Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Parce que c'était lui, parce que c'était moi

Beloved
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Beloved
Jeu 22 Sep - 13:25

Morgan Hall
J'ai 18 ans et je vis à Cambridge, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant, bientôt aux Beaux Arts et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Nick Robinson

- C'est parce qu'elle est toujours aussi froide!

Je ris de bon coeur, me détendant un peu. L'eau fraîche m'avait fait du bien, elle m'avait permise de me remettre les idées en place. Ce petit moment de massage, câlin sur la plage, ça avait été beaucoup trop perturbant et frustrant aussi. J'étais bien avec lui, vraiment bien. Je me sentais plus épanoui que je ne l'avais été depuis longtemps. J'étais enfin moi même, j'avais compris qui j'étais, et même si c'était effrayant j'étais bien quand j'étais avec Simon. Je pouvais laisser s'exprimer mes sentiments. Mais ça c'était uniquement quand nous étions seuls, à l'abri des regards. La vérité m'avait rattrapé alors que nous étions sur la plage. Nous n'étions pas seuls. Il y avait du monde qui serait là, du monde qui nous jugerait, qui nous regarderait de travers. Nous ne pouvions pas être nous même tant que nous serions en public. Et c'était frustrant, d'être avec lui sans pouvoir l'être vraiment.

Je hochais doucement la tête alors qu'il me proposait d'aller nager vers le large. Je nageais en silence avec lui, perdu dans mes pensées. J'avais conscience que notre histoire serait compliquée à vivre, et surtout éphémère. Je savais que ce ne serait jamais facile pour moi. Je n'étais pas comme les autres. Ce que je faisais avec Simon n'était pas accepté par la société. Ca m'avait effrayé au début. J'avais décidé de laisser ces idées de côté pour juste profiter de cette relation. Mais là, sur cette plage, la réalité revenait me frapper de plein fouet. Je ne pouvais pas simplement en profiter. Nous étions obligé de nous cacher. Ce serait sans cesse ainsi.

J'étais perdu dans mes pensées quand je le sentis tout d'un coup me sauter dessus. Je sursautais violemment, me rattrapant de justesse à lui. J'avais l'impression d'être l'adulte morose alors qu'il était l'adolescent insouciant. Il profitait simplement de notre après midi à la plage, s'amusant à m'éclabousser alors que j'étais entrain de me prendre la tête sur notre impossibilité à vivre notre amour au grand jour. Je devais me laisser aller, tenter de profiter simplement du moment. Et j'y arrivais presque. Je me forçais à jouer et à sourire d'abord puis le reste suivi naturellement. Je me pris à rire, m'amusant avec lui.

Et tout bascula à nouveau... J'avais le sentiment d'être sur des montagnes russes émotionnelles. Parfois je me laissais aller, je vivais les meilleurs moments de ma vie à ses côtés, profitant simplement. Puis un détail, insignifiant parfois, venait me frapper et me ramener à la réalité. Et c'était ce qui s'était passé. J'étais collé à lui, nos jambes entrelacées sous l'eau. Je me retenais à ses épaules pour ne pas sombrer sous l'eau. La proximité de nos corps, l'intimité du moment me donnait terriblement envie de l'embrasser. Puis j'entendis les bruits au loin sur la plage, la présence des quelques autres baigneurs qui avaient décidé de profiter de la journée comme nous. Ce simple détail me rappela que nous n'étions pas seuls, que nous ne pouvions pas. Je m'arrêtais avant de regretter le baiser que j'avais eu envie de lui donner. Je m'éloignais doucement de lui.

- Si on retournait sur la plage? J'ai envie de goûter ces fameuses glaces. On pourrait aussi profiter du soleil, dessiner un peu, lire...

Juste passer un moment ensemble, comme des amis et non comme des amoureux. Ca serait frustrant mais ça le serait toujours moins que cette intimité qui n'avaient pas le droit d'exister ici.

Je me mordis la lèvre mal à l'aise de lui proposer ça. J'avais peur qu'il n'ait l'impression que je le repousse alors que la seule chose que je voulais, c'était de pouvoir être avec lui.

- Peut être qu'une autre fois on pourrait retourner au lac. Juste toi et moi...

Et j'espérais sincèrement qu'il comprendrait mon intention tandis que je lui proposais ça. Je rêvais de ça, de pouvoir passer une après midi entière dans ses bras, loin de tout et de tous.


June
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June
Ven 23 Sep - 22:11

Simone Perri
J'ai 25 ans et je vis à Toronto, Canada. Dans la vie, je suis étudiant en thèse de botanique et de pomologie et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance inattendue, je suis en train de connaître ma première histoire d'amour et je le vis plutôt bien, même si j'ai encore du mal à y croire.
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J’étais si fébrile, avec lui. Plus nos corps se touchaient et plus j’en voulais. Je voulais prendre son visage dans mes mains mouillées et l’embrasser à pleine bouche, quitte à ce que nous coulions ensemble dans la mer. Je voulais m’accrocher à lui, le sentir contre moi ; j’en avais violemment envie. Plus je le regardais et plus c’était irrésistible.

J’aurais pu, je crois, tout oublier, en cet instant. Me perdre en lui, lâcher prise. Me rendre. C’était devenir vulnérable, c’était se mettre en danger – en tout cas, une partie de moi le croyait profondément –, mais j’avais trouvé la force de le faire. Pour toutes les années perdues, pour l’insouciance que je n’avais pas connue ; c’était presque comme si je me le devais.

Mais ce n’est pas comme ça que ça se passa. Je crus le sentir chez lui aussi, pourtant, ce moment suspendu où tout peut basculer, où l’on est si près de s’autoriser à vivre. Était-ce une illusion, était-ce seulement ce que je voulais voir ? Morgan s’éloigna à nouveau, glissant loin de moi dans l’eau, me ramenant à la réalité. Alors, c’était ainsi. Rien n’était possible, ici, rien ne devait transparaître. Cela ne suffisait pas d’être dans un pays ami, en plein cœur de l’été, sous un grand ciel bleu où rien ne semblait pouvoir nous arriver.

Je dissimulai mal mon trouble. La gorge serrée, j’acquiesçai sans répondre, le suivant à regret en direction de la plage. Après quelques instants, je pris une grande inspiration et je m’immergeai totalement dans l’eau, le temps de quelques brasses. Ce n’était qu’une tentative de faire passer ma déception, la tristesse immense qui se diffusait dans ma poitrine. Je devais l’expirer, la laisser partir. Elle demeurait pourtant, aussi inévitable que l’air dans mes poumons. J’aurais mieux fait de m’écouter, me répétai-je. Mon intuition première était la bonne. Les gens comme nous ne doivent pas être vus, c’est tout. C’est aussi simple que ça.

J’émergeai de nouveau, passant une main sur mon visage pour dégager mes cheveux et chasser l’eau de mes yeux. Je parvins à sourire quand Morgan évoqua l’idée d’aller au lac. « Oui, bien sûr », dis-je, essayant d’être joyeux. « Juste toi et moi », répétai-je.

Nous nageâmes jusqu’à ce que nos pieds s’enfoncent dans le sable, regagnant nos serviettes sur la plage. Je m’assis sur la mienne sans me sécher, offrant plutôt mon corps au soleil, fermant les yeux. J’essayai de retrouver de la douceur dans cette après-midi, de retrouver la joie d’être près de lui, de chasser mon impatience et d’ajourner mes désirs. Il fallait s’y faire, il fallait s’en contenter. C’était bien, aussi, de passer juste un moment simple ensemble, à la plage. « Bon alors, on va se les chercher, ces glaces ? » finis-je par dire, me tournant vers Morgan, un peu plus enthousiaste.

Nous fîmes l’aller-retour et revînmes quelques instants plus tard, chacun avec notre cornet. Je léchai la glace qui avait commencé à couler, repensant à la saveur du jour où, quelques semaines plus tôt, il était venu m’interrompre à peu près à ce moment-là. « Alors, comment tu la trouves ? » demandai-je, savourant de mon côté toujours autant le goût de la fraise.

Beloved
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Lun 26 Sep - 17:55

Morgan Hall
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L'ambiance avait changé, je le sentais bien, et je savais que c'était entièrement ma faute. J'avais tout gâché en m'éloignant comme ça. Il en avait eu envie et je mentirais si je disais que ça n'avait pas été le cas pour moi aussi. J'aurais aimé rester blotti dans ses bras, l'embrasser à en perdre le souffle. Mais je ne pouvais pas... je n'étais pas prêt à franchir ce pas. Peut être un jour le pourrais je. Peut être qu'un jour les choses seraient plus faciles pour nous, que nous n'aurions plus besoin de nous cacher. Peut être que ce jour là je pourrais assumer. Mais pour le moment c'était trop nouveau et aussi trop effrayant pour que je puisse le faire.

Alors nous étions retourné nous installer sagement sur nos serviettes. Je m'étais allongé à plat ventre, tournant la tête vers lui pour l'admirer alors qu'il fermait les yeux, profitant du soleil. Il était si beau ainsi... Je le fixais, gravant chaque détail dans ma mémoire. Je tenterais de le coucher sur le papier plus tard, quand j'aurais rejoins la solitude de ma chambre. Je m'installerais sur le rebord de la fenêtre, regardant tantôt vers sa maison, tantôt vers les étoiles, me laissant aller à rêver de lui.

Je quittais mes rêveries pour le suivre vers la marchand de glace. Il insista pour payer et après quelques instants de marchandage je finis par lui céder. Comment ne pas le faire?

Nous retournâmes ensuite sur nos serviettes et je me lançais dans la dégustation de ma glace. Je lui souris alors qu'il me questionnait, impatient de connaitre mon avis sur la glace.

- Elle est délicieuse. Tu avais raison.

Et de le voir s'enthousiasmer ainsi pour une glace me fit plaisir. Il retrouvait son sourire absolument craquant. Je sentais les tensions qui l'habitaient un peu plus tôt commencer à se dissiper. J'espérais le voir rester ainsi. Je n'aimais pas le voir mal et encore moins me dire que j'étais le responsable de son mal être.

Mais pour l'instant il était rayonnant, savourant avec un plaisir non dissimulé sa friandise.

Puis je n'y tins plus... je ne pouvais pas attendre d'être rentré dans ma chambre. Je ne voulais pas dessiner comme une âme en peine le soir, seul dans ma chambre, hanté par les souvenirs de ce moment. Je voulais le savourer complètement. Alors je sortis d'une main mon cahier et attrapais un crayon, tenant ma glace de l'autre.

- Ne fais pas attention à moi. Mange ta glace. Profite.

Je lui souris alors que ma main commençait à s'activer sur la page blanche. Je prenais un peu de ma glace, relevant parfois le regard pour le contempler, examiner ses traits, avant de retourner à mon esquisse de lui.






June
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Mar 4 Oct - 10:14

Simone Perri
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J’étais content que la glace lui plaise. Dans le cas contraire, j’aurais eu un peu peur de passer pour un étrange fanatique des glaces à la fraise. Ce que j’étais, peut-être, après tout, et cette idée absurde me faisait sourire. « Je parie qu’on ne trouve pas des glaces comme ça, en Angleterre », dis-je, et aucune glace d’aucun pays n’aurait de toute façon pu égaler la saveur de cet été ; mais il semblait avoir autre chose en tête, car il se contorsionna, son cornet dans une main, pour extraire quelque chose de son sac. Je suivais le mouvement du regard, un peu inquiet pour la glace.

Je compris rapidement ce qu’il allait faire, puisqu’il m’en avait déjà parlé – puisqu’il m’avait déjà montré. Je me rappelais nettement l’émotion que j’avais éprouvée quand il avait sorti son carnet à dessins, dans la Via del Borgo, à Brisighella ; je me rappelais le moment tout entier – moment qui impliquait d’ailleurs une autre glace à la fraise. Je me rappelais ce que j’avais dit et j’étais intimidé par ce souvenir. Je me demande comment j’ai fait pour vivre sans toi tout ce temps. Comment en étais-je venu à formuler une pensée aussi intime, aussi désespérée et qui en même temps incarnait si bien mon sentiment profond… À voir à présent Morgan sortir son cahier, je percevais les échos de ce bouleversement à l’intérieur de moi.

Je l’écoutai, cependant. Je tournai mon regard vers le large et je me détournai de ces pensées, encouragé, peut-être, par le souvenir de sa réaction. J’avais envie de demeurer dans la simplicité de ce moment sur la plage, de faire comme si tout cela était normal. C’était à ça que ma vie ressemblait, désormais. C’était à ça qu’elle ressemblait ici et maintenant, en tout cas. Alors je feignais de ne pas faire trop attention au fait que Morgan me dessinait, je mangeais ma glace et je profitais. « J’ai parlé à mes grands-parents de Rome, au fait. Ils m’ont conseillé la pensione Alba. Elle est assez centrale mais très confidentielle, c’est une excellente adresse. » Je laissai passer un temps, léchant la crème glacée. « Mais… ne pars pas trop longtemps, d’accord ? Tu pourrais facilement tomber amoureux de Rome et ne jamais revenir », plaisantai-je, et je me rendis compte qu’existait au fond de moi l’idée que j’aimerais tant retourner à Rome – avec lui. Je la balayai. C’était inutile de me faire du mal.

« D’ailleurs eux-mêmes vont partir pendant quelques jours, à Sienne, chez des amis, pour le Palio », repris-je. Je ne savais pas trop ce que Morgan penserait de cette nouvelle, que je m’efforçais de présenter de la façon la plus neutre. Probablement rien de particulier. J’hésitais à lui parler aussi de la venue de ma sœur, car la date approchait et me paraissait même imminente, mais je décidai de garder ça pour plus tard. Pas tant par rapport à ce qu’il en penserait que pour moi-même, comme une tentative d’élargir le temps, de repousser éternellement les signes de l’avancement de l’été. « Tu as déjà entendu parler du Palio ? » demandai-je, croquant dans mon cornet, me disant que le terrain de l’histoire et de la culture italienne était toujours sûr, avec Morgan.

Beloved
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Beloved
Jeu 6 Oct - 16:07

Morgan Hall
J'ai 18 ans et je vis à Cambridge, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant, bientôt aux Beaux Arts et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


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- On en trouve pas des comme ça c'est sûr. En même temps on a pas souvent le temps qui donne envie d'en manger.

Je lui souris, relevant rapidement les yeux de mon carnet avant de me replonger dans mon dessin. Je me concentrais, me laissant bercer par sa voix, le regardant par moment pour pouvoir mieux le dessiner. J'avais oublié que nous étions sur une plage avec des personnes pas loin de nous. Je m'étais enfermé dans ma bulle, une bulle autour de nous deux où seuls avaient leur place le bruit des vagues, de sa voix et de mon crayon sur la feuille blanche. J'étais tout entier concentré sur lui, gravant chacun de ses traits sur ma feuille et dans ma mémoire.

Je me mordis la lèvre, un peu mal à l'aise alors qu'il se mettait à me parler de Rome. Vu l'ambiance qui régnait à nouveau dans la maison, je doutais que nous prenions le temps d'aller à Rome. Passer quelques jours tous ensemble et surtout lui loin de son travail, obligé de faire des visites avec nous, c'était irréalisable. J'allais devoir renoncé à mon envie d'aller à Rome...

- C'est gentil d'avoir demandé mais... je ne pense pas qu'on ira. L'ambiance n'est pas vraiment à... à aller faire un séjour de ce genre.

Je relevais la tête pour lui sourire.

- Je ne suis pas prêt de partir encore.

Mais ça viendrait... et je préférais ne pas penser à ce jour là. Notre histoire n'était pas faite pour durer. A la fin de l'été je retournerais brièvement à Cambridge avant d'aller étudier à Paris. Lui il partirait pour le Canada. Je ne pensais pas qu'on puisse se revoir un jour... Et ça c'était terriblement douloureux d'y penser. Je me sentais tellement proche de lui. Je n'arrivais plus à m'imaginer loin de cet endroit, loin de lui. Moi qui avait été si impatient à l'idée de me rendre à Paris, j'en venais à redouter ce moment.

Je relevais à nouveau la tête vers lui, les joues un peu rougies des idées qui m'étaient venu à l'esprit quand il m'avait annoncé que ses grands parents allaient s'absenter. Parce qu'il serait seul dans la maison, que nous pourrions profiter de moments d'intimité à deux et que...

- Ils s'en vont quand? Je pourrais peut être passer te voir. Pour éviter que tu ne t'ennuies seul. Je ne voudrais pas que tu déprimes seul dans cette grande maison.

Je retournais sur mon dessin, essayant de cacher un peu ma gêne. Je ne me reconnaissais pas dans cette façon de parler, de faire des sous entendus, ou même dans ce que je m'imaginais faire avec lui si nous étions seuls. Mais l'envie commençait à me venir, des envies que je n'avais jamais eu jusqu'à présent.

Je lui avouais ne rien connaitre sur le Palio, parce que j'étais curieux mais aussi pour changer de sujet et oublier un peu ma gêne tandis que je me concentrais à nouveau sur mon dessin. Je terminais distraitement ma glace, beaucoup plus passionné par mon dessin de lui que par elle.

June
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Sam 8 Oct - 23:16

Simone Perri
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« Oh… J’en suis vraiment désolé. » J’étais sincèrement déçu d’entendre que Morgan n’irait probablement pas à Rome. Bien sûr, cela voulait potentiellement dire qu’il passerait plus de temps ici, avec moi, mais je n’étais pas égoïste au point de lui souhaiter de manquer cette occasion. Rome était magique, peut-être la plus belle ville du monde, et je voyais d’ici ses yeux briller à chaque instant en découvrant sa beauté antique. C’était devenu l’une de mes choses préférées au monde : le voir, et même l’imaginer s’émerveiller de choses auxquelles j’étais sensible, moi aussi, et contrairement à la plupart des gens que je côtoyais habituellement.

Je ris à l’entendre me dire qu’il viendrait me rendre visite pour que ne déprime pas, tout seul dans la maison vide. À vrai dire j’aurais déprimé en son absence, c’était certain, mais pas pour cette raison, et il le savait très bien. « Ils partent le 14 août », répondis-je avant de finir mon cornet. « Et j’espère bien que tu viendras me voir… surtout que la route n’est pas trop longue, je crois », plaisantai-je pour masquer ma fébrilité. J’avais beaucoup trop envie qu’il vienne… et j’étais sûr qu’il pouvait le percevoir.

Je me léchai les doigts et déposai mes avant-bras sur mes genoux, laissant mes mains suspendues devant moi, toujours tourné vers la mer. « Ça n’est pas trop embêtant que je n’arrête pas de bouger ? Je dois faire un piètre modèle », dis-je, mais en vérité ça m’amusait beaucoup, j’adorais me prêter au jeu. Le fait qu’il me dessine… me séduisait terriblement.

« Le Palio, c’est une véritable institution, à Sienne. C’est une journée de fête autour d’une course de chevaux qui a lieu sur la place centrale, entre les différents quartiers de la ville qui se déguisent pour l’occasion. Il y a une grande parade avant la course, c’est quelque chose d’assez monumental, apparemment. C’est très folklorique, je crois que la tradition remonte au XVIIe siècle, mais tous les habitants participent encore. Mes grands-parents adorent y assister. Ma sœur sera avec eux, cette année », ajoutai-je. Finalement, le moment me semblait tout indiqué pour en parler.

Je songeai que si Morgan n’avait pas été là, si nous ne nous étions jamais connus, si la maison des voisins était demeurée vide cette année, je serais sans doute allé à Sienne, moi aussi. Je ne l’avais pas encore décidé, parce que je pensais d’abord à ma thèse, mais ça aurait été bien mal connaître ma sœur que de la croire incapable de trouver les bons arguments pour me convaincre de venir. Cela dit, je la connaissais suffisamment bien pour savoir que, compte tenu de la situation, pour le coup, elle ne me proposerait même pas de me joindre à eux. Je savais qu’elle ferait tout pour préserver le moment que je pourrais avoir seul avec Morgan… Et, d’avance, je lui en étais reconnaissant.

« Je lui ai parlé au téléphone hier : elle va venir ici. Elle arrive dans deux semaines, le 8 août. Elle voulait me faire la surprise pour mon anniversaire… mais bien sûr, elle est incapable de garder ce genre de secret », dis-je en souriant. « Je suis sûr que vous allez parfaitement bien vous entendre. » Je ne disais pas ça seulement pour la forme : je le pensais vraiment. Je ne me rendais pas compte que c’était peut-être embarrassant pour Morgan, qu’il allait se sentir obligé de la rencontrer alors qu’il n’en avait peut-être pas du tout envie.

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Mar 11 Oct - 16:04

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- Non non ça va. Je ne dessine pas vraiment la pose que tu as. J'ai la pose en tête et je te regarde juste pour bien capter tes traits. Je n'ai jamais eu de modèle posant pour moi, je ne sais pas trop comment je dois être sensé faire.

Je ris doucement avant de continuer à dessiner. J'avais toujours dessiné à l'instinct sans vraiment me poser de questions sur la technique ou autre. Ca changerait certainement que je serais aux Beaux Arts. Je ne doutais pas un seul instant que mes profs allaient certainement me reprendre pour me dire que je m'y prenais mal. Mais pour le moment je me faisais plaisir à gribouiller comme ça, avec le plus beau des modèles dont je pouvais rêver.

Je hochais doucement la tête alors qu'il me parlait de son fameux Palio. Ca devait certainement être quelque chose à voir. Je n'aurais pas le temps je le savais. Et puis j'avais beaucoup mieux à faire. Je voulais profiter des quelques moments qu'on pourrait ensemble et que surtout on pourrait passer seuls sans ses grands parents. Et sa soeur...

Je ne dis rien en l'entendant parler de la future visite de sa soeur. J'étais un peu intimidé à l'idée de la rencontrer. Je ne savais pas si je lui plairais. Mais surtout... je me disais que je n'allais plus pouvoir passer vraiment de temps en tête à tête avec Simon. A part quand elle serait au Palio avec les grands parents, elle voudrait sûrement profiter de passer du temps avec son frère, profiter des vacances avec lui. Ca risquait de mettre un terme aux moments qu'on passait ensemble. Alors non je n'étais pas vraiment ravi de la voir venir.

Je me forçais quand même à lui sourire, sortant un odieux mensonge.

- J'espère oui. Mais elle te ressemble, je ne doute pas qu'elle soit formidable.

Certainement qu'elle devait être sympa comme fille, et dans d'autres circonstances j'aurais probablement adoré passer du temps avec elle. Mais j'aimais trop les quelques moments qu'on passait en tête à tête avec Simon. Ils étaient beaucoup trop rares et il n'y en aurait pas tant que ça avant qu'on ne doive définitivement se séparer.

- C'est quand ton anniversaire? Tu vas faire quel âge?

Je lui souris, le regardant par dessus mon cahier. Il allait falloir que je lui trouve un cadeau, quelque chose qui lui permettrait de se souvenir de moi, de garder une trace de cet été que nous avions passé ensemble.


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June
Sam 15 Oct - 23:33

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« Mes modèles à moi sont plutôt immobiles, généralement », souris-je quand il m’expliqua comment il procédait pour dessiner. Mais, puisqu’il me l’avait autorisé, je jetai régulièrement des coups d’œil vers lui, parce que j’avais envie de le voir dessiner. Il était si beau, quand il était concentré, absorbé dans le dessin. Moi aussi, je tentai de dessiner ce moment dans ma tête, pour le garder à tout jamais.

« Elle l’est. Je ne peux pas en dire autant de mon frère… mais ma sœur, c’est une personne merveilleuse. Je ne suis rien, à côté d’elle », dis-je sur le ton de la plaisanterie – parce que je savais que Morgan ne serait pas d’accord –, mais je le pensais très sérieusement. « C’est le 11 août », dis-je quand il me demanda la date de mon anniversaire. J’aimais bien fêter mon anniversaire, en général : c’était l’occasion de se retrouver en famille et avec mes amis italiens ; mais pour autant, je crois que je n’avais jamais eu comme maintenant le sentiment que cette information avait de la valeur, de l’importance. Elle en avait, cette fois. Et elle en avait d’autant plus qu’elle nous rappelait à notre différence d’âge, à laquelle je pensais si peu, d’habitude.

J’hésitai presque, quand Morgan me demanda quel âge j’allais avoir. Comme si j’avais oublié la réponse, comme si je voulais l’avoir oubliée. Mais il ne tenait qu’à moi – qu’à nous – de faire en sorte qu’elle ne soit pas si importante que ça. Alors je tentai de répondre le plus distraitement possible : « Je vais avoir vingt-six ans. » Quand même, je sentis quelque chose se tendre à l’intérieur de moi. Alors je me dis que c’était peut-être le moment d’en plaisanter. « Je me fais vieux, j’espère que tu n’as rien contre quelques cheveux blancs. »

Je ris maladroitement ; en vérité, j’espérais qu’il ne soit pas trop choqué. J’avais peur qu’il ne s’aperçoive que maintenant de notre différence d’âge et qu’il décide que ça ne lui convenait pas. Qu’il décide d’annuler tout ce qui était en train de se passer entre nous et m’oublie aussitôt. Mais une telle pensée était absurde, je le savais bien. Je ne savais simplement pas comment parler de notre âge. Parce que je ne comprenais pas quelle importance, quelle incidence cela avait, exactement. Parce que je voulais que cela n’en ait aucune.

Je mentirais si je disais que l’idée de lui demander le sien ne me traversa pas l’esprit, en cet instant, mais je n’osai pas le faire. « Si ça ne t’embête pas que je bouge un peu, alors, je vais peut-être lire », dis-je en entrouvrant mon sac, hésitant sur le choix de l’ouvrage. « Poésie ou botanique ? » demandai-je. « Mon sort est entre tes mains. » Je ris, je ris mais c’était vrai, quelque part. Et même s’il me répondait botanique, tout mon été n’était déjà plus que poésie.

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Lun 17 Oct - 19:34

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- En général je n'ai pas de modèle. Je dessine tout à la mémoire ou à l'imagination. Mais c'est plutôt agréable d'avoir un aussi beau modèle.

Je lui jetais un coup d'oeil avant de lui sourire. Je ne doutais pas que ce moment resterait gravé dans ma mémoire. Il était si beau là en cet instant et il n'en avait même pas conscience. Chacun de ses sourires avait le don de me faire perdre pied.

Je maudissais cette soeur qu'il prétendait meilleur que lui et qui allait me priver de précieux instants à ses côtés. Je ne voyais pas comment elle pouvait être meilleure que lui. Elle ne pouvait pas avoir son sourire, la beauté de ses traits. Elle n'avait certainement pas sa gentillesse, sa patience, la même passion dans la voix quand il se laissait emporter à parler de botanique ou qu'il me faisait découvrir ce pays qu'il aimait tant. Elle ne pourrait jamais me faire ressentir ce qu'il arrivait à faire naitre en moi d'un seul regard.

- Je prends note pour le onze aout. Tu comptes faire quelque chose de spécial? J'espère être invité pour manger un peu de gâteau.

Et surtout pouvoir passer un peu de temps avec lui, marquer ce moment si spécial et lui offrir mon cadeau. Il faudrait que je trouve un peu de temps pour aller le lui acheter et surtout que je prenne le temps de réfléchir à ce que j'allais lui offrir. J'avais quelques idées mais rien de définitif encore. Je voulais quelque chose qui lui fasse penser à moi, qu'il pourrait regarder dans quelques mois quand il serait chez lui au Canada et qui lui fasse se rappeler ces moments qu'on avait passé ensemble.

Il finit par me répondre sur son âge et je sentis comme un léger malaise me prendre. Je savais qu'il était plus âgé que moi, c'était flagrant. Mais vingt six ans... j'avais l'impression qu'un monde nous séparait. Il était presque un adulte quand moi je n'étais encore qu'un gamin à peine sorti de l'enfance et ne sachant pas comment évoluer dans ce monde. Huit ans d'écart... ça faisait beaucoup. Que pouvait il bien me trouver?

- Non non tu peux bouger. Et va pour de la poésie. Je sais que la botanique ça ressemble à de la poésie pour toi mais c'est beaucoup trop incompréhensible pour moi.

Et j'adorais l'entendre parler je devais le reconnaitre. J'avais choisi poésie, pour entendre à nouveau les mots chanter dans sa voix, mais il aurait pu me raconter n'importe quoi que j'aurais adoré. J'aimais juste être là avec lui, à partager ces moments de détente ensemble, le soleil nous réchauffant doucement.


June
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dolores June
June
Sam 5 Nov - 21:27

Simone Perri
J'ai 25 ans et je vis à Toronto, Canada. Dans la vie, je suis étudiant en thèse de botanique et de pomologie et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance inattendue, je suis en train de connaître ma première histoire d'amour et je le vis plutôt bien, même si j'ai encore du mal à y croire.
xavier serrano (c) cosmic light
« Je ne sais pas. Je n’y ai pas encore vraiment réfléchi… » Ça ne me semble plus tellement important, maintenant que tu es là, songeai-je instantanément, avant de me reprendre. « Mais euh oui, il y aura sûrement quelque chose d’organisé. Et bien sûr que tu seras invité », dis-je fébrilement, troublé par l’intensité de mes sentiments à son égard. Aurais-je dû lui dire à quel point je ne voulais plus voir que lui, à quel point tout le reste me devenait égal… J’aurais craint de lui faire peur, mais peut-être l’aurais-je rassuré, à l’inverse. Car de l’extérieur, tout était invisible, rien ne se passait ; rien ne laissait supposer la tornade que je vivais à l’intérieur, à chaque instant près de lui, à chaque regard, à chaque fois que j’entendais sa voix.

Poésie ou botanique ? lui avais-je demandé, et sa réponse me surprit autant qu’elle me toucha. Je ris. « Je crois que personne ne m’avait jamais aussi bien cerné », dis-je tout en attrapant le recueil de poèmes dans mon sac. Je l’ouvris, le feuilletai face à la mer, à la recherche d’un titre, d’un vers qui m’interpellerait plus que les autres. Je tombai sur « I limoni », Les citrons, le poème que j’avais commencé à lui traduire ce jour où nous étions ensemble au bord du lac, et dont il n’avait jamais entendu la fin. Le petit volume s’ouvrait systématiquement à cette page, que j’avais tant lue et relue ; mais je n’avais pas envie de le reprendre maintenant. Je n’avais pas envie de lui rappeler ce souvenir, mais plutôt d’en créer un nouveau.

Je finis par m’arrêter au hasard sur un court poème* parmi d’autres, que je lus à voix haute, alternant l’italien et la traduction en anglais – du mieux que je le pouvais. « Portami il girasole ch’io lo trapianti nel mio terreno bruciato dal salino, e mostri tutto il giorno agli azzurri specchianti del cielo l’ansietà del suo volto giallino. Apporte-moi le tournesol, que je le transplante dans mon terrain brûlé par l’air salin ; et qu’il montre tout le jour aux miroirs bleus du ciel l’anxiété de son visage jaune pâle. » Je repliai mes jambes sous moi, m’asseyant en tailleur pour me redresser, le visage penché sur les vieilles pages que tentait de soulever la légère brise venue de la mer. « Tendono alla chiarità le cose oscure, si esauriscono i corpi in un fluire di tinte : queste in musiche. Svanire è dunque la ventura delle venture. Les choses obscures tendent à la clarté, les corps s’épuisent en flux de teintes : elles en musique. S’effacer est donc le destin suprême », traduisais-je lentement, hésitant sur le choix des mots. « Portami tu la pianta che conduce dove sorgono bionde trasparenze e vapora la vita quale essenza ; portami il girasole impazzito di luce. » Je levai les yeux brièvement, je regardai Morgan. Puis je baissai le regard à nouveau, j’achevai la traduction : « Apporte-moi la plante qui nous mène là où surgissent de blondes transparences et s’évapore la vie telle une essence ; apporte-moi le tournesol affolé de lumière. »

Je laissai passer quelques secondes, m’imprégnant du texte. « Je trouve ça très beau, l’écriture est virtuose mais en même temps ce poète a quelque chose d’assez aride, d’assez pessimiste. Même quand il décrit des choses belles et lumineuses, il parle d’impossibilités, de disparition… Tu aimes bien ? » demandai-je, feuilletant de nouveau le recueil pour trouver un autre poème. « Tu as fini ton dessin ? Je peux lire d’autres poèmes, si tu veux. »

Quelques minutes passèrent ainsi, dans la simplicité de cette après-midi ; je lisais quelques vers, les traduisant du mieux que je pouvais. Il y avait toujours le bruit de la mer, la chaleur du sable, l’éternel été. J’aurais pu rester là pendant des heures avec Morgan, à partager et à chérir ce moment. Pourvu que jamais le soleil ne se couche et que nous puissions demeurer sur la plage, ensemble.


*Ce poème d’Eugenio Montale sans titre, dans le recueil Ossi di seppia (Os de seiche), a été traduit par Patrice Dyerval Angelini pour Gallimard (éd. de 1991).
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Parce que c'était lui, parce que c'était moi
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