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LE TEMPS D'UN RP

Brigade SPE.C.T.RE. (feat Lunatik)

Lunatik
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Lunatik
Mer 27 Juil - 11:48

Octavia Reinhardt


J'ai 28 ans et je vis à Night City, dans l’État Libre de Californie du Nord.

Après un master en Institut de Criminologie et Sciences Humaines, j’obtiens un doctorat en psychologie sociale où je soutiens une thèse sur l’étude de la cyberpsychose et des cyberpsychos émergents parmi les premiers augmentés. Je suis par la suite admise au SFPD où je travaille pendant deux ans.

Suite à des résultats encourageants, je me vois proposée l’opportunité de rejoindre la brigade SPE.C.T.RE. (SPEcial Cybercriminality Tactical REsponse) dans la ville de Night City. Je possède des implants oculaires et cochléaires à la pointe de la technologie militaire dans le cadre de ma mutation à la SPE.C.T.RE. Bien que rien ne le laisse transparaître au premier abord.
Je peux me montrer consciencieuse, rationnelle, impitoyable.

Je ne vois pas les choses de façon manichéennes et je souhaite sincèrement m’employer à traquer les abus et injustices partout où ils se trouvent et sous toutes les formes qu’ils peuvent revêtir.
- En ma dizaine d’années de métier, j’ai jamais vu ça… Tu me signeras un autographe si on a le temps de repasser au bureau après ça ?

- Vraiment ? C’est l’ex MAX-TAC à la gâchette folle qui me dit ça ? Sans déconner… Je crois que si j’avais un détecteur à mauvaise foi, il aurait explosé en emportant la moitié de la ville avec lui…

Après cette brève mise en jambe et un échange de politesse avec Jeff, il était plus que temps de faire ce pourquoi nous étions venus jusqu’ici. J’emboîtais le pas de mon partenaire tandis qu’il poussait les portes du Hababas dont les effluves de ganja et de sueurs ne tardèrent pas à parvenir jusqu’à nos sinus…

Il y avait de toute évidence trop d’infractions au mètre carré dans le bar pour que je puisse interpeller tout le monde comme je l’avais fait tout à l’heure ; et ce n’était pas la raison de notre visite. Les lumières tamisées et changeantes des projecteurs et stroboscopes dénichaient, le temps d’un balayage de la zone, tantôt des camés sniffant leur synthé-coke à même la table, tantôt des Valentinos armés jusqu’aux dents en train de négocier je ne sais quoi avec des Voodoo Boys dans un coin du club. Si l’objectif immédiat était évidemment Therriot, je n’étais pas mécontente de pouvoir enregistrer toutes les activités interlopes du bar dans mes optiques afin de les condenser ultérieurement dans ce qui deviendrait un dossier épais de 163 pages que Ferguson trouverait le lendemain matin, trônant sur son bureau, non sans lui arracher un soupir d’exaspération et lui faisant consommer cinq cigares pour tenir le choc pendant tout le temps qui lui serait nécessaire pour le parcourir.

Mon partenaire et moi ne tardâmes pas à nous mêler à la foule qui composait la fosse afin de faire oublier notre présence un tant soit peu. Je m’efforçais de ne pas me laisser trop distancer par Jeff alors que nous traversions la marée humaine de quidams imbibés de diverses substances illicites ou non. Et nos pérégrinations nous amenèrent devant une porte de service que Knight ne tarda pas à forcer. Puisque les choses devenaient sérieuses, je m’en remettais à lui et suivais ses directives sans rechigner.

- Attends-moi ici, je n’en ai pas pour longtemps mais prépare-toi à courir.

- À courir ? Courir pourquoi ? Je croyais qu’on aller questionner votre indic’, pas le dessouder.

Pas de réponse de Jeff qui se contenta de continuer sa progression tout en se saisissant de son arme de poing dont il enlevait la sécurité. Ce qui eut le mérite de m’arracher un « putain » murmuré à moi-même dans un soupir d’exaspération. Je me préparais mentalement à la suite des évènements et dégainais mon Izanami dont j’ôtais le cran de sûreté. Je n’eus pas à attendre bien longtemps avant que mon partenaire ne fasse parler de lui un peu plus loin dans les loges privées du carré VIP. Dès que les premiers coups de feu retentirent dans l’enceinte du bâtiment, je courais aussitôt pour rejoindre le lieu de provenance des tirs. Je n’eus qu’à suivre le chemin inverse qu’empruntaient les escort girls paniquées qui hurlaient hystériquement pour remonter jusqu’à la loge où se trouvait Jeff. Mes yeux se posèrent alors sur un véritable bain de sang, où un agent Knight couvert de sang et seul debout dans la pièce tenait encore dans ses mains celui que je supposais être feu son contact.

- Vous êtes blessé !?

- T’occupe pas de moi ! Course l’enfoiré qui a fait ça ! Hurla-t-il en me désignant une direction du doigt que je suivais du regard pour voir une silhouette distante emprunter les escaliers de service vers la sortie de secours. Je me ruais instantanément dans la direction prise par le fuyard ; et déjà, retentissait dans le bar des bruits de rixes semblant venir de toute part. Sans doute le bordel généré par Jeff avait-il mis le feu aux poudres quant aux échanges déjà très tendus entre les clans parsemés dans tout le club. Mais pour l’instant, mon problème était tout autre. Tandis que je poursuivais l’assassin de Therriot dans les locaux de services, nos pas hâtés résonnaient seuls dans la cage d’escaliers, contrastant avec le brouhaha déjà lointain du club qui mêlait désormais les bruits de semi-automatiques et de hurlements apeurés étouffés par la Reggaetek diffusée dans le club.

La course-poursuite continuait à l’extérieur du Hababas alors que je défonçais avec mon épaule la barre antipanique de la sortie de secours qui ne s’était pas encore totalement refermée des suite du passage du meurtrier de Therriot.

- Arrête-toi !

Il était encore un peu trop loin pour me donner une fenêtre de tir, mais ma sommation avait au moins eu le mérite de lui mettre la pression et de le faire regarder derrière lui pour qu’il estime la nature de la menace qui pesait sur lui. Je vis alors son visage de loin : l’homme, un caucasien de taille et corpulence somme toute moyenne, le crâne rasé, s’empressa alors d’essayer de me semer dans une ruelle parsemée de détritus. Je saisissais ma chance au moment où ce dernier escalada un grillage pour tenter un tir qui le toucha à l’épaule, lui faisant perdre son arme et se vautrer en descendant de la barrière dans un cri de douleur étouffé entre ses dents. Je parvins bientôt à le rattraper, et ce dernier me sentant revenir à sa hauteur, préféra se jeter à terre, dos au mur, une main appuyant sur sa blessure, et commença les négociations.

- Attendez ! Pitié ! Moi je voulais pas faire ça ! On m’a obligé à le faire ! Je le tenais en joue avec mon flingue, encore essoufflée de l’avoir coursé sur trois rues en sprintant, et lui hurlait de se mettre à table tout de suite.

- C’est qui « on » ?! Parle !

- Vous ne comprenez pas ! Je suis totalement à leur merci ! Si je dis quoi que ce soit, on s’en prendra à mes proches, à ma famille ! Pendant que nous discutions, j’avais scanné le visage du tueur avec mes optiques et la banque de données interne rendait son verdict : l’individu était un certain Ryan Barrett, connu des services de police pour des délits mineurs. Le court résumé de sa bio indiquait qu’il était divorcé et qu’il n’avait pas eu le garde de sa fille de 4 ans, une gamine qui avait été placée après que sa dingue de mère avait fini de sombrer dans la blue glass. J’ajustai ma stratégie en reprenant.

- Ryan. Vous avez une gamine, c’est bien ça ? Une enfant ça a besoin de ses parents, EN VIE. Et comme votre femme est en désintoxe, vous croyez pas que la petite a plus besoin d’un père sans le sou mais en vie que d’un père qui s’est pris une balle perdue pour se faire quelques eddies rapidement ?

- Vous ne savez rien ! Je n’ai PAS LE CHOIX ! Soit je fais ce qu’on me dit, soit on la placera dans une famille de psychopathes !

- Mais de qui on parle putain ?!

- Vous vous battez contre ceux qui vous envoient ! Vous vous battez contre le pouvoir, l’argent, la ville ! Tout ça à la fois ! C’est pas juste une personne, on parle de tous ceux qui s’en sortent toujours miraculeusement sans un procès !

Cette révélation me faisait baisser mon arme. J’essayais de faire redescendre la tension et demandais plus posément.

- Bon. Voilà ce qu’on va faire Ryan. Vous allez venir avec moi, et on va faire le nécessaire pour vous protéger votre fille et vous. Ensuite, vous allez tout me raconter, à votre rythme, sur ce que vous pouvez me dire au sujet des gens qui vous ont obligé à faire ça, ok ?

- Je suis désolé. C’est pas possible. Personne peut me protéger de ces gens-là, encore moins les flics. J’en ai trop dit, s’ils l’apprennent, ils s’en prendront à ma fille. Pardonnez-moi, je ne suis qu’un lâche ! J’eus seulement le temps de voir Ryan porter sa main valide dans sa bouche pour en déloger une prémolaire factice dans laquelle il mordait de toutes ses forces.

- Non ! Arrê- L’explosion qui s’en suivit arracha totalement la tête de l’assassin dont le sang vint gicler jusqu’à mon visage. Putain de merde ! Ryan avait utilisé une dent creuse piégée à l’explosif pour emporter le peu d’information dont il disposait avec lui dans la tombe. J’avais à présent plus de questions sur cette enquête que jamais auparavant. Qui pouvait bien intimider un criminel au point que ce dernier ne voit aucune issue possible quand bien même la SPE.C.T.RE. viendrait à en faire son affaire ? J’aurai tout le temps de me poser ces questions plus tard, une fois au QG avec Jeff. Il était plus que temps de mettre les voiles de Pacifica et de mettre nos informations en commun pour convenir de notre prochaine action.
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patrick
Houmous
Sam 20 Aoû - 10:59
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Jeff Knight
J'ai 35 ans et je vis à Night City, Etat Libre de Californie du Nord. Dans la vie, je suis enquêteur SPE.C.T.RE. et je m'en sors moyennement. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai perdu mon partenaire et je le vis plutôt terriblement mal.

Crédit : William Valle



Le bar était en train de tourner en un véritable champ de bataille. J’entendais des fusillades en veux-tu en voilà, des cris enragés et des bruits de course. Comme il fallait bien se frayer un chemin et ramener l’ordre, je pris fermement en main mon arme et commençait à appeler des renforts par le biais de mon agent.

- Agent spécial Knight, matricule 0021, demande des renforts au Hababas, quartier Pacifica. Code 53-2, je répète : code 53-2, nombreux hostiles et agents ciblés. Magnez-vous, bordel ! Knight, terminé, beuglai-je dans le micro avant de saisir avec sa deuxième main la crosse de son arme et de me rapprocher du couloir de service sans manquer de viser encore la porte qui se fissurait graduellement.

La double porte ne tiendrait pas longtemps et avec elle, la garde rapprochée de mon ancien ami découvrirait l’étendu du bordel qui était en cours. Il y avait fort à parier que cette situation allait largement dégénérer et mener à une guerre des gangs mais je devais avouer ne pas me sentir concerné par ce problème. Après tout, les Valentinos dans la foule qui combattaient déjà avec les Voodoo Boys ne semblaient attendre que ça en premier lieu. Abattre le négociateur d’un des deux partis s’apparentait à balancer une allumette sur un feu d’essence…

J’avançai rapidement au fil des couloirs et du faire « l’usage d’une force raisonnable et adaptée » pour me débarrasser de quelques raclures un peu plus malignes qui avaient décidé de contourner l’entrée principale de la loge, comme je l’avais fait. Après tout, une cartouche de plus ou de moins ne faisait pas une grande différence dans ce massacre… Les munitions employées par la brigade étaient toutes civiles et non marquées, ne permettant pas de les distinguer de tant d’autres qui avaient été crachées dans cette chaude soirée. La brigade n’avait pas été formée pour faire dans la dentelle et les règles étaient claires dès le départ : l’accomplissement de la mission à tous prix. Je me rappelai comment ma partenaire s’était élancée à la poursuite de l’assassin et me fis la réflexion qu’elle n’était peut-être pas tant irrécupérable qu’elle y paraissait. Dans mon dos, j’entendis que la dernière séparation avec une foule qui voulait ma peau avait cédé et pressai le pas.

Musique:

Une fois dehors, je contournai le bouge pour atteindre ma caisse, toujours en devant abattre la vermine qui pensait censé de rejouer les meilleures batailles des guerres corpo. Les cadavres encore chauds au sol, j’enfonçai la clé dans le contact et lissai mes pneus en prenant de la distance avec le bar d’où la foule me prenait pour cible. Je n’avais pas fait blinder les portières de ma bagnole aussi des gerbes de plastiques et d’aluminium me firent tousser copieusement alors que je contactai la petite. Nous convînmes d’un point de rendez-vous pour la récupérer avec le colis. Je commençai à manœuvrer dans le quartier, le transformant en circuit automobile sauvage tout en rechargeant le pistolet mitrailleur avec l’impression qu’il servirait encore un peu ce soir. Nous nous retrouvions à l’entrée d’une ruelle un peu éloignée où je me garais sans délicatesse en enjambant le trottoir avec une de mes roues. J’ouvrai la portière côté passager d’un violent coup de pied pour la faire rentrer.

- Grouille-toi, il y a des caisses de Valentinos qui débarquent de partout ! Il faut qu’on se casse, ordonnai-je sans la moindre pincette.

A l’odeur et ce que je voyais de loin, le type s’était fait dessouder. Le moment n’était pas le bon pour réfléchir à l’enquête et échanger sur les éléments qu’on avait pu obtenir alors je ne relevai pas. Pour le moment, ce qui m’inquiétait plus était les phares qui m’aveuglaient de la rue dont je venais de sortir. La situation était hors de contrôle et il fallait qu’on rejoignent les quartiers sécurisés de la SPECTRE en passant derrière les lignes de la MAX-TAC qui arrivaient en AV-4 de partout. La population locale était en train de se planquer tant bien que mal pour ne pas être pris dans la tourmente mais force était de constater qu’il y aurait des dégâts collatéraux à déplorer le lendemain matin… J’écrasais l’accélérateur dès lors qu’elle avait claqué la portière et passai rapidement les vitesses jusqu’à foncer d’une rue à l’autre sans demander mon reste. Partout autour de nous, les tirs avaient détruit des éclairages publics et des systèmes de signalisation, faisant que je devais parfois brutalement changer de direction pour éviter une voiture ou une autre.

Nos poursuivants nous rattrapèrent dans une grosse artère et mon pare-brise arrière explosa à l’impact d’une cartouche de gros calibre. Je décidai donc de changer le rythme et m’enfonçai dans un ruelle pour profiter de mes talents et essayer de faire jouer leur nombre contre eux. Plusieurs voitures eurent du mal à rentrer à leur tour dont une s’explosa même sur le coin de la rue avec force explosion et flammes. De nos poursuivants restants, l’un d’entre eux vint se caler à mon niveau, tentant de forcer pour se mettre à hauteur. Après quelques jeux de blocage où les balles sifflaient encore et encore, toujours plus proche, je lui ouvrai la voie pour qu’il arrive juste à côté de nous. Ce qu’il n’avait pas remarqué, c’était qu’un croisement approchait. Alors avec un sourire sadique, je lui mis un coup dans l’aile avec un peu d’élan pour le pousser à pleine bourre dans les rideaux métalliques. Au bruit que l’impact et à la vibration qu’il avait produit, ils ne risquaient plus de nous mettre des bâtons dans les roues…

Peu après, un AV-4 apparut dans le ciel, nous gratifiant d’un de ses puissants spots avant de beugler dans les hauts parleurs de nous arrêter de suite. Plusieurs autres véhicules étaient encore à notre suite et tournèrent brusquement pour tenter de fuir cette confrontation perdue d’avance. Tout le monde savait que ce genre de joujoux avaient des armements lourds et qu’ils ne feraient qu’une bouchée d’un véhicule civile, nous pulvérisant par la même. Je me saisis vivement de mon gyrophare que je collai sur me toit avant d’activer ses lumières rouges et bleues tout en accélérant de plus belle. Le message fut bien passé car les spots s’en allèrent guetter d’autres proies aussitôt. Bientôt, nous arrivions au niveau du pont qui nous séparaient de Well Springs. Je ralentis aux vues des barrages et en profitai pour regarder vers Octavia.

- Ca va, tu n’as pas pris des balles ? demandai-je simplement en tirant mon insigne de haute sécurité et une énième clope pour redescendre de l’adrénaline.



Brigade SPE.C.T.RE. (feat Lunatik) - Page 2 1653241536-6Brigade SPE.C.T.RE. (feat Lunatik) - Page 2 1653241536-1Brigade SPE.C.T.RE. (feat Lunatik) - Page 2 1653241207-8
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Lunatik
Mer 31 Aoû - 5:06

Octavia Reinhardt


J'ai 28 ans et je vis à Night City, dans l’État Libre de Californie du Nord.

Après un master en Institut de Criminologie et Sciences Humaines, j’obtiens un doctorat en psychologie sociale où je soutiens une thèse sur l’étude de la cyberpsychose et des cyberpsychos émergents parmi les premiers augmentés. Je suis par la suite admise au SFPD où je travaille pendant deux ans.

Suite à des résultats encourageants, je me vois proposée l’opportunité de rejoindre la brigade SPE.C.T.RE. (SPEcial Cybercriminality Tactical REsponse) dans la ville de Night City. Je possède des implants oculaires et cochléaires à la pointe de la technologie militaire dans le cadre de ma mutation à la SPE.C.T.RE. Bien que rien ne le laisse transparaître au premier abord.
Je peux me montrer consciencieuse, rationnelle, impitoyable.

Je ne vois pas les choses de façon manichéennes et je souhaite sincèrement m’employer à traquer les abus et injustices partout où ils se trouvent et sous toutes les formes qu’ils peuvent revêtir.
L’appel de Jeff sur mon terminal privé me ramena à la réalité tandis que je crachais encore le peu de sang qui avait giclé jusque dans ma bouche lorsque Barrett s’était fait exploser. Nous ne tardâmes pas à nous retrouver au détour d’une ruelle, et je ne me faisais pas prier pour sauter dans sa caisse à savon lorsque Jeff m’invitait à y prendre place d’un violent coup de pied dans la portière.

À peine la portière refermée sur moi, Jeff démarrait en trombe et s’appliqua à semer les véhicules de gangs qui nous avaient pris pour cible. Un échange de politesse eut bientôt lieu entre eux et nous lorsque ces derniers se trouvèrent suffisamment proches pour que leurs balles atteignent la Camaro de Jeff, en faisant exploser le pare-brise. Me refusant à faire de la figuration pendant toute la poursuite, je profitai du fait que Jeff s’était engagé dans une ruelle étroite pour ajuster comme il se doit le Valentino équipé du gros calibre d’une balle qui vint se loger dans son épaule. Sitôt sortis de la rue, j’agrippai fermement la poignée de maintien d’une main et me penchai hors du véhicule en tirant à feu nourri sur nos poursuivants pour les tenir en respect. Nos efforts conjugués nous permirent de tenir bon jusqu’à ce que nous soyons à portée des AV-4 de la MAX-TAC ; l’apparition de ces forteresses volantes au-dessus de nous qui nous braquaient de leurs projecteurs en beuglant des ordres eurent le mérite de faire décamper une fois pour toutes les derniers véhicules qui nous collaient encore aux basques. Aussi, nous parvînmes bientôt à rejoindre le barrage routier établi à la jonction avec Well Spring. Nous renouâmes avec un semblant de calme tandis que j’estimais brièvement d’un rapide coup d’œil l’étendue des dégâts subis par le véhicule qui avait bien morflé.

- Ça va, tu n’as pas pris des balles ?

- Non. Grâce à votre sacré coup de volant, je dois bien vous l’accorder.

Jeff s’allumait une énième clope, pas déméritée, tandis qu’il préparait son insigne à la vue de l’agent de la TAC qui s’approchait à hauteur de notre véhicule pour procéder à son contrôle au niveau du barrage routier. Ce dernier ne tarda pas à afficher un sourire taquin au coin des lèvres sitôt qu’il reconnut le conducteur du véhicule.

- J’aurai dû me douter que tu y étais pour quelque chose dans ce bordel. Salut, Jeff.

Un échange de banalités plus tard, nous nous dirigions vers le Q.G. Si nous commençâmes à débriefer sur le chemin du retour, ce n’est qu’arrivés dans les bureaux de la SPE.C.T.RE. que nous prîmes le temps de nous poser après cette journée harassante et de mettre en commun les informations glanées tout au long de la journée.

À l’heure où nous arrivâmes, plus personne ne se trouvait dans les bureaux ; et c’était peut-être mieux ainsi. Je ne donnais pas cher de notre peau si nous avions dû croiser le directeur Ferguson à chaud après qu’il ait pris connaissance de notre petite escarmouche à Pacifica…

Je me préparai un thé au jasmin et en proposai spontanément à Jeff.

- Mais… Réflexion faite, vous préférez sans doute autre chose…

Ce n’est qu’une fois affalés dans les fauteuils de nos bureaux respectifs que nous prîmes enfin le temps de recoller les pièces du puzzle qui s’était dévoilé à nous aujourd’hui.

- Delilah Stooge ?! Ça irait dans le sens de ce que m’a dit Barrett avant de se faire sauter… Mais mettre notre nez dans les affaires personnelles de la présidente du premier parti de l’opposition à Night City… Il va falloir très précautionneusement choisir quelle sera notre prochaine action. Parce qu’une fois qu’on aura attiré l’attention sur nous ou si on crame notre carte « effet de surprise » trop tôt, elle aura très vite fait de déployer des moyens colossaux pour faire disparaître les preuves et couper les ponts avec tout ce qui pourrait l’accabler. Enfin, et qu’importe qu’elle soit impliquée de près ou de loin, quelqu’un a bel et bien essayé de supprimer Therriot en lui faisant emporter un secret dans la tombe. Donc nous sommes loin d’en avoir fini avec cette affaire…

De toute évidence, nous n’avions rien de concret à se mettre sous la dent à l’heure actuelle. Mais quand bien même nous ne possédions que des bribes de pistes, nous n’étions désormais plus au point mort comme c’eût pu être le cas avant que Jeff et moi ne reprenions l’affaire. Restait à déterminer ensemble de la piste à prioriser. Le virus sévirait à nouveau dans Night City et chaque seconde était précieuse. Et je ne doutais pas que nous aurions à courir plusieurs lièvres à la fois : s’immiscer incognito dans les affaires de Delilah Stooge, remonter la piste du virus par l’intermédiaire des implants concernés et des Voodoo Boys suspects, faire la lumière et relier tous les indices entre eux afin de mettre à jour cette entité tentaculaire et de ne pas simplement couper la tête d’une hydre…

Pour l’instant, je me resservais du thé…
Houmous
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Houmous
Sam 3 Sep - 7:56
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Jeff Knight
J'ai 35 ans et je vis à Night City, Etat Libre de Californie du Nord. Dans la vie, je suis enquêteur SPE.C.T.RE. et je m'en sors moyennement. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai perdu mon partenaire et je le vis plutôt terriblement mal.

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La tension était rapidement redescendue. Une fois le barrage passé et les portes de la brigade poussées, on pouvait se poser et souffler un peu. A vrai dire, ça s’était beaucoup mieux passé que je ne m’étais figuré. Je croyais qu’elle allait être parfaitement inutile et que j’allais me faire flinguer parce que je n’irais pas assez vite mais tout s’était parfaitement mis en place. La fuite s’était faite naturellement et elle avait su être d’une grande aide en maintenant au respect nos poursuivants.

En ce qui concernait les indices que nous avions pu glaner, il allait falloir se poser les bonnes questions avant de se jeter à corps perdu dans des pistes alambiquées. Il allait falloir que nous puissions exposer les choses simplement et d’une manière crédible auprès de Pope. Puisqu’il allait gueuler que nous ayons foutu le bordel à Pacifica dès notre première soirée à bosser, autant le foutre en rogne une bonne fois pour toutes en lui exposant les choses correctement. Ainsi, je rallumai dans un soupir mon terminal histoire de commencer à préparer mes recherches et trouver des infos dignes d’intérêt sur des sites d’information indépendants. Il était très tard et je voyais d’avance que je n’allais pas pouvoir profiter d’une bonne nuit de sommeil… En fait, il serait plus correct de dire que je n’allais même pas dormir du tout pour le coup.

- Je t’avoue que je ne suis pas très surpris que des politicards soient trempés dans notre affaire, commençai-je sans décrocher les yeux de l’écran. Il y a pas mal de monde impliqué pour mettre en place une opération si complexe alors bon… Il va falloir que je trouve des trucs solides sur Stooge avant de même mentionner son nom à Pope donc je suis loin d’en avoir fini. Si tu veux te reposer, il y a une salle de repos au bout du couloir, mentionnai-je finalement en indiquant du doigt alors que je remarquais qu’elle tremblait encore un peu avec l’adrénaline.

A partir de là, je commençai à m’intéresser à toute la carrière de l’intéressée pour cerner un peu mieux le personnage. Elle avait commencé dans un groupe politisé traditionnaliste qui s’appelait « The Patriots ». Elle y avait fait ses premières armes en politique aux côtés de James Fitzgerald Barnes, un présidentiable aux Néo Etats-Unis. Il avait fait son cheval de bataille des questions d’éthique scientifique et de retour aux bonnes mœurs et avait trouvé un écho favorable dans toute une frange de la population qui voyait son monde imploser. Depuis les guerres, le pays était morcelé et invivable par certains endroits à cause des radiations et de l’exode. Beaucoup de monde craignait ces guerres de nouvelle génération, complètement hybrides et impitoyables pour les civils. C’est donc sans une grande surprise qu’une partie de l’opinion publique s’était cristallisée autour de ces questions. Si les leaders actuels de Night City et de la présidence des Néo s’étaient composées de modérés qui entendaient légiférer et parlementer avec toutes les parties prenantes, les plus extrêmes de l’Opposition souhaitaient imposer leur volonté aux Corpos, jugées désormais trop puissantes. Il y avait des branches de ce mouvement à NC bien sûr mais je devais avouer ne pas être bien au courant de leurs actions. Il y avait occasionnellement un coup de poing mené à bien par des petits groupes d‘ultra mais jamais rien qui vaille la peine qu’un SPECTRE s’y intéresse.

Je poursuivai ma descente aux enfers pour prendre conscience de l’étendue des dégâts. Sans qu’on sache les détails, elle avait quitté les Patriots de DC et avait fondé son propre parti à la municipale de Night City. Il fallait avouer que la nouvelle métropole était attirante pour quiconque voulait gagner du pouvoir à l’échelle du monde. Les lois y étaient particulièrement souples en matière d’expérimentation transhumaine et biomutée et permettaient aux corporations de s’amuser comme des gosses. Elle avait connu la plus grande croissance démographique et économique de tous les temps, sortant de terre en une vingtaine d’année pour devenir un endroit pire encore que Kowloon. Des zones entières de la ville étaient directement administrées par les gangs, des largesses de la municipalité leur étant accordées tant qu’ils restaient en marge du luxueux centre-ville. Les corpos, à l’autre extrémité, y injectaient un pognon fou pour peu qu’on ne regarde pas de trop près ce qu’il se passait dans leurs usines et centre de recherche hautement sécurisés. C’était dans ces conditions, entre le misérable et le sublime, que NC avait vu la naissance des câblés, des plus puissants gangs du monde et d’un système qui peinait à garder la tête hors de l’eau.

Le parti de Stooge, sobrement intitulé « New Am » comptait faire ce qu’il fallait pour remettre de l’ordre dans tout ce bordel. Ils avaient rapidement parlé de nettoyer Heywood malgré les foudres des critiques. Ils avaient parlé aussi de surveiller les câblés en les implantant avec des systèmes de contrôle et d’autodestruction, les psychoses devenant de plus en plus récurrentes. Il fallait bien constater que depuis les dernières élections, qu’ils avaient perdues, ils n’avaient eu de cesse de gagner des points auprès des populations concernées. J’avais du mal à comprendre comment on pouvait s’imaginer être capable de déboulonner les Voodoo Boys, les Valentinos, les 6th Street, les Maelstrom et les Rédempteurs tout à la fois. Certes les effectifs de la MAX-TAC étaient plus qu’étoffés et équipés en réponse aux troubles récents à l’ordre public, mais ils étaient loin de pouvoir régler en deux coups de cuillère à pot le compte de toute la pègre de la ville. La seule manière dont le conflit pouvait se passer en cas de mairie New Am était une alliance des différents gangs et une guerre de position dévastatrice dans laquelle les habitants y perdraient plus encore. A bien regarder tout le programme électoral, il fallait également remarquer que leurs objectifs en matière de contrôle des implémentations allaient aussi se heurter aux objectifs des gangs. Souvent, dans ce milieu, les membres les plus éminents avaient la chance de pouvoir recevoir des implants de combat sophistiqués et illégaux. L’antagonisme entre ces deux groupes d’influence, et la participation plus que probable des corpos et du parti en place, pouvait transformer toute la ville en zone de guerre absolue. Je soupirai en me frottant les yeux, le soleil se levant entre les lattes des stores de l’open space.

- Bon, il est plus que temps qu’on aille faire une descente chez WarTechie pour fouiller nous-même, dis-je à ma désormais partenaire sur le ton de l’affirmation. Je suis sûr qu’il y a un truc pas net de leur côté alors on va y aller sans y être invité. Je sais qu’ils ne seront pas ravis de nous voir et qu’ils vont planquer toutes leurs saloperies dès qu’on va pousser leurs portes donc on va y aller en soum, soufflai-je plus discrètement en tirant la dernière clope de mon paquet, prudent.


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Lunatik
Ven 23 Sep - 10:52

Octavia Reinhardt


J'ai 28 ans et je vis à Night City, dans l’État Libre de Californie du Nord.

Après un master en Institut de Criminologie et Sciences Humaines, j’obtiens un doctorat en psychologie sociale où je soutiens une thèse sur l’étude de la cyberpsychose et des cyberpsychos émergents parmi les premiers augmentés. Je suis par la suite admise au SFPD où je travaille pendant deux ans.

Suite à des résultats encourageants, je me vois proposée l’opportunité de rejoindre la brigade SPE.C.T.RE. (SPEcial Cybercriminality Tactical REsponse) dans la ville de Night City. Je possède des implants oculaires et cochléaires à la pointe de la technologie militaire dans le cadre de ma mutation à la SPE.C.T.RE. Bien que rien ne le laisse transparaître au premier abord.
Je peux me montrer consciencieuse, rationnelle, impitoyable.

Je ne vois pas les choses de façon manichéennes et je souhaite sincèrement m’employer à traquer les abus et injustices partout où ils se trouvent et sous toutes les formes qu’ils peuvent revêtir.
La mise en commun de nos recherches respectives nous amenèrent à une conclusion commune : étant donné la pointure de notre suspect principal, mieux vaudrait avoir un dossier en béton avant d’aller fourrer notre nez dans ses affaires. Essayer de débusquer les squelettes dans les placards de chez WarTechie étant donc un angle d’attaque pragmatique. Sans compter qu’être sur le terrain plutôt qu’aux bureaux joindrait l’utile à l’agréable en mettant de la distance entre nous et un directeur Ferguson qui devait avoir envie de nous tuer après notre descente à Pacifica…

Compte tenu de l’ampleur de l’opération et de la structure que nous devions infiltrer, et puisque le temps jouait contre nous, nous ne lésinâmes pas sur les moyens au moment d’élaborer notre plan d’action. Tandis qu’un de nos netrunners s’employait à récupérer les plans des structures des bâtiments de WarTechie, nous mettions en place une planque sur le toit d’un immeuble adjacent à leur site pendant deux nuits afin d’effectuer une première reconnaissance des lieux et d’établir l’itinéraire de patrouille des agents de sécurité du site. Une fois tous les préparatifs achevés, il était plus que temps de passer à l’action.

***

Usine de production WarTechie – 0h00

Bien qu’étant à la pointe de la modernité, les locaux de WarTechie n’en demeuraient pas moins perméables par endroit pour des spécialistes bien préparés. L’opération de reco avait révélé une zone dénuée de caméra de surveillance à proximité des bennes de tri à déchets. C’est en se frayant un chemin en rappel par-dessus le mur qui délimitait les contours de l’usine que nous commencions l’infiltration, dissimulés derrière les bennes de tri.

- Zack, on y est. Tout est ok pour toi ?

- Affirmatif. Je reçois parfaitement le signal satellite de vos positions en temps réel. Et je pourrais vous aider en switchant sur le visuel de tes optiques une fois que vous serez à l’intérieur de l’immeuble.

Zack Hanma était le netrunner qui nous assistait depuis le Q.G. pour la durée de l’opération. C’est lui qui avait récupéré les plans de constructions et déterminé le possible emplacement de la salle des serveurs dans le bâtiment qui rassemblait toute la logistique du site.

Tout fonctionnait comme prévu, il était temps de faire ce pourquoi nous étions venus. Notre repérage avait indiqué que les agents de sécurité effectuaient une ronde à horaire régulier sur l’ensemble du site. Passé 23H, les bureaux étaient définitivement vides ; un garde passait faire ronde dans le bâtiment à 23H45 et le quittait vers 0H15 après avoir patrouillé dans les différents étages de l’immeuble. À cet instant, les locaux des bureaux demeuraient vides pendant les prochaines 45 minutes, heure à laquelle deux gardes venaient ensuite jouer aux cartes près de la machine à café de la salle de pause pendant une période indéterminée. Il nous faudrait donc agir pendant ce laps de temps.

Nous progressions jusqu’au pied de l’immeuble, dissimulés derrière les palettes de matériaux divers et amas de ferrailles amassés dans un coin à grand renfort de Fenwick. J’ouvrais la marche puisque mes optiques me permettaient d’y voir comme en plein jour. Nous évitions les capteurs de présences et arrivâmes sans encombre au pied du bâtiment qui conservait en son sein la raison de notre venue. Lorsque le gardien passa enfin la porte de l’immeuble, il était temps de passer à l’action.

Les portes d’accès des bâtiments des bureaux fonctionnaient toutes par accès via cartes magnétiques. Aussi, la moindre utilisation de ces dernières enregistrait systématiquement un historique dans les données internes du serveur. L’opération de planque nous avait cependant permis de constater que la porte donnant accès au toit était quant à elle tout ce qu’il y avait de plus banal ; ce serait donc par ici que nous effectuerions notre infiltration dans les locaux. Un lancé de grappin et une montée en rappel plus tard et nous étions sur le toit de bureaux de WarTechie. Knight crocheta en un rien de temps la porte du toit et nous donna accès à l’intérieur.

- Souvenez-vous, les serveurs devraient se trouver au troisième, avec les bureaux de la direction. Une fois que vous les aurez trouvés, connectez les clés que je vous ai données sur les périphériques. Le logiciel intégré devrait faire le reste en copiant sans distinction le contenu des disques durs. Vous avez 40 minutes théoriques à partir de maintenant.

Il n’y avait pas une minute à perdre, et puisque nous savions ce que nous avions à faire, nous ne perdîmes pas de temps pour progresser dans l’immeuble et pour nous frayer un chemin jusqu’aux bureaux. Heureusement pour nous, l’open space comprenant les sections informatiques, logistiques et R&D de l’immeuble ne comportait plus à ce niveau un système de sécurité par carte magnétique et reconnaissance faciale pour faire gagner du temps aux centaines de fourmis qui couraient dans tous les sens tout au long de la journée dans ces bureaux désormais vides, ou presque, de toute vie.
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Houmous
Mar 27 Sep - 22:57
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Jeff Knight
J'ai 35 ans et je vis à Night City, Etat Libre de Californie du Nord. Dans la vie, je suis enquêteur SPE.C.T.RE. et je m'en sors moyennement. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai perdu mon partenaire et je le vis plutôt terriblement mal.

Crédit : William Valle

Être de retour sur le terrain avait quelque chose d’important. Je ne saurais comment l’expliquer mais quand on a connu la vie sur le fil du rasoir, au bord du gouffre, on ne peut plus revenir en arrière. Pour certains, c’est une sensation paralysante, écrasante. Ils restaient bloqués dans l’existence et la finitude de leur temps, comme s’ils s’amusaient à frapper un sablier sur un mur répétitivement pour voir s’il finirait par s’ébrécher. Mais pour d’autres, c’était bien plus que ça. Je suppose que j’étais parmi ceux-ci. Du début de mes classes pour rejoindre la MAX-TAC à ce jour, je n’ai jamais eu d’autre idée en tête que de sortir faire mon job, peu importe qu’il s’agisse peut-être du dernier. Je ne servirai pas le laïus sur les sourires des survivants et la satisfaction du boulot bien fait. Je ne parlerai pas non plus du plaisir que je pouvais avoir à créer la crainte dans cœur des gangsters de tous poils. Non, tout ce que je dirais, c’est que sans battre le pavé et des sales gueules, j’avais l’impression de mourir et de ne plus être moi-même. Je me sentais vivant.

Il faisait nuit noire et je devais avouer n’y voir absolument rien pendant un bon moment du trajet. J’aurais pu prendre des lunettes de vision nocturne mais réduire au maximum le matériel électronique, c’était aussi une assurance d’être le moins traçables possible. Alors, je me fiais à la gamine. Qu’y pouvais-je ? J’étais le vieux et elle, elle avait ses gadgets dans ses yeux. Quoique, il serait plus juste de parler de gadgets qui lui tenaient place d’yeux. Apparemment, elle y voyait parfaitement et il fallait avouer que ça me foutait un peu froid dans le dos. Je n’avais jamais été à l’aise avec ces histoires d’implantations et d’optimisations. On m’en avait proposé alors que j’étais à la MAX-TAC, d’abord pour m’améliorer au-delà des limites imposées par la nature, puis pour réussir à me remettre sur pieds après mes blessures en intervention. J’avais toujours refusé, et je pense avoir eu raison. Mes amis qui, eux, avaient accepté, s’étaient suicidés pour la plupart, que ce soit volontairement ou non. Ces choses n’avaient rien apporté de bon et j’en restais fermement convaincu.

Lorsqu’enfin on arriva sur les toits, je sentis la brise nocturne caresser mon visage. J’avais troqué mon imper’ pour un col roulé noir. Mes mouvements me semblaient plus aisés qu’à l’accoutumée, plus discrets, comme contenus dans un mouchoir de poche. Je tirais d’ailleurs d’une manche ce qu’il me fallait pour réussir à crocheter la serrure. J’avais une désagréable sensation en entendant la dernière goupille de la serrure sauter. Il n’y avait pourtant rien d’exceptionnel à ce que la porte d’un toit soit peu protégée. Après tout, les cambrioleurs qui voudraient s’infiltrer par là avaient besoin d’un matériel plutôt complet et d’un moyen de découvrir ce genre de détails. Je me mis à regarder autour de moi, dans le ciel sans étoiles de Night City, espérant que peu de paires d’yeux soient en train de nous épier.

A l’intérieur, les bureaux étaient aussi banals qu’on pouvait s’y attendre. Des tâches circulaires de gobelet de café aux ordinateurs en veille, tout semblait être on ne peut plus normal. C’était d’ailleurs un sentiment plutôt dérangeant de découvrir que l’on pouvait faire des outils de destruction massive et les vendre dans des costumes de couturier. Quand on les présentait, donnait-on des nombres de victimes potentielles par dollar dépensé ? Disait-on l’importance des blessures incapacitantes comme argument marketing ? Faisait-on des cartes où seraient soigneusement indiquées les zones de guerre où leurs « produits » étaient utilisés ? Je secouais la tête pour en chasser les images de ceux qui en pâtiraient, ce n’était pas mon job de m’intéresser à ce genre de choses.

Bientôt, nous arrivions au niveau des serveurs. Toujours avec le même écrin impeccable, les couloirs l’indiquaient soigneusement et avec style. Des sortes de stickers aux murs montraient régulièrement les directions pour atteindre divers centres névralgiques du bâtiment. Je continuai à déambuler discrètement avec elle, l’oreillette toujours bien en place. Régulièrement notre netrunner intervenait pour nous faire dévier de notre trajectoire et trouver une bonne planque quand un employé ou un autre se levait pour aller aux toilettes. Malgré toutes nos précautions, il était après tout inévitable que dans une telle entreprise il n’y ait pas aucun employé qui passe la nuit sur place pour boucler un projet urgent.

Lorsqu’on arrivait dans l’océan de câbles et d’écrans, je regardai autour sans forcément être très certain de quoi faire. Octavia semblait plus à son aise dans ce genre de situations alors je décidai de la laisser faire à son rythme. Je me contentai de me laisser porter vers d’autres rivages, m’intéressant à plusieurs plans du bâtiment. Le bloc était vaste et complexe mais j’avais tout ce qui pouvait m’intéresser sous la main. La section R&D, le fief du Dr. Kowalsky était un endroit tout trouvé pour aller fouiller toute la fange que pouvait pondre WarTechie. Je me tournais donc vers elle avec un sourire machiavélique sur le visage. La dernière fois que j’étais venu, on avait essayé de m’empêcher d’aller y faire un tour alors maintenant, c’était à moi de m’amuser…

- Hey, la miss, fis-je en sifflotant pour attirer son attention. Je vais aller faire un tour au laboratoire de R&D, je suis sûr qu’il y a des trucs que je ne devrais pas voir là-bas, ça va être super ! Tu peux t’occuper de m’ouvrir les portes quand tu verras aux caméras que j’en approche ?

Sans attendre qu’elle ne me dise que c’était là une très mauvaise idée et qu’on avait pas le temps pour ce genre d’âneries, je me dirigeai vers la porte en lui faisant un salut de la main. Je parlais plus fort qu’elle en lui disant qu’elle était vraiment top comme partenaire et me dépêchai d’arriver jusqu’au lieu de mes convoitises. Là, j’attendis un peu avant de voir les portes s’ouvrir. Je remarquai bien que la caméra sembla zoomer sur mon visage mais peu m’importait, j’avais l’impression d’être un gosse au matin de Noël.

A l’intérieur, c’était exactement tout ce dont je rêvais et bien plus encore. Déjà, il y avait des armes dans tous les sens et même des prototypes qui n’étaient même pas encore à la vente. Des mitrailleuses, des grenades incapacitantes, des têtes de missiles et bien plus encore de choses incompréhensibles ornaient les murs bruts de ces salles. Mais au milieu de cette orgie de second amendement, quelque chose capta bien plus mon regard. Une femme était posée sur diverses parties métalliques. Ses mains, ses yeux et, me sembla-t-il, sa mâchoire avaient été augmentées par des prothèses intégrales. En ce qui concernait ses jambes, on était à un autre stade de perversion du physique humain puisqu’elles avaient été intégralement remplacées par des membres qui rappelaient les pattes arrière d’une gazelle. Il semblait que Kowalsky allait avoir de ma visite sous peu, songeai-je avec délectation de pouvoir enfin coffrer ce barjot. Malheureusement, ce fut également le moment où les rétines rougeoyantes et implacables de la cyborg choisirent pour s’activer et me scruter.


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Sam 1 Oct - 10:00

Zack Hanma
J'ai 49 ans et je vis à Night City, dans l’État Libre de Californie du Nord.

Après une formation initiale en cyber sécurité, je vais de corpos en corpos pendant mes premières années de professions afin d’élargir mes compétences. Jusqu’au jour où je crée ma propre boîte de prestation en matière de sécurité informatique.

C’est le moment que choisit ma femme pour me quitter, les affaires n’étant pas toujours au rendez-vous. Après quelques années difficiles, ma société met la clé sous la porte et j’effectue quelques formations afin d’intégrer le NCPD. La paye est médiocre et les conditions de travail pas terribles, mais la sécurité de l’emploi et l’assurance qu’il y aura toujours du travail sont là.

Après plus de dix ans d’ancienneté sur le poste, je finis par prêter main forte à la brigade SPE.C.T.RE. sur une mission délicate. Satisfait par mon travail, un poste permanent dans la brigade me sera proposé après qu’un netrunner de la SPE.C.T.RE. se sera fait griller le cerveau lors d’une mission qui a mal tourné.
Avec l’aide de Zack, nous parvenions sans encombre jusqu’à la salle des serveurs. Un silence religieux régnait dans la pièce immaculée, uniquement interrompu par le ronronnement des divers équipements informatiques. Les colonnes de composants en tous genres empilés les uns sur les autres signifiaient leur activité par quelques LED qui clignotaient en rythmes réguliers, accompagnés par les grésillements quasi-inaudibles des disques durs et autres dispositifs non identifiés.

Nous commencions nos investigations et je branchais les premières clés sur les périphériques dont le contenu nous paraissait digne d’intérêt. Pendant que les softwares mis au point par Zack faisaient leur travail, l’agent Knight se sentit pris d’un excès de zèle qui lui instigua d’aller fourrer son nez dans le département R&D de WarTechie. Je lui interdisais immédiatement de prendre une telle initiative superflue ; invective dont il ne tint pas rigueur puisqu’il était trop occupé à parler par-dessus ma voix tout en s’éloignant comme si de rien n’était, le tout en ignorant les doigts d’honneur et signes d’égorgement que je lui adressais afin de lui faire passer le message sans avoir à élever la voix dans le complexe.

- En vrai, tant qu’on y est, ça pourrait être intéressant de remuer un peu la merde… Y a juste une ou deux caméras sur le département R&D, je vais juste faire reboucler une séquence de film où il ne se passe rien et ce sera ni vu ni con-Mais l’encourage pas dans sa connerie, toi !

Puisque la seule personne responsable de l’équipe était occupée à attendre la fin du transfert des données sur les clés, mes deux partenaires ouvraient donc les portes et accédaient au secteur R&D de chez WarTechie.


***


Octavia étant trop occupée à faire sa rabat-joie obsédée par son travail dans la salle des serveurs, je suivais Jeff par l’intermédiaire des caméras dont je prenais le contrôle au fil de sa progression. Et putain, ce que ça en valait la peine ! Grenades, tête de missiles, proto en tous genres. Je crois que je pouvais entendre « l’hymne à la joie » quand j’ai eu le visuel sur le contenu du département R&D !

- Putain ! Check si y a des éclats types virus et compagnie ! Oh ! Oh non, je sais ! Cherche si tu vois un cyberdeck pour runner marqué « WarTechie World at War MK5 » !!! Si tu me trouves ça, je t’achète des actions chez ta marque de whisky préférée !

Mais en lieu et place de trouver mon Saint-Graal, c’est une tout autre chose qui retint notre attention à Jeff et moi. Une espèce d’aberration, en mode créature de Frankenstein, qui trônait en plein milieu de la pièce.

- Attends, c’est… C’est pas un robot, c’est une meuf ça non ?!

Aussi bien Jeff que moi restions bouche bée devant cette curiosité carrément flippante. Enfin, pas pendant bien longtemps puisque cette dernière se mit à bouger lorsque les six rétines rouges à la place de ses yeux se mirent en marche.

Ambiance:

- Oh merde ! Il devait y avoir des capteurs de présence sur elle Jeff, gaffe à ton cul !

J’essayais immédiatement d’interagir avec l’espèce de cyberpsycho pour voir comment je pouvais bien la désactiver. Mais ça risquait de prendre du temps, percer la glace de chez WarTechie, c’était autre chose que de hacker un distributeur pour choper une cannette de Nicola gratuite. Le truc, c’est que la machine commençait à s’exciter et à sortir des mantis blades qu’elle dirigeait en direction de Jeff, il fallait que je me magne le cul de trouver une solution, mais genre une solution de niveau Bartmoss en termes d’ingéniosité !

- Sors surtout pas ton cracheur où vous pouvez dire adieu à tous vos efforts d’anonymats Reinhardt et toi !

La fille bondissait de son piédestal et fonçait en un trait sur Jeff qui se couchait au sol pour éviter l’attaque. Les lames de la cyborg restaient plantées dans le mur tandis qu’elle essayait de les retirer.

- Profites-en pour lui griller le cerveau Jeff !

- Et je suis censé faire ça comment sans cracheur espèce de génie ?! Je lui pisse dessus ?!

Jeff se saisissait d’une chaise en fer qui passait par là et l’explosait sur la tête du cyborg qui ne bougeait pas d’un iota.

- Vous foutez quoi tous les deux à la fin ?!

- Vivi-Agent Reinhardt !-Agent Reinhardt tu ferais bien de rappliquer fiça en R&D si tu veux pas repartir avec ton partenaire dans un doggy bag ! T’as étudié les cyberpsychos pas vrai ? Bin tu vas être ravie !

La petite courait sans plus attendre pour rejoindre Jeff tandis que j’essayais de contourner la sécurité individuelle des membres de la machine qui s’avérait être compartimentée. Puisque Jeff aurait eu trois fois le temps de devenir un tas de synth-food avant que je ne parvienne à percer la glace de WarTechie, je m’employais à forcer un Hard Reboot d’urgence sur les différentes sections de la dinguerie chromée qu’il affrontait. Alors que la cyborg allait balayer tout ce qui se trouvait devant elle, Jeff compris, d’un grand coup de mantis blade, je parvenais juste à temps à forcer le redémarrage de ses bras et à rétracter ses lames, lui faisant donner un coup de poing dans le vide qui passait très près de Jeff. L’urgence de la situation ne m’empêcha pas de remarquer un détail des plus flippants : l’espace d’un instant, la machine prit quelques secondes pour constater que ses bras, devenus inutilisables, ne répondaient plus et demeuraient inertes le long de son corps, ce que j’interprétais comme autant de signes du fait qu’il y avait bien encore une trace de conscience humaine sous ce tas de chrome.

Le constat de son impuissance ne dut pas beaucoup lui plaire car elle redoubla d’agressivité dans un cri qui semblait venir directement de par-delà le mur noir lui-même. Elle faisait maintenant tournoyer les échasses qui lui servaient de jambes l’une après l’autre, dessinant des moulinets dans les airs en visant la tête de Jeff à chaque tentative. Un bref répit fut accordé à Jeff lorsque qu’un petit objet brillant vient glisser entre les jambes de l’abomination et attira son attention.

*BLAM !*

Profitant de l’intérêt que l’augmentée apportait à Jeff, Octavia, qui venait d’arriver sur les lieux, tira profit du fait que la cyborg ne l’avait pas encore vu pour lui balancer une grenade IEM entre les jambes, ce qui incapacita cette dernière pendant quelques précieuses secondes et permit à Jeff de mettre de la distance entre elle et lui.

- Zack, ça vient ce hacking ?!

- J’y travaille, putain !

La psycho traversait maintenant la pièce en courant dans la direction d’Octavia qui se dissimulait derrière une caisse de matériel, puis sautait les deux pieds joints dans sa direction. Je parvenais juste à temps à désactiver la partie inférieure de la chose qui vint mourir en s’enfonçant les jambes dans la caisse de matériel de tout son élan. Ses échasses ressortirent de l’autre côté du meuble et passèrent à quelques centimètres seulement du front d’Octavia, ce qui eut pour effet de lui arracher un petit cri d’horreur très sexy. Mais au moins, je n’eus plus qu’à désactiver le système nerveux central de la monstruosité pour en finir une bonne fois pour toutes avec cette abomination.

Puisqu’Octavia avait récupéré ce pour quoi nous étions venus, personne ne demanda son reste pour se grouiller de faire le chemin dans le sens inverse. Le pire avait été évité, enfin, si on enlève l’engueulade légendaire qu’Octavia nous adressa à Jeff et moi sur tout le chemin du retour. Je ne savais pas qu’elle avait aussi reçu des implants pulmonaires ? Ça devait forcément être le cas puisque personne ne peut hurler aussi fort pendant aussi longtemps…


***


Le lendemain matin – 8H00
Q.G. de la SPE.C.T.RE. – Bureau du directeur Ferguson


- […]Absolument inadmissible de la part d’un membre de l’unité ! […] Et j’ai synthétisé l’intégralité du déroulement de la soirée dans ce rapport de 96 pages […] 96 pages ?! Mais ça vous arrive de dormir ? […] Mis en danger la vie de ses collègues et totalement compromis l’issue de la mission et […] Oui… O-Ok… Agent Rei- […] Insubordination et non-respect des protocoles en vigueur sans parler de […] Je comprends mais- […] Et vous saviez que son véhicule de service n’est même pas aux normes ?! […] Est-ce que je peux jus- […] Enfin, et pour être parfaitement objective et pour qu’on ne puisse pas me reprocher de ne pas être neutre à son sujet, j’ai tout de même rédigé un bref paragraphe sur la découverte qu’il a réussi à mettre en évidence chez WarTechie hier. Puisqu’il est tout de même question de développement d’arme de guerre et de modifications corporelles illégales qui entrent en totale violation de la convention des droits de l’Homme ainsi que de la charte sur les lois de la guerre qui a été ratifiée à la suite de la quatrième grande guerre corpos.

- Pardon ?!

- Oui, vous avez bien entendu.

- Knight ! Dans mon bureau, tout de suite !

Après s’être vengé en appuyant trop fort sur l’intercom de son bureau qui n’en demandait pas tant, « Pope » attendit que Knight rejoigne le bureau avant de reprendre la conversion en compagnie du duo nouvellement formé.

- On devrait enfin assister à un semblant de bon sens dans ces bureaux.

- Knight, c’est vrai tout ce que me dit la petite ? Alors toi mon salaud, tu me les auras toute faites, mais celle-là, c’est peut-être bien la timbale !

- Ce n’est rien de le dire, en effet (et je ne suis pas « petite »).

- Je vous envoie chercher du bronze chez WarTechie, et toi tu reviens avec de l’or ! Hahaha ! Sacré Knight ! Et quand je pense que la hiérarchie voulait te retirer du terrain !

- Euh… Directeur Ferguson, je ne suis pas certaine de vous suivre…

- Mais si. Si tout ce que vous me racontez dans votre rapport est vrai, agent Reinhardt, alors Knight vient de nous offrir un ticket V.I.P. pour justifier que l’on demande à WarTechie de se mettre à poil pour nous quand le bon moment sera venu ! Mais-Dès que Hanma aura réussi à faire parler les données que Reinhardt a réussi à voler, je veux que vous voyiez ce qui peut être entrepris vis-à-vis de Stooge ou de WarTechie pour commencer à constituer un dossier solide contre eux !

- Mais-Vous savez, j’étais un peu sceptique sur votre collaboration au début. Mais vous produisez des résultats très encourageants, vous avez deux profils finalement très complémentaires. Continuez vos investigations et tenez-moi informés en temps et en heure de la progression de l’enquête.
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Jeu 6 Oct - 13:15
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Jeff Knight
J'ai 35 ans et je vis à Night City, Etat Libre de Californie du Nord. Dans la vie, je suis enquêteur SPE.C.T.RE. et je m'en sors moyennement. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai perdu mon partenaire et je le vis plutôt terriblement mal.

Crédit : William Valle

Je devais avouer avoir frôlé la catastrophe cette fois-ci. Ça semblait un peu irréel en fait. J’avais l’habitude des fusillades et de voir des gars se faire égorger. Dans cette foutue ville, c’était même une occurrence régulière et habituelle. Mais me retrouver face à cette foutue… cyber ? Bref, c’était quelque chose de devoir faire face à un cyborg. Si j’avais été seul, elle aurait repeint les murs avec mes membres sans le moindre effort. Quand elle courait et faisait trembler le sol à chaque pas, on comprenait ce qu’on avait en face de soi : une véritable arme vivante. Les lames qui sortaient de ses bras m’auraient buté instantanément si Zack ne s’en était pas occupé. Et puis, Octavia m’avait pas mal aidé en détournant son attention le temps que la cyborg soit désactivée.

 
Octavia avait gueulé pas mal pour dire tout ce qu’elle avait en tête et vider son sac. Je n’étais certainement pas le partenaire dont elle rêvait, mais probablement plus celui dont elle avait besoin. Ne jamais faire un pas en hors-piste, c’était la pire erreur qu’elle pouvait faire. En ma compagnie, elle n’avait pas trop le choix de se salir un peu les mains. Elle gueulait, certes, mais tout s’était parfaitement passé au final. On avait ce dont on avait besoin et même plus encore. On avait de quoi faire plonger pas mal de monde et tirer quelques médailles de l’affaire. Mais à la brigade, on laissait courir les petits poissons et même les plus petits des gros pour ferrer les énormes baleines. C’était pour ça qu’on bossait : pour foutre un bordel immense chez ceux qui se croyaient au-dessus de tout et éviter que la ville tombe aux mains d’une poignée de privilégiés. Malheureusement, avec le boxon qu’on avait fait, on pouvait être certains d’attirer un peu plus l’attention sur notre opération. Il y avait fort à parier que Stooge commence un peu à purger les différentes ébauches de piste qu’elle aurait pu laisser derrière elle.
 
Bref, le jeu était rebattu et c’était pour nous le moment d’avancer quelques pions. On allait bien pouvoir trouver un ou deux runners qui auraient beaucoup à dire sur leur taf quand ils verraient que leurs potes ne se connectaient plus sur le net. Ces enfoirés viendraient parler de protection policière ou que sais-je encore alors qu’ils faisaient partie de groupes d’opposition qui nous crachaient dessus quelques jours avant. Je frémissais d’avance en imaginant les marchés qu’on pourrait leur offrir et à quel point ils seraient heureux de larguer leurs anciens principes et de se défroquer pour pouvoir se farcir ne serait-ce qu’un seul paquet d’holobites de plus. Rien ne valait ces instants où on finissait par être du bon côté de l’histoire.
 
Quand mon tour vint d’arriver dans le bureau et de voir avec Pope ce qu’il en était de mon boulot, je n’étais pas trop tendu. Je savais que la petite lui aurait tout raconté dans les moindres détails et qu’il serait au septième ciel en pensant à la cyborg même si elle avait bien failli tous nous fumer. Je rentrai donc et le laissai faire son laïus élogieux sous le regard complètement perdu d’Octavia. Elle pensait me faire prendre un blâme ou que sais-je pour ma conduite. Le contraste était saisissant entre le triomphe annoncé par Pope et la déception qu’elle avait dans toute son expression. Ça montrait encore une fois, s’il en fallait plus, qu’elle n’avait pas encore compris comment les choses fonctionnaient et qu’elle avait encore besoin de mon aide pour s’adapter. Pope semblait intarissable d’éloges maintenant qu’il voyait les résultats de notre collaboration. C’était vraiment rare alors je me marrai un peu en lui disant qu’on savait ce qu’il nous restait à faire et qu’on le tenait au courant. Quand je me décidai à repartir, il était déjà en train de se sortir un bourbon et un cigare avec sa main gantée pour fêter tout ça. Je me relevai en jetant un coup d’œil vers Octavia qui semblait encore plus pâle que d’habitude. Elle allait avoir besoin d’un petit remontant après toutes ces émotions. 
 
Quelques minutes plus tard, j’avais une clope au bec et j’appelai Zack sur mon agent. Je leur en devais une bonne alors je paierais ce soir, c’était la moindre des choses. J’avais mes propres adresses pour aller se saouler à pas cher. Dans la vie d’un flic qui reste toujours suspendu au-dessus de l’éther, c’était clairement primordial d’avoir de quoi « oublier ». Je n’ai jamais revu autant de drogues que dans les soirées de la MAX-TAC et ce sont des flics que j’ai le plus souvent raccompagnés chez eux ivres morts. Mon ancien partenaire, Gary Wu, était presque aussi connu de toutes les putes de Japan Town que les plus gros macs qui y avaient des filles. Et moi, je ne me sentais pas spécialement comme eux. Je fumais, simplement, du tabac de culture hydroponique. J’avais cet à priori qu’il était plus vrai que celui de synthèse. J’aurais certainement été incapable de faire la différence entre les deux les yeux fermés et pourtant chaque fois que j’avais le choix, je payai plus.
 
- Allô, Zack ? Ouais, c’est Jeff. Tu peux nous rejoindre au Twenty Colours ? Je vais payer mon coup pour hier. Non, j’invite donc tu viens et tu fais pas chier, ordonnai-je sans cérémonie.
 
Ambiance:


Le bar était un lieu plutôt calme. L’ambiance n’avait rien à voir avec les boites qu’on trouvait par dizaines dans Heywood. Ce n’était pas un lieu coloré, flashy et bruyant comme pouvaient l’être les lieux à la mode du centre-ville. Il n’y avait pas non plus de thème pour que qui que ce soit en ressente une impression d’appartenance. Ce n’était ni un genre de saloon où on pourrait y croiser des cow-boys et des hors-la-loi sortis d’une machine à remonter le temps, ni un restaurant réellement bien qu’on puisse y manger un morceau. Ce n’était pas non plus le repère secret de fêtards qui chercheraient un endroit où finir leurs nuits de malt et de danses endiablées. Les netrunners ne s’y sentaient pas bienvenus car il n’y avait aucune connexion au net et les edgerunners en étaient tout simplement exclus.
 
Le patron, un vieil ivorien qui ne parlait même pas la langue, restait continuellement silencieux. Il n’avait aucune conversation, pas plus qu’il ne cherchait à en avoir. Quand on lui demandait à boire, il servait aléatoirement une bière, un scotch ou autre chose en refusant d’entendre qu’il avait fait erreur sur la commande. Pourtant, une fois le verre entamé, il semblait toujours être précisément ce dont le client avait besoin. J’y allais régulièrement, le calme qui y régnait avait tendance à me détendre bien plus que quoi que ce soit d’autre. C’était face à ce vieux comptoir écorné que j’avais eu le plus de révélations sur les affaires que je suivais et celles qui étaient en cours. Je ne sais pas comment l’expliquer mais la faible musique, choisie pour des raisons mystérieuses par l’hôte de ce minuscule bar, et les programmes qu’il passait sur sa vieille télé cathodique me permettaient de me ressourcer. Peut-être qu’Octavia pourrait, elle aussi, y trouver quelque chose qui l’aiderait à mieux comprendre comment Night City fonctionnait réellement. J’espérais sincèrement qu’elle puisse percevoir que, malgré le fait que tout ne se passe pas toujours comme on l’aurait aimé, il y avait toujours du bon à chaque tour du sort et que les soirées se succédaient, toujours égales les unes aux autres.
 
Bientôt Zack arriva à son tour et je lui payai un verre également. Nous étions silencieux un long moment à contempler et essayer de comprendre ce qui était dans nos verres. Pour ma part, c’était une bière qui moussait surprenamment peu et dont l’odeur rappelait celle du bois. Zack, lui, avait eu le droit à un verre d’un alcool à base de citron, très froid et plutôt fort.
 

- Merci pour tout à l’heure. Sans vous, je ne serais pas là avec vous, soupirai-je avant de goûter le breuvage au goût puissant et fermenté. Je paye pour vous toute la soirée, ajoutai-je en sortant mon agent pour le laisser sur la table.


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Mar 1 Nov - 10:30

Octavia Reinhardt


J'ai 28 ans et je vis à Night City, dans l’État Libre de Californie du Nord.

Après un master en Institut de Criminologie et Sciences Humaines, j’obtiens un doctorat en psychologie sociale où je soutiens une thèse sur l’étude de la cyberpsychose et des cyberpsychos émergents parmi les premiers augmentés. Je suis par la suite admise au SFPD où je travaille pendant deux ans.

Suite à des résultats encourageants, je me vois proposée l’opportunité de rejoindre la brigade SPE.C.T.RE. (SPEcial Cybercriminality Tactical REsponse) dans la ville de Night City. Je possède des implants oculaires et cochléaires à la pointe de la technologie militaire dans le cadre de ma mutation à la SPE.C.T.RE. Bien que rien ne le laisse transparaître au premier abord.
Je peux me montrer consciencieuse, rationnelle, impitoyable.

Je ne vois pas les choses de façon manichéennes et je souhaite sincèrement m’employer à traquer les abus et injustices partout où ils se trouvent et sous toutes les formes qu’ils peuvent revêtir.
Octavia.exe a cessé de fonctionner.

C’est l’impression que j’ai dû donner à l’agent Knight et au directeur Ferguson après le débrief de mission dans son bureau… J’avais beau repasser en boucle les différents paramètres liés à la situation et les éléments de l’enquête, je restais sans voix devant la conclusion à laquelle semblaient naturellement arriver Jeff et mon supérieur hiérarchique…

Je demeurais muette, parfaitement immobile et coi, les yeux écarquillés, sans doute aussi un peu pâle à l’annonce des dernières directives de Pope pour la suite de la mission. Heureusement, Jeff me sortait de ma torpeur et je rentrais dans ma journée tant bien que mal.

Allez savoir pourquoi, ce dernier estima être une bonne idée que de nous inviter l’agent Hanma et moi à boire un verre après le service ; et bien sûr, j’arrivais à la conclusion logique que refuser eût été indélicat et contre-productif sur le plan professionnel. Aussi, nous nous retrouvâmes après le travail dans un lieu que seul quelqu’un comme Jeff aurait pu dénicher dans tout Night City… Un vieux comptoir, une télé d’une autre époque, un aménagement très sobre, comment Jeff s’y prenait-il pour toujours débusquer des lieux, voitures et compagnies qui semblaient avoir totalement cessés d’exister depuis des lustres ?

Le tenancier amenait nos consommations à notre table, et déjà avec elles se profilaient les premières contrariétés :

- Excusez-moi. Excusez-moi ! Vous avez commis une erreur sur ma commande. Je vous avais expressément demandé un thé, et vous m’avez apporté un SCOTCH.



Le vieillard me regardait sans dire un mot alors que je désignais mon verre du doigt, puis regardait son contenu d’un air dubitatif. Il repartait derrière son comptoir et revenait un instant après avec un deuxième verre de scotch qu’il plaçait à côté du premier. C’est là que je déduisis que le seul mot de ma phrase qu’il semblait avoir compris devait être le mot « scotch ». Je prenais mon visage dans mes mains et soupirais longuement avant de lâcher l’affaire, totalement blasée.

- Merci…

Zack avec nous, Jeff nous fit trinquer en ne manquant pas de nous remercier pour lui avoir apporté notre aide pour l’avoir dépêtré de la situation scabreuse dans laquelle il s’était fourré tout seul et en dépit de tout respect du plan de mission initialement établi l’autre soir. Si j’étais toujours un peu contrariée par ces évènements, je choisissais d’essayer de me montrer meilleure que cela et de ne pas plomber l’ambiance, que je trouvais déjà discutable compte tenu de la décoration du lieu dans lequel notre réunion prenait place. Je portais sans conviction le verre d’alcool à mes lèvres pour lui laisser sa chance… Et manquais de m’étouffer avec tellement cela était fort ! Je me forçais à déglutir afin de ne pas gâcher le contenu du verre, et parvenais difficilement à articuler entre deux quintes de toux :

- (Putain c’est super fort !)

Un message vocal en absence parvenait alors sur mon terminal privé ; j’avais sans doute raté l’appel dû au fait que le boui-boui dans lequel nous nous trouvions devait être tellement isolé que même le réseau parvenait non sans mal à se frayer un chemin jusqu’ici. Quand je vis qu’il s’agissait de ma mère, je m’excusais un instant auprès de mes collègues le temps de consulter ce dernier. Je n’avais reçu aucune nouvelle de mes parents depuis ma mutation à Night City. Aussi, je redoutais fortement que quelque chose ne soit arrivé… Je m’isolais simplement devant la porte d’entrée du bar le temps d’écouter le contenu du message.

- Bonjour Octavia, c’est moi. Ton père ne sait pas que je te téléphone, je pense qu’il vaut mieux qu’il n’apprenne pas que je l’ai fait. Il est toujours un peu furieux contre toi à cause de « tu sais quoi ». *soupir* Bref, je ne t’appelle pas pour ça. Il s’est passé quelque chose et je pense que tu aurais fini par l’apprendre. Alors je préfère que tu l’apprennes par nous plutôt que cela ne te saute au visage comme une mauvaise surprise au détour d’une conversation au travail…

Tu dois te souvenir de la petite Anita Briggs qui était en poste avec toi à San Francisco ? Et bien nous avons appris par le journal local qu’elle est récemment décédée dans l’exercice de ses fonctions…


Diverses émotions désagréables m’accablaient simultanément… L’anxiété dans l’attente de connaître la raison de l’appel de maman, puis le sentiment d’impuissance et la tristesse à l’annonce de la mort d’Ani. C’était une fille de mon âge, sans histoire, pas la « plus gentille » ou ma « meilleure amie » ni quoi que ce soit de ce genre… Mais juste une jeune collègue avec la vie devant elle, croisée régulièrement dans le cadre de mon travail à SF, et c’était déjà un gâchis bien assez significatif rien qu’avec cela…

- Elle avait pris part à une opération de grande envergure afin de démanteler un réseau de trafic de drogue, et une confrontation a eu lieu avec les forces de l’ordre. Elle fait malheureusement partie des victimes à déplorer dans la fusillade qui a eu lieu…

Voilà… Tu as quand même choisi un drôle de métier, Octavia... À croire que tu fais ça pour que ton père et moi on se fasse du chagrin tous les soirs !
*soupir* Allez, je te laisse. À plus tard.

Je demeurais brièvement plongée dans mes pensées. Juste le temps d’assimiler la nouvelle portée par le coup de téléphone de maman. Malheureusement, le contexte ne se prêtait pas à la remise en question ou à l’atermoiement. Le moral un peu entamé par cette information, je convenais de finir mon verre rapidement et de fausser compagnie à mes collègues dans la foulée. Lorsque je regagnais ma place à table, Zack ne se souciait pas de me questionner sur la nature du contenu de l’appel que j’avais reçu et s’empressait de lever son verre en nous incitant Jeff et moi à la rejoindre pour porter un toast.

- À nous trois ! Parce que parfois, en mission, on tombe sur des cyberpsychos, et parfois, on tombe sur des paumards à moitié à poil déguisés en Blanche-Neige !

- Pardon ?!

- Attends, Jeff t’a pas raconté ça ? Putain, il faut que tu lui racontes, Jeff, t’es celui qui la raconte le mieux !

C’est ainsi que je pris connaissance d’une affaire sur laquelle Jeff et Zack avaient travaillé il y a longtemps. Où au moment d’interpeller un corpo dans sa résidence secondaire, l’équipe d’intervention avait défoncé sa porte pour tomber sur un cinquantenaire plein aux as déguisé en Blanche-Neige qui avait, dans le cadre de son fétiche pour la soumission, loué les services de 7 gigolos atteints de nanisme pour assouvir ses fantasmes.

- Et donc si tu veux, à ce moment-là, moi j’ai juste le visuel sur la fenêtre de l’arrière maison. Et au lieu de voir un quinqua en costard un peu paniqué essayer de fuir par la seule issue possible, je vois sortir à poil les uns après les autres sept nains avec un petit bonnet rouge et des godes-ceinture énormes ! Je me souviendrais toujours de la gueule qu’on a tous tiré dans le van de surveillance en mode « ಠ_ಠ ».

Je ne pouvais contenir un éclat de rire en écoutant les commentaires de Jeff et Zack.

- Ça me fait penser à une affaire que j’avais presque oubliée ! Il m’est arrivé un truc du genre sur une intervention quand j’étais en poste à San Francisco…

Ambiance:

La soirée se poursuivit, et d’anecdote en anecdote, Jeff et Zack parvinrent à chasser un peu mes idées noires et à me faire oublier les tracas du quotidien pendant un bref instant. Night City promettait assurément d’être une source de boulot inépuisable et d’anecdotes plus improbables les unes que les autres si nous parvenions à y survivre. Il faudrait au moins la coopération de profils hors normes comme les nôtres et une conviction à toute épreuve dans l’utilité publique de notre travail pour parvenir à réfréner la prolifération des criminels en tous genres que la ville semblait quotidiennement vomir par centaines. Et plus le temps passait, plus se confirmait en moi le sentiment que la SPE.C.T.RE. constituait la meilleure réponse à opposer à ces pourris qui se croyaient intouchables. Tant mieux si ces derniers ne nous attendaient pas au tournant, la chute n’en serait que plus dure quand nous parviendrions enfin à les confondre en justice. Après tous les évènements récents qui s’étaient bousculés à ma porte, j’étais plus que jamais animée par une détermination inébranlable, et tous les parrains de la pègre qui persisteraient à se croire au-dessus de la justice en paieraient le prix fort.
Houmous
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patrick
Houmous
Lun 21 Nov - 8:38
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Jeff Knight
J'ai 35 ans et je vis à Night City, Etat Libre de Californie du Nord. Dans la vie, je suis enquêteur SPE.C.T.RE. et je m'en sors moyennement. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai perdu mon partenaire et je le vis plutôt terriblement mal.

Crédit : William Valle

Il fallait que j’avoue n’avoir jamais oublié toutes ces histoires de fétiches sexuels. Les cadres d’entreprise avec des comptes qui allaient chercher dans les sept chiffres, ces gars hors de notre monde, et de notre réalité, franchement, se montraient toujours être les pires dégueulasses que la terre ait porté. Ils avaient les moyens pour acheter la dignité humaine de quelques paumards et d’en faire des jouets comme les autres. La déconnexion avec le réel dans laquelle ils étaient continuellement prêtait à faire sourire quand on racontait ce genre d’histoires mais en réalité, ça révélait surtout les affres mentales dans lesquels ils naviguaient. Avec le temps et le pouvoir, le stress aussi certainement, les barrières tombaient et bientôt ils ne considéraient rien d’autre que ce qui leur faisait plaisir et leur faisait oublier la branche branlante sur laquelle ils étaient assis. C’était un jeu comme les autres mais un jeu aux conséquences funestes.

On leva à maintes reprises nos verres dans la soirée. Chacun de nous savait que nous nous engagions en cet instant dans une pente très glissante. Peut-être moi le premier, je contemplai à quel point nous avions mis la main sur quelque chose d’important. Je ne pensais pas que ça m’arriverait aussi tôt après avoir remis la main à la pâte et même, je ne croyais plus pouvoir avoir le droit à une vraie affaire d’ici à la fin de mon temps. Dans nos carrières de flics, on se préparait, on s’entrainait continuellement avec des situations toutes plus surprenantes ou tendues les unes que les autres en attendant que ce genre de moment arrive. J’avais déjà eu le droit d’en vivre une de ces enquêtes alors que je vivais à la MAX-TAC. A l’époque, je ne m’en étais pas rendu compte et c’est pour ça que j’avais bien failli perdre ma jambe. Je n’avais pas vu les signes, l’inquiétude qui aurait du me gagner à la place de l’excitation, le danger qui rôdait et approchait lentement. Aujourd’hui, les choses étaient différentes : c’était moi le vieux flic et Reinhardt la jeune partenaire qui en voulait. Je soupirai un peu et descendis mon limoncello d’un coup sec.

Quelques heures et un bouton de chemise plus tard, nous étions en tra in de fatiguer. Je devais avouer être bien rond et, à ce que je voyais, Hanma n’était pas en reste à vrai dire. L’heure était déjà bien passée de rentrer et il allait falloir un sacré shot de café épicé le lendemain pour pouvoir se remettre d’équerre. Je me levai donc en titubant un peu et comptait vaguement le prix de ce que nous avions bu et même un peu plus. Je laissai le tout sur le comptoir face au patron avec un léger sourire et un hochement de tête. Il me regarda en retour et déclara quelque chose dans son langage avant de prendre l’argent et de le ranger je ne sais où sous le comptoir, probablement entre deux verres. Je repartis sur mes deux jambes tant bien que mal. Dehors, la morsure du froid était faiblarde sur mon visage empourpré. Un frisson me prit tout de même alors que j’observai les alentours avec un léger sourire. Il était trop tôt encore pour voir les clubbers sortir et trop tard pour voir des solos en train de bouger à droite à gauche. Il régnait donc un calme assez incroyable dans ces rues désertées, un instant de répit dans une ville qui n’en connaissait jamais.

Olivia nous ramena l’un après l’autre chez nous. Hanma ronflait déjà dans la banquette arrière quand on arrivait au niveau de son immeuble. Je crois me souvenir malgré l’embrumement de cette nuit, l’avoir ramené et couché dans sa piaule au milieu des câbles et bécanes en tous genres qui trainaient ça et là. Heureusement que j’en avais été capable d’ailleurs parce qu’il faisait son poids le bestiau. Je ne sais pas comment Reinhardt aurait pu s’en sortir pour le ramener seule. Après ça, on remontait en voiture pour aller vers chez moi. La nouvelle avait été vraiment fêtée et l’alcool aidait, c’était le moment des confidences.

- Reinhardt, merci d’avoir aidé pour la connasse sur échasses, dis-je, à moitié dans un soupir d’alcoolique. On va avoir pas mal de taff à partir de là pour faire tomber Stooge, fais gaffe à toi… J’ai déjà perdu trop de partenaires comme ça, je veux pas que tu en sois aussi. Si je te perds aussi, je pense que je vais vriller alors me lâche pas.

Je descendai tant bien que mal une fois arrivé chez moi. Après un simple « bonne nuit » de politesse, je m’en allai vers l’entrée de mon immeuble. Le soleil n’allait pas tarder à se lever, pas le temps de dormir vraiment. Je soupirai en poussant la porte de chez moi, une nouvelle lettre sur la table. Anna s’était encore barrée, il fallait s’y attendre… J’allais me doucher un peu pour chasser l’alcool et mettre un autre complet que celui qui commençait à me coller à la peau. Un verre de jus de citron ferait peut-être l’affaire pour y retourner, pensai-je en regardant mon frigo quasiment vide. J’optai finalement pour un somme de quelques heures sans certitude que ce serait très efficace.


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