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LE TEMPS D'UN RP

“La célébrité vous donne l'impression que tout le monde vous connaît, mais en réalité, vous ne connaissez personne.”

Stormy Dream
Messages : 53
Date d'inscription : 28/08/2021
Région : Île de France
Crédits : Cosmic Kin

Univers fétiche : Fantastique, fantasy, historique (1900 et après), inspiration séries
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Stormy Dream
Sam 7 Mai - 22:36
“La célébrité vous donne l'impression que tout le monde vous connaît, mais en réalité, vous ne connaissez personne.”
Mise en situation

La situation
Contexte issu de la série « Instant Star ».
Ville : Los Angeles, Etats-Unis
Année : 2022
Stormy Dream
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Univers fétiche : Fantastique, fantasy, historique (1900 et après), inspiration séries
Préférence de jeu : Les deux
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Stormy Dream
Sam 7 Mai - 22:42

Nate Turner
J'ai 35 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis musicien et producteur et je m'en sors très bien financièrement. Sinon, grâce à ma chance (?), je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Nate (Natanael de son vrai prénom) est resté fidèle à Los Angeles : ville qui l’a vu naître et grandir. Grand passionné de musique depuis qu’il a commencé le piano à l’âge de sept ans, le musicien s’y est consacré toute sa vie. Il a d’ailleurs rapidement arrêté l’école, encouragé par ses parents, pour rentrer dans un conservatoire prestigieux de New-York. Le jeune prodige apprit alors à jouer de la guitare, puis chanter. De retour à Los Angeles, Nate essaya les refus alors qu’il suppliait les gérants de bars et restaurants de bien vouloir le laisser jouer.
Trop jeune, pas assez d’expérience. Toutes les portes se fermaient devant lui. Toutes… sauf celle du L.A. Jazz Club, petite salle de concert pouvant accueillir une trentaine de clients tous les soirs. Ses premiers pas vers la musique professionnelle étaient là, devant un petit groupe de passionnés. Quelques années plus tard, Nate signait chez Universe, le label de toutes les grandes stars des Etats-Unis.

Il comprit pourtant bien vite que son talent n’était pas son atout principal chez Universe : Nate passait plus de temps au maquillage qu’à appuyer sur les touches de son piano. « La guitare, ça vend plus. Jana a besoin de ton sourire, fais un effort. » Jana, cette chanteuse de pop musique propulsée sur le devant de la scène par la  première saison de la Nouvelle Star. Jana, leur priorité.

Jana et Nate étaient petit à petit devenus les visages que les tabloïds s’arrachaient : leur public se diversifiait, les salles étaient de plus en grandes. Dans la rue, Nate se faisait arrêter par des foules d’adolescentes désireuses de connaître sa situation intime avec Jana. Tout se jouait sur leur plastique parfaite, mais surtout l’ambiguïté de leur relation. Universe mettait un point d’honneur à les faire passer pour le couple de l’année. Jana, pieds et poings liées à son label, ne pouvait pas révéler son homosexualité de peur de perdre son public.

Nate avait toujours rêvé de vivre de sa passion. Il aimait passer sa vie à parler de musique, à vivre pour la musique. Jamais il n’aurait imaginé devenir une tête sur une affiche de concert qui fasse augmenter les places de concerts. Jamais il n’aurait imaginé que son label ne le force à passer plusieurs heures par jour à sculpter son corps pour qu’il soit le plus beau possible. Rien qu’un objet de désir, qui lui rapportait gros, mais qui le rendait malheureux.

La frustration et la colère eurent raison du jeune musicien lors d’une soirée un peu trop arrosée : les courbes d’une jolie jeune femme en backstage lui firent perdre la raison. Le lendemain matin, tous les tabloïds ne parlaient que de la nuit torride passée dans les bras de cette strip-teaseuse, payée pour le démasquer.

Universe, pour protéger son étoile montante, se vit dans l’obligation de retirer Nate du devant de la scène. Mis au placard pendant plusieurs mois, le temps que la polémique se tasse, il se glissa dans un trou de souris pour observer le travail du producteur de Jana. De fil en aiguille, il apprit les rudiments du métier, se les appropria. D’abord compositeur et écrivain dans l’ombre de jeunes talents du label, il récupéra la production de leurs albums. De quoi susciter de nouveau l’intérêt de son label qui lui proposa de produire Jana.

Plus il y avait de buzz, plus les affaires tournaient. Et ces derniers temps, les affaires étaient florissantes.
L’annonce de la Nouvelle Star secouait le pays depuis quelques heures. Son nom était inscrit dans tous les médias, les paroles des chansons qu’elle avaient interprétées se lisaient sur les lèvres des fans jusque dans la rue. Les audiences n’avaient jamais été aussi hautes : le label se félicitait tous les jours de la réussite évidente du casting. Et cela n’avait rien d’étonnant, sachant que le directeur en personne -Ricardo Miller- s’était chargé de recruter les potentiels talents qui participeraient aux auditions. Une telle implication avait été encensée par la critique.

Ces semaines entières de préparation avaient précédé une gigantesque campagne de casting dans toutes les villes des Etats-Unis : c’était sans précédents ! Les semaines de compétitions s’étaient enchaînées, avec une inconcevable publicité sur les réseaux sociaux. Les candidats eux-même faisaient leur promotion, s’assurant de garder l’image la plus présentable devant les téléspectateur en délire. Miss America n’avait pas réussi à faire aussi bien, pour la première fois de toute l’Histoire.

Il fallait être un ours en hibernation pour ne pas avoir lu le nom Bliss sur les panneaux publicitaires. Les réseaux sociaux, la télévision, les journaux… Plus aucune autre actualité ne semblait aussi importante.  

« Sérieusement Nate ? Instagram ? Ca te parle vraiment pas ? » s’offusqua Jana lorsque le producteur retira le casque de ses oreilles. Il l’aurait bien gardé un peu plus pour couvrir les jacassements de son acolyte, mais il la connaissait trop bien : il se fatiguerait le premier. « Que veux-tu que je fasse de cette information, Jana ? » Soupira-t’il, tentant de se concentrer sur la piste qui continuait de défiler dans l’écouteur. Pour éviter de perdre encore une minute de son précieux temps -il devait à Ricky un EP d’ici la fin de la matinée-, l’homme remit sa coiffe sans lâcher la console des yeux. Quelques réglages sur les basses, un peux plus de voix… non, un peu moins et… Clac, silence.

« Jana, si tu crois que j’ai quelque chose à carrer de la nouvelle gosse qui va venir me casser les oreilles dans ce studio, alors tu te mets un doigt dans l’oeil ! » Vociféra le producteur à cran. Toutes ces années au sein d’Universe lui avaient appris que la rentabilité commençait par l’usure de ses salariés. Oh, non, pourtant il n’était pas parmi ceux qu’on considérait comme dévoués à la cause, car il avait été enchaîné au label par ce contrat infini, dont les clauses avaient été si bien écrites qu’il ne pouvait y déroger. Seule une faute grave pouvait rompre leur accord : signer avait été sa plus grosse erreur de jeunesse.

Peu importait, il s’était fait à cette idée. « Tu serais surpris par la maturité de la gamine, comme tu dis… » Commenta la chanteuse qui faisait tournoyer le câble entre ses doigts. « Est-ce que tu te souviens que je suis la marraine de cette saison ? » Pris d’une évidente mauvaise foi, Natanael leva les yeux au ciel. Pour se souvenir, encore aurait-il fallu qu’il ait pris l’information au sérieux la première fois -sous réserve qu’il ait entendu l’artiste le renseigner à ce sujet. Ils n’étaient pas souvent alignés sur la même fréquence, il devait l’avouer.

Les prunelles ténébreuses de la chanteuse le toisèrent un instant, tandis que sa bouche rouge écarlate s’étirait pour laisser deux rangées de dents parfaitement blanches lui sourire. « Tu n’es pas croyable. Elle s’est battue comme une lionne pour avoir le droit d’être produite par une personne de talent. On aurait tué pour connaître quelqu’un comme toi quand on a commencé ! Souviens-toi d’où tu viens ! » s’emporta la trentenaire, toujours aussi belle qu’au premier jour.

D’où il venait ? Il ne se passait pas une seule journée sans que le pianiste ne se remémore ce que disaient ses enseignants du Grand Conservatoire de New York lui promettant monts et merveilles. Il attendait encore la foule acclamant son nom pour qu’il revienne prolonger le récital. Oui, il avait été admiré, c’est vrai… Pour ses pectoraux en Une de Vogue. Waouh, quel gage de réussite !

Nate fronça les sourcils, récupérant l’extrémité du casque qui lui avait été ôtée pour continuer son travail. « Ecoutes starlette… » C’était leur petit jeu qui avait commencé lors de leur première rencontre : elle lui avait parue si pédante qu’il avait utilisé un surnom disons... adapté. Les choses avaient changé, depuis, car il respectait ce petit bout de femme à la voix hypnotisante comme si elle était sa propre soeur. « Je ne pourrai plus aider personne si Ricky me dégage parce que l’EP de Camilla n’est pas prêt pour 11h59. »

Ne se laissant pas démonter, la sulfureuse brune fit volte-face, balançant à la volée quelques paroles qui ne manquèrent pas de le percuter. « Tâche d’être prêt à midi pile dans ce cas, parce que Bliss est derrière cette porte et elle ne partira pas tant que SON producteur n’aura pas daigné l’accueillir comme il se doit. »

Son producteur ? Comment ça, son producteur ? « Turner, est-ce que tu lis tes putains de mails ? » Soupira Ricky en levant les yeux vers le Nate agacé qui s’était appuyé sur son bureau en marbre. Oui, il avait probablement filé sous le nez de la Nouvelle Star pour aller protester dans le bureau le plus convoité du label… mais il n’avait pas été consulté et c’était son droit de venir réclamer quelques explications.

Il n’ouvrait jamais sa boite mails, et tout le monde le savait. Certes, il s’était pris à son propre jeu.

Dans le couloir qui menait au bureau de Ricky, des centaines de cartons de courriers de fans, et des bouquets de fleurs jonchaient le sol. Pris par l’émotion, il n’avait même pas remarqué le remue-ménage lorsqu’il était arrivé. Nate n’était pas sorti du studio de toute la nuit, mais à priori il n’était pas le seul à avoir campé ici.

« Je m’attendais à bien plus de retard que ça ! » S’exclama Jana en l’attrapant par le bras pour le guider vers l’espace de détente où ils ils avaient l'habitude de prendre leur pause café. L’homme s’effondra dans un fauteuil en cuir moelleux, réalisant une fois complètement au fond qu’une jeune femme se tenait juste devant lui.

« Bliss, voici Nate Turner : musicien, auteur et compositeur de tous mes albums. Tu auras l’honneur de partager le studio avec cet agréable énergumène. » Pourquoi avait-elle insisté sur agréable au fait ? « ‘Jour. » maugréa-t’il, pris de court. Sa montre indiquait 12h03.
THE MOON.
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Ven 13 Mai - 22:47
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« Bliss »
Braelynn Jordan

J'ai 23 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis La Nouvelle Star et je m'en sors plutôt pas mal, je dirais ? Sinon, grâce à mon indifférence, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, il vaut mieux être seule que mal accompagnée.



Talkin' in my sleep at night, makin' myself crazy, out of my mind, out of my mind. Wrote it down and read it out, hopin' it would save me, too many times, too many times. My love, he makes me feel like nobody else, nobody else but my love, he doesn't love me, so I tell myself, I tell myself... One: Don't pick up the phone, you know he's only callin' 'cause he's drunk and alone. Two: Don't let him in, you'll have to kick him out again. Three: Don't be his friend, you know you're gonna wake up in his bed in the morning and if you're under him, you ain't gettin' over him. I got new rules, I count 'em, I got new rules, I count 'em. I gotta tell them to myself, I got new rules, I count 'em.

(( new rules ))


Ce monde, il est nouveau pour elle. Ce monde, ça n'a jamais été le sien jusqu'à sa victoire, jusqu'à ce qu'elle soit choisie comme Nouvelle Star et qu'elle tombe le cul le premier dans les paillettes. Ce monde, elle ne le connaît pas encore, mais Braelynn ne semble pour autant pas s'inquiéter. Elle ne semble ni stressée, ni nerveuse. Ayant atterri dans l'émission car ses amis l'y avaient inscrite sans lui demander son avis et ayant accepté de relever le défi pour ne pas laisser sa fierté être bafouée, elle n'avait pensé à aucun moment qu'elle pourrait gagner. A aucun moment elle n'avait eu l'impression de jouer sa vie. Elle ne s'attendait pas un instant à troquer sa petite vie tranquille et banale contre une vie de star. Et pourtant, contre toute attente, c'était ce qui s'était passé. Elle se trouvait à présent dans les locaux du grand label Universe, reconnu internationalement pour ses artistes mondialement connus ; il n'avait plus à faire ses preuves. Elle, elle avait à les faire, ses preuves ; mais elle était un peu comme une enfant qui découvrait un nouvel endroit. Tout du moins, ça avait été le cas pendant quelques minutes, jusqu'à ce que sa mentor lui annonce que son producteur était déjà occupé et risquait de ne pas coopérer si facilement. Elle avait trouvé l'information… Étrange. Est-ce qu'elle devrait vraiment se battre avec ce type pour qu'il daigne faire son travail ? Elle balaya l'information d'un signe de main, se montrant parfaitement détendue malgré tout, puis elle s'installa sur une banquette, son portable dans les mains et ses écouteurs bien vissés dans ses oreilles. Sa musique à haut volume était légèrement audible aux alentours, mais ce n'était pas bien grave puisqu'elle était seule dans cette pièce avec Jana qui faisait quelques aller-retours.

La jeune femme aux cheveux couleur lavande agitait sa jambe, battant silencieusement le rythme de la batterie de son pied. Puisqu'elle avait de l'attente devant elle, elle faisait en sorte de s'occuper. Tout en écoutant de la musique, elle faisait glisser son doigt sur son écran, survolant messageries et réseaux sociaux sans y prêter beaucoup d'intérêt, blasée par le trop plein d'informations futiles qui y paraissaient.

Les minutes s'étirèrent en heures, Bliss était absorbée par le morceau qui faisait vibrer ses tympans, Kingslayer lui faisait même doucement bouger la tête en plus du pied. Elle sentit cependant des coups dans sa bottine à épaisse plateforme et cela lui fit baisser la tête. Elle vit alors la chaussure de Jana qui tapait dans la sienne, probablement pour attirer son attention. Elle leva alors les yeux vers le visage de la femme, comme au ralenti, voyant les lèvres de cette dernière se mouvoir. Elle était en train de lui parler. Dommage pour sa chanson, elle n'avait pas le temps d'aller jusqu'à la fin ; Brae' retira un écouteur juste à temps pour entendre le bout de la phrase de sa mentor qui lui présentait le producteur, qualifiant ce dernier d'agréable énergumène. Voilà qui était… Rassurant ? Ou pas du tout. Mais c'était ainsi et elle n'avait pas d'autre choix que de s'en accommoder. Probablement. La chanteuse tourna alors les yeux vers le fameux, le tant attendu, vers Nate Turner.

« Bonjour. » dit-elle alors.

Et comme prise d'une soudaine illumination, elle retira écouteur restant et éteignit sa musique pour ranger ensuite ses affaires rapidement dans ses poches. Se disant que cela serait sûrement plus poli de sa part, elle quitta sa posture à moitié avachie pour se mettre debout et s'approcha de l'homme à la crinière de lion pour lui tendre sa main.

« Merci de m'accorder de votre temps, j'adore ce que vous faites. » dit-elle alors d'une voix calme, bien qu'elle soit impressionnée par la présence de cet artiste dont elle reconnaissait bien volontiers le talent. « Etant néophyte dans le domaine, je compte sur vos bons conseils sur la marche à suivre, j'espère que nous ferons du bon travail ensemble. »

La jeune femme leva les yeux vers Jana comme en recherche de validation, trahissant peut-être un peu le fait que cette dernière l'avait briefée sur le comportement qu'elle devrait adopter et sur la façon de parler. Effectivement, au naturel, Braelynn était au moins trois fois moins aimable et n'utilisait pas du tout cette façon de parler, mais sa mentor l'avait priée d'éviter de braquer les personnes qu'elle allait rencontrer et qui pourraient lui refuser leur aide rien que pour sa façon de s'exprimer. Tout du moins… Elle ne lui avait pas présenté les choses ainsi, mais c'était ce que Braelynn avait compris. Sa façon d'être avait plu au public, mais ça n'était pas professionnel. Et c'était plutôt emmerdant, aurait-elle dit, si elle avait pu le dire ouvertement.

« Par contre, il est midi passé et j'ai envie de pizza. Y'a moyen de se faire livrer ici ? »

Du coin de l'oeil, Bliss vit Jana être à deux doigts de se facepalmer avec une expression sur le visage qui voulait clairement dire : ça n'aura pas duré longtemps. La jeune chanteuse adressa un sourire crispé à cette dernière.

« Désolée ? »
Stormy Dream
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Stormy Dream
Lun 16 Mai - 22:42
@THE MOON.

Nate Turner
J'ai 35 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis musicien et producteur et je m'en sors très bien financièrement. Sinon, grâce à ma chance (?), je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Nate (Natanael de son vrai prénom) est resté fidèle à Los Angeles : ville qui l’a vu naître et grandir. Grand passionné de musique depuis qu’il a commencé le piano à l’âge de sept ans, le musicien s’y est consacré toute sa vie. Il a d’ailleurs rapidement arrêté l’école, encouragé par ses parents, pour rentrer dans un conservatoire prestigieux de New-York. Le jeune prodige apprit alors à jouer de la guitare, puis chanter. De retour à Los Angeles, Nate essaya les refus alors qu’il suppliait les gérants de bars et restaurants de bien vouloir le laisser jouer.
Trop jeune, pas assez d’expérience. Toutes les portes se fermaient devant lui. Toutes… sauf celle du L.A. Jazz Club, petite salle de concert pouvant accueillir une trentaine de clients tous les soirs. Ses premiers pas vers la musique professionnelle étaient là, devant un petit groupe de passionnés. Quelques années plus tard, Nate signait chez Universe, le label de toutes les grandes stars des Etats-Unis.

Il comprit pourtant bien vite que son talent n’était pas son atout principal chez Universe : Nate passait plus de temps au maquillage qu’à appuyer sur les touches de son piano. « La guitare, ça vend plus. Jana a besoin de ton sourire, fais un effort. » Jana, cette chanteuse de pop musique propulsée sur le devant de la scène par la  première saison de la Nouvelle Star. Jana, leur priorité.

Jana et Nate étaient petit à petit devenus les visages que les tabloïds s’arrachaient : leur public se diversifiait, les salles étaient de plus en grandes. Dans la rue, Nate se faisait arrêter par des foules d’adolescentes désireuses de connaître sa situation intime avec Jana. Tout se jouait sur leur plastique parfaite, mais surtout l’ambiguïté de leur relation. Universe mettait un point d’honneur à les faire passer pour le couple de l’année. Jana, pieds et poings liées à son label, ne pouvait pas révéler son homosexualité de peur de perdre son public.

Nate avait toujours rêvé de vivre de sa passion. Il aimait passer sa vie à parler de musique, à vivre pour la musique. Jamais il n’aurait imaginé devenir une tête sur une affiche de concert qui fasse augmenter les places de concerts. Jamais il n’aurait imaginé que son label ne le force à passer plusieurs heures par jour à sculpter son corps pour qu’il soit le plus beau possible. Rien qu’un objet de désir, qui lui rapportait gros, mais qui le rendait malheureux.

La frustration et la colère eurent raison du jeune musicien lors d’une soirée un peu trop arrosée : les courbes d’une jolie jeune femme en backstage lui firent perdre la raison. Le lendemain matin, tous les tabloïds ne parlaient que de la nuit torride passée dans les bras de cette strip-teaseuse, payée pour le démasquer.

Universe, pour protéger son étoile montante, se vit dans l’obligation de retirer Nate du devant de la scène. Mis au placard pendant plusieurs mois, le temps que la polémique se tasse, il se glissa dans un trou de souris pour observer le travail du producteur de Jana. De fil en aiguille, il apprit les rudiments du métier, se les appropria. D’abord compositeur et écrivain dans l’ombre de jeunes talents du label, il récupéra la production de leurs albums. De quoi susciter de nouveau l’intérêt de son label qui lui proposa de produire Jana.

Plus il y avait de buzz, plus les affaires tournaient. Et ces derniers temps, les affaires étaient florissantes.
Bliss. C’était donc pour elle, toute cette lavande au parfum enivrant dans les couloirs d’Universe... Oui, maintenant qu’elle se tenait devant lui, cela avait du sens. Couleur lilas, comme la chevelure de la Nouvelle Star. De la tête aux pieds, la jeune femme se démarquait par une certaine extravagance : son maquillage interpelait, son style vestimentaire ne laissait pas indifférent. Sans aucun doute, cette année, ils avaient misé sur une personnalité.

Espérons qu’ils n’aient pas choisi qu’un physique… car il allait devoir tirer partie de sa voix. Bien que Nate n’ait pas été ravi d’apprendre la nouvelle, et avec toute l’appréhension dont il était capable de faire preuve, il devrait sortir son album. Ricardo laissait rarement les choses au hasard : s’il avait été sélectionné pour travailler avec elle, c’était pour une raison. Bonne, ou mauvaise, peut importait. C'était fondé.

Elle lui parla du temps qu’il lui accordait tout juste au moment où son regard se portait sur sa montre. Elle avait l’art du timing, au moins… Haussant légèrement un sourcil, le pianiste s’assura de croiser son regard suffisamment longtemps pour que ses paroles soient saisies. « Si vous voulez des conseils, Jana sera bien plus efficace que moi. » Il sentit Jana se tendre à ses côtés, mais ne se laissa pas démonter pour autant. « Commencez par faire le tour des studios, ça pourra toujours servir de savoir où aller. » Dit-il en se relevant pour lui serrer la main, sans grande motivation. « La cafet ne fait pas les meilleurs pizzas, mais il y a de quoi faire... par exemple. »

Il avait trouvé la parfaite occasion de se débarrasser de ses obligations en rebondissant sur l’envie pressant de la starlette. Il n’allait pas la contrarier pour sa première journée. « J’ai quelques paroles à écrire je vais vous… » Jana se planta devant lui, regard noir, mains sur les hanches. Suffisamment efficace pour qu'il s'arrête en pleine tentative d'excuse fallacieuse. Elle n’avait pas l’air décidée à le laisser partir. « Ricky ne t’a pas dit ? »

D’expérience, Nate Turner savait que toute phrase commençant par cette question n’était jamais bon signe. Il soupira, l’interrogeant d’un signe de la tête. « Comme il te savait très occupé, il a trouvé intéressant de mutualiser vos emplois du temps de ce soir. » A quel moment devait-il trouver cette information intéressante ? Il croisa les bras, exaspéré, mais ne décrocha pas un mot. « Vous avez un plateau sur Unity (la chaîne de musique mondialement connue, appartenant à Universe) en prime time. Ricky veut un hommage à White Lines. »

En à peine dix minutes, la tension était montée d'un cran. White Lines était le titre principal du duo qu’il formait avec Jana : il n’avait jamais eu l’occasion -ni l’envie, pour ainsi dire- de rejouer depuis la séparation du couple iconique. « Et donc il a trouvé ça intelligent, tu dis ? Faire rentrer ta protégée sur scène avec un titre controversé ! Bah voyons ! Manquerait plus que ce soit à moi de jouer et demain les tabloïds se déchaînent… »

Le silence qui suivit ne lui plaisait pas. Pas du tout. Bouche bée, Jana haussa les épaules. Au fond, il savait qu’elle comprenait sa colère. Pourtant, il n’eut pas la force de protester, pas encore, pas après la nuit passée en studio.

Il se contenta de tourner les talons, dissimulant la rage qui bouillonnait en lui. « Très bien, comme ça tu pourras lui apprendre les paroles. Moi j’ai une nuit de sommeil à rattraper. »

Peu lui importait le programme de la journée, il attendrait. Son seul et unique objectif avait été de terminer l’album. Il prit soin d’éviter les appels jusqu’à dix-sept heures, mais ne parvint pas à trouver le sommeil.

Nate n’avait pas envie de monter sur scène. Il ne connaissait même pas la voix de la gamine, et n’avait pas la moindre idée de si elle avait du talent ou pas. Vu l’heure, il ne le saurait pas avant qu’elle se mette à chanter. Lui n’avait plus grand-chose à perdre, cela dit.

Le chauffeur qui le récupéra avait l’habitude de changer de chemin à chaque fois pour éviter les paparazzis : le compositeur ne s’étonna pas de prendre le chemin le plus long, profitant du silence de la voiture électrique pour fermer un peu les yeux. Les mouvements de la route le berçaient, l’apaisaient. Il avait bien besoin de cela.

En arrivant aux studios de télévision, le musicien s’extirpa du véhicule en glissant un écouteur dans son oreille : conscience professionnelle, ou sauvetage de meubles… choisissez l’option que vous préférez. L’homme lança White Lines en fond, puis une seconde, puis une troisième fois. La maquilleuse fut dans l’obligation de lui demander de les retirer pour pouvoir faire son job correctement. Tout le monde s'y était mis aujourd'hui. Heureusement, avoir le repos il était un peu plus conciliant. Disons, à sa façon.

Il ne se passait pas une seule journée sans que Nate ne se félicite de ne plus monter sur scène. Ce jour-là, il aurait préféré se faire tout petit que d’aller s’exposer sous les projecteurs avec l’étoile montante des Etats-Unis.

On lui tendit une guitare qu’il ne connaissait pas -qu’il fut obligé d’accorder tout seul, parce que personne ne s’en était soucié au préalable- et on lui désigna un tabouret inscrit dans l’obscurité. Maintenant, il fallait pincer les cordes.

Cinq six sept huit et… Aveuglé par les spots lumineux, retrouvant ses automatismes sur l’instrument qu’il boudait depuis toutes ces années, il laissa ses yeux se diriger vers l’inconnue aux cheveux violine qui faisait son entrée.

C’était bien joué de la part de Jana et Ricardo. Maintenant, il n’avait pas d’autre choix que de la laisser faire ses preuves devant lui, ainsi que des milliers de spectateurs en live derrière leur écran.

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