Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Parce que c'était lui, parce que c'était moi

Beloved
Messages : 3977
Date d'inscription : 10/07/2018
Crédits : .

Univers fétiche : City, dérivé de films/séries/livres
Préférence de jeu : Homme
allo
Beloved
Jeu 4 Aoû - 13:24

Morgan Hall
J'ai 18 ans et je vis à Cambridge, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant, bientôt aux Beaux Arts et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Nick Robinson

Je ne savais pas vraiment à quoi je m'étais attendu comme réaction de sa part en voyant mon dessin. Dans la meilleure option il me disait qu'il trouvait ça bien, que j'avais un peu de talent et qu'il était touché. Dans l'option plus probable et moins agréable, on enchainait sur un long silence gêné avant qu'il bredouille que c'était joli sans en penser un seul mot. Mais à aucun moment je n'avais cru qu'il aurait cette réaction là. J'avais du mal à la comprendre d'ailleurs. Je ne savais pas pourquoi il me disait ça. C'était... j'étais.. enfin... ça me semblait un peu démesuré. Je n'en méritais pas autant ça c'était clair.

C'était moi pour le coup qui était gêné et qui ne savait plus où me mettre. Je le regardais, m'agitant un peu mal à l'aise.

- Oui... enfin... je ne suis qu'un jeune un peu paumé... et toi... enfin... tu te sens... enfin... ça fait du bien de pouvoir admettre qui on est...

Je récupérais mon bloc, le retirant doucement de ses mains pour le ranger dans mon sac.

- Ce ne sont que quelques gribouillages. J'en ai un peu trop de ce genre. C'était... une façon d'essayer de me sortir de la tête parce que... je n'arrêtais pas de penser à toi. Mais ça ne marchait pas vraiment.

Je lui fis un léger sourire avant de détourner rapidement le regard. Je me sentais mal à l'aise dans cette situation. Je ne pensais pas mériter tout ce qu'il venait de me dire. C'était sa première relation où il s'assumait un petit peu, c'était sûrement pour ça que ça lui faisait cet effet. Ce n'était pas particulièrement du à moi. C'était la situation qu'on vivait qui lui faisait ressentir ce sentiment de liberté, d'être enfin lui même, de ne plus être mort.

- On... on continue de se balader?

Je voulais changer de sujet et vite. Ca me mettait mal à l'aise tout ça. Je n'avais pas le sentiment d'être si particulier que ça. Je lui avais dit, à côté de lui je n'étais qu'un gamin, un peu paumé d'ailleurs. Alors que lui, c'était un adulte, un homme fait qui était entrain d'écrire sa thèse, qui avait déjà vécu tout une vie avant moi. Comment pourrais je être à la hauteur alors qu'il était le premier que j'embrassais à dix huit ans?

June
Messages : 3061
Date d'inscription : 02/03/2017
Région : Île-de-france
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Univers fétiche : Réel, fantastique
Préférence de jeu : Les deux
dolores June
June
Ven 5 Aoû - 13:56

Simone Perri
J'ai 25 ans et je vis à Toronto, Canada. Dans la vie, je suis étudiant en thèse de botanique et de pomologie et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance inattendue, je suis en train de connaître ma première histoire d'amour et je le vis plutôt bien, même si j'ai encore du mal à y croire.
xavier serrano (c) cosmic light
Passagèrement, je me sentis seul à nouveau. Ce n’était pas la même solitude, cette fois c’était seulement la sensation que ce que je ressentais lui était inaccessible. Son écoute était l’une de ses qualités, comme il l’avait déjà laissé entendre, mais il y avait sans doute des limites à ce qu’il pouvait comprendre, à l’empathie qu’il pouvait éprouver pour autrui. Je ne pouvais pas m’attendre à ce qu’il comprenne ce que je ne comprenais encore moi-même que très mal. J’étais seul face à mes émotions, comme un enfant qui ne sait pas encore comment les administrer ; j’apprendrais.

Je laissai passer sur moi ce bouleversement, regagnant peu à peu sur le serrement de mon cœur, reprenant ma forme habituelle. Mais je gardai dans un coin de ma tête l’intensité de ce que je venais de ressentir, comme une donnée trop complexe que l’on ne pourra traiter que plus tard, au calme, en possession de toute sa rationalité. Je souris, d’un sourire encore un peu feint qui ne tarderait pas à devenir réel ; j’acquiesçai quand il me demanda si nous continuions à nous balader – autrement dit, si nous pouvions passer à autre chose. Je m’absorbai dans la dégustation de la fin de ma glace, reprenant la promenade d’un pas lent. « C’est très beau, en tout cas », finis-je par dire pour rompre le silence qui pesait sur nous. « Merci de me l’avoir montré. » J’étais sincère, et sincèrement touché par la qualité de son trait.

Nous sortîmes de la Via del Borgo pour redescendre dans les petites ruelles à l’air libre. L’ombre s’allongeait sur le village à mesure que l’après-midi passait, sereine. Il y avait un peu plus d’animation à cette heure plus tardive ; les gens commençaient à sortir, à improviser des terrasses où se retrouver pour boire un verre, l’italien affable se répandait dans les rues comme une couleur plus chaude encore que celle des façades des maisons. L’humeur à la fête qui se respirait maintenant dans l’air commençait de me gagner, chassant loin de moi l’heureuse douleur que j’avais ressentie. L’arrivée du soir, en Émilie-Romagne, était toujours comme une fête. Jamais la condamnation oppressante de la fin du jour qui ailleurs paraissait toujours un peu déprimante.

Je commençai de me tourner de nouveau vers Morgan, attrapant son regard dans le mien à défaut de pouvoir prendre sa main. Je lui souriais pour lui dire que c’était passé, que je ne reviendrais pas sur le sujet, qu’il pouvait se détendre maintenant. « J’aimerais beaucoup te dessiner aussi », dis-je d’une voix douce et raffermie. « J’ai dessiné Olmatello pour me souvenir du moment que nous y avons passé… la première fois », ajoutai-je, car notre deuxième rencontre sous les pins avait été tout autre ; bien qu’elle se fût soldée par un baiser aussi espéré qu’inattendu, je n’en gardais pas un souvenir aussi apaisé et simple, souverainement ample et beau, que la première fois. « Mais je n’ai jamais essayé de faire des portraits. Tu m’apprendras ? » demandai-je, les yeux brillants, songeant que c’était là une si belle occasion de nous revoir et d’explorer un nouveau lieu de notre intimité.

*

Le temps s’égrena lentement, au rythme de notre promenade et de notre conversation ; le ciel pâlissait tandis que dorait la ville et il finit par se faire tard. Les éclats des voix et des rires remplissaient maintenant fermement l’espace de la rue, et nous étions à un carrefour : il me semblait que nous avions le choix entre adopter le flux des passants qui s’écoulait jusqu’aux terrasses, où nous pouvions nous asseoir pour boire un verre, ou décider que nous avions besoin de calme, et regagner la voiture. Je proposai l’alternative à Morgan, lui demandant ce qu’il préférait faire. Les deux options pesaient pour moi équitablement dans la balance ; je me sentais prêt à me laisser gagner par l’une comme par l’autre. Prêt à tout, comme au début des vacances où rien n’est advenu et tout encore possible.

Parce que c'était lui, parce que c'était moi
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