Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Parce que c'était lui, parce que c'était moi

Beloved
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Beloved
Jeu 4 Aoû - 13:24

Morgan Hall
J'ai 18 ans et je vis à Cambridge, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant, bientôt aux Beaux Arts et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Nick Robinson

Je ne savais pas vraiment à quoi je m'étais attendu comme réaction de sa part en voyant mon dessin. Dans la meilleure option il me disait qu'il trouvait ça bien, que j'avais un peu de talent et qu'il était touché. Dans l'option plus probable et moins agréable, on enchainait sur un long silence gêné avant qu'il bredouille que c'était joli sans en penser un seul mot. Mais à aucun moment je n'avais cru qu'il aurait cette réaction là. J'avais du mal à la comprendre d'ailleurs. Je ne savais pas pourquoi il me disait ça. C'était... j'étais.. enfin... ça me semblait un peu démesuré. Je n'en méritais pas autant ça c'était clair.

C'était moi pour le coup qui était gêné et qui ne savait plus où me mettre. Je le regardais, m'agitant un peu mal à l'aise.

- Oui... enfin... je ne suis qu'un jeune un peu paumé... et toi... enfin... tu te sens... enfin... ça fait du bien de pouvoir admettre qui on est...

Je récupérais mon bloc, le retirant doucement de ses mains pour le ranger dans mon sac.

- Ce ne sont que quelques gribouillages. J'en ai un peu trop de ce genre. C'était... une façon d'essayer de me sortir de la tête parce que... je n'arrêtais pas de penser à toi. Mais ça ne marchait pas vraiment.

Je lui fis un léger sourire avant de détourner rapidement le regard. Je me sentais mal à l'aise dans cette situation. Je ne pensais pas mériter tout ce qu'il venait de me dire. C'était sa première relation où il s'assumait un petit peu, c'était sûrement pour ça que ça lui faisait cet effet. Ce n'était pas particulièrement du à moi. C'était la situation qu'on vivait qui lui faisait ressentir ce sentiment de liberté, d'être enfin lui même, de ne plus être mort.

- On... on continue de se balader?

Je voulais changer de sujet et vite. Ca me mettait mal à l'aise tout ça. Je n'avais pas le sentiment d'être si particulier que ça. Je lui avais dit, à côté de lui je n'étais qu'un gamin, un peu paumé d'ailleurs. Alors que lui, c'était un adulte, un homme fait qui était entrain d'écrire sa thèse, qui avait déjà vécu tout une vie avant moi. Comment pourrais je être à la hauteur alors qu'il était le premier que j'embrassais à dix huit ans?

June
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June
Ven 5 Aoû - 13:56

Simone Perri
J'ai 25 ans et je vis à Toronto, Canada. Dans la vie, je suis étudiant en thèse de botanique et de pomologie et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance inattendue, je suis en train de connaître ma première histoire d'amour et je le vis plutôt bien, même si j'ai encore du mal à y croire.
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Passagèrement, je me sentis seul à nouveau. Ce n’était pas la même solitude, cette fois c’était seulement la sensation que ce que je ressentais lui était inaccessible. Son écoute était l’une de ses qualités, comme il l’avait déjà laissé entendre, mais il y avait sans doute des limites à ce qu’il pouvait comprendre, à l’empathie qu’il pouvait éprouver pour autrui. Je ne pouvais pas m’attendre à ce qu’il comprenne ce que je ne comprenais encore moi-même que très mal. J’étais seul face à mes émotions, comme un enfant qui ne sait pas encore comment les administrer ; j’apprendrais.

Je laissai passer sur moi ce bouleversement, regagnant peu à peu sur le serrement de mon cœur, reprenant ma forme habituelle. Mais je gardai dans un coin de ma tête l’intensité de ce que je venais de ressentir, comme une donnée trop complexe que l’on ne pourra traiter que plus tard, au calme, en possession de toute sa rationalité. Je souris, d’un sourire encore un peu feint qui ne tarderait pas à devenir réel ; j’acquiesçai quand il me demanda si nous continuions à nous balader – autrement dit, si nous pouvions passer à autre chose. Je m’absorbai dans la dégustation de la fin de ma glace, reprenant la promenade d’un pas lent. « C’est très beau, en tout cas », finis-je par dire pour rompre le silence qui pesait sur nous. « Merci de me l’avoir montré. » J’étais sincère, et sincèrement touché par la qualité de son trait.

Nous sortîmes de la Via del Borgo pour redescendre dans les petites ruelles à l’air libre. L’ombre s’allongeait sur le village à mesure que l’après-midi passait, sereine. Il y avait un peu plus d’animation à cette heure plus tardive ; les gens commençaient à sortir, à improviser des terrasses où se retrouver pour boire un verre, l’italien affable se répandait dans les rues comme une couleur plus chaude encore que celle des façades des maisons. L’humeur à la fête qui se respirait maintenant dans l’air commençait de me gagner, chassant loin de moi l’heureuse douleur que j’avais ressentie. L’arrivée du soir, en Émilie-Romagne, était toujours comme une fête. Jamais la condamnation oppressante de la fin du jour qui ailleurs paraissait toujours un peu déprimante.

Je commençai de me tourner de nouveau vers Morgan, attrapant son regard dans le mien à défaut de pouvoir prendre sa main. Je lui souriais pour lui dire que c’était passé, que je ne reviendrais pas sur le sujet, qu’il pouvait se détendre maintenant. « J’aimerais beaucoup te dessiner aussi », dis-je d’une voix douce et raffermie. « J’ai dessiné Olmatello pour me souvenir du moment que nous y avons passé… la première fois », ajoutai-je, car notre deuxième rencontre sous les pins avait été tout autre ; bien qu’elle se fût soldée par un baiser aussi espéré qu’inattendu, je n’en gardais pas un souvenir aussi apaisé et simple, souverainement ample et beau, que la première fois. « Mais je n’ai jamais essayé de faire des portraits. Tu m’apprendras ? » demandai-je, les yeux brillants, songeant que c’était là une si belle occasion de nous revoir et d’explorer un nouveau lieu de notre intimité.

*

Le temps s’égrena lentement, au rythme de notre promenade et de notre conversation ; le ciel pâlissait tandis que dorait la ville et il finit par se faire tard. Les éclats des voix et des rires remplissaient maintenant fermement l’espace de la rue, et nous étions à un carrefour : il me semblait que nous avions le choix entre adopter le flux des passants qui s’écoulait jusqu’aux terrasses, où nous pouvions nous asseoir pour boire un verre, ou décider que nous avions besoin de calme, et regagner la voiture. Je proposai l’alternative à Morgan, lui demandant ce qu’il préférait faire. Les deux options pesaient pour moi équitablement dans la balance ; je me sentais prêt à me laisser gagner par l’une comme par l’autre. Prêt à tout, comme au début des vacances où rien n’est advenu et tout encore possible.

Beloved
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Mer 17 Aoû - 13:40

Morgan Hall
J'ai 18 ans et je vis à Cambridge, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant, bientôt aux Beaux Arts et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Nick Robinson

Nous avions repris notre marche. Je l'écoutais me parler de mon dessin, tentant de faire comme si rien ne s'était passé juste avant. Je restais perturbé par sa réaction. Je ne savais pas comment le prendre. Ca me semblait... trop.. beaucoup trop même. Je ne méritais pas une telle réaction. Je ne comprenais pas ce qu'il avait pu voir et apprécier en moi pour être chamboulé à ce point. Conseiller les autres était facile quand ça ne me concernait pas. Je pouvais être l'oeil extérieur et neutre, qui n'était pas pris dans l'histoire et qui pouvait donner son avis parce que le situation ne l'atteignait pas. Là c'était différent, c'était de moi dont il était question. C'était moi qui l'avait mis dans cet état et cela sans même comprendre pourquoi.

Je grimaçais légèrement en l'entendant me demander des cours de dessin.

- Je crois que tu ne pourrais pas trouver pire professeur que moi. Je ne saurais même pas par où commencer pour t'expliquer comment dessiner un portrait.

Je dessinais à l'instinct. J'avais toujours fait ainsi. Mes professeurs aux Beaux Arts allaient sûrement trouver ma manière de dessiner détestable et ma technique plus que médiocre. Je n'avais jamais pris de cours. Je dessinais comme je le ressentais. Je m'inspirais de ce que je voyais, des oeuvres que nous allions souvent voir avec ma mère. Alors expliquer comment je faisais me semblait bien compliqué.

- Mais je ne dis pas non à une séance de dessin ensemble. Tu pourras me dessiner si tu as envie.

Je ne voulais pas avoir l'air de refuser en bloc ce qu'il m'avait proposé. Je ne me sentais seulement pas capable de donner des cours à quelqu'un. Je n'avais pas un assez bon niveau et je ne comprenais pas ce que je faisais pour réussir à l'expliquer à quelqu'un. Mais je voulais passer du temps avec lui, la moindre excuse me convenait. Que ce soit pour flâner dans les rues italiennes ou simplement rester ensemble à dessiner au bord du lac, tout me convenait.

C'est lui qui finit par rompre le silence à nouveau, tandis que nous marchions tous les deux dans les rues de la ville, profitant de l'ambiance de fin de journée.

- On pourrait rentrer. Si ça te dit, tu pourrais venir diner chez moi. Mes parents ne rentreront que tard dans la soirée.

J'allais passer la soirée seul. Je préférais largement la passer avec lui. J'avais adoré notre balade et la ville qu'il m'avait fait découvrir mais j'avais envie d'autre chose désormais. Je voulais trouver une ambiance plus intime pour nous, me retrouver seul avec lui sans sentir la pression des gens autour de nous, ne pas être obligé de me cacher si j'avais envie de lui prendre la main ou de l'embrasser.

- Je ne suis pas un grand cuisinier mais je devrais pouvoir nous préparer un petit quelque chose.

J'espérais qu'il accepte. J'avais envie de passer plus de temps avec lui et de pouvoir profiter pleinement de ces instants à ses côtés.

Je ne pus m'empêcher de sourire quand il accepta ma proposition. Je le suivis à sa voiture, courant presque tellement j'étais impatient de pouvoir passer un peu de temps avec lui en tête à tête. Je m'installais dans la voiture à ses côtés. Le trajet se passa calmement. Je chantonnais doucement les chansons qui passaient à la radio. L'ambiance était légère, agréable. Nous semblions avoir oublié le moment de gêne qui avait eu lieu quand je lui avais montré mes dessins. J'étais heureux, ayant enfin la sensation de profiter à fond de mes vacances, de vivre pleinement chaque instant.

Ce n'est qu'en entrant dans la cuisine de la maison que je me rendis compte de la situation et que ma gêne s'installa à nouveau. Oui nous étions seuls... et c'était justement là le problème, nous étions seuls dans ma maison, sans personne pour venir nous interrompre. Ma timidité, ma gêne, mon inexpérience me revinrent de plein fouet en mémoire. Je me détournais de lui, essayant de lui cacher le rouge qui avait envahi mes joues alors que je fouillais dans le frigo.

- Bon... euh... une omelette ça te dirait?

Ou comment redevenir un ado un peu gauche en quelques secondes...

June
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Ven 19 Aoû - 15:09

Simone Perri
J'ai 25 ans et je vis à Toronto, Canada. Dans la vie, je suis étudiant en thèse de botanique et de pomologie et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance inattendue, je suis en train de connaître ma première histoire d'amour et je le vis plutôt bien, même si j'ai encore du mal à y croire.
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La proposition de Morgan me surprit autant qu’elle m’enthousiasma. J’approuvai, bien sûr, avec empressement. J’aimais l’idée qu’il soit à l’initiative, l’idée de venir chez lui – même si c’était seulement une location de vacances, c’était quand même la maison où il habitait depuis plusieurs semaines, et donc le lieu où je me sentirais le plus proche de lui. J’avais envie d’apprendre à le connaître, d’évoluer dans un environnement qui lui était familier, après lui avoir donné déjà beaucoup de ma propre intimité en l’emmenant dans tous mes endroits préférés de la région.

Nous regagnâmes donc la voiture d’un pas hâtif. Il était tacite entre nous que nous étions pressés, la décision prise, de nous retrouver en tête à tête. Je démarrai et nous prenions à nouveau la route, laissant derrière nous le petit village de Brisighella, sa forteresse rustique et sa tour perchée au pied de laquelle nous nous étions embrassés. Nous profitions de la musique qui passait à la radio, laissant l’air fraîchissant s’infiltrer par les vitres ouvertes et secouer nos cheveux, battant le rythme et savourant cette impression de vacances et de soirées éternelles.

Nous arrivâmes finalement chez Morgan. Je le laissai ouvrir la maison et je le suivis à l’intérieur jusqu’à la cuisine. Je commençais à connaître le chemin, mais je n’étais pas mécontent de pouvoir m’attarder cette fois, être plus familier des lieux. Je restai derrière Morgan lorsqu’il ouvrit le réfrigérateur pour trouver quelque chose à cuisiner. Moi aussi, je me sentais un peu fébrile, d’une certaine manière. J’avais rêvé d’un moment comme celui-là pourtant, je l’avais attendu avec impatience : lui et moi, seuls dans un endroit où personne ne pourrait nous déranger, libres de faire ce que nous voulions… Et justement, cette liberté de mouvement soudaine, les multiples possibilités qui s’offraient à moi m’embarrassaient, pour plusieurs raisons.

D’abord, je tenais toujours à ce que les choses n’aillent pas trop vite entre nous. J’aimais, je m’en rendais compte, cette retenue qui nous empêchait encore de considérer comme acquis tous les gestes de tendresse que nous pouvions avoir, et nous laissait nous découvrir avec timidité et émerveillement. J’aimais que le moindre contact de sa peau contre la mienne me chavire entièrement, je n’étais pas pressé de m’habituer vraiment à tout cela. Pourtant mon esprit pouvait difficilement s’empêcher de glisser vers la pensée qu’être seul à seul dans une maison vide était un contexte rare et parfait pour certaines choses d’un ordre beaucoup plus… intime. Je demeurai dans un léger état de tension, espérant que Morgan n’y pensait pas, et surtout qu’il ne pensait pas que j’espérais tirer avantage de cette situation, car ce n’était pas ce que je voulais, même si j’aurais menti en disant que je n’en avais pas envie.

Une autre raison de ma gêne était que j’étais dans la maison de vacances de ses parents, dont la présence autour de moi était évidente ; leur retour dans la soirée et l’éventualité que je les rencontre ajoutait encore à leur aura intimidante. Ils ne savaient pas, de toute évidence, que leur fils pouvait se retrouver à développer des relations de nature sentimentale avec un autre garçon… Comment prendraient-ils la nouvelle, s’ils l’apprenaient ? Que penseraient-ils du simple fait de me trouver chez eux, dans un dîner en tête-à-tête avec leur fils ? Comment fallait-il que je me comporte avec eux ? J’ignorais presque tout de ces personnes, Morgan ne m’en avait rien dit et le peu que je connaissais d’eux – des éclats de voix et des portes claquées – n’était pas particulièrement rassurant. Je savais seulement de sa mère qu’elle était passionnée d’art et d’histoire de l’art, comme Morgan ; c’était le seul fait engageant et qui pouvait me mettre en confiance.

« Oui, c’est parfait », dis-je quand Morgan me proposa de préparer une omelette. Il aurait pu me proposer n’importe quoi, en vérité, j’aurais été heureux. Je le regardai sortir quelques ingrédients du réfrigérateur et les poser sur le plan de travail. Je m’approchai, hésitant, je posai une main sur ses hanches – ravi de constater que ce simple geste m’électrisait toujours autant. « Merci de m’accueillir chez toi », soufflai-je avant de m’éloigner légèrement à nouveau. « Ça te dirait de boire un vin de la région ? Mes grands-parents sont amis avec un petit producteur qui fait un très bon Colli di Faenza. »

Je m’éclipsai le temps de passer chez moi et de descendre à la cave récupérer une bouteille. Je passai ensuite dans la cuisine, où je trouvai ma nonna. Je l’avertis, légèrement embarrassé, que je ne dînerais pas à la maison. Son regard tomba sur la bouteille que je tenais entre les mains et elle me fit un sourire radieux. Elle ne pouvait pas savoir, et pourtant il y avait tant de bonté dans son sourire, il m’était si encourageant que c’était comme si elle me donnait sa bénédiction. Je l’embrassai sur la joue, et ramassant au passage un morceau de jambon de Parme qui restait sur le plan de travail, je filai rejoindre Morgan.

Je déposai le vin sur la table. « J’ai trouvé ça aussi, je me suis dit que ça irait bien avec l’omelette », dis-je en tendant le papier de charcuterie à Morgan. « Tu as de quoi ouvrir le vin ? » Je pris l’ouvre-bouteille qu’il trouva dans un tiroir et je servis les deux petits verres qu’il avait sortis. Je lui demandai si je pouvais faire quelque chose pour l’aider, mais il semblait que ce n’était pas nécessaire. Je pris alors un verre et je m’installai en face de lui, de l’autre côté du plan de travail. « Alors, tes parents sont sortis quelque part, aujourd’hui ? » demandai-je en goûtant le vin, désormais curieux d’en apprendre un peu plus sur eux.

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Ven 19 Aoû - 16:01

Morgan Hall
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Nick Robinson

Je me retournais vers lui, les bras chargés des quelques ingrédients que j'avais récupéré dans le frigo. Je comptais faire une simple omelette accompagnée d'une salade. Rien de bien compliqué, je n'étais pas capable de faire plus. Je rougis légèrement en le sentant venir passer sa main sur ma hanche. Heureusement pour mes nerfs il se recula assez vite, me proposant d'aller chercher du vin chez lui. Je hochais doucement la tête lui répondant que j'en serais ravi. Je soupirais légèrement quand il s'en alla, soufflant de le voir loin de moi.

- Ca va aller Morgan... arrête de te prendre la tête... vous allez juste passer un moment ensemble, comme on l'a toujours fait. Ca ne doit pas forcément se terminer dans un lit.

Je soufflais une nouvelle fois avant de me remettre au travail. Je m'occupais de préparer les omelettes, les agrémentant de quelques herbes qu'affectionnait ma mère. J'étais entrain de préparer la salade quand il entra dans la cuisine avec sa bouteille de vin. J'avais mis un peu de musique sur le poste, assez doucement pour qu'elle ne gêne pas notre conversation. J'avais eu besoin de meubler un peu le silence pendant son absence.

Je lui souris à son retour et fouillais rapidement les tiroirs avant de lui tendre l'ouvre bouteille qu'il m'avait demandé. Je secouais la tête alors qu'il me proposait son aide.

- Les omelettes sont prêtes.

Je lui montrais d'un signe de tête les deux assiettes disposées sur la table.

- Je termine la salade et on pourra passer à table.

Je récupérais le jambon qu'il avait amené et en coupais de petits morceaux que je mélangeais à la salade.

- Oui ils sont partis se balader en amoureux.

Je parlais tout en prenant ma salade pour l'installer à table. Je pris mon verre de vin et en bu une gorgée avant d'attaquer mon plat. Je parlais tout en mangeant, lui racontant un peu de ma vie.

- Ca fait quelques jours que ça va un peu mieux entre eux. Ou alors ils font semblant que ça va mieux. Ils essaient de passer du temps en tête à tête, comme des amoureux. Ils font des visites ensemble, vont au restaurant. Je ne sais pas si ça va suffire à les réconcilier. Je ne sais pas si eux même y croient. Mais ils font des efforts pour sauver leur mariage.

Je haussais doucement les épaules. Je commençais à me demander s'il ne valait pas mieux arrêter toute cette mascarade. Si ils ne seraient pas plus heureux chacun de leur côté plutôt que de se forcer à faire revivre un amour qui était bel et bien mort.

- Donc selon comment se passe le repas on est encore seuls pour plus ou moins longtemps.

Je lui souris alors que je continuais de manger, me détendant un peu. Je le complimentais sur son vin. Je n'étais pas grand connaisseur mais il était très bon. Je me sentais un peu plus à l'aise. Je me surpris même à avancer la main à travers la table pour aller caresser doucement la sienne.


June
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Lun 22 Aoû - 13:08

Simone Perri
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J’aimais l’ambiance dans la cuisine. Un poste radio diffusait une musique tout juste présente, comme ça aurait pu être le cas chez moi aussi. La lumière de toute fin du jour était douce et agréable. Je m’installai à table comme me l’indiquait mon hôte. L’idée d’être invité à dîner par Morgan me faisait sourire sans discontinuer. Celui-ci s’ouvrit un peu plus à moi sur sa situation familiale, me parlant des efforts que faisaient ses parents pour sauver leur mariage, d’une façon qui me sembla détachée sans pouvoir vraiment l’être, au fond. Peut-être que Morgan n’avait pas envie de parler de comment cette situation le faisait se sentir, lui, mais je pouvais aisément imaginer qu’il en souffrait, en étant au milieu, et seul – puisque j’étais presque certain qu’il n’avait pas de frères et sœurs.

Je hochai la tête en signe d’écoute, tout en commençant à manger. « J’avais cru comprendre que ton père n’avait pas vraiment l’habitude de venir avec vous quand vous alliez visiter les alentours, avec ta mère. » C’était peu dire : de toutes nos conversations, Morgan n’avait jamais mentionné son père sauf, de mémoire, pour dire qu’il n’avait pas vraiment aimé leur séjour à Florence. « Ils font quoi, tes parents, dans la vie ? » demandai-je, puis j’ajoutai rapidement : « Laisse-moi deviner. Ta mère fait quelque chose en rapport avec la culture antique, l’histoire de l’art… Conservatrice du patrimoine ? Ou… professeure, peut-être ? » Je souris en voyant l’expression de Morgan changer, devinant que j’étais tombé à peu près juste. « Et ton père, j’avoue que… je n’en sais rien, mais il n’a pas l’air d’être passionné par l’art et l’architecture. »

Notre conversation m’intéressait intensément, sans m’empêcher d’apprécier le repas. « C’est très bon », dis-je comme en aparté, sans couper notre échange mais pour qu’il sache que j’appréciais vraiment ce qu’il avait cuisiné. Puis il me confirma d’une manière détournée que j’avais des chances de croiser ses parents. La façon dont il le dit me laissait même supposer qu’il voulait que je les croise, ou au moins que l’idée ne le dérangeait pas, ce qui était plutôt rassurant. « Je vois », dis-je en souriant, pour lui signifier que j’avais compris et que je prenais bien note de cette information. J’espérais quand même que le repas se passerait relativement bien ; dans le cas contraire, l’humeur de ses parents à leur retour risquait de ne pas nous être très favorable. Avoir cette pensée me confirmait que je conservais une certaine appréhension, irrationnelle mais sans doute pas inexplicable, à l’idée de rencontrer ses parents dans un tel contexte. Heureusement, elle ne m’empêchait pas de profiter du moment que nous passions ensemble, parce que je préférais toujours prendre les choses dans l’ordre où elles survenaient. Le compliment de Morgan sur le vin et sa main qui venait prendre la mienne étaient là pour me le rappeler et pour me garder dans l’instant présent.

« Je suis content que ça te plaise. Dans l’omelette, tu as mis… du basilic et de l’estragon, c’est ça ? Oui, je suis d’humeur à jouer aux devinettes », plaisantai-je tout en croisant mes doigts dans les siens. « Artemisia dracunculus. C’est le nom latin de l’estragon », ajoutai-je devant l’air à la fois interrogateur et amusé de Morgan. « Je l’ai toujours trouvé à la fois beau et insolite. » Puis je me mis à rire avec lui. « Je t’autorise à te moquer de moi avec ça, parce que tu n’as pas fini de devoir entendre ce genre de remarque. » J’aimais bien notre conversation, la façon dont elle oscillait entre le sérieux et la légèreté, entre deux manières très différentes, complémentaires, d’apprendre à nous connaître.

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Lun 22 Aoû - 16:48

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Nick Robinson

Je souris légèrement, hochant la tête, alors qu'il avait deviné juste pour ma mère. En même temps c'était plus facile à deviner que pour mon père. Je parlais souvent d'elle. Nous partagions beaucoup de choses en commun et notamment notre amour pour l'art et son histoire. Mon père... c'était autre chose.

- Elle est professeure d'histoire de l'art à l'université de Cambridge. J'ai passé un peu trop de temps sur les bancs de cette fac, à écouter ses cours planqué tout au fond de la classe.

Ces moments faisaient parti de mes meilleurs souvenirs avec ma mère. Elle venait me rejoindre en souriant à la fin du cours, me disputant gentiment sur le fait que j'étais encore là à l'écouter au lieu de faire mes devoirs. En général on partait ensuite manger une glace ensemble, on allait faire le tour d'un musée avant de rentrer ensemble.

- Mon père est patron d'une grosse société d'import export. Il travaille beaucoup. Et il passe beaucoup de temps enfermé dans son bureau ici à diriger son entreprise à distance. Il n'avait pas pris de vacances depuis longtemps et jamais d'aussi longues alors il a un peu de mal à lâcher.

Je haussais distraitement les épaules, espérant clore ainsi le sujet de mon père. Ce n'était pas que je ne l'aimais pas, mais je n'avais pas la même relation avec lui qu'avec ma mère. Je n'étais pas proche de lui comme je l'étais d'elle. Nous n'arrivions pas à nous comprendre alors qu'avec ma mère il nous suffisait d'un regard, d'un sourire complice pour savoir que l'autre était sur la même longueur d'onde.

Je souris attendri, l'entendant me parler à nouveau de ses bien aimées plantes. Il semblait inarrêtable sur le sujet, un peu comme moi quand on me lançait à parler d'une oeuvre ou d'un artiste en particulier.

- Thym basilic pour être exacte. Et je ne me moquerais pas de toi. Tu es bien trop mignon quand tu parles comme ça.

Je lui souris alors que je me levais pour aller débarrasser notre table. J'insistais pour qu'il reste assis à table et qu'il me laisse faire. Je me contentais de mettre nos assiettes dans l'évier, me promettant de les laver plus tard quand il serait parti et avant que mes parents ne rentrent. Je ne voulais pas gâcher ce moment en faisant des corvées.

J'allais ouvrir le congélateur pour sortir deux pots de glace qu'il nous restait. Je pris le chocolat pour moi et souris en posant le pot de glace à la fraise devant lui.

- C'est un hasard. C'est ma mère qui a fait les courses en dernier.

Je lui tendis un bol et une cuillère pour qu'il puisse se servir. Je me mis une bonne portion de glace au chocolat dans le mien et piquais un peu de glace à la fraise avec un sourire malicieux.

- C'est ton grand père qui t'as transmis sa passion pour la botanique? Il travaillait là dedans?

Ce n'était pas vraiment commun comme passion. J'étais tombé dans l'art parce que j'avais suivi ma mère, qu'elle avait su me transmettre sa passion. Peut être que c'était son cas? Son grand père avait peut être été botaniste à une époque et il l'avait transmis à son petit fils. Je ne savais pas grand chose de la famille de Simon, à part que son père était né en Italie et qu'il avait une soeur.

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Mar 23 Aoû - 15:29

Simone Perri
J'ai 25 ans et je vis à Toronto, Canada. Dans la vie, je suis étudiant en thèse de botanique et de pomologie et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance inattendue, je suis en train de connaître ma première histoire d'amour et je le vis plutôt bien, même si j'ai encore du mal à y croire.
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« J’adore cette image. Et je t’y vois bien », dis-je, attendri à l’idée d’un petit Morgan au milieu des étudiants beaucoup plus âgés que lui, le visage abandonné dans le creux de la main, bercé et nourri par ce qu’il apprenait et qui le passionnait déjà. Ce n’était finalement pas étonnant qu’il ait lu tout Dante, qu’il ait en réserve tant de connaissances sur l’art et l’architecture. J’imaginais sans peine que ces expériences auprès de sa mère, dans ce cadre érudit et si adulte, était à l’origine de la grande maturité que je percevais chez lui. De cette aura si spéciale qu’il avait et qui m’avait toujours séduit.

« Ah oui, je vois. Le fait qu’il ait un travail aussi prenant, j’imagine que ça ne doit pas faciliter les choses entre eux… Mes parents aussi ont dédié leur vie à leur travail, peut-être aussi parce qu’ils n’avaient pas le choix, en tant qu’immigrés. Enfin, heureusement pour eux, ils ont toujours travaillé ensemble, et ça a eu pour effet de les souder encore plus. Mais du coup, avec mon frère et ma sœur, on peut dire qu’on a grandi autant dans la communauté italienne de Toronto qu’auprès d’eux », racontai-je à Morgan tout en terminant mon assiette. J’allais débarrasser, comme à mon habitude, mais il me retint et entreposa la vaisselle dans l’évier, avant d’apporter de la glace.

Je souris en entendant sa remarque. « De toute façon, tu ne pouvais pas connaître ma passion pour les glaces à la fraise avant aujourd’hui. À moins que tu lises dans mes pensées, mais… je ne crois pas que ce soit le cas », plaisantai-je avec un sourire maladroit, regrettant à demi d’avoir dit ça. Je faisais bien sûr référence au fait qu’il était passé à côté de tous les signes qui trahissaient mon attirance pour lui, mais je ne savais pas, à la réflexion, si c’était un sujet sensible ou si nous pouvions définitivement en rire. C’était pour moi un indice de plus que nous étions encore si jeunes dans notre relation, qu’il nous restait encore tant à connaître pour qu’une plus grande intimité puisse s’épanouir entre nous sans timidité. Mais même si j’avais parfois l’impression d’avancer sur un sol instable, si je cherchais encore mon équilibre dans cette danse nouvelle, j’aimais cette sensation. Je ne l’aurais échangée contre rien au monde.

Je me servis à son invitation et goûtai la glace à la fraise, souriant de le voir m’en prendre un peu. « Je vois que tu y as pris goût aussi ! » Je réfléchis un instant pour répondre à la question qu’il m’avait posée. « Oui, on peut dire ça, mais de manière indirecte au départ. Mon grand-père était régisseur d’une exploitation agricole, et il était aussi passionné de botanique. C’est lui qui a accumulé tous les ouvrages de notre bibliothèque sur le sujet. Il a confectionné certains des herbiers qui s’y trouvent, et il en a collectionné d’autres, avec des plantes non locales. Je ne crois pas qu’il m’ait beaucoup parlé de ça quand j’étais gamin, en tout cas les premières fois que je suis venu ici. Je suis tombé dessus par hasard tout seul, parce que j’adorais déjà passer du temps dans la bibliothèque. Et ça m’a complètement fasciné. Je ne saurais pas t’expliquer pourquoi… J’avais l’impression qu’un autre monde, un monde très exotique s’ouvrait à moi. Alors j’ai commencé à vouloir faire mes propres herbiers. Je les ai toujours, d’ailleurs. » Je terminai mon bol, léchant sur mes lèvres les dernières traces de crème glacée. « Et puis j’ai commencé à vouloir dessiner les plantes que j’avais mis dans mes herbiers, et voilà. Mais je te rassure, cette passion est restée étrangère à tout le monde dans ma famille », ajoutai-je à la fois pour le taquiner, pour le dispenser de s’y intéresser et pour me réconforter moi-même, d’une certaine façon, à l’idée que Morgan ne verrait sans doute jamais quel bonheur je pouvais bien retirer de cette obsession pour les plantes.

« Parfois j’ai regretté d’avoir grandi loin d’ici, loin de la campagne, dans un environnement très urbain. Peut-être que je me passionnais pour les plantes parce que je n’avais pas si souvent que ça l’occasion de me retrouver dans la nature. Aujourd’hui, j’essaye de me rattraper, de passer le plus de temps que je peux ici », repris-je. « Toi, la nature ne t’a jamais manqué, à Cambridge ? Ou peut-être que l’Angleterre est plus sauvage, plus rustique. » Je n’avais pas tout à fait conscience du paradoxe que représentait le fait de demander cela tout en vivant moi-même au Canada, c’est-à-dire aux portes des grands espaces qui faisaient rêver les écrivains et les explorateurs. Je n’avais jamais voyagé là-bas, je n’en avais jamais eu l’envie. La nature qui m’attirait était celle plus modeste, plus confidentielle et chaleureuse, à mes yeux, de la ruralité – celle des vallons courts, des pêches, des vignes et des blés qui poussent sous le soleil méridional.

Beloved
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Beloved
Mar 23 Aoû - 18:04

Morgan Hall
J'ai 18 ans et je vis à Cambridge, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant, bientôt aux Beaux Arts et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Nick Robinson

Je profitais de ce moment, de ces confidences qu'il me faisait dans l'intimité de cette cuisine. J'avais l'impression que nous étions seuls au monde. Plus rien n'existait à part nous deux. Je l'écoutais me parler de ses parents, de leur travail qui les avait rapproché à l'inverse de mes parents. Je m'imaginais un couple aimant, échangeant des gestes tendres, anodins pour eux, prenant soin de leurs enfants et leur donnant tout l'amour possible et je l'enviais.

Je lui souriais doucement alors qu'il me disait qu'il ne savait pas si j'étais capable de lire dans ses pensées. Je lui répondis doucement que je ne pensais pas. Ca aurait été bien plus simple certainement. Si j'avais pu comprendre ce qu'il ressentait plus tôt. Nous n'aurions pas perdu tout ce temps. Mais c'était ainsi, c'était notre histoire.

Je me perdais complètement dans sa conversation. Je l'écoutais me parler de sa passion pour la botanique, pour la nature et plus particulièrement pour la campagne italienne. Ce pays il l'avait dans le sang ça se voyait. Il en parlait avec tellement de passion. Le Canada était peut être son pays de naissance mais sa vraie terre elle était ici. Je le regardais, le trouvant si beau alors qu'il parlait ainsi, se léchant distraitement les lèvres sans se rendre compte de ce que ce petit geste faisait naitre en moi.

- Ce n'est pas la même chose qu'ici non. C'est plus... plus sauvage mais plus... vert foncé.

J'éclatais de rire doucement, ne sachant pas comment m'exprimer.

- C'est un pays plus sombre, plus dur. Ici tout est ensoleillé, tout est rayonnant. Comme si le pays tout entier scintillait. En Angleterre, il fait toujours plus gris qu'ici, plus sombre. La nature est belle mais plus sauvage et plus dur. Elle a forgé des hommes durs, des guerriers parce que le pays en lui même était dur. Ici... l'ambiance nous donne envie de nous laisser aller à la poésie, la peinture, l'art. Je comprends pourquoi les plus grands peintres sont nés dans cette région. Comment ne pas avoir envie de devenir artiste en voyant ces paysages?

Je m'arrêtais, souriant doucement. Il semblait que c'était à mon tour de me laisser aller, de me laisser emporter par ce qui me passionnait.

- On habite dans une maison en dehors de la ville, en pleine campagne. Je n'ai jamais vraiment ressenti ce manque comme tu dis. Mais c'est la première fois que je voyage en dehors de l'Angleterre et je dois dire que je ne suis vraiment pas déçu du voyage.

Je lui fis un petit sourire complice, espérant qu'il comprenait que je parlais de lui, de notre rencontre. Rien que pour ça, jamais je ne pourrais regretter les moments passés en Italie.

Je terminais ma glace, le regardant, sans réussir à perdre le sourire que j'avais au coin des lèvres. Je finis par parler, laissant les mots sortir sans que je ne m'en rende compte.

- J'ai tellement envie de t'embrasser...


June
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dolores June
June
Mer 24 Aoû - 14:53

Simone Perri
J'ai 25 ans et je vis à Toronto, Canada. Dans la vie, je suis étudiant en thèse de botanique et de pomologie et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance inattendue, je suis en train de connaître ma première histoire d'amour et je le vis plutôt bien, même si j'ai encore du mal à y croire.
xavier serrano (c) cosmic light
Je m’apprêtais à écouter sa réponse avec sérieux, mais je ne pus m’empêcher de rire avec lui quand il hésita les mots à employer, lui disant quand même que je voyais très bien ce qu’il voulait dire. Puis je l’écoutai parler de l’Angleterre et de l’Italie, retrouvant dans ses propos une dichotomie similaire à celle que je ressentais entre mes deux pays. « J’aime tant la façon dont tu parles de l’Italie. C’est exactement ça. » J’avais un sourire radieux, la sensation que nous nous comprenions si bien. Elle semblait éclairer la vie tout entière et balayer les obstacles jusqu’à l’horizon.

Puis Morgan me parla de l’endroit où il habitait, à côté de Cambridge, du fait que c’était la première fois qu’il voyageait. « Je suis heureux que l’Italie te plaise. » C’était absurde : je disais ça comme si je pouvais en retirer une sorte de fierté personnelle… Ou peut-être étais-je simplement heureux de pouvoir partager ça avec lui. « Et il y a tant de choses à y voir… » Je poussai un léger soupir, soudain débordé par la pensée de tous les lieux où je voulais aller. Ce n’est qu’à ce moment-là que je remarquai la persistance de son sourire, que je me remémorai ce qu’il avait dit pour comprendre enfin ce qu’il sous-entendait. Je me sentis à la fois charmé et idiot d’avoir répondu à côté. Je baissai la tête vers mon bol vide, sentant le rouge me monter aux joues.

Je la relevai quand j’entendis ce qu’il me dit, sentant mon cœur battre plus vite. Je le regardai dans les yeux, quelques secondes passèrent, tendues, interminables. Je posai mon regard sur ses lèvres, me penchant déjà insensiblement au-dessus de la table. J’avais, sans m’en rendre compte, arrêté de sourire, comme si l’embrasser était la chose la plus sérieuse au monde, comme si toute mon attention, toute ma concentration étaient requises ; je devenais incapable de quoi que ce soit d’autre, captivé, hypnotisé par ses lèvres. Je fermai les yeux au moment où je les rencontrai. Elles étaient fraîches, avec encore un léger goût de chocolat.

Ce n’était quand même pas la configuration la plus pratique pour s’embrasser, avec la table entre nous, alors je finis par sourire tout contre ses lèvres, avant de les quitter à regret, m’asseyant un peu maladroitement dans ma chaise. « Tu sais que… tu peux le faire. Quand tu veux. Ne t’en prive pas, s’il te plaît », ajoutai-je avec un sourire à la fois espiègle et un peu intimidé, car c’était une demande plus sérieuse qu’il n’y paraissait. La vérité, c’est que j’aurais pu passer des heures à l’embrasser. Mais j’avais peur de paraître trop pressant, et peut-être, plus encore, j’avais peur de le lasser.

Je rassemblai nos deux bols et nos cuillères, presque sans m’en rendre compte – c’était plus fort que moi, et je ressentais le besoin d’occuper mes mains pour oublier mon impression de fragilité passagère, tout comme mon envie de l’embrasser encore. Je n’oubliais pas que nous étions chez ses parents et que ceux-ci pouvaient arriver à tout moment. Je me levai, allant déposer la vaisselle à côté de l’évier déjà bien rempli. Puis je me retournai vers Morgan. « Tu me ferais visiter un peu ? J’ai toujours connu cette maison de l’extérieur, je suis curieux de la découvrir de l’intérieur », dis-je, même si j’avais surtout envie de me familiariser avec le lieu où il vivait.

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Parce que c'était lui, parce que c'était moi
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