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LE TEMPS D'UN RP

L'homme est le rêve d'une ombre...

Dreamcatcher
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patrick
Dreamcatcher
Ven 12 Aoû - 1:05
L'homme est le rêve d'une ombre... - Page 2 Elizab11

Elizabeth Van Sechtelen
J'ai 28 ans et je vis à Helsinki, en Finlande. Dans la vie, je suis comédienne de théâtre et je m'en sors avec un sentiment d'exil. Grâce à ma passion, je suis célibataire et je le vis sans y penser..

L'homme est le rêve d'une ombre... - Page 2 Tumblr17

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Voyez !
L'Infini et le Fini qui se lient tels deux corps embrasés à s'unir.

Touchez !
Terre et Ciel amalgamés qui s'enlacent en un absolu ruisselant une passion effrénée.

Respirez !
Les pétales éternels de l'Effleure ineffable.

S'en aller sans bruit, l'âme et le gosier aussi asséchés qu'un Wadi Rum ? Partir...S'enfuir...Suffisait il de se laisser aller pour rester ? Pour s'en aller ?
Suspendue à la croisée d'un chemin, Elizabeth ne bougeait plus. Il fallut un certain temps avant que le lieu ne se vide des spectateurs. Que faisait elle parmi ces inconnus ? Elle n'y avait pas sa place exceptée celle offerte par Ob, cimentée sur de l'éphémère.

Pourquoi ?!

Ces luttes encerclées par un cœur qui battait trop fort. Ses côtes pétaient quand elle aimait. Il n'y avait pas assez d'espace, pas assez d'espace...«Si seulement l'univers pouvait m'aimer... ».

Au bord de la Lune, elle pêchait les étoiles.

Le sentiment d'exil ne pouvait s'échapper que lorsqu'elle se noyait sur scène, l'apnée de la réalité lui coupant le souffle. Elle jouait par plaisir pour jouir de cette jouissance incommensurable qui effaçait tout, Tout ! Désincarnée, elle s'incarnait dans l'Ailleurs.

Seule

L'âme cosmique s'épanche et se penche. Elle a soif, elle a mal. Cette trahison là, ça glace, ça ébouillante, ça fait mourir. Elle avait choisi de ne plus aimer après ça, infoutue qu'elle était de ressentir « comme il faut ». La tare se tatouait sur chaque pore de sa peau, à chaque inspiration, à chaque expiration, à chaque pas ! Elle avait essayé de s'adapter comme elle pouvait mais ça la tuait à petit feu, ça la rendait malade, littéralement. Elle n'était pas comme les autres, l'handicapée du cœur, absorbant les émotions trop fort, trop vite, trop loin.

Elle a soif ! Elle a mal !

C'est son secret, inaltérable, clandestin, dédié. Mais elle se sent heureuse Eli, parce qu'elle s'est choisie comme elle est.

Pourquoi Ob ?!

Pourquoi LUI ? Pourquoi l'avoir rencontré ?! Ce qu'il dégageait l'entrecoupait de mille éclats, la bouleversait en vagues insensées. Lui non plus, n'était  pas comme les autres. Était ce suffisant ?!

Le clac des spots qu'on éteignait la fit sursauter. La fête était terminée, le clown ne reviendra pas lui tendre une main tendre.
Elle ne parvient plus à penser soudain. Un coup de fatigue, un coup d'estoc du silence qui crie la nuit descendue comme une voleuse. Elle s'efface la rouquine, clôture ses paupières, se réfugie en elle. L'intuition, cette putain d'intuition...L'atteindre, lui faire confiance. Elle ne se trompe jamais !

Pourquoi ?!

La comédienne ne jouait pas : elle existait avec authenticité, sur le côté. A la fois comblée et empreinte d'une tristesse, elle connaissait beaucoup de monde mais demeurait passionnément solitaire.
« L'aigle sera celui qui m'envolera... ». La pensée, à la fois subite et prégnante, la fit sourire dans le noir. Un présage ?

Elle prit le temps avant de partir, de s'imprégner de moments qui ne seront pas mais qu'elle n'oubliera pas. Une balade dans la forêt, un regard complice, une tendresse délicate, une intensité, des rires, des larmes, des confidences, des silences...Un partage de vie, un partage d'envies.

Quelle idée idiote d'avoir enfilé cette robe ! Son soupir annonça le glas d'un rêve vécu. Elle se leva, descendit les gradins, observa avec attention la scène afin de la sceller dans sa mémoire. Un jour...Une nuit...Se trouvait il encore dans les coulisses ? Oh Attirance ! Apesanteur ! Mais elle se contint et s'en fut sagement à l'extérieur.

Le froid sec et la paix du soir lui firent du bien. Elle marchait, tranquille, se guidant avec la lumière de la lune. « Venez petites fées » pensa-t-elle avec amusement et voilà que « son » Ob réapparaissait au creux du songe ! La jolie rose. Ses yeux qui brillent, ses mèches folles, ce sourire...Oh ce sourire...

La fille s'arrêta, laissa monter le Sentiment. Une force implacable mais si suave la retint, là, au beau milieu de l'allée.

-Mais je m'en fous du pourquoi!

Et dans un élan, elle fit demi tour et se mit à courir. Était il parti ? Rentré à l'hôtel ? Il passait peut-être la soirée avec des membres de sa famille ? Peut-être avaient ils un dîner tous ensemble ? Elle visiterait tous les chalets jusqu'à le retrouver !

Elle ralentit, s'avança discrètement dans la partie des loges. Encore quelques pas...entrouvrit le rideau. Une lampe éclairait un grand miroir posé sur une petite table. Il se tenait en face, assis sur une drôle de chaise multicolore. Elle vit les gouttelettes s'écraser dans la lumière.

Doucement, lentement, elle alla vers lui.

Exist for love

Spoiler:

Elizabeth se pencha sur sa nuque, enlaça ses épaules. Joue contre joue, elle le serra contre elle et ferma les yeux.

Chut...S'il vous plaît...L'éternité descend.
Oskar
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Oskar
Jeu 1 Sep - 14:08

Oskar Benedikt Jensen, dit "Ob"
J'ai 32 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis chauffeur de maître et je m'en sors bien. Sinon, je suis célibataire et je le vis bien.

Accessoirement, j'ai la faculté de me transformer en ... aigle royal. Mais ne le dites pas, c'est un secret !

O. B. Jensen a écrit:
Le destin dit-on, donne à chaque homme, chaque femme, un être "lié" qui viendra le compléter. Chacun porte une phrase, une marque, qui lorsque cette moitié qui lui est réservée sera croisée, changera de peau pour aller sur la sienne, celle que portait l'âme-soeur venant orner la vôtre.
Depuis la fin des temps, les textes et les légendes rapportent que jamais cette phrase ne disparaît... Parfois, elle change, parfois immuable, elle avoue votre échec à trouver votre double. Si l'on tente de la supprimer, elle renaît, sur une autre partie du corps...
Elle ne s'efface, que lorsque le lien est rompu, lorsque amputé de votre moitié, vous errez entre l'être et le non-être, à jamais solitaire.
Je viens de perdre la mienne, ce qui signifie que Maïween, mon faucon blanc, a disparu. Pourtant, je ne me sens ni déchiré, ni en deuil, j'ai accueilli cette découverte comme l'aveu d'une erreur de la destinée, sinon, pourquoi elle et moi ne serions-nous jamais parvenus à nous rejoindre, remettant au lendemain, sans cesse, nos projets ?
Et pourquoi Elizabeth me ferait-elle à ce point vibrer, tremblant de la quitter, même pour une seule nuit ?
Je suis un homme d'honneur et de devoir, alors j'ai téléphoné, cherché, me suis adressé à tous ceux qui connaissaient mon âme soeur... Elle a non seulement disparu de mon bras, le libérant de toute inscription, mais également de toutes les mémoires ?
Une ébauche de rêve, retournée à la nuit dont elle était sortie ? Etais-je le rêve de l'ombre qu'elle est redevenue ?




L'homme est le rêve d'une ombre !

Saviez-vous ma Reine que le réel n'est que le piètre reflet de l'imaginaire ?

L'homme est le rêve d'une ombre... - Page 2 Obeli10
     

Je reste là, perdu, à contempler l'unique lampe encore allumée dans l'obscurité ambiante... J'ai entendu sans l'entendre mon père me dire « Allez Fils ! On y va, nos dames nous attendent ! », j'ai perçu Daniil et Tamara qui me félicitaient pour ma victoire, mon jeune frère curieux son intonation le trahissait, qui diable était cette femme qui avait donné des ailes à son aîné ? Tous les trois, ils m'ont regardé étrangement toute la soirée, comme dans les gradins ma mère à n'en pas douter « alertée » par son époux : ton fils est amoureux... a dû aussi chercher des yeux mes expressions et cette rousse flamboyante cause de mon émoi. Pour la première fois de mon existence, la leur n'a pas d'importance... Dans l'univers entier, il n'y a qu'un humain dont la présence me manque : ELLE.

Je reste là, perdu, à faire face à un hybride non d'aigle et d'homme, mais d'Oskar et d'Ob...Le rêveur en moi s'insurge ! Je ne veux pas la perdre ! Tandis que le pragmatique disserte, explique, dissèque nos sentiments... Oskar Benedikt Jensen, l'amour n'est pas pour nous...Le monde onirique est magnifique mais dangereux ! Le rêve est un soleil qui brûle les ailes des Icares mutants ... Reviens, elle est belle, elle est... que que tout homme souhaite rencontrer, une fois dans une vie, la perfection... Ma perfection... Aussi étrange que cela paraisse, la perfection comme la beauté est subjective, d'aucun vont trouver laide la femme de ma vie, trop rousse, trop pâle, trop éthérée, pour moi, elle est le feu, la joie, la splendeur des émotions à fleur de peau, je me mire en elle comme en un miroir enchanté, elle me renvoie un reflet flatteur, un portrait déformé de l'insipide personne que je suis !

Je reste là, perdu. Je suis en train de perdre pied, et je le sais. Un homme « normal » pourrait être amoureux... Je ne pense pas normal au sens de purement humain, mais de raisonnablement sensible et émotif. Moi, j'intériorise tout, et quand mes sentiments explosent, ou plutôt implosent, ils détruisent au passage le peu de raison que j'abrite ! Exigeants, impérieux, destructeurs ! J'aime comme je vole, dans un hoquet de jouissance extrême, comme si j'effectuais le dernier vol de ma vie pour ensuite aller échouer, épuisé, sur une plage de sable gris et morne : l'oubli... Je dis cela... Comme si j'avais aimé des milliers de fois... Je n'ai jamais aimé, jamais avec cette intensité, je ne parle même pas des filles qui m'ont satisfait parce qu'elles me « faisaient envie » et que je leur plaisais bien... Non, j'aime ma famille, j'ai aimé Kurt « mon ambassadeur », comme un ami très cher, mon seul ami vrai. Cet amour là, celui qui fait que tu voudrais mourir plutôt que le perdre, je ne l'ai jamais connu, et il ne doit pas être !

Alors je pleure... Quel idiot a dit que l'homme ne pleure pas ? Pleurer, c'est faire saigner son cœur, et s'il saigne il va être moins fort pour exiger son dû ?

Je reste là, perdu, tant que mon cerveau d'homme ne traduit pas ce que mes sens d'animal ont senti... Une odeur, un parfum, des pas étouffés, un cœur qui bat si fort que je l'entends, une présence... SA présence ! Quand j'en prends conscience, quand j'accepte de m'avouer que j'ai su avant mais n'ai pas voulu comprendre, elle est là. Elle se penche sur ma nuque, enlace mes épaules. Joue contre joue, elle me serre contre elle et ferme les yeux...

 « Chut...S'il vous plaît...L'éternité descend. »

Je balbutie, dernière tentative pour ne pas en mourir...

« Il ne faut pas...» J'ai murmuré... Et tout en le disant, me suis laissé toucher, malaxer, adorer, serrer... Je me lève et me retourne, l'enlace à mon tour, la serre plus qu'elle ne me serre, je me blottis, et pleure, toujours...

C'est folie Ob ! C'est folie, tu le sais, elle le sait ! Que faites vous tous les deux...

Je t'aime ! Tellement ! C'est impossible à dire ! Même à montrer ! »

J'attends de me désagréger, brûlé, réduit en cendres d'avoir transcrit l'interdit ! Mais je suis toujours là, tout contre elle, à me maudire d'être trop faible pour être fort pour deux...

Et du fond de ma mémoire, Tamara encore émerge, à réciter de sa voix enfantine quelques vers d'un autre Français « La dure épreuve va finir : Mon cœur, souris à l'avenir. Ils sont passés les jours d'alarmes, Où j'étais triste jusqu'aux larmes. Ne suppute plus les instants, Mon âme encore un peu de temps. J'ai tu les paroles amères, Et banni les sombres chimères. Mes yeux exilés de la voir, De par un douloureux devoir. » (*)

Notre épreuve Elizabeth aura-t-elle une fin ? Ou ni l'un ni l'autre n'aurons-nous le courage de faire face au « douloureux devoir » ?

Je t'aime.

L'homme est le rêve d'une ombre... - Page 2 34fb9aa8fa4546f836f9da3ebf495390fb2d72dc
(*) Paul Verlaine.


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Mer 14 Sep - 1:45
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Elizabeth Van Sechtelen
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Babel

Blessure de pierres

Le Cœur qui pétille.
Soie d'âme, douce. Doux !
Les alizés gravés, guerre perdue d'une soif glacée
L'empathie volcanique
Faim !
D'absolu en absolu, voleur câliné, la moelle de l'Invincible.

« Il ne faut pas...» 
T'es Toi ! Je t'aime comme tu ES ! Je t'aime comme je voeux !

Écoutez ! Écoutez la Symphonie ! La chamade ! Le chaos ! L’Éden ! L'appel ! La folie !

« Il ne faut pas...» 
Mais la Paix ne peut pas se reposer de t'aimer.

Toi ! Moi ! NOUS !

Délicatesse.
Les vagues de sel s'échouèrent sur la peau tiède de son cou. La Femme se tait. L'étreinte cosmique murmure.

L'Amour arrimé

Les doigts remontèrent lentement sur sa nuque. Imposer le mouvement d'ange, se pencher un peu en arrière...Une larme, amoureusement léchée.

L'éternité avalée.

Les orées se levèrent, s'entrouvrirent, s'agenouillèrent et mordillent, ceignent, épousent et se brisent ! Papilles alanguies et clavetées. Elles se déversent, inondent et fusionnent. Les siennes. Sa bouche. Ses lèvres. Sa langue. Se repaître. Lâcher prise.

Laisse la ! Laisse la t'aimer !

You & Me

Toi et moi:

« Il ne faut pas...» Mais Elizabeth en raffole ! Tu ne pouvais pas savoir Ob, tu ne pouvais pas...

-Viens, froufrouta la rebelle.

L'avidité des océans.
Oskar
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Sam 1 Oct - 15:22

Oskar Benedikt Jensen, dit "Ob"
J'ai 32 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis chauffeur de maître et je m'en sors bien. Sinon, je suis célibataire et je le vis bien.

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O. B. Jensen a écrit:
Le destin dit-on, donne à chaque homme, chaque femme, un être "lié" qui viendra le compléter. Chacun porte une phrase, une marque, qui lorsque cette moitié qui lui est réservée sera croisée, changera de peau pour aller sur la sienne, celle que portait l'âme-soeur venant orner la vôtre.
Depuis la fin des temps, les textes et les légendes rapportent que jamais cette phrase ne disparaît... Parfois, elle change, parfois immuable, elle avoue votre échec à trouver votre double. Si l'on tente de la supprimer, elle renaît, sur une autre partie du corps...
Elle ne s'efface, que lorsque le lien est rompu, lorsque amputé de votre moitié, vous errez entre l'être et le non-être, à jamais solitaire.
Je viens de perdre la mienne, ce qui signifie que Maïween, mon faucon blanc, a disparu. Pourtant, je ne me sens ni déchiré, ni en deuil, j'ai accueilli cette découverte comme l'aveu d'une erreur de la destinée, sinon, pourquoi elle et moi ne serions-nous jamais parvenus à nous rejoindre, remettant au lendemain, sans cesse, nos projets ?
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L'homme est le rêve d'une ombre !

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L'homme est le rêve d'une ombre... - Page 2 Chauff15
     


 « Viens »

Je ferme les yeux, et laisse à nouveau couler les larmes... Elles sont sages, comme... soumises. « Viens » a dit ma Reine, si je viens, je vais te perdre ! Ne comprends tu pas ? Si je viens, nous aurons dépassé la frontière entre le rêve et la raison, et je vais me dissoudre, redevenir Oskar, oublier ces instants merveilleux ! Mais elle a dit « Viens », comment résister ? Je me sens rapace appelé par sa fauconnière, puis-je refuser ? Je devrais, je devrais vraiment, mais le puis-je ?

Les yeux fermés, je prends une inspiration, une respiration de ventre comme les yogis le font, pour retrouver mon calme et ma sérénité. J'essaie de faire -le plus honnêtement possible- la part du pour et du contre.

  Viens »

Les mots raisonnent et résonnent en moi, Oskar le chauffeur impeccablement sérieux et professionnels s'insurge, qui suis-je ? Comment ai-je pu dissocier à ce point mon être ? Céder au besoin de n'être qu'Ob, pour que plus aucune barrière ne subsiste ! Je m'en veux, mais ça ne sert à rien de s'en vouloir, c'est fait, et je n'arrive pas à me décider à dire « non » à son « viens ».

Venir... Venir et me laisser aller... Accompagner ses caresses, en recevoir d'autres en échange des miennes, faire se joindre nos lèvres, nos torses, respirer son parfum dans son cou, en embrassant sa peau ses cheveux dans les yeux, me noyer dans cette toison embrasée au point d'en perdre la vue ! Oh...

J'imagine !

J'imagine aussi bien que si j'étais en train de le faire... Nos lèvres jointes, nos langues entrelacées interdites de paroles, nos mains baladeuses se découvrant l'un l'autre, nos respirations, à l'unisson, en rythme, douces d'abord, puis plus rapides, vibrantes de la passion qui nous pousse à agir... Nos courbes voluptueuses accompagnant l'amour... Les tressauts de l'union, les râles, les cris... Oui...

J'imagine !


Et je suis là, pantelant, n'osant, si je cède, je suis sûr Ma Mie que le dieu des aigles me punira de vouloir vivre ce rêve ! Ne vois-tu pas ? Une reine et son cocher, une étoile et son ver ? Comment serait-ce possible ?

J'imagine !

Nous nous sommes unis, dans la volupté la plus pure, unis d'un amour vrai mais interdit. Couchés l'un contre l'autre nous respirons, heureux, tu es collée à ma peau et je profite de ta douceur, de ta beauté, de ton odeur, avec cette gaieté de l'amant comblé... De ton côté, tu touches délicatement, n'osant croire que ça y est c'est arrivé, qu'à force de la rêver cette parenthèse s'est fermée pour la jouissance de chacun ! Ne vois-tu pas ? Elle est fermée Elizabeth ! A vouloir trop nous avons tout perdu ! Nous sommes revenus dans ce réel où nous n'aurions pas même dû nous croiser, tout va s'effacer !

J'imagine...

Je suis là près de la voiture, à ouvrir la porte à une étrangère qui me regarde à peine, chauffeur blond bien rasé, tiré à quatre épingles, jeune dame à la rousseur si voluptueuse... Elle monte dans la voiture, et me dit « …ne venez pas vers moi de cette façon, c'est trop surprenant. Je n'aime pas ça, vous voyez ? » ... Pas de blessure ou de maladie en elle pour expliquer, elle est juste conforme à son rang, pourtant moi j'en ressens une sans savoir pourquoi, une vague impression de « déjà vu » comme disent les Français ? Je la laisse donc dans ses pensées, peut-être elle-aussi a-t-elle l'impression qu'un jour nous aurions pu avoir une autre conversation, mais je la dépose où elle le souhaite et m'en retourne... Elle me rappellera quand elle aura  fini, pour une autre course silencieuse... C'est naturel, nous avons refermé la parenthèse. Ce qu'elle a contenu n'a jamais été.

Alors...

Tandis qu'elle me dit « Viens » je trouve le courage de répondre « Je ne peux pas, nous ne pouvons pas... »

Je baisse la tête, les yeux noyés. Excuse-moi, pardonne-moi... En refusant je nous sauve, ne comprends-tu pas ?

Les rêves n'existent que si l'on ne se réveille pas... Laissons cette nuit continuer, et vivons la suite à nouveau ? Ne m'en veux pas, si tu savais combien j'aurais voulu dire « oui », mais les vers de terre n'épousent pas les étoiles, et les cochers ne sont pas des princes cachés derrière une toison blonde...

Je t'aime.

Je me lève, l'embrasse une dernière fois chastement, et prends le chemin des chalets, ne me retournant pas pour qu'elle ne voit pas mon visage ravagé par les larmes que mes épaules trahissent sans doute, trop mobiles et tressautantes...

Je regarde le ciel, la nuit est tombée et pourtant, sur fond de lune presque pleine, un couple d'aigles paradent, volant en dansant, s'entremêlant l'un l'autre... Je retiens un sanglot... Et si je me trompais ?

Je t'aime.


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