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LE TEMPS D'UN RP

American dreams [Ben & Dara]

Oskar
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Oskar
Jeu 19 Mai - 9:11

Louis-Marie Laveau
J'ai 65 ans et je vis à en Louisiane, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis médecin retraité et je m'en sors très bien, mon activité était rémunératrice mais surtout ma famille est très riche.. Sinon,  je suis veuf et je le vis assez mal.

Informations supplémentaires ici.
Je suis un descendant direct de Marie Laveau, la reine du Vaudou, qui a officié à La Nouvelle Orléans comme prêtresse au XIXe siècle. Notre famille compte de nombreux mages noirs, plus ou moins doués. La dernière en date était ma grand-mère, Aimée, qui a perdu ses immenses pouvoirs -dit-on- après avoir été maléficiée par un coven jaloux de sa puissance !



La malédiction toutefois n'a pas survécu à ma naissance, j'ai juste soigneusement gardé le secret, de peur que nos ennemis ne s'en prennent à moi également ! J'ai épousé Helena il y a trente ans, et l'ai perdue, divorce cinq ans plus tard puis... son décès. J'ai eu avec elle deux enfants qui ne veulent pas me connaître, et avec Oksana un fils, bâtard que je n'ai pas vraiment légitimé, mais qui m'a retrouvé et me seconde, Kyril.



Lui, promet d'être un sorcier d'exception ! Meilleur encore que je ne suis, il a établi avec l'aïeule une connexion qui tient de l’envoûtement... Aimée a confié à mon héritier sa puissance et j'en ai peur, son besoin de vengeance...





American dreams
Cresus , Dara, Ben, Louis-Marie, Kyril, Jakob...

American dreams [Ben & Dara] - Page 2 Mariel10

« Mon jeune ami, vous n’allez pas me croire, mais je suis aussi surpris que vous de ces méthodes. Il va falloir excuser le docteur Laveau, je le crains ; lui faire la leçon n’a jamais fonctionné... »  

A peine arrivé cet impudent Européen vient me faire la leçon. Chez moi ! Devant son domestique, mon invité et... Kyril ! Je sens ma machoire se contracter, et mes poings se serrer malgré moi. Il est dit que depuis que nous nous connaissons, et Dieu -ou n'importe quoi d'autre- sait que ça commence à faire... longtemps, Tarock parvient à m'exaspérer par sa simple présence. Il m'est cependant indispensable, comme je l'espère je suis pour lui irremplaçable. Il est des associations qui tiennent plus de la haine que de l'amour, dans notre domaine c'est presque préférable, l'amour entrave le progrès !

Et l'autre petit...

Je savais ce qu'était ce Dara, je me suis suffisamment renseigné sur lui avant d'envoyer Ruf... euh Kyril, l'inviter. Cet enfant a cela de bien que pour les gens comme Monsieur Oviedo, il est presque indétectable. Pour qu'un vampire, un sorcier aussi d'ailleurs, sente l'aura d'un individu, il faut qu'il en ait une ! Et mon assistant est parfois si vide que même moi je ne parviens pas à être certain de son existence. Avoir  trois enfants et pas un seul qui soit tel que je le souhaiterais ! Les aînés totalement pourris par la magie élémentaire, et le dernier... à peine humain ! On me dirait demain qu'il est mort depuis vingt ans, je parviendrais à y croire, il est toutefois là, pâle et effacé comme toujours, mais le laboratoire me l'a confirmé, de mon sang. Peut-être l'Aïeule l'habite-t-elle au point de lui donner l'apparence de la mort ? Il est certain qu'en plus de sa propre puissance il a reçu celle d'Aimée, qu'il ne soit pas à mon goût est accessoire, lui au moins servira nos plans.

« Docteur, vous êtes radieux, ce soir. Je confirme : il va falloir que nous parlions. Merci de m’avoir convié avant de faire quoi que ce soit… Disons, quoi que ce soit d’irréparable. »  

Il continue de me narguer ! Radieux ! Comme une midinette ou une fleur à éclore ! Ses airs de suffisance me hérissent tellement que mes cheveux doivent se dresser et que je dois me retenir. Le regard de Kyril en direction de ce ridicule et servile chauffeur me donne l'occasion de faire baisser ma pression, tandis que Jakob admoneste son « Chien », je me tourne avec violence vers mon roux rejeton. Les paroles sortent de ma bouche comme autant de dards empoisonnés, je siffle, la rage contenue avec peine... Pourquoi ne puis-je pas avoir avec cet enfant des relations normales ? Lui me vénère, et m'en veut aussi, depuis que dans une crise de colère je l'ai presque tondu, anéanti par la longueur de sa tignasse de feu et ce qu'elle suggérait d'inadmissible pour moi. Moi, je ressens à son égard un mélange de haine et de passion, de jalousie et d'admiration. Et ce, bien avant de le savoir mon fils, alors qu'il n'était que le petit sorcier ramassé par une mambo de mes relations et que je ne parvenais même pas à me souvenir son nom, l'appelant « Rufus » en référence à sa chevelure dont les tons orangés rappelaient tant la mienne à son âge... Le pouvoir que ce garçon exhale comme une senteur trop forte, et qui lui tient lieu de personnalité, me rabaisse au rang de novice ! J'étais pourtant, avant lui, le digne héritier de la grande Marie, et de sa descendante Aimée...

« Tarock, je vous prie de le prendre sur un autre ton ! Il n'est point l'heure des sarcasmes aussi polis et flatteurs soient-ils ! Vous connaissez Monsieur Oviedo ? Comme c'est étrange, nous avons en effet à parler... »

Il le connaît ? Et a bien sûr omis de me parler de lui ! Me laissant perdre mon temps en recherches qu'il aurait pu m'éviter en s'ouvrant ! Je marque une pause, mes yeux font du nouvel arrivant, glissant sur le domestique totalement transparent -pourquoi en effet est-il encore là ? pour se remplir de la vision de mon bâtard ?!- je souffle, là n'est pas la question ! Je regarde donc tour à tour Jakob Tarock et Dara Oviedo -ou Mærtens- peu importe le nom qu'il prétend porter ! Puis, dans l'axe, je vois Kyril interrogateur. Le chauffeur prend tout à coup une consistance qu'il n'avait pas, Kyril, et ce larbin ! Je continue ma phrase.

« Tous les trois. »

Puis, je crache, furieux de la sortie de l'homme que je ne peux plus foudroyer mentalement.

« Kyril ! Rends sa liberté à Monsieur...» Je souris à mon invité, aimable, au sorcier, crispé. Je reporte mon attention sur le Russe qui attend la suite...

« Et monte dans ta chambre ! » Il obtempère, les mains tremblantes dune fureur qui me fige le sang et l'oeil noir, je sais parfaitement que le « Monte dans ta chambre ! » l'a mortifié, le renvoyant à une enfance qu'il croit loin et que moi je vois si proche encore. Il quitte la pièce dans un courant glacé. J'ai à nouveau blessé l'unique fils qui me reste.

Me tournant vers mes hôtes, j'ai encore l'intonation coupante en m'adressant à Tarock.

« Alors ?! Qu'est-ce qui vous dérange... ENCORE ! »

@mandrin
Val
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Val
Jeu 19 Mai - 16:05

Kyril Zorkin
J'ai 22 ans et je vis désormais dans les environs de La Nouvelle Orléans en Louisiane, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis … que suis-je ? C'est déjà une question à laquelle je peine à répondre. Je m'en sors plutôt bien, depuis peu.. Sinon,  je suis célibataire et je le vis parfaitement.

Informations supplémentaires ici.
Je suis né à Moscou, dans un quartier pourri de Moscou, l'aîné, des trois enfants d'Oksana et d'Ivan Zorkin. Rapidement j'ai compris que mon père avait à mon égard une sorte de rancune dont je ne savais pas l'origine. Je pensais que ma mère s'était fait épouser à cause de sa grossesse, je suis né si tôt après leur mariage. Puis, j'ai su qu'il n'était même pas mon père et s'était marié pour le petit pécule qu'elle ramenait de l'étranger... Elle s'était prostituée, et avait reçu de mon géniteur de quoi rentrer au pays. En soi, ça faisait de lui un type presque bien ? Il aurait pu ne rien faire ?

Dans une scène digne du plus mauvais drama d'un cinéma décadent, j'ai appris que j'étais un descendant direct de Marie Laveau, la reine du Vaudou au XIXe siècle. Mon père, Louis-Marie Laveau, mon employeur aussi, me l'a jeté à la figure avec des résultats d'analyse de notre ADN. Notre ADN ! A part que moi, je n'ai jamais donné mon accord pour être « analysé » ? J'ai avec le Dr Laveau des rapports complexes, faits de crainte, d'envie, de rage... et je crois bien d'amour. Comment je suis arrivé là ? C'est une longue histoire. Mais cette parenté explique bien des choses.



Mon enfance a été ponctuée de crises plus ou moins graves. Ivan Zorkin me haïssait, et plus je grandissais, plus cette haine se montrait au grand jour. Ma mère... laissait faire. Je sentais en elle à la fois de la pitié et de la peur, comme si elle avait su des choses sur moi que j'ignorais. J'en faisais les frais, les coups s'abattaient, elle ne s'interposait jamais, mais venait me soigner.

Il faut dire que j'étais un étrange enfant, je suis parait-il un étrange adulte. Tout jeune, j'ai découvert que j'entendais et voyais des choses que d'autres ne percevaient pas, que j'avais sur les corps et les esprits des pouvoirs effrayants. Un camarade qui m'insultait venait tout à coup manquer de souffle, le sang n'arrivant plus au cœur... Je pouvais d'un trait de pensée valoir une journée noire à un autre qui s'était moqué, appelant sur sa tête tous les tourments du monde, il se blessait, brisait un objet cher, faisait une gaffe impossible à rattraper, dévoilait un secret bien gardé et lourd de conséquences... malgré lui, juste parce que j'avais murmuré « Je te maudis ! Puisse ta vie devenir un enfer ! ». ça ne durait pas, mais ça faisait peur. Personne ne voulait nommer la chose, mais plus les années passaient et plus on m'évitait.




Ma mère a fini par me confier à Luba... Luba, son nom ramène le sourire sur mes lèvres... Elle était vieille et d'une telle laideur qu'elle en semblait belle. Des traits grossiers, coupés au couteau, des lèvres drues et sombres, une peau ridée comme de l'écorce. Elle avait de rares cheveux blancs, fins et bouclés, des yeux d'un bleu si pâle qu'on les trouvait éteints. Elle a été ma maîtresse, mon initiatrice, et ma destinée. C'est elle à sa mort qui m'a envoyé en Louisiane... « Va, là-bas, on t'attend. » Qui, quoi ? Je ne l'ai pas su. J'ai traversé la moitié de mon pays, passé la frontière en Norvège, et me suis caché sur un bateau qui partait au Canada... J'ai mis deux ans, en me cachant, en offrant de moi la seule chose vendable, mon innocence et ma rousseur... Et je suis arrivé. Chez moi.





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American dreams [Ben & Dara] - Page 2 Photo_11

« Kyril ! Monte dans ta chambre ! »

 « Monte dans ta chambre ! » mais quel âge me donne-t-il ! Je ne suis plus un enfant qu'on envoie au coin, et pourquoi ? Parce que ce détestable Tarock lui a fait comprendre qu'il ne partageait pas ses vues et que l'homme brun que j'ai « ramené » contre son gré était une de ses connaissances ? J'ai tendance à obéir, aveuglement, je n'ai guère eu le choix dans ma vie. Obéir, c'était rendre une correction d'Ivan moins douloureuse, se faire oublier à l'école -loin des autres élèves et des professeurs qui me méprisaient sans même s'en cacher-, apprendre mieux et plus quand je partageais l'existence de Luba, et augmenter mes gains quand j'ai... voyagé dirons-nous ? Chez moi, obéir est un réflexe, ça ne veut pas dire que je le fais sans arrière-pensée, et quand Le Docteur prend avec moi ce ton sifflant et colérique, tel son digne héritier, je dois me retenir de lui renvoyer un coup de magie bien sombre en réponse.

C'est arrivé, que je ne parvienne pas à me retenir, lui ne l'a jamais fait, déjà il cache au monde entier ses pouvoirs, ensuite, il réagit de manière très « humaine » et ses châtiments sont généralement des coups... Nous devons présenter aux étrangers un drôle de couple, il me parle comme à un chien, m'insulte, me gifle à la moindre incartade, et ensuite me prend contre lui, me serrant comme un trésor, me murmurant qu'il ne voulait pas... Et je reconnais que j'aime ça. Je joue avec lui cet étrange jeu de la soumission et de la domination par cette soumission. Si je rétorquais, la fascination que j'exerce sur lui serait moindre, et l'amour qu'il me porte probablement inexistant. Nous en sommes toutefois toujours restés à des gestes de tendresse-haine, ou de fureur-amour désincarné, sans jamais nous permettre ce que tant d'autres ont pris, ou reçu, de ma part.

Je vous dégoutte ? Mon corps est la seule chose qui m'appartienne, et la seule arme dont je sache jouer ? Je parle peu, c'est ma gestuelle qui me tient lieu de mot. Mes regards, mes sourires, mes attitudes... Et la façon dont je déploie mon 1m90 de minceur pâle pour emmener dans des contrées interdites ceux -surtout ceux je l'avoue- qui me paraissent le mériter, quelle qu'en soit la raison.

En cela, je ressemble à ma proie de tout à l'heure. Dara, quelque patronyme qu'il porte, ils n'ont pas l'air d'accord les deux vieux, est un modèle de sensualité... lui et moi nous sommes regardés, jaugés, mesurés avec curiosité. Son âme est demi-morte, la mienne... Ai-je seulement reçu une âme à ma naissance ? D'aucuns disaient que non là-bas, dans ce pays du froid que j'oublie petit à petit.

Ce qui m'a valu ce « monte dans ta chambre » est sorti, lui aussi s'est pris une volée de bois vert de... l'associé ? le collaborateur ? le concurrent ? Quelles sont leurs relations exactes ?... du Docteur. En l'entendant se faire renvoyer rudement, j'ai eu comme une solidarité d'opprimé, d'autant que lui n'a pas même la parade d'indiquer qu'il suffit ! En jouant de sa magie. Je monte dans ma chambre... Ainsi l'a ordonné le maître, et ouvrant la fenêtre saute sans bruit sur le toit de la galerie qui longe la maison, puis au sol. Je contourne la demeure passant près du laboratoire où je passe mes journées. J'ai un bref regard pour cette petite chapelle qui n'est plus consacrée depuis longtemps et nous sert à bien d'autres rites. Et arrive, un sourire radieux en vue de la voiture.

De la maison un cri presque strident sort, mon père et patron est en colère : « Alors ?! Qu'est-ce qui vous dérange... ENCORE ! »

Moi je m'en fiche, j'espère juste qu'il ne sonnera pas comme un forcené pour me faire redescendre de mon antre, mais j'en doute, l'entrevue promet d'être... intéressante.

J'avançais, heureux, simplement heureux, quand une aura me percute, je cherche d'où elle vient, et ne vois pas, le sang de l'être bat de façon brouillonne, animé d'une colère aussi raisonnée qu'intense. Cresus est là qui vient dans ma direction, les sens en alerte je cherche à nouveau et …

« Bonsoir Cresus, comment vas-tu ? »

Je regarde le ciel sombre... Le « faucon » du Fauconnier... Il ne me connaît pas, mais moi, je sais qui il est. Il n'a rien d'un faucon d'ailleurs, et ça leur va bien, un buveur de sang... et un charognard.

« Bonsoir Monsieur Jensen. »

@mandrin
Mandrin
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Mandrin
Sam 21 Mai - 13:44

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
American dreams [Ben & Dara] - Page 2 Sans-titre-2
Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.

Il fallait rester calme. Pour le moment, ils discutaient. C’est ce que se répétait Cresus. Le venin d’un des vieux sorciers et les éclats de l’autre n’étaient pas inquiétants en soi, c’était leur manière de communiquer, et Dara semblait très bien le percevoir. Lui avait gardé son calme, même s’il n’était visiblement pas en pleine possession de ses moyens. Alors, instinctivement, Cresus suivait son exemple. Et il se traitait de tous les noms : suivre, décidément, c’est tout ce qu’il savait faire. Heureusement, le sourire de Kyril acheva de le ramener à ce calme nécessaire dont il essayait de se convaincre.

Kyril, c’était son joli sorcier, comme il l’appelait dans sa tête ; il en connaissait pas mal, des sorciers, tous extravagants et fascinants, tous intenses à leur façon… beaucoup étaient ravagés du bocal et ça se voyait sur leur figure, certains étaient carrément terrifiants, mais Kyril avait juste l’air d’un ange qui s’est trompé d’adresse. C’était peut-être le pire de tous, pour cette raison ; mais Cresus n’était pas payé pour calculer ce genre de choses, il se sentait à l’abri en sa compagnie et même, traité à égalité, ce qui était toujours un bon moment. Les sorciers étaient ses dieux, alors chaque fois que l’un d’eux descendait de son piédestal, le métamorphe s’illuminait de gratitude.

A côté de ça, d’un point de vue strictement personnel, il éprouvait une forme de résonance… quelque chose comme un point commun. Une faim jumelle. Jamais le jeune homme n’avait découragé ses gestes d’affection, au contraire, il semblait en être aussi avide que lui, en manquer aussi désespérément. Ce n’était pas le genre de point commun qui met le sourire aux lèvres, mais c’était déjà quelque chose. Et ça aussi, ça pouvait facilement devenir très intense. Au point qu’en guise de salutation, Cresus se lança dans une véritable tirade, enflammé par ce petit quelque chose qui s’allumait si facilement quand ils se rapprochaient dans l’espace. (Ben pourrait sûrement le percevoir, fallait espérer que ça ne le gênerait pas. Il pouvait être... un peu... comment dire. Pas complètement à l'aise. Mais bon, la dernière fois qu'il avait vu Cresus se laisser charmer par un câlin, c'était son mec qui le mordait, donc ça s'expliquait autrement.)

« J’aime pas trop comme il te parle. Tu es sûr que tu es bien ici ? Enfin, je veux dire… tu sais… je crois que je comprends. T’en fais pas, les cheveux on s’en fiche, tu seras toujours beau. Moi j’ai des cheveux gris, et alors, ça change rien. »


Il était rare que Cresus prononce des mots pareils, et il en avait l’air le premier surpris, d’où son rattrapage immédiat ; mais sur le coup, ça ne faisait pas un pli : non pas qu’il détestait le docteur, c’était probablement quelqu’un de très bien sur certains points et il avait appris à se concentrer sur ces points-là, et puis, c’était une sorte d’ami de msieur Tarock qui était une sorte de maître… donc ça en faisait quelqu’un de respectable, par son statut. Et puis c’était un docteur, et… Non, ce qu’il n’aimait pas, c’était la façon dont il parlait à Kyril, quelque chose là-dedans le dérangeait au plus haut point, peut-être juste parce qu’il s’y reconnaissait. Et lui, à l’époque, personne ne lui avait demandé si il était bien chez ses maîtres et si la situation était normale.

Est-ce qu’il regrettait que ce ne soit pas arrivé ? Pas vraiment, Cresus ne regrettait pas grand-chose. Il avait appris à aimer son monde bancal et ce monde le lui rendait à sa façon, en lui laissant le peu de stabilité dont il avait besoin pour exister. Alors, se plaindre aurait été indécent. Et dangereux : il aurait pu tout perdre. Un abandon et il était mort. - Aussi, il y avait d’autres façons de mourir.

Avec une sorte de timidité empruntée, il désigna le grand oiseau, puis le ballot de vêtements qu’il avait tiré du coffre, et demanda : « Si vous vous connaissez, ...tu peux nous trouver une planque pour qu’il se rhabille ? Je crois qu’il faut qu’on parle, tous les trois. »



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I am not a fool entire, no, I know what is coming
You’ll bury me beneath the trees I climbed
when I was a child
I know I shouldn’t love you but I do

Oskar
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Oskar
Sam 21 Mai - 20:13

Ben Jensen
J'ai 35 ans et je vis à en Louisiane , aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis guide touristique et je m'en sors pas trop mal.. Sinon,  je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici.
J'ai une particularité, je peux me transformer, en vautour moine... Un grand oiseau aux plumes brunes, un peu dégarni, qui surveille en vol plané les proies éventuellement restées d'une chasse menée par un autre... Un charognard ? Disons, un écologiste qui gère la pénurie et récupère les ressources ! Ce n'est pas pour me vanter, mais mon comportement humain en est très proche, j'ai horreur du gâchis.



Sinon... J'ai autre chose qui sort de l'ordinaire... Mon colocataire. C'est un garçon fantastique, un ex officier des Marine's, décoré de je ne sais quelle médaille, je n'y connais pas grand chose, mais il a un uniforme classe qu'il garde dans un placard parce qu'il n'a plus le droit de le porter en étant redevenu civil...
Notre rencontre a été... étrange pour le moins.
Et notre cohabitation l'est également. Il a besoin de boire du sang, est capable de lire dans l'esprit des gens, de leur dicter leur conduite par lien mental... Ce qu'il est ? Nous n'en savons fichtre rien, les vampires ça ne sort pas le jour ? Il prend des bains de soleil sans gêne...



Lui et moi, nous sommes liés, par le secret, et par une amitié hors paire. Échange de sang, fraternité, fidélité... Personne n'y touchera, et il ne permettrait pas qu'on me touche non plus ! J'en mettrais ma main au feu.



American dreams
Cresus ft Dara, Ben, Louis-Marie Jakob, Kyril



« Si vous vous connaissez, ...tu peux nous trouver une planque pour qu’il se rhabille ? Je crois qu’il faut qu’on parle, tous les trois. »

Mais je ne le connais pas ce clampin ! Lui a l'air de me remettre ? J'essaie de me souvenir ? Où ai-je pu rencontrer ce type ? Je lève le nez, humant son odeur ? Oui, l'odeur, je la connais, mais l'homme ? Il n'est pourtant pas comme nous, pas d'esprit de bête en vue, pas un change-peau ? Cette odeur... Je l'ai sentie souvent, je n'y prêtais plus attention. Il regarde de droite à gauche, ne semble pas dix secondes gêné par la vue d'un homme qui vient de se transformer et est nu comme le jour de sa naissance ? Son odeur... Il pue la mort et la magie, c'est un sorcier malgré sa gueule d'ange, ange il l'a peut-être été, mais l'enfer a pris possession de son âme.

« Nous pouvons aller dans la chapelle... Personne n'y viendra à cette heure-ci, mon... enfin le Docteur semble bien occupé. »

Mon quoi ? Où sommes-nous ? Dara est là, je sens son odeur aussi, et pas que son odeur... Dara est là, il ne semble pas en danger, il est calme, il me demande de le rester. Quand même, pourquoi n'est-il pas sorti à ma rencontre ?

«  Où est Dara ? Que lui avez-vous fait ? Où sommes-nous ? »

Le rouquin a un sourire. Un sourire triste...

« Il ne risque rien, ils ont besoin de lui. »

ça va me rassurer ça tiens !

«  QUI A BESOIN DE LUI ? Pourquoi !? »

Il met la main sur ses lèvres... Et nous fait signe de le suivre. Qu'est-ce encore que cette... J'en ai marre des sorciers ! Marre de cette ville ! J'ai envie d'attraper mon vampire et de partir à des lieues d'ici, traverser le pays pour le mettre en sécurité... De la maison, je sens qu'il sait tout, et qu'il s'amuse presque, je perds mon calme ? Non ? Vraiment ?! Il n'y a aucune raison c'est vrai ! On me kidnappe le bidasse, en pleine nuit, on me fait débarquer au milieu du bayou dans une maison qui ressemble à l'une de celles que je fais visiter pour mon circuit « Louisiana haunted houses» , Cresus est sur son nuage à mater un gosse de vingt ans, le gosse ressemble à un esprit en errance, et moi je dois être calme et gentiment aller m'habiller dans une chapelle ?

J'attrape le rouquin par le bras, le lui tords quasiment.

« Je ne bouge pas si tu ne réponds pas ! Où sommes-nous, que voulez-vous à Dara, vous, ou « eux », peu importe... »

« Nous sommes à Swamp Domain, la maison Laveau. Ils veulent juste... Il détient une clé. »

Swamp Domain ? J'ai failli l'inclure dans mes « Louisiana dread and haunting tour » ! Mais c'est une propriété privée. Des cinglés dans les bars « branchés » fréquentés par les médiums disent qu'on y entend l'âme des morts qu'on a arrachés à la terre, des plaintes épouvantables, des pleurs, des prières. Moi bien entendu je n'entends rien, je dois être le guide rêvé pour faire visiter ce genre d'endroits, je suis totalement hermétique à tout phénomène soi-disant paranormal. Il détient une clé ? Dara détient une clé ?

« Quelle clé ? »

« Je ne sais pas. »

Il m'entraîne, se dégageant comme si je ne l'avais pas serré à lui en casser le bras. Il n'a pas l'air d'avoir senti autre chose que l'impossibilité à avancer sans gêne ? Il  se tourne vers Cresus, un sourire radieux aux lèvres et les yeux brillants...

« Je suis très heureux de te revoir Cresus. »

Il a la voix calme, presque enfantine, une voix... d'ange. Tout dans ce garçon suggère un ange, alors que sa fragrance annonce une créature des enfers ! Il me regarde, les yeux toujours brillants de plaisir et de sérénité, et me fait signe de le suivre, montrant la maison comme pour indiquer qu'ils ne doivent pas nous savoir là, ou nous surprendre.

Peut-être devrais-je me taire, après tout, je suis nu comme un ver dans un endroit réputé parmi les plus glauques des environs, mais me taire, quand il s'agit de Dara, je ne sais pas.

« Tu me connais, tu connais Cresus, tu connais Dara, mais moi ? Je ne sais rien de toi ! »

« Je suis Kyril »

Je suis vaincu. Je ne tirerai rien de ce type, il n'a même pas l'air d'avoir conscience de la bizarrerie de la situation, de son côté dérangeant, quel mot trouver de plus juste encore ? Même si Dara comme il semble me le dire par communication mentale ne risque rien, même si Cresus n'a pas l'air de considérer ce longiligne rouquin comme un danger, enfin c'est... invraisemblable non ? Ou c'est moi qui suis fou ?


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Sam 21 Mai - 22:42

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
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Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.

"Je suis heureux de te voir aussi," sourit Cresus en passant le bras autour de la taille de Kyril, tout naturellement, pour gagner la chapelle.

Il est complètement sous le charme de cette présence qui parle le même langage que lui. Plus ils sont proches physiquement et plus il est heureux, ça a quelque chose de fusionnel. Le plaisir qu'on éprouve, sans même avoir besoin d'activités sensuelles débridées, à se dire qu'on n'est pas le seul à vivre quelque chose de difficile et à y réagir d'une manière qui pourrait paraître absurde. Et ces étoiles dans les yeux du jeune homme – même si elles ne sont que le reflet des siennes, tant pis, il est heureux.

"Viens, Ben, n'aie pas peur, c'est juste un bâtiment. Tant que personne n'y officie, c'est pas plus dangereux qu'un garage ou une cave."

Oh, ce n'est pas la chapelle en soi qui l'inquiète. Ce sont les habitants du lieu, et heureusement qu'il n'a pas assisté à la scène étrange qui se déroule en bas. Ce serait trop pour ses nerfs... Cresus essaie de se mettre à sa place, ça serait probablement très dur. Lui-même n'a pas de compagnon officiel et exclusif, à vrai dire ça lui serait difficile, ça irait à contresens de toute sa vision du monde, mais si cette personne se retrouvait ainsi enchaînée par deux chercheurs tout sauf équilibrés, quelque part où personne ne viendra le secourir... Oui, probablement qu'il paniquerait. Il essaie déjà de résister à la panique alors que Dara est simplement quelqu'un qu'il a croisé une fois, quelqu'un qu'il aime bien mais qu'il ne connaît pas vraiment.

Mais c'est justement sur ces habitants qu'il se base pour rester calme et prudent. Le docteur Laveau est fou, et il a un côté violent assez affirmé, mais il est surtout obsessionnel et il ferait tout pour son obsession. Dara est assez malin pour jouer là-dessus à son avantage, c'est absolument certain. Quant à Monsieur Tarock... Au final c'est surtout un rat de bibliothèque, si on lui donne un paragraphe de glyphes à étudier avec cette fameuse loupe de cristal il disparaîtra du monde moderne pendant des semaines, et ne fera plus de mal à personne. Et lui, Dara le connaît bien. Ils ont même l'air d'entretenir une certaine forme d'entente vacillante... Les ententes de Jakob Tarock sont toujours vacillantes, c'est ainsi. Pauvre homme.

Il ne faut pas que Kyril devienne ce genre de coquille vide avec l'âge.

Arrivés à l'abri, il ouvre le sac et tend les vêtements à son comparse métamorphe. Son regard quête son approbation, comme s'il présentait son petit ami à un frère pas vraiment approbateur. On était loin du compte mais l'atmosphère, la tension étaient comparables. Il avait pris vie à partir de deux corps de métamorphes mais son esprit avait été sculpté par la fréquentation des sorciers, et quoique résolument apatride, il était culturellement marqué par son clan d'adoption... si sordides les conditions de l'adoption fûssent-elles. Et cela, si on le reprochait à Kyril, on le lui reprochait à lui aussi.

"Et Kyril est un ami. Il est comme moi. Il ne ferait de mal à personne tant qu'on ne lui ordonne pas. C'est juste... Il est sous l'autorité de l'homme qui travaille ici, tu me ferais pas la gueule parce que je bosse pour monsieur Tarock, pas vrai ? Alors faut pas faire la gueule à Kyril non plus."

Immédiatement, attiré par le magnétisme naturel que les vagabonds exerçaient toujours sur lui, le regard de Cresus se reporta directement sur l'objet de ses attentions. C'était leur seule chance, de toute façon. Le plus puissant sorcier sous ce toit, c'était lui, cet elfe à tête rouge, il en était certain ; s'il décidait de les protéger, ils étaient sauvés ; et s'il avait voulu se débarrasser d'eux, ils seraient déjà morts. C'était aussi simple que ça.

"Si il peut nous aider, il le fera. J'en suis sûr."

Tu n'es pas brisé, affirmait son regard, franc et émaillé d'absolu, qui fixait les étoiles dans le regard du jeune homme. Tu n'es pas détruit. Tu es encore là. Et tu peux nous aider, je te fais confiance.



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Sam 21 Mai - 23:44

Kyril Zorkin
J'ai 22 ans et je vis désormais dans les environs de La Nouvelle Orléans en Louisiane, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis … que suis-je ? C'est déjà une question à laquelle je peine à répondre. Je m'en sors plutôt bien, depuis peu.. Sinon,  je suis célibataire et je le vis parfaitement.

Informations supplémentaires ici.
Je suis né à Moscou, dans un quartier pourri de Moscou, l'aîné, des trois enfants d'Oksana et d'Ivan Zorkin. Rapidement j'ai compris que mon père avait à mon égard une sorte de rancune dont je ne savais pas l'origine. Je pensais que ma mère s'était fait épouser à cause de sa grossesse, je suis né si tôt après leur mariage. Puis, j'ai su qu'il n'était même pas mon père et s'était marié pour le petit pécule qu'elle ramenait de l'étranger... Elle s'était prostituée, et avait reçu de mon géniteur de quoi rentrer au pays. En soi, ça faisait de lui un type presque bien ? Il aurait pu ne rien faire ?

Dans une scène digne du plus mauvais drama d'un cinéma décadent, j'ai appris que j'étais un descendant direct de Marie Laveau, la reine du Vaudou au XIXe siècle. Mon père, Louis-Marie Laveau, mon employeur aussi, me l'a jeté à la figure avec des résultats d'analyse de notre ADN. Notre ADN ! A part que moi, je n'ai jamais donné mon accord pour être « analysé » ? J'ai avec le Dr Laveau des rapports complexes, faits de crainte, d'envie, de rage... et je crois bien d'amour. Comment je suis arrivé là ? C'est une longue histoire. Mais cette parenté explique bien des choses.



Mon enfance a été ponctuée de crises plus ou moins graves. Ivan Zorkin me haïssait, et plus je grandissais, plus cette haine se montrait au grand jour. Ma mère... laissait faire. Je sentais en elle à la fois de la pitié et de la peur, comme si elle avait su des choses sur moi que j'ignorais. J'en faisais les frais, les coups s'abattaient, elle ne s'interposait jamais, mais venait me soigner.

Il faut dire que j'étais un étrange enfant, je suis parait-il un étrange adulte. Tout jeune, j'ai découvert que j'entendais et voyais des choses que d'autres ne percevaient pas, que j'avais sur les corps et les esprits des pouvoirs effrayants. Un camarade qui m'insultait venait tout à coup manquer de souffle, le sang n'arrivant plus au cœur... Je pouvais d'un trait de pensée valoir une journée noire à un autre qui s'était moqué, appelant sur sa tête tous les tourments du monde, il se blessait, brisait un objet cher, faisait une gaffe impossible à rattraper, dévoilait un secret bien gardé et lourd de conséquences... malgré lui, juste parce que j'avais murmuré « Je te maudis ! Puisse ta vie devenir un enfer ! ». ça ne durait pas, mais ça faisait peur. Personne ne voulait nommer la chose, mais plus les années passaient et plus on m'évitait.




Ma mère a fini par me confier à Luba... Luba, son nom ramène le sourire sur mes lèvres... Elle était vieille et d'une telle laideur qu'elle en semblait belle. Des traits grossiers, coupés au couteau, des lèvres drues et sombres, une peau ridée comme de l'écorce. Elle avait de rares cheveux blancs, fins et bouclés, des yeux d'un bleu si pâle qu'on les trouvait éteints. Elle a été ma maîtresse, mon initiatrice, et ma destinée. C'est elle à sa mort qui m'a envoyé en Louisiane... « Va, là-bas, on t'attend. » Qui, quoi ? Je ne l'ai pas su. J'ai traversé la moitié de mon pays, passé la frontière en Norvège, et me suis caché sur un bateau qui partait au Canada... J'ai mis deux ans, en me cachant, en offrant de moi la seule chose vendable, mon innocence et ma rousseur... Et je suis arrivé. Chez moi.





American dreams
Cresus , Dara, Ben, Louis-Marie, Kyril, Jakob...

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L'oiseau est en colère, je le sens -d'abord- et de plus il ne le cache absolument pas. Je trouve ça beau. J'aimerais pouvoir m'inquiéter pour quelqu'un, ça voudrait dire que je compte pour cette personne autant qu'elle compte pour moi ? Peut-être pas après tout, mais eux, je les ai vu faire, j'étais derrière eux, souvent, le Docteur m'avait envoyé. Ces deux-là, ils s'aiment. J'ai du mal à me représenter ce que c'est « aimer », j'ai peut-être aimé Luba, et elle m'a peut-être aimé en retour, mais c'est difficile à dire. Je pense que mon père -le vrai- m'aime aussi, mais d'une si étrange manière...

En fait, plus que l'amour, ce que j'aime, c'est qu'ils se touchent, qu'ils se regardent, qu'ils communiquent de tas de façons dont je crois ils n'ont même pas conscience... Un ballet de gestes doux et tendres, comme jamais je n'en ai connus. C'est pour ça que Cresus m'intéresse, je sens en lui cette même tentation de toucher et de caresser, et de recevoir la même chose...

Ils finissent pas me suivre dans la chapelle, Cresus porte les vêtements de Ben Jensen, je crois que c'est Ben son nom ? Benedikt il me semble ? Pourquoi lui porte-t-il alors qu'il pourrait le faire maintenant qu'il est redevenu humain ? Cresus est une énigme, enfin, je ne devrais pas dire cela, il sert de façon naturelle, mais que fais-je moi ? Le Docteur ordonne, et j'obtempère. Lui fait ça avec son sorcier. Nous sommes frères en esclavage. Nos pouvoirs, nos talents, notre valeur intrinsèque n'entrent pas en ligne de compte, nous sommes programmés pour obéir et donner de notre personne à nos « propriétaires ». Lui, et moi.

Pas Benedikt... Au contraire. Je pense que celui qui voudra asservir cet homme-oiseau se prendra des coups de becs, des griffures de serres aiguisées. Lui, est libre, il ne donne rien, sauf s'il décide de le faire.

Nous arrivons à la chapelle et j'en ouvre la porte. Louis-Marie est un maniaque de la sécurité, celle-ci aussi est reliée à un lecteur d'empreinte, il saura donc demain que j'ai ouvert, et donc désobéi à son ordre de « monter dans ma chambre ». Il a dit « Monte dans ta chambre. » il n'a pas ajouté « Et restes-y ! » je peux donc le désespérer en lui expliquant que je n'avais pas  compris et que j'ai soudain eu envie de vérifier quelque chose pour le rite de demain. Il me regardera avec cet air de supériorité apitoyée et exaspérée qu'il prend quand je ne comprend pas, ou la langue, ou le sens des mots... Comme les autres, avant, il lui arrive de me prendre pour un imbécile, un être stupide et dénué de jugeote... Je sais qu'il me croit atteint de je ne sais quel syndrome dont je n'ai pas retenu le nom, un truc qui sonne comme un jet d'eau ? Asperger ? On en avait déjà parlé à ma mère, là-bas, et elle avait été épouvantée ? Est-ce grave ? Suis-je en danger ? Moi, je me trouve semblable à beaucoup de gens, je suis juste moins enclin à parler, j'ai un peu peur des contacts verbaux et de la foule, je ne suis pas à l'aise dans des groupes et peine à comprendre certains comportements ? Mais autrement, en quoi suis-je différent.

« Vous pouvez vous changer ici Monsieur Jensen, si vous voulez être seul pour le faire, derrière il y a la sacristie. »

Pendant que Ben part se changer, je soupçonne qu'il va « parler » avec Dara, je n'entends pas, je n'ai pas ce pouvoir, mais je vois à leur façon de faire qu'ils communiquent, sans dire un mot, juste en pensant. J'aimerais tant pouvoir faire cela ! Pouvoir discuter en silence, communier avec un être cher.

Cresus lui me regarde, il me dévore des yeux pour être exact. Il se retient d'approcher, pourquoi ? Comme je n'en comprends pas la raison, j'approche moi, et je tends la main, je caresse sa joue, je... Pourquoi est-ce que je fais ça ? Je me blottis contre lui, et je lèche sa barbe, doucement, ma langue est à peine sortie, ça a un goût salé et piquant... ça me fait rire, j'ai les yeux qui brillent, il passe sa main derrière moi pour m'enlacer et j'aime ça. J'aime tout les contacts physiques, j'en ai peur même les coups... Mais lui est gentil, tendre...

« J'aime beaucoup ça, et toi ? »

Je n'ai pas vu Ben Jensen dans l'encadrure de la porte, qu'il regarde n'a pas d'importance ? Nous ne faisons rien de mal ? Il n'y a que le Docteur pour s'en contrarier ? Non ?



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Dim 22 Mai - 23:40

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Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
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Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.


« Vas-y, Ben, habille-toi. Je vais essayer d’en savoir plus. Faut être patient, d’accord ? »

Cresus s’excuse d’un petit coup d’oeil, il sait très bien de quoi il a l’air en ce moment, un nigaud qui ne sait pas résister à des beaux yeux et quelques cajoleries… Déjà, ce n’est pas entièrement faux, il n’est pas dans ses habitudes de repousser ce genre de chose quand elle est offerte de bon coeur, il trouverait ça cruel. On n’inflige pas aux autres ce dont on souffre soi-même. Et puis, ce serait trop difficile d’expliquer. Ben n’est pas venu pour ça. Non pas qu’il soit totalement indifférent, l’homme-chien sait parfaitement quelle empathie il peut lui réserver en tant que métamorphe, et il l’en remercie. Mais simplement, Ben est fixé sur sa cible en ce moment. Impossible pour lui de se concentrer sur autre chose. Et sa cible, c’est Dara. Ce dernier trempe dans des histoires terrifiantes et il a peur de le perdre, d’une manière ou d’une autre.

Le pire, ce serait sans doute qu’ils s’entendent trop bien, tous les trois, dans cette cave… Qu’ils forment une sorte d’alliance stratégique toxique pour tous les participants, et plus encore pour les pertes collatérales qui ne manqueront pas d’en être victimes. Enfin, pour le moment, Kyril peut déjà les renseigner un peu. Il faut juste qu’il se sente d’humeur à parler.

« Kyril, c’est un bijou, faut pas le secouer, ça serait trop bête de le casser, » explique doucement Cresus en renouant son étreinte tandis que le rapace furieux disparaît.

Ses idées se brouillent un peu. Ils sont trop proches pour réfléchir. La journée a été si désagréable. Oh, la balade dans La Nouvelle Orléans, c’était toujours aussi beau, la voiture toujours aussi agréable à conduire. Mais le sorcier… Un baiser, un coup de langue, lui fait fermer les yeux. Les vêtements sont agaçants, c’est de la peau qu’il a envie de toucher, celle du dos par exemple, en remontant le bout des doigts sous le tissu. Est-ce qu’il porte des marques ? Est-ce que son maître l’a battu ? Kyril a la peau si fine.

« J’aime tout ce que tu fais. Tu es magique. Tu es à la fois des leurs et des miens. Je ne savais pas que ça pouvait exister, avant de te rencontrer. »

Et ces pauvres cheveux… ça repoussera. C’est ce qu’il se répète pour la dixième fois en les frôlant avec prudence, comme s’il risquait lui aussi de les abîmer. Au moins, la coupe est convenablement faite, mais ça change toute l’apparence du jeune homme, et c’est ça qui lui fait du mal, c’est l’intention derrière ce geste. Lui aussi, qui aime tant les cheveux longs, ou au moins mi-long, est contraint à ce type de discipline. Pour Kyril qui appartient à la caste des maîtres, elle ne devrait pas peser sur son expression personnelle aussi lourdement. Enfin. Il faut garder son attention fixée sur les raisons de leur venue. Alors il le serre contre lui, pour échapper à son regard plein d’attentes.

« On va les aider, il ne faut pas qu’ils soient séparés, tu comprends ? Ce serait horrible. Ils veulent juste être heureux, il faut qu’on leur laisse ça. Les gens comme toi et moi, c’est la seule façon qu’on a de toucher au bonheur. C’est ce qu’on peut faire de plus beau. S’il te plaît, dis-moi que c’est possible. »

Il n’y a pas de peur qui tienne, pour des gens comme eux. S’il faut souffrir, pour aider des amis, ils le feront. Ils savent souffrir, tant que les maîtres ne décident pas de purement et simplement les abattre, ils savent tout endurer et se relever : c’est ça, leur pouvoir à eux.




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Lun 23 Mai - 20:36

Ben Jensen
J'ai 35 ans et je vis à en Louisiane , aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis guide touristique et je m'en sors pas trop mal.. Sinon,  je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici.
J'ai une particularité, je peux me transformer, en vautour moine... Un grand oiseau aux plumes brunes, un peu dégarni, qui surveille en vol plané les proies éventuellement restées d'une chasse menée par un autre... Un charognard ? Disons, un écologiste qui gère la pénurie et récupère les ressources ! Ce n'est pas pour me vanter, mais mon comportement humain en est très proche, j'ai horreur du gâchis.



Sinon... J'ai autre chose qui sort de l'ordinaire... Mon colocataire. C'est un garçon fantastique, un ex officier des Marine's, décoré de je ne sais quelle médaille, je n'y connais pas grand chose, mais il a un uniforme classe qu'il garde dans un placard parce qu'il n'a plus le droit de le porter en étant redevenu civil...
Notre rencontre a été... étrange pour le moins.
Et notre cohabitation l'est également. Il a besoin de boire du sang, est capable de lire dans l'esprit des gens, de leur dicter leur conduite par lien mental... Ce qu'il est ? Nous n'en savons fichtre rien, les vampires ça ne sort pas le jour ? Il prend des bains de soleil sans gêne...



Lui et moi, nous sommes liés, par le secret, et par une amitié hors paire. Échange de sang, fraternité, fidélité... Personne n'y touchera, et il ne permettrait pas qu'on me touche non plus ! J'en mettrais ma main au feu.



American dreams
Cresus ft Dara, Ben, Louis-Marie Jakob, Kyril



« Kyril, c’est un bijou, faut pas le secouer, ça serait trop bête de le casser »

Je me suis rhabillé... Le casser ? Par les dieux du paradis et de l'enfer Cresus, je te le casserais en morceaux avec délectation ton sorcier aux cheveux rouges... Mais non, je ne peux pas, il le regarde avec une telle vénération ! Est-ce que le gamin lui répond au moins ? Un bijou ! Tu parles d'un bijou ! Il a intérêt à être authentique le bijou.

« Que veulent-ils à Dara ? Pourquoi l'autre... Tarock, ne l'a-t-il pas invité plutôt que de le faire enlever ? Comment est-il arrivé ici ? Il ne vous a pas suivis ? Il m'aurait averti ! S'il n'a pas parlé d'une invitation c'est qu'on l'a traîné ici contre son gré !  »

C'est vrai, je ne décolère pas, mais il connaît Tarock, s'il lui avait parlé d'un ami qui « voudrait le rencontrer », Dara l'aurait suivi, mais m'aurait prévenu d'où il allait et avec qui. Ils l'ont pris par traîtrise !  Comment s'y sont-ils pris ? Je dois savoir, ne serait-ce que pour que ça ne se reproduise jamais !

Je hais les sorciers !

Je dois avoir l'air menaçant, je suis dans une rage atroce mais je ne taperai pas ce gosse trop pâle, que Cresus ne tremble pas comme ça ! J'avance vers « Kyril » et c'est vrai j'aboie, il me faut des réponses.

« Que veulent-ils à Dara ? Qu'ont-ils prévu de lui faire ! Et comment l'avez-vous attiré ici !?  »

« Je lui ai proposé mon sang. Le docteur m'avait injecté un produit, je ne sais pas quoi, il a perdu connaissance en me buvant.  »

Je le regarde, stupéfait. Il me sort ça, comme ça, sans se rendre compte de l'abomination qu'il récite ! Ils lui ont tendu un piège, il l'a drogué, sciemment ! J'ai les yeux qui sortent de la tête et j'avance, les poings serrés, sans une parole ! Et...

Je me fige. Je sens dans ma poitrine une douleur atroce qui irradie dans le bras, il a reculé, et tendu les mains en avant comme pour m'interdire de l'approcher ! Pour se défendre  il marmonne je ne sais quelles formules, j'ouvre la bouche mais pas un son ne sort, je porte les mains à mon cœur et plie les genoux... Sur ma peau, j'ai des bleus qui apparaissent, comme s'il me martelait de coups, mais j'ai l'impression que c'est juste mon sang qui ne circule plus ! Horrifié je le regarde et regarde Cresus !

« Je suis désolé ! Je ne voulais pas ! Je ne voulais pas ! Vous alliez me frapper ! Je ne voulais pas ! »

Il regarde Cresus lui aussi, comme s'il attendait de lui je ne sais quoi ! Mais il est en train de me tuer ! Un bijou ! Il appelle ça un bijou ! Ce mec est aussi dingue que le Laveau qui possède la maison ! Je me recroqueville à genou, je me réduis à un tas de chair en position de siège... Je l'entends qui dit à Cresus qu'il ne peut pas « faire » s'il a peur, que c'est plus fort que lui !

Je vais mourir parce qu'un sorcier de vingt ans a eu peur de moi ? Avec horreur je vois du sang me couler du nez !

Dara !

American dreams [Ben & Dara] - Page 2 Image-11American dreams [Ben & Dara] - Page 2 5bdf1810American dreams [Ben & Dara] - Page 2 Ethan_10

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« Kyril » - « Ben » -  « Cresus » - « Louis-Marie » - «  Dara »
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Lun 23 Mai - 23:03

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
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Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.

La situation a dégénéré à toute vitesse. Pas besoin d'être sorcier pour savoir ce qui se passe. Cresus a déjà vu des gens détruits par le pouvoir abominable du sang. Il pourrait presque compter les minutes avant que le coeur s'arrête.  Et une fois le coeur arrêté, tous les autres organes, les uns après les autres. C'est tellement fulgurant que même les anciens sorciers hésitent à s'en servir, mais Kyril n'a pas fait exprès, ça se lit sur son visage. Et le métamorphe sent presque réagir d'un même mouvement les âmes de son congénère et de Dara, entraînée brusquement l'une vers l'autre par cette secousse brutale de tout leur être.

Et lui, tétanisé par l'explosion de colère de Benedikt, puis par la riposte terrible qui a suivi, n'a rien pu faire. Il n'aurait rien pu faire même s'il avait vu venir le sort, il a vu pratiquer des rituels toute sa vie mais il n'y a jamais rien entendu. Tout ce qu'il en comprend, ce sont les limitations, et en particulier, le temps.

Impossible d'aller chercher monsieur Tarock. Il est trop loin, il arriverait trop tard. Il n'est pas exactement... docile, même si la situation est grave. Le temps de le convaincre... Peut-être qu'il le ferait pour Dara, il apprécie ce jeune homme, beaucoup plus disposé à bavarder avec lui que son propre fils, mais le temps que Dara surmonte ses propres émotions et le persuade... Non, ce serait une tragédie, l'aide arriverait trop tard.

Il faut que ce soit Kyril qui répare ce qu'il a fait. C'est la seule solution. Cresus est sûr qu'il en est capable, il faut seulement qu'il arrive à se calmer.

"Regarde-moi. Je suis avec toi. Il ne va rien t'arriver, je ne suis pas en colère."

Lui, quand il est en proie à ces appréhensions mécaniques, arrive parfois à se placer dans un état de dissociation. Il ne sait pas si c'est une bonne chose, mais au moins ça lui permet d'être efficace. Ses mains serrent les armes à nu qui servent de mains au jeune sorcier. Pour établir une coupure, entre ce qui vient de se passer et ce qui va suivre, il lui donne un baiser, vivement, sans réfléchir. Avec un autre, ce serait un électrochoc un peu violent, mais il sait qu'avec Kyril, ça ne le dérange pas. C'est un portail magique qui les ramène dans l'un de leurs moments tranquilles, quand tout va bien, personne ne peut les blesser, et personne n'a besoin d'avoir peur.

Oublie tout. Comme un cauchemar. Tu es réveillé maintenant, regarde autour de toi. Tu es un grand sorcier, tu sais ce que tu dois faire.

"Il y a là un homme qui souffre et il faut que tu l'aides à aller mieux. Je t'en prie, Kyril, fais ça pour moi..."

La peau marbrée, le visage ensanglanté, le regard fou, Ben a l'air à peine conscient. Une bête prise au piège. C'est douloureux de le voir comme ça. Cresus s'en veut de l'avoir conduit ici, lui qui pensait bien faire. Il est maintenant coupable envers eux tous, mais il faut que Kyril fasse quelque chose... En toute confiance, Cresus libère ses mains et le laisse face au blessé.

"Si tu le fais, je te promets que je te protégerai." Il l'a dit sans réfléchir, ça aussi, mais maintenant que les mots se sont envolés, il ressent à quel point leur poids était immense.




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when I was a child
I know I shouldn’t love you but I do

Val
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Val
Mar 24 Mai - 17:16

Kyril Zorkin
J'ai 22 ans et je vis désormais dans les environs de La Nouvelle Orléans en Louisiane, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis … que suis-je ? C'est déjà une question à laquelle je peine à répondre. Je m'en sors plutôt bien, depuis peu.. Sinon,  je suis célibataire et je le vis parfaitement.

Informations supplémentaires ici.
Je suis né à Moscou, dans un quartier pourri de Moscou, l'aîné, des trois enfants d'Oksana et d'Ivan Zorkin. Rapidement j'ai compris que mon père avait à mon égard une sorte de rancune dont je ne savais pas l'origine. Je pensais que ma mère s'était fait épouser à cause de sa grossesse, je suis né si tôt après leur mariage. Puis, j'ai su qu'il n'était même pas mon père et s'était marié pour le petit pécule qu'elle ramenait de l'étranger... Elle s'était prostituée, et avait reçu de mon géniteur de quoi rentrer au pays. En soi, ça faisait de lui un type presque bien ? Il aurait pu ne rien faire ?

Dans une scène digne du plus mauvais drama d'un cinéma décadent, j'ai appris que j'étais un descendant direct de Marie Laveau, la reine du Vaudou au XIXe siècle. Mon père, Louis-Marie Laveau, mon employeur aussi, me l'a jeté à la figure avec des résultats d'analyse de notre ADN. Notre ADN ! A part que moi, je n'ai jamais donné mon accord pour être « analysé » ? J'ai avec le Dr Laveau des rapports complexes, faits de crainte, d'envie, de rage... et je crois bien d'amour. Comment je suis arrivé là ? C'est une longue histoire. Mais cette parenté explique bien des choses.



Mon enfance a été ponctuée de crises plus ou moins graves. Ivan Zorkin me haïssait, et plus je grandissais, plus cette haine se montrait au grand jour. Ma mère... laissait faire. Je sentais en elle à la fois de la pitié et de la peur, comme si elle avait su des choses sur moi que j'ignorais. J'en faisais les frais, les coups s'abattaient, elle ne s'interposait jamais, mais venait me soigner.

Il faut dire que j'étais un étrange enfant, je suis parait-il un étrange adulte. Tout jeune, j'ai découvert que j'entendais et voyais des choses que d'autres ne percevaient pas, que j'avais sur les corps et les esprits des pouvoirs effrayants. Un camarade qui m'insultait venait tout à coup manquer de souffle, le sang n'arrivant plus au cœur... Je pouvais d'un trait de pensée valoir une journée noire à un autre qui s'était moqué, appelant sur sa tête tous les tourments du monde, il se blessait, brisait un objet cher, faisait une gaffe impossible à rattraper, dévoilait un secret bien gardé et lourd de conséquences... malgré lui, juste parce que j'avais murmuré « Je te maudis ! Puisse ta vie devenir un enfer ! ». ça ne durait pas, mais ça faisait peur. Personne ne voulait nommer la chose, mais plus les années passaient et plus on m'évitait.




Ma mère a fini par me confier à Luba... Luba, son nom ramène le sourire sur mes lèvres... Elle était vieille et d'une telle laideur qu'elle en semblait belle. Des traits grossiers, coupés au couteau, des lèvres drues et sombres, une peau ridée comme de l'écorce. Elle avait de rares cheveux blancs, fins et bouclés, des yeux d'un bleu si pâle qu'on les trouvait éteints. Elle a été ma maîtresse, mon initiatrice, et ma destinée. C'est elle à sa mort qui m'a envoyé en Louisiane... « Va, là-bas, on t'attend. » Qui, quoi ? Je ne l'ai pas su. J'ai traversé la moitié de mon pays, passé la frontière en Norvège, et me suis caché sur un bateau qui partait au Canada... J'ai mis deux ans, en me cachant, en offrant de moi la seule chose vendable, mon innocence et ma rousseur... Et je suis arrivé. Chez moi.





American dreams
Cresus , Dara, Ben, Louis-Marie, Kyril, Jakob...
American dreams [Ben & Dara] - Page 2 Light-10

Le Docteur va être furieux ! Mais... Il voulait me frapper ! J'ai perdu mon sang-froid, pourquoi ? Depuis mon arrivée ici, je réussis de mieux en mieux à me contrôler, je ne cède presque plus à la crainte ou à la colère, enfin, presque plus. Au sol, Ben Jensen commence à saigner du nez ! Qu'ai-je fait ! Je dois me calmer, je dois reprendre sur moi ! Sinon, le sang qui n'est plus pompé va s'écouler par les orifices, et le cœur va s'arrêter, des caillots font se former partout, Monsieur Tarock me l'a dit, ce qui peut tuer peut aussi soigner !

Je n'ai pas de haine, lui en avait ! Lui, l'Oiseau ! Maintenant il a surtout l'air surpris, et il appelle, je sens l'appel, ou je sens … Dara ? Dara a bu mon sang, et j'ai bu le sien, nous sommes liés... Le Docteur dit que ça ne durera pas, que c'est éphémère, que pour être liés à jamais il faudrait bien plus que ça, mais  eux, lui là par terre, et Dara ? Le sont-ils ? Il est son calice ? Je les ai vus, si souvent... En tout cas, je voulais juste qu'il ne me touche pas ! Je n'ai jamais voulu le tuer ! Je ne veux jamais tuer personne, sauf pendant les rituels, mais les rituels, c'est encore autre chose ?

«  Regarde-moi. Je suis avec toi. Il ne va rien t'arriver, je ne suis pas en colère. »

Je m'accroche à Cresus. Lui, il me comprend, il ne me veut pas autre que ce que je suis, il sait que je ne voulais pas, il me tient, me serre, comme pour me réchauffer parce que ça fait mal, à moi aussi, toute cette magie qui jaillit...

 «  Il y a là un homme qui souffre et il faut que tu l'aides à aller mieux. Je t'en prie, Kyril, fais ça pour moi... »

Je veux bien ! Je veux bien moi, mais mes forces s'en vont, elles partent avec son sang ! C'est malgré moi, mais je puise avec frénésie dans mon pouvoir, mon corps agit sans l'aval de mon esprit, c'est comme ça quand je panique, ça a toujours été comme ça ! C'est pour cette raison que ma mère m'a confié à Luba, parce que les autres voulaient que je disparaisse !

Ma mémoire stocke les informations d'étrange façon, enfin, il paraît. Il me suffit de retourner quelques mois en arrière, lors de l'une de mes premières rencontres avec Jakob Tarock, j'avais fait comme aujourd'hui, c'était Louis-Marie qui voulait me frapper ce jour là... Et je lui avais fait exactement la même chose !

« Prudence, avec ça. Des caillots peuvent se former. Quelques heures plus tard, ils atteignent les poumons et un peu plus tard, ils peuvent causer des dommages irréparables dans le coeur ou le cerveau. Ce n'est pas un jouet, c'est une arme. Niet... igrouchka. Aroujié ? C'est aussi une manière de soigner. Pardon, Docteur Laveau, si vous permettez ? »

Il m'avait montré... Je dois retrouver, déjà me calmer, je dois me calmer, j'ai peur, je tremble, comme si j'avais... la chair de poule.  Je claque des dents, ça fait toujours cela, ils disent, mon... père, et Tarock, que j'ai trop de puissance pour mes connaissances, et que les connaissances s'acquièrent petit à petit... Si j'ai trop de puissance, je dois pouvoir recevoir assez de savoir pour la canaliser ? Non ? J'ai l'impression qu'ils ont aussi peur de moi que moi d'eux parfois ?

 « Si tu le fais, je te promets que je te protégerai.»

Mes tremblements empirent, et s'il ne peut pas ? Si je lui fais du mal à lui aussi ? S'ils s'en prennent à lui plutôt qu'à moi...

Derrière moi, il y a une ombre, Je ne l'ai pas entendu, dans la maison, Tarock et le Docteur continuent à se battre à coup de joutes verbales, Dara est là, il a l'air d'avoir aussi mal que Benedikt mais lui est plus solide... J'approche de Ben, et je pose les mains, il sera temps ensuite de savoir comment mon « prisonnier » est sorti sans qu'ils ne hurlent à l'évasion, ça n'a aucune importance...

Un homme qui souffre... Combien y a-t-il d'hommes qui souffrent ici ? Lequel de nous quatre ne souffre pas en fait ?

J'essaie d'inverser le processus, de rediriger son sang là où il doit aller, de le liquéfier... Dans ma tête, il y a une volonté qui n'est pas la mienne et ne faiblira pas, moi, j'ai révélé ce que je suis, lui le fait maintenant... Je cherche Cresus des yeux, tu as promis ! Tu te souviendras ? Tu as promis !

Je ne sais plus ce qui s'est passé, je vois Ben ouvrir les yeux, et je me sens... partir... On me retient, on me tend à Cresus comme un paquet mou et lourd, je suis sûr que le sang que j'ai fait circuler s'est figé dans mes veines à moi, j'ai des bleus plein les mains, j'ai l'impression que la mort m'attend et est prête à me guider de l'autre côté !

La magie a un coût... Laveau le dit, Tarock le dit... Moi aussi, mais quand c'est moi qui le paye, ça n'intéresse plus personne ! Je murmure, à l'homme qui m'a retenu et « offert » à Cresus...

« Il est revenu... J'ai réussi. »

Je ne vois pas le sourire de Dara, mais je sais. Est-ce que c'est normal que je sache ? Peu--être pas ? Ils disent de toute manière que « normal » je ne le suis pas, même pour un sorcier ! Je veux qu'on me serre dans des bras ! Qu'on me donne la chaleur de la vie ! Qu'on m'empêche de passer dans ce noir si sombre qui s'approche !

« Tu as promis ! Tu as dit que tu me protégerais ! »

Je ne l'ai pas dit, c'est juste mon âme si j'en ai une qui l'a crié ! Je pleure, comme un tout petit enfant, d'épuisement, et de douleur, et … de solitude !




@mandrin

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