPS D'UN RP

Rêve Jaune

Val
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Val
Mar 24 Mai - 15:26
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation


Juste un rêve, plutôt, un cauchemar...

Demain, Jane Payne doit partir pour rejoindre une mission archéologique au Nouveau Mexique, un site de fouilles amérindien nommé "New Hive" par l'équipe en charge du projet.

La valise est prête, Jane a fait ses adieux -enfin, plutôt fêté sa nouvelle mission-, avec des amis, au restaurant. Elle compte bien revenir, l'engagement n'est que de deux ans, et dans un pays d'où on va et vient sans soucis ! Elle n'a pas pu embrasser Jonas, il est trop loin, mais elle ne part pas au bout du monde, il pourrait la rejoindre, pour qu'ils se retrouvent...

Elle dort, profondément, et puis...

@Mandrin , avec qui tu veux !:

Contexte inédit, purement inventé, mais peut être relié ou rejoint sans problème.



Jane Payne,
la narratrice (@oskar)

J'ai 40 ans et je vis à Londres , au Royaume-Uni enfin, la plupart du temps. Dans la vie, je suis ethnologue, et je participe à des fouilles archéologiques. Je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai la chance,d'être accompagnée par Jonas, un chercheur en ethnologie sociale croisé sur plusieurs sites et resté dans ma vie. Je le vis très bien..

Je suis peut-être un peu superstitieuse... Sans avoir le moindre don, je crois aux présages, aux sorciers, aux médiums... Mais au fond de moi, je sais bien que ce sont des foutaises !

Saül Wanderee,
grain de sable (@Val)

J'ai... quel âge ai-je donc ? c'est compliqué à définir... Je vis là où vous êtes. Dans la vie, je suis c'est difficile à dire aussi, disons "Retoucheur de temps" ? et je m'en sors plutôt bien. Sinon, savoir si je suis célibataire, marié, à la colle, ça n'a pas de sens. Je suis malléable et virtuel, enfin virtuel, pas tant que ça, je suis l'expression de vos désirs les plus fous..

Je suis issu d'un monde auquel la plupart d'entre vous ne croient pas. Je n'existe que si vous avez foi en moi, si vous m'ouvrez une porte sur votre réel. Alors, et seulement alors, je me matérialiserai, au point d'être aussi solide et tangible que n'importe lequel de vos compagnons de route.
J'attends, tapi dans l'ombre, que l'un ou l'une d'entre vous exprime un besoin, une envie, avec les bons mots et la bonne intonation... Cela sera votre supplique, et si vous ne l'avez pas pensée correctement, cela peut -aussi- devenir votre cauchemar.


Je n'attendais pas ce paysage, ni cette température... La gare ressemble à toutes les gares construites au début du chemin de fer, elle a ce hall central, avec une sorte de dôme au dessus, et ces deux ailes de part et d'autre, elle est fabriquée d'une pierre jaune, offre des briques en parement autour des fenêtres, est pavée de carreaux hexagonaux blancs et noirs, et présente à l'intérieur une peinture aussi jaune pisseux que la pierre extérieure...

Dehors, c'est tout autre chose. Je m'attendais à de l'agitation, des voitures, des bus, du monde... Après tout, c'est l'unique entrée sur cette région qui n'a pas d'aéroport et peu de routes ? Mais dehors, c'est le silence, le vide même. Le ciel est d'un bleu agressif, sans le moindre nuage, il n'y a rien, pas un véhicule, pas de station de taxi, juste... un homme vêtu d'un costume sombre et d'un chapeau à bord large. Il me fait signe regarde ma valise d'un air dubitatif, puis dans une volte observe les environs. Le spectacle est surréaliste. Un bâtiment comme posé au milieu de nulle part, le train est reparti et je suis seule à en être descendue. Il y a bien une placette et une rue, mais la rue se perd dans le néant comme si la jonction n'avait pas été faite avec d'autres chemins. A une vingtaine de mètres, l'asphalte luit exagérément, et semble passer dans un portail de sorcier, le soleil le fait briller et semble ouvrir une brèche, qui avale la route ? Devant, autour, derrière, il y a du sable, et de rares plantes très sèches et rachitiques. En me retournant, je ne vois même plus les rails ?

L'homme aux lourds vêtements sombres, caché malgré ce soleil radieux sous des manches longues, un pantalon au tissu épais, est l'unique personnage, à part moi. Il me regarde à nouveau, je décide d'approcher.

« Bonjour ! Je suis attendue par un Silas Burroughs est-ce vous ? Je suis Jane Payne. »

Il me regarde avec un air de corneille effrayée, oui, c'est tout à fait l'impression que j'ai en voyant cet être recouvert de tissu sombre battre des ailes, pardon, des mains.

« Vous êtes Payne ! »

« Etes-vous Silas Burroughs ? »

« Ici, personne n'a de nom, sauf Payne ! »

C'est à mon tour de marquer ma stupéfaction ? Je ne suis pas où je devais arriver ? Rien ne correspond, ni le paysage qui devait certes être aride et peu peuplé, mais pas ce désert à perte de vue, il n'est visiblement pas Burroughs qui devait m'accueillir ? Me suis-je trompée de gare ? Le train pourtant était direct ?

« Je ne suis pas à New Hive ? »

Il me regarde à nouveau en battant des ailes... Nerveux au delà de ce que je peux imaginer. Il fait une volte, une autre, cherchant autour de nous quelque chose des yeux ? Dans le fond, près de l'horizon, se dessinent des cubes couleurs sable, comme des constructions mimétiquement perdues sur le sol et dans le ciel. Encore une fois, le soleil semble jouer des tours et donner de la consistance à des objets qu'il gomme d'un rayon aussitôt après...

« Payne est à l'Other Side... Payne est revenu »

Je n'ai pas le temps de répondre, de questionner, ce terme « Payne » qui est mon nom de famille semble lui parler, mais il met derrière un autre sens. Il m'arrache ma valise des mains et bondit vers la semble-t-il ville cachée dans l'ocre du sable.

« Payne doit venir ! Ils sont là, ils vont avoir senti ! »

Comme je ne bouge pas, il revient en arrière et me saisit de doigts que j'ai l'impression de sentir crochus comme des serres... Il m'entraîne, courant presque, nullement gêné par le sable qui s'ouvre sous chacun de mes pas... Il répète, en boucle, comme effrayé. Il regarde tout autour, guettant l'arrivée de je ne sais quoi.

« Payne doit faire vite ! Ils vont arriver ! Payne doit se mettre en sécurité! »

Dans le ciel, l'astre du jour brûle, je sens sur mes bras nus une chaleur qui devient déplaisante. Il me regarde avec épouvante, et accélère le pas. Nous arrivons en bordure de ces maisons cubiques que j'ai vues de loin. Instinctivement je les longe pour trouver de l'ombre et m'écarter de ce soleil dévastateur.

« Non ! Payne doit rester dans la lumière ! »

Il me tire, me ramenant au centre d'une ruelle juste assez large pour qu'une raie de lumière lui serve de ligne continue. Derrière nous, j'ai entendu comme un bruit, une sorte de grattement.

« Ils sont là ! Vite ! Vite ! Il faut gagner la ville ! »

La ville ? Quelle ville ? Où sommes-nous si la ville n'est pas cet amas de maisons de torchis, vides... Encore vides ? Il n'y a pas un bruit, pas un souffle de vent, pas un animal dans les rues, pas une odeur qui indiquerait que quelqu'un y habite et cuisine par exemple, ou travaille ?

Derrière nous, une silhouette se matérialise, à contre jour je ne vois qu'un corps mince et de taille moyenne, légèrement courbé en avant. Un homme mince ? Une femme sèche ? L'être quel que soit son genre se met à quatre pattes, et semble maîtriser cette position aussi bien voire mieux que la position debout. Un lancer de tête me donne le sentiment qu'iel hume l'air stagnant pour absorber notre odeur ?

Mon compagnon crie, un cri de terreur, et j'entends les coups de feu, une rafale, il a vidé son chargeur sur l'être qui s'effondre !

« Vite, vite ! Il n'est pas seul ! Les Ombres ne sont jamais seules ! »

Il me saisit par le bras, lâchant ma valise, et m'entraîne dans une course effrénée ! J'essaie de revenir en arrière pour saisir mon bagage, mais il me tire avec une force colossale. Notre course m'épuise, il fait chaud, très chaud, le sable passe dans mes ballerines, les rayons du soleil m'agressent...

« Vite ! Vite ! »

Un gigantesque rempart jaillit du sol, toujours de cette couleur d'un jaune profond ! Je ne vois aucune porte s'ouvrir mais nous le traversons, comme si nous étions passés à travers les murs. Je n'ai pas le temps de voir à l'intérieur, à travers l'épais mur de sable de la muraille, je vois une demi-douzaine de silhouettes se profiler sur l'horizon. Le cadavre du malheureux que mon compagnon a abattu doit être à cet endroit. Loin de le ramasser pour l'emmener loin de son lieu de trépas, les êtres qui lui sont pourtant semblables en apparence semblent le … dévorer ?

Un bruit assourdissant se fait soudain entendre, comme une corne de brume du désert.

« Les Ombres ont senti. Les Ombres sont là »

Je cherche des yeux mon accompagnateur. Il n'est plus là, sa voix résonne un peu encore, puis...

Je me redresse en hurlant dans mon lit. J'ai la peau moite et de la sueur glacée qui coule sur le front. Dans un coin, ma valise est prête pour demain, je dois partir à New Hive, le nouveau centre de recherche de la Compagnie. Je me lève, fortement marquée par ce cauchemar. Je vais boire de l'eau dans le réfrigérateur.

De façon totalement stupide je me dis que je vais ajouter à mes bagages des chaussures fermées, des chaussettes épaisses et des tenues couvrantes ? Je pars vers le Nouveau Mexique, pas la contrée des États-Unis la plus verdoyante, mais pas non plus cette abomination qui est jaillie de mon rêve ?

Malgré moi, je ne peux m'empêcher de procéder aux changements dans ce que j'emporte, et je retire de sa chaise la robe légère et sans manche qui attendait d'être enfilée à mon réveil pour mettre à la place un jean, des chaussures de randonnées, et un Polo à manches longues. Prise d'inquiétude, j'ajoute une longue écharpe de coton bleue que j'ai achetée au Moyen-Orient pour me protéger du soleil et sacrifier aux coutumes locales en me couvrant les cheveux.

Je m'apprête à me recoucher, encore très secouée, quand une voix se fait entendre.

Je suis chez moi ! Dans mon appartement, dans ma chambre !

Je fais volte face... Assis sur ma coiffeuse, un homme brun au teint pâle sourit.

« Bonjour, je peux encore changer le cours du temps... Si nous nous mettons d'accord sur le prix à payer... »

Ce maudit rêve continue ?! Qu'est ce que cette nouvelle hallucination ! Je vais me faire porter pâle demain, dire que j'entends des voix, que je dois prendre un long et profond repos !

Je cherche autour de moi, ai-je bu ? Ai-je à mon insu pris une substance quelconque ? Je ne me souviens de rien d'anormal ? Hier, j'ai dîné au restaurant avec deux couples d'amis, nous avons fêté ma nouvelle mission, New Hive est un site archéologique prometteur, en bordure de ruines amérindiennes...

« Vous êtes parfaitement libre de refuser Payne... Chacun est toujours libre de suivre ou non sa destinée... »

Je pousse un cri étouffé et me couvre le visage de mes mains ! Folle ! Je suis folle !

« Vous savez, je ne devrais pas être là, c'est votre rêve qui m'a appelé, vous sembliez si effrayée, incertaine... Normalement, il faut m'invoquer de façon bien plus nette »

Il est là, devant moi, un homme banal, les cheveux mi-longs, bruns, légèrement bouclés... Comment est-il entré ? Qui lui a ouvert ?! Je n'ai quand même pas levé un type dans un bar après avoir quitté mes amis, et encore moins l'ai ramené chez moi ? Je n'ai pas besoin d'un amant d'un soir, j'ai Jonas, il serait mortifié s'il apprenait que je drague n'importe quel inconnu, il était assez déçu de ne pouvoir être là hier.

« Je ne me suis pas présenté ? Je suis Saül Wanderee, Retoucheur de temps, pour vous servir »

Il s'incline dans une sorte de révérence surannée... Et moi, je hurle !

Oskar
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Oskar
Mer 25 Mai - 9:45

Jane Payne,
la narratrice (@oskar)

J'ai 40 ans et je vis à Londres , au Royaume-Uni enfin, la plupart du temps. Dans la vie, je suis ethnologue, et je participe à des fouilles archéologiques. Je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai la chance,d'être accompagnée par Jonas, un chercheur en ethnologie sociale croisé sur plusieurs sites et resté dans ma vie. Je le vis très bien..

Je suis peut-être un peu superstitieuse... Sans avoir le moindre don, je crois aux présages, aux sorciers, aux médiums... Mais au fond de moi, je sais bien que ce sont des foutaises !

Des foutaises, qui pourtant prennent beaucoup de place dans ma vie, beaucoup trop ! Je suis une scientifique, que m'importe de vérifier avant de prendre une décision l'alignement des astres et que je suis -numérologiquement parlant- compatible avec mes partenaires éventuels ? C'est ridicule, et je suis la première à en rire, toutefois, il suffit d'un rien pour m'alerter.

Si nous devons travailler ensemble, je serais attentive à votre thème astral, à votre "aura", à toute sorte de choses, la chance dans ma vie à compter du moment où j'ai su notre future association, mes rêves, le moindre petit accroc à mon quotidien bien orchestré.

Si à l'annonce de votre nom comme collaborateur-trice, le chien de ma voisine se fait écraser, mon neveu se blesse, la baignoire déborde, un pot de fleur posé sur un appui de fenêtre tombe du troisième pile devant mes pieds parce que je me suis arrêtée pour lire un sms... Il y a de fortes chances que je considère votre présence comme négative...

On ne se refait pas.
Je hurle ! Un cri qui vient du fond de moi, un cri... primal !

Puis je veux le prendre à témoin, et il n'y a personne. C'est beaucoup plus logique, la coiffeuse est comme elle est d'habitude, encombrée de flacons de parfums, j'en utilise toujours trois ou quatre, changeant en fonction de mon humeur... Et puis les parfums et moi, c'est une histoire d'amour, j'en suis souvent privée, lorsque les sites de fouilles sont éloignés de tout, alors je les collectionne pour « quand je peux » !  Ils ont pour voisins des brosses, je me demande pourquoi, j'ai toujours les cheveux très courts, des pots de crème, des lotions démaquillantes... Une coiffeuse de femme soignée et désireuse de se plaire !

Je me relève et retourne boire, cette fois-ci un café, j'ai presque l'envie de ne pas me recoucher, mais il est quatre heures du matin et mon avion part à dix-sept heures ! Ensuite, je devrais gagner la gare, à mon arrivée sur le sol américain, pour rejoindre la mission. Je suis rentrée très tard, la soirée avec Lucile et Jake s'est prolongée très au-delà du raisonnable, bien après que l'autre couple d'amis nous ait quittés.

Je sirote mon café, grignote un chocolat à l'eau de vie, puis me rallonge, légèrement nerveuse.

Mes pensées s'égarent, elles partent vers Jonas, et assez curieusement vers un de ses collègues dont j'ai oublié le prénom et qui m'avait d'emblée séduite en reconnaissant croire à la sorcellerie ! Bien sûr, l'homme de ma vie avait éclaté de rire « Vous iriez bien ensemble, c'est un rêveur, comme toi ! » Je suis peut-être une rêveuse, mais je trouve que le pragmatisme athée de Jonas peut parfois nuire à sa sensibilité de chercheur, comment comprendre des peuples pour lesquels sorciers et surnaturels étaient réels et tangibles, en niant totalement leurs croyances ? Mes pensées errent, du visage carré et volontaire de mon Britannique jusqu'aux traits énigmatiques d'un homme brun aux yeux sombres que je n'ai vu qu'une fois...

Je me rendors, apaisée.

Tout à coup, je me redresse comme piquée d'une guêpe ! Je ne suis pas dans mon lit ! Je me suis assise sur un tonneau renversé, à l'ombre !

« Je dois me reposer, je ne peux pas courir comme ça en plein soleil dans le sable !  »

Je suis revenue dans ce rêve ! Ma « corneille » est à mes côtés, fébrile, sa voix criarde me secoue tandis qu'il tente de me tirer debout. Il n'y parviendra pas, c'est le spectacle qui s'offre à nous qui me fait bondir de mon siège improvisé !

« Payne doit marcher ! Payne ne peut pas attendre ! Ils sont là !  »

De là où je suis, je vois mieux les maisons cubiques que j'avais crues construites en sable. Ce sont en fait de grosses briques creuses -ou des parpaings- de couleur ocre recouvertes d'un enduit sableux ? Dans l'ombre, blottie au fond d'un autre tonneau abandonné, parmi des caisses éventrées et béantes, une silhouette est recroquevillée. Mon incursion dans son domaine réservé l'a fait bouger, et sortir de son antre... Comme tout à l'heure, je vois juste des contours, un peu plus petit que moi, mais je suis très grande surtout pour une femme, mince, osseux, une démarche douloureuse lorsqu'il -ou elle?- est debout, mais souple et très mobile à quatre pattes ! C'est cette position que l'être adopte, semble-t-il naturellement, pour s'approcher en faisant un détour qui le maintient à distance et me... renifler ? Il est exagérément « replié » au niveau des membres antérieurs, et fait des pas qui ressemblent à une danse, déployant une jambe « ronde » pour ensuite sauter sur l'autre. Ses bras eux sont presque tendus, c'est un humain dirons-nous classique... Si je ne vois pas ses traits, je vois qu'il est chauve, ou rasé ? Je vois aussi de très grand yeux pâles, comme voilés, et des oreilles qui me paraissent longues, mais il n'a pas de cheveux, les oreilles sont presque toujours cachées par la chevelure. Tel qu'il est il me fait penser au Seigneur des Anneaux, le Gollum...

Tandis que j'assiste à sa danse en vue d'être plus près tout en restant en sécurité, mon compagnon lui tente de m'entraîner au moins au soleil. Je ne veux pas être exposée au soleil plus longtemps, ma peau a pris une teinte rouge sombre sur les bras, et la douleur me taraude, je suis en train de brûler ! La main de l'être caché dans l'ombre apparaît un court instant, et j'y vois les mêmes blessures, mais ouvertes et purulentes ! Cette pauvre créature tentait de se mettre à l'abri elle aussi !

« Payne doit venir ! Payne est en danger !  »

Je manque lui dire « lâchez-moi ! Fichez-moi la paix ! Je viendrais plus tard » quand l'autre bondit, franchissant en une seconde les trois mètres qui nous séparaient, j'ai juste le temps de voir une bouche ouverte sur des dents démesurément longues, des yeux exorbités et fous, les mains sont devenues griffes, il est vêtu de haillons qui couvrent à peine un corps ensanglanté, couvert de brûlures gravissimes, la peau est par endroit carbonisée et noire ! Le coup de feu claque, suivi de je ne sais combien d'autres ! La chose tombe, et la Corneille m'entraîne comme dans ma première partie de rêve, laissant en plan ma valise pour courir plus vite !

Sous le choc de l'apparition horrifique, je suis, ne prenant plus garde ni à la chaleur du sable qui brûle mes pieds nus dans des chaussures de ville en cuir très souple et fin, ni au soleil qui darde, ni à mon manque de souffle patent ! Je cours, comme si ma vie en dépendait !

En me retournant pour regarder si je peux prendre ma valise, j'ai vu le sable se soulever, et des créatures en tout point semblables à celle abattue en jaillir, se jetant sur le cadavre chaud pour le … boire ?! Et le dépecer ! Je sens mes jambes flageoler, me reprends, quand ils auront fini avec la pauvre victime de la Corneille,  à n'en pas douter ils nous poursuivront ! « Payne » vient de comprendre en quoi consiste le danger, « Payne » obéit et court à s'en démancher les jambes !

Le groupe de prédateurs en haillons, couverts du sang de leur semblable, relève la tête en nous suivant du regard, derrière eux, debout sans difficulté semble-t-il, une haute silhouette toute de noir vêtue, aussi dépenaillée mais entièrement recouverte de tissu, au moyen de ce qui semble plusieurs capes superposées, la tête entièrement recouverte d'une vaste capuche qui transforme son visage en un trou sans regard, observe notre fuite... Dans l'espace surchauffé, il fait un geste lent, nous montrant comme pour dire qu'une occasion a été perdue ! Et un sifflement, un son étrange, comme au ralenti le sifflement de certains serpents, se fait entendre... Puis, une sorte de chant, de lamentation, toujours cette voix atténuée et sifflante...

« Payne doit venir ! Le Hurleur a donné l'alerte !  »

Comme précédemment, la large muraille nous avale, et je me retrouve à l'intérieur d'une enceinte mystérieusement ombragée... Pourtant, je ne vois qu'une grande place et des murs de sable épais...

Devant moi, l'homme de ma coiffeuse est tout sourire, non plus dans mon appartement mais là, sous mes yeux endormis.

« Bienvenue Payne... Bienvenue dans l'Other Side... »

Sa voix avenante et espiègle me réveille ! C'est décidé, je n'irais pas à New Hive ! Je vais me décommander !




@mandrin @val
Val
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Val
Jeu 2 Juin - 12:42

Saül Wanderee,
grain de sable (@Val)

J'ai... quel âge ai-je donc ? c'est compliqué à définir... Je vis là où vous êtes. Dans la vie, je suis c'est difficile à dire aussi, disons "Retoucheur de temps" ? et je m'en sors plutôt bien. Sinon, savoir si je suis célibataire, marié, à la colle, ça n'a pas de sens. Je suis malléable et virtuel, enfin virtuel, pas tant que ça, je suis l'expression de vos désirs les plus fous..

Je suis issu d'un monde auquel la plupart d'entre vous ne croient pas. Je n'existe que si vous avez foi en moi, si vous m'ouvrez une porte sur votre réel. Alors, et seulement alors, je me matérialiserai, au point d'être aussi solide et tangible que n'importe lequel de vos compagnons de route.
J'attends, tapi dans l'ombre, que l'un ou l'une d'entre vous exprime un besoin, une envie, avec les bons mots et la bonne intonation... Cela sera votre supplique, et si vous ne l'avez pas pensée correctement, cela peut -aussi- devenir votre cauchemar.


C'est une procédure totalement …

Enfin il n'y a pas un codex des textes réglementaires -en plusieurs tomes- pour n'en pas tenir compte ?! Je pense que le Bureau des Transgressions doit déjà être saisi de l'affaire. Et comme de bien entendu, c'est l'un de mes « clients » qui se permet ces fantaisies ! Enfin l'un... Disons que l'appel venait de mon secteur, il semble bien que dans cette vie « Payne » ait décidé d'être femme, ça ne change rien à cette déplorable habitude qu'iel a de ne tenir compte d'aucun protocole établi.

Notre tâche est pourtant suffisamment ardue. Nous devons, dès l'émission d'un souhait précis, nous enquérir de sa faisabilité, mais avant, de sa légalité. Modifier le temps n'est pas sans conséquence, on ne peut pas le faire n'importe comment, ni trop souvent. C'est l'une des raisons qui font que l'évocation d'un Retoucheur est réservée à de rares initiés. Payne... en fait partie depuis des siècles, j'ai oublié depuis longtemps notre première rencontre, mais il est certain qu'iel s'est -de tout temps- senti autorisé-e à nous utiliser. Plutôt qu'à penser certaines actions « avant » de les lancer, iel a toujours considérer qu'on pouvait expérimenter et gommer ensuite.

Ce tempérament lui a rapidement mis ma hiérarchie à dos. D'autant que dans certaines existences, iel a rechigné à payer la note. Trop cher a-t-iel argué. Trop cher ?! Mais se rend-iel compte du doigté qu'il faut pour modifier certaines séquences sans bouleverser une époque entière !

Je vais vous donner un exemple pour me faire bien comprendre. Le 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois. Bien me direz-vous, enfin « bien », nous nous comprenons n'est-ce pas ? L'Autriche-Hongrie déclare la guerre après avoir formulé un ultimatum qui fut refusé, les alliances politiques se mettent en branle, la première guerre mondiale est lancée, soixante millions de soldats déployés sur plusieurs continents, dix millions de morts aussi bien civils que militaires, vingt millions de blessés... Profitant de la cacophonie orchestrée, le génocide arménien (1915-1916), la Révolution russe (1917) sont de la fête, et même : la grippe de 1918.

Cela, c'est l'histoire, dans ce monde-ci, le vôtre, elle est enseignée dans vos écoles.

Maintenant, imaginons par exemple que la mère de Gavrilo Princip a le pouvoir de faire une requête. Elle invoque un de mes collègues  pour que son fils se casse une jambe pendant son trajet et ne puisse donc pas tuer François-Ferdinand et Sissi ? Sincèrement, je plains le malheureux qui aurait hérité du dossier ! Comment faire pour que ce minuscule incident, je ne sais moi, une glissade sur un trottoir lavé à grande eau par une concierge consciencieuse, n'interfère pas sur la vie de plusieurs dizaines de millions d'individus ? Car un bon fonctionnaire de la Retouche de Temps doit faire le moins de vagues possible !

Gavrilo ne serait pas arrivé à Sarajevo, des jeunes appelés au lieu de mourir au front se seraient mariés, auraient eu des enfants, auraient peut-être qui sait, tué un individu que la guerre a laissé intact. J'en ai des suées ! Toucher un dossier de cette ampleur, c'est à la fois un rêve et un cauchemar.

Bref, revenons à Payne et à sa désastreuse entrée en scène !

Je prends un formulaire EHR012-L1c2a et entreprends de remettre au propre son invocation pour le moins fantaisiste. Et... au moment d'indiquer la nature du souhait, je reste le stylet en suspens...

Que veut Payne dans cette épisode de sa vie ? Non seulement iel m'a sifflé comme un chien trop épris de liberté, mais, une fois qu'iel m'a eu face à lui, aux ordres, n'a pas formulé de demande précise ? Ses désirs sont pour le moins flous ? Est-ce qu'iel veut qu'on gomme la proposition d'embauche de cette... Compagnie ? Ou veut-iel être empêché de prendre ce train ? Ou iel veut-iel y aller mais accompagné de ce Jonas ?

Tant que j'ignore la teneur de la retouche à opérer, comment puis-je établir un devis objectif et chiffrer mon intervention ?

Je dois aller me renseigner ! J'ouvre le portail temporel vers l'Other Side, contrarié, encore une fois, par la faute de Payne !

« Bienvenue Payne... Bienvenue dans l'Other Side... » et j'ajoute « si vous le voulez bien, nous avons à parler... »

Sa longue blondeur féminine me regarde comme abasourdie, avec un air de ne pas comprendre ? Allons bon ! Si iel se met à avoir des défaillances, on n'a pas fini.


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Eldar
J'ai 34 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis chercheur en biologie marine et je m'en sors correctement. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Mes amis m'appellent Ellie. Et en fait, je suis marié à la cigarette, on essaie de se séparer depuis dix ans, sans succès.
Ok, je vis à Helsinki, disent mes papiers administratifs, j'y suis arrivé tout jeune et j'y ai fait mes études jusqu'à un âge avancé, j'y ai vécu mes histoires d'amour... j'y aurais fondé ma famille, si c'était mon style.
Mais quand je ne suis pas un citadin, je plonge dans les mers et les cavernes les plus inaccessibles du globe, en quête des cultures non humaines, de leurs traces et de leurs coutumes.
J'étudie leurs langages, je fais même des tentatives de communication. Un savant fou ? Oui, peut-être bien.
Mais c'est pas plus bête que de suivre la tradition ancestrale : la sorcellerie.
Du côté de papa, la bonne vieille nécromancie des familles, option vaudou. Du côté de maman, le chamanisme divinatoire d'Asie Centrale, option tengrisme.
Et moi, vilain petit canard en blouse blanche.

C'est un rêve relaxant et coloré. Je suis une petite fille, assise au fond d'une nacelle de montgolfière. Je vois autour de moi les parois de vannerie, un grand panier tressé. Je tangue, la nacelle descend rapidement, le ballon se dégonfle au-dessus de moi, les jolies couleurs se déforment en serpents entortillés. Puis disparaissent parmi les branches. Je vois le détail des feuillages, net et lumineux comme dans un jeu vidéo de qualité. Il y a des animaux dans la nacelle avec moi. Je n'ai pas peur, nous descendons à travers les étages de la jungle dont ils sont originaires, et à chaque étage, quelques-uns regagnent les terrains de jeu et de chasse de leurs ancêtres, quittant la nacelle sans peur. Je ressens leur excitation et leur joie. Mon père les a collectés pour sa ménagerie et je leur rends leur liberté. J'ai volé sa montgolfière pour cela ; ça lui apprendra à me montrer des choses qu'une petite fille ne devrait pas connaître. Quand je me pose à terre, la nacelle amortie par un épais tapis de racines et de mousse, il ne reste avec moi qu'un chien.

Ce doit être mon rêve qui me dit que je n'ai pas vu Cresus depuis longtemps. Quant au père de l'histoire, et ce qu'il collectionne, et ce qu'il m'a enseigné, mieux vaut ne pas essayer de déchiffrer les messages lancinants de mon inconscient. Disons juste que j'ai plusieurs soeurs et qu'aucune n'aime mon père, qui, d'ailleurs, n'a élevé que moi.

Je ne suis pas seulement venu dans cette jungle pour remettre les créatures en liberté, et mourir là entre les racines avec mon chien. Je me mets en route avec lui. Nous cherchons quelque chose de précis. Ma grande soeur. Elle a eu un grave conflit avec notre père il y a longtemps, et a disparu. J'ai su qu'elle était ici, dans cette île des Bahamas, juste un bras de mer à traverser depuis notre plantation. Il y a aussi des pirates ici. J'observe leur activité depuis l'orée des arbres, je suis très inquiet. Sera-t-elle là ? Encore en vie ? Dans quelle situation ? Reconnaîtra-t-elle sa petite soeur ? Le chien est moins inquiet que moi, et va se mêler à la vie affairée du campement. Personne ne fait attention à lui. Il cherche pour moi. Je reste caché. J'ai chaud, mes vêtements de petite demoiselle bien comme il faut me collent à la peau désagréablement. Les moustiques me dévorent. Je ne pourrai pas supporter ça longtemps.

Tout à coup, un tout petit garçon vient dans ma direction en suivant le chien. Il le guide droit vers ma cachette ! Impossible de lui ordonner de filer sans me faire remarquer ! Le petit garçon me ressemble, quand j'avais cet âge. Il s'arrête face à moi et j'ai l'impression de me regarder dans un miroir. Il appelle son père. Le chien n'a pas l'air inquiet, il ne se rend pas compte. Et voilà un pirate qui remonte de la plage dans ma direction, son sabre à la main. Il est magnifique, mais redoutable. C'est un capitaine, il rameute ses hommes. Le petit garçon me pointe directement du doigt. Je voudrais me rendre invisible...

Oh. Le capitaine, c'est ma soeur. La confusion m'envahit, et je ris en sortant de l'ombre pour me lover timidement dans ses bras. Ah, je sais, ça c'est Lou Diamond, le technicien de l'aquarium. Je suis réellement embarrassé, en sortant à demi du sommeil sur cette note positive, mais je préfère ne pas chercher à comprendre ce qui s'est passé dans mon crâne. Quoi, je préférerais être le fils de deux serial galériens comme Lou et Cresus, qu'avoir été élevé par mes parents ? Dans un sens, thanks, captain obvious... d'un autre côté, non, mes parents me conviennent. Une grande dame, et un grand homme. Je serais bien ingrat de les renier si facilement. Les amis, je me les suis faits ailleurs, de toute façon ; mais la dynastie dont je suis issu, les blocs dont je suis composé, j'ai fait la paix avec eux, je crois.

Et puis, dommage : tout bifurque sur un cauchemar. Il y a des gens qui rêvent de villes, de maisons connues, d'écoles fréquentées, de leur lieu de travail. Moi, je rêve de forêts. Celle-ci est noire comme un puits, un avertissement plane, il ne faut pas s'y aventurer, surtout de nuit. Un sanglier meurtrier y sévit. Une mère entraîne son enfant entre les troncs à pas rapides, ils se sont laissés surprendre par la tombée du soir, le drame arrive soudainement et inévitablement, une forme hirsute, une boule de ténèbres, qui surgit des broussailles et emporte l'enfant. Pas même le temps d'un cri.

Je rêve souvent de parents irresponsables, à ce qu'il paraît.

Telle une caméra acharnée à suivre l'action, je donne la chasse à la bête horrible. J'ai l'impression que l'enfant est empalé sur ses défenses. Mais alors que la créature débouche dans une clairière noyée de lune, d'où émerge comme une dent mal en point la charpente détruite d'une grange brûlée, je m'aperçois que c'est un énorme chat noir et hérissé, et qu'il porte l'enfant dans sa gueule. Il bondit et se perche sur la charpente, les yeux luisants, semblable à un hibou monstrueux. L'enfant, qu'il a posé à ses côtés, reste immobile, par peur de tomber.

Le chat me remarque alors. Moi, le cameraman intrépide. Pourquoi est-ce que je le filme ? Il m'apostrophe comme si j'étais un jeune impertinent qui dérange un vieillard acariâtre devant sa demeure. J'improvise. J'escalade la charpente pour m'asseoir près de lui, un mouvement qui me paraît logique sur le moment, pour gagner sa confiance. Je lui explique l'intérêt que le monde porte à son épopée, et au salut de son jeune captif. Je montre, dans un coin de ma caméra, les chiffres des spectateurs qui assistent à ce spectacle en live. Je les encourage à envoyer des messages sur la chatbox et je les lis à la créature. Et à chaque message qui lui est adressé, le chat diminue un peu en taille, jusqu'à reprendre celle d'un chat classique, juste un joli chat noir, un peu ébourriffé, comme s'il avait vécu un peu trop longtemps seul dans les bois, auprès d'une ancienne demeure en ruines...

A nos pieds, la mère approche, et tend les bras pour que son enfant saute à terre. Ceci fait, elle se tourne vers le chat, et lui tend les bras à son tour. J'ai repris mon rôle de témoin anonyme, presque invisible, nul ne fait plus attention à ma présence, mais le cauchemar s'apaise : elle va ramener l'enfant, et le chat, à la maison. Le charme maléfique qui pesait sur cette forêt est maintenant rompu. Un sentiment poignant pèse sur moi : il y a dans ce rêve quelque chose d'important, quelque chose que j'aimerais pouvoir saisir, qui me servirait à mon réveil, mais je ne sais pas à quoi. Et pourtant au fond de mon coeur, je le sais, je ne sais que cela, je ne souhaite que cela. Ce chat aussi, c'est mon père.

Moi, j'aime chercher - je suis un chercheur, c'est mon métier, je suis en paix avec le terrain - mais lui... Je voudrais qu'il trouve enfin ce qu'il cherche. Nous en sortirions tous plus heureux. Je me mords la lèvre en me réveillant, un geste d'auto-punition que j'ai appris à la dure à son contact, à force de m'en vouloir pour l'avoir déçu. Et j'ai soif. Ces moustiques imaginaires des Bahamas, cette chaleur pesante sur ma poitrine, je les sens encore. Je roule sur le côté pour saisir ma bouteille d'eau et descendre quelques gorgées avides. Oui, vivement que je sois de retour sur le terrain, ça m'occupera l'esprit. Le vide... le grand vide luisant des vagues immuables. Est-ce normal à mon âge de tant aimer le vide ?

La chambre n'est pas vide.
Il y a quelqu'un. Et je suis absolument certain d'être rentré seul hier soir.
La chambre descend... comme une nacelle.
La présence entrouvre la porte, et je vois les branches, le foisonnement d'émeraude, bruissant et lumineux, des myriades de feuilles, à l'infini, un océan, sans le vide. Et je n'ai pas peur. Pourquoi avoir peur ? Ce n'est qu'un rêve, à nouveau. Je vais les enchaîner toute la nuit apparemment. Très bien, je suis prêt. Peut-être, dans celui-ci, trouverai-je d'autres réponses, à des questions que j'ignorais me poser... Chercheur, jusqu'au bout des ongles.



Rêve Jaune Ezgif-com-gif-maker-2022-06-03-T135518-318  Rêve Jaune Ezgif-com-gif-maker-2022-06-03-T135142-351
Could it be you tonight?
Could you be? Would you be? Should you be here with me?
And would it kill us for once to get something so right?


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Oskar
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Oskar
Lun 6 Juin - 12:01

Jane Payne (@oskar)
J'ai 40 ans et je vis à Londres , au Royaume-Uni enfin, la plupart du temps. Dans la vie, je suis ethnologue, et je participe à des fouilles archéologiques. Je m'en sors plutôt bien. Sinon, j'ai la chance,d'être accompagnée par Jonas, un chercheur en ethnologie sociale croisé sur plusieurs sites et resté dans ma vie. Je le vis très bien..

Je suis peut-être un peu superstitieuse... Sans avoir le moindre don, je crois aux présages, aux sorciers, aux médiums... Mais au fond de moi, je sais bien que ce sont des foutaises !

Des foutaises, qui pourtant prennent beaucoup de place dans ma vie, beaucoup trop ! Je suis une scientifique, que m'importe de vérifier avant de prendre une décision l'alignement des astres et que je suis -numérologiquement parlant- compatible avec mes partenaires éventuels ? C'est ridicule, et je suis la première à en rire, toutefois, il suffit d'un rien pour m'alerter.

Si nous devons travailler ensemble, je serais attentive à votre thème astral, à votre "aura", à toute sorte de choses, la chance dans ma vie à compter du moment où j'ai su notre future association, mes rêves, le moindre petit accroc à mon quotidien bien orchestré.

Si à l'annonce de votre nom comme collaborateur-trice, le chien de ma voisine se fait écraser, mon neveu se blesse, la baignoire déborde, un pot de fleur posé sur un appui de fenêtre tombe du troisième pile devant mes pieds parce que je me suis arrêtée pour lire un sms... Il y a de fortes chances que je considère votre présence comme négative...

On ne se refait pas.
« Bienvenue Payne... Bienvenue dans l'Other Side...  si vous le voulez bien, nous avons à parler... »

Je suis là, assise dans mon lit, en sueur, le visage encore figé d'horreur... Qu'est-ce que c'est que ce bazar !? Si je crois aisément aux rêves prémonitoires je n'en ai jamais fait, je suis superstitieuse et -Jonas dit facilement crédule- moi je pense plutôt ouverte à toute les possibilités, mais jamais je n'ai été médium ou extra-lucide, ou quoi que ce soit de tel ! J'ai beau chercher, le plus loin possible dans mon enfance ? J'ai eu des rêves récurrents, surtout à l'adolescence, mais de ceux que la plupart des filles pubères ont, je découvrais mon corps, avait peur de l'avenir...

A nouveau je me lève et vais jusqu'à la cuisine. J'ouvre le frigo, prend la bouteille de lait, un grand verre, et verse le liquide blanc dedans. Je m'apprêtais à porter le verre à ma bouche quand je le lâche, sursautant en poussant un cri !

« S'il vous plaît Payne cessez ce jeu ! Je ne suis pas d'humeur !  »

Je regarde le lait renversé et les débris de verre... Je me suis coupée... Une autre voix dans ma tête celle-là crie presque autant que moi tout à l'heure !

« Payne saigne ! Payne saigne ! ILS vont le sentir !  »

Mon Dieu ! Je suis définitivement folle ! J'entends des voix, j'ai des visions ! Et ce rêve qui ne cesse de me poursuivre ! Je porte la main à ma tête, les deux, j'enfouis mon crâne dans mes mains ! La voix synthétique du brun continue.

« Payne, s'il vous plaît ! Cessez ces enfantillages ! Vous n'avez pas rempli le bon formulaire ! Et votre demande est incompréhensible ! Imaginez-vous ce que serait ma vie, et celle de mes collègues si nous devions reconstituer chaque cheminement de pensée pour trouver ce qu'est la demande finale d'un client ? Sans parler que c'est totalement interdit par les règlements !  »

Mais de quoi parle-t-il ? Il semble me connaître ? Quels règlements ? Quelle demande ? Mais non, il n'est qu'un incarnation de la maladie, je n'ai pourtant lu nulle part qu'on devient schizophrène à quarante ans ? Les premiers symptômes arrivent plus tôt ? J'ai peur de n'être pas médecin, je n'ai jamais attaché tant d'importance à ma santé, surtout mentale !

« Laissez-moi tranquille ! Je ne comprends rien à vos propos ! Je ne vous connais pas ! Je... »

Mais je lui parle ? Je laisse échapper un gémissement ! Ça doit être le rêve qui continue ! Les rêves qui vous disent que vous êtes réveillé alors que vous continuez à rêver, ça existe ! Je dois me réveiller ! Je m'astreins à prendre une pelle et une balayette et à ramasser le verre, j'aurais dû éponger le lait d'abord, ça poisse et ça salit les poils de la petite brosse...

« Allez-vous bien Payne ? Vous me paraissez perturbé ? Pardon, perturbée... C'est la première fois en si longtemps que je vous vois... féminine, ça me trouble un peu j'avoue. »

Je reste en suspens, ne prends pas garde à un éclat et me coupe à nouveau. Mais que raconte-t-il ? « Féminine » ? Je suis Jane Payne ! Je suis née femme, et j'ai beau être immense -1m90 environ- pour une femme personne n'a jamais osé remettre ma féminité en question ? « La première fois en si longtemps ? »  mais je déraisonne ! Il me faut un médecin ! Je vais demain à l'aube, non, ce soir, aller aux urgences psychiatriques ! Je dois annuler mon voyage, demander un délai pour aller à New Hive, contacter la compagnie ! Je suce le sang qui coule de ma main et gémit « Jonas... Oh Jonas ! J'ai besoin de toi ! ». C'est illusoire, Jonas est quelque part en Inde, dans une contrée retirée à étudier je ne sais quelle peuplade reculée... La voix de ma tête répète, paniquée à l'extrême : « Payne saigne ! Payne saigne ! Il faut arrêter le sang !  »

Là-bas, dans le couloir près de la porte d'entrée, une sorte de halo lumineux à l'extrême scintille, une sorte de porte bleuâtre sur les bords et d'un blanc sépulcral au centre. Sépulcral ? Pourquoi diable ai-je choisi ce mot ? Le blanc dans nos traditions est pureté et beauté ? Certes, de nombreux peuples dans le monde y voient la couleur du deuil, mais cette vision des choses reste pour moi professionnelle ?

Je suis plantée au milieu de ma cuisine, à regarder figée une porte s'ouvrir sur un monde inconnu...

«  J'ai pré-rempli un formulaire EHR012-L1c2a ? Mais je ne suis plus sûr de moi au vu de votre comportement ? Souhaitez-vous une modification post-évenementielle ? Un blocage temporel d'une survenance future ? Un effacement pur et simple ? Vous savez Payne, d'un autre que vous je n'accepterais pas qu'on me fasse ainsi perdre mon temps ! J'ai des objectifs à atteindre ! Mais vous semblez si... étrange ? »

« Taisez-vous ! Taisez-vous ! Vous n'existez pas ! Je rêve ! Je fais un cauchemar ! »

Il prend un air outré. Cette moue ? Ce visage fermé et furieux ? Je l'ai déjà vu quelque part ? Mais ce qu'il raconte n'a aucun sens ? Comment lui me connaît-il ?!

« Je ne sais même pas votre nom ! »

Jane ! Mais pourquoi discuter avec un fantasme ! Il n'existe pas ! Il n'est qu'un effet de ton imagination malade !  Je suis là à lui parler, à essayer de dissiper un malentendu ? A me remémorer son visage ? A le situer dans mes souvenirs ?

« Je suis Saül, Payne. Saül Wanderee, Retoucheur de temps de classe exceptionnelle ? Enfin, nous nous connaissons depuis... Il me semble que votre première demande avait trait à une rune mal tracée qui changeait tout le sens d'une invocation... sous le règne de Sigurd Hring, vous étiezl'enchanteur qui voulait contrer les pouvoirs de sa prophétesse attitrée ! Vous vous souvenez de Sigurd ? Son fils Ragnar est plus célèbre que lui, mais jusqu'alors jamais vous n'aviez oublié un épisode de vos vies ?  »

Saül ? Il me l'avait dit dans mon premier épisode de rêve non ? Mon gémissement prend de l'ampleur ! « mes vies ! » Je serais un sorcier viking du 8e ou 9e siècle ? Mon Dieu ! Mais qu'ai-je fait pour qu'une telle abomination me tombe dessus ? Est-ce un burn-out ? Suis si épuisée mentalement que j'en perds les pédales ? J'essaie de toucher ce type ! A n'en pas douter ma main va passer à travers ? Il n'est qu'une vision liée à un surmenage intense ? Ma non, il est solide, pas tout à fait aussi « chaud » que devrait l'être un être humain ? En tout cas, si cauchemar il y a, ce cauchemar est en trois dimensions... et palpable.

Le  « portail » de l'entrée se met à crépiter, la voix de celui que j'identifie comme la Corneille hurle « IL arrive ! Payne ! Le Hurleur est là !  »

Le Hurleur ? Je revois cette créature du rêve, jaillissant des sables comme d'une mer mouvante et jaune, brûlante mais ondulante... Le Hurleur, qui semble-t-il règne sur des... comment les a-t-il appelés ? Des « ombres ».

La haute silhouette approche à pas lents, d'une démarche qui me rappelle quelque chose ? Il semble chalouper sur le pont d'un bateau ? Un bateau ? En plein désert ? Je regarde mieux, ma cuisine a disparue, autour de moi, il y a un ciel de plomb, d'un bleu agressif, qui se reflète sur une mer... de sang ! Je retiens un hurlement ! Le « Hurleur » avance encore, et porte ses mains à la capuche qui maintient son visage dans le néant, lentement, lentement, il la fait tomber, dans un effeuillage interminable de suspens...

Je porte mes mains à ma bouche, l'homme qui me fait face n'a rien d'un monstre, même s'il tient dans sa main droite... la tête de Jonas ! Je l'ai déjà rencontré, c'est ce grand brun dont j'avais oublié le nom, le chercheur en biologie marine que Jonas justement m'avait présenté, ils ont travaillé ensemble sur un site inuit rempli de références animales je crois ?

Je marmonne plus que je ne dis « Eldar ? Eldar Tarock ? » Tiens ? Son nom m'est revenu sans le moindre souci ? Non seulement je deviens folle mais je trompe l'homme qui partage ma vie en rêve ? Mieux vaut en rêve qu'en réalité me direz-vous ? Et « partage » ? Peut-on vraiment parler de partager une vie en étant la plupart du temps séparés de plusieurs milliers de kilomètres ?

Devant moi, Eldar a l'air aussi surpris que moi, et Saül prend un air soucieux.



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Prendre son envol

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Val
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Mar 14 Juin - 4:42

Saül Wanderee
(@Val)

J'ai... quel âge ai-je donc ? c'est compliqué à définir... Je vis là où vous êtes. Dans la vie, je suis c'est difficile à dire aussi, disons "Retoucheur de temps" ? et je m'en sors plutôt bien. Sinon, savoir si je suis célibataire, marié, à la colle, ça n'a pas de sens. Je suis malléable et virtuel, enfin virtuel, pas tant que ça, je suis l'expression de vos désirs les plus fous..

Je suis issu d'un monde auquel la plupart d'entre vous ne croient pas. Je n'existe que si vous avez foi en moi, si vous m'ouvrez une porte sur votre réel. Alors, et seulement alors, je me matérialiserai, au point d'être aussi solide et tangible que n'importe lequel de vos compagnons de route.
J'attends, tapi dans l'ombre, que l'un ou l'une d'entre vous exprime un besoin, une envie, avec les bons mots et la bonne intonation... Cela sera votre supplique, et si vous ne l'avez pas pensée correctement, cela peut -aussi- devenir votre cauchemar.


Eldar ? Tarock ne s'est jamais appelé « Eldar » ? Le nombre de « Requérants » comme nous les appelons est soigneusement contrôlé. Au cours des siècles, ils vivent et revivent, mais aucun d'eux -sauf Payne qui a trouvé intéressant de changer de … genre- ne change de prénom ! Pour certains qui ont des noms de baptême très marqués par leur époque primale ça génère presque une anomalie temporelle, leur conférant une originalité à la limite de l'excentricité. D'autres, comme Tarock  passent à travers les temps sans encombre, il s'appelle Jakob,

Jakob. Pas Eldar !

Le physique en général est aussi « approchant ». Je veux dire par là qu'on retrouve les grandes lignes d'une époque à l'autre, Payne par exemple a toujours été ce que les américains nomment un caucasien  blond. Il est né dans le Nord de l'Europe, je parle de sa  première  naissance, celle qui lui a valu de devenir l'un de nos clients. Tarock aussi me semble-t-il, ce qui expliquerait qu'ils se connaissent, mais Tarock n'a jamais été un brun plutôt typé oriental ? Or le garçon que j'ai sous les yeux est au minimum métissé ?

Je me tiens le menton dans la main droite comme je le fais quand je suis préoccupé ou simplement extrêmement surpris. Payne qui ne se souvient pas de ses vies, est devenu une femme, remplit les formulaires n'importe comment -bon, de Payne c'est moins atypique que le reste...-, Tarock qui a changé d'apparence et puis… j'ai vu Tarock il y a une quinzaine d'années, il avait déposé une requête qui a été rejetée. Il était déjà plus âgé dans cette vie que cet homme ? Nos données sont à jour normalement, s'il était décédé je le saurais, et de toute façon, s'il en avait commencé une autre il n'aurait pas encore eu le temps d'arriver à la trentaine ? Le Temps quand nous ne mêlons pas de le modifier est régulier dans son écoulement, il ne se permet pas de saut d'époque aléatoire. Ma perplexité doit se voir comme une tâche d'encre au milieu d'un rapport !

J'envoie une demande de contrôle des données, un formulaire CK4515-bis, « bis » parce que c'est une demande prioritaire, et la réponse est presque immédiate : James Payne est toujours en vie, il est comme souvent « apothicaire » dans une ville du nord de l'Ecosse et Jakob Tarock serait « chercheur en histoire et ethnologie »  quelque part en Finlande ? Les deux entités existent. Et ces deux-là devant moi, elle complètement paniquée et lui qui a envoyé trois formulaires non remplis, se sont ajoutés à la liste des Requérants possibles ?

J'envoie un autre formulaire d'interrogation expresse, pour vérification des données. Cette fois-ci un CK5154-bis, parce que je veux des chiffres plus globaux ? Combien avons-nous de « Requérants » en vie à cette époque, comme toujours quelques-uns n'ont pas encore recommencé d'existence mais ils sont une minorité. Ma stupeur doit se lire plus visiblement encore ! La population a simplement triplé.

Triplé ! Ce qui signifie que le corps des Retoucheurs de Temps se trouve avec trois fois plus de demandes potentielles ! Et qu'il va nous valoir former ces nouveaux ? Devrons-nous aussi générer des candidats Retoucheurs ? Nous avons quelques stagiaires en formation mais pas de quoi faire face à une demande aussi exagérément accentuée.

Je regarde Payne et Tarock. Enfin, ces deux nouveaux Payne et Tarock. Déjà, il va falloir leur donner un rang : sont-ils Payne II et Tarock II ou notre Gestionnaire des populations a-t-il avant ces deux là accepté d'autres Payne et Tarock ? Et puis, qu'est-ce qui justifie une telle évolution ? Cette époque plus que tout autre est mouvante et peu satisfaisante mais nous avons déjà bien assez de travail sans prendre en compte des requêtes supplémentaires de Requérants non éduqués ? De plus, si nous acceptons désormais des dynasties, les plus récents ont-ils les mêmes privilèges que les anciens ? Ou un nouveau texte réglementaire que je n'aurais pas lu a-t-il précisé des différences dans le traitement des demandes ? L'idée d'avoir pu louper une parution au codex me donne des sueurs froides !

Je me fends d'une troisième interrogation au Contrôleur Alpha ! Comment sommes-nous censés traiter ces apprentis Requérants ? Devons-nous leur réserver la même approche qu'à leurs aînés ?

La réponse me sidère : il n'y a eu aucun ajout à la base des Requérants. Comment ça ! Je me trouve avec deux phénomènes nouvellement nés et la taille de la base des interrogateurs a été multipliée par trois ? Ma réaction en appelle une qui me terrifie, l'Alpha-C me dit devoir en référer, j'ai  mis le doigt sur une aberration statistique. S'il n'y a pas eu de nouvelles autorisations, il ne peut pas y avoir eu d'entrées dans la population de base, il faut donc trouver l'origine de ce dysfonctionnement et le corriger.

Que suis-je supposé faire de mes deux spécimens ? S'ils se sont « auto-autorisés » à requérir, je ne dois pas les former, ils en savent déjà trop ! Mais d'un autre côté, les délais de réponse à une demande sont bien spécifiés, si je ne la satisfais pas dans un laps de temps donné, je serais à blâmer !

Je les regarde s'observer... J'ai comme l'impression que nos ennuis ne font que commencer !

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