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LE TEMPS D'UN RP

Entre chien et loup ~

Mandrin
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Crédits : j'me débrouille

Univers fétiche : euuuh aventure, fantastique, city, histo, steampunk...
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Mandrin
Lun 23 Mai - 18:59

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
Entre chien et loup ~ - Page 4 Sans-titre-2
Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.
Quelle heure il peut être ? Crow a l’air inquiet. Il a peut-être pensé que les influences maléfiques d’hier soir ont affaibli le métamorphe. Bon, c’est le cas, mais ça n’a rien de dramatique, il s’en remettra. Il se sent déjà bien régénéré maintenant. C’est un des avantages de sa double nature, une double énergie, deux facettes qui puisent à volonté l’une dans les réserves de l’autre. Pour le rassurer, et aussi parce que c’est son impulsion en le voyant apparaître, il lui adresse un grand sourire. Le même auquel Crow aura droit chaque fois qu’ils se reverront. Un sourire qui veut dire : te voilà, toi, tu m’as manqué.

« Fais pas cette tête… J’avais besoin de dormir beaucoup, c’est comme ça que je me soigne. C’est pratique hein ? »

Le bras de Cray se tend mais il se rappelle qu’il ne doit pas agripper son nouvel ami trop fort, il risquerait de lui faire mal. C’est lui qui se redresse pour venir au contact, au lieu de le faire tomber sur lui comme c’était son premier réflexe. A moitié relevé, il disparaît dans cette masse de cheveux noirs où il réfugie son visage comme pour replonger dans la nuit. Une longue étreinte, un partage de chaleur. Maintenant qu’ils vont se lever, c’est peut-être le dernier avant un moment.

« Tout va bien. J’ai très bien dormi. J’ai rêvé de toi. »

Puis il le relâche, curieux de voir à quel point et à quelle vitesse le loup voudra reprendre son indépendance. Pour le moment ça n’a pas l’air d’être le cas. Pourvu que cette journée encore soit à eux. C’est bizarre, Cray a presque une boule dans la gorge (cette sensation qui rayonne à travers toute sa poitrine comme un arbre à l’envers, qui étend ses branches et ses fleurs) et pourtant il n’est pas malheureux, juste ému. C’est naturel pour lui d’offrir son amitié mais en même temps, si rare de la voir acceptée avec une telle… perfection. Il regarde cette chambre en cligna des yeux, les cheveux en bordel, vêtu seulement du drap qui s’entortille avec le bas de son corps comme pour lui rappeler, petite voix de conscience en tissu, qu’il va falloir redevenir décent. Et en regardant, ce qu’il a l’impression de voir, c’est un de ces paysages qu’il aime tant, et devant lesquels il tombe en adoration parfois, avec l’impression que son cœur pourrait se briser tellement c’est beau.
Il n’est pas encore bien réveillé, c’est tout.

Sa main tâtonne sur la table de chevet, il y a toujours une feuille et un crayon qui y traînent, ça fait partie des services habituels. Pas envie de rouvrir le sac à dos et de sortir les précieux ...trucs, que les maîtres lui ont confié.

« Il faut que j’écrive l’incantation d’hier soir, attends. Sinon je vais oublier. »

Il y a des épées qui forgent. Il y a des granits qui sont forgés. Dans un autre monde hors de ce monde. Quelque chose comme ça. Avec les sonorités musicales de la poésie, les phrases se reforment, mais l’esprit réfractaire de Cresus reconstitue le puzzle à contrecoeur. C’est tellement ...ce n’est pas laid, c’est toujours une poésie. Mais c’est triste.

« J’ai juste envie d’écrire quelque chose de ...bien. Peut-être que je devrais faire ça, de l’autre côté du papier, pour l’équilibrer. » Il dit ça en riant, juste pour secouer le charme vénéneux de ces phrases sombres, mais il n’écrit pas, ce n’est pas trop son genre. Il retourne juste le papier quand il a fini, et il dit à voix haute, comme on récite une comptine – d’ailleurs, en fermant les yeux : « J’ai rencontré quelqu’un hier soir. J’ai cru qu’il allait me mordre. Au lieu de ça, il m'a aidé. Et il est toujours là. »

Il rouvre les yeux, et Crow est toujours là.
Allons, tout va bien. Il est temps de s’habiller. Ils vont manquer le déjeuner si ils arrivent trop tard. Cette fois il fouille dans le sac, juste pour trouver ses rechanges, un t-shirt bleu délavé, la chemise à carreaux dont le col refuse de tomber de façon symétrique, même sa tenue n’a pas l’air bien réveillée, mais avec le café ça ira mieux. Et ensuite… il faudrait qu’il trouve un bateau. Ce serait trop bête si ils ne le faisaient pas.

« Tu vas voir, la petite dame va nous traiter d’amoureux. Le café est super bon ici… Ah, faudrait peut-être que je lui demande son nom, un jour. Tu crois que ça lui ferait plaisir ? Ça fait des années qu’elle me voit passer. »




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You’ll bury me beneath the trees I climbed
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Val
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Val
Mar 24 Mai - 14:22

Amka Wraith,
dit « Valravn ou Crow »  

J'ai 33 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis .. . que dire ? J'ai fait à peu près tous les métiers qui ne demandent que de la bonne volonté et du muscle, pas que je sois idiot, mais je n'ai pas en tête de « faire carrière » dans aucun. En fait, je suis chamane en quête du Savoir qui fera de moi un sage porteur de sagesse auprès de tous. Je suis célibataire, mon rôle ici bas n'est pas de procréer, mais de transmettre autrement l'humanité et la paix. Je dois être libre, attaché à tous et non à l'un(e), pour aller au bout de ma quête,.

Sur mes papiers, il est écrit Amka Wraith... Avant ce que je continue à appeler la colonisation avec une rancoeur qui m'honore peu, nous nous appelions Uyarak, Je suis Amka Uyarak, et répond aux surnoms de Valravn que j'utilise souvent comme prénom, et de Crow...




A quatorze ans, j'ai accueilli lors d'un rituel initiatique, l'esprit du loup. A seize, le Corbeau m'a été donné, le « Valravn » que certains disent "Crow", celui qui accompagne les âmes aux mortes de l'Autre côté, au delà des brumes sur la glace...

Depuis, je suis fidèle à ma double mission, aider de mon mieux les vivants et les morts... Et à ma double nature, homme, et loup... J'aurais voulu pouvoir m'incarner en oiseau, voler dans les airs, mais aux dires des Anciens, un seul esprit de bête entre en toi, et le loup m'a choisi. Qui sait ? Les anciens voient et savent, mais pas tout parfois ?

Oh... En passant... J'ai un passeport américain, mais je suis inuit, quand je ne parle pas le Yupik sibérien, assez peu usité dans le reste du monde, j'ai une préférence pour le Russe, appris avec les marins sur les bateaux de pêche puis les cargos où j'ai commencé ma carrière professionnelle. Pourquoi ? Parce que disons que les USA et moi sommes un peu en froid, c'est une longue histoire, depuis la mort de mon père ! Mais bien sûr, je peux vous répondre en Anglais, et même en Français, une autre histoire... Un jour, je conterais peut-être tout cela.




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Entre chien et loup
Cray & Amka

Mai 2022
















Quand je veux sentir mieux ce qui m'entoure, je ferme les yeux. Certain(e)s ne comprennent pas,  »Regarde ! C'est beau ! Tu loupes quelque chose ! ». Cela, souvent dans ces contrées « occidentalisées », chez les miens, ou ceux dont la philosophie est proche de la nôtre, c'est moins courant comme réaction. Mais ici... Je ne peux pas leur dire « Si, je vois, je vois par les yeux de l'âme ! », parfois j'essaye, mais la plupart du temps j'ai un regarde incrédule en retour... Ces « natifs », ils sont incompréhensibles, quelle idée, les yeux de l'âme ! Je m'en moque, ça ne change rien à ce que je « vois »... Là, je vois Cresus m'embrasser, non pas un baiser, mais une embrassade de tout le corps, puissante et tendre à la fois.

Nous sommes deux canidés. Les canidés se touchent, se sentent, se tournent autour dans autant de danses sociales chargées de sens. Le loup et le chien, sont cousins, différents, mais semblables. Je pense qu'un louveteau élevé par une chienne ferait un excellent chien, et qu'un chiot dans une portée de loups, deviendrait un loup correct. Différents mais semblables. En l'occurrence, nous avons le même besoin de contact physique, le même... recul... quand il s'agit de penser à une séparation, prévisible et normale.

Je laisse mon esprit errer... Si j'avais eu un frère, et pris la route avec lui ? En quoi mon existence aurait-elle été changée? J'ai des tas de cousins, cousines, tantes, oncles, Anciens plus ou moins apparentés, il reste très peu de Yupiks dans ce monde, nous avons tous du sang commun, et même, j'ai des amis... De très rares amis, rares, mais profondément liés, ce sont des frères... Pourtant, j'ai en moi ce mythe du né avec moi, je manque d'un jumeau en fait, d'un être qui me serait si semblable que mon souffle et le sien serait un. C'est une grande faiblesse, parce que je le cherche.

J'ai demandé à ma mère, et à ma grand-mère, si dans son utérus nous avions été deux, cela expliquerait cette sensation de vide que je connais parfois, mais si cela a été, « l'autre » a disparu bien avant les premiers examens médicaux... Rien n'est apparu, j'étais seul, et je le suis resté, manquant presque ravir l'existence de ma mère en venant dans ce monde.

Pourquoi cela me vient-il à l'esprit là, en ce moment précis ? Parce que j'ai l'impression que Cresus partage ce manque ? C'est stupide, je n'ai aucun moyen d'être sûr, ça doit être comme pour moi un exagération d'empathie portée à son paroxysme.

Je ne relève pas quand il parle de l'inscription d'hier... Après tout, son job était d'aller chercher ces mots, il n'a pas anticipé ce qu'ils cachaient, peut-être même que ses « maîtres-sorciers » ne l'ont pas non plus imaginé. Vouloir briser l'équilibre ne signifie pas tout comprendre et savoir, même, la plupart du temps, c'est l'inverse car s'ils « savaient », ils comprendraient leur erreur et la fausseté de la route empruntée ? Je souris juste quand il dit qu'il voudrait sur le verso, annuler les paroles sombres par de la clarté... Je doute que ses employeurs apprécieraient, tel qu'il les décrit sans même s'en rendre compte, je songe à des gens très sûrs d'eux, impérieux, volontiers bornés...

 « J’ai rencontré quelqu’un hier soir. J’ai cru qu’il allait me mordre. Au lieu de ça, il m'a aidé. Et il est toujours là. »

« Ton quelqu'un ne mord que si sa vie est en jeu, tu n'avais pas l'air à ce point menaçant. Veux-tu que le quelqu'un s'en aille ? »

Je l'ai dit sur le ton de la plaisanterie, mais c'est une vraie question. S'il me dit « finalement oui, je t'ai assez vu », je serai déçu, mais je m'en irai. Dehors, loin de cette chambre qui me sert de cocon momentané, j'ai des choses à faire... Par exemple, trouver à partir de quelle lointaine époque il n'est plus fait mention de métamorphoses inter-genre, ni même de change-peau d'ailleurs. Les chamanes connaissent encore les esprits de bête, mais nulle part, je n'ai entendu parler d'être qui serait en fonction du besoin mâle ou femelle... On trouve de vieilles, très vieilles légendes, de divinités la plupart du temps...Certaines cultures l'ont attesté plus longtemps que d'autres... Mais dans l'univers chrétien, exister sans porter les attributs de ta binarité est considéré comme une abomination... Chez les miens, comme dans de nombreuses cultures que je juge plus sages, on voit ce que tu es et non ce que tu dois paraître... Et on ne te juge pas.

Je sors de ma rêverie. Est-ce le propre du chamane de s'égarer ainsi, ou de mon caractère personnel ? Je l'ignore, je suis toujours en quête d'autres savoirs, d'autres connaissances, d'autres expériences. Un jour, pas si lointain, j'avance sur le fil de cette vie, je devrais transmettre, et vu le peu de porteurs de relais disponibles, je devrais asséner à mon successeur une masse de connaissances qui le/la fera chavirer ! Avant de transmettre, il me faut apprendre, et apprendre ne se fait pas dans les livres. On trouve dans les bibliothèques des confirmations, des témoignages de personnes de toutes origines qui ont cherché et trouvé, et faute de disciple, ont écrit. Cela m’ennuierait d'avoir à noter, je pourrais le faire, mais pour donner mon grimoire à qui prendra ma suite.

 « Tu vas voir, la petite dame va nous traiter d’amoureux. Le café est super bon ici… Ah, faudrait peut-être que je lui demande son nom, un jour. Tu crois que ça lui ferait plaisir ? Ça fait des années qu’elle me voit passer »

Je lui souris.

« Oui, ça serait bien, de connaître son nom... Le nom est ce qui permet à une âme de survivre, enfin c'est ce que disent nos Anciens... Quand un enfant vient, on lui donne le nom de l'ancêtre passé de l'autre côté qui semble vouloir habiter son corps, ainsi, l'âme ne meure pas et l'enfant est relié à sa lignée, pour l'éternité...  J'ignore si les âmes non nommées retrouvent leur chemin, c'est peut-être pour cela que certaines errent sans but, perdues, entre deux plans d'existence ? Elle a une belle âme, ça serait dommage qu'elle n'ait nulle part où aller.»

Moi, je suis Amka... Combien y a-t-il eu, avant le mien, de corps nommés Amka ? Etaient-ils tous chamanes ? Je sais qu'ils n'étaient pas tous mâles... Homme, femme, les âmes se fichent bien de tout cela, elles sont parties du Tout, et comme particules tiennent leur place, comment elles se réagencent entre chaque existence, ça n'importe pas aux sages.

Je noue mes cheveux en tresse d'abord, puis en chignon. Les cheveux libres, ça boit parfois autant de café que ta bouche... Mes yeux brillent d'espièglerie, je sais déjà qu'il les préfère volant au vent.


Crédits : Manasie Akpaliapik - Hommage aux animaux, 1996




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Mar 24 Mai - 15:11

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
Entre chien et loup ~ - Page 4 Sans-titre-2
Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.

« C’est sûrement vrai, le coup des noms, parce que… si tu n’as pas de nom ça veut dire que personne ne t’appelle… donc tu es tout seul. Personne peut exister comme ça tout seul, dans le néant. »

Et pourtant, dans une meute où tout le monde s’appelle Cresus, Midas, Minos, Theseus… Ariane, Cléopâtre, Antigone, Dido... Les noms de souverains antiques sont à la mode depuis quelques générations, de chiens et de serviteurs. Dans une telle meute, n’est-on pas dans le néant ? C’est une question qu’il vaut mieux ne pas se poser. Cray attache ses chaussures et, dans un coin de sa tête, se demande ce que c’est un nom. Un son dans lequel il y a une personne. Cette image est à la merci de ceux qui la projettent : s’ils ne voient pas une personne, alors ce n’est pas vraiment un nom. Ah, ça fait mal à la tête.

« Ma fille par exemple, elle s’appelle Latisha, comme sa grand-mère. Et comme la grand-mère de sa grand-mère, je crois, ça saute une génération à chaque fois chez eux. Ils sont très branchés Anciens aussi. De mon côté on n’a pas de nom… Cresus, c’est juste une blague… C’est un coup de sifflet, tu vois ? Et nos Anciens à nous, c’est les sorciers… Alors, je sais même pas si j’aurais su choisir un nom pour la petite. »

Aucun regret à manifester, c’est comme ça : il y a tellement de magies qui se dérobent devant lui, il ne va pas se plaindre pour une de plus ou de moins. Et voilà, ils sont prêts. Le tour de la chambre pour voir s’ils n’ont rien oublié… et il ramasse leurs deux sacs, une sorte de riposte à ce coup d’oeil malicieux que lui a jeté Crow en s’attachant les cheveux.

Si, elle tient quelque chose de lui, la petite : elle adorerait les cheveux de Crow. Elle est fascinée par les cheveux très longs. Lou l’a ramenée voir la famille l’an dernier, sur toutes les photos elle joue avec les cheveux de sa grand-mère, qui sont très, très longs, certains décorés de perles. C’est dommage, ça, Cray n’a pas pu garder de ces photos, dans son téléphone ou en physique, les maîtres auraient pu les trouver, et ça aurait fait des histoires. C’est dommage parce qu’il aurait bien voulu montrer sa bouille à son nouvel ami, elle est ce qu’il a fait de mieux, la seule bonne chose qu’il laissera sur terre.

« Je veux que le quelqu’un descende déjeuner avec moi. Et après, qu’on traîne en ville. Mais c’est pas à moi de dire ‘je veux’, on n’est pas chez moi, c’est juste un hôtel. »

Avec un rire, il sort et retrouve la moquette feutrée du couloir. Derrière chaque porte, il y a une ou plusieurs vies. S’il a le choix entre une ou plusieurs… il regarde passer le chamane. Pourquoi cette question ? Tu veux que je m’en aille ? Pourquoi est-ce qu’il voudrait une chose pareille ? Ils sont bien, en ce moment. Ils sont heureux. Qu’est-ce qui en restera, quand l’un d’eux s’en ira ?
Mais Crow devait proposer, par politesse, sans doute. Et parce qu’il vaut mieux offrir de s’en aller que d’être mis dehors. Ça, il peut comprendre.

« Ça te fait pas peur si je te dis que je t’aime ? C'est pas... possessif ni rien, je t’ai dit, y a pas de cages avec moi. Juste, je t’aime, tu en fais ce que tu veux. »

Un tour de clé, au revoir la chambre. Intimidé par ses propres mots, Cresus regarde ses pieds en marchant. Ils vont prendre l’escalier cette fois. L’ascenseur, c’est pour les gens qui ne vont pas très bien. C’est pour eux hier. Eux aujourd’hui, c’est complètement différent. En fait, faudrait presque changer de nom tous les jours, ça serait plus… scientifique, comme dirait le jeune monsieur Tarock. Un mot que Cray n’entend pas souvent, c’est pour ça qu’il l’aime bien.

Ce qu'il vient de dire, c'était pas très scientifique.




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Mer 25 Mai - 4:49

Amka Wraith,
dit « Valravn ou Crow »  

J'ai 33 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis .. . que dire ? J'ai fait à peu près tous les métiers qui ne demandent que de la bonne volonté et du muscle, pas que je sois idiot, mais je n'ai pas en tête de « faire carrière » dans aucun. En fait, je suis chamane en quête du Savoir qui fera de moi un sage porteur de sagesse auprès de tous. Je suis célibataire, mon rôle ici bas n'est pas de procréer, mais de transmettre autrement l'humanité et la paix. Je dois être libre, attaché à tous et non à l'un(e), pour aller au bout de ma quête,.

Sur mes papiers, il est écrit Amka Wraith... Avant ce que je continue à appeler la colonisation avec une rancoeur qui m'honore peu, nous nous appelions Uyarak, Je suis Amka Uyarak, et répond aux surnoms de Valravn que j'utilise souvent comme prénom, et de Crow...




A quatorze ans, j'ai accueilli lors d'un rituel initiatique, l'esprit du loup. A seize, le Corbeau m'a été donné, le « Valravn » que certains disent "Crow", celui qui accompagne les âmes aux portes de l'Autre côté, au delà des brumes sur la glace...

Depuis, je suis fidèle à ma double mission, aider de mon mieux les vivants et les morts... Et à ma double nature, homme, et loup... J'aurais voulu pouvoir m'incarner en oiseau, voler dans les airs, mais aux dires des Anciens, un seul esprit de bête entre en toi, et le loup m'a choisi. Qui sait ? Les anciens voient et savent, mais pas tout parfois ?

Oh... En passant... J'ai un passeport américain, mais je suis inuit, quand je ne parle pas le Yupik sibérien, assez peu usité dans le reste du monde, j'ai une préférence pour le Russe, appris avec les marins sur les bateaux de pêche puis les cargos où j'ai commencé ma carrière professionnelle. Pourquoi ? Parce que disons que les USA et moi sommes un peu en froid, c'est une longue histoire, depuis la mort de mon père ! Mais bien sûr, je peux vous répondre en Anglais, et même en Français, une autre histoire... Un jour, je conterais peut-être tout cela.




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Mai 2022














 « Je veux que le quelqu’un descende déjeuner avec moi. Et après, qu’on traîne en ville. Mais c’est pas à moi de dire « je veux », on n’est pas chez moi, c’est juste un hôtel »

On n'est pas chez moi ? Je reste interloqué. A-t-on besoin « d'être chez soi » pour vouloir ? Alors moi, je n'aurais pas le droit à la volonté, chez moi, c'est partout, c'est nulle part... Je suis chez moi sous les étoiles et le soleil, sur la terre comme sur l'asphalte, dans l'eau, et dans le feu ou l'air...

« Ton quelqu'un pense que c'est une bonne idée. Et chez toi, tu y es, tout ce que tes yeux voient, que ton odorat sent, que ton cœur perçoit, alors, c'est chez toi... Les Souffles sont chez eux partout où il y a de la vie. »

Je n'ajoute pas « et de la mort », ça, c'est bon pour moi. Les autres, la majorité des autres, se contentent d'habiter la vie, mais ça fait déjà un « chez soi » immense ?

 «Ça te fait pas peur si je te dis que je t’aime ? C'est pas... possessif ni rien, je t’ai dit, y a pas de cages avec moi. Juste, je t’aime, tu en fais ce que tu veux. »

Nous sommes en bas de l'escalier quand je me retourne. Peut-être a-t-il raison de ne pas se sentir chez lui, il est dans ce monde une telle exception... Comment aurais-je mal d'entendre ces mots ? L'Amour est pour moi l'essence même de l'Ëtre ? Sans l'amour de son « prochain » ? Oh ce mot ! Comme l'anglais est mal adapté aux concepts que j'ai en moi ! Parlons donc du « prochain » ? Sans l'amour, il n'y a pas de vie... Moi, j'Aime. Tout, tous, il y a des créatures détestables que j'arrive à aimer, parce qu'elles le sont justement parce qu'on les a privées de ce baume qu'est l'amour ! Certains religieux, je veux dire par là « personnes qui croient, et s'avouent d'une religion », pas prêtres ou autres sorciers, certains donc partagent ma vue, je suis sûr que sa petite dame anonyme là-bas, déjà en poste malgré l'heure à laquelle nous sommes rentrés et qui témoigne qu'elle a eu une nuit bien courte, la partage.

Est-ce que ça me fait peur qu'il « m' »aime ? Qu'il aime tout simplement ? Non, bien entendu.

« Non, je n'ai pas peur de l'amour. »

Je marque une pause, je sens mon esprit s'envoler une fois encore. De quoi ai-je peur ?

« Je n'ai pas peur de grand chose à vrai dire. »

C'est un mensonge... J'ai peur qu'il n'y ait plus d'amour justement. Peur d'errer dans un monde où je ne pourrais plus faire don ni de ma présence, ni de ma personne, ni de mes savoirs, parce que mes contemporains, tous, seraient enfermés dans un égocentrisme si dur à percer que rien ne les atteint... J'ai peur que la Vie disparaisse, totalement. Pas seulement les humains, ni même les animaux, mais tout ce qui fait l'existence, la brume du matin, les gouttes d'eau de la pluie, le chant du vent dans les feuilles des arbres, le soleil qui se lève ou se couche... Je dois être poète aussi, mais les mots ne sont pas faits pour décrire tout ce que cet univers connaît de beau, de bon, d'éternel...

J'ai peur... Que les gens comme lui soient broyés, par un système qui se veut civilisé et n'est qu'inhumain, que la... rationalisation ? Du Tout conduise à sa perte... Que le dieu Argent, productivité, organisation, enrichissement, conduise l'ensemble des êtres à l'oubli... Oubli de ce qui fait leur essence, oubli de ce qu'ils ont reçu et doivent perpétrer... Je ne parle pas de se reproduire, encore et encore, essaimant comme une ruche folle, mais de garder en soi ? Quoi ? Ce que les miens appellent le Souffle... Oui, j'ai peur que l'ensemble de ce qui vit sur cette terre oublie juste son âme, et donc d'exister.

« Je crois qu'en fait, j'ai peur que l'amour n'existe plus pour ramener les hommes à la raison. »

Je le regarde. Qu'en pense-t-il ?

Nos contemporains, ceux d'ici -et peut-être bien quelques uns de « la-bas » chez moi- mettent dans le mot « amour » n'importe quoi ! L'envie, le désir, le sexe... En anglais un peu moins que dans d'autres langues, les Français par exemple n'ont pas de mot pour différencier ce qu'on apprécie de ce qu'on aime vraiment. Ils « aiment » le pain beurré comme ils « aiment » leurs semblables ? Moi, j'aime le goût du beurre sur du pain, mais j'aime Cresus. J'aime aussi ce que nous avons fait, l'odeur de sa peau, le goût de sa sueur, le son de sa voix... Mais ça ne suffit pas à « aimer » un homme ou une femme, c'est juste apprécier ses charmes ?

Je tends la main, la gauche... Et mon bras proteste mollement.

« Tu sais, j'étais gaucher. »

Pourquoi lui ai-je dit cela ? Quelle importance ? J'étais gaucher, je suis devenu droitier... Par obligation, ça n'a demandé que quelques mois d'apprentissage, et puis, ça surprend moins les gens dans le monde que d'utiliser une main gauche ? Il y a encore des pays où les gauchers sont mal vus, ce sont ces croyances, ces « coutumes » qui me dérangent... N'ai-je pas parlé de bibliothèque ? Non, c'est lui hier... En fait, dans les livres, je cherche surtout quand, comment et pourquoi, de la situation du Commencement où tout était possible, on en est arrivé à une -non des- civilisations marquées d'interdits ? Quand, l'homme a-t-il jugé qu'une seule possibilité s'offrait à lui, là où hier il y en avait une infinité ? Cela, je le trouve plus dans le témoignage des livres que des hommes, eux, n'ont pas de passion, ils n'ont pas de message à faire passer, ils offrent juste les mots qui parfois expliquent.

En passant devant la réception, nous avons un sourire de la « petite dame », sourire que je rends, avant de lui adresser la parole.

« Mon ami n'ose pas vous demander votre nom ? Il dit que vous vous croisez depuis des années, mais restez un mystère ? »

Son sourire s'amplifie, il devient un soleil dans cette petite salle jusqu'alors cachée dans sa pénombre de bienséance...

 « Je m'appelle... »

Je l'ai bien dit qu'un nom donne de la consistance à une âme ! La sienne rayonne de sa beauté. Je souris, à elle, et à Cray.

Crédits : Art Inuit Brousseau Gallery - Toronto




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Mer 25 Mai - 13:02

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
Entre chien et loup ~ - Page 4 Sans-titre-2
Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.

Evidemment qu’elle s’appelle comme ça, comment aurait-il pu en être autrement ? Cresus est amusé de ne pas y avoir pensé tout seul, un peu surpris, mais maintenant tout semble logique. Il se présente aussi, et elle a un petit sourire mêlé de réprobation, ce n’est pas un nom chrétien du tout, ça… Alors il présente Crow – Amka, finalement il s’en est souvenu. Et elle rougit carrément, en bafouillant que c’est très joli. Elle arrive à être sympa même quand elle est gênée, c’est rare comme talent, elle a dû apprendre ça à l’hôtellerie, ou peut-être qu’elle l’avait depuis toujours.

Ils sont en retard pour le petit dej bien sûr, mais elle les installe en confidence dans un coin tranquille de la salle, et leur ramène tout ce qui reste, de toute façon il faut bien le manger, et les autres clients sont déjà tournés vers le repas de midi. Elle est soigneuse, pimpante comme elle le sera probablement toujours. Est-ce que c’est ça, une fée du logis ? Mais c’est pas un logis, ici, c’est un hôtel. Cray est peut-être buté sur ce point mais il fait la différence.

« T’en fais pas, pour la raison. Le fils Tarock s’en charge. C’est un drôle de petit gars. Il est distant, mais il est fiable. Un drôle de mélange. »

Lui, si c’était un oiseau, ce serait… Un albatros. Un truc qui vole au loin et qu’on a l’impression d’apercevoir au milieu des nuages, et on se dit : ah oui, quand même ! Ça existe encore, ces grandes créatures-là ! Et toujours le gugusse moyen pour prendre une photo pixélisée et essayer de raconter sur internet que c’était un ptérodactyle. Bon, quelque part, dans un sens… Enfin, bref. Le fils Tarock, c’est quelque chose. Pas sûr qu’il s’entendrait avec Crow. Ils ne se ressemblent vraiment pas.

A la rigueur les cheveux.
Assis côte à côte chez le coiffeur, sans se parler, ça passerait. Cresus rit en y pensant, penché sur son café où il se reflète. Il se trouve l’air heureux aujourd’hui. Tant mieux. C’est probablement la seule beauté qu’il a, et ça ne se trouve pas au salon de coiffure, celle-là. Alors quand elle le traverse momentanément, il faut en profiter.

« Moi je suis droitier, j’en sais rien en fait, on m’a pas posé la question. Mais c’est pratique, regarde. »

Face à face, leurs bonnes mains se rencontrent. Et en marchant côte à côte, elles se rencontreraient aussi. Eux non plus, par certains côtés, ne se ressemblent pas, mais il y a des différences qui sont des liens, et ils ont surtout de celles-là depuis hier.

Les gens circulent dans la salle, certains leur jettent un regard, il y a l’éventuel « bonjour » en passant, les têtes enfouies dans un journal, les gamins qui se plaignent parce que tout n’est pas exactement comme ils aiment, qu'il faut traîner aux toilettes parce qu'ils ont renversé leur confiture sur leurs genoux, les pianoteurs sur leurs téléphones, un petit chien dans un sac à main qui a l'air d'un bibelot. Il y a aussi un vrai piano dans un coin, auquel personne ne touche jamais et qui sert de support pour une série de plantes en plastique. C’est presque un logis sauf qu’on ne peut pas y rester, et ça, c’est la différence, se dit Cresus quand ils ont terminé.

« Alors, je voulais – je devais passer à la bibliothèque, honnêtement j’ai pas envie, mais comme tu veux. Tu aimes ça toi les bibliothèques ? Moi je me perds là-dedans ! C’est grand comme un temple mais sur chaque pierre y a un truc écrit tout petit qu’il faut déchiffrer pour se repérer, c’est infernal ! Je sais pas qui a inventé ces trucs, mais il avait un grain ! Ça pourrait être monsieur Tarock, il est assez vieux pour ça et puis, ça serait bien son genre. »

Il râle pour rire, juste parce qu’en ce moment c’est possible et c’est drôle. Et parce qu’il n’ose pas dire ce qu’il a envie de dire.
Si tu crois que j’ai une âme, si tu crois qu’elle peut renaître, si tu la vois là où moi je ne vois rien, dis-moi son nom.




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Jeu 26 Mai - 11:50

Amka Wraith,
dit « Valravn ou Crow »  

J'ai 33 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis .. . que dire ? J'ai fait à peu près tous les métiers qui ne demandent que de la bonne volonté et du muscle, pas que je sois idiot, mais je n'ai pas en tête de « faire carrière » dans aucun. En fait, je suis chamane en quête du Savoir qui fera de moi un sage porteur de sagesse auprès de tous. Je suis célibataire, mon rôle ici bas n'est pas de procréer, mais de transmettre autrement l'humanité et la paix. Je dois être libre, attaché à tous et non à l'un(e), pour aller au bout de ma quête,.

Sur mes papiers, il est écrit Amka Wraith... Avant ce que je continue à appeler la colonisation avec une rancoeur qui m'honore peu, nous nous appelions Uyarak, Je suis Amka Uyarak, et répond aux surnoms de Valravn que j'utilise souvent comme prénom, et de Crow...




A quatorze ans, j'ai accueilli lors d'un rituel initiatique, l'esprit du loup. A seize, le Corbeau m'a été donné, le « Valravn » que certains disent "Crow", celui qui accompagne les âmes aux portes de l'Autre côté, au delà des brumes sur la glace...

Depuis, je suis fidèle à ma double mission, aider de mon mieux les vivants et les morts... Et à ma double nature, homme, et loup... J'aurais voulu pouvoir m'incarner en oiseau, voler dans les airs, mais aux dires des Anciens, un seul esprit de bête entre en toi, et le loup m'a choisi. Qui sait ? Les anciens voient et savent, mais pas tout parfois ?

Oh... En passant... J'ai un passeport américain, mais je suis inuit, quand je ne parle pas le Yupik sibérien, assez peu usité dans le reste du monde, j'ai une préférence pour le Russe, appris avec les marins sur les bateaux de pêche puis les cargos où j'ai commencé ma carrière professionnelle. Pourquoi ? Parce que disons que les USA et moi sommes un peu en froid, c'est une longue histoire, depuis la mort de mon père ! Mais bien sûr, je peux vous répondre en Anglais, et même en Français, une autre histoire... Un jour, je conterais peut-être tout cela.




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Entre chien et loup
Cray & Amka

Mai 2022















 « C’est pratique, regarde. »

Il pose sa main contre la mienne... On dirait une prière, ou un salut, mains jointes, le négatif et le positif, encore que je n'aime pas ces mots, pourquoi ce qui va révéler la photo serait-il « négatif » et la version colorée « positif » ? L'ombre a cela qu'elle fait ressortir la lumière, sans l'une, l'autre n'est pas ? Donc oui, nos mains se complètent, comme nos âmes sans doute... Il s'entête, ici, ce n'est pas une maison, et je souris. Les loups ont une tanière, parfois plusieurs si le territoire est vaste, c'est mon cas, j'ai un squat dans le parc central, une reconstitution historique d'une cabane de bûcheron-chasseur du 19e siécle, et un autre -une caravane abandonnée- en périphérie de la ville. Je me sens chez moi, dans les deux, partout en fait, chez moi, et pourtant vagabond... Le vrai chez moi, c'est une maison basse loin très loin... sur une île glacée, entre la Sibérie et le Canada... Un bout « d'Amérique » que je revendique inuit.

Lui, a besoin d'une niche ! Et une niche avec son nom dessus, comme dans les dessins animés : une niche avec écrit Cresus, une gamelle personnelle, et une chaîne qui j'espère le retient rarement contre son gré, parce qu'un chien a besoin d'une laisse autant que d'une niche, ça participe de sa sécurité !

 «... je devais passer à la bibliothèque, honnêtement j’ai pas envie, mais comme tu veux. Tu aimes ça toi les bibliothèques ? Moi je me perds là-dedans ! »

J'éclate de rire ! Les gens se retournent, je ne rougis pas. Et comme j'assume, en retour j'ai des sourires, certains un peu gênés, mais heureux. Un homme qui rit de bonheur et non de moquerie, ou de jeu, ça se communique, comme une bonne maladie.

« Oui, j'aime les bibliothèques...  »

Je me sens obligé de justifier. Je suis un vagabond, un mendiant un peu voleur, un rebelle soumis, enfin soumis... Mais j'aime me cultiver, et puis, une bibliothèque, c'est un autre « chez soi »...

« D'abord, très pragmatiquement les bibliothèques parfois, c'est un refuge, quand il fait très froid, ou trop chaud, ou qu'il pleut tellement que tu ne sèches pas entre deux averses...

Et puis, c'est aussi l'endroit où ceux qui n'ont pas eu de disciple ont posé leur savoir, la somme de leurs recherches...

On trouve tout en fouillant dans les rayons, on rencontre des gens qu'on n'aurait jamais croisés, parce que tu ne peux pas parcourir le monde en entier, et que parfois, deux belles âmes cohabitent dans la même époque mais à des endroits tellement éloignés que tous les bateaux du monde, toutes les routes, ne te permettraient pas de les rejoindre à temps... Tu les rencontres posés, dans les rayons d'une bibliothèque ou d'une librairie... Toutefois les libraires me jettent souvent, même les vendeurs de livres d'occasion, je n'ai pas les moyens d'acheter, et surtout pas la volonté de transporter des tas de livres... »


Je souris toujours, ma voix est calme, j'énonce des faits, je n'en veux pas aux bouquinistes qui préfèrent de « vrais » clients à un curieux désargenté. Ils vivent de leur commerce, si tout le monde lit sans acheter... J'ai des amis parmi eux, au moins des connaissances, qui lorsque j'arrive me disent « Val, (ou Crow, ou Amka) tiens j'ai quelque chose qui devrait te parler en ce moment, je te le montre ! » Je n'abîme pas les livres, je lis. Et puis dans une vie de livre d'occasion, une paire de mains de plus qui te touchent et te feuillettent... C'est une goutte d'eau dans l'océan.

Donc nous pouvons aller à la bibliothèque, lui justifiera son salaire, et moi, j'errerai à mon habitude dans les rayons remplis d'ouvrages... J'ai avec ces endroits une relation privilégiée, ils m'ont permis de parler presque correctement de nombreuses langues étrangères, je glane sans honte dans les abécédaires, apprenant comment on nomme tel ou tel objet, au rayon enfants ! J'y ai approfondi mes connaissances, découvert des sujets que je n'avais jamais abordé oralement faute d'interlocuteur. Et puis, je m'y suis réchauffé, ou abrité d'un soleil de plomb, alors que dehors, les hommes de l'ordre te chassaient d'un endroit à un autre « Pas de clochard ici ! C'est un quartier convenable ! » Dans les bibliothèques, est-ce parce que les gens qui y travaillent sont ouverts d'esprit ? Jamais on ne m'a dit que j'étais trop minable ou sale ou visiblement au bout du rouleau... J'entre, je demande à consulter un ouvrage, on m'indique le rayon et une table ou un ordinateur... J'aime autant les bibliothécaires que leurs bâtiments.

Je lui dis ça en riant à demi, oui, j'ai avec la société un certain nombre de pierres d'achoppement, la société, les sociétés, n'aiment pas les différences.

«  Mais tu voulais naviguer ?  »

Il voulait un bateau, moi, je sais bien où en trouver un... Pas un bateau-usine, ou un immense truc, un bateau comme chez moi, qu'on utilise pour glisser sur l'eau en pagayant. Il est toujours au même endroit, j'ai rencontré un jour son propriétaire alors que je le ramenais après l'avoir utilisé, il m'a juste dit de bien l’amarrer si je le reprenais un jour, parce que lui « s'en servait de moins en moins, trop vieux pour rester longtemps sur l'eau désormais ». Serais-je un jour trop vieux pour aller sur l'eau ? Sans doute. Comme je serai un jour trop vieux pour marcher, même avec pour tout bagage un sac contenant quelques fringues et un peu -très peu- de possessions...

Je ne sais pas pourquoi je dis ça... Mais... En fait ça doit être la réaction de la petite dame chrétienne à son nom. Au mien, elle a juste dit « C'est joli », je lui ai dit que ça voulait dire « l'amical » et elle a souri derechef, opinant du chef comme si elle adhérait... Au sien, elle a froncé le nez. Pourquoi ? C'est un prénom comme un autre, pas chrétien assurément, mais le mien ne l'est pas non plus ?

«  Si j'avais eu à te nommer, à ta naissance, je t'aurais appelé Torngasak... Dans notre culture, c'est le bon esprit qui donne aux hommes tout ce qui -dans la nature- leur est nécessaire pour vivre. Je suis sûr qu'il n'aurait pas été jaloux de partager son nom, au contraire, il aurait été flatté de voir quel âme on lui rattachait... »

Je le pense. Ce chien est un chien de valeur. Presque un loup... Un loup qui accepterait le joug de la civilisation par amour de son prochain... Dans l'imaginaire des... « étrangers ? » à mon peuple, mon esprit est considéré comme un démon parfois, c'est ridicule, il est puissant mais débonnaire, il vient au secours des pêcheurs ou des chasseurs qui l'invoquent, souvent on le voit ours, enfin homme-ours... Mais son chien est grand et gros pour un chien ? Je vois dans mon monde à moi, un Torngasak chien, un gros chien hirsute qui te tend la patte quand tu meurs de faim et de froid sur la glace... Invincible... Immortel, sauf s'il est touché par le tonnerre dit la légende ?

Ami, garde toi des orages, le tonnerre ne te réduira pas en cendres.







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Ven 27 Mai - 19:04
Mandrin a écrit:

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
Entre chien et loup ~ - Page 4 Sans-titre-2
Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.

Les pensées de Cresus se perdent très très loin au Nord, là où la mer et la terre s'arrêtent et où un autre pays commence, blanc comme la lune, et à peu près aussi froid. Enfin, il a entendu dire que la lune est chaude d'un côté, celui où le soleil l'éclaire, et froide seulement sur la face qu'on ne voit pas. Alors, la lune à laquelle on pense quand on pense à la lune, la seule qu'on connaît finalement, est chaude comme un galet au bord d'une rivière en été.

Est-ce que son esprit là aurait un rapport avec les Tornit ? Une légende que monsieur Tarock avait entendue et qui l'intéressait... il avait préparé toute une expédition, et finalement ils n'y étaient pas allés, parce que les contacts là-bas disaient qu'ils ne pouvaient pas les leur montrer. Il avait piqué sa crise, et ils s'étaient braqués, forcément. Dommage.

Il pense comme ça droit devant lui, comme une balade au milieu des bois quand on ne pense à rien. C'est un nom convenable, s'il lui donne de telles pensées. Mais il n'arrive pas à se concentrer suffisamment pour répondre quelque chose d'intelligent. Les mots, sur le moment, se sont dits que tout ça ne les regardait pas, et ils sont partis. Il n'y a qu'une émotion brute, et une acceptation immédiate, comme d'une évidence.

« ...Oh, il faut que je te montre quelque chose ! »

Cresus s’arrête au milieu de ce qu’il mange et essaie de se rappeler, son regard cherchant dans l’espace l’itinéraire sur une carte mentale. Ou plutôt, olfactive. « A la gare, dans le souterrain, à côté des machines à photos, ils ont mis des choses gratuites. Une fontaine à eau, un piano, et des livres. Bon, c’est pas de la qualité, ça j’avoue. Les gens posent ceux qu’ils ont déjà lus. »

C’est une bonne idée qu’il voudrait bien avoir eu le premier. Parfois ils ont de vraiment belles idées, les faiseurs de villes. Et ce genre d'endroit, et même une bibliothèque, ça serait mieux, comme souvenir, ça serait utile d'une certaine façon. Le tour en mer, à part prendre froid et éventuellement tomber, ou se faire heurter comme deux touristes par un bateau qui a pas le temps et qui leur coupe la route... Et pourtant, il est entraîné. Les moyens de transport, ça lui plaît toujours, ça le berce et ça l'enthousiasme toujours, l'impression de partir. Et plus ils sont insolites, plus il est heureux. Il ne peut pas se cacher de ça, même pour faire un cadeau.

« M’oblige pas à choisir. On va faire les deux. Si tu es aussi heureux dans une bibliothèque que sur l’eau, je m’ennuierai pas. Je te regarderai. Ça fait un peu creepy, mais c’est pas ma faute si je te trouve plus intéressant qu’un livre ! Toi au moins, tu m’entends, tu parles pas tout seul. »

Son nez se fronce dans une petite grimace alors qu'il réfléchit à ce qu'il vient de dire. Comme s'ils allaient dans un bar dont les murs sont faits de dos de livres, pour échanger sur la vie et tout ça. Bon, ils peuvent toujours lire à deux, une chose qu'il adore faire surtout les yeux fermés et sa tête calée contre celle de son voisin. Mais parler...

« Je sais, on est pas censé parler dans les bibliothèques. Eh ben, on est pas censé ramener son chien non plus. »

D'humeur malicieuse, il pourrait presque tirer la langue après cette remarque, mais ils ont déjà étonné les gens de l'hôtel à plus d'un titre, il est peut-être temps d'arrêter maintenant. Les deux messieurs aux sacs à dos vont reprendre leur errance, et eux, leurs vies tranquilles, il faut l'espérer. Cresus s'assure que son complice est maintenant d'attaque pour un tour en ville, avant de rendre les clés, et murmure comme une petite prière, pour soi-même avant toute chose :

« Mais j’aimerais vraiment bien qu’on aille sur l’eau aussi. »





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Lun 30 Mai - 17:04

Amka Wraith,
dit « Valravn ou Crow »  

J'ai 33 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis .. . que dire ? J'ai fait à peu près tous les métiers qui ne demandent que de la bonne volonté et du muscle, pas que je sois idiot, mais je n'ai pas en tête de « faire carrière » dans aucun. En fait, je suis chamane en quête du Savoir qui fera de moi un sage porteur de sagesse auprès de tous. Je suis célibataire, mon rôle ici bas n'est pas de procréer, mais de transmettre autrement l'humanité et la paix. Je dois être libre, attaché à tous et non à l'un(e), pour aller au bout de ma quête,.

Sur mes papiers, il est écrit Amka Wraith... Avant ce que je continue à appeler la colonisation avec une rancoeur qui m'honore peu, nous nous appelions Uyarak, Je suis Amka Uyarak, et répond aux surnoms de Valravn que j'utilise souvent comme prénom, et de Crow...




A quatorze ans, j'ai accueilli lors d'un rituel initiatique, l'esprit du loup. A seize, le Corbeau m'a été donné, le « Valravn » que certains disent "Crow", celui qui accompagne les âmes aux portes de l'Autre côté, au delà des brumes sur la glace...

Depuis, je suis fidèle à ma double mission, aider de mon mieux les vivants et les morts... Et à ma double nature, homme, et loup... J'aurais voulu pouvoir m'incarner en oiseau, voler dans les airs, mais aux dires des Anciens, un seul esprit de bête entre en toi, et le loup m'a choisi. Qui sait ? Les anciens voient et savent, mais pas tout parfois ?

Oh... En passant... J'ai un passeport américain, mais je suis inuit, quand je ne parle pas le Yupik sibérien, assez peu usité dans le reste du monde, j'ai une préférence pour le Russe, appris avec les marins sur les bateaux de pêche puis les cargos où j'ai commencé ma carrière professionnelle. Pourquoi ? Parce que disons que les USA et moi sommes un peu en froid, c'est une longue histoire, depuis la mort de mon père ! Mais bien sûr, je peux vous répondre en Anglais, et même en Français, une autre histoire... Un jour, je conterais peut-être tout cela.




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 « Je sais, on est pas censé parler dans les bibliothèques. Eh ben, on est pas censé ramener son chien non plus. »

J'aime ce « chien », j'aime l'animal et j'aime l'homme qu'il est parfois, mais il y a des tas de choses dont il doit prendre conscience...

D'abord, « on n'est pas censé » c'est un terme à bannir. Là c'est le loup que je suis qui se rebelle. On se moque de ce qu'on est présumé faire ou pas en telles circonstances, c'est parce que les gens font ce qu'on attend d'eux plus que ce qu'ils souhaitent faire ou pensent devoir faire que ces mondes ne vont pas. Dans toutes les sociétés, il y a des règles, quand les règles cessent d'être modulables et adaptables, ce n'est plus une société, c'est une dictature. Pas nécessairement une dictature avec des militaires ou une police politique qui surveille tout ce que tu fais, ça peut simplement être une communauté de gens qui ne réfléchissent plus à rien et agissent en suivant des listes « To do »... Si mon voisin fait ceci, moi je fais cela ; si j'ai telle sollicitation, je dois répondre de cette façon... C'est se priver de la liberté d'expression, de la liberté -tout court-.   

Ensuite, dans la plupart des sociétés occidentales que j'ai côtoyées, « être traité comme un chien » c'est un sort enviable. La plupart des « maîtres » se comportent avec leur chien comme ils n'osent plus le faire avec les autres humains, ils les couvent, les caressent, les aiment, leur parlent... Le chien est devenu une espèce de succédané qu'on peut librement choyer et adorer, alors que les relations entre humains sont de plus en plus lointaines et minces, parce que des tas d'interdits qui n'en sont pas sont apparus et que pour être conformes aux attentes nos contemporains n'osent plus montrer de sentiments, ni de désir, ni... d'humanité.

On en revient au « on n'est pas censé ».

Après, chaque généralité entraîne son contraire en « exception », ses maîtres semblent faire partie des êtres qui se jugent plus importants que quiconque gravite dans leur voisinage...

Lui, exprime, et non seulement il exprime en paroles mais il y joint les gestes. Moi rarement. Pour toucher un membre d'une autre communauté, il faut vraiment que je sois en confiance, ou... sous ma forme animale, mais ma forme animale n'incite pas aux trop caresses dans leurs contrées. Ça veut dire que la plupart du temps, mon contact le plus « intime » est un sourire... Les sourires par contre je les distribue, sans la moindre parcimonie. Je sais que le mien est chaleureux et sincère, c'est normal j'y mets mon âme.

 « Mais j’aimerais vraiment bien qu’on aille sur l’eau aussi. »

Il y a longtemps que je ne suis pas allé sur l'eau... Enfin si je comprends « eau » comme  mer.  Je me suis baigné, pris pour un fou par des promeneurs, en janvier... Elle était « chaude » c'est à dire pas gelée... Environ 1°C, bien sûr, tu n'y restes pas des heures, le temps de faire quelques brasses et tu remontes te sécher. Nager dans l'eau glacée, même simplement bien plus froide que ta température corporelle, ça incite ton organisme à déclencher une sorte de bouclier de chaleur pour te protéger. C'est une sensation que j'adore, tu as l'impression d'être comme une gangue de feu, qui irradie, de diffuser comme un nuage de chaleur en sortant de l'eau... C'est... si difficile à décrire !  Mais de toute façon, la mer est souvent froide en Finlande, même au sud. Elle doit atteindre 15°c en été, parfois 17 ? De quoi refroidir les Européens du sud, et bien des américains « du nord » au sud de chez moi ! Chez moi justement, même avec le « réchauffement climatique » en plein été elle dépasse rarement 12-13 °C quant à l'hiver... J'aime creuser des hublots dans la glace pour m'y glisser, averti qu'y rester trop ou perdre le sens de l'orientation qui te ramène à la « sortie » peut te coûter la vie.

En fait, depuis quelques temps, si je suis honnête avec moi même, je vis la paradoxale aventure d'avoir le mal du pays tout en me faisant des relations sincères ailleurs. Après tout, c'est peut-être la présence de gens qui m'apprécient et que j'apprécie en retour qui me fait tellement ressentir ceux que je n'ai plus ? Je suis volontiers à la recherche de réponses, sur bien des sujets, mais m'auto-questionner sur mon comportement, à plus forte raison quand il n'est pas cohérent n'est pas mon sujet favori.

Je n'ai pas de bateau pour aller en mer, et je ne connais personne qui en prêterait, du moins à un type comme moi, mais il y a ce canoë ou kayak, c'est un truc hybride, sans doute fabriqué main. La caravane, mon second « chez moi » est au bord d'un lac, tout près de la ville, j'aime y naviguer. Je vais l'emmener.

C'est mon tour de dire.

« ...Oh, il faut que je te montre quelque chose ! » Je souris, pour bien marquer que j'ai fais le perroquet et répété mot pour mot ce qu'il a dit.

« Viens, on va à l'arrêt de bus, ou tu veux prendre ta voiture ? L'un ou l'autre il faut environ une demi-heure...»

Il veut de l'eau ? On va faire les pirates ! On va prendre un bateau et aller se réfugier dans une île perdue au milieu de l'océan ! Enfin, du lac Kaitalampi.

« Tu veux être pirate ? Ou découvreur de mondes ? Explorer les fonds sous l'eau ?»

Ma caravane est là-bas, posée au milieu d'un terrain qui a dû il y a longtemps être « de loisirs » avant de devenir « abandonné »... J'ai nettoyé, élagué les arbres autour, retiré les déchets que des promeneurs indélicats avaient laissé, réparé une partie du toit, c'est parfaitement habitable, il y a même des pêcheurs qui me pensent le nouveau propriétaire pour m'avoir vu m'activer comme ça … Je ne les ai surtout pas contrariés, ça me permet d'avoir des sourires et quelques paroles. Mais quel que soit l'endroit que je squatte, je le nettoie, à l'arrivée, et lors de mon départ. Je me doute bien qu'en partant, ça ne sert pas à grand chose mais j'ai trop de respect pour le vivant pour vivre dans un dépotoir ou en offrir un quand je quitte un lieu d'existence.

Je ne sais pas pourquoi, assis à cette table de la bibliothèque, je lance ma tête en arrière comme je le fais si souvent, la faisant tourner pour me délasser les cervicales, et puis la pose sur son épaule, les yeux fermés... Je pense que je dois briller d'amour... Pas l'amour charnel et possessif, juste, la communion d'âme de deux êtres pacifiques.

Qu'il me dise.







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Mar 14 Juin - 19:25

Cray
J'ai 50 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis employé de maison et je m'en sors comme un chien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Je peux me transformer en chien, c’était pas une façon de parler. Enfin parfois, je me pose la question : je suis peut-être un chien qui peut se transformer en homme. Au fond, est-ce que ça ferait une différence ?
Entre chien et loup ~ - Page 4 Sans-titre-2
Je travaille pour Marjo Paavolainen, occultiste, en fait ma famille travaille pour sa famille depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne. Ses travaux tournent autour du vaudou et je vais souvent prospecter sous les tropiques pour lui ramener de l’information.

Un sorcier local s’y rend aussi, de plus en plus souvent ces dernières années, auquel cas les Paavolainen me « prêtent » et il me sert de maître de substitution. Il est terrifiant, mais c’est la vie.

En le fréquentant, j’ai croisé les amis de son fils à la fac et de fil en aiguille, je me suis retrouvé père, à 48 ans, c’était vraiment pas sérieux.

Cresus ferme les yeux. Le livre entre ses mains manque tomber entre ses doigts comme s'il s'était changé en eau. Pas un livre avec des écritures dans tous les sens, il a récupéré un bouquin plein de grandes photos en super bonne qualité, on ne laisse pas tomber ça, bien sûr. Même un ignare sait respecter le travail bien fait. Des paysages de l'Alaska, la faune, des jolis bateaux, deux trois totems, hourra... Bon, c'est déjà un premier accès. Il fait toujours beau sur ces photos. Evidemment. Cresus se doute bien que ce n'est pas exactement le cas tout le temps.

Il a envie de se rendormir là. Il fait chaud, la banquette est confortable, on les laisse tranquilles. La nuit était merveilleuse, malgré ce rituel ignoble auquel il s'est plié hier soir. La vie va bien tourner. Pourquoi pas ? Ils n'ont pas mérité que le sort s'acharne sur eux. Ils ne sont que deux braves types dans un coin de la planète, auxquels personne ne fait attention.

"Je nage quand je suis sous forme canine, je préfère. Un coup d'oeil en coin, un sourire. "Ce sera un prétexte pour le faire sans maillot de bain."

A leurs âges, cabotiner comme ça... enfin lui il peut, c'est un cabot, pas vrai ? Mais le grand méchant loup est particulièrement doux et paisible. Même s'ils découvrent des mondes, ce ne sera pas pour les conquérir. Juste pour regarder, et ressentir cette gratitude qui les émerveille depuis quelques heures, cette impression de voler un moment de bonheur dans des vies qui n'ont pas connu que ça.

"Allez, on a vu la bibliothèque, elle semble en parfait état, mission accomplie. On va au bord de l'eau !"

Mais il ne bouge pas. Son bras retient son camarade contre lui, leurs têtes s'appuient l'une contre l'autre dans une stabilité parfaite. Une ado derrière sa BD les prend en photo avec son téléphone en gloussant, croyant qu'ils ne la voient pas. Elle ne sait pas à qui elle a affaire. Cresus se dégage enfin de cette position trop agréable, qui pourrait le happer pour l'éternité ; il se rend auprès de la gamine, elle croit un instant qu'il s'apprête à l'engueuler, mais non, il lui demande gentiment de lui envoyer la photo. Elle ne perd pas le Nord : elle demande si elle pourrait avoir plutôt le numéro de Crow. La petite coquine ! Cresus lui ébourriffe les cheveux et se retrouve avec un peu de teinture verte dans le creux de la main.

"Je viens de les teindre !" rigole la gamine en le repoussant d'un geste amical. Elle voit bien qu'elle ne risque rien avec ce bonhomme simple et direct. Cresus fait signe à son ami : "Tu as une fan ! Fais gaffe : elle déteint !"

Allez, assez vu ces lieux encombrés d'un savoir vertigineux. Tu lèves les yeux, tu as l'impression que tu tombes. La mer, elle est opaque, elle est pleine de trucs bizarres, d'accord, mais au moins elle te porte ! Cresus range le livre, il a quand même appris quelques petites choses, comme l'existence de ce port de pêche où il aimerait bien aller un jour, avec les maisons peintes et les petites sculptures originales partout. Les gens sont devenus un peu fous là-bas, à force d'avoir froid et d'être isolés. Il trouve ça sympathique.
Il aurait fait pareil, à leur place.




Entre chien et loup ~ - Page 4 Ezgif-com-gif-maker-2022-04-25-T100505-014
I am not a fool entire, no, I know what is coming
You’ll bury me beneath the trees I climbed
when I was a child
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Val
Sam 18 Juin - 8:58

Amka Wraith,
dit « Valravn ou Crow »  

J'ai 33 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis .. . que dire ? J'ai fait à peu près tous les métiers qui ne demandent que de la bonne volonté et du muscle, pas que je sois idiot, mais je n'ai pas en tête de « faire carrière » dans aucun. En fait, je suis chamane en quête du Savoir qui fera de moi un sage porteur de sagesse auprès de tous. Je suis célibataire, mon rôle ici bas n'est pas de procréer, mais de transmettre autrement l'humanité et la paix. Je dois être libre, attaché à tous et non à l'un(e), pour aller au bout de ma quête,.

Sur mes papiers, il est écrit Amka Wraith... Avant ce que je continue à appeler la colonisation avec une rancoeur qui m'honore peu, nous nous appelions Uyarak, Je suis Amka Uyarak, et répond aux surnoms de Valravn que j'utilise souvent comme prénom, et de Crow...




A quatorze ans, j'ai accueilli lors d'un rituel initiatique, l'esprit du loup. A seize, le Corbeau m'a été donné, le « Valravn » que certains disent "Crow", celui qui accompagne les âmes aux portes de l'Autre côté, au delà des brumes sur la glace...

Depuis, je suis fidèle à ma double mission, aider de mon mieux les vivants et les morts... Et à ma double nature, homme, et loup... J'aurais voulu pouvoir m'incarner en oiseau, voler dans les airs, mais aux dires des Anciens, un seul esprit de bête entre en toi, et le loup m'a choisi. Qui sait ? Les anciens voient et savent, mais pas tout parfois ?

Oh... En passant... J'ai un passeport américain, mais je suis inuit, quand je ne parle pas le Yupik sibérien, assez peu usité dans le reste du monde, j'ai une préférence pour le Russe, appris avec les marins sur les bateaux de pêche puis les cargos où j'ai commencé ma carrière professionnelle. Pourquoi ? Parce que disons que les USA et moi sommes un peu en froid, c'est une longue histoire, depuis la mort de mon père ! Mais bien sûr, je peux vous répondre en Anglais, et même en Français, une autre histoire... Un jour, je conterais peut-être tout cela.




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Entre chien et loup

Cray & Amka

Mai 2022


Entre chien et loup ~ - Page 4 Cheveu11






 « On va au bord de l'eau ! »

Je ne réponds pas, pour moi c'est entendu ? Il a dit qu'il voulait faire du bateau, je vais lui montrer mon vaisseau pirate... Enfin, c'est plus une chaloupe qu'un fier navire, mais ça suffit pour flotter ? D'autant qu'il parle de changer de peau et de patauger ? Les chiens nagent, comme les loups, comme les hommes... Dire qu'ils en feraient une discipline olympique toute en beauté du mouvement, c'est s'avancer beaucoup, mais la beauté vient après l'efficacité.

J'aurais tendance à dire que la nature seule est parvenu -presque en toutes circonstances- à lier les deux, mais ça ne veut rien dire, puisque la beauté est la chose la plus subjective qui soit ! Ses paroles étaient volontaires, un commandement ou un appel ! Mais son corps s'insurge, il se blottit contre ma fourrure qui n'en est plus, et laisse passer le temps. Pourquoi les presser ? Le temps ? Et l'homme-chien ? Dans toutes les cultures il y a des adages qui disent que le voyage d'une vie te mène à la fin, le temps a donc le droit de s'arrêter parfois ? Puisque le but est connu ?

Je dois prendre garde, dans leur culture... Pourquoi est-ce que je mets Cresus de « leur » côté ? Lui comme moi devrait pouvoir comprendre que l'époque est illusion et que rien ne change tout en bougeant perpétuellement. Dans la culture de ce pays dirai-je donc, dire que la mort est l'aboutissement d'une vie est perçu comme monstrueusement négatif. C'est une chose que la plupart des chamans, quelle que soit leur ethnie, ne parviennent pas à intérioriser. La mort est un recommencement, la vie perdure et progresse, à un rythme qui échappe à l'homme, même les plus sages d'entre eux.

Tout cela pour revenir au temps. Et au fait que Cresus a appuyé sur un bouton « pause ». Soit. Faisons la pause, il y a le temps...

« ...On ira sur l'eau oui, et dans l'eau si tu veux mais les poils de chien mettent plus longtemps à sécher que la peau des hommes... Tu es libre, ton corps t'appartient, tu lui fais ce qu'il aime, parce que ton âme aime vivre dans un corps satisfait. » Je souris. En fait, j'ai peur d'offrir au monde une face lunaire de contentement, mais quel monde ? Nous sommes seuls.

Presque seuls...

Le petit bruit de la photo qui se prend fait se lever Cresus. J'observe. Et je me lève à mon tour, m'extirpant comme si j'avais été retenu dans un igloo trop petit quand il lance.

 «  Tu as une fan ! Fais gaffe : elle déteint !»

Une fan ? Elle me fait un signe timide, doit se trouver toute petite pourtant je ne suis pas immense, mais les photos pour moi ont une signification que je ne peux -malgré mes pérégrinations et mes voyages, et aussi l'instruction que j'ai glanée et la compréhension des vrais mécanismes qui font avancer la vie-... Bref, je n'aime pas les photos, surtout pas les instantanés, mais je peux comprendre que Cresus lui demande le souvenir.

« Tu sais... Là d'où je viens, les Ancêtres pensaient qu'une photo imprime aussi une partie de l'âme du sujet, et la capture en même temps que l'image... »

C'est toujours l'impression que j'ai. C'est une métaphore, je sais bien que rien ne peut capturer une âme et l'enfermer, même les pires esprits maléfiques qui hantent le Tout. Mais quand on veut ma photo, j'aime qu'on me la demande. C'est une sorte de respect et de politesse que de nombreuses personnes n'ont plus. Pourtant, ils ont inventé le « droit à l'image »...

« Avant de prendre la tête de quelqu'un, qui qu'il soit, demander sa permission c'est mieux... Comme demander avant de faire circuler ça sur les réseaux ? Parce que tu vas le faire ? Deux mecs en train de se faire des câlins sans se gêner dans un lieu public... »

Elle rougit, et ma bouche se fend d'un sourire parce que l'effet de sa peau rose vif sous les cheveux verts... Mais je ne moquerai pas, pourquoi pas verts ? Pourquoi rester telle qu'on t'a faite alors que ton âme demande à se démarquer ? C'est une façon très « propre » de montrer sa personnalité, même si elle « déteint ».

Je vais faire quelque chose qui pourrait être mal interprêté... Pourtant dans mon esprit, mes deux actes n'ont pas de lien entre eux, si elle me dit « c'est moi qui ait pris la photo, je la publie si je veux ! » ça ne m'empêchera pas de faire ce que je vais faire, en fait, d'autant moins, parce que ça signifiera qu'elle a besoin que j'essaie de lui faire comprendre mon point de vue.

Je lui prends son téléphone, cherche les contacts, écris « Crow » et mets les chiffres du sésame.

« Si tu veux parler, toi, et moi, tu peux appeler, mais je ne garde jamais un numéro, j'en change en franchissant les frontières, et je voyage pas mal.»

Je regarde Cresus, est-ce qu'il est choqué ? Mon rôle sur cette terre, c'est de transmettre un savoir et une façon de penser, il n'y a ni âge, ni genre, ni rien qui me permette de me dérober. Simplement, si elle appelle, elle apprendra que je ne suis pas venu pour autre chose que son âme à éduquer, je ne la repousserai pas, je ne lui ferai pas la morale, même s'il existe une alchimie entre nos corps, qui sait... Mais mon unique but est de faire qu'elle prenne conscience de certaines choses, et qu'elle propage à son tour mon credo. Qu'elle le fasse... ou pas. Il m'arrive de trouver des âmes qui ont une contre-argumentation sensée et réfléchie, et que je laisse intactes parce que justement elles ont réfléchi et se sont forgé une vision qui n'est peut-être pas plus fantaisiste que la mienne ?

Je ne suis pas gourou, ni même prêtre... Je sème les graines de la concorde et de l'acceptation du Tout, dans toutes ses composantes. Ça suppose de voir les cœurs, et les esprits, avant de voir l'aspect ou d'entendre l'accent... Pour la majeure partie des hommes, c'est dur, plus dur que d'afficher sa réussite ou ses certitudes calquées dans un codex des bons usages...

« Parler, échanger, dans le respect de l'autre... Pas amener quinze copines parce que tu as réussi à avoir le numéro d'un natif qui te paraît baisable ?»

Elle rougit à nouveau et je souris. Mes yeux s'illuminent, oui, elle y a pensé, c'est normal, elle a son âge...

« On va au bord de l'eau alors ? Tu m'as promis de nager... »

A poils ? Tu as dit « à poils » Cresus ! Cela dit, pour toi et moi, ça n'aurait pas le même sens que pour elle.

En moi je lui dit, pas à la petite verte, au chien « si tu veux, je te montrerai l'Alaska un jour...». Il avait tellement l'air rêveur devant les photos... Les gens aiment toujours les vues dépaysantes, mais la plupart du temps une fois sur place restent cloîtrés emmitouflés pour échapper au froid... Oui, il fait froid chez moi, c'est le toit du monde, les vents de l'ensemble du Tout s'y rencontrent, et la nature s'exprime à l'extrême... S'il vient, moi, ça me permettra d'y retourner en l'utilisant comme prétexte. Je ne suis pas dupe, j'aimerais y retourner, avant que les Anciens du Clan n'aient transmis leur nom à des nouveaux venus, parce que je suis moi grâce à eux, grâce à tout cet amour qu'on m'a donné sans limite pour lester le savoir... Mon téléphone  bipe...

Elle a envoyé la photo.







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