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Naufrage administratif

Val
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Val
Sam 21 Mai - 8:09

Martha Black
On ne dit pas l'âge d'une dame enfin ! Mais bon, mon fils a plus de trente-cinq ans, j'étais jeune à sa naissance mais ça ne me m'ôte pas les années vécues... je vis à Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis femme d'un fermier et mère d'un tatoueur ! Bon, un peu active sur la ferme aussi, je ne pourrais de toute façon pas chercher à longueur de temps comment m'occuper, ça doit être l'enfer sur terre !
Alors je fais preuve d'une présence de chaque instant, bien au delà des tâches ménagères. Et puis ne suis-je pas « la reine des confitures » ? au point qu'on m'a installé un local rien que pour moi et trouvé des débouchés pour les dizaines de pots de confitures maison qui sortent de mes mains ! J'ai même de l'aide pour les produire maintenant.

 
Je m'en sors bien, de mieux en mieux je dirais, on a eu des périodes difficiles.Sinon, et bien je l'ai déjà dit,  je suis mariée  avec l'homme de ma vie ! Et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Outre que je suis bonne cuisinière et je l'espère bonne mère, j'ai quelques passions.
D'abord « savoir »... Tout savoir sur tout et tous autour de moi, une commère ? Pff ! Simplement une personne impliquée dans sa communauté, c'est important de savoir qui est avec qui, comment les parents de l'un ou de l'autre réagissent à cela, si le futur époux venu d'ailleurs est aussi bon parti qu'il y paraît ! Je suis au même titre que la plupart des mères de Gettysburg un excellent détective-privé.


Ensuite, je suis un peu mère poule... Mon fils unique s'est rapidement affiché « différent » de la majorité de ses camarades, pas questions qu'on lui fasse du mal, pas même des reproches ou des réflexions !
Il paraît que je suis romantique ? Parce que j'aime rendre les gens heureux et pleure aux mariages ? Que je lis principalement des romans où deux amoureux arrivent à passer des tas d'obstacles mis sur leur passage par le destin et à se trouver ? Encore pff !
Autre chose, je suis née dans une communauté soudée mais étrangère à cette ville. Mon fils n'en sait rien, ça n'a pas d'importance, désormais, ma vie est ici. Rien ne me prédestinait à épouser John, j'étais même promise à un Brian que j'aimais... bien... Rien qui justifie de l'épouser ! Pour me marier, j'ai dû mentir aux miens et les quitter, je ne regrette rien, ma vie est ce que je la voulais ! Et envers et contre tout nous irons de l'avant !
Ah ? On me dit aussi « battante » et volontaire...



Naufrage administratif
Keld Møller ft peter Black avec la participation de Martha Black...

Allons bon ! Des frites. Je sais bien que Peter a une nette préférence pour les plats roboratifs et lourds, c'est sans doute son âge, c'est un homme jeune en pleine croissance. Je jette un coup d'oeil un peu triste aux haricots verts déjà équeutés qui attendaient de cuire. Qu'à cela ne tienne, je vais les blanchir et les mettre au congélateur ! Qu'il ne se figure pas que notre invité le privera du plaisir de les manger... Quand même, ce petit comptable, il n'aurait pas préféré des légumes bio amoureusement cultivés par John et par moi ? En ville il ne doit pas avoir l'occasion d'en déguster souvent ! Des merveilles, cueillies à point, ni trop gros ni trop petits, qui craquent sous la dent, sans le moindre fil ! Je ne comprendrais jamais les garçons...

Je les regarde tous les deux et me dis que « garçons » si ça peut encore passer pour le petit Møller qui doit avoir vingt-cinq ans au plus, pour Peter, ce n'est peut-être plus très approprié, mais il reste mon bébé, à cinquante ans il le sera toujours, quand j'aurais des cheveux blancs et des rides... Ils veulent des frites. Mais si j'ai des patates moi, elles ne sont pas épluchées ! En plus, je ne peux pas faire des frites avec ma tourte au poulet ça va faire trop lourd, je dois changer de menu ! Je pose la marmite qui va me permettre de sauver les haricots verts en leur donnant une semi-cuisson avant d'être empaquetés, puis ma pâte prête à être étalée. Le poulet, je l'avais déjà découpé en petits cubes pour le mettre avec la farce, je vais l'utiliser... Des frites avec une fricassée poulet et champignons ? Je dois avoir des champignons de l'automne dernier dans ce coffre à trésors qu'est le congélateur !

J'enveloppe la  pâte dans un torchon propre, la mets au réfrigérateur, sort un paquet de champignons, prends un autre torchon pour sécher les haricots verts blanchis qui entrent dans un sac et prennent leur place  au froid. Des frites ! Et bien mes enfants, si vous voulez manger avant la nuit tombée, il va falloir travailler !

« Peter, Monsieur Møller, prenez chacun un épluchoir ! Je n'avais pas prévu ça donc rien n'est prêt, si vous voulez des frites corvée de pluche ! Votre mère a bien dû vous apprendre à faire ça ? »

Je m'arrête net ! Oh ! Qu'ai-je dit ! Et le petit Møller qui est orphelin ! Lui parler de sa mère ! Vraiment Martha ! Quand vas-tu réfléchir ? Remarque il ne me l'a pas dit, c'est à Peter qu'il a fait des confidences... Chéryl ? Comment est-elle ? Je cherche dans ma mémoire... Chéryl Altmann ? Non elle est mariée et a mon âge ! Chéryl Smith ? Cette pimbèche qui approche de la quarantaine ? Quand même pas ! Je le regarde attentivement, il a pris le couteau à manche rouge, et ils se sont mis tous les deux à éplucher, j'ai l'impression que Peter va baver sur les patates tant il pouffe... Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? On veut des pommes de terre, on épluche ? Non ? On ne change pas un menu une heure avant le repas sans prévenir...

Chéryl ? Est-ce que la petite fille de Mylène Montfort ne s'appelle pas Chéryl ? Non ! Béryl, et puis elle a quinze ans... Elle ne doit pas être d'ici, mais dans ce cas, pourquoi est-il venu se perdre dans notre trou perdu ?

« Elle ne s'ennuie pas sans vous votre fiancée Monsieur Møller ? Elle n'est pas de Gettysburg ? Je ne vois aucune Chéryl dans votre tranche d'âge ? A moins que vous ne soyez arrivés ensemble et que j'ignore son prénom ? »

Après tout, il faut rester humble, la preuve, lui j'ignorais qu'il était Danois... Je l'avais juste vu arriver, un beau garçon de plus chez ce filou de... Enfin bon, son patron est un camarade d'école de John, qu'il soit plus avare que Picsou n'entre pas en ligne de compte, oh, compte pour un comptable ! Je me fais honte... Quel jeu de mot minable ! Bon, et en plus avec John, il n'a jamais rien fait payer, il se réserve pour les huiles qu'il a comme clients habituels, comme l'Association des femmes de Gettysburg ! J'ai déjà dit à Marjorie qu'il facturait beaucoup trop cher la tenue de la comptabilité de l'association mais on dirait que notre Présidente en tire de l'orgueil d'être tondue !

Je regarde le petit Danois, alors ! J'ai hâte de savoir moi ? Sa Chéryl ? Elle l'a suivi ou ils sont séparés ? A la tête qu'il fait ils doivent être séparés... J'ai encore gaffé ! Ou alors c'est d'éplucher les pommes de terre qui lui met ce regard de chien battu ?  Les oignons je comprends mais les patates ? En parlant de chien...

« Oooohhhhh ! PETE ! »

J'ai les bras qui tombent ! Le malheureux blouson est là, de plus en plus informe, le chien de Peter -oui quand il fait des sottises c'est uniquement celui de Peter!- l'a disséqué, arrachant une manche, mâchouillant l'autre... Inutile de me torturer les méninges pour essayer de trouver comment le réparer, jamais il ne sera mettable à nouveau. D'un ton très sérieux, je suis une femme responsable quoiqu'en pense mon fils, bien plus que lui !

« Peter. Tu dois trouver un psychiatre pour chien, il souffre d'un traumatisme qu'il faut soigner ! On ne va pas mettre une pancarte à l'entrée pour prévenir les visiteurs de laisser leurs vêtements de cuir dans leur voiture fermée à double tour ! Enfin ! C'est la deuxième fois ! »

Keld retient un gloussement tandis que Peter semble n'avoir rien entendu... Mais qu'il ne croit pas s'en sortir comme ça !

« Tu m'entends Peter ?! Quand on est poli on répond à sa mère ! »

Cette fois-ci, le comptable se mord la manche pour ne pas rire ! Au moins, on lui aura embelli sa soirée même si je ne vois pas ce qu'il y a de risible. J'ai bien élevé mon fils quand même ! Il faut dire que je n'en avais qu'un, c'est plus facile que si tu as cinq enfants j'avoue...

Peter balbutie un « oui maman » et se retient de rire lui aussi... Chéryl ? Il y a vraiment une Chéryl ? Il s'agit peut-être juste d'une amitié entre jeunes hommes après tout, Peter n'a pas assez d'amis.

« Vous devez avoir une photo de votre fiancée ? A mon époque, c'était tout une affaire de se faire photographier ensemble mais maintenant avec vos selfies ! »


@Clafoutis @oskar

« Martha » -  « Peter » -  « Keld »
Clafoutis
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Clafoutis
Mar 24 Mai - 14:21

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

★ Son surnom est Pete. Oui, le même nom qu'il a donné à son chien. C'est suite à une agression homophobe qu'il s'est pris un chien. Pour pouvoir mieux se défendre. Sauf que son chien est petit, rondouillard, flemmard et peureux. Du coup, c'est lui qui se retrouve souvent à le défendre contre d'autres chiens, ou chats. Ou des pigeons.  


★ Sa maman, c'est la femme de sa vie. Aucune ne la remplacera jamais dans son cœur, ce qui est beaucoup plus facile à dire et à faire lorsqu'on est de base homosexuel. Ses parents ont contracté une importante dette auprès de l'Eglise de la Rédemption Ultime pour payer les frais d'hôpital, lorsque à 3 mois de grossesse, sa mère a dû sacrifier un de ses jumeaux pour sauver l'autre. Ce fut ensuite une longue hospitalisation au repos strict au lit et des soins sans fin jusqu'à l'accouchement. L'exploitation agricole allait mal après deux saisons difficiles et les dettes s'accumulaient. La ferme Black connue depuis des décennies se trouvait au bord de la ruine.

★ Personne ne sut expliquer comment ils avaient pu savoir que les Black n'avaient pas la trésorerie nécessaire pour assurer les soins de la mère et de l'enfant à l'hôpital mais un soir, son père avait eu la surprise d'obtenir une "aide" pour remerciements des bons et loyaux services envers la communauté. Bien sûr, il rembourserait plus tard, lorsque sa femme et son fils seraient à l'abri chez eux dans leur ferme. Les factures des soins s'accumulaient déjà et... Qu'aurait-il pu faire d'autre ?

★ Depuis c'était la crainte que l'Eglise ne vienne leur demander un remboursement non pas en espèces sonnantes et trébuchantes mais en service rendu. Et il n'était pas question que leur nom et leur réputation soit entachés. Quitte à en arriver à un solution drastique, et surtout fatale. Mais avant, les époux Black voulaient caser et mettre à l'abri leur fils, et quoi de mieux qu'un mariage pour cela ?



Oui, oui, Chéryl ! Il acquiesçait devant l'air ahuri de Keld comme si tout était parfaitement normal. Il lui trouva même le truc mnémotechnique pour lui permettre de s'en rappeler rapidement. "Oh, c'est facile ! C'est comme Chéri et tu rajoutes un L à la fin..." Un prénom donc drôlement pratique et c'était bien pour cela qu'il l'avait choisi. Tout en laissant croire à Keld que tout venait de sa mère... D'où forcément son effarement auquel il répondit le plus naturellement du monde. "Comment ça, comme ça ? Oui, c'est maman." Est-ce que c'était censé le rassurer ou l'affoler davantage ? Grimaçant, il tenta de rendre tout ça presque normal. "Tu verras, tu t'y feras vite." Du moins, il l'espérait parce que le repas promettait d'être quelque peu mouvementé pour lui avec sa mère en mode Miss Marple. Et on pouvait dire qu'elle avait raté sa vocation parce qu'elle était plutôt douée pour vous tirer les vers du nez.

Par contre, Keld allait être déçu. "Absolument pas ! J'ai jamais rien compris aux échecs, je suis une nullité absolue. Quand je jouais avec mon père, c'était lui qui me finissait par me dire où placer mes pions... Et j'ai toujours soupçonné qu'il faisait exprès de me faire perdre." D'un autre côté, les explications de son père, il fallait généralement s'accrocher. Il se rappelait encore comment il avait voulu lui apprendre à nager en le balançant à la flotte parce qu'il n'y avait pas mieux pour apprendre que de se confronter directement aux choses. Il alla sans dire qu'il s'était agrippé à lui comme une moule à son rocher en hurlant et pleurant tout ce qu'il pouvait jusqu'à ce qu'un maître-nageur fasse remarquer à son père que ce n'était pas productif que de faire peur à son enfant, même dans une pataugeoire où l'eau arrivait à peine au-dessus des chevilles. Il avait fini par gagner une inscription dans les cours des poussins-nageurs et son père avait dû se contenter du canapé pendant tout le mois qui avait suivi. Et il y avait eu aussi le jour où à 13 ans, il lui avait collé en plein champs le tracteur dans les mains avec le livret explicatif sur les genoux. Parce que tout comme pour la nage, lui avait appris comme ça... Il adorait ses parents, vraiment. Mais parfois, il ne fallait pas avoir peur.

Comme le fait de venir à la ferme avec un blouson en cuir sur le dos ! A moins de vouloir faire un heureux qui trimballait ledit blouson de pièce en pièce pour bien montrer sa "proie" à tout le monde. Et il devait avouer que Keld s'était montré plutôt cool avec Pete, chose dont il le remercia avec un sourire reconnaissant alors qu'il reportait son attention sur le carlin. "Bon, apparemment tu as le droit. Profite !" Tout en le caressant tendrement. D'un autre côté, il doutait que ce blouson soit à nouveau mettable. Même après l'intervention des doigts de fée de sa mère... Mais ce fut surtout le regard hilare de Keld qui le satisfit pleinement dans une expression tout à fait digne de Pete d'ailleurs ! Mais il fallait dire que le résumé de la situation était en effet, plutôt cocasse. "Oh, je n'ai aucune idée de comment était ta vie jusqu'ici mais tu peux faire confiance à maman pour qu'elle devienne soudainement très... Surprenante ? Rocambolesque ? Romantique !" Après tout, on parlait de sa mère. Qui se trouvait être le romantisme incarné ! "Et puis tout le monde aime les frites !" Ca semblait évident, non ? Bon à part peut-être toutes les femmes cherchant à garder la ligne et refusant de prendre trois grammes. Ce qui tombait très bien puisqu'il n'était définitivement pas une femme et qu'il n'avait aucun souci de poids -pas plus que Keld d'ailleurs- Dieu merci !

Passant à côté de lui pour retourner à la cuisine, il s'arrêta juste le temps de lui dire à mi-voix, tout en lui lançant un regard intéressé... "Et pour le besoin d'être remplumé, je ne sais pas, j'en ai pas vu assez... Même si tout l'attrait de la chose ne tient pas forcément dans la corpulence en elle-même mais plutôt de ce qu'on en fait." De toute façon, ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne puisse réellement jauger les choses par lui-même.

A peine mis les pieds dans la cuisine, il se retrouva instantanément devant l'ustensile honnie qui lui était tendu avec conviction. Corvée d'épluchage de pommes de terre, il détestait ça. Mais qui voulait dire frites, voulait dire pommes de terre épluchées au risque d'avoir des haricots verts à manger. Le choix était donc vite fait. Ce fut donc en soupirant qu'il s'installa à la table de cuisine pour s'atteler à la tâche tout en écoutant d'une oreille distraite sa mère babiller sur tout et n'importe quoi. Le tout et n'importe quoi se référant à la bien mystérieuse Chéryl... Alors qu'elle avait apparemment passé en revue toutes les Chéryl que pouvait comprendre Gettysburg. Dieu, qu'il n'aurait pas voulu être à la place de Keld ! Parce que ce fut un véritable interrogatoire alors qu'avec toute la force de sa solidarité masculine, il se contentait d'observer la scène véritablement curieux d'en apprendre davantage sur cette Chéryl... En tentant de ne pas pouffer de rire à chaque questionnement.

Sauf que Pete se fit remarquer. Il fallait dire que le blouson -ou ce qu'il en restait- était plutôt voyant. Et forcément, l'intérêt maternel retomba sur eux. Parce que son jumeau manquant à l'appel, sa mère reportait son double sur son chien. Il en avait d'ailleurs été de même avec Junior, le chien de son père qui avait été son compagnon de jeu -et de réprimandes- de son enfance. Et s'il échangea un regard avec Pete, il sourit de voir que celui-ci avait compris qu'on parlait de lui. Sauf que fier comme Artaban, il présentait comme un trophée les lambeaux du blouson qu'il tenait toujours entre ses crocs. Un psychiatre pour chien donc... N'importe quoi ! Pete allait très bien. Il avait juste une petite obsession pour les blouson en cuir, ce n'était pas si grave. Il ne répondit donc pas se concentrant sur sa pomme de terre lorsqu'il se fit rappeler à l'ordre. Allons bon... Et Keld qui n'en pouvait plus de contenir son rire ! "Oui, maman." Bon sang, il avait presque l'impression d'avoir à nouveau 10 ans ! Et il ne s'agissait pas de rire lui aussi... "Mais il a le droit, Keld lui a donné." Parce que oui, il prenait la défense de Pete qui n'avait d'ailleurs aucun problème. Si ce n'est peut-être un léger problème de surpoids.

Et bon, il ne fallut pas longtemps pour que sa mère en revienne encore et toujours à Chéryl ! Alors qu'elle réclamait une photo maintenant... Alors qu'avec toute la fraternité qu'il pouvait faire preuve, il enfonçait à son tour le clou. "Ah mais oui, une photo ! Moi aussi, je voudrais voir à quoi elle ressemble." Le tout avec un sourire parfaitement innocent. Mais tant qu'elle se préoccupait du supposé couple que formait Keld et Chéryl, elle ne s'occupait plus de rien d'autre, et encore moins de son propre cas. Ce qui lui convenait très bien. Chéryl risquait donc de devenir le principal sujet de conversation de la maisonnée, et par ricochet donc, Keld puisqu'il allait bien falloir les rendre heureux ces deux-là. Et pour Martha Black, le bonheur ne pouvait que rimer avec mariage... Pauvre Keld, il le plaignait déjà !


Oskar
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Oskar
Jeu 26 Mai - 22:52

Keld Møller
J'ai 26 ans et je vis à Gettysburg , dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis expert-comptable, chargé de mission du principal cabinet comptable de Gettysburg et je m'en sors très bien . Sinon, je suis célibataire et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Je suis arrivé du Danemark après un grave accident de la route, il y a quatre ans et me suis d'abord arrêté à New-York, avant de répondre à une offre d'emploi alléchante.

J'ai laissé derrière moi une mère et des frères et soeur qui me croient mort, ainsi que beaucoup de souvenirs douloureux.

En plus de la comptabilité, je pratique... l'extorsion de fonds, utilisant l'internet et toutes les merveilleuses possibilités qui se sont multipliées pour un hacker correct. Présent sur le dark web aussi bien qu'ailleurs, j'ai pour habitude d'arrondir mes fins de mois en délestant habilement de grosses fortunes, pour lesquelles quelques milliers de dollars par an ne représentent rien. Bien entendu, ni mon employeur ni ses clients ne sont au courant...

Pas plus qu'ils ne savent que j'ai quitté mon pays après le décès de mon amant, Niels, petit malfrat notoire.

Je joue très bien aux échecs et suis classé, je participe toutefois de moins en moins aux tournois, ne voulant pas attirer l'attention, beaucoup me pensent mort... J'ai un bateau qui a été acheté et retapé avec amour, et qui nous a servi de home avec Niels. Je joue du violon, comme Sherlock Holmes, pour me détendre. En arrivant à Gettysburg, j'ai d'abord pris un appartement dans un petit complexe très chic restauré de façon admirable par un agent immobilier local. J'en suis à chercher une maison, un peu isolée, de taille moyenne, si possible près de l'eau dont j'ai du mal à me passer.

Pour tout le monde autour de moi, je suis un gentil, poli, et plutôt joli garçon. Un peu effacé, un peu démodé... Timide avec les femmes, serviable, le gendre idéal, certainement issu d'une excellente famille puisque je suis très à mon aise...


Naufrage administratif - Page 3 Pennsy10

Naufrage administratif
Keld Møller ft peter Black et Martha Black

« C'est comme Chéri, avec un L à la fin... »

Oui... Dit comme ça effectivement c'est simple, à cela près que je n'ai jamais appelé personne « Chéri », pas même Niels. Chez nous, les Møller, on utilise assez peu de marques d'affection visible. J'ai toujours appelé mes parents « Far » et « Mor », comment les appeler autrement ? Mais il ne nous serait jamais venu à l'esprit de sortir des « Ma mamounette chérie » ou « Mon petit papa adoré », non qu'on ne les aimait pas, ma sœur, mes frères et moi, mais que … Je ne sais pas. Nous n'avions pas non plus de surnoms, pas de « Chaton » « Bibiche » «Mon coeur », même pas de « Fils », mon père estimait que s'ils nous avaient donné des prénoms, c'était pour les utiliser, et j'ai toujours rencontré des gens qui avaient cette vision des choses, Niels le premier... Est-ce danois ? Ou est-ce un hasard ? Je n'en sais rien.

« C'est un bon moyen de s'en souvenir. Je pense... »

Il doit bien sentir que je suis mitigé. On verra, et puis j'espère bien qu'elle ne va pas poser des questions sur « Cheryl » toute la soirée ? En cela, j'ai encore commis une erreur d'appréciation, il faut que je cesse de projeter sur les autres mes façons de faire ! Moi, si j'avais appris par une indiscrétion le prénom de la promise d'un homme que je ne connais pas -parce que c'est bien ça non ? Nous ne nous connaissons pas?- et bien, j'aurais adroitement fait comme si rien n'était venu à mes oreilles... C'est mal connaître Martha Black.

Je n'ai même pas le temps de m'étonner qu'il ne soit pas bon aux échecs, qu'elle nous saute dessus, épluchoirs à légumes en mains, et commence l'interrogatoire. Il a dû lui dire le nom de ma « fiancée » il y a dix minutes ? À peine ?

« Elle ne s'ennuie pas sans vous votre fiancée Monsieur Møller ? Elle n'est pas de Gettysburg ? Je ne vois aucune Chéryl dans votre tranche d'âge ? A moins que vous ne soyez arrivés ensemble et que j'ignore son prénom ?  Vous devez avoir une photo ? »

Je dois ouvrir une bouche à avaler non pas les mouches mais au moins un albatros! Elle me regarde, regarde son fils, revient à moi, puis retourne à lui ? Qu'est-ce que cette extra-lucide a perçu que personne d'autre n'aurait vu ? Elle nous remet une provision de patates, pour combien de personnes a-t-elle prévu des frites ? Ils sont trois, avec moi ça fait quatre ? Est-ce que le chien en mange ? Ont-il prévu d'inviter des voisins ? Avec ce qu'elle coupe au fur et à mesure que nous les épluchons on pourrait alimenter les cantines de toutes les écoles de la ville ?

« Alors comme ça vous aimez la pêche ? Mon mari aussi ! Il pourrait vous montrer les bons coins, encore qu'il va me dire qu'un bon pêcheur ne partage pas ses bons coins, comme un cueilleur de champignons ou de baies... Votre promise vous accompagne à la pêche ? Il y a des femmes qui le font, c'est admirable !  »

Je jette un regard d'angoisse à Peter.

De nouveau je suis sauvé, Pete -le chien pas le mec!- s'est installé devant la cuisinière et mord avec délectation dans mon blouson. Honnêtement, je trouve vraiment qu'avec l'entrain qu'il y met, même si ça m'arrache le cœur -enfin surtout le porte-monnaite- il le mérite. Je l'ai un peu aidé, mais il n'a eu de cesse dès mon arrivée de pourchasser ce bout de cuir qui se dérobait. Aussitôt, elle reporte son attention sur le chien, un psychiatre pour chien ? Ça existe ça ? Son fils a l'air aussi abasourdi que moi. Quand il dit que j'ai « donné » le blouson, elle reste bien... allez ! Vingt secondes sans parler ? Avant de lâcher, un octave plus haut que d'habitude :

« Vous lui avez donné!  Oh mon Dieu ! Mais il ne fallait pas ! Comment va-t-on l'empêcher de recommencer ! »

Et derechef «Votre fiancée va avoir une de ces idées de la famille Black ! Vous vous rendez compte !?»

« Mais Madame Black je ne lui dirai pas ! Je dirais qu'on me l'a volé ou que je l'ai perdu en l'oubliant quelque part ! »

« Mais il ne faut pas mentir à sa femme voyons ! Enfin, sa future !»

Je manque en laisser tomber l'épluchoir. De toute manière, n'y a-t-il pas assez de pommes de terre ? On pourrait nourrir un régiment ?

Pour l'instant, même si mon mental a été soumis à des sautes de tension, j'ai réussi à ne pas répondre, c'est bien les gens qui font les questions et les réponses. A cela près que tout ce qu'elle a déduit elle même va être tenu pour certain... Je suis sûr que la semaine prochaine, des collègues féminines vont me reprocher d'avoir caché mes fiançailles, et l'identité de ma promise, et que je vais devoir trouver rapidement une jeune femme dans une ville voisinne qui accepte de poser pour être « Chéryl » … Enfin, je devrais peut-être aller jusqu'à New York, par ici ils ont des tas de cousins, il ne manquerait plus que ma « Chéryl » soit la cousine de l'un ou l'autre et qu'on me sorte « Qu'est-ce qu'elle ressemble à Sarah Brown votre fiancée ! Je jurerais que c'est elle ! Sarah a le même manteau, et ces chaussures, elles sont si semblables à celles qu'on a achetées ensemble ! »

Comment vais-je m'en sortir ? Si ma sœur avait un ou deux ans de moins que moi, je dirais qu'elle est Chéryl et est restée au Danemark, mais ma mère a eu trois garçons avant de mettre la fille au monde ! Je ne peux pas montrer des photos avec une gamine qui a dix ans de moins que moi. Je suis en train de réfléchir, à une vitesse phénoménale, essayant de ne pas regarder Peter parce que le moindre coup d'oeil entre nous est analysé par sa mère avec une expression de doute, ou d'espoir ?

J'en suis là de mes équations : Où est Chéryl, pourquoi n'ai-je pas de photo, aime-t-elle la pêche ? Elle n'a pas encore demandé quand nous nous marierons, mais il est sûr que c'est dans les tuyaux. La porte s'ouvre.

« John ! Tu rentres tard dis-moi, tu n'es pas trop fatigué ? Ton fils a réclamé des frites, et nous avons un invité, tu connais Monsieur Møller du Cabinet comptable ? Ils n'ont pas envoyé la petite Charlène, elle a eu un bébé. »

J'admire l'homme qui vient de s'encadrer dans la porte. Il a un sourire devant cette avalanche de paroles, entre, me fait un signe « salut » de la tête, en fait un autre plus familier pour son fils, va déposer un baiser sur le front de sa femme qui rougit et sourit comme une midinette.

La force tranquille ! Le héros mâle de séries américaines...

« Oh, il y a un particulier qui cherche Martha O'Hara. Il m'a demandé s'il pouvait s'installer dans la jachère, il a un foutu canasson et un chien aussi gros que le cheval ! Pharell il a dit ? Pharell O'Hara... Je lui ai pas répondu quand il a dit qui il cherchait. »

Le couteau en main, elle le regarde et ne dit plus un mot. O'Hara ? Elle a quelque chose contre les Irlandais ? Encore que … MARTHA O'Hara ? Et pourquoi n'a-t-il pas répondu ? C'est moi qui vais avoir des fouilles à faire. Je regarde Peter cette fois-ci, il comprend quelque chose ?

« Je peux vous laisser en famille si vous préferez ? »





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Val
Ven 27 Mai - 12:04

Martha Black
On ne dit pas l'âge d'une dame enfin ! Mais bon, mon fils a plus de trente-cinq ans, j'étais jeune à sa naissance mais ça ne me m'ôte pas les années vécues... je vis à Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis femme d'un fermier et mère d'un tatoueur ! Bon, un peu active sur la ferme aussi, je ne pourrais de toute façon pas chercher à longueur de temps comment m'occuper, ça doit être l'enfer sur terre !
Alors je fais preuve d'une présence de chaque instant, bien au delà des tâches ménagères. Et puis ne suis-je pas « la reine des confitures » ? au point qu'on m'a installé un local rien que pour moi et trouvé des débouchés pour les dizaines de pots de confitures maison qui sortent de mes mains ! J'ai même de l'aide pour les produire maintenant.

 
Je m'en sors bien, de mieux en mieux je dirais, on a eu des périodes difficiles.Sinon, et bien je l'ai déjà dit,  je suis mariée  avec l'homme de ma vie ! Et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Outre que je suis bonne cuisinière et je l'espère bonne mère, j'ai quelques passions.
D'abord « savoir »... Tout savoir sur tout et tous autour de moi, une commère ? Pff ! Simplement une personne impliquée dans sa communauté, c'est important de savoir qui est avec qui, comment les parents de l'un ou de l'autre réagissent à cela, si le futur époux venu d'ailleurs est aussi bon parti qu'il y paraît ! Je suis au même titre que la plupart des mères de Gettysburg un excellent détective-privé.


Ensuite, je suis un peu mère poule... Mon fils unique s'est rapidement affiché « différent » de la majorité de ses camarades, pas questions qu'on lui fasse du mal, pas même des reproches ou des réflexions !
Il paraît que je suis romantique ? Parce que j'aime rendre les gens heureux et pleure aux mariages ? Que je lis principalement des romans où deux amoureux arrivent à passer des tas d'obstacles mis sur leur passage par le destin et à se trouver ? Encore pff !
Autre chose, je suis née dans une communauté soudée mais étrangère à cette ville. Mon fils n'en sait rien, ça n'a pas d'importance, désormais, ma vie est ici. Rien ne me prédestinait à épouser John, j'étais même promise à un Brian que j'aimais... bien... Rien qui justifie de l'épouser ! Pour me marier, j'ai dû mentir aux miens et les quitter, je ne regrette rien, ma vie est ce que je la voulais ! Et envers et contre tout nous irons de l'avant !
Ah ? On me dit aussi « battante » et volontaire...




Naufrage administratif
Keld Møller ft peter Black avec la participation de Martha Black...

J'étais là, à finir de mettre les frites dans leur premier bain, pour qu'elles soient parfaites une fois à table. John est rentré, c'est mieux que d'envoyer Peter le chercher, John, il n'a pas toujours les horaires bien en tête. Je cherchais comment trouver qui est Cheryl... Je trouve qu'il n'est pas très pressé de parler d'elle, pour un garçon fiancé qui doit être amoureux ? Ou alors ? C'est un mariage arrangé ? Le pauvre ! Quand même pas ? Déjà qu'il est orphelin ! Si en plus quelqu'un, je ne sais qui  s'est mis en tête de le marier ?  Après, je sais bien ce que c'est, j'ai failli épouser un homme que j'aimais bien, mais rien d'autre, parce qu'il est difficile de décevoir ses parents... Ils font au mieux, pour ton avenir. En fait... Je suis stupéfaite de me rendre compte que je fais la même chose pour Peter !

Donc, j'en étais à échafauder des plans pour connaître le nom de famille de Cheryl... Parce que sans nom de famille, si elle n'est pas de la région, ça va être compliqué ! Et même avec... Si elle s'appelle Cheryl Bennett, ou Johnson, et j'en passe, je vais rester des heures sur facebook à essayer de trier par tranches d'âges, de plus en plus de gens sont avertis des facilités à aller voir leurs photos et en bloquent l'accès, si elle est de celles-là, je n'aurai même pas la chance de tomber sur une photo du petit Møller parmi les siennes. D'ailleurs, il faudra que j'aille voir pour lui ! Tout le monde est sur facebook non ? C'est une manne ce réseau pour les gens – j'allais dire curieux, non – juste les gens qui s'intéressent à leurs contemporains !

Et puis John est entré, m'a embrassé, a fait à son fils ce salut qu'il pense préférable à un bisou, est-ce que Peter aime encore les bisous ? Depuis qu'il m'a fait honte à la remise des diplômes à la fin du secondaire, je n'ose plus l'embrasser autrement que pour les grandes occasions... Je pense aussitôt à ce petit Keld qui n'a pas dû en avoir même enfant !

Donc John est entré  « Oh, il y a un particulier qui cherche Martha O'Hara. Il m'a demandé s'il pouvait s'installer dans la jachère, il a un foutu canasson et un chien aussi gros que le cheval !»

Pour le chien, je ne sais pas, mais un type qui cherche Martha O'Hara et qui voyage avec un cheval... Il a bien fait de ne rien dire, je ne suis pas sûre d'être prête ! Ça fait quarante ans que personne n'a cherché de Martha O'Hara, elle n'existe plus ! C'était une gamine évaporée qui n'avait rien dans le crâne, elle croyait aux fées et aux bons sorciers, cherchait le grand amour... Que serait-elle devenu si John Black ne l'avait pas rencontrée et aimée ? Je ne veux pas y penser, c'est ridicule de reconstruire une vie avec des « si »... Ma vie est parfaite ! J'ai un mari qui m'aime et que j'aime, un fils fantastique, une ferme qui reprend vie depuis les investissements, un chien qui mange les blousons en cuir ! Que puis-je attendre de... comment a-t-il dit ? Pharell ?

Pharell ! Si j'avais connu un Pharell je m'en serais souvenue ! J'ai la chanson de Pharell Williams en tête maintenant, Happy ! Remarque mieux vaut celle là que n'importe quelle autre.

« Faudra quand même lui dire qu'il n'y a pas de Martha O'Hara ici ? Il va rester combien de temps ?  »

John hausse les épaules. Enfin, on ne propose pas à un inconnu de camper sur un bout de terrain sans demander pour combien de temps ? Je suis bien placée pour savoir qu'un traveller's qui vient s'installer, on sait quand il se pose mais pas quand il repart ! Il repartira, ça, c'est sûr, surtout s'il voyage avec un cheval. Reste à savoir quand, et plus il sera là, plus il risque de chercher, il n'est pas venu ici par hasard pour trouver la fille O'Hara ? Qu'est-ce qu'il lui veut ? J'ai un frisson, je ne veux pas retourner en arrière, c'est idiot, j'ai eu une enfance heureuse, personne ne m'a jamais nui...

« John va prendre ta douche, on passe à table dans un quart d'heure ! Peter, va mettre la table.   »

Qu'il me laisse Monsieur Møller un peu en tête à tête... Et puis je me dis que Pharell O 'Hara, que je veuille me dévoiler ou pas, il a peut-être faim ? C'est pas chrétien de laisser un homme avoir faim, même si on aurait préféré qu'il ne toque jamais à votre porte ?  John est parti se laver, je ne peux pas lui demander plus d'informations, et puis, trop creuser attirerait l'attention. Je ne sais même pas si Peter a fait le rapprochement entre mon nom de jeune fille et le « particulier » de son père ! Mais le petit comptable a suivi l'échange étrangement sérieux. Il a même demandé s'il devait nous laisser « en famille » ? Il le connaît lui, mon nom de jeune fille ? Peut-être, il a rempli cette fichue déclaration fiscale, il a pu y avoir accès dans des documents officiels.

Je m'appuie sur le plan de travail... J'ai dû un peu forcer, j'ai la tête qui tourne.



@Clafoutis @oskar

« Martha » -  « Peter » -  « Keld »


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Mar 31 Mai - 14:35

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

★ Son surnom est Pete. Oui, le même nom qu'il a donné à son chien. C'est suite à une agression homophobe qu'il s'est pris un chien. Pour pouvoir mieux se défendre. Sauf que son chien est petit, rondouillard, flemmard et peureux. Du coup, c'est lui qui se retrouve souvent à le défendre contre d'autres chiens, ou chats. Ou des pigeons.  


★ Sa maman, c'est la femme de sa vie. Aucune ne la remplacera jamais dans son cœur, ce qui est beaucoup plus facile à dire et à faire lorsqu'on est de base homosexuel. Ses parents ont contracté une importante dette auprès de l'Eglise de la Rédemption Ultime pour payer les frais d'hôpital, lorsque à 3 mois de grossesse, sa mère a dû sacrifier un de ses jumeaux pour sauver l'autre. Ce fut ensuite une longue hospitalisation au repos strict au lit et des soins sans fin jusqu'à l'accouchement. L'exploitation agricole allait mal après deux saisons difficiles et les dettes s'accumulaient. La ferme Black connue depuis des décennies se trouvait au bord de la ruine.

★ Personne ne sut expliquer comment ils avaient pu savoir que les Black n'avaient pas la trésorerie nécessaire pour assurer les soins de la mère et de l'enfant à l'hôpital mais un soir, son père avait eu la surprise d'obtenir une "aide" pour remerciements des bons et loyaux services envers la communauté. Bien sûr, il rembourserait plus tard, lorsque sa femme et son fils seraient à l'abri chez eux dans leur ferme. Les factures des soins s'accumulaient déjà et... Qu'aurait-il pu faire d'autre ?

★ Depuis c'était la crainte que l'Eglise ne vienne leur demander un remboursement non pas en espèces sonnantes et trébuchantes mais en service rendu. Et il n'était pas question que leur nom et leur réputation soit entachés. Quitte à en arriver à un solution drastique, et surtout fatale. Mais avant, les époux Black voulaient caser et mettre à l'abri leur fils, et quoi de mieux qu'un mariage pour cela ?




Les frites prenaient forme à mesure qu'ils épluchaient les pommes de terre, le tout sous le feu des questions de sa mère. Et il en aurait presque plaint Keld si tout cela ne l'avait pas autant amusé ! Lui avoir inventé une Chéryl était finalement une très bonne idée ! Le temps qu'elle cherche après celle-ci, elle leur fichait une paix royale et il n'en demandait pas plus. D'autant que s'il devait être tout à fait honnête, il appréciait sa complicité toute neuve que tout cela amenait avec Keld. Et alors même qu'il portait un soin particulier à ne pas interagir avec lui sous les yeux de sa mère ! Tout comme il était curieux de voir comment celui-ci allait s'en sortir avec elle parce qu'il ne doutait pas que Martha Black n'allait pas s'arrêter à ses silences. D'ailleurs, ce petit jeu aurait pu continuer encore longtemps si Pete d'abord, puis son père n'étaient pas intervenu dans le fil de la discussion. Et comme à chaque fois, Martha lâcha tout pour ne plus se préoccuper que de son mari. Bien qu'elle faisait régulièrement la même chose avec lui lorsqu'il rentrait le soir du salon de tatouage.

Souriant à son père, il lui rendit son signe de tête tout en l'écoutant. Lui qui pensait qu'il allait parler des fraises, en fut pour ses frais puisque la discussion tourna autour d'un Pharell O'Hara... Nom totalement inconnu au bataillon ! Mais alors pourquoi son père n'avait pas répondu à la question de cet étranger ?... Et surtout une MARTHA O'Hara ? Et sa mère qui les envoyait lui et son père loin de cette cuisine ? Franchement, elle pensait qu'il avait quel âge ?... Forcément, la question tomba tout de suite alors qu'il lâchait avec un plaisir évident le couteau éplucheur et qu'il posait sur sa mère un regard soudainement intéressé. Et inquisiteur. "Maman ? C'est quoi ton nom de jeune fille ?... Parce que des Martha dans le coin, il y en a pas trente-six..." Et voilà qu'il se retrouvait à faire à son tour, toutes les Martha qu'il était censé connaitre. Oui, il avait de qui tenir ! Après tout, la génétique était passée par là. Sauf que voilà, il ne connaissait aucune autre Martha que sa mère. Et puis, celle-ci était nerveuse. Bien trop pour un simple événement sans importance. Un peu comme les poules lorsque quelque chose de menaçant approchait du poulailler... Ok, sa mère n'était pas une poule mais l'idée était là ! Il se passait définitivement quelque chose.

Et il ne comptait certainement pas se laisser évincer de toute cette histoire comme cela avait pu se produire au sujet de cette église dont l'influence inquiétait bon nombre de gens dans cette ville. A commencer par ses parents, même si encore une fois ceux-ci pensait le mettre à l'abri en gardant un silence absolu là-dessus. Sauf qu'il n'avait plus dix ans et il n'allait certainement pas laisser autre chose -ou une autre personne- leur pourrir la vie ! Et encore moins quelqu'un s'étant installé sur leur terrain ! Ok, avec l'accord de son père... Mais quelle idée aussi de loger leur future assassin !

Et d'ailleurs Keld ne s'y était pas trompé puisqu'il leur proposa de les laisser en famille... Sauf qu'il ne connaissait pas de famille O'Hara lui ! Lui lançant un regard soudainement sérieux, lui demandant implicitement de rester, il revint rapidement à ses parents. "Quelqu'un explique ce qui se passe ? Et maman assied-toi, tu vas faire un malaise..." Et pour le coup, il était inquiet alors que se levant, il lui donnait sa chaise et l'incitait avec douceur à s'y asseoir. Avant de la rassurer au mieux. "Quoi qu'il se passe, on va trouver une solution ensemble. Je ne laisserais pas quoi que ce soit te faire du mal, maman. Ca va aller... Mais pour cela, il faut déjà que je sache ce qui se passe." Et là, c'était son père qu'il regardait voulant laisser à sa mère le temps nécessaire pour récupérer, alors qu'il gardait une main posée sur son épaule en guise de réconfort.

Réfléchissant à toute vitesse, son regard allait de son père à Keld -parce que celui-ci se trouvait être volontaire d'office ! C'était de toute façon ainsi que ça fonctionnait dans la ferme, que ce soit pour éplucher des patates ou pour quoi que ce soit d'autre. Bienvenue chez les Black !- il proposa. "Papa, il est costaud comment ce type ? Parce qu'on est trois. Et on peut prendre le vieux fusil de papy, et aller le voir pour lui demander davantage d'explications. Et pour le chien..." Son regard tombant sur Pete qui les regardait tout fier avec son reste de blouson toujours entre ses crocs -mini crocs- il grimaça. Il allait devoir trouver autre chose, surtout si ce chien était un tel molosse. Parce qu'aussi gros que le cheval, c'était quand même très gros ça. Ou alors c'était le cheval qui était riquiqui... Il ne manquerait plus que le chien soit un Yorkshire !

Chassant toutes les images farfelues de sa tête, il se décida pour opter pour une solution drastique. Aux grands maux, les grands moyens ! "On peut prendre le poulet qui était prévu pour ce soir. Ca devrait l'occuper un petit moment, le temps qu'il l'avale..." Oui, c'était... Une solution comme une autre. Juste un peu plus originale que la moyenne. Et puis tous les chiens n'étaient pas Pete à tout dévorer en un rien de temps. Après tout, c'était un poulet fermier nourri au maïs bio et ayant été élevé en liberté, il allait peut-être donc le déguster ?

Oskar
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Oskar
Mar 31 Mai - 20:42

Pharell O'Hara
J'ai vu le jour en Caroline du Sud, à Murphy Village, le 12 décembre 1995. « Village »... C'est surtout un campement, un immense campement nomade, où on trouve des baraques en dur et des caravanes, même des roulottes avec des chevaux encore...



Je vis... là où les routes me mènent, pour l'instant je vais vers Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis un peu touche à tout, je me place comme ouvrier agricole, docker, forain, ça dépend, ça n'a aucune importance puisque je ne reste pas ! J'ai du mal à tenir en place, j'avoue .

 
Je m'en sors pas si mal, j'ai le nécessaire et même un peu du superflu, ça suffit ? Non ?Sinon, je me suis marié, à dix-huit ans, avec... peu importe, on s'est séparés deux ans après, et jamais revus. Elle veut pas divorcer, ça la regarde, moi je m'en fous. Elle est bien capable de me faire des gosses, à distance, au moins ça ferait plaisir à mon père quelques « O'Hara » en plus...   Et je le vis parfaitement. De toute manière, on est tous cousins quelque part, alors qu'ils aient mes gènes ou pas ses mômes, je peux bien leur donner mon nom.


Informations supplémentaires ici.
En passant ? Je suis ce qu'on appelle un « Irish Traveller's », un nomade dont les ancêtres sont arrivés d'Irlande, probablement au début du dix-neuvième siècle, mais ça, on n'est pas très doué pour tenir des registres nous autres...


Ma vie, c'est le voyage, la route. Parmi nous certains -de plus en plus nombreux- se sont « sédentarisés », pas moi. J'ai pas besoin de me fixer pour vivre, même, moins je reste en place et moins les autres cherchent à savoir qui je suis, d'où je viens, comment je vis et ce que j'aime.

Quand je donne ma parole, je la tiens, si on me la donne... Vaut mieux en faire autant. L'honneur, c'est la richesse des gens comme moi. Je plaisante pas avec.
Contrairement aux bruits qui courent sur ma communauté, on est honnêtes, moi le premier. Je ne vole pas, ne mens pas, ne cherche pas  à arnaquer. C'est comme pour la parole, faut pas me chercher trop, je ne suis pas méchant mais j'aime pas qu'on m'emm... La liberté, c'est d'abord le respect.

Ma vision du monde, c'est être indépendant, sans attache, seul ou accompagné selon mon envie du moment. La famille, les amis, ça compte, mais pas au point d'en devenir esclave...

En fait, à part mon chien, mon chat et mon cheval... Y a pas grand monde pour qui je donnerais ma vie.  Parfois, je me pose, et j'aime... C'est rarement très long comme relation, mais ça peut être intense. Mais ça, ça ne regarde que moi.



Naufrage administratif

Keld Møller ft peter Black ft Martha Black,
avec la participation de Pharell O'Hara




Je finis de poser la caravane. Enfin, je dis caravane, c'est presque un mobilhome, nettement plus long qu'une caravane classique. J'aurais pas vraiment besoin de ça, mais ça donne l'illusion d'un « chez soi », ça ressemble à la baraque où je suis né, un hybride de maison et de roulotte, sans roues, mais en tôle... J'ai demandé s'il y avait un endroit clos, c'est surtout pour Sunshine, un cheval si ça prend peur et que ça passe sur une route ça peut faire des dégâts. Pour le chien et le chat, ça pose nettement moins de problèmes, Devil reste avec moi, et la chatte va aller traîner mais ça peut pas faire de mal un ou deux rats ou lapins en moins ?

J'ai du mal à comprendre...  Chez ce type, j'ai pas perçu le mépris ou la méfiance qu'on rencontre parfois, mais demander la cousine, aussitôt, il s'est fermé. Pourquoi ? S'il la connaît comme je le crois - après tout c'est cette adresse que Lilian m'a donnée ?- et qu'elle veut voir personne parce qu'elle se sent plus des nôtres, suffit de le dire ? Moi, je suis juste curieux, c'est la seule qui a dit merde à tout la bazar, le mariage qu'on pense pour toi, l'obligation d'honorer tes parents et tes ancêtres... Pas que je veux pas le faire, mais mon père et moi, on n'a pas de la vie la même vision. Alors, quitte à rouler, je l'aurais bien rencontrée la Martha qui a défrayé la chronique en quittant les siens, il y a...presque quarante ans ? Mon père s'en souvient, enfin mes parents, mais ma génération, c'est juste une légende ! Une de nos filles qui a tout planté parce qu'elle s'est faite engrosser par un mec pour ensuite avoir le culot une fois mariée de dire « J'ai menti, j'étais pas enceinte ! » Quand ma mère le raconte, elle rougit comme une gamine, elle, a fait comme ma femme, on lui a choisi un homme à quatorze ans, elle l'a épousé à dix-huit, et se dit heureuse. Elle aurait pu plus mal tomber, mon père est ... borné, mais c'est un brave gars. Ma femme a eu moins de chance, un mari qui ne veut pas te toucher et te laisse vierge... Je pense que je l'ai déçue, mais ça me disait rien, et si elle m'avait appuyé on ne serait pas liés l'un à l'autre ! Bon, je divague là...

Je me suis marié, il fallait, mais je ne veux pas faire des tas de gosses ni même … Bref, les femmes, c'est pas ma vie. Même pas une seule. Et un homme qui n'aime pas les femmes, pour mon père, c'en est pas un.

On s'est pas engueulés, juste, on s'est dit les choses... « Si c'est ce que tu veux Pharell, fais ça loin d'ici ! Et fais en sorte que je ne l'apprenne pas... » « Ok Pa'... » 

J'ai fait ce qu'il fallait pour que ma femme mange à sa faim, puis j'ai attelé, et je me suis barré. Ça fait sept ans, j'y suis pas retourné. De temps en temps, je téléphone à mon frère, le plus vieux juste après moi, ou à ma mère. Je dis que je vis toujours, que je me démerde, ils me disent les naissances et les morts, les potins du village, les mariages, les fiançailles... Ce qui fait leur vie et plus la mienne. Moi, ça se cantonne à « Tu es toujours seul ? » « Ouais, et je le resterai, je suis pas divorcé ». J'entends un vide, surtout quand c'est ma mère, je ne demande jamais de nouvelles d'Emma, elle ne m'en donne jamais. Pourtant, elle doit vivre pas loin d'eux ?

Le fermier m'a indiqué ce bout de terrain, il n'a pas fait d'embrouilles, pas tiqué, pas froncé les sourcils. Mais « Martha O'Hara » j'ai pas eu de réponse, comme s'il n'avait rien entendu. Une drôle de façon de faire ? Après, si c'est son homme, il fait un peu comme nous, on n'est pas trop bavards non plus, on verra plus tard. Ma tante ne se souvenait plus du nom du mari, ça aurait été plus simple aussi faut dire !

Là, j'ai roulé toute la journée, je sors le frisbee et le lance à Devil... Les quatre-vingt dix kilos de mon clébard se mettent en train, c'est une bombe ma bête ! Un monstre... de gentillesse et d'amour franc. J'ai sorti la table pliante, le barbecue à gaz, et la chatte est posée sur les marches. Le soir tombe, il fait frais, c'est joli par ici. J'ai ouvert le van et laissé Sunshine sortir, il pourra s'abriter dedans la nuit s'il veut, mais c'est pas trop un cheval d'écurie...

Je crois que mes bestiaux sont comme moi, ils préfèrent nettement le ciel et les étoiles au confort. Bon, quand j'arrive quelque part, c'est un peu l'arche de Noé qui se pose...

Promis, Keld suit ^^:

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Oskar
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Mer 1 Juin - 15:06

Keld Møller
J'ai 26 ans et je vis à Gettysburg , dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis expert-comptable, chargé de mission du principal cabinet comptable de Gettysburg et je m'en sors très bien . Sinon, je suis célibataire et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Je suis arrivé du Danemark après un grave accident de la route, il y a quatre ans et me suis d'abord arrêté à New-York, avant de répondre à une offre d'emploi alléchante.

J'ai laissé derrière moi une mère et des frères et soeur qui me croient mort, ainsi que beaucoup de souvenirs douloureux.

En plus de la comptabilité, je pratique... l'extorsion de fonds, utilisant l'internet et toutes les merveilleuses possibilités qui se sont multipliées pour un hacker correct. Présent sur le dark web aussi bien qu'ailleurs, j'ai pour habitude d'arrondir mes fins de mois en délestant habilement de grosses fortunes, pour lesquelles quelques milliers de dollars par an ne représentent rien. Bien entendu, ni mon employeur ni ses clients ne sont au courant...

Pas plus qu'ils ne savent que j'ai quitté mon pays après le décès de mon amant, Niels, petit malfrat notoire.

Je joue très bien aux échecs et suis classé, je participe toutefois de moins en moins aux tournois, ne voulant pas attirer l'attention, beaucoup me pensent mort... J'ai un bateau qui a été acheté et retapé avec amour, et qui nous a servi de home avec Niels. Je joue du violon, comme Sherlock Holmes, pour me détendre. En arrivant à Gettysburg, j'ai d'abord pris un appartement dans un petit complexe très chic restauré de façon admirable par un agent immobilier local. J'en suis à chercher une maison, un peu isolée, de taille moyenne, si possible près de l'eau dont j'ai du mal à me passer.

Pour tout le monde autour de moi, je suis un gentil, poli, et plutôt joli garçon. Un peu effacé, un peu démodé... Timide avec les femmes, serviable, le gendre idéal, certainement issu d'une excellente famille puisque je suis très à mon aise...
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Naufrage administratif
Keld Møller ft peter Black et Martha Black,
avec la participation de Pharell O'Hara

« Quelqu'un explique ce qui se passe ?  »

Je n'ose opiner du chef, le père est parti se doucher, la mère vacille avant qu'il s'en rende compte, il tourne le dos et franchit la porte. Elle est  soutenue par le fils ? Pharell O'hara ? C'est typiquement irlandais, est-ce que c'est grave ? C'est un nom ? Juste un nom ? Il y a décidément des mystères ici. Entre la chemise noire capturée avec diligence pour que je ne l'ouvre surtout pas et « mise en sécurité » et ça. Finalement, je ne perds peut-être pas mon temps ? Enfin, je ne le perdais pas, Peter est bien ferré, j'ai une prise de qualité, mais il va y avoir plus ? De quoi alimenter des recherches sérieuses ? Un point d'entrée... différent... dans la communauté rurale de Gettysburg ? J'ai comme une gourmandise qui se fait sentir... Un avant-goût de festin. Je prends mon air le plus innocent.

« Vous avez besoin d'aide Madame Black ? Voulez-vous que j'aille prévenir votre mari ? »

Son geste est difficilement interprétable alors je décide que c'est un oui et bondis en dehors de la pièce, la ferme est assez spacieuse, mais le nombre de pièces est limité -du moins à cet étage- et une douche qui coule ça s'entend. Je passe une tête dans la salle de bain et crie pour qu'il m'entende malgré le bruit, son épouse a un malaise !

L'eau s'arrête immédiatement de couler, et je repars, je ne vais pas mater le père à poil alors que j'ai le fils en vue ? Ce que j'ai observé n'est pas si mal, même au sortir d'une journée de travail manuel mais il a l'âge... de mon père à moi aussi. Et puis, je ne suis pas en mal d'amour quand même. Amour ? Non, le terme ne me correspond pas. En mal d'amour, si, je le suis mais je le resterai malheureusement.

« Oh John, Peter ! Mais ça va, ça va. Juste un coup de fatigue... »

Apparemment, un coup de fatigue chez elle, c'est aussi inhabituel qu'un sentiment sincère chez moi. Ils ont l'air inquiets. Meme...

« Quoi qu'il se passe, on va trouver une solution ensemble. Je ne laisserais pas quoi que ce soit te faire du mal, maman. Ça va aller... Mais déjà faut que je sache ce qui se passe. Papa, il est costaud comment ce type ? Parce qu'on est trois. Et on peut prendre le vieux fusil de papy, et aller le voir pour lui demander davantage d'explications... »

Je dois ouvrir des yeux comme des soucoupes ! Le fusil ? Pour un type qui s'est installé avec la permission de son père sur un terrain leur appartenant ? O'Hara, oui, bien sûr, elle s'appelle Martha Eunice Caroline O'Hara, épouse Black, c'est écrit sur les papiers de l'administration fiscale, mais ils ont une curieuse façon de recevoir la famille ? Avec le fusil du papy ? Elle est en froid avec les siens ?

Heureusement qu'il y en a au moins un qui ne perd pas le nord.

« Mais y a pas besoin de fusil Peter ! Il a demandé Martha O'HARA et j'ai pas dit qu'elle existait ici. Si ta mère ne veut pas le voir, il suffit de lui dire qu'il n'y a personne de ce nom ? Tu le connais toi Martha ce Pharell ? Il doit avoir... Tiens, votre âge !  »

Et il me désigne du doigt.

Assez étrangement, que le type ait mon âge semble calmer sa femme ? C'est presque vexant, le fait qu'il soit jeune lui confère une … inoffensivité d'office ? Moi, je ne sais pas me servir d'un fusil, d'aucune arme à feu d'ailleurs. Ça ne me rend pas inoffensif pour autant ? D'abord, la meilleure attaque est morale ou mentale, ensuite je me débrouille comme un chef avec l'informatique et de nos jours, tout se passe dans la fibre qui relie les nuages entre eux... Enfin, si vraiment je dois tuer, je parle physiquement, mes mains et mes pieds me suffisent. C'est l'avantage de la lutte libre, aucunement besoin d'être armé, tu portes tes armes en toi, elles s'appellent : un corps.

J'en reviens à Martha Black. Oubliée ma fiancée ! Les photos que je n'ai pas et pour cause, mon blouson ou ce qu'il en reste. Là, le sujet d'intérêt s'appelle Pharell O'Hara, il focalise la discussion, est à lui tout seul tous les ennemis publics de la planète...

« Je t'assure Peter, il n'y a rien à savoir. »

« Et pour le chien... on peut prendre le poulet qui était prévu pour ce soir. Ca devrait l'occuper un petit moment, le temps qu'il l'avale...»

Est-ce l'évocation de son poulet transformé en boîte de pâtée pour chien ? Martha se redresse d'un bond, se rattrape à son mari, dont je viens de me rendre compte qu'il est chemise grande ouverte sur un torse ma foi... Il n'a pas pris la peine de fermer les boutons.

« Mais Peter ! Enfin ! »

Et puis, à nouveau pragmatique elle ajoute « De toute façon, il est coupé en petits dés, si ce chien est si gros, ça ne va pas l'arrêter longtemps. » John assiste à tout ça avec un air navré. Il doit avoir l'habitude des dérapages, entre sa femme et son fils, à nouveau mon admiration va à ce type impassible et sensé.

« Tu veux que je retourne lui dire que finalement on a changé d'avis et qu'il doit s'en aller ? »

Elle paraît hésiter. Réfléchir. Puis...

« Tu as dit un cheval et un chien ? Il a une caravane je suppose ? »

Comme il opine, ajoutant « Camion, caravane, van, tout le bazar. C'est un gosse, il a quoi ? Vingt-cinq ans ? Et il a pas l'air teigneux sinon je lui aurais dit de passer son chemin. »

« S'il a une caravane, je ne peux pas lui dire de passer son chemin. Non, c'est impossible, enfin tu comprends pourquoi toi ? » Elle regarde son mari, cherchant son approbation ?

Lui, il a l'air de savoir. Par contre moi je ne comprends rien, et Peter a l'air comme moi. On va manger du poulet semble-t-il, le chien de l'Irlandais n'aura pas de pâtée bio, mais pourquoi le fait qu'un homme arrive avec un camion qui tracte une caravane et s'installe chez eux oblige-t-il la maîtresse de maison, qui a visiblement tout sauf envie de le voir, à l'accepter, il faudra m'expliquer aussi. Je regarde Peter, le couple, la table qui est prête à nous recevoir, Pete qui me couve du regard comme si j'étais un dieu, ne suis-je pas celui qui a fait une offrande de cuir au chien de la maison, et je répète, attirant les protestations des fermiers.

« Je peux VRAIMENT vous laisser en famille vous savez ? »

Martha me fait un « non » virulent de la tête. Puis, ajoute d'une toute petite voix, s'adressant à son mari.

« Tu crois qu'il a mangé ? Je veux dire... Monsieur O'Hara. »

Un grand sourire lui répond. Pourquoi John Black a-t-il l'air de tant s'amuser à cette question ?


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Mer 1 Juin - 17:45

Martha Black
On ne dit pas l'âge d'une dame enfin ! Mais bon, mon fils a plus de trente-cinq ans, j'étais jeune à sa naissance mais ça ne me m'ôte pas les années vécues... je vis à Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis femme d'un fermier et mère d'un tatoueur ! Bon, un peu active sur la ferme aussi, je ne pourrais de toute façon pas chercher à longueur de temps comment m'occuper, ça doit être l'enfer sur terre !
Alors je fais preuve d'une présence de chaque instant, bien au delà des tâches ménagères. Et puis ne suis-je pas « la reine des confitures » ? au point qu'on m'a installé un local rien que pour moi et trouvé des débouchés pour les dizaines de pots de confitures maison qui sortent de mes mains ! J'ai même de l'aide pour les produire maintenant.

 
Je m'en sors bien, de mieux en mieux je dirais, on a eu des périodes difficiles.Sinon, et bien je l'ai déjà dit,  je suis mariée  avec l'homme de ma vie ! Et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Outre que je suis bonne cuisinière et je l'espère bonne mère, j'ai quelques passions.
D'abord « savoir »... Tout savoir sur tout et tous autour de moi, une commère ? Pff ! Simplement une personne impliquée dans sa communauté, c'est important de savoir qui est avec qui, comment les parents de l'un ou de l'autre réagissent à cela, si le futur époux venu d'ailleurs est aussi bon parti qu'il y paraît ! Je suis au même titre que la plupart des mères de Gettysburg un excellent détective-privé.


Ensuite, je suis un peu mère poule... Mon fils unique s'est rapidement affiché « différent » de la majorité de ses camarades, pas questions qu'on lui fasse du mal, pas même des reproches ou des réflexions !
Il paraît que je suis romantique ? Parce que j'aime rendre les gens heureux et pleure aux mariages ? Que je lis principalement des romans où deux amoureux arrivent à passer des tas d'obstacles mis sur leur passage par le destin et à se trouver ? Encore pff !
Autre chose, je suis née dans une communauté soudée mais étrangère à cette ville. Mon fils n'en sait rien, ça n'a pas d'importance, désormais, ma vie est ici. Rien ne me prédestinait à épouser John, j'étais même promise à un Brian que j'aimais... bien... Rien qui justifie de l'épouser ! Pour me marier, j'ai dû mentir aux miens et les quitter, je ne regrette rien, ma vie est ce que je la voulais ! Et envers et contre tout nous irons de l'avant !
Ah ? On me dit aussi « battante » et volontaire...



Naufrage administratif
Keld Møller ft peter Black & Martha Black
avec la participation de Pharell O'Hara...

Naufrage administratif - Page 3 Pennsy10

« John va prendre ta douche, on passe à table dans un quart d'heure ! Peter, va mettre la table.   »

Je m'entends bien dire cela, et puis... Je me retrouve assise, John a dû se laver, il sent le savon et a une chemise propre encore largement ouverte, Peter me tient comme si j'allais tomber ? Et le petit comptable a les yeux écarquillés ? Dans la pièce, le seul « normal » c'est Pete, toujours occupé à transformer ce pauvre et si joli blouson en balle de cuir à force de la machouiller.

Peter se lance dans une grande tirade, sur des « qu'est-ce qui se passe ? On va faire front uni ! On prend le fusil du grand-pa et on fonce sus à l'ennemi ? C'est quoi ton nom de jeune fille Maman ? »  Oh ! Le Tinker ! O'Hara... L'homme qui a demandé Martha O'Hara! Que quelqu'un jaillisse de mon passé ça m'ennuie, il faut le reconnaître, j'aime ma vie, j'aime cette liberté que j'ai payée le prix fort mais dans laquelle je m'épanouit. Mais ce qui m'inquiète plus encore c'est d'avoir perdu connaissance ? Parce que franchement je me souviens juste avoir entendu John parler d'un « particulier » qu'il avait autorisé à s'installer. Quelle erreur ! Quelle horreur ! Pas qu'il ait demandé à se poser, tout O'Hara qu'il soit, mais que j'en arrive à avoir cette réaction ? Et que mon fils parle de fusil ? Enfin mon fils parle sans savoir, il n'en a pas contre un traveller's, mais contre un homme qui malmène sa mère malgré elle.

Je me relève, encore sacrément faiblarde. Il va falloir que j'aille voir le docteur si je défaille à tout bout de champs !

Peter est là à proposer de prendre un fusil, d'occuper le chien d'O'Hara en lui donnant à manger le poulet de ce soir -ou de l'empoisonner ? Quand même pas ! Mon fils n'empoisonnerait pas un chien ! Aussi gros soit-il ?!- Il m'assure que personne ne me touchera ! Et si ça me va droit au cœur, c'est quand même un peu exagéré ? D'autant que le petit Møller comme ravi de l'occasion parle de partir et de nous « laisser en famille » ? Oui, bien sûr ! Lui , si mon fils a oublié mon nom de jeune fille -après tout, il n'a plus à l'écrire d'un bout à l'autre de l'année sur des formulaires pour l'école, les cours de musique, les sorties extra-scolaires, les clubs de sport, etc. et ce depuis un bon moment- vient de remplir la déclaration fiscale de la ferme. Il sait donc que je m'appelle bien « Martha O'Hara »

« Tu veux que je retourne lui dire que finalement on a changé d'avis et qu'il doit s'en aller ? »

« Tu as dit un cheval et un chien ? Il a une caravane je suppose ? »

« Camion, caravane, van, tout le bazar. C'est un gosse, il a quoi ? Vingt-cinq ans ? Et il a pas l'air teigneux sinon je lui aurais dit de passer son chemin. »

« S'il a une caravane, je ne peux pas lui dire de repartir. Non, c'est impossible, enfin tu comprends pourquoi toi ? »

Je ne peux pas. Déjà, ce « gosse » comme dit mon John, il doit pas mal se démarquer, je l'ai vécu, il y a longtemps certes, mais je ne suis pas certaine que les mentalités aient tant changé... Arriver, et voir partout les fenêtres s'ouvrir pour laisser place à des visages curieux, puis quand tu regardes à ton tour, se refermer vivement et les stores se tirer... Ne pas être entendue quand tu vas poliment demander où se trouve le terrain communal réservé aux nomades, ou se prendre dans les dents qu'il n'y en a pas, qu'on ne veut pas de « ces gens-là ici ! »... Non, je ne peux pas faire ça, surtout pas à un garçon qui s'appelle O'Hara... Pharell ? J'ai beau  chercher, je ne connais pas un seul Pharell, à part Pharell Williams dont j'adore les chansons. De qui est-il le fils ? Ou le petit-fils ? Chez nous, on se marie jeunes... Tiens, j'ai pensé « chez nous » ?

Moi je suis partie à dix-sept ans, jamais mon père n'aurait donné son accord si je n'avais pas inventé une grossesse, et il a fallu toute la force de caractère de ma mère et des femmes de la famille pour qu'il ne commence pas par vouloir tuer John pour avoir engrossé une de ses filles ! Je me suis mariée avec une dispense, sans famille à part mon père pour m'emmener à l'autel devant le prêtre, raide de son honneur bafoué. Ma mère n'avais pas eu le droit d'assister à la cérémonie. Si j'avais épousé le Brian qu'on me destinait, j'aurais sans doute eu un enfant aussitôt, quitte à y laisser ma peau, encore que, aurait-il été plus doué que John ? Le problème ne venait pas des hommes mais de moi ? Mais, si les choses avaient été ce qu'elles ont été pour Lilian par exemple, ma cousine, mon fils pourraient avoir.. quarante ans même quarante-deux, elle a eu son aîné à seize ans ? Et avoir des enfants de vingt-cinq ans ? Le petit Pharell pourrait presque être le petit-fils d'une amie d'enfance.

« Je peux VRAIMENT vous laisser en famille vous savez ? »

Je prends un air outré !

« Monsieur Møller, il n'en est pas question ! Vous avez épluché les patates ! Vous mangerez les frites ! »

Je ne vais pas lui dire que sa Cheryl aurait une bien mauvaise opinion de nous, puisqu'il m'a déjà dit qu'il ne lui dirait rien... C'est une drôle de conception du mariage ? Ne rien dire à la femme de sa vie ? Comme si moi je cachais des tas de choses à John parce qu'elles ne sont pas importantes ? Je cherche mon mari du regard et lui envoie un grand sourire, sans doute très tendre, je n'ai pas changé d'avis, je suis toujours aussi heureuse de l'avoir trouvé LUI et pas un autre, même s'il a maintenant des cheveux gris, et quelques rides !

« Tu crois qu'il a mangé ? Je veux dire... Monsieur O'Hara. »

Et je me tourne vers mon fils, qui me tient toujours la main comme si j'allais tomber.

« Je suis, enfin j'étais bien Martha O'Hara Peter. C'est moi qu'il cherche ce jeune homme. »

Pourquoi ? Je me le demande bien ?! Tout à coup, j'ai peur ! Et s'il était arrivé quelque chose ? Mes parents ? Mes frères et sœurs ? Ou Lilian ? Ça fait des années que je n'ai pas eu de nouvelles ? Peut-être qu'il s'est déplacé pour m'annonce la mort ou la maladie de quelqu'un ?!

Je dois de nouveau devenir toute pâle...


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« Martha » -  « Peter » -  « Keld » - « John »


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Dim 5 Juin - 16:25

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

★ Son surnom est Pete. Oui, le même nom qu'il a donné à son chien. C'est suite à une agression homophobe qu'il s'est pris un chien. Pour pouvoir mieux se défendre. Sauf que son chien est petit, rondouillard, flemmard et peureux. Du coup, c'est lui qui se retrouve souvent à le défendre contre d'autres chiens, ou chats. Ou des pigeons.  


★ Sa maman, c'est la femme de sa vie. Aucune ne la remplacera jamais dans son cœur, ce qui est beaucoup plus facile à dire et à faire lorsqu'on est de base homosexuel. Ses parents ont contracté une importante dette auprès de l'Eglise de la Rédemption Ultime pour payer les frais d'hôpital, lorsque à 3 mois de grossesse, sa mère a dû sacrifier un de ses jumeaux pour sauver l'autre. Ce fut ensuite une longue hospitalisation au repos strict au lit et des soins sans fin jusqu'à l'accouchement. L'exploitation agricole allait mal après deux saisons difficiles et les dettes s'accumulaient. La ferme Black connue depuis des décennies se trouvait au bord de la ruine.

★ Personne ne sut expliquer comment ils avaient pu savoir que les Black n'avaient pas la trésorerie nécessaire pour assurer les soins de la mère et de l'enfant à l'hôpital mais un soir, son père avait eu la surprise d'obtenir une "aide" pour remerciements des bons et loyaux services envers la communauté. Bien sûr, il rembourserait plus tard, lorsque sa femme et son fils seraient à l'abri chez eux dans leur ferme. Les factures des soins s'accumulaient déjà et... Qu'aurait-il pu faire d'autre ?

★ Depuis c'était la crainte que l'Eglise ne vienne leur demander un remboursement non pas en espèces sonnantes et trébuchantes mais en service rendu. Et il n'était pas question que leur nom et leur réputation soit entachés. Quitte à en arriver à un solution drastique, et surtout fatale. Mais avant, les époux Black voulaient caser et mettre à l'abri leur fils, et quoi de mieux qu'un mariage pour cela ?




Martha O'Hara... Il n'aurait jamais pensé qu'un simple nom -et d'autant plus le sien !- puisse mettre sa mère dans un tel état. Même l'évocation du bébé qu'elle avait perdu -son jumeau, et comme à chaque fois qu'il y pensait son expression se fit beaucoup plus sombre- ne la rendait pas faible à ce point. Il y avait donc de quoi s'inquiéter au sujet de ce Pharell qui débarquait soudainement de nulle part. De s'inquiéter donc, et d'être intrigué. Alors oui, il voulait pouvoir occuper ce chien apparemment digne du Cerbère des Enfers pour pouvoir parler à ce type. Et voir à quoi il ressemblait déjà ! Parce que sa mère n'était pas du genre à défaillir à tout bout de champs. Il y avait donc forcément quelque chose au sujet de ce Pharell et il comptait bien savoir quoi.

Mais avant, il fallait convaincre son père de la nécessité de faire quelque chose. Parce que la ferme pourrait s'écrouler tout autour d'eux que celui-ci resterait encore les bras croisés à attendre de voir... Sa mère ne défaillirait pas sans raison ! Il y avait forcément quelque chose ! Mais il y avait cependant un bon point dans tout cela, c'est que personne ne prêtait attention à la volonté affichée de Keld à prendre la poudre d'escampette. C'est qu'il ne serait pas de trop de trois hommes pour faire face au Cerbère et à son serviteur, le suppôt de Satan ! Et qu'il soit jeune et pas teigneux ne voulait absolument rien dire, surtout lorsqu'on se référait aux réactions de sa mère... Parce que c'était ça qui comptait, non ? "Papa, il faudrait que tu sortes l'eau-de-vie. Maman aurait bien besoin de se requinquer un peu. C'est ce que papy faisait toujours dans ces cas-là." Et rien de tel qu'un fond de verre d'alcool pour redonner un coup de fouet et des couleurs ! Recette que son papy avait appliqué sur lui -même enfant ! Et malgré les virulentes protestations de sa mère- à chacune de ses grosses frayeurs. Quant au fait que cela aidait à devenir un homme, ça il avait toujours eu beaucoup plus de doutes à ce sujet... Sans compter que sa mère n'avait pas besoin de cette partie-là du remède familial !  

Croisant les bras, tout en gardant un œil vigilant sur sa mère prêt à la retenir au prochain signe de défaillance, il s'adressa à son père. "Donc on va l'inviter à manger le poulet et on cherche à savoir ce qu'il veut à maman ? Ce serait pas mieux de savoir avant de l'inviter à la maison ? Parce que la réaction de maman n'est pas vraiment normale là..." Oui, parfois il fallait présenter les choses sous les yeux de son père pour qu'il en prenne conscience. Même si c'était une évidence.

Donc pour résumer la situation, sa mère jouait soudainement aux fragiles princesses tout en refusant d'expliquer ce qui la mettait dans un tel état. Alors que son père trouvait lui, apparemment tout cela très excitant comme une nouvelle animation dans leur routine quotidienne. Et c'est que pour un peu on aurait presque pu le croire à la foire aux bestiaux du coin. Et Keld semblait quant à lui vouloir quitter au plus vite cette maison avant que les choses ne dégénèrent. Et pour un peu, il pourrait presque penser que c'était le seul à avoir un minimum de jugeotte ! Si ce n'est que c'était particulièrement lâche de laisser une famille entière sans défense face à un danger inconnu... Parce qu'on ne pouvait pas dire que son père était prêt à toute éventualité, et notamment en cas d'attaque quelconque. Et lui... Bah, on refusait toutes ses propositions pourtant extrêmement sensées !

Et si ce fut avec beaucoup de douceur qu'il s'adressa à sa mère -puisque c'était elle qui détenait les raisons quant à cette situation de crise- son insistance était pourtant bel et bien là. "Maman... Si déjà tu nous expliquais ce qui se passe ? J'aurais besoin qu'on m'explique là... Pourquoi papa est limite aussi content que si on lui annonçait que la foire aux bestiaux a été avancée de trois mois alors que rien que l'évocation de ton nom te fait tomber dans les pommes ?" C'était évident qu'il y avait quelque chose et il ne fut pas long à se dire qu'il y avait encore un autre secret de famille bien gardé. Dardant un regard soudainement soupçonneux sur sa mère, il évoqua avec un peu trop d'innocence dans son ton pour être réellement honnête. "D'ailleurs lorsqu'on y réfléchit, j'ai jamais connu mes grands-parents de ton côté, ni même personne de ta famille..." Bon, il y avait définitivement un souci avec les O'Hara.

Et ce Pharell était apparemment une clé pour résoudre ce mystère. Soudainement tout sourire, mais un sourire quelque peu retors, il déclara. "Bon, on n'a plus qu'à aller chercher ce Pharell et le faire parler ! Je suis sûr qu'avec un peu de "persuasion", il aura des tas de choses passionnantes à nous dire... C'était une super idée papa de l'avoir gardé ici !" Il ne connaissait pas encore ce Pharell mais le moindre qu'on pouvait dire, c'est qu'il accaparait déjà toute son attention ! Et s'il n'évoqua plus le fusil, il semblait évident que cela faisait partie des "modalités de persuasion" qu'ils avaient à leur disposition. Et puis, on pouvait lui faire confiance pour avoir de très bonnes idées pour le convaincre de parler... C'est qu'il était maintenant curieux et il comptait bien obtenir des réponses.


Oskar
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Oskar
Dim 5 Juin - 19:20

Pharell O'Hara
J'ai vu le jour en Caroline du Sud, à Murphy Village, le 12 décembre 1995. « Village »... C'est surtout un campement, un immense campement nomade, où on trouve des baraques en dur et des caravanes, même des roulottes avec des chevaux encore...



Je vis... là où les routes me mènent, pour l'instant je vais vers Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis un peu touche à tout, je me place comme ouvrier agricole, docker, forain, ça dépend, ça n'a aucune importance puisque je ne reste pas ! J'ai du mal à tenir en place, j'avoue .

 
Je m'en sors pas si mal, j'ai le nécessaire et même un peu du superflu, ça suffit ? Non ?Sinon, je me suis marié, à dix-huit ans, avec... peu importe, on s'est séparés deux ans après, et jamais revus. Elle veut pas divorcer, ça la regarde, moi je m'en fous. Elle est bien capable de me faire des gosses, à distance, au moins ça ferait plaisir à mon père quelques « O'Hara » en plus...   Et je le vis parfaitement. De toute manière, on est tous cousins quelque part, alors qu'ils aient mes gènes ou pas ses mômes, je peux bien leur donner mon nom.


Informations supplémentaires ici.
En passant ? Je suis ce qu'on appelle un « Irish Traveller's », un nomade dont les ancêtres sont arrivés d'Irlande, probablement au début du dix-neuvième siècle, mais ça, on n'est pas très doué pour tenir des registres nous autres...


Ma vie, c'est le voyage, la route. Parmi nous certains -de plus en plus nombreux- se sont « sédentarisés », pas moi. J'ai pas besoin de me fixer pour vivre, même, moins je reste en place et moins les autres cherchent à savoir qui je suis, d'où je viens, comment je vis et ce que j'aime.

Quand je donne ma parole, je la tiens, si on me la donne... Vaut mieux en faire autant. L'honneur, c'est la richesse des gens comme moi. Je plaisante pas avec.
Contrairement aux bruits qui courent sur ma communauté, on est honnêtes, moi le premier. Je ne vole pas, ne mens pas, ne cherche pas  à arnaquer. C'est comme pour la parole, faut pas me chercher trop, je ne suis pas méchant mais j'aime pas qu'on m'emm... La liberté, c'est d'abord le respect.

Ma vision du monde, c'est être indépendant, sans attache, seul ou accompagné selon mon envie du moment. La famille, les amis, ça compte, mais pas au point d'en devenir esclave...

En fait, à part mon chien, mon chat et mon cheval... Y a pas grand monde pour qui je donnerais ma vie.  Parfois, je me pose, et j'aime... C'est rarement très long comme relation, mais ça peut être intense. Mais ça, ça ne regarde que moi.



Naufrage administratif

Keld Møller ft peter Black ft Martha Black,
avec la participation de Pharell O'Hara



Une dernière chose à faire avant de me poser et d'essayer de capter pour jouer à un jeu sur la console, j'ai mis le groupe électrogène en route, j'aimerais bien me payer des panneaux solaires, ça m'économiserait du carburant et de la peine, mais pour l'instant c'est un rêve. Mais avant, faut que je mette la pompe en route pour le puits, il a dit que si j'ai le carburant ça va, sinon il peut m'en avancer, mais un traveler's sans carburant, ça voyage à cheval, et je ne vois pas Sunshine attelé.

Je prépare mes bidons, tirer assez d'eau pour le  cheval, le chien, la chatte et moi, je prendrais bien une douche rapide, même à conduire j'ai eu chaud et j'aime pas puer...

Et là, c'est la loose. La pompe est bien en route, mais ce foutu puits est à sec ! Tout de suite, je me dis qu'il savait. C'est idiot comme réaction, mais on m'a tellement fait d'entourloupe que c'est ma première pensée. Mais non, il avait l'air réglo cet homme, c'est juste qu'il ne doit pas se servir de ce puits là vu qu'il cultive pas la terre et que donc il ne sait pas ? Je m'oblige à accepter cette version là, je n'ai aucune preuve qu'il ait voulu intentionnellement me mettre des bâtons dans les roues. S'il l'avait voulu, déjà, il m'aurait dit « casses-toi, des gens comme toi ici on n'en veut pas ! », je l'entends une ou deux fois pas semaine, dans le sud surtout, mais dans les campagnes y a pas de sud ou de nord en fait, ma sale gueule suffit. Donc il n'a rien dit, ou c'est un pervers de première qui m'a permis de m'arrêter et de m'installer pour mieux me faire chier, ou c'est un type correct qui ne savait juste pas. Je regarde mon reflet dans les vitres de la camionnette : c'est un type correct qui ne savait pas Pharell ! Fous toi ça dans un coin de cervelle !

Quelle que soit la raison, je n'ai pas d'eau, et ça, ça le fait pas. Il y a bien une espèce de mare plus bas, le chien et moi on pourrait essayer après avoir fait bouillir des heures, mais le canasson il va finir chez le véto, et j'ai vraiment pas besoin de dépenser les tunes que je n'ai plus en quantité. Faudra aussi que je me mette en quête d'un boulot demain, mais demain, là je suis juste mort. Et puis déçu, il faut l'avouer, ou Lilian s'est trompée d'adresse, ou Martha a déménagé ?

J'essaie de calculer depuis combien de temps elle a pas vu sa cousine Lilian, enfin notre cousine vu que c'est la femme de mon oncle, donc si elle est la sienne elle est la mienne ? Elle m'a dit qu'elle lui avait écrit jusqu'à la naissance de Syd ? Il a quel âge Syd ? Trente ans ? Trente deux ? Ça fait un sacré bail... C'est normal que la Martha elle soit plus là.

Enfin, si elle n'est plus là ? Parce que de nouveau je repense à la réaction du mec. Il n'a pas dit « Il n'y a pas de Martha O'Hara ici » ni même « Quel nom vous dites ? Connais pas ! » Il a juste RIEN dit ? C'est pas bizarre ça ? Elle est connue ou pas ? S'il l'a connaît pas, pourquoi tourner autour du pot ? Et s'il la connaît, pourquoi pas le dire ? Je suis devant mon bidon vide, juste remonté un peu de sable... Il est peut-être qu'ensablé ce fichu puits ? Si c'est ça, je peux proposer d'aller creuser demain, ça lui rendrait service autant qu'à moi ? En attendant me faut au moins quinze litres, le double serait encore mieux, un cheval ça boit et un chien qui vient de faire de l'exercice aussi...

Je ne serai pas lavé, tant pis, je dois dégager une odeur de sueur chaude, c'est pas l'horreur pour des fermiers, ils mouillent la chemise aussi. Je ferme la porte de la caravane, siffle Devil, prends mes deux bidons de dix litres, on va assurer, et me dirige dans la direction où il est parti. Là-bas il y a des toits, ça doit être chez lui.

Je ne sais pas pourquoi, je prends les deux photos de la cousine que Lilian m'a données, une « naturelle » elle est rouquine ! Une O'hara rousse, c'est presque du classique, et l'autre après son mariage, elle a vachement éclairci, et a des fringues plus sympa. Même après trente ans, je suis physionomiste, un visage ça change pas tant que ça. Si elle ne veut pas me voir, au moins qu'elle dise pourquoi ? La tante, elle avait pas l'air de croire qu'elles étaient fâchées ?

Mon chien me saute autour comme un chiot, il aime les balades avec moi, j'ai pas trop le temps de partir en vadrouille d'habitude. Je marche bien vingt minutes, ça avait l'air près mais c'est trompeur ces champs vallonnés, il y a bien deux kilomètres... Devil et moi pourtant on est bons marcheurs.

J'arrive dans la cour, il y a une bagnole genre luxe garée, celle du fermier ? Il se met bien ! Sinon, c'est une ferme quoi, une « normale » comme j'en ai croisé des tas depuis que je roule, est-ce qu'ils auraient besoin d'un journalier ? Ça m'arrangerait, j'aurais pas à courir partout demain ? Je rappelle Devil qui regarde salement les poules, manquerait plus qu'il en estourbisse une ! J'entends déjà le « voleur de poules ». Je me fige un moment, je respire fort, j'ai horreur de demander, horreur de dépendre des autres, mais me faut de l'eau !

Au moment où j'allais frapper, la porte s'ouvre. Ce qui me vient aux oreilles va pas me rendre spécialement confiant... Un jeune type brun hausse la voix, à demi-retourné vers l'intérieur :

 « Bon, on n'a plus qu'à aller chercher ce Pharell et le faire parler ! Je suis sûr qu'avec un peu de "persuasion", il aura des tas de choses passionnantes à nous dire... C'était une super idée papa de l'avoir gardé ici ! »

Il se retourne. J'ai perdu le sourire que je cherchais pour l'afficher...


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