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 Les portes du pénitencier, bientôt vont se fermer... [ft. Nemo]

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 1222
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 27
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - Fantasy - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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vol de nez

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

TW Violences - langage grossier - milieu carcéral

Minnie Bolen est une jeune infirmière qui a été embauchée dans le pénitencier de North Rivers, dans la ville de Santana en Arizona. Minnie a quitté le même genre de patelin où elle vivait une vie plutôt ennuyeuse pour ne pas dire pitoyable. Elle espérait connaitre un peu de nouveauté en allant dans une ville plus grande, mais faut croire qu'un patelin reste un patelin, qu'il soit plus grand ou non.
Heureusement pour elle, Minnie allait faire la rencontre d'un détenu qui n'allait pas la laisser indifférente. Il lui fera voir le monde pénitencier d'une autre façon, il va même pour ainsi dire, changer radicalement sa vie. Pour le meilleur et le pire. Est-ce qu'elle le veut, est-ce qu'elle est prête. Peu importe, Minnie est sur le point de vivre l'aventure la plus excitante et la plus palpitante des aventures de sa vie. Saura-t-elle saisir cette occasion de mettre un peu de piment de sa vie.

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Minerva Bolen
J'ai 25 ans et je vis à Santana, Arizona. Dans la vie, je suis une jeune infirmière et je m'en sors assez bien en théorie. Sinon, à cause d'une éducation campagnarde moyenâgeuse, je suis en couple avec un plouc et je le vis plutôt ....bhein disons que c'est toujours mieux que rien dans cette ville.


Les portes du pénitencier, bientôt vont se fermer... [ft. Nemo] Fc2bb01434de65210e4d899632f80a077fc95803
Minnie est née à Bouzeville, le genre de ville où tout le monde se connait et où tout le monde est stupide. Springfield, voilà, c'est comme si Minnie était née à Springfield. Et pas chez les Simpson, non, elle elle n'a pas eu de chance. Elle serait plutôt née chez les Spuckler, cette famille d'arriérés consanguins. Mis à part ça, sa vie ressemblait vraiment au genre de vie qu'elle aurait mené à Springfield, elle a eu les mêmes amis de la maternelle à la fin du lycée, elle est sortie avec les mêmes garçons que ses copines parce qu'elle n'avait pas vraiment l'embarras du choix et son école élémentaire n'était clairement pas destinée à nous préparer pour un poste au Capitole, alors Minnie a décidé d'être infirmière. Un métier plutôt réalisable pour une bouseuse comme elle et qui ne nécessite pas de mettre un organe en hypothèque pour y parvenir.

Après avoir été plus que déçue à Bouzeville, Minnie a réuni tout son courage pour partir sans se retourner ! Elle s'est dit que Patelinville serait sans doute mieux que tout ce qu'elle a connu jusqu'à présent... Elle a eu tort. Patelinville est juste une ville comme Bouzeville mais en un peu plus chic. Enfin si plus chic veut juste dire ne pas trouver des clodos dans les salles de cinémas, alors oui elle est plus chic.
Ici, Minnie s'est trouvée un appartement puis elle a connu Bobby. Bobby n'est pas l'homme de ses rêves, mais il n'est pas aussi arriéré que les autres bourrins qui sont venus lui faire la cour. Tous les muscles et rien dans la tête...... Voilà ce qu'elle a toujours connu. Minnie sait s'en contenter, après tout elle n'a jamais espéré mieux que ce qu'elle avait déjà, le mieux c'est pour les autres, ce n'est pas pour elle. Aussi, malgré une vie clairement pourrie, elle reste une jeune femme sympathique, souriante et serviable.

Nouvelle ville, nouvel appart, nouveau mec et bien sûr, nouveau job. Après avoir reçu son diplôme d'infirmière, Minnie a été acceptée comme infirmière dans le pénitencier de Santana à la sortie de la ville. La jeune femme était loin de se douter que sa vie allait basculer à tout jamais le jour où les énormes grilles de la prison se sont refermées derrière elle pour la première fois.

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Ella Purnell :copyright:️ Nympheas - Google

"Mademoiselle Bolen ?"

J'attendais patiemment dans le couloir devant le bureau du directeur de la prison quand tout à coup il ouvrit la porte et demanda après moi.

"Oui je suis là !"
"Vous pouvez entrer."

Je me lève rapidement, lui fait un signe de tête pour le remercier puis entre dans son bureau qu'il referme derrière nous.

"Asseyez-vous. Alors, je vois que vous venez obtenir votre diplôme, mais vous n'avez aucune expérience. Ni dans le domaine médical ni dans le secteur pénitencier, je me trompe ?"

J'avale ma salive tellement je me sens stressée. Je n'avais pas envie de bosser ici, mais il fallait bien que je gagne mon pain, pourtant, maintenant que je ne suis qu'à quelques minutes d'obtenir ce poste, j'ai vraiment envie de réussir.

"Heu...non, non, c'est ça. Je n'ai pas d'expérience professionnelle, mais vous savez, je viens d'une petite ville donc les taulards, je suis plutôt habituée. Mes parents ont eu même eu droit à quelques petits séjours en prison…"

Je baisse la tête honteusement, me rendant compte que ce ne serait peut-être pas à mon avantage de lui dire tout ça.

"Je vois, vous revenez donc de loin. Écoutez, j'ai peur que vous ne soyez pas assez forte psychologiquement pour ce genre de travail. Ne le prenez pas mal, mais vous êtes déjà bien trop mignonne et trop douce, ils vont vous dévorer. S'ils ne vous plantent pas pour essayer de s'échapper."
"Seigneur..."

Je pose une main sur mon cœur en ressentant un courant d'air frais me glacer la colonne vertébrale.

"Je vous assure que même Dieu a oublié cet endroit, mademoiselle Bolen."

Il se lève pour me signaler que mon entretien est terminé.

"Attendez, je....j'ai vraiment besoin de ce travail... laissez-moi.... je ne sais pas, une période d'essai ? S'il vous plait..."

Il soupire avant de retirer ses lunettes et de se frotter les yeux. Je le regarde attentivement, me disant qu'il cherche sans doute une façon aimable de me dire de rentrer chez moi...

"D'accord, je vous laisse un mois d'essai. De toute façon, nous avons besoin d'une infirmière urgemment, inutile de vous expliquer pourquoi la dernière a dû nous quitter. Pouvez-vous commencer dès demain ?"

Je bondis de ma chaise et lui serre la main si vigoureusement que tout son bras gigote.

"Oh oui ! Merci monsieur Wright ! Vous ne le regretterez pas ! Merci, merci infiniment !"

J'ai rapidement quitté le bureau du directeur pour appeler Bobby et lui annoncer la bonne nouvelle. Comme d'habitude, il était déjà bourré alors qu'il est seulement quatorze heures.

"Tu pourrais pas lâcher ta bière et faire semblant d'être heureux pour moi ?!"
"Heureux de quoi, tu vas soigner les bobos de pourritures qui attendent juste leur tour dans le couloir de la mort, je vois pas de quoi tu pourrais être fière."

On s'est disputés puis j'ai raccroché... Quelle ordure ! Les prisonniers ne sont pas tous là pour les mêmes raisons, ils ne méritent pas tous la mort ! Seulement, on est dans les états du sud et peu d'entre eux ont aboli la peine de mort... Et de toute façon, peine de mort ou pas, t'es quand même pas à l'abri de pas sortir d'ici entre quatre planches… Les prisonniers savent se montrer impitoyables entre eux... J'en tremble d'effroi en regagnant ma voiture. Un dernier regard vers le pénitencier, dès demain je serai l'infirmière Minerva Bolen. Malgré tout, je ne peux m'empêcher de sourire.


***


Une semaine, cela fait une semaine que je suis la nouvelle infirmière de North Rivers. J'ai rencontré quasiment tous les détenus, sauf ceux qui sont au trou. Tous ceux qui ont été arrêté pour violences quelconques faites aux femmes ont dû être attachés et accompagnés de gardes. Je trouve ça barbare, mais il en va de ma propre sécurité alors… qu'est-ce que je peux y faire ?!

Malgré tout, je me montre toujours gentille et respectueuse envers eux. Après tout, je ne les connais pas, je ne connais même pas leurs crimes, car je ne suis pas habilitée à regarder leur dossier. Y'a quand même des bruits qui courent et je connais la réputation de certains détenus, mais je fais mine de rien quand ils sont en face de moi. Je pense que pour certain, ça leur fait du bien de parler normalement à quelqu'un qui ne les prend pas pour des déchets. Enfin, c'est ce que je pense ou plutôt ce que j'espère.

Ma matinée se termine tranquillement, je commence à organiser l'infirmerie. J'organise mes dossiers, je note toutes les allergies, les antécédents médicaux. Il faut que je connaisse la santé de ces hommes par cœur. Je ne dois rien négliger, je veux être rigoureuse et efficace dans mon travail. Je prouverais à monsieur Wright que je serais à la hauteur.

"Minerva ?"

Je lève la tête de mes dossiers.

"Oh, monsieur Wright, entrez je vous en prie !"
"Je ne vais pas rester longtemps, je voulais juste vous informer qu'un nouveau détenu est arrivé hier soir, il vous sera envoyé dans l'après midi pour que vous puissiez préparer sa fiche de santé."
"Très bien monsieur. Oh et vous savez, vous pouvez m'appeler Minnie."

Je lui offre mon plus beau sourire quand lui se contente d'arquer un sourcil désapprobateur, en silence. Il quitte la pièce et je pose mon front contre le clavier de mon ordi.

"Merde, il doit vraiment croire que je vais finir par craquer..... Mais je ne craquerais pas. Oh non, je tiendrais bon, il ne sait pas de quel bois je me chauffe."

Je prends ma pause dej à l'infirmerie, je n'ai pas envie de perdre du temps sur mon travail. Sans compter que je dois modifier tout ce que l'ancienne infirmière avait fait avant moi. Je suis quasiment sur la fin, mais je ne veux pas me laisser aller sinon je ne finirais jamais.
Pendant mon dessert, on m'amène d'urgence un détenu.

"Minnie, vite !"

Me dit Tony le garde, plutôt gentil bien que pas vraiment compatissant.

"Wow ! Qu'est-ce qu'il a ?!"

Quand le blessé ensanglanté entre à l'infirmerie, j'en lâche mon yaourt au chocolat ! Je l'installe sur le lit médical pour l'examiner pendant que Tony me raconte ce qu'il s'est passé.

"Bagarre de détenus, classique. Il s'est fait poignarder je crois."

Mouais, comme je vous l'ai dit, pas super compatissant.

"Je crois que c'est le détenu 62223. C'est ça, hein ? Donne-nous ton numéro !"
"Arrêtez ! Je sais qui il est, il s'appelle William Burt."

Sa fiche me revient en tête, pas d'allergie à des médicaments, pas d'antécédents médicaux.

"Ok Bill, je vais m'occuper de vous, ça risque d'être douloureux, mais vous devez vous laisser faire."

Je commence à découper sa tenue pour désinfecter sa plaie. Je n'ai pas beaucoup d'anesthésiant, car ils sont considérés comme des drogues et je pense que ça n'en dérange pas certains que les détenus souffrent le martyr…
Moi, je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à être un monstre de froideur face à eux, ils restent des êtres humains même s'ils ont fait des choses abominables que je ne cautionne pas, quand ils sont dans mon bureau en tout cas ils me disent bonjour, merci et au revoir… Je commence à comprendre la charge psychologique dont le directeur me parlait...

Vingt minutes plus tard, Bill était recousu et se reposait dans le lit. Encore vingt minutes plus tard, il était reconduit dans sa cellule. Je prévins Tony :

"Je retournerais voir sa blessure avant de partir pour voir si elle réagit bien, si elle n'est pas infectée. Je renouvellerai le processus en arrivant demain."
"Boarf, vous savez mamzelle Minnie, vous donnez pas tout ce mal, si ça se trouve il sera mort dans une semaine buté par l'un de ses collègues, alors bon."

Je fronce les sourcils et décide de ne rien répondre à cette connerie. Je laisse Tony partir et ferme la porte de l'infirmerie derrière lui. Je retourne à mon bureau, mais la tranquillité ne fut que de courte durée. Toc toc toc.

"Entrez."
"Bonjour, mamzelle Bolen, je vous amène le nouveau détenu."
"Ah oui, le directeur m'en a parlé. Laissez le entrer."

Le garde pousse le détenu à l'intérieur et je fronce les sourcils. Décidément il n'y en a pas un pour rattraper l'autre...

"Asseyez-vous, je vous en prie."

Je sors une fiche de renseignement de mon tiroir de bureau.

"Alors, je me présente, je m'appelle Minerva Bolen, mais vous pouvez m'appeler Minnie." Je lui offre mon plus beau sourire pour le mettre en confiance. "Je vais d'abord commencer par remplir votre fiche, donc j'aurais besoin de votre nom, prénom, date de naissance, groupe sanguin, numéro de détenu et..." Je lis ma fiche. "....si vous avez des antécédents médicaux ou allergies quelconques. Par exemple, du diabète dans la famille ? Problème de cœur ? Allergie aux arachides ? À un certain médicament ?"

J'attends qu'il me donne toutes les informations dont j'ai besoin avant que je commence à l'ausculter. À y regarder de plus près, le détenu était plutôt séduisant. Surement un arnaqueur. Mais il avait l'être sorti d'une sacrée bagarre !

"Oh mon Dieu, je n'avais pas vu votre visage !"

Je me lève de mon bureau pour prendre des compresses et de la glace pour en mettre sur son visage gonflé. Je sais que même si je lui demande qui a fait ça, il ne me le dira pas, alors autant poser des questions utiles.

"Vous avez ça depuis longtemps ? Vous sentez que vous avez quelque chose de cassé ?"

Je m'occupe de lui avec toute la bienveillance que j'ai en moi, je sais que je suis douce et délicate. Le genre d'attention qui doivent bien leur manquer quand ils sont dans leur cellule aussi large que des toilettes.
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Nemo
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UNIVERS FÉTICHE : Réel - fantastique - futuriste
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Noob

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un changement trop radical
fiche de nate parsons
Le tintement des clés dans la serrure me sort de ma léthargie. Cela fait bien longtemps maintenant que ce son me donne des frissons. Des frissons d’excitations. Chaque tour de clé dans la serrure m’offre une opportunité de frapper et de les retrouver. À chaque pas que le gardien fait, une question résonne dans mon esprit. Maintenant ?
Un tintement plus proche se fait entendre : si c’est le moment, c’est maintenant.

On ouvre la porte, laissant un trait de lumière pénétrer dans le cachot obscur. Ils sont deux. Je baisse les yeux au sol. Ce n’était donc pas le moment.
L’un des deux gardiens vient dans mon dos pour me lever. Enfin, je vais sortir d’ici.

Cela fait plusieurs mois que je suis au trou, je le sens. J’ai perdu toute notion du temps, mais mon horloge biologique m’indique que cela fait au moins deux mois. Un cube plongé dans l’obscurité et le silence, sans aucune visite à l’exception de celle des veilleurs qui venait me donner les plateaux repas. Un cauchemar dans lequel ne rien faire représente la moitié des activités réalisées. Penser péjorativement et s’accabler font partie de la seconde moitié.
Tout ceci à cause d’une simple phrase.
Phrase à laquelle je ne préfère pas repenser.
J’ai agressé le colporteur de l’information avec ma cuiller en plastique. Quand on possède la haine et la douleur que j’ai ressenti à cet instant, cuiller en métal ou en plastique, il n’y a pas de différence. L’ai-je tué ? Je ne sais plus. Je ne crois pas, je le saurais. Je l’ai bien saigné en tout cas. Un animal enragé, voilà ce que j’étais devenu durant ces quelques secondes.

Au passage de la porte blindée vers le couloir lumineux, mes yeux deviennent aveugles. Escorté par deux gorilles, le dos vouté et les jambes molles, je garde le silence. J’ai beaucoup appris durant ces mois en enfer. On ne récolte que ce que l’on sème et j’ai eu ma pitance. Mourir n’est rien comparé à tout ceci, passer deux mois éteint de toute vie dans un cachot ne représente même pas le tiers de tout ceci.
Tout ceci.

Je tuerai de mes propres mains le responsable.

***

« Adieu mon pote. Meurs digne. »

Je lance un regard à la fois interrogatif et amusé. C’est bon de revoir des visages familiers. Apparemment, pas pour longtemps. Où m’emmène-t-on ? À la mort ? Je lui réponds par un simple hochement de tête.
Si seulement je n’avais pas été menotté à cet instant, si seulement mes rétines s’étaient accoutumées à la lumière plus rapidement. Si seulement les gorilles qui m’escortaient avaient été un peu moins cons… Une masse sombre et rapide fonça sur moi et m’écrasa sur le béton, me coupant totalement le souffle. Dans l’incapacité de me relever ou de me défendre, je rabattis mes cuisses et mon visage contre ma poitrine, évitant que les coups soient portés sur les zones les plus sensibles. Ma joue prit néanmoins un coup, ce qui me sonna complètement. Il y avait longtemps que je n’avais pas connu ce genre de douleur. Malgré tout, deux mois isolés dans un cachot est plutôt positif pour le corps. Alors que je me demandais ce que foutais ces salopards de gardes, les coups cessèrent et l’on me releva, non sans brutalité.
Une fois debout, je tousse et crache du sang au sol, puis pose les yeux sur les responsables de ce bordel. Un sourire carnassier se forme sur mes lèvres. Toi… Celui-là même qui avait connu la sensation d’une cuiller en plastique dans la poitrine. Un rire fugace mais empli de toux résonne en moi.

Quelques minutes plus tard, mon escorte et moi-même passons les grilles de la prison. On me fait monter dans une camionnette blindée. Quelques bribes de conversations, des rires et le bruit d’un moteur qui démarre, et nous voilà parti Dieu sait où.

« - Je peux savoir où vous m’emmenez ? Demandé-je avec un peu d’appréhension dans la voix. C’est la première fois que je parle depuis mon excès de colère.
- Loin d’ici.
- C’est-à-dire ?
- Au centre pénitencier de North Rivers, en Arizona. »


Oh.
La pilule est difficile à avaler. Je me fous de partir de l’Arkansas. C’est simplement que je connais Will, et je sais très bien ce qu’il va se passer dans peu de temps.

« Et mes affaires ? »

L’un des gardes armés me montre un sac noir du menton. Soulagé de voir que le peu d’effets personnels que je possède sont toujours en ma possession, je respire un peu. Ma joue droite me lance abominablement et une migraine commence à me prendre la tête.

« - J’imagine que réclamer un médoc c’est trop demander ?
- T’imagines bien. »


***

L’arrivée à North Rivers se fit dans l’ignorance absolue, à quelques regards noirs près, propres à certains types de détenus. Après les interminables obligations administratives, on me présenta la cellule que j’allais occuper en compagnie d’un autre détenu, absent pour le moment.
Assis sur la couchette, je prends le temps de m’installer et de sortir les quelques affaires du sac. Un portrait de ma mère que je prends soin de poser délicatement sous mon oreiller. Quelques livres cornés et autres babioles sans grande importance.
Il s’écoule peut-être deux heures quand un garde ouvre la porte de ma cellule. « Visite médicale. » Je soupire en laissant ma tête s’écrouler légèrement en arrière. Il va falloir parler, discuter pour ne rien dire. Tout ce que je déteste.

Je précède l’homme qui me guide jusqu’à un bureau gris et manquant cruellement de vie. La jeune femme à l’intérieur dénote complètement du lieu. Brune, pleine d’entrain et de joie de vivre, souriante. Qu’est-ce qu’elle fout ici ?
Je suis ses indications en soupirant et m’assoie en face d’elle, les mains toujours menottées et le surveillant dans mon dos. J’écoute sa voix fluette et mélodieuse, l’œil vitreux. Je ne sais pas si ça me manquait ou si ça m’horripile. Le silence n’était pas si mélodieux, lui.
Beaucoup de questions me semblant totalement inutiles s’enchaînent. C’est à mon tour. Vais-je y arriver ? Ma bouche est pâteuse et me souvenir de toutes ces informations me prend la tête. Je parle lentement d’une voix tout-à-fait monotone.

« Nate Parsons, 14 mars 1985, n°81666. J’ai le sang rouge et cette info m’a suffi, j’en sais pas plus. Pas de problème médicaux à part une batterie qui me martèle la tronche actuellement. Des problèmes de cœur oui, mais pas qui vous concernent. »

Un léger sourire provocateur s’installe sur le coin de mes lèvres. Finalement, certaines choses m’avaient manqué.

Je pouffe légèrement en soufflant du nez quand j’entends sa découverte.

« Ah merde, c’est dommage pour quelqu’un qui s’apprête à me soigner. »

Même si je ne le montre pas, j’appréhende énormément le fait qu’elle s’approche de moi et qu’elle me touche. Le visage, qui plus est. Je recule contre le dossier de la chaise, sans vraiment m’en rendre compte. Le contact est très froid mais il soulage la douleur qui irradie mes tempes et ma mâchoire. Elle est étonnamment délicate et ça me fait froid dans le dos. Ces dernières années, les seules personnes qui me touchaient le visage laissaient un hématome ou un nez cassé.
J’expire nerveusement en raclant ma gorge.

« Certaines personnes n’apprécient pas qu’on les plante avec une cuiller en plastique. »

Cette explication valait tout l’or du monde.

« Non. Juste une migraine. »

Ces connards devaient être si déçus. Déçus d’apprendre qu’ils ne me reverraient plus avant longtemps. La prochaine fois que je croiserai leur face de rat, je serai du bon côté des barreaux, un sourire vengeur et une lueur destructrice dans les yeux. Je leur ferais vivre ce qu’ils m’ont fait endurer au centuple.

L’infirmière s’acharne maintenant sur mon crâne.

« J’ai pas besoin de tant d’attention, gamine, j’ai connu moins de soin pour beaucoup plus que ça. »

Et ma cuisse me fait parfois encore terriblement souffrir.
La vérité c’est que plus le temps passe, plus je suis mal à l’aise.
Lâche-moi, avant que ce soit mes nerfs. Lâche-moi.
Tout de suite.


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
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Minnie est née à Bouzeville, le genre de ville où tout le monde se connait et où tout le monde est stupide. Springfield, voilà, c'est comme si Minnie était née à Springfield. Et pas chez les Simpson, non, elle elle n'a pas eu de chance. Elle serait plutôt née chez les Spuckler, cette famille d'arriérés consanguins. Mis à part ça, sa vie ressemblait vraiment au genre de vie qu'elle aurait mené à Springfield, elle a eu les mêmes amis de la maternelle à la fin du lycée, elle est sortie avec les mêmes garçons que ses copines parce qu'elle n'avait pas vraiment l'embarras du choix et son école élémentaire n'était clairement pas destinée à nous préparer pour un poste au Capitole, alors Minnie a décidé d'être infirmière. Un métier plutôt réalisable pour une bouseuse comme elle et qui ne nécessite pas de mettre un organe en hypothèque pour y parvenir.

Après avoir été plus que déçue à Bouzeville, Minnie a réuni tout son courage pour partir sans se retourner ! Elle s'est dit que Patelinville serait sans doute mieux que tout ce qu'elle a connu jusqu'à présent... Elle a eu tort. Patelinville est juste une ville comme Bouzeville mais en un peu plus chic. Enfin si plus chic veut juste dire ne pas trouver des clodos dans les salles de cinémas, alors oui elle est plus chic.
Ici, Minnie s'est trouvée un appartement puis elle a connu Bobby. Bobby n'est pas l'homme de ses rêves, mais il n'est pas aussi arriéré que les autres bourrins qui sont venus lui faire la cour. Tous les muscles et rien dans la tête...... Voilà ce qu'elle a toujours connu. Minnie sait s'en contenter, après tout elle n'a jamais espéré mieux que ce qu'elle avait déjà, le mieux c'est pour les autres, ce n'est pas pour elle. Aussi, malgré une vie clairement pourrie, elle reste une jeune femme sympathique, souriante et serviable.

Nouvelle ville, nouvel appart, nouveau mec et bien sûr, nouveau job. Après avoir reçu son diplôme d'infirmière, Minnie a été acceptée comme infirmière dans le pénitencier de Santana à la sortie de la ville. La jeune femme était loin de se douter que sa vie allait basculer à tout jamais le jour où les énormes grilles de la prison se sont refermées derrière elle pour la première fois.

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Ella Purnell :copyright:️ Nympheas - Google

J'avoue que j'ai commencé à écrire ses informations sans prendre le temps de le regarder. Je notais chaque info qu'il me donnait minutieusement sur sa fiche. Nate Parsons. Je n'aime pas appeler les détenus par leur numéro... C'est noté.

"Hum hum."

Est tout ce qui sort de ma bouche pendant que je note puis quand il parle de ses peines de cœur, mon stylo s'arrête et je rougis légèrement. Je prends, cette fois, le temps de relever les yeux pour le regarder et c'est là que je remarque enfin son état. Je bondis de ma chaise pour commencer à lui apporter des soins. Je m'occupe de lui rapidement, mais délicatement, je tente de ne pas lui faire mal, de ne pas le brusquer. Je voudrais que mes gestes soient presque tendre pour qu'il sache qu'ici il y aura toujours quelqu'un pour le traiter comme un être humain. Même si ce ne sera que de courte durée.

Ma main reste en suspend au-dessus de son visage avec ma compresse quand il m'explique la raison de son état. Je n'ajoute rien, déjà parce que je suis bien trop choquée parce que je viens d'apprendre, mais aussi puisque je suppose qu'il n'y a rien à ajouter. Je ne suis pas là pour lui faire la morale, mais pour le soigner. Et....je n'ai pas envie de connaitre les détails horrible de cette boucherie à la petite cuillère, aussi, je préfère ne pas relever.

D'une main un peu plus tremblante, je recommence à le soigner. Seigneur, c'est donc ça la vie en prison ? Prendre le risque de mourir à cause d'une petite cuillère en plastique qu'on donne aux enfants pour les sorties scolaires ?! La vie d'un être humain n'a donc aucune valeur ici ?! Je me mords la lèvre discrètement pour tenter de dissimuler toute trace d'émotion ou de sensibilité. Je dois être douce, mais je ne dois pas leur montrer que j'ai de la peine pour eux, je ne veux pas qu'ils prennent ça pour de la pitié.

Je continue de lui prodiguer mes soins quand je sens qu'il commence à perdre patience. J'arque un sourcil quand il m'appelle gamine. Je dois reconnaître qu'il est plus âgé que moi, mais ça ne lui donne pas le droit de me manquer de respect. Aussi, du haut de mon mètre soixante-trois, je le regarde avant de planter mes poings dans le creux de mes hanches.

"Minerva Bolen. Ou à la rigueur, Minnie, mais certainement pas gamine, compris ?! N'oubliez pas, monsieur Parsons, que c'est moi qui vous soigne, alors si vous ne voulez pas que je remplace votre aspirine par un somnifère, vous feriez mieux d'être plus respectueux envers moi !"

Puis histoire d'être convaincante, je pointe un doigt menaçant vers lui puis je reprends mes soins. Bien sûr, il est totalement impensable que je mette ma menace à exécution, mais je me suis laissé guider par mon instinct et mon instinct me disait de ne pas me laisser marcher sur les pieds dès maintenant sinon j'aurais été fichu ! J'espère que j'ai bien fait. Je me détends puis quand je le laisse enfin tranquille, je retourne m'asseoir à mon bureau.

"Je serais toujours aussi bienveillante et délicate, faudra vous y habituer." Je marque sur mon carnet les médicaments qu'il devra prendre. Je vérifierai que les gardes les lui donne bien. J'ai entendu des bruits qui courent et qui ne plaisent pas du tout... "Je vous prescris des antidouleurs pour les jours à venir. Malheureusement, ce sont des doses pour enfants, alors vous sentirez quand même la douleur, mais j'espère qu'elle sera moins intense."

C'est tout ce que je peux faire malheureusement. Les antidouleurs plus puissants sont réservés aux opérations ou autre hospitalisation importante. Et encore, ça serait seulement le temps que le détenu soit conduit dans un vrai hôpital. Soupire. J'ai vraiment l'impression de me trouver dans un endroit où tout le monde attend que les détenus meurent d'eux-mêmes.... et pour certains, s'ils pouvaient le faire dans la douleur, ça serait encore mieux. Ça me donne des frissons dans le dos ! En tout cas, moi, je ne laisserais pas souffrir mes patients.

Je plante mes yeux de biches dans ceux de Nate Parsons puis je lui demande :

"Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose ? Quelque chose que je devrais savoir ?"

Ma question est surtout d'ordre médical, mais je ne sais pas pourquoi, je voulais aussi qu'il sache que j'étais prête à tout écouter si le cœur lui en disait. Mais je savais bien qu'il n'en ferait rien. Aussi, après que nous avons fait le tour, le garde me rappela que c'était bientôt l'heure de la promenade. Façon élégante de dire qu'il avait autre chose à foutre qu'être l'escorte de Nate.


***


"Alors, comment ça s'est passé ?"

Pour une fois, Bobby avait l'air vraiment intéressé par ce que je lui disais.

"Baah tu sais, au début, c'est toujours cool. J'ai dû faire leur fiche de renseignement donc c'était beaucoup d'administration."
"Ah ouais ? Pas de bagarre dans les douches ou dans la cour ?!"

J'arque un sourcil en comprenant que Bobby cherche simplement des histoires sanglantes. Je soupire, je n'avais aucune envie de lui faire ce plaisir. J'aurais pu lui parler du fait que j'ai recousu un homme pour la première fois, mais lui ne serait intéressé que par les raisons de cette bagarre. Il ne prendrait même pas le temps de me dire qu'il est fier de moi ou que j'ai fait du bon travail.

"Non. J'ai eu un patient qui est venu tout à l'heure, apparemment il sortait d'une grosse bagarre, mais il s'en est plutôt bien sorti. De ce que j'ai compris, c'est celui d'en face qui a eu moins de chance..."
"Détenu, Minnie, ce sont des détenus, pas des patients. Quant à ton gars, soit doit être un mec dangereux, alors fait attention à toi."
"Si on t'écoute, ils ont tous l'air dangereux."
"C'est le cas ! Merde quoi, t'es parti bosser entour de tueurs et de violeur, comment tu veux que je réagisse ?!"
"Oh arrête, on ne va pas remettre ça sur le tapis ! Faut bien que je gagne ma vie parce que c'est pas ta supérette qui va faire bouillir la marmite !"
"Tu sais ce qu'ils disent mes potes ?! Ils me disent que tu dois surement tailler des pipes aux gardes et au directeur !"

Et glou et glou. Sans sa bouteille, qu'est-ce qu'il deviendrait. Je fronce les sourcils, furieuse et humiliée.

"Bhein t'as qu'à croire tout ce que tes trous du cul d'amis te racontent ! En tout cas, j'espère que c'est eux qui vont te nourrir et t'héberger ce soir, pauvre con !"

Et je raccroche. GRRRRRRRHHHHHH ce qu'il m'énerve ! Au-dessus de mon bureau, je cache mon visage dans mes mains en essayant d'expirer mes tensions. Mais je n'y arrive pas vraiment. Aussi, sur ma chaise de bureau, je me tourne vers la fenêtre et regarde en dessous, les détenus sortir petit à petit pour l'heure de la promenade. Tsss, Bobby tiendrait pas une heure ici, et il ose me faire le coup du mec qui se préoccupe de ma sécurité. Pfff. Pourtant, je sais comment ça va finir... Il va arriver demain avec des fleurs et il sera sobre, il va me faire la cour puis on va surement baiser en missionnaire, il va me dire qu'il m'aime et qu'il fera des efforts. Je vais le croire avant d'être de nouveau déçue.
Je soupire longuement, très longuement tandis qu'un détenu attire mon attention en bas. Je me penche légèrement en avant pour tenter de le reconnaitre et je crois qu'il s'agit bien de Nate Parsons. Je me surprends à le regarder, non... à l'épier, puisque c'est clairement ce que je fais. Depuis la fenêtre de mon bureau, je l'observe se mouvoir dans ce qui sera sa nouvelle maison pour je ne sais combien de temps. Je ne sais pas pourquoi il est là ni ce qu'il a fait. Si ça se trouve, c'est un tueur d'enfants ! Seigneur, non. Non. Non, non, mon instinct au fond de moi me dit qu'il n'a jamais rien fait d'aussi horrible. J'en suis persuadée. Je me suis déjà retrouvée en face de détenus pour qui.... je me suis posée la question. Certains me semblaient être des violeurs, d'autres des tueurs, d'autres simplement des escrocs qui ont tout perdu. Mais je n'ai jamais eu aucune certitude, car je ne leur ai jamais demandé, ni à eux, ni à qui que ce soit.
Il y a malgré tout des infos qui circulent et qui finissent par arriver à mes oreilles. Par exemple (je tourne mon regard vers le gang des latinos) Luis Martinez, c'est sans surprise qu'il a été arrêté pour trafic de drogue, homicide sur plusieurs agents de police, mais aussi sur des membres de cartel adverses. Il aurait même tué la femme et les enfants de l'un d'entre eux. Il a à son actif au moins onze meurtres dans la prison, mais qui restent à prouver. Mon regard se tourne vers le gang des noirs et métisses, leur chef, Lil Wiz, a pris perpète pour un crime tellement affreux que personne n'ose en parler à voix haute. J'en tremble derrière ma fenêtre. Malheureusement, je sais que la prison, c'est un peu comme l'école, il ne faut pas croire tout ce qu'on nous raconte, même s'il y a une part de vérité dans chaque histoire…
Je soupire de nouveau avant de me concentrer de nouveau sur Nate, bizarrement, je l'ai trouvé du premier coup parmi les dizaines de détenus...


***


Ma journée se termine, je range mes affaires et prends les médicaments dont j'ai besoin pour ma visite. Je demande à un garde de m'amener à la cellule de Bill, le patient qui s'est fait poignarder. Je marche donc dans les couloirs, encerclée de gardiens. Un devant et un derrière. J'arrive enfin devant les cellules et dois me mordre l'intérieur de la joue pour garder un visage neutre face aux insultes, sifflement et autre réflexion désobligeante et vulgaire qui fusent à tout va. Une fois devant la cellule de Bill, les gardes font sortir son partenaire de cellule pour que je puisse examiner mon patient.

"Bravo Bill, vous cicatrisez bien."

Je change son bandage et lui donne un antidouleur pour qu'il puisse espérer ne pas passer une nuit trop catastrophique. Au bout de quelques minutes, je me redresse, le détenu regagne sa cellule et j'entends le verrou se fermer derrière moi. Alors que les matons s'apprêtent à me conduire vers la sortie de la prison, je leur demande d'une voix implorante.

"Attendez ! Je...Je voudrais aller voir le détenu Nate Parsons."

Les deux se regardent d'un air désapprobateur.

"C'est pas ce que nous a dit le boss. On devait juste vous conduire ici."
"Ouaip, miss Minnie, sans compter que ce chien boiteux est dangereux, n'ayez pas de compassion pour ces résidus de l'humanité, mamzelle Minnie, ça serait une perte de temps."

Je les hais ! Je les hais du plus profond de mon cœur ! C'est eux les résidus de l'humanité s'ils placent tous ces hommes dans le même panier et s'ils n'ont pas une once d'empathie pour eux. Malgré tout, je tente de rester calme, bien qu'insistante.

"Monsieur Parsons a peut être une commotion cérébrale. Si ça se trouve, il est déjà mort !"

De nouveau, il se regarde, mais cette fois avec de l'inquiétude sur le visage. Pas pour Nate, jamais de la vie, pour leur propre poste. Un détenu à peine arrivé qui meurt dans sa cellule, ça va faire jaser. On va se demander si ce ne sont pas les gardiens qui l'ont tué et la presse ne tardera pas à venir poser des questions.

"Ok, mais vous vérifiez seulement qu'il ne soit pas mort."

Je ne sais vraiment pas ce qui m'a pris ! Pourquoi est-ce que je fais ça ? J'en sais rien, mais je ne peux m'empêcher de sourire d'une oreille à l'autre. J'ai l'impression d'avoir gagné un marathon ! Je me sens si confiante, courageuse et convaincante ! C'est donc le torse bombé de fierté que j'arrive devant la cellule de Nate.

"B...bonsoir monsieur Parsons, je suis venue voir si vous allez bien et pour vous redonner une dose d'antidouleur si vous en avez besoin."
"Mamzelle Minnie, c'est pas ce qu'on avait dit."
"Oh ça va, ces médocs ne tuerait pas un chien même s'il prenait toute la plaquette."

Je me reconcentre sur Nate et tente de lui offrir un joli sourire compatissant. Je ne sais pas ce qui m'a conduit à venir le voir. Mais....au fond de moi, je me suis dit que si je ne profitais pas de cette occasion, je...je ne sais pas quand est-ce que je le reverrais, sans doute quand quelqu'un lui aura planté quelque chose quelque part..... Aussi, je ne regrette pas mon geste, j'apprécie de ne pas le voir recouvert de sang.

"Bhein c'est que t'en as du bol, le nouveau, la jolie petite infirmière qui vient s'occuper de toi. Hey miss, je crois que je m'étouffe, vous voulez pas venir par là et... me faire un peu de bouche-à-bouche."

Le gars joue des sourcils et je roule des yeux. Il parait plus puéril que pervers, mais tout de même. Je l'ignore royalement, plantant mon regard dans celui de Nate.
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pire état d'âme
fiche de nate parsons
La gamine me lâche enfin, une moue réprobatrice sur le visage. Ses petits poings positionnés ainsi sur ses hanches fines me font penser à une petite fille qui s’apprête à faire un gros boudin. Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. Je l’écoute psalmodier son désaccord en souriant de plus en plus. Je la trouve presque mignonne, énervée. En plus elle s’appelle Minnie. Quelle mignonnerie.
Je ris légèrement et prends la parole tout en arquant un peu la tête en avant, en signe d’excuse.

« Excusez-moi Mademoiselle. Je vous promets d’être plus… courtois à l’avenir. »

Les fossettes trouent mes joues lorsque je souris, et je finis mes excuses avec un petit clin d’œil à son encontre. Je ne peux pas m’en empêcher, la provocation fait partie de moi. Et avec les femmes charmantes qui ne se laissent pas faire, c’est encore pire. Ou mieux, selon le point de vue.

Elle me prescrit des anti-douleurs avec une mini dose quotidienne. C’est ainsi, c’est la loi de la jungle. La prison, tu souffres en silence ou tu souffriras encore plus. Je l’ai cherché, je l’ai trouvé et jamais je ne m’en plaindrai. J’opine du chef en remerciement pour son aide. Même si c’est minime, ces anti-douleurs m’aideront.
Le garde me prend finalement par le bras pour me relever, avec toute la délicatesse dont les matons font preuve. C’est que ça me change des mains douces de la petite !
Mais celle-ci me pose une dernière question qui me surprend un peu. Être sympa, je veux bien. Mais là, c’est carrément du voyeurisme. Je ne suis vraiment pas habitué à ce genre d’attention. Surtout ces dernières années.

« Tu veux pas savoir ce que j’ai en tête, crois-moi, ma grande. »

Non, vaut mieux pas : peut-être qu’elle me taperait avec ses petits poings sur mon torse, remarque. Ça serait un moment sympa. Je lui lâche un dernier sourire et me fait tirer le bras comme si le gardien souhaitait s’en faire un club de golf. Sérieusement, il faut être sacrément en colère pour devenir maton.

Arrivés devant ma cellule, il me laisse enfin tranquille. Celle-ci est toujours vide. Je rappelle mon merveilleux chien de garde d’un haussement de voix.

« Qu’est-ce qu’il branle le coloc’, il a crevé dans les pattes de l’infirmière ? »

Revenant sur ses pas, il regarde la cellule, étonné. Un coup d’œil à la montre enroulée autour de son poignet et, sans me jeter le moindre regard, il ajoute :

« Il a dû être retenu par son enjuponné. Il sera revenu d’ici la fin de la promenade collective. »

Après un grognement d’approbation de ma part, il s’en va pour de bon. Ce qui est bien, de mon côté, c’est que je n’ai plus affaire avec toutes ces conneries de jugements à la con. Je lui aurai bien foutu son marteau dans la tronche à l’autre merle.
M’affalant sur mon matelas dur, je cale mes mains derrière mon crâne, naviguant au plus profond de mes pensées. Pensées qui se dirigent étrangement vers une certaine petite brunette maniant la compresse médicale à la perfection. Je souris, en fermant les paupières. Il me semble avoir trouvé un nouveau jeu.

*

C’est l’heure de la promenade, de sentir le cul des autres congénères et de pisser contre les poteaux. Du moins c’est ce que certains tarés s’amusent à faire. Même si je sais parfaitement cacher mon appréhension, je n’aime pas du tout ce moment. Cette première fois, à nu, devant les autres clans. Ce moment est l’instant clé, celui où tu seras désigné comme quelqu’un de faible ou quelqu’un de respectable aux yeux des vieux détenus. Je l’ai déjà vécue à plusieurs reprises, cette première fois. Certaines ont été douloureuses, les matons arrivant toujours trop tard, s’amusant sans doute de nous voir nous faire tanner la gueule. D’autres ont été plus intenses en termes de réflexion et de jeux de jambe. Ce n’est jamais facile. De toute manière, ce n’est pas la vie que j’ai choisie, et ce dès le début.

En file indienne, encore menottés, nous attendons que les portes blindées s’ouvrent sur le parc minuscule nous servant de monde extérieur. Libre, un à un, nous nous engageons dans ce qui sera désormais notre liberté : un carré d’herbe de 60m² avec des barres de tractions et quelques bancs et tables de pique-nique. Ça pourrait être pire.
C’est parti. C’est ton moment, Parsons.

Je sens déjà des regards sur mon dos, sur mon visage. Certains me dévisagent, d’autres n’en ont rien à foutre. J’empêche mes yeux de s’accrocher à qui que ce soit. Je navigue sur les différents groupes, posé sur un banc. C’est tout un équilibre. Être trop introverti est une grave erreur : tu seras enregistré dans les mémoires comme faible et docile. Néanmoins, se montrer trop sûr de soi est encore pire : tu seras pris comme quelqu’un d’infernal dont il faut immédiatement s’occuper. C’était la première erreur de ma vie en prison. Alors je ne me montre ni introverti, ni trop sûr de moi. Je suis là, c’est tout.

Après quelques minutes d’observation, un homme métis aux dreads tombant sur ses épaules s’approche de moi, les mains dans les poches. Il n’est pas aussi baraqué que le grand black qui, je pense, est le chef du clan. Sans sourire, je hoche la tête promptement à son arrivée. Il me regarde de haut et crache un gros molard à côté de ma chaussure. Dans le jargon des prisonniers, cela peut s’apparenter à souhaiter la bienvenue.

« Suis-moi, le boss veut t’voir. »

Première sortie réussie.
Je le suis, à quelques mètres derrière lui. J’arrive au beau milieu d’un groupe de grands gaillards. Je ne dénote pas tant avec ma musculature, mais je n’arrive pas à la cheville du plus costaud. Ils sont cinq, un asiatique semblant être le cliché d’un chef yakusa, un chauve blindé de tatouages, un petit homme noir semblant avoir été fabriqué dans du métal tellement il a l’air musclé, un grand homme noir dont l’épaule fait ma tête et enfin le métis qui a transmis le message. Ce dernier allume une cigarette à mes côtés et je ne peux m’empêcher de plonger mon regard plein d’envie sur sa clope. L’odeur m’envoûte, bien qu’elle soit détestable. Celui qui semble être le daron finit enfin par prendre la parole.

« Tu veux une clope, mon frère ? »

Voici donc une autre épreuve. Cette fois je ne le lâche pas des yeux et souris légèrement.

« Je sais pas, t’es assez con pour filer une de tes précieuses au premier venu ? »

Le yakuza s’apprête à me sauter dessus et le petit baraqué arrête tous ses mouvements. Comme si le monde s’arrêtait de tourner. Mais je ne m’en fais pas. Je connais la vie ici, je connais les taulards. J’en suis un.
Après quelques battements de cils, le gros black finit par éclater d’un rire gras. C’est gagné, mes petits potes. Il me fout un gros coup de poing dans l’épaule, ce qui me fait reculer de trois pas. J’aimerais pas me le prendre dans la tronche celui-là, et c’est justement ce qu’il veut me montrer.

« T’es un bon toi. J’en ai tout un paquet, tu peux en prendre une. Tu sucerais n’importe qui pour pouvoir avaler une bouffée de tabac, ça crève les yeux. Taz’ passe une clope à not’ nouveau pote, tu veux ? »

Je prends la cigarette que le métis me tend en le remerciant. Je le laisse me passer le briquet allumé sous le nez et inspire. Je revis. Je renais.
Bien joué Parsons.

« - Tu m’as l’air de pas être à ta première année en taule, mon frère.
- Oh que non. Je viens de l’Arkansas, j’ai déjà tiré pas mal d’année là-bas.
- Arkansas… Ces matons ont d’ces idées pour nous faire voyager, z’ont que ça à foutre de leurs journées. »


Je lâche un rire de mes narines en inspirant une nouvelle bouffée toxique. Il m’a l’air d’être un bon gros débile ce vieux gars.

« Je suis Lil Wiz, appelle-moi Wiz. T’as déjà fait connaissance avec Taz’, le petit merdeux derrière c’est Mike, le chintoke c’est Jin. Et Drake. T’emmerdes pas à lui parler, il a pas lâché un mot depuis quinze ans. »

Chacun me fait un signe de la tête et je décèle une lueur de haine profonde dans les yeux de Drake, qui m’intrigue. À mon tour de me présenter.

« Nate, enchanté. »

Sans réellement m’occuper de Wiz, j’observe le tatoué silencieux en inspirant une nouvelle fois ma cigarette. Il dégage une étrange aura, quelque chose de dérangeant que je ne saurais décrire. Ma curiosité me fait prendre en note d’en apprendre davantage sur lui.
Une sonnerie retentit : la pause est terminée.
En m’engageant vers l’entrée du bloc, j’entends de nouveau le rire gras de Wiz.

« Dis-donc tu veux pas me foutre une raclée histoire que j’aille faire un tour à l’infirmerie ? La p’tite nouvelle, j’me la ferai bien. »

C’est décidé.
Je le hais.

*

En rentrant dans ma cellule, j’aperçois finalement mon colocataire. Enfin… J’aperçois un cul et deux jambes, sous le lit qui n’est pas le mien. J’en déduis donc que ce cul appartient à mon coloc… qui n’a pas l’air d’avoir la lumière à tous les étages.

« Je sais pas c’que tu cherches, mais ça m’intéresse pas. » Dis-je en riant légèrement.

Je le sens sursauter et l’entend se prendre le dessous du matelas dans le crâne. Il finit par sortir difficilement de sa cachette. Complètement décoiffé, je rencontre un gamin blond qui ne doit pas avoir plus de 19 ans. Il porte des lunettes tordues, il est fin comme un fil de fer. La peau qui entoure son œil droit est noire et gonflée.

« Ah ! Salut mon gars ! Moi c’est Sam. On m’a dit que j’allais avoir un nouveau room-mate, c’est toi ? L’ancien s’est pendu avec ses draps, mais j’te jure que je l’ai pas aidé ! »

Je reste coi en entendant ses paroles. Sur qui je viens de tomber, encore… Je soupire et m’assois lourdement sur mon lit.

« Ouais, on dirait bien qu’c’est moi… Nate. Désenchanté de faire ta connaissance… « mon gars ». »

Je soupire encore une fois. Je sens que la détention va être longue à ses côtés. Juste une intuition, comme ça.

« - T’étais où avant ?
- Dans l’Arkansas.
- Cooool ! J’avais une pote qui habitait là-bas, mais je crois qu’elle a disparu. Pourquoi ils t’ont bougé ici ? Ils avaient plus de place ?
- Va leur poser la question et tu sauras.
- Moi j’viens d’ici, j’ai passé toute ma vie dans le putain de bled à côté. Tu connais un peu, ici ?
- Non.
- C’est dommage, c’est vachement sympa. Mais un peu ennuyant. Y’a une boîte qu’est pas mal, mais les vigiles laissent pas entrer grand monde. Et y’a une rivière aussi qui-
- Dis, tu veux pas fermer un peu ta gueule ? »


Il grommelle légèrement mais se tait. Je ferme les yeux, allongé sur le matelas, essayant de méditer.

« - Tu sais, c’est pas bien c’que tu fais.
- Quoi ?
Je réponds en grognant.
- Je t’ai vu tout à l’heure. Dans la cour, t’étais avec le clan de Wiz.
- Et donc ?
- Il est dangereux. Il peut pas m’blairer.
- Sans blague ?
- Nan sérieux mon gars, fais gaffe. Je le connais bien. Enfin, je sais qu’il est pas réglo. »


Je soupire et me redresse. Il me raconte que son œil au beurre noir, il le doit à l’homme de main de Wiz, Mike. Je lui dis que je traîne avec celui qui a demandé ma présence, que si je n’y étais pas allé, je serai sans doute au bord du décès à l’infirmerie. Remarque, au moins la gamine s’occuperait de moi.
Il continue à baragouiner des paroles en parlant de sa vie, mais mon attention se porte sur autre chose. Sur quelqu’un d’autre. Je me demande comment je vais pouvoir me servir d’elle.
Des pas s’approchent de la porte de notre cellule et la douce et jolie voix de celle qui me hantait l’esprit parvient à mes tympans. C’est étrange, en un jour je la vois déjà à deux reprises.

Venue voir si j’allais bien ? Oh, comme c’est délicat comme attention ! Je ne peux cependant pas m’empêcher d’être touché par celle-ci. Je lève les sourcils, mimant la surprise, en la regardant dans les yeux. J’allais parler mais ce con de Sam formule la phrase la plus nulle qui soit pour aborder une demoiselle. Mon regard pivote vers lui, au ralenti. Je suis véritablement dénué de mot face à temps de stupidité.

« - Mais tu la sors d’où celle-là ? T’as vécu dans une immense flaque de merde à regarder tes paysans de parents baiser dans le foin ?
- Bah non… Mais elle est canon, quoi.
- C’est pas comme ça qu’on parle à une demoiselle, pignouf. Dis pardon à la dame.
- Pardon.
- Mieux que ça.
- Pardon Mademoiselle, je voulais juste dire que t’étais vachement belle.
- T’es con ma parole. »


Totalement ahuri par ce qu’il vient de se produire devant moi, je me lève et me dirige vers Minnie. Les gardes qui l’accompagnent font un mouvement brusque et je lève un sourcil. Comme si j’allais lui faire du mal.

« Je t’ai dit que j’avais pas besoin d’autant d’attention ma grande, t’aimes ma présence ou quoi ? Remarque, la tienne ne me déplait pas tant que ça. »

Je lui offre mon plus beau sourire en espérant qu’elle devienne pivoine. Vas-y, rougis ma belle. Dis-moi que j’ai raison. J’entends un petit rire derrière moi, ce qui m’amuse encore plus. Les gardes soufflent comme des bœufs et tentent de tirer en arrière la pauvre infirmière qui ne demande qu’à être dans mes bras. Je fronce les sourcils et les regarde tour à tour.

« Vous pensez vraiment que je vais m’abaisser à lui faire du mal ? Calmez un peu vos ardeurs et allez baiser un coup, merde. » Mes yeux reviennent dans ceux de la jeune femme. « Je crois que le coloc’ derrière aurait besoin de tes mains délicates par contre. » Entendant un hoquet de surprise dans mon dos puis un soupire de hâte, j’ajoute : « Pour ton œil, crétin ! »

Soupirant, je fais demi-tour et m’étale à nouveau de tout mon long sur mon lit, ouvrant mon bouquin. Le choc de ma brutalité me donne une piqûre de rappel au niveau de ma tempe gauche et je grimace.

« Bordel… J’suis pas contre un autre anti-douleur finalement… Et un massage serait pas de refus, t’as les mains si douces. »

Je ne la regarde pas et ma voix ne traduit aucune moquerie ou provocation. J’ai réellement envie d’un massage totalement platonique, et elle a réellement les mains douces.
Je ne peux pas jouer le provocateur h24 non plus. Elle finira par ne plus venir me voir.
Et ça m’ferait bien chier.


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Minerva Bolen
J'ai 25 ans et je vis à Santana, Arizona. Dans la vie, je suis une jeune infirmière et je m'en sors assez bien en théorie. Sinon, à cause d'une éducation campagnarde moyenâgeuse, je suis en couple avec un plouc et je le vis plutôt ....bhein disons que c'est toujours mieux que rien dans cette ville.


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Minnie est née à Bouzeville, le genre de ville où tout le monde se connait et où tout le monde est stupide. Springfield, voilà, c'est comme si Minnie était née à Springfield. Et pas chez les Simpson, non, elle elle n'a pas eu de chance. Elle serait plutôt née chez les Spuckler, cette famille d'arriérés consanguins. Mis à part ça, sa vie ressemblait vraiment au genre de vie qu'elle aurait mené à Springfield, elle a eu les mêmes amis de la maternelle à la fin du lycée, elle est sortie avec les mêmes garçons que ses copines parce qu'elle n'avait pas vraiment l'embarras du choix et son école élémentaire n'était clairement pas destinée à nous préparer pour un poste au Capitole, alors Minnie a décidé d'être infirmière. Un métier plutôt réalisable pour une bouseuse comme elle et qui ne nécessite pas de mettre un organe en hypothèque pour y parvenir.

Après avoir été plus que déçue à Bouzeville, Minnie a réuni tout son courage pour partir sans se retourner ! Elle s'est dit que Patelinville serait sans doute mieux que tout ce qu'elle a connu jusqu'à présent... Elle a eu tort. Patelinville est juste une ville comme Bouzeville mais en un peu plus chic. Enfin si plus chic veut juste dire ne pas trouver des clodos dans les salles de cinémas, alors oui elle est plus chic.
Ici, Minnie s'est trouvée un appartement puis elle a connu Bobby. Bobby n'est pas l'homme de ses rêves, mais il n'est pas aussi arriéré que les autres bourrins qui sont venus lui faire la cour. Tous les muscles et rien dans la tête...... Voilà ce qu'elle a toujours connu. Minnie sait s'en contenter, après tout elle n'a jamais espéré mieux que ce qu'elle avait déjà, le mieux c'est pour les autres, ce n'est pas pour elle. Aussi, malgré une vie clairement pourrie, elle reste une jeune femme sympathique, souriante et serviable.

Nouvelle ville, nouvel appart, nouveau mec et bien sûr, nouveau job. Après avoir reçu son diplôme d'infirmière, Minnie a été acceptée comme infirmière dans le pénitencier de Santana à la sortie de la ville. La jeune femme était loin de se douter que sa vie allait basculer à tout jamais le jour où les énormes grilles de la prison se sont refermées derrière elle pour la première fois.

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Bon et bien je pense que ma petite scène a marché. Le dénommé Nate me présente ses excuses et me promet d'être plus courtois à l'avenir. Je me radoucis rapidement, surprise de son comportement. Je ne pensais pas que ça serait aussi facile.

"Oh. Heu....Et bien merci. Vos excuses sont acceptées."

Je papillonne des cils en essayant de reprendre un peu de contenance. C'est la première fois que j'ai vraiment besoin de montrer les dents devant un détenu et je suis ravie que ça se soit passé aussi bien. Pour un peu, je sens une vague de fierté m'envahir, j'ai seulement tenu tête à un détenu et pourtant je me sens comme si j'étais capable de tenir un cartel à moi toute seule. Un petit sourire aux lèvres que je n'arrive pas à contenir prouve qu'au fond de moi je suis en plein feu d'artifice de bonheur. Il me lance un clin d'œil provocateur et lui offre le même sourire de victoire. Je me doute qu'il a dû faire ça plus par réflexe que par véritable tentative de drague, aussi, je fais mine de rien.

Je finis malgré tout par cesser de trop bichonner le nouveau venu, je ne veux pas le mettre mal à l'aise, ça serait justement tout l'inverse de ce que je recherche. Quand le garde considéra que notre séance était terminé, il prit Nate par le bras sans ménagement, l'obligeant à se lever. Je fronce les sourcils en guise de désaccord avec ce traitement. J'avais envie de lui dire de faire plus doucement, mais je me retiens de justesse. Ici, c'est la prison... si je me mêle un peu trop de la façon, de la façon de vivre des gens d'ici, je risque de m'attirer des ennuis, ou pire, d'en attirer aux autres...

Tout en le regardant une dernière fois de bas en haut, je penche la tête sur le côté quand il me dit que je ferais mieux de ne pas m'immiscer dans sa tête. Ce qui, paradoxalement, me donne encore plus envie de savoir à quoi il peut bien penser. Mais une fois de plus, devant le maton, je suis obligée de garder un visage de contenance. Je me contente simplement de plonger mes yeux globuleux dans son regard ténébreux en essayant d'y voir son âme, mais son regard est bien trop sombre et profond pour que je puisse la voir aussi facilement. Je hoche discrètement la tête pour lui signaler que j'ai compris et que je n'insisterais pas. De toute façon, je n'en ai pas le temps, le garder tire Nate vers la sortie et je ne le revis plus jusqu'à ce que l'heure de la promenade, où je vais me contenter de l'épier à travers la fenêtre de mon bureau.


***


La fin de la journée arrive et je parviens à convaincre un gardien de m'amener jusqu'à la cellule de Nate pour que je puisse voir s'il va bien. En réalité, une partie de moi, pour je ne sais quelle raison, avait simplement envie de le revoir. Une fois devant sa cellule, je lui demande s'il va bien. Je retiens mon souffle quelques secondes, histoire de me donner du courage. Le courage de ne pas m'effondrer comme une adolescente amourachée d'un bad boy.

Heureusement pour moi, son coloc me sort une phrase typiquement machiste et vieille comme le monde. Je roule des yeux avant d'être surprise de voir Nate prendre ma défense. Je le regarde avec de grands yeux pendant qu'il réprimande le jeune garçon qui, sans conteste, est bien plus jeune que moi.
Je me mets à rire délicatement de leur mise en scène, je suis attendrie par le jeune homme qui aurait l'âge d'être mon petit frère. Je le regarde en souriant.

"J'accepte vos excuses et vous remercie du compliment, monsieur... ?"

J'attends qu'il se présente, je ne me souviens pas de sa fiche, je suis bien désolée. Je le regarde tendrement, mais au fond de moi, une petite flamme de tristesse et de compassion brille. Il a l'air si jeune et si.... pas fait pour être ici. Alors que diable peut-il bien faire ici ? Et dans quel état il est.... Oui, en cet instant, j'ai énormément de peine pour lui, mais très vite, mon regard se reconcentre sur celui que j'étais venue voir. Il se redresse pour venir vers moi. Sa démarche et assurée, tellement assurée que je me dandine d'une jambe à l'autre pour tenter d'avoir la même assurance. Je le regarde s'approcher et ne remarque pas qu'un des gardes place son bras entre la cellule et moi comme pour tenter de faire barrière de son corps. Je suppose qu'être la seule femme a tout de même des avantages. Malgré tout, j'ignore cette tentative de protection, je suis sûre que Nate ne veut aucun mal. Enfin... Je l'espère parce que pour l'heure, je ne peux pas vraiment en être certaine.

Face à toute l'arrogance dont fait preuve Nate, je n'ai pas d'autre choix que de me retrouver décontenancée. Je rougis comme une lycéenne jusqu'aux oreilles sans pouvoir me retenir. Le regard fuyant, je range mes cheveux derrière mon oreille pour tenter de retrouver mes couleurs et surtout un peu d'aplomb. Je tente d'expirer tout ce que je ressens en toute discrétion.

"Je...Je..."

Bredouillais-je honteusement avant que le garde ne me tire en arrière. Heureusement ! Je peux reprendre mon souffle le temps qu'il parle avec le détenu. Mon dieu, j'ai chaud et je me sens si... troublée... J'en ai des frissons jusqu'aux endroits les plus intimes de mon corps. Un peu de retenue, bon Dieu, je suis une professionnelle. Je ne peux pas me laisser émouvoir par le premier bad boy qui me lancera des clins d'œil. Sinon le directeur aura eu raison sur mon compte, je n'ai rien à faire ici.

Je soupire doucement avant de me mettre des gifles mentales et de me reprendre. Le garde n'a pas apprécié le ton sur lequel Nate lui a parlé et en guise de réponse, il commence par lui balancer un coup de poing dans le ventre.

"Je te conseille de pas trop faire le malin, n'oublie pas qu'ici t'es juste le petit nouveau."

Je te tente de me précipiter vers Nate, mais le deuxième m'attrape par le bras et me retient.

"Hop la, mam'zelle, faudrait pas qu'il vous arrive quelque chose."

Encore une fois, je décide de ne pas me mêler des habitudes de la prison, mais je n'en pense pas moins. Je n'ai d'yeux que pour Nate, impuissante, c'est tout ce que je peux faire. Je vois qu'il a plutôt bien encaissé le coup et en jouant encore la carte de l'arrogance, il ignore le garde et me parle directement. Hébétée devant cette scène, je papillonne des cils avant de me reprendre.

"Je...heu... Oui, je vais y jeter un œil."

Dis-je avant de sourire à ce jeu de mot approprié. Je regarde le garde pour savoir si j'ai le droit d'examiner le détenu. Un geste de la tête incite l'autre à me relâcher et je m'avance vers le dénommé Sam. Je pose délicatement mes mains sur son visage que je tourne des deux cotés pour l'examiner tout en douceur.

"Wouah ! T'as raison ! Elle a les mains super douces !"

Dit-il avant de lâcher ce qui ressemble sans doute à un ronronnement de lion ou de tigre ? Mais personnellement ça m'est juste parvenu comme un couinement dérangeant d'un chat. Je rigole avant de rouler des yeux.

"Elle, elle s'appelle Minnie, mais merci. Vous n'avez rien de grave à première vue, je repasserai demain pour voir dans quel état il sera. En attendant, je vous conseille de faire attention à vous."

Dis-je en le regardant avec un sourire poli avant d'orienter mon regard vers la couchette de Nate, j'espérais que lui aussi, face attention à lui. Surtout maintenant que je l'ai vu parler avec le gang de Wiz tout à l'heure dans la cour.

Sam s'éloigne et je sors mes médicaments, je regarde Nate avec tristesse.

"Je ne peux hélas rien faire, niveau massage, mais je peux vous aider pour ce qui est des antidouleurs. J'espère que cela vous soulagera tous les deux."

Je tends mon bras dans la cellule sans crainte, ce qui a pour effet de tendre le maton et de le faire poser une main sur sa matraque, prêt à s'en servir si jamais. Sam réceptionne les médicaments avant de m'offrir son plus joli sourire, je suis bien obligée de le lui rendre, car il est terriblement contagieux même avec son œil au beurre noir.

"Bien, sur ce, je vous souhaite une bonne soirée et une bonne nuit. À demain."
"Bye mam'zelle Minnie !"

J'offre un signe de main aux deux détenus, mais un seul me répondra. Je suis ensuite les gardes jusqu'à la sortie.

"Vous savez, ce n'était pas prudent ce que vous avez fait mam'zelle, je vais devoir en parler au directeur."

Je fronce les sourcils.

"Vous avez frappé le prisonnier Parsons, sans aucune raison valable, si ce n'est qu'il s'est simplement montré arrogant. Si vous voulez, nous pourrons aller voir ensemble le directeur pour lui parler de deux trois petites choses qui ne vont pas dans cette prison."
"N'ayez pas la naïveté de croire que le directeur ignore tout de nos pratiques."
"Oh je pense que non seulement il est au courant, mais qu'il doit être d'accord avec vos méthodes, seulement, je ne suis pas sûre que l'opinion publique soit du même avis."
"Tss, vous jouez à un jeu dangereux mam'zelle. Tout ça pour l'éclopé ?!"

Je tente de ne pas rougir et de rester ferme.

"Il ne s'agit pas de ça. Vous surpassez vos fonctions, vous êtes simplement chargé de maintenir l'ordre dans cette prison, pas de vous prendre pour des bourreaux, ou pire encore, pour Dieu lui-même en maltraitant ces hommes qui, à armes égales, auraient raison de vous. Ne l'oubliez pas."

Et sur ce, comme une véritable queen, je monte dans ma voiture, le laissant devant le grillage de la prison. Je suppose que maintenant il n'est plus question d'aller parler au directeur, mais.... en contrepartie, je crois que je viens de me faire mon premier ennemi. Soupire.


***


"Qu'est-ce que tu as prévu à manger ? J'ai super faim."

Après le travail, je suis rentrée et j'ai fait mon ménage puisque Bobby n'a absolument rien fait. J'ai fait tourner une machine, sortie la poubelle, la vaisselle, la bouffe, la poussière, balais, serpillère. Tout ça m'a bien pris deux bonnes heures. Le temps qu'il lui aura fallu pour rentrer du travail et de son arrêt quotidien au bar du coin. Une fois bien bourré, il rentre et comme d'habitude, me demande ce que j'ai fait à manger.

"Ça sera gratin de macaroni."
"Mhm, ça sent super bon ! Comme toi, toi aussi tu sens super bon."

Contrairement à d'habitude, il me parle avec tendresse tout en s'approchant de moi, il m'enlace par derrière pendant que je finis la vaisselle et embrasse mon cou.

"Bobby, je suis fatiguée, j'ai dû faire le ménage et demain je commence tôt..."

Mais ça ne l'arrête pas, il passe sa main sous mon t-shirt et commence à me caresser le ventre du bout des doigts tout en continuant d'embrasser mon cou puis ma nuque.

"Tu m'as tellement manqué, on ne se voit pratiquement plus depuis que tu t'occupes de tes taulards..."

Soudain, l'image de Nate s'affiche dans mon esprit... son sourire, la façon qu'il a de me parler... je fonds.... Bobby sent mes barrières faiblir et s'imagine que c'est grâce à lui. Il me tourne pour lui faire face, me soulève et m'assoit sur le bord du lavabo. Avec sa bedaine, je ne pensais pas qu'il serait encore capable de me soulever, mais si. Embrumée par mes fantasmes de prisonnier, je me laisse faire et lui lance un regard brulant qui a pour effet de le raidir à son maximum. Il m'embrasse fiévreusement tout en relevant ma chemise de nuit, une main commence à explorer entre mes cuisses pendant que nous continuons à échanger nos salives. Mes bras passent autour de son cou et quelques minutes plus tard, il s'emboita parfaitement entre mes cuisses. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu besoin de simuler avec lui, mais en même temps, aucune de mes pensées ne lui étaient consacrées… Est-ce que ça fait de moi un monstre ? De penser à quelqu'un d'autre pendant que mon petit ami me fait l'amour ? Pourtant, quand je me sens prise d'un orgasme assez intense, je ne me sens pas coupable. Au contraire, je me surprends à me demander comme ça aurait été avec lui ? En tout cas, ça n'aurait pas duré que cinq ou six pauvres minutes.

Bobby finit par m'embrasser quand il eut fini de se soulager, il ressort tout mollasson et essoufflée de son coït de même pas dix minutes puis range son engin avant de prendre une bière dans le frigo et de me lancer par-dessus la porte.

"Y'a le match qui va commencer, apporte-moi une assiette quand ça sera prêt."

Et il me laisse là, à demi nue, la chemise soulevée jusqu'au ventre, encore tremblante et embrumée de ce qu'il vient de se passer. Honteusement, je descends de mon perchoir en silence. Je me rhabille comme je veux et reprend le cours de ma soirée. Je finis ma vaisselle puis une fois le gratin prêt je sers une assiette à Bobby qui en guise de remerciement me dit :

"Putain Minnie, t'es devant la télé ! Bouge !"

Avant de me mettre une claque au cul. Je fronce les sourcils et lui envoie une gifle. Cette fois, c'est la goutte d'eau. Puis sans rien ajouter, je file m'enfermer dans notre chambre, hors de question qu'il me rejoigne ! Je crois avoir un peu pleuré avant de m'endormir. Mes rêves ont été bien plus intéressants que ma propre vie. Ils étaient bercés d'arrogance, de sourire charmeur et de cicatrice sur le visage.


***


Quelques jours plus tard, j'ai été ravie de voir que Nate se portait bien, il guérissait bien de ses blessures. Tout comme Bill qui s'était fait poignarder et Sam le codétenu de Nate, son œil est moins gonflé même s'il est toujours violacé.
Dans mon bureau, les jours se suivent et se ressemblent et ce n'est pas plus mal. Je suis plutôt contente de ne pas avoir à recoudre des bras ou des ventres tous les jours et toute la journée. Aujourd'hui, je n'ai eu que deux visites, l'une pour une intox alimentaire et l'autre parce qu'il avait une migraine carabinée. Mais ce patient est sujet aux migraines. Je l'ai laissé se reposer à l'infirmerie quelques heures sous surveillance en lui donnant des médicaments toutes les demi-heures jusqu'à ce que ça passe. Ne pouvant rien lui donner de plus fort, je me suis dit qu'en lui en donnant plus souvent, ça finirait bien par agir.

Je lui ai aussi fait du thé à base de plantes homéopathiques que je suis allée acheter. Je ne sais pas si j'ai vraiment le droit de faire ça, mais je m'en fiche. Je ne peux pas continuer de les laisser souffrir et de leur donner des trucs pour enfant. Et puis aucun risque qu'ils finissent drogués à la camomille ou à la verveine. En attendant, ça a marché et le patient s'est senti mieux. Il a pu retourner dans sa cellule.

En milieu d'après midi, le directeur est venu me voir.

"Bonjour mademoiselle Bolen."
"Oh bonjour, monsieur le directeur !"
"Restez assise, je vous en prie."

Il s'installe en face de moi et pour le coup, je me sens gênée d'être de mon côté du bureau.

"I...Il y a un problème ?"
"À vous de me le dire."

Son ton était ferme, il n'avait pas l'intention de prendre des gants avec moi. Mon sang commence à ne faire qu'un tour.

"Heu...je ne suis pas sûre de comprendre..."
"Il m'a été rapporté que vous aviez une attention toute particulière pour le détenu Nate Parsons, c'est vrai ?"

J'ai dû me mordre la langue jusqu'au sang pour ne pas rougir et pour rester totalement neutre.

"Je n'ai pas plus d'affinité avec monsieur Parsons que je n'en ai avec les autres détenus, monsieur."
"Donc vous affirmez ne pas être.... attirée par lui ?"

Cette fois, je sens qu'il est gêné de devoir avoir cette conversation avec une personne qui pourrait être sa fille.

"Je vous rappelle, monsieur, que je suis engagée dans une relation depuis un moment maintenant et que je ne vois pas pourquoi j'irai m'amouracher d'un homme en prison. Sans compter que montrer un peu d'affection et de tendresse à ces personnes qui ne reçoivent que des coups en permanace ne peut pas faire de mal."
"C'est là que vous vous trompez, j'ai peur que vous ne soyez trop faible pour continuer à travailler ici, aussi, je me demande s'il ne serait pas temps de mettre fin à votre période d'essai."

Je me lève d'un bon, tremblante de la tête aux pieds, mais bien décidée à garder mon post.

"C'est ridicule ! Vous ne pouvez pas me virer parce que vous me trouvez trop douce ! Aucun détenu ne s'est plein, bien au contraire, je crois que pour beaucoup d'entre eux, c'est un bonheur de m'avoir ici. Je fais du bon travail et je n'ai eu absolument aucun geste ou comportement déplacé avec qui que ce soit ici ! Vous n'avez pas le droit de me virer parce que vous pensez simplement que je ne ferais pas l'affaire quand tout laisse prouver le contraire !"

Il soupire et n'ose plus me regarder. Je me rassois en tremblant toujours.

"Monsieur...Je...j'ai besoin de ce travail, j'ai des factures à payer et me relancer dans le marché du travail maintenant basculerait toutes mes finances, je préfère être honnête. Mais surtout, sans parler du côté financier, j'aime ce que je fais. Je ne me contente pas de soigner des égratignures de genoux ou de donner du sirop pour la toux à des gamins. J'apporte un peu de tendresse, de douceur et de soin à des gens qui n'en ont pas connu depuis des années ou ne seront pas près d'en connaitre pendant longtemps… J'ai des détenus qui viennent me voir avec le sourire comme si cette consultation était réellement la seule chose de bien dans leur vie. Vous ne pouvez pas m'enlever ça.... vous ne pouvez pas leur enlever ça... je vous en prie...."

Il soupire encore puis finit par se lever.

"Vous savez, contrairement à ce que vous pensez, je n'attends pas de mes gardes qu'ils se comportent comme ils le font, mais quand je suis obligé d'aller annoncer à une veuve que son mari s'est fait planter par un détenu, je suis bien obligé de fermer les yeux sur certains comportements si je ne veux pas continuer d'enterrer mes employés. Je voudrais que ma prison tourne rond, mademoiselle Bolen, croyez-moi, mais il y a longtemps que j'ai cessé de croire en cette utopie. Et croyez en mon expérience, vous devriez arrêter d'y croire le plus tôt possible. Vous êtes tombée dans un monde de sauvage où les lois et les règles du monde extérieur n'ont aucune valeur ici. Je ne serais pas toujours capable de vous protéger de ce qu'il pourrait vous arriver ici, vous devez en avoir parfaitement conscience si vous voulez rester."

Il me fixe intensément pour voir si je ne vais pas craquer, je soutiens son regard en réfléchissant à tout ce que je risque en restant ici. Peut-être même ma vie.... mais.... si ce travail me permet d'être utile, de faire quelque chose de bien de ma vie plutôt qu'être la boniche d'un ivrogne, est-ce que ça ne vaut pas le coup de tout risquer ?

"Je veux rester et ne vous inquiétez pas, monsieur le directeur, j'apprendrais à me défendre."
"Je l'espère pour vous, Minnie, de tout cœur." Il fit quelques pas vers la porte avant de se retourner et d'ajouter : "Quant à Nate Parsons, il n'est clairement pas quelqu'un de recommandable, ne vous laissez pas avoir. J'ai entendu dire qu'il avait rejoint le gang de Wiz... inutile de vous rappeler sa réputation. Bonne chance."

Puis il s'en alla, me laissant là, à mes réflexions.... C'est bien la première fois qu'il m'appelle Minnie.... Je pense que dans le fond, il n'est pas méchant. Juste déçu. Je suppose que c'est un homme qui voulait rendre le monde meilleur, mais qui s'est rendu compte que c'était bien plus difficile qu'il n'y parait. Le mal est bien plus coriace… Soupire. Oui. C'est sans doute ce qui m'attend… De la déception...... Je crois pouvoir changer le monde également, mais je risque de vite déchanter…

Je reprends rapidement mon travail puis j'entends la sonnerie annonçant l'heure de la promenade. Comme d'habitude, je me place sur ma chaise et je regarde les détenus sortir depuis mon bureau. En réalité, il n'y en a qu'un que je surveille chaque jour à la même heure... enfin, peut-être deux. C'est vrai que parfois je regarde ce que fait Sam, histoire de voir s'il ne s'attire pas de trop gros ennuis.
Nate traine encore avec le gang de Wiz et je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression que c'est une mauvaise idée.... au fond de moi, tout me pousse à lui dire de laisser tomber cette clique avant qu'il ne s'attire des ennuis ! Mais....Je ne peux rien faire si ce n'est rester impuissante derrière ma fenêtre et prier pour qu'il ne lui arrive rien...

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Nemo
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comment se foutre dans la merde, leçon n°1
fiche de nate parsons
Je la vois rougir et ça me réjouis infiniment. Elle a tellement envie de moi que ça crève les yeux. Mon sourire se fend jusqu'aux oreilles.

Le coup de poing dans le ventre que m'assène le maton, qui effectivement doit être en manque des plaisirs de la chair, me fait simplement grimacer. S'il savait ce que c'est, une vraie mandale, il ne se la jouerait pas si arrogant. J'en prends tous les jours, des poings dans la gueule. Le sien était une caresse. Je me contente de lui lancer un regard noir avant de m'étaler sur mon lit, pendant que Sam se fait gentiment asticoter, pour son plus grand plaisir.
J'attrape l'un de mes livres et ouvre la page cornée. Un polar bien nul que j'ai réussi à piquer à un ancien gars de détention. Ça fait trois fois que je le lis. Et c'est toujours de la merde.
J'entends l'infirmière parler à ce vieux Sam, puis me répondre de sa voix fluette. Pas de massage. Dommage. J'aurais pu crever heureux je crois, si elle m'avait dit oui. Je la remercie d'un grognement quand elle me donne des antidouleurs. Je me replonge dans ma lecture fort peu intéressante et ne lui donne pas plus d'intérêt au moment où elle s'en va. Je suis vraiment crevé, et c'est pas le coup de grâce de ce connard de maton qui m'a aidé.

« Elle te veut dans son plumard, frérot ! »

Le même sourire que tout à l'heure se pointe sur mon visage. Je repense au sien, rouge de gêne.

« Je sais. »

*

Quelques journées s'écoulent sans qu'il ne se passe grand chose. Sam est toujours aussi pénible mais j'ai l'impression qu'il a gagné mon affection. Il n'est jamais très bon de s'acoquiner d'un mec dans la ligne de mire des "grands". Faut croire que j'aime le danger. Même s'il parle énormément, de tout et n'importe quoi, la raison de sa présence dans ce trou n'a jamais dépassé la limite de ses lèvres. J'ai beau être curieux de nature, jamais je ne lui demanderai. On est tous, simplement ici, c'est tout. Pas besoin de savoir qui a buté qui dans quelle condition.
Wiz est de plus en plus infernal. Lui, il a gagné mon dégoût pour le coup. J'en ai vu des machos, mais alors celui-là en tient une couche. Les femmes ne sont rien pour lui, que des instruments créés pour le plaisir des hommes. Son sujet préféré du moment est Minnie. C'est la seule femme de la prison alors forcément, son nom est présent dans pas mal de bouches. Alors que pas mal de détenus apprécient fortement sa présence pour la simple et unique raison qu'elle apporte une pointe de douceur dans cet enfer, d'autres passent leur temps à la dénuder du regard, à l'imaginer dans des situations plus que gênantes. Je ne sais pas si elle est au courant qu'elle est le personnage principal de l'imagination des gars quand ils se soulagent. Pour ma part, je ne peux pas dire que je ne pense pas à elle : j'ai des besoins et elle est la seule femme que je croise depuis pas mal de temps. Mais je reste respectueux. Pas comme ce connard de Wiz et toute sa clique.
Je reste non loin d’eux car je sais que si jamais je fais un pas de travers, je m'en mordrais les doigts. Je déteste ça. Mais pour le moment, je ne peux pas faire autrement, je ne connais personne, et je ne suis pas vraiment libre de mes mouvements. Seul Sam se positionnerait de mon côté si jamais je souhaitais éprouver mon mécontentement et, sans vouloir le vexer, ce n’est pas le meilleur choix d’allié en termes de compétences de combat.
Tout ça pour dire que, pour le moment, je reste dans leur clan. Mais ça changera.

Au réfectoire, hier soir, ce connard de Wiz s’est vanté de la raison pour laquelle il est là. J’avais déjà sa réputation en tête et les membres de son clan connaissaient tous ses crimes dans les moindres détails. Mais… comme un petit nouveau avait rejoint la bande, il s’était senti obligé de tout raconter à nouveau.

« Mes gars ont été quasiment tous tués dans une embuscade du gang ennemi qu’on avait prévu de buter à l’époque. J’pouvais pas rien faire après ça, tu m’comprends mon frère. Alors je suis allé chez le chef du clan. Il savait qu’il allait bouffer le sol, alors il a prit ses jambes à son cul c’t’enculé. J’ai jamais pu voir sa tronche. Par contre, y’avait des gentilles personnes chez lui. T’imagines ce que j’ai pu faire, pas vrai ? C’est à elles que j’ai fait bouffer le sol. Et aut’ chose aussi, mais j’te passe les détails. Sa femme et sa fille. ‘Sont sous terre maintenant. Mais j’en ai bien profité avant, crois-moi. »

Et ça a continué comme ça durant au moins dix minutes. N’épargnant aucun détail. Je ne sais pas comment j’ai fait pour rester de marbre. En mon fort intérieur, je m’imaginais lui broyer le crâne contre un mur, lui foutre des coups de massue à pics. J’ai aussi eu envie de vomir le peu que j’avais pu manger, quand je l’ai vu se toucher allègrement à travers son pantalon de toile. Mais rien n'est passé au travers de mon masque de chair.
Je pense avoir décelé autre chose durant cette ignoble conversation : Drake avait presque broyé sa fourchette en plastique dans sa paume. Il regardait le sol, mais je suis certain qu’il aurait pu faire fondre la tôle avec ses yeux laser. Comme d’habitude, il n’a rien dit. Mais au contraire de nous tous, il n’a pas su rester de marbre. Peut-être connaissait-il l’homme en question ? À creuser.
En tout cas, plus le temps passe, plus j’ai envie de le tuer de mes mains.

Actuellement couché sur mon matelas, car il n’y a pas grand chose à faire d’autre, je navigue dans mes pensées. La cellule est calme, sans Sam. Il est parti il y a une heure : encore un rendez-vous avec son avocat, paraît-il. Je ne le dirai jamais assez mais je suis bien heureux que tout ce merdier ne soit plus de mon présent.

En parlant du loup, je l’entends arriver avec l’un des gardiens. Un énorme tapage retentit soudainement. Des cris rauques font suite. Je m’empresse d’aller rapidement à la porte de ma cellule, mais le garde me fait reculer violemment quand il fait entrer Sam.

« - Y s’passe quoi ?
- Ton pote se fait marave la gueule.
- J’ai pas d’pote ici, mon pote.
- Et ton copain Wiz alors ?
- Par qui ?
- Ton aut’ pote. Le grand tout pâle qui parle pas. »


Voilà qui est intéressant. Drake qui tente de buter Wiz ? Ça ne m’étonne pas plus que ça, vu ses réactions d’hier, au dîner. Des gardes crient. Je me colle aux barreaux de la cellule mais ne vois pas grand chose. D’après leurs cris, Drake s’est bien battu. Il va finir au trou. Et Wiz…

« - Putain.
- T’as chié dans ton froc ?
- Ce con de Wiz. Il va rendre visite à la gamine.
- La gamine ? Oh. Ta chérie ? »


Je ne relève pas. Je ne m’en ferai pas pour elle s’il s’agissait d’un autre détenu. Mais pas Wiz. Pas après ce qu’il nous a vendu. Il est dangereux, bien plus que moi. Bien plus que tout son clan réuni. Il va s’en prendre à elle, il l’a affirmé, le premier jour de mon arrivée.
Putain.

« GARDE ! »

Après plusieurs cris de ma part et coups de pieds et de poings dans la porte et les murs, l’un d’eux vient enfin jusqu’à moi, les nerfs au bord de l’explosion.

« - Si tu fermes pas ta gueule mon vieux tu vas goûter à mon taser.
- J’m’en contre-fou. Ce gars, là. Tu sais pas ce dont il est capable. Drake lui a fait la misère.
- Et alors ?
- Et alors ?? Mais t’es con ou quoi ? Il est blessé, ils vont où les blessés ? T’as lu son dossier ? Tu sais ce qu’il va tenter de faire endurer à Minnie ??
- Qu’est-ce que ça peut te foutre ? On est là pour la protéger. »


Je recule en riant jaune. Au loin, je vois Wiz se débattre sur un brancard, criant toutes sortes d’insultes. La colère monte en moi. Sam se fait tout petit. Je prends mes tempes dans mes poings, puis plante mes iris dans ceux du garde, planté là.

« S’il lui arrive quoi que ce soit, j’te saigne. »

Il se retourne, ne montrant aucun signe de peur ou de faiblesse. Ce qu’il ne sait pas, c’est que je finis toujours par avoir ce que je veux. Avec les conséquences qui vont avec. Il crèvera de mes mains si je ne vois pas Minnie tout-à-l’heure.
Plein de colère, je me calme difficilement, tournant dans ma cellule comme un lion en cage. Sam est calme, pour la première fois depuis que je suis là. Il ne dit pas le moindre mot.

*

Je ne peux pas penser à autre chose. J’imagine toutes sortes d’immondices que l’autre connard pourrait lui faire subir. Depuis sa déclaration du repas, la scène qu’il a décrite ne peut sortir de mon esprit.
Je m’empare de l’une des fourchettes en plastique que j’ai pris l’habitude de stocker peu à peu sous mon matelas. Mon arme fétiche des prisons. Je la taille pointue comme je peux, puis tente de me l’enfoncer dans le bras, en guise de test. Sam me regarde, légèrement effrayé.

« - Frérot, tu comptes faire quoi là, tu m’fais peur.
- C’est pas pour toi. Pas encore en tout cas.
- Je sais bien, c’est justement ça qu’j’aime pas.
- Je veux m’assurer que rien ne lui soit arrivé. Tu crois qu’ils me l'amèneront  docilement ? Dans ce bled, mon gars, faut s’montrer convaincant.
- Pourquoi tu te préoccupes d’elle comme ça ?
- Tu sais pas ce qu’il a fait pour arriver là. J’ai eu droit à tous les détails. Ce qu’il veut en ce moment, c’est elle.
- Et alors ? Ils trouveront une autre infirmière. »


Indigné, je me tourne vers lui, l'œil haineux.

« - Fais gaffe petit ou tu vas finir par goûter à la fourchette.
- Je dis juste… que t’es un peu too much, c’est tout. »


Je me considère simplement comme quelqu’un d’humain. Je ne sais pas s’il y a quelque chose entre elle et moi, je ne pense pas. Je n’espère pas. Je ne veux pas. Tout ce que je veux, c’est qu’elle ne meure pas, qu’elle ne subisse pas ce qu’a subi cette pauvre femme. C’est vraiment si étrange et insensé que ça ? Merde, je suis tombé chez les tarés ou quoi ??
Finalement le même garde que tout à l’heure arrive vers ma cellule. Je l’interpelle, sans montrer de mauvaise intention.

« - Comment va l’infirmière ?
- Elle va bien. Recule.
- Je veux la voir.
- Pourquoi, tu veux lui chanter une chanson ? »


Ma patience est inexistante dans ces moments-là. Je le prends violemment par le bras, le cogne de toutes mes forces contre l’un des barreaux et lui fait une prise pour qu’il reste immobile. Le voilà crâne contre les barreaux, le bras gauche passé au-dessus de sa tête jusqu’à son dos. Il ne peut rien faire. Il est coincé.

« Hey. »

Il ne me répond pas et ne se débat pas du tout. Merde, j’ai dû taper beaucoup trop fort, le con s’est assomé si fort qu’il a perdu connaissance. Bordel de merde. J’aperçois au loin d’autres gardes qui approchent. Je voulais pas en arriver là. Je m’empare du flingue accroché au holster du garde évanoui et je le colle au creux de son cou. Les autres me visent avec le leur. Voilà un tapage extraordinaire. Quel bordel.

« - Parsons tu lâches ce flingue illico !
- J’hésiterai pas à le buter, c’est qu’un garde comme les autres. Amenez-moi l’infirmière. Je veux juste savoir si elle va bien.
- Tu crois vraiment qu’on va faire ce que tu veux connard ?
- Je m’en tape de crever, tirez et je tire. Il est à bout portant, vous êtes à dix mètres. Vous savez calculer ? Si vous faites un pas de plus je tire. Amenez-moi l’infirmière. »


Je reste calme, même si mon cœur bat à toute allure. Je ne sais absolument pas si je serai capable de tirer. Tuer un innocent ? Je sais pas si j’ai les couilles de faire ça. Je serai aussi répugnant que Wiz. Mais à cet instant, je m’en cogne. Il faut juste qu’eux, sentent que j’en suis capable.
Je les observe se jeter un coup d'œil furtif, approuver de la tête. L’un d’eux fait demi-tour en courant.

« Tu fais une connerie, Parsons. »

Je sais.
Je suis dans un immense bourbier.


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
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Cheval de Troie
Cheval de Troie
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Minerva Bolen
J'ai 25 ans et je vis à Santana, Arizona. Dans la vie, je suis une jeune infirmière et je m'en sors assez bien en théorie. Sinon, à cause d'une éducation campagnarde moyenâgeuse, je suis en couple avec un plouc et je le vis plutôt ....bhein disons que c'est toujours mieux que rien dans cette ville.


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Minnie est née à Bouzeville, le genre de ville où tout le monde se connait et où tout le monde est stupide. Springfield, voilà, c'est comme si Minnie était née à Springfield. Et pas chez les Simpson, non, elle elle n'a pas eu de chance. Elle serait plutôt née chez les Spuckler, cette famille d'arriérés consanguins. Mis à part ça, sa vie ressemblait vraiment au genre de vie qu'elle aurait mené à Springfield, elle a eu les mêmes amis de la maternelle à la fin du lycée, elle est sortie avec les mêmes garçons que ses copines parce qu'elle n'avait pas vraiment l'embarras du choix et son école élémentaire n'était clairement pas destinée à nous préparer pour un poste au Capitole, alors Minnie a décidé d'être infirmière. Un métier plutôt réalisable pour une bouseuse comme elle et qui ne nécessite pas de mettre un organe en hypothèque pour y parvenir.

Après avoir été plus que déçue à Bouzeville, Minnie a réuni tout son courage pour partir sans se retourner ! Elle s'est dit que Patelinville serait sans doute mieux que tout ce qu'elle a connu jusqu'à présent... Elle a eu tort. Patelinville est juste une ville comme Bouzeville mais en un peu plus chic. Enfin si plus chic veut juste dire ne pas trouver des clodos dans les salles de cinémas, alors oui elle est plus chic.
Ici, Minnie s'est trouvée un appartement puis elle a connu Bobby. Bobby n'est pas l'homme de ses rêves, mais il n'est pas aussi arriéré que les autres bourrins qui sont venus lui faire la cour. Tous les muscles et rien dans la tête...... Voilà ce qu'elle a toujours connu. Minnie sait s'en contenter, après tout elle n'a jamais espéré mieux que ce qu'elle avait déjà, le mieux c'est pour les autres, ce n'est pas pour elle. Aussi, malgré une vie clairement pourrie, elle reste une jeune femme sympathique, souriante et serviable.

Nouvelle ville, nouvel appart, nouveau mec et bien sûr, nouveau job. Après avoir reçu son diplôme d'infirmière, Minnie a été acceptée comme infirmière dans le pénitencier de Santana à la sortie de la ville. La jeune femme était loin de se douter que sa vie allait basculer à tout jamais le jour où les énormes grilles de la prison se sont refermées derrière elle pour la première fois.

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Ella Purnell :copyright:️ Nympheas - Google

Aujourd'hui la matinée s'est passée sans trop de soucis. Quand je suis arrivée à huit heures trente, il n'y avait encore grand monde. L'équipe du matin, niveau surveillants, étaient encore en train de papoter, de prendre des cafés et d'emmerder les détenus pour ne pas changer. Pour ma part, je suis rapidement allée en salle de pause pour me faire couler un bon café avec la dose de sucre pour me maintenir éveillée toute la journée. La nuit dernière n'a pas été super... Je me suis disputée avec Bobby en plein milieu de la nuit, car il est rentré complètement bourré sans m'avoir prévenu. Je n'avais pas eu de nouvelle de lui de toute la journée, ni de toute la soirée, et le voilà qu'il rentre entièrement bourré, en sentant différents parfums dont celui d'une femme et il espérait que je ne dise rien. Mais c'est une blague ?! Du coup, je l'attendais de pied ferme pour lui rappeler qu'il se comporte de plus en plus comme un moins que rien et que je ne suis pas prête à en supporter davantage.

"Tu ne comptes pas quitter Bobby ?"

Me demanda ma mère paniquée, au téléphone, tandis que je me serre mon café.

"Je n'en sais rien maman, mais je ne suis pas heureuse avec lui."
"Minnie, t'es plus une gamine, arrête de croire que tu trouveras un prince charmant qui correspondra à toutes tes attentes. Bobby est un gentil garçon, ton père l'apprécie, il travaille et il s'occupe bien de toi. Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?!"

Je roule des yeux en mettant du sucre dans mon café.

"J'en sais rien, maman, peut-être qu'il soit pas constamment bourré ? Ou qu'il évite de rire aux blagues salaces que ses potes font sur moi ?!"
"Rolalala, tu connais les hommes, ils ont rien dans la tête. Ça va, ils ont un humour plutôt bof, bon et alors, ça justifie que tu quittes un mec avec une bonne situation ?!"
"Parce qu'employé de station service, c'est une bonne situation pour toi ?!"
"Tu aurais peut-être préférée être encore avec ton ex, celui qui s'est tapé ta copine ?! Tu sais ce qu'il est devenu ? Il est en prison maintenant, parait-il qu'il aurait massacré sa copine. C'est madame Little qui me l'a dit, la pauvre petite aurait passé plusieurs jours à l'hôpital. Alors c'est ça que t'aurais voulu ?!"
"Non, mais tu penses pas que je mérite quelque chose de mieux entre le massacreur de femme et le looser alcoolique ?!"

Ma mère soupire comme pour me signaler qu'elle en a marre de mes caprices et de mes rêves d'enfant.

"Vraiment, Minnie, je ne te comprends pas, je ne sais pas dans quel monde tu vis. Tu crois que quoi, que tous les avocats de la ville vont se précipiter vers toi comme dans les films ? Minnie, t'as une bonne situation, un job, un homme qui est là pour s'occuper de toi. Tout le monde n'a pas cette chance, ma chérie, ton père et moi voulons juste te savoir en sécurité et à l'abri du besoin."

Cette fois, c'est moi qui soupire et qui n'ajoute rien pendant que je touille mon café.

"En parlant de ça, tu sais, on n'est pas vraiment d'accord pour que tu bosses dans une prison. Ce n'est pas un endroit pour toi. Et s'il y a bien une chose qu'on espérait pour toi, ton père et moi, c'est que tu évites le monde pénitencier ! C'est dangereux, Minnie !"

Cette fois, je suis exaspérée, c'est Bobby qui a dû prévenir ma mère de mon nouvel emploi.

"Tu ne vas pas t'y mettre, ça va faire un mois maintenant que je bosse ici. Dans quelques jours, j'aurai fini ma période d'essais et je me porte très bien. Alors arrêtez de me voir comme une enfant qui ne sait pas se défendre. Je suis une infirmière, je suis là pour aider mon prochain. Et je m'en sors très bien. Ça serait trop demandé pour toi, papa ou Bobby d'avoir un "Bravo Minnie, tu t'en sors bien !" ou un "On est fier de toi, Minnie !""

Dis-je en m'emportant dans la salle de repos où fort heureusement je suis seule.

"Nous sommes tous très fier de toi, on s'inquiète juste pour toi, ma chérie..."
"Fallait s'inquiéter pour moi quand à 10 ans, je me faisais mes propres chocolat chaud parce que tante Maddy devait aller vous chercher en garde à vu, papa et toi !"
"Minnie !"
"Bon écoute maman, faut que je te laisse maintenant, je dois aller bosser."
"Minnie, attend..."

Mais j'ai raccroché avant qu'elle n'ait pu ajouter quoi que ce soit. Je ne sais pas pourquoi j'ai voulu appeler ma mère, je ne sais pas ce qui m'a conduit à croire que notre conversation serait différente des autres. Mes parents et moi... disons qu'on a une relation compliquée. Ils n'ont jamais vraiment été des parents dignes de ce nom. Des amis, mouais, ça va, mais certainement pas des parents. Maintenant que je suis une adulte, j'ai moins de mal à leur rappeler l'enfance désastreuse que j'ai vécu et à quel point ils n'ont donc pas le droit d'avoir leur mot à dire sur ma vie.

Je soupire avant de boire une gorgée de café. Je range mon téléphone dans la poche de ma blouse d'infirmière puis au moment où je m'apprêtais à sortir, le garde qui m'avait emmené voir Nate, entre dans la pièce. À en voir le nom sur son badge, il s'appelle Clyde.

"Bonjour."

Lui dis-je poliment avant de tenter de le contourner pour passer, mais il reste obstinément devant la porte avec un sourire mauvais. Je lève donc le regard vers lui en fronçant les sourcils.

"Excusez-moi, je voudrais passer."
"On voudrait tous quelque chose, mam'zelle Minnie..."

Je fronce encore plus les sourcils en ayant peur de comprendre le sous-entendu.

"Alors quoi, vous comptez me garder ici pour toujours ?! Quelqu'un finira bien par entrer."

Il se mit à rire comme un dément, au point que je recule d'un pas. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous les gens d'ici ?! Je le regarde en restant sur mes gardes.

"Je plaisante, mam'zelle, inutile d'avoir peur !" Il se décale et me fait presque une révérence de politesse. "Allez y, passez !"

J'arque un sourcil, il est clairement dérangé. Je passe lentement devant lui sans le quitter des yeux. Et en même en passant la porte, je refuse de lui tourner le dos. Une fois dans le couloir, ma tasse de café toujours en main, je secoue la tête en me disant à moi-même :

"Complètement taré, celui-là."

Je n'y prête plus attention et me dirige vers l'infirmerie, en passant, je vois Sam accompagné de son avocat.

"Oh, bonjour Sam, comment ça va aujourd'hui ?"

Il m'offre son plus beau sourire, celui qui est contagieux. Je lui rends en retour.

"B'jour mam'zelle ! Bah ça va ! Mais si vous parlez de Nate, je crois qu'il attend une visite de sa princesse !"

Suivit d'un clin d'œil qui me fit rougir de la tête aux pieds. Je tente de garder un visage neutre, mais mes grands yeux expressifs sont toujours ceux qui me trahissent le plus.

"Je....heu..."

Mais finalement je me contente de hocher discrètement la tête en guise de remerciement envers Sam de me donner des nouvelles de Nate à chaque fois qu'il en a l'occasion. Je lui souris timidement en rougissant toujours puis je continue ma route, étant incapable d'ajouter quoi que ce soit. Au fond de moi, je suis vraiment contente qu'il pense à moi. Je triture mes cheveux comme une adolescente en marchant dans les couloirs ensuite une fois arrivée à l'infirmerie, je m'installe derrière mon bureau et commence à bosser. J'attends la promenade du matin avec impatience ! Je pourrais le voir, enfin !

À dix heures, quand la sonnerie retentit, je me positionne en face de la fenêtre et dès que je vois sa démarche virile passer le pas du grillage, je commence à sourire d'une oreille à l'autre. Je le regarde s'avancer dans la cour, faire quelques exercices, parler avec quelques gars du gang de Wiz. J'ai à peine le temps de profiter de lui que la sonnerie retentit de nouveau. Je soupire, j'ai l'impression qu'à chaque fois, c'est de plus en plus court....

Je retourne à mon bureau pour retourner à mes fiches de soin, à mes rapports d'incidents, etc. Dix minutes plus tard, un maton entre à l'infirmerie, limite en défonçant la porte.

"M'zelle Minnie ! Préparez un lit et de quoi recoudre, là vous allez avoir du travail !"

J'écarquille les yeux en essayant de comprendre ce qu'il me raconte, mais j'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche que j'entends des hurlements arriver rapidement vers moi. Je sens que mes jambes commencent à trembler, c'est la première fois que je me retrouve dans une situation où tout le monde a l'air paniqué autour de moi. J'inspire et expire alors qu'on m'amène le blessé sur un brancard.

Je me lève rapidement de mon bureau et commence à enfiler des gants.

"Heu...ok...Vous pouvez le poser ici ! Déchirez-moi sa tenue que je puisse commence à l'examiner et attachez le car ça risque de faire mal."

Les gardes obéissent et attachent la montagne de muscles sur le lit. Quand je daigne enfin le regarder, je me raidis en reconnaissant l'identité du patient. Il s'agit de Wiz.... Le gars dont je n'arrête pas d'entendre parler..... le gars qui aurait tué des matons..... le gars qui a enrôlé Nate dans son équipe.....
J'ai envie d'avaler ma salive, mais je n'y arrive pas tant ma bouche est sèche.

"Ne restez pas planté là !"
"Aaaaaaaaaaaaaah j'ai mal putain ! Ce fils de pute, je vais le crever ! Je vais le crever comme un chien !"

Ce qui accentue mes tremblements. Non d'un chien, Minnie, t'as dit à tout le monde que tu étais bien plus forte qu'il ne le pense, alors c'est le moment de le prouver ! J'inspire et expire puis je m'avance près de Wiz. Je réfléchis à toute vitesse puis je décide de l'endormir… ou en tout cas de l'ensuquer le plus possible.

"C....Calmez vous.... Prenez ça, ça vous soulagera de la douleur."

Je lui tends les médicaments en tremblant malgré moi. Il remarque mon appréhension à me trouver à ses côtés et un sourire machiavélique se dessine sur son visage alors qu'il me dévore du regard de haut en bas. Avec son gabarit, s'il arrive à être un peu étourdi, ça sera déjà pas mal. Mon Dieu, comment je vais faire.....
Bon pas de panique, au pire, je lui en redonnerai dans une demi-heure. Les gardes restent avec nous, le temps que je désinfecte ses plaies et que je m'occupe de lui. Il avait une entaille au niveau du foie qui aurait pu être bien plus grave si la lame avait été plus longue.

"Qui a fait ça et avec quoi ?"
"Un de ces gars l'a planté, il est au trou maintenant. Avec une fourchette, je crois. Bah, ils ont que ça de toute façon."

À ce moment-là, je stoppe tout mouvement et mon sang ne fit qu'un tour. Un gars à lui ? Et si....si..... non....je vous en supplie.....pitié.... Je me mords la lèvre pour tenter de garder mon sang froid alors que je retire les morceaux de fourchettes de la plaie.
Je donne une nouvelle dose de calmant à Wiz en espérant que ça lui fasse un peu plus d'effet et oui, au bout d'une dizaine de minutes, je vois qu'il commence à être dans le cosmos même s'il n'est pas totalement endormi. Tant mieux, je vais pouvoir le recoudre sans difficulté. La plaie au foie était la plus dangereuse, il a d'autre entaille, mais qui paraissent bien superficielle en comparaison. En tout cas, peu importe l'identité de son agresseur, le bougre avait presque réussi son coup. Tout s'est joué à quelques centimètres. Si sa lame était plus longue, je n'aurais rien pu faire et Wiz serait mort en se vidant de son sang. Avec le matériel que j'ai ici, il aurait peut-être dû être opéré et conduis à l'hôpital, mais il n'aurait jamais survécu au trajet...

Alors qu'il bave sur son menton sous l'effet des médicaments, je le regarde en me demandant s'il n'aurait pas mieux valu que je le laisse mourir de ses blessures....... Mais je me ressaisis rapidement, je ne peux décemment pas laisser mourir quelqu'un… ce serait contre mes principes et ma foi. Je ne suis pas particulièrement pratiquante, mais je suis un minimum croyante. Vous vous doutez bien qu'à Bouzeville, tout le monde croit en Dieu, ne serait ce que pour avoir quelqu'un à blâmer pour leur vie de péquenauds. Et en ce moment, plus que jamais, j'ai envie de croire en Dieu. J'ai envie de croire en quelqu'un de supérieur qui pourrait être en mesure de protéger Nate de cet enfer....

***

Wiz est à l'infirmerie depuis deux heures maintenant. Je l'ai recousu et bandé donc il ne craint plus rien. Les gardes sont partis manger puisque le patient était endormi. Pour ma part, je suis retournée à mon bureau pour continuer mon travail quand je finis par entendre du mouvement dans le lit du blessé. Je me lève pour aller voir ce qu'il se passe, mais quand j'arrive au niveau du lit.... Wiz n'y était plus. Pourtant, il était menotté au lit ! J'écarquille les yeux en le cherchant partout du regard et je le trouve dans l'angle de la porte du dortoir de l'infirmerie. Il me regarde comme un chasseur qui aurait trouvé sa proie. Il ferme la porte lentement avant de s'approcher de moi.

"C...Comment avez-vous fait pour vous libérer… ?"

Je recule d'un pas à chaque fois qu'il en fait un vers moi.

"Quoi, ça ?" Il lève ses bras et je remarque qu'il a simplement cassé les chaines de ses menottes en tirant dessus, car les bracelets sont encore autour de ses poignets… "Vous m'avez bien regardé, c'est pas ça qui va m'empêcher de passer un peu de temps avec un joli zozio."

Et il s'approche encore. Je vais pas le cacher, j'ai peur. Ce monstre a réussi à briser ses menottes. Ok. Du calme. Non pas du calme ! Mais on est où là ?! Je pensais que ce genre de truc pouvait arriver que dans les films !

"Je....Vous...Vous ne devriez pas faire quelque chose que vous pourriez regretter, les gardes vont arriver à tout moment..."

Un nouveau sourire carnassier barre son visage alors qu'il commence à faire craquer sa nuque.

"Vous avez pas vu l'heure, la pause déjeuner n'est pas finie et ces branleurs risquent pas de revenir avant d'avoir fini de bouffer et de picoler."

Je commence à trembler comme une feuille en réalisant qu'il aurait largement le temps de me faire tout ce qu'il veut avant que quelqu'un n'arrive !

"Arrêtez....je vous en prie..."
"Continue de me supplier, j'adore ça.... c'est toujours mieux de les entendre, de me supplier avant de les faire pleurer..."

Et sans la moindre gêne, il commence à frotter son sexe à travers son pantalon. Seigneur… Pitié..... Je crois que ça fait bien longtemps que ça ne m'est pas arrivé, mais je prie.... Je prie dans ma tête pour qu'un miracle se produise et que quelqu'un me vienne en aide...

"On pourrait faire ça en douceur et rapidement ou alors, et je t'avoue que c'est mon option préférée, tu pourrais tenter de te débattre en vain ?"

Il s'approche de moi plus rapidement et commence ainsi notre jeu de chat et de souris à travers le dortoir. Je cours entre les lits sous son regard et ses rires gras.

"Cours petite souris, mais je vais finir par t'attraper !"

Et il y arrive, d'une main ferme et puissante il m'empoigne le bras et m'attire contre lui. Sa puissance est telle que rien que la pression de sa main sur ma peau me fait mal et me laissera une marque rouge, voire bleue violette. Quand il m'attire à lui, il n'y met pas toute sa force et pourtant j'ai l'impression qu'il a bien failli m'arracher le bras. Je n'ai clairement aucune chance face à lui. Je vais être sa chose ou pire.... je vais peut-être mourir aujourd'hui...

"AU SECOURS !"

Je hurle de toutes mes forces, mais la gifle qu'il m'assène me coupe toute envie de recommencer. Elle m'enlève toute envie de respirer… mon souffle est coupé et mon oreille bourdonne. J'ai un gout de sang dans la bouche et je sens le côté de mon visage blessé gonfler à vue d'œil. Je dois sans doute avoir un hématome sur la joue et la lèvre ouverte... Quand je reprends mes esprits, je vois qu'il m'a jeté sur un lit et arraché mes vêtements comme un malade mental.

"Oh ouais putain.... depuis le temps que j'avais pas caressé des seins.... notre dernière infirmière était vraiment un thon.... toi t'es vraiment bonne... Arrête de bouger où je t'en remets une !"

Je tremble encore plus sous sa menace en commençant à pleurer alors que je sens qu'il m'écrase de tout son poids. J'ai du mal à respirer, alors hurler ce n'est même pas la peine. Je sens son souffle dans mon cou, il me lèche tout en me pelotant allègrement les seins. Il me fait mal. Un de ses mains descend plus bas et je sens qu'il tente de sortir son sexe. Il me le frotte contre la cuisse....
Non pitié... Ne m'abonnez pas...
Mon coeur bat la chamade, j'ai l'impression que je vais mourir dès l'instant où il m'aura souillé. Je prends une grande inspiration et risquant le tout pour le tout, je remonte mon genou de toutes mes forces ! Je n'attends pas ses parties mais son ventre. Ce qui apparemment est pire ! Il hurle de douleur comme un animal blessé avant de rouler sur le côté. Je me laisse tomber sur le sol et rampe le plus vite possible le plus loin de lui, j'ouvre la porte du dortoir puis je me relève sur mes jambes tremblantes.
Ne regarde pas en arrière Minnie, cours ! J'entends Wiz se relever difficilement, je crois que j'ai dû rouvrir sa plaie, c'est ce qui m'a sauvé. Il titube dans ma direction, mais je suis maintenant dans le couloir !

"AU SECOURS ! AIDEZ-MOI !"

Je hurle avec toute l'énergie du désespoir, réalisant seulement que j'ai les seins à l'air. Cette brute à cassé l'armature de mon soutif !!! Mais c'est qui ce monstre ?! Ma blouse est déchirée, mon pantalon est déchiré de la braguette jusqu'à mi-cuisse. Il est complètement foutu. Je suis dans un état lamentable. Et quand un garde finit enfin par me voir dans le couloir, il se précipite vers moi et appelle du renfort. Je lui explique la situation en bredouillant et en pleurant. Je reste dans ses bras en tremblant et il tente de me consoler comme il peut.

"Les gars, faut chopper Wiz, préparez les tasers !"

Très vite, cinq bonhommes arrivent suréquipés et entre dans l'infirmerie. J'entends des cris de haine, de rage et de douleur, mais au bout de quelques minutes, j'entends les gardes parler de le reconduire dans sa cellule et de le laisser crever. Pour le coup, je dois dire qu'il meurt ou non, j'en ai plus rien à foutre.

***

"Vous allez bien, mam'zelle ?"

Me dit le garde qui me tient encore dans ses bras. Il m'aide à me relever et me reconduit dans l'infirmerie.

"Vous devriez vous changer...S...Si vous restez dans cette tenue..."

Il rougit et n'ose pas me regarder. Il existe donc encore des gens avec un minimum de respect. Le regard vide, je me déshabille sans pudeur, non pas que je n'en ai pas, seulement, je suis plus une coquille vide qui bouge en pilotage automatique. Une fois une, car même ma culotte n'a pas survécu, j'enfile une blouse de patient que je noue sur le devant. Le garde me donne sa veste.

"Tenez, j'sais que c'est pas grand-chose, mais bon." Il hausse les épaules. "Je suis désolé de ce qui vous est arrivé, mais vous savez, ici..."

Je secoue la tête.

"Je n'ai pas envie d'en parler. Je veux rentrer chez moi."

Il hoche la tête.

"Oui, je pense que le boss n'y verra pas d'inconvénient."

Qu'il en voit ou pas, je rentre chez moi. Mais rapidement, mon regard se tourne vers la porte quand un garde a l'air gêné de s'annonce.

"D...Désolé de vous déranger mais.... Nate Parsons est en train de péter les plombs, il menace un garde avec un flingu dit qu'il va le tuer s'il vous voit pas, mam'zelle Minnie...."

Un peu de vie regagne mon regard à l'annonce du nom de Nate.

"Qu...Quoi ?!"

Mais mon cerveau a du mal à assimiler l'information. Pourquoi Nate menacerait un garde ?! Et pourquoi est-ce qu'il veut me voir ? Mes idées sont encore un peu floues et je suis mécaniquement le garde. Celui qui m'a donné sa veste ferme la marche et on me conduit vers la cellule de Nate.
Bizarrement, quand je passe devant les cellules, je n'ai pas le droit à des réflexions salaces, blagues lubriques ou des sifflements. Je n'y prête pas attention, mon regard se porte sur l'attroupement de gens qui se trouvent autour de la cellule de Nate. J'en tremble encore plus.

"Bon dieu, Parsons, c'est la chaise électrique que tu cherches ?!"

Le directeur avait l'air fou de rage. Je le regarde totalement hébétée, mais c'est quoi ce bordel. Quand j'arrive, tous les regards se tournent vers moi. Mon Dieu, je ne suis clairement pas belle à voir. J'ai le visage tuméfié, je ne porte plus mes vêtements, mes cheveux sont en bataille. Enfin bon, y'a rien qui va. Je n'ose même pas regarder Nate dans cet état sinon je sais que je ne ferais que pleurer.

"Tiens, la voilà, c'est bon, elle est là. Lâche ton arme Parsons."

Mes yeux papillonnent sous l'incrédulité, je tente un rapide regard vers Nate, mais quand mes yeux s'embrument de larmes, je recommence à regarder le sol.

***

"Vous m'avez fait demander, monsieur."
"Je vous avais prévenu !" Encore une fois, il était fou de rage. "Je vous avais dit qu'ici vous prendrez des risques ! Je vous avais dit que je ne pourrais pas toujours vous protéger. Vous vous rendez compte que vous auriez pu mourir ?!"

Il soupire avant d'abattre ses mains sur son bureau, ce qui me fait sursauter et pleurer, encore choqué de ce qui m'est arrivé. Il finit par pincer l'arcade de son nez en fronçant les sourcils.

"Excusez-moi...Ne pleurez pas...." Il me tend un mouchoir avant de soupirer de nouveau. "Écoutez... Je pense que cette fois, c'est clair, votre proximité avec Nate Parsons n'est clairement plus à prouver... Malheureusement, je ne peux pas vous laisser continuer de travailler ici..."

Je le regarde comme s'il venait de me retirer le cœur et me le montrait.

"Monsieur, vous ne pouvez pas me faire ça !"
"Je peux et je suis en train de le faire !" Il n'ose plus me regarder, mais j'ai remarqué qu'à chaque fois qu'il le fait et qu'il pose son regard sur mes blessures, de la culpabilité se lit sur son visage. "Je suis désolé, Minnie, mais je fais ça pour votre bien... Je ne pourrais pas garantir combien de temps vous allez tenir ici si vous restez... Wiz n'est pas le seul qui pourrait se jeter sur vous..."
"Oui mais il est le pire ! J'ai connu le pire ! Je peux tout encaisser maintenant !"
"Vous n'avez pas connu le pire, vous avez simplement eu un aperçu de ce qu'il pourrait être."

Sur ça, je ne peux rien dire de plus.

"Je ne veux pas partir..."

Dis-je tristement en me remettant à pleurer.

"Il ne s'agit pas de ce que vous voulez, mais ce qu'il y a de mieux pour vous."
"Et qu'en est-il de ce qu'il y a de mieux pour eux ?"

Il soupire.

"Si vous parlez de Nate Parsons, il va être placé au trou pour une durée indéterminée jusqu'à ce que je décide de son sort. Pour ce qui est des autres, ils ne méritent pas d'avoir quelqu'un comme vous pour s'occuper d'eux. Je vous ai dit que vous seriez déçue.... Cet endroit prend vos rêves et vos espoirs et les transforme en merde et vieille odeur de pisse." Il me regarde avant de lever une main "Désolé."

Je hausse les épaules, qu'il soit vulgaire est bien le cadet de mes soucis.

"Je ne veux pas partir."

Il soupire en me lançant un regard plein de compassion.

"Commencez par rentrer chez vous. Reposez-vous."

Je lève mon regard globuleux de jeune biche en détresse, mes yeux larmoyant le supplie du regard.

"E....Est-ce que je peux le voir ?"

Il regarde sa montre, c'est l'heure de la promenade, mais pas pour lui. Autrement dit, personne ne saurait que j'y suis allée... J'insiste sur le regard suppliant.

"Le temps de la promenade. Et vous resterez à l'extérieur de la cellule."

Je me lève de ma chaise et prends le directeur dans mes bras sous le coup de la joie.

"Merci ! Merci !"

Il m'enlace comme un père le ferait avec sa fille avant de remettre de la distance professionnelle entre nous.

"Faites seulement attention à vous."

Il se lève ensuite et me conduit personnellement jusqu'au trou pour y voir Nate. La plupart des gardes surveillent la promenade, aussi, nous n'en croisons pas beaucoup jusqu'à ce qu'on arrive au trou. Je porte encore ma chemise d'hôpital et la veste du garde quand j'arrive devant la nouvelle chambre de Nate. Le directeur tape sur la porte de la cellule.

"Debout Parsons, t'as la visite du dernier ange qui ne t'a pas abandonné."

La porte du cachot a seulement un petit carré avec des barreaux, je ne peux pas le voir plus que ça, mais c'est suffisant, je me hisse sur la pointe des pieds et m'accroche aux barreaux comme si ma vie en dépendait.

"Je.....Je suis désolée, tout est de ma faute...."

Lui dis-je tristement en posant mon front contre les barreaux froids et crasseux, je tente de ne pas pleurer.

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Nemo
Nemo
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CRÉDITS : Re°

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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Noob

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tous des connards
fiche de nate parsons
Quand je la vois débarquer, le regard fuyant, en vêtements de rechange, le pas traînant, je comprends. Je n’imagine que trop bien ce qui a pu se passer. Jusqu’où c’est allé, je ne peux pas le deviner, mais j’espère du plus profond de mon être que quelqu’un s’est interposé à temps. Ma mâchoire se serre, tout comme ma prise sur le garde encore évanoui.
Je n’entends pas les paroles des autres, ni les cris du directeur de la prison. Tout ce qui m'importe, c’est elle. Elle semble être sur le point de fondre en larmes, de se décomposer.

« Merde, Minnie… »

Je sens Sam se rapprocher de moi et des barreaux de la cellule. Sa voix tremble, il a réellement peur de ce qui est en train de se passer.
De mon côté, j’ai énormément de mal à me contrôler. Mon unique envie est de tordre le cou du garde qui m’avait dit qu’il serait là pour la protéger, de buter tous ceux qui m'approcheraient et qui s’approcheraient d’elle. Tous. Jusqu’au dernier. Et ensuite j’irai rendre une petite visite à Wiz, histoire de lui rappeler qu’il n’est pas un Dieu.
Mais si je ne parviens pas à me contrôler, qui sait ce qui pourrait lui arriver ? Je respire fort et me mords la lèvre inférieure jusqu’à avoir un goût métallique dans la bouche. Mes muscles sont tendus à leur maximum ; je vais finir par casser le bras du maton endormi.

« Parsons, elle est là, c’est ce que tu voulais, non ? Je ne te le répéterai pas : lâche ce flingue et rends-toi sans parlementer. »

Ce que je voulais ?
Je capte enfin le regard de Minnie, qui contemple à nouveau le sol dès qu’elle croise le mien. C’est là que je vois l’hématome sur son visage.
Ce que je voulais ??
L’oeil noir et vitreux, je change de cible. Le flingue se pointe sur le directeur, qui hurle toujours plus fort. Pas de chance, ma voix porte plus que la sienne.

« Regarde-la et ose me dire que t’es fier de toi, connard ! Faut être vraiment très con pour pas comprendre que cet enculé est dangereux. Et toi tu la laisses entre ses mains, sans aucune protection ?? Quel dirlo de merde ! »

C’est à ce moment que je perds mon sang froid. Mon bras lâche le garde qui s’écroule et ma main vient soutenir le flingue, de paire avec mon autre main. Je vise. Je commence à appuyer sur la gachette. Puis c’est le noir.

*

Lorsque je tente d'ouvrir à nouveau les paupières, une douleur horrible me fracasse le crâne. Je sens un liquide chaud couler légèrement le long de ma nuque quand je tente de me relever. Autour de moi, rien d'autre qu'un lit en vieille ferraille et des toilettes dans un coin du cube. Je ne connais que trop bien cet endroit : la cellule disciplinaire. Ou le trou, comme on aime l'appeler. Je n'aurais pas de visite, autre que celles des gardes, je n'aurais rien d'autre à faire que d'attendre, affublé par des pensées noires. C'est la voie que j'ai choisie.

M'assayant contre un mur, j'observe mes poignets, menottés entre eux. Je suis à peine libre de mes mouvements. Au moins j'ai échappé à la camisole de force.
Je commence à revenir en arrière, je ne comprends pas encore comment j'en suis arrivé là. Je me souviens avoir pointé le pistolet sur le directeur, puis j'ai voulu tirer. Cette pensée m'accable au plus haut point : je l'aurai tué. Et pourquoi ? Pour elle ? J'aurai risqué la peine de mort pour elle ? Je soupire et prend mon visage entre mes mains menottées. Et Will… Et maman ? À ce moment-là, je ne pensais plus à eux. Ils n'existaient plus.
Qu'est-ce qu'il m'arrive ?

« Will… Aide-moi… J'ai besoin de toi… »

Ma voix résonne dans la cellule, sensation que je hais au plus haut point. Ma voix rauque et fatiguée me donne des frissons.
Will, pardonne-moi. Je te retrouverai, je te protégerai, nous serons de nouveau réunis, toi, maman et moi.

Je me penche un peu en arrière, contre la paroi du mur. Mais la douleur provoquée par ma blessure heurtant un peu trop fort le béton me fait grogner et grimacer. Bordel, comment je me suis fait ça ? Et pourquoi le coup n'est pas parti ? Je veux dire… tant mieux. Mais comment ça se fait ?
J'étais dos à ma cellule, trop concentré sur ma folie pour faire attention à ce qu'il se passait autour de moi. Il ne m'en fallu pas beaucoup pour comprendre : Sam. J'ai dû me prendre un coup de chaise, un truc comme ça. Quel salaud. Pourtant, je souris. Je ne manquerais pas de le remercier quand je le reverrai.

*

Seul avec mes pensées, mon esprit carbure. Je tente toujours de comprendre ce qui m'a pris, pourquoi je n'aurais pas hésité à l'abattre cruellement. L'image de l'infirmière passe souvent dans ma tête, et ça m'énerve. À chaque fois que je tente de la chasser de mon esprit, elle revient au triple galop. Il va falloir que je mette des barrières, et des grosses.

Au loin, j'entends des pas qui s'approchent de mon cagibi. Déjà une visite ? La voix de celui qui a bien failli mourir de mes mains retentit en me disant de me lever. Le seul ange qui ne m'a pas abandonné ? Pas compliqué de comprendre de qui il s'agit. Je fronce les sourcils et me lève difficilement dans un long soupir. Que fait-elle ici ? N'a-t-elle pas eu son quota de mecs dangereux pour la journée ?

Je m'approche des barreaux refermant l'unique trou de la cellule. Je ne suis pas sûr qu'elle puisse me voir, de là où elle est. Si petite. Ses poings sont fermés sur les barres de fer.  
Sa voix est faible et tremblante, ce qui me fait serrer les mâchoires. Elle a dû avoir si peur que ça m'en troue  l'estomac.
Mes sourcils se froncent et je claque ma langue contre mon palais en signe de désapprobation.

« Qu'est-ce- que tu fais là Minnie, rentre chez toi. T'as pas autre chose à faire que venir me voir ? »

Du style tomber dans les bras de son chéri, se reconstruire tranquillement loin de cette vie de merde, aller parler à quelqu'un, simplement changer ses idées.
Le boss de la prison reste campé sur ses jambes, immobiles, ne nous lâchant pas du regard. Je lui rends, haineux. Je ne comprends toujours pas comment il a pu laisser passer ça.

Ma main se pose sur la sienne, délicatement. Mais mon regard est toujours dur. Ça ne se voit pas extérieurement, mais je suis prêt à tout exploser, encore une fois. J'ai extrêmement peur de la raison pour laquelle je réagis de cette façon, avec elle.

« T'aurais jamais dû venir ici. Regarde où ça t'a amené… »

Le temps d'une fraction de seconde, une lueur de tristesse passe dans mon regard qui s'adoucit. J'espère qu'elle ne l'a pas vu, j'espère que le dirlo ne s'en rend pas compte.
Mon pouce passe délicatement sur son visage tuméfié. Sa peau est vraiment très douce. Après m'être rendu compte de mon geste, je recule et rompt tout contact brusquement.

« Je suis désolé, ma belle, j'ai essayé d'empêcher ce qui t'es arrivé mais... » Je hausse les épaules avec un sourire en coin. « Les gardes et le directeur n'ont pas ma jugeote, semble-t-il. »


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Minerva Bolen
J'ai 25 ans et je vis à Santana, Arizona. Dans la vie, je suis une jeune infirmière et je m'en sors assez bien en théorie. Sinon, à cause d'une éducation campagnarde moyenâgeuse, je suis en couple avec un plouc et je le vis plutôt ....bhein disons que c'est toujours mieux que rien dans cette ville.


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Minnie est née à Bouzeville, le genre de ville où tout le monde se connait et où tout le monde est stupide. Springfield, voilà, c'est comme si Minnie était née à Springfield. Et pas chez les Simpson, non, elle elle n'a pas eu de chance. Elle serait plutôt née chez les Spuckler, cette famille d'arriérés consanguins. Mis à part ça, sa vie ressemblait vraiment au genre de vie qu'elle aurait mené à Springfield, elle a eu les mêmes amis de la maternelle à la fin du lycée, elle est sortie avec les mêmes garçons que ses copines parce qu'elle n'avait pas vraiment l'embarras du choix et son école élémentaire n'était clairement pas destinée à nous préparer pour un poste au Capitole, alors Minnie a décidé d'être infirmière. Un métier plutôt réalisable pour une bouseuse comme elle et qui ne nécessite pas de mettre un organe en hypothèque pour y parvenir.

Après avoir été plus que déçue à Bouzeville, Minnie a réuni tout son courage pour partir sans se retourner ! Elle s'est dit que Patelinville serait sans doute mieux que tout ce qu'elle a connu jusqu'à présent... Elle a eu tort. Patelinville est juste une ville comme Bouzeville mais en un peu plus chic. Enfin si plus chic veut juste dire ne pas trouver des clodos dans les salles de cinémas, alors oui elle est plus chic.
Ici, Minnie s'est trouvée un appartement puis elle a connu Bobby. Bobby n'est pas l'homme de ses rêves, mais il n'est pas aussi arriéré que les autres bourrins qui sont venus lui faire la cour. Tous les muscles et rien dans la tête...... Voilà ce qu'elle a toujours connu. Minnie sait s'en contenter, après tout elle n'a jamais espéré mieux que ce qu'elle avait déjà, le mieux c'est pour les autres, ce n'est pas pour elle. Aussi, malgré une vie clairement pourrie, elle reste une jeune femme sympathique, souriante et serviable.

Nouvelle ville, nouvel appart, nouveau mec et bien sûr, nouveau job. Après avoir reçu son diplôme d'infirmière, Minnie a été acceptée comme infirmière dans le pénitencier de Santana à la sortie de la ville. La jeune femme était loin de se douter que sa vie allait basculer à tout jamais le jour où les énormes grilles de la prison se sont refermées derrière elle pour la première fois.

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Ella Purnell :copyright:️ Nympheas - Google

Quand Nate prononce mon nom, je dois me faire violence pour ne pas m'écrouler sur le sol et pleurer. Je dois rester forte puisque visiblement, c'est ce que tout le monde attend de moi en ce moment. Je ne comprends pas vraiment pourquoi Nate s'est retrouvé dans cette situation, ni pourquoi j'ai l'air d'être la solution à ce problème, mais quoi qu'il en soit, je comprends rapidement que je ne dois pas paraitre plus misérable que je ne le suis, sinon Nate risque vraiment de faire une connerie. Et bizarrement, le fait qu'il ne lui arrive rien, là tout de suite, est véritablement la seule chose qui m'importe encore.

Le regard rivé sur le sol, je ne peux qu'écouter ce qu'il se passe. Aussi, quand Nate semble parler au directeur, je relève la tête et affiche un regard d'horreur quand je vois qu'il le pointe de son flingue. Je tente de m'approcher de la cellule, mais rapidement, deux paires de bras m'empêchent de faire un pas de plus avec une extrême facilité.

"Nate, arrête !"

J'ai peur qu'il fasse une bêtise, peur qu'il se laisse emporter. Peur qu'il ne soit condamné à mort..... Je réalise que la seule peur qui me paralyse en cet instant, c'est vraiment celle qu'il puisse faire quelque chose qui lui causera du tort… Je ne pense pas au fait que je pourrais être traumatisée de voir quelqu'un mourir sous mes yeux, du fait que je pourrais vomir de dégout en voyant le sang se répandre… Je ne pense pas au fait que ma vie est plus en train de tourner en film d'horreur qu'en réalité. Je ne pense à rien du tout. Mon cœur tambourine contre ma poitrine avec pour seul slogan "Arrête, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose ! Arrête, je t'en prie !" et tout ce que j'espère, c'est que la mélodie de mon cœur lui parvienne.

Le temps s'égraine si lentement que j'ai l'impression que ça m'empêche de respirer et de penser normalement. Ma vision se trouble, je ne vois que le visage de Nate rongé par la haine. Mon visage tourne affreusement lentement, jonglant entre Nate et le directeur que j'ai peur de voir s'écrouler d'un instant à l'autre. Puis en un battement de cil qui me sembla durer des heures, je vois Nate tourner de l'œil et s'écrouler doucement sur le sol. Quand je relève mollement la tête, je vois que c'est Sam, le regard tout aussi horrifié que moi, qui tient une chaise dans sa main et qui a sans doute dû assommer Nate pour l'empêcher de commettre l'irréparable.
C'est à ce moment-là que le temps reprend son cours normalement, que ma respiration revient. Le son parvient enfin jusqu'à mes oreilles, je n'ai plus cette sensation d'être sous l'eau.

"Nate !"

Encore une fois, mon corps tente de se jeter vers sa cellule par réflexe. Dans mon état, je n'arrive pas à faire semblant ou à cacher quoi que ce soit. De toute façon, c'est peine perdue. Les deux gorilles qui m'entourent me retiennent d'une seule main et si vraiment je force, un seul de leur bras arrive à retenir mon corps de moineau.

"Sam, recule."

Le directeur commence à donner des ordres, comme s'il n'avait pas été affecté par ce qu'il vient de se passer. Il tente de garder un visage impassible. Sam obéit et laisse retomber la chaise.

"Sortez Parsons et conduisez-le au trou sur le champ. Emmenez le garde à l'infirmerie, je vais contacter un ami à moi qui est médecin, il pourra s'occuper de lui."

Alors que je tente de me faire toute petite, ça ne marche pas… Le regard du directeur se pose rapidement sur moi, froid et haineux. Il a l'air de me reprocher tout ce qui ne tourne pas rond dans sa prison, mais pas que, on dirait qu'il dit "je te faisais confiance et tu m'as déçu" et pour une fille unique comme moi, c'est la pire chose que l'on pourrait me dire. De nouveau, j'ai envie de pleurer et dois me mordre la lèvre presque jusqu'au sang pour m'en empêcher.

"Mademoiselle Bolen, je vous attends dans mon bureau."

Aie. Pas de Minnie qui tienne… Cette fois, c'est sûr, il va vouloir se débarrasser de moi…

***

Après l'annonce de mon renvoi, le directeur a accepté de me laisser voir Nate une dernière fois. Heureusement, la promenade de l'après-midi n'allait pas tarder et il m'a dit que c'est le temps qui me serait accordé pour ma visite. J'accepte en reniflant tristement, puis je suis le directeur jusqu'à la fameuse cellule, capable de rendre fou quiconque y passerait trop de temps, qu'on appelle "le trou".

Plus je m'en approche et plus l'ambiance devient pesante, on dirait un cachot à l'ancienne, le genre d'endroit où on y laisse mourir quelqu'un en l'oubliant..... Ça me donne froid dans le dos. Et me dire qu'il va y rester je ne sais combien de temps… me donne tout simplement envie de pleurer.

Le directeur annonce ma venue et j'entends Nate se lever, mon estomac se noue. Je me hisse sur la pointe des pieds et m'accroche aux barreaux de la cellule pour tenter de l'apercevoir du mieux que je peux. Il s'approche de moi et mon regard s'illumine tristement, mais s'illumine quand même. Mes mains se resserrent encore plus autour des barreaux. Je l'entends claquer sa langue et le regarde, surprise de sa réaction. Ses paroles me font l'effet d'une gifle… Je le regarde, surprise qu'il me dise de rentrer chez moi après tout ce qu'il a fait pour me voir. Je papillonne des cils, incrédule. Du coin de l'œil, je capte que le directeur secoue la tête, l'air de dire "Encore une fois, je vous avais prévenu, y'a rien à en tirer chez ce gars.". Mais je refuse de le laisser avoir raison.

"Je....Je...."

J'aurais voulu lui dire tant de choses, mais mes mots restent coincés au fond de ma gorge. Je commence à me dire qu'il a peut-être raison… que je n'aurais pas dû venir le voir..... Et c'est à ce moment que je sens le contact de sa main sur la mienne. C'est la première fois qu'on se touche. Fin, je veux dire… Je l'ai déjà touché lors d'auscultation, mais ce n'est pas la même chose, même si j'essaye d'être la plus tendre possible. Ce geste-là, celui de poser sa main sur la mienne, n'a rien de médical... Il est tendre, particulier, sa main est chaude, rugueuse et ferme. La mienne en comparaison est petite, douce et frêle.

Malgré la tendresse de son geste, son regard est toujours aussi dur et ne change pas. Il insiste en disant que je n'aurais pas dû venir. Cette fois, il ne parle pas du trou, mais de la prison, il pense que je n'aurais jamais dû accepter de travailler ici....

"Tu veux que je m'en aille ?"

Lui dis-je avec toute la tristesse du monde. Mes yeux globuleux, emplis de larmes, le regardent sans cesse puis très vite, je me reprends.

"Je....De toute façon, je ne travaille plus ici. Le directeur a mis fin à ma période d'essai, après ce qu'il s'est passé, il ne tient plus à ce que je travaille ici. Apparemment, c'est pour ma sécurité."

Je tente d'expliquer à Nate que Mr. Wright s'en veut énormément de ce qui m'est arrivé, je le sais, ça se voit. Il m'avait prévenu, il m'avait mise en garde sur le fait qu'il ne pouvait pas changer le fonctionnement de la prison pour moi, que je ne serais pas protégée vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Je savais ce que je risquais et j'ai quand même accepté. Malgré le fait que tout soit en partie ma faute, le directeur s'en veut malgré tout de ce qui m'est arrivé et bien qu'il ne le dira jamais devant qui que ce soit de la prison, il préfèrerait qu'on lui arrache un œil à main nu plutôt que ce genre de chose se reproduise avec moi. M'enfin.

Je me contente de hausser les épaules, je ne suis pas là pour parler de ça. Je....Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis là. Pour le voir et lui parler une dernière fois avant qu'il ne sorte de ma vie je suppose ? J'ai juste envie de profiter de son visage, de son odeur, de sa voix et de son sourire encore une fois… Une dernière fois.

"Nate..." Je le regarde intensément tout en caressant ses doigts de mon pouce. "Je...Je ne suis pas là pour parler de ça.... Il nous reste peu de temps..." "Très exactement sept minutes." Ajouta le directeur. "....Et je n'ai pas envie de perdre chaque seconde de ces… sept. précieuses. minutes." Dis-je en regardant le directeur comme une ado chaperonnée par son père. "à parler de ce qui aurait pu être fait ou non. Ce qui est fait est fait, maintenant, qu'est-ce qu'il va t'arriver à toi ? À vous tous… Vous allez me manquer... terriblement..."

Dis-je en baissant le regard, je tente de cacher le fait que je parle essentiellement de lui en utilisant ma bienveillance envers les gens qui m'entourent. Et bien que cela parte sur un fond de vérité, la seule personne qui me manquera profondément, c'est celle qui se trouve en face de moi. Je soupire.

"Je....Je voulais apporter un peu de chaleur dans cette prison. J'avais besoin d'un travail et je croyais que vous aviez besoin d'un peu de douceur… mais j'ai été stupide..... et naïve… maintenant, je vais sans doute finir serveuse ou caissière pour payer mes factures… je serais inutiles... je n'aiderai personne et ma vie n'aura eu aucun sens, aucun impact sur qui que ce soit ou sur quoi que ce soit."

Je me recule de la porte, ne pouvant plus supporter son contact tout à coup, comme si je voulais lui épargner d'être trop près d'une looseuse dans mon genre. Je passe machinalement ma main dans mes cheveux avant de poser mes mains sur mes bras comme pour y trouver du réconfort. Je regarde le sol, puis je regarde Nate dans les yeux, en silence. Quand mon regard se plonge dans le sien, je m'en fiche subitement d'être nulle, ou d'être virée, ou d'être tuméfiée. Quand je suis perdue dans son regard, j'ai l'impression qu'il n'y a que moi et lui, c'est cette sensation que son regard me procure qui me met à chaque fois mal à l'aise. Avec l'impression de n'être que tous les deux sur terre, ça me donne envie de me jeter sur lui, de lui sourire jusqu'à en avoir des crampes, de le serrer dans mes bras, de me lover contre lui… mais je ne peux pas… Aussi, je pense que c'est aussi pour ça que j'évite son regard la plupart du temps…

***

"Allo ?"
"Jim ? C'est Charly, dis, j'aurais besoin que tu passes me voir à North Rivers..."
"Ah oui ? Je croyais que t'avais réussi à te décoter une petite infirmière ?! Me dit pas quelle est morte…"
"Non ! Non, non, rien d'aussi dramatique, mais la pauvre petite, elle en a bavé pour son premier mois d'essai..."
"Ah ça.... Faut dire que tu l'avais prévenu aussi."
"Oui, mais on n'est jamais prêt à ce qu'on va vivre à North Rivers..." Soupire de dépit. "...Elle ne méritais pas ça."
"Oh oh, c'est du sentiment que j'entends dans ta voix ?! Mon vieux Charly, tu crois que t'as encore l'énergie de courir derrière les jeunettes ?!"
"T'es con ! Elle pourrait être ma fille ! C'est bien ça le problème."

Soupire de la part du docteur Kenneth qui connait la situation de Charles Wright et sa femme. Le pauvre homme est dans l'incapacité de pouvoir féconder sa femme et c'est un manque qu'il a toujours ressenti. En plus de le voir comme un manquement à ses devoirs conjugaux. Charles a toujours rêvé d'avoir des enfants, pleins d'enfants ! Plus que Sara, sa femme, qui a fait le deuil assez rapidement d'une vie de famille. La présence de son mari lui suffit.

"Charles, tu peux pas t'attacher à tous les gosses qui passent dans ta vie. Sara et toi avez dépassé ce stade, vous êtes heureux maintenant..."
"Oui, oui je sais, mais Jimmy.... t'aurais dû la voir, elle est si....attachante. C'est vraiment une bonne petite, avec une bonne âme et elle a rien trouvé de mieux que de s'attacher à cet endroit de malheur et à un détenu d'ici. Tu sais, le nouveau dont je t'ai parlé..."
"Baaah, t'as bien fait de la renvoyer, elle ne t'aurait attiré que des ennuis, aussi gentille et attachante soit elle."

Charles regarde une photo de sa femme sur son bureau puis relève la tête à l'endroit où Minnie se tenait il y a encore quelques minutes, le visage couvert de larmes en suppliant pour ne pas qu'on la renvoie.

"Hum.... sans doute."
"Mais oui. Bon, je viens de finir ma journée, j'arrive, je serai là d'ici quinze minutes."
"Super, à toute."

***

Après avoir quitté Nate, je suis le directeur jusqu'au couloir principal puis ensuite, c'est là qu'il me remercie pour mon travail, me dit au revoir et me souhaite un bon rétablissement. Il me dit également que je peux l'appeler si j'ai besoin de quoi que ce soit, la prison prenant en charge mes soins. Je lui dis que ça devrait aller puis j'allais pour m'en aller. C'est là qu'il me retient.

"Minerva, attendez..." Je me retourne et le regarde. "...Je suis désolé. Vraiment. Si....Si j'avais pu être là ou... ou empêcher ça... "

Je baisse la tête en rougissant puis je m'approche de lui et pose une main réconfortante sur son épaule.

"Vous n'y êtes pour rien. Vous avez toujours été très gentil et bienveillant envers moi. Je ne vous remercierai jamais assez de m'avoir donné ma chance."

Il prend ma main dans la sienne et l'embrasse comme pour me porter chance et pour me remercier de lui accorder mon pardon.

"Prenez soin de vous."
"Vous aussi, monsieur Wright."

Cette fois, je m'en vais pour de bon. Il se détourne de moi et un garde prend sa place. Il m'escorte jusqu'à la sortie de la prison, dans le parking des employés. Sur tout le chemin vers la voiture, je n'ai pas cessé de pleurer..... Une fois dans ma voiture, un dernier regard vers la prison et mes larmes coulent encore plus.... Je n'ai pas cessé de pleurer jusqu'à mon retour à la maison.

Une fois rentrée, quelle joie de voir que Bobby n'était pas là. Il y avait un mot sur le frigo avec écrit "Soirée foot et bière, m'attends pas.". Je monte dans ma chambre en quatrième vitesse puis je me jette sur mon lit en pleurant. Je ne prends même pas la peine de me changer ou quoi que ce soit. Je suis bien trop déprimée… Je pleure tout mon soul, toute la nuit, je m'endors avec les yeux bouffis. J'ai fermé la porte de ma chambre à clef pour ne pas que l'autre poche à bière me rejoigne dans la nuit. Non. J'ai envie d'être seule et tranquille, de pleurer sur celui que je ne reverrais plus jamais et sur la vie misérable qui m'attend.
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