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LE TEMPS D'UN RP

i wanna find myself without your expectations (Nemo)

THE MOON.
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Préférence de jeu : Les deux
patrick
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Lun 14 Fév - 16:16
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Février 2022, à Londres, UK › Contexte inspiré par la série anglaise Misfits
Début janvier 2022, le vent s'est levé sur la belle Londres. La violence du tonnerre faisait trembler les vitres et les éclairs frappaient, semblables à des flèches s'abattant sur les pauvres malheureux qui se trouvaient dehors à cette heure. L'électricité qui traversait leurs corps aurait dû leur être fatal. Mais ce jour là, il n'y a pas eu de morts. Il n'y a pas eu de blessés non plus, chacun se relevant dans les minutes suivantes comme si de rien n'était ou presque. Certains sous les yeux de témoins ébahis, d'autres dans le plus grand des secrets.
Mais que s'est-il passé ?
Personne ne saurait vraiment l'expliquer. Mais une chose est sûre, à ce moment là, la vie des individus qui ont été foudroyés a changé pour toujours car en plus d'être des survivants, ils sont à présent dotés d'une sorte de pouvoir magique étroitement lié à leur personnalité, leurs conditions de vie ou leur histoire. Pour certains, c'est un miracle ; pour d'autres, c'est une véritable malédiction. Et puis il y en a, qui étaient ailleurs ou bien à l'abris lors du déchaînement du ciel, qui ne se doutent absolument de rien. Ou presque. Une telle nouveauté est difficile à cacher sur le long terme.

Qu'en est-il de ce garçon qui a sauvé un chat errant de la rue il y a maintenant quelques semaines ? Car évidemment, coup du sort, il se trouve que son petit animal de compagnie n'est pas vraiment un chat, à l'origine.

Contexte provenant de cette recherche
THE MOON.
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Lun 14 Fév - 17:07
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Karel
Kings-Dixon

J'ai 18 ans et je vis dans dans l'appartement d'un presque-inconnu à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un "chat errant", à la base en sport-études et je m'en sors plutôt bien en tant que squatteur. Sinon, grâce à mon je m'en fouisme, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la totale indifférence.

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Je ne veux plus montrer l'illusion qu’il faut que je tienne, enfin ne plus montrer toujours le meilleur de moi-même. Toujours en soif de résultat, en face à face, succès falsifié. La science fait place à la fiction, aux feuilles effacées. Prendre du recul sur ses actions, rationalité. Rationner sa motivation, perdu pied. J'ai gratté les cordes et le fond, creusé mon sujet et ma tombe. À grands coups d'épée dans la flotte, les yeux se ferment dans l'hécatombe. Comme une Joconde dans la forêt, créer sa rage dans les décombres, crier dans le vide n'a pas d'effet, pas de miracles dans les ombres.

(( your satisfaction ))
J'ai entendu dire que dans la vie, tout est question de timing.
Le timing, je crois que ça n'a jamais été mon truc en fait.
Que le sujet soit ma naissance, mes choix dans la vie depuis tout gamin ou le fait de se retrouver à la rue sous le pire orage que j'ai vu dans toute mon existence… Ouais, on peut dire que je suis le roi du putain de mauvais timing. D'ailleurs, en parlant de cet orage : j'ai pas pu m'en abriter. Tant et si bien que je me suis retrouvé sous la pluie battante, à courir pour essayer de trouver un endroit où me réfugier. Un hall d'immeuble ? Tout sécurisé, tout fermé. Un centre commercial ? Aucun à l'horizon. Une banque ? La poste ? N'importe ? Il faut croire que quand c'est arrivé, j'étais dans le pire endroit possible, dans la pire rue de la capitale. Il n'y avait pas beaucoup de possibilités. Et le peu qu'il y a eu, les gens s'étaient barricadés à l'intérieur, effrayés par cette catastrophe naturelle qui s'abattait sur Londres. J'étais en train de tambouriner sur la vitrine d'une boulangerie, criant sur les personnes qui me regardaient à travers la vitre pour qu'ils m'ouvrent, quand un éclair m'a littéralement décollé du sol pour me projeter plusieurs mètres plus loin.
Ce jour-là, j'aurais du mourir.
Ce jour-là, je me suis relevé comme si de rien n'était.
Ou presque, si l'on laisse de côté les courbatures qui m'ont soudainement envahi comme si j'avais couru des kilomètres et des kilomètres pendant des heures. Qu'on soit honnêtes : c'est pas grand chose comparé à une possible mort par électrocution.

Suite à cela, je me suis senti bizarre. Je me suis retiré dans une ruelle, me réfugiant dans l'angle d'un mur et d'une benne puante. J'ai essayé de me couvrir comme je pouvais avec des cartons qui traînaient là, attendant que la pluie battante ne cesse. Et… Je crois qu'à un moment, je me suis endormi. Ou j'ai perdu conscience à cause du choc. Aucune idée.

***

Mes yeux se sont rouverts quand j'ai entendu des pas venir dans ma direction. Mes paupières ont papillonné quand j'ai vu ce type absolument gigantesque s'approcher de moi. Immédiatement, je me suis redressé, me demandant si je rêvais.

« Wooooh, c'est quoi ce bordel ?! T'es qui ?! Reste loin !!! » j'ai crié alors.

Enfin… C'est ce que j'ai voulu crier sur l'instant. Sauf que… Aucun mot intelligible n'est sorti de ma bouche. Ça ressemblait plutôt à… Des miaulements ? Ouais. Des miaulements. Trop bizarre ! J'ai essayé de me mettre debout et de m'enfuir, mais le mec m'a choppé avant que j'en ai le temps. J'ai bien essayé de me débattre un peu mais c'est là que j'ai remarqué que mes mains n'étaient plus vraiment des mains, mais des pattes toutes poilues.

Et ce qui m'a traversé l'esprit à ce moment là c'est :
C'est. Quoi. Ce. Bordel.
Et je l'ai laissé m'emmener.

***

Je ne sais pas vraiment depuis combien de temps je suis là. Je crois que j'ai perdu la notion du temps. Les jours s'enchaînent et se ressemblent depuis que je suis devenu un chat.
Oui, oui. Je plaisante pas. Je me suis littéralement transformé en matou. J'sais que c'est impossible à croire mais c'est pourtant la réalité. Ma réalité. Et… Je crois que je n'arrive même pas totalement à m'en plaindre. Malgré la bouffe dégueu et le mec qui secoue des objets colorés débiles devant ma tronche avec des intentions que ne comprends  pas… Je peux passer ma journée à dormir, bien au chaud. C'est carrément mieux que d'être dehors ! Ouais, jure que je pourrais vraiment m'habituer à cette existence ! Et mes parents ne sont pas là pour me faire chier, c'est carrément parfait.
Je me demande si seulement ils me recherchent. Ou juste s'ils se demandent où je suis… Ou… S'ils en ont quelque chose à taper de plus voir ma gueule. Ouais, des fois je me prends à penser à eux, à me demander ce qu'ils font et dans quel état d'esprit ils sont. Et puis après, je me rappelle que j'ai une sieste à faire, je ne voudrais pas me mettre en retard sur mon planning ! Et après y'a le mec qui m'a recueilli qui va rentrer. Peut-être qu'il va bien vouloir me gratouiller et tout ? J'adore quand il fait ça ! Je saurais même pas l'expliquer, dire pourquoi, je sais juste que c'est le kiff.

Je me sens un peu bizarre aujourd'hui n'empêche… Peut-être que je suis plus fatigué que d'habitude ? J'sais pas. Peut-être que la bouffe qu'il m'a filé était périmée. Je préfère aller m'installer dans le panier qu'il a installé juste pour moi et dormir. Avec un peu de chance, quand je serai réveillé, ça sera passé…
Il ne me faut pas longtemps pour plonger dans un profond sommeil. Tellement profond que… Il m'est juste impossible de sentir que le processus qui s'est fait il y a plusieurs semaines est en train de s'inverser.

Ouais. En clair : quand le gars va rentrer, il va trouver un mec à poil dans le panier de l'animal de compagnie qu'il a adopté.
Nemo
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Nemo
Mar 15 Fév - 15:18
what the fuck
fiche de charlie adam
Indomptable.
C’est ce que me répète à longueur de journée ce con d’Alfredo.
« T’es incroyable, faut aller t’faire soigner, toujours à démarrer au quart de tour à la moindre petite réflexion ! »
Ouais, bah c’est peut-être parce que les gens sont cons.
« T’es sensé ameuter les clients, pas les faire fuir ! »
T’es pas prêt d’en attirer non plus, avec ta tronche de requin qui a bouffé trop de plastoc ! Enfoiré…

Une pauvre boîte de conserve se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment fait la rencontre de ma semelle, à de multiples reprises. Je l’écrase en écumant ma rage, je l’inonde de toutes ces insultes que je n’ai pas eu la force de lui crier à la gueule. Parce que je rumine, et j’explose après. Comme d’habitude. Sans queue ni tête.

Ce boulot je l’aimais bien au départ, quand les Autres ne me jugeaient pas encore. Quand ils faisaient semblant de m’apprécier. Maintenant, ils ne s’en donnent même plus la peine. Ils me regardent avec des airs de pitié, comme s’ils s’excusaient que je sois moi. Comme s’ils ne comprenaient pas comment je peux vivre avec moi-même.

Je ne peux pas.

Une larme, de rage, d’humiliation, de tristesse peu importe, coule le long de ma mâchoire serrée. Les mains dans les poches de mon sweat, je marche d’un pas rapide. Tout mon être est tendu. La pluie finit par s’abattre d’un coup sur les pavés gris de la rue. Les personnes autour de moi se ruent pour se mettre à l’abri, dans le bruit des flaques et des rires. Je reste au beau milieu du trottoir, les yeux rivés vers le ciel. C’est comme s’Il m’autorisait à pleurer.
*Vas-y, personne ne te verra. Je t’offre un Masque, tu es camouflé*
Alors je me laisse aller.

Etrangement, j’ai déjà vécu cette même scène. Moi, immobile, sous une pluie torrentielle, après une dure journée de travail, de mépris et de dure réalité. C’était il y a quelques semaines, aux alentours de la même heure. J’avais été sorti de ma torpeur par un bruit suraigu. Un miaulement. Tout petit, rauque, presque inaudible. Me sentant extrêmement seul à cet instant, je m’en suis approché. Un chat semblait dormir difficilement dans un coin d’une ruelle. En me voyant, il a instantanément miaulé et s’est légèrement débattu. On peut dire ce qu’on veut de moi, j’adore les animaux. On peut dire ce qu’on veut de moi, jamais je ne laisserais ce pauvre animal sous la pluie, tremblant de froid.
Alors je l’ai ramené chez moi, l’ai dorloté, remplaçant mon manque d’affection par la sienne.
Ce souvenir me redonne le sourire, et savoir qu’il m’attend au chaud, encore plus.

Trempé, je tourne la clé dans la serrure de la porte de mon appartement. Il n’est jamais venu me voir à l’entrée, c’est un chat plutôt solitaire. Par contre jamais il ne dit non à des papouilles sur le bidon !
Je laisse tomber mes affaires à l’entrée et m’approche du panier de Hobo pour lui faire un bisou bien mérité. Mais…
Un cri suraigu s’échappe de ma gorge et je tombe à la renverse. Hobo n’est plus un chat.

« Mais… MAIS ENFIN !! »

C’est qu’il ne se réveille pas en plus.

« Réveille-toi enfoiré de menteur ! Comment t’as pu m’faire ça ?? »

Comment il a pu me faire croire qu’il était un chat durant tout ce temps ?
Attend… Comment il a pu se transformer en humain ? C’est incompréhensible…
Je lui prends la tête entre mes mains et le regarde l’air soudainement très triste.

« Tes moustaches… Tes mignonnes petites moustaches… Putain… »

Mes yeux dérivent plus bas, là où il arborait autrefois une magnifique robe grise. Désormais ce n’est plus que … plus que de la peau … de la peau nue…
Je recule précipitamment en criant à nouveau.

« Voyeur ! Exhibitionniste ! Fripon ! »

Mon dieu.
Je lui lance le plaid que j’attrape à la va-vite sur le canapé.

Quelle journée de merde putain.
THE MOON.
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Mar 15 Fév - 21:40
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Karel
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J'ai 18 ans et je vis dans dans l'appartement d'un presque-inconnu à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un "chat errant", à la base en sport-études et je m'en sors plutôt bien en tant que squatteur. Sinon, grâce à mon je m'en fouisme, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la totale indifférence.

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Je ne veux plus montrer l'illusion qu’il faut que je tienne, enfin ne plus montrer toujours le meilleur de moi-même. Toujours en soif de résultat, en face à face, succès falsifié. La science fait place à la fiction, aux feuilles effacées. Prendre du recul sur ses actions, rationalité. Rationner sa motivation, perdu pied. J'ai gratté les cordes et le fond, creusé mon sujet et ma tombe. À grands coups d'épée dans la flotte, les yeux se ferment dans l'hécatombe. Comme une Joconde dans la forêt, créer sa rage dans les décombres, crier dans le vide n'a pas d'effet, pas de miracles dans les ombres.

(( your satisfaction ))
J'aimerais prétendre dormir paisiblement d'un sommeil sans rêve, sauf que ce n'est pas tout à fait le cas. Dans ma tête, défilent tout un tas d'images de mon passé, des souvenirs au goût d'exagéré. Des choses qui me reviennent en pleine gueule, presque fidèlement, mais avec le recul que l'on a après y avoir longuement pensé. Et ça fait encore plus mal. Et ça me fait me crisper de tout mon corps, et ça me fait me recroqueviller d'autant plus sur moi-même, sur cette panière écrasée sous mon poids, devenue beaucoup trop petite pour moi. Le froid pénètre ma peau nue, à présent dénuée de toute fourrure protectrice, je le ressens jusqu'à dans mon rêve, où je me vois de nouveau sous cette pluie assommante, les cheveux et les vêtements trempés, dégoulinant sous l'averse. Un chat solitaire, c'est plus ou moins ce que j'étais déjà avant. Un putain de chat abandonné, ouais. Il a fallu que je change de forme pour que quelqu'un se mette à bien vouloir de moi, si c'est pas tragique comme fait, j'sais pas bien ce que c'est. D'ailleurs, le type qui m'a accueilli - j'crois avoir compris qu'il s'appelle Charlie - n'a pas l'air des plus populaires non plus. Il a l'air souvent déprimé, j'te jure qu'il filerait le bourdon à un clown parfois. Je suis avec lui depuis quelques semaines déjà, et je ne l'ai même jamais vu inviter un ami. Je ne l'ai jamais entendu rentrer accompagné jusqu'à sa porte par un pote. Je ne l'ai jamais vu discuter avec qui que ce soit, quand je l'observais partir ou revenir à travers la fenêtre qui donne sur la rue. Je me rappelle de la peur que j'ai ressenti quand je l'ai vu, si immense, se pointer vers moi. Je frémis, le corps recouvert de chair de poule en repensant à ce moment où j'avais tellement, tellement froid, et qu'il m'a sauvé. Il a été doux et il l'est toujours à chaque jour qui passe. Alors… Je me demande ce qu'on peut bien lui reprocher et pourquoi il est aussi seul.

Soudainement, au sein de mes songes-même, il perd toute sa délicatesse et se met à me crier des mots que je n'interprète pas vraiment. Son visage se déforme sous la colère. Il devient rouge comme une tomate bien mûre, et semble sur le point d'exploser. J'ai un mouvement de recul soudain et un faible choc - de mon corps qui a glissé du panier - me fait me réveiller en sursaut. Attends, il est vraiment en train de me hurler dessus, là ?

« 'Eeeeesh, qu'est-ce qui t'prend ? C'est quoi ce réveil là, tu vois pas que j'dors ? » je marmonne, grognon. « Il est où mon bisou ? Elle est où ma caresse ? Ingrat, va. »

Attends.

Attends.
Attends.
Attends. Attends. Attends.
C'est ma voix que je viens d'entendre, là ? Genre… Ma vraie voix ? Je me passe une main sur le crâne en grognant et sous mes doigts, je peux sentir ma longue chevelure d'humain. Elle est sacrément en bataille, cette tignasse d'ailleurs. Et comme en accéléré, ses mots me reviennent en tête.

« Mais j'ai pas pu mentir, j'pouvais pas parler, oh ! J'étais un putain de chat ! »

Et là, il m'attrape la tête. Je fais une tentative pour me reculer, mais mon dos est déjà plaqué contre la commode. Je le regarde, les yeux écarquillés au maximum, à deux doigts de sortir de leurs orbites.

« Hé ! Tu fais quoi là ?! Espèce de malade ! »

Un dialogue de sourd, ou personne ne se répond. Et je peux voir la tristesse dans son regard. Il se plaint. Et il ressemble à une mère qui déprime devant la gueule de son enfant qui aurait été défiguré. Allez c'est bon là, même comme ça j'suis plutôt mignon, non ?
Non ?
Je vois son regard dériver, glisser vers le bas et je ne peux m'empêcher de le suivre, réalisant vraiment pourquoi je me caille autant depuis tout à l'heure et… Attends, j'suis à poil là ! Qu'est-ce qu'il fout ?! Vite fait, je mets mes mains entre mes jambes pour cacher l'endroit stratégique. Merde, c'est vrai que j'ai paumé mes fringues quand je me suis transformé… Quand je suis devenu… Ca. Et voilà que Charlie se met à me gueuler dessus, encore ! Et je ne sais pas si c'est la puissance de sa voix, la situation ou les mots qu'il utilise présentement qui sont les plus choquants pour moi à cet instant précis.

« Euh… T'as cru qu'on était au Moyen-Âge ou..? » je lui réponds en serrant contre moi le plaid qu'il m'a balancé dessus, je cache mon corps dessous et en profite pour me réchauffer.

Bon. Et maintenant ?
Et maintenant… J'sais pas. Putain… Comment ça s'fait que je me sois transformé comme ça ? Sans déc, c'était pas si mal que ça, la vie de chat. Un soupir s'échappe de mes lèvres, j'suis bien emmerdé là. Je sais même pas si je vais garder ma forme encore longtemps. Et une chose est sûre : j'ai pas envie de devoir rentrer chez mes vieux, en fait. Nan. Nan, nan, nan. J'préfère encore retourner dans la rue.
Enfin… Sauf que… J'ai pas envie de vivre dans la rue non plus.
Pourquoi il faut que tout soit chiant et compliqué, hein ?

« Écoute. J'sais pas ce qui s'est passé. L'autre jour quand y'a eu le gros orage, j'me suis pris un éclair sur la tronche. Après j'suis devenu un chat alors qu'avant j'étais un humain. Et maintenant j'suis redevenu un humain. Sauf que j'sais pas comment ça marche. »

Okay, niveau explications, on aura plus vu plus clair et intelligible, sauf que même moi je comprends que dalle à ma propre situation. J'me demande si c'est vraiment lié au fait que j'ai été foudroyé ou pas. Je sais pas si y'a d'autres gens qui vivent la même chose que moi ou pas. T'imagines le délire, si maintenant y'a tout un tas de gens qui s'retrouvent transformés en chats sans comprendre leur vie ? Nan, j'déconne. Enfin… Je sais pas si je déconne en fait. C'est juste chelou comme histoire.

« D'ailleurs. Les croquettes c'est super dégueu et tout sec, t'abuses d'avoir voulu me faire subir ça ! » j'ajoute en secouant la tête. « Tsss. On a pas idée de faire bouffer ça à des êtres vivants. Hon-teux. »
Nemo
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Mer 16 Fév - 17:40
pervers voyeur
fiche de charlie adam
C’est à n’y rien comprendre. J’ai beau me remémorer ma journée, tentant d’assimiler le moment où tout s’est cassé la gueule. Rien. Tout était atrocement chiant et traumatisant, comme à l’accoutumée. Alors c’est que je ne rêve pas.
Conclusion… Ce moment est bien réel.

Je l’observe me parler, bouche bée, sourcils froncés. Dans ma tête ce gars a toujours des oreilles de félins et des miaulements en guise de parole. Je ne vous raconte pas le bordel dans mon esprit à cet instant.

« Attends attends attends attends attends. »

J’en peux plus. Je tends mon index au plafond, l’air de lui dire d’arrêter de parler un moment. Je ne peux pas continuer comme ça, il faut me laisser un petit temps d’adaptation. Un moment pour accepter ce qui est en train de m’arriver.
Mon chat s’est transformé en mec.
Mon chat s’est transformé en mec.
Non.
Mon chat n’a jamais été un chat.
Mon chat a toujours été un gars.
J’ai adopté un gars, l’ai fait dormir dans un panier, je lui ai fait bouffer des croquettes à longueur de journée.
Mon dieu, je l’ai séquestré !

« Meeeeec !! »

Mes yeux se posent sur lui, l’air totalement outré.
Incroyable.
Ok, c’est le moment de passer en mode dérive. Je pouffe soudainement de rire, jusqu’à rire aux éclats. Après une petite minute de relâchement, je me calme, reprenant mon souffle.

« Aaaaah bordel… J’suis désolé mon gars, je t’ai totalement séquestré dans ma vie d’merde. J’espère que malgré les croquettes dégueulasses je t’ai pas trop mis la misère. »

Il ne me semble pas. Mais avec moi, sait-on jamais. Tout le monde prend ce que je dis ou fais de la mauvaise manière. Je me lève et me dirige vers la cuisine, ouvre un placard et en sort une petite boite de conserve.
J’ai totalement envie de m’amuser de cette situation, de jouer de ces circonstances absolument détraquées. Je m’approche de ce qui fut mon animal de compagnie, m’accroupis et fait virevolter la boîte ronde au niveau de son nez. Je souris bêtement.

« Tu veux la pâtée mon chaton ? Tu veux ? » Je marque une pause. « Nan. Ça ne fonctionne pas, je vais pas pouvoir faire comme si t’avais encore des moustaches, désolé. »

Réfléchissant deux secondes à la situation, je remarque que je me trouve dans un contexte que personne encore n’a pu vivre. Pouvoir comprendre et communiquer avec son chat. Un sourire narquois se forme à nouveau sur mes lèvres.

« Dis-moi, Monsieur l’emmerdeur de première. Maintenant qu’on est d’homme à homme… Est-ce que ça t’amuse de sauter sur les gens pendant qu’ils dorment tranquillement ? Et c’est quoi cette manie de mordiller mes doigts ? Et de miauler à n’en plus finir pour sortir alors que tu veux finalement rentrer deux minutes après, hein ? Et quand tu… »

Je me stoppe, livide.
Mon dieu.

« Tu m’as vu dans des moments les plus intimes et tu m’épiais, saleté !! Voyeur ! Pervers !! »

Je suis vert.
J’ai envie de m’enterrer et de ne jamais ressortir de mon trou.
JA-MAIS


Vous pouvez retrouver mes personnages ici, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message si jamais l'un d'eux vous attire ~
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Mer 16 Fév - 21:55
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J'ai 18 ans et je vis dans dans l'appartement d'un presque-inconnu à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un "chat errant", à la base en sport-études et je m'en sors plutôt bien en tant que squatteur. Sinon, grâce à mon je m'en fouisme, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la totale indifférence.

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(( your satisfaction ))
J'peux imaginer que c'est le bordel pour lui aussi. Il a accueilli un chat, en a pris soin, a cru avoir trouvé un petit compagnon à fourrure, et finalement, il découvre une terrible vérité : ce n'est pas réellement un félin qu'il a ramassé, lors de cette soirée pluvieuse. Je veux bien supposer que c'est dur à assimiler. Parce que… Ben… Déjà, c'est même pas censé devoir exister, ce qu'il est en train de vivre. Ce qu'on est en train de vivre, tous les deux.
Sous mes yeux, j'ai l'impression de le voir passer par à peu près toutes les émotions possibles. Je l'ai vu attristé, énervé, puis même… Rire ? Il est dur à suivre, le gars. Et il semblerait que tout ce qu'il a retenu de tout ce que j'ai pu dire : c'est que les croquettes, c'est vachement dégueulasse. (Ouais, sans déc, ça se voit que ceux qui les fabriquent n'ont pas à les bouffer eux-même.) Je le regard, incrédule, ne sachant sur quel pied danser. Je ne saisis pas s'il est vraiment sérieux lorsqu'il parle et qu'il s'excuse ou s'il use d'ironie. Comment répondre dans un tel cas de figure ? Sur quel pied je suis censé danser, au juste ?
Alors je dis rien et je le suis du regard. Il me revient avec une boîte de conserve que je reconnais dans la seconde. De la pâtée pour chat. J'sais pas si c'est l'idée de devoir en bouffer ou si c'est son sourire de psychopathe qui me fait le plus flipper. Je saurais pas dire. Peut-être bien que c'est un peu les deux, en fait. Jure. Il est super bizarre.

« Mais t'es complètement zinzin, ma parole… »

Écoute, je l'insulte pas. C'est juste un constat. Comment ça se fait que je l'ai jamais remarqué avant ? Chelou. Enfin… Non. J'suppose que c'était parce que j'étais un chat. Et que la situation le perturbe carrément. Ouais, ça s'tient. Et les questions s'enchaînent, sortant de sa bouche, toutes à la suite, comme un putain de TGV. Et il se stoppe. Et le revoilà qu'il se fout à crier.

« Ben… Fallait bien que je m'occupe, non ? » j'lui réponds. « J'sais pas si tu te rends compte, mais on se fait vachement chier dans la vie quand on est un chat. »

Je réponds ça comme si c'était parfaitement normal. Comme si c'était d'une banalité déconcertante.

« Allez, c'est bon… OK, j'ai regardé ton cul QUELQUES FOIS quand t'étais sous la douche. Mais c'est pas la mort, t'abuses. Tu voyais bien le mien aussi, non ? Donnant-donnant, on en parle plus. »

Je hoche la tête comme si ça allait faire qu'il allait juste être d'accord et passer à autre chose. Comme si la vie, ça pouvait être aussi facile. Genre je me prends pour un mentaliste ou j'sais pas trop quoi. Si seulement. Je finis par me lever, entourant la couverture autour de mon corps comme j'aurais pu le faire avec une serviette de bain en sortant de la douche.

« BON. Qu'est-ce qu'on mange ? Et t'as pas des fringues à me filer ? »

J'essaye de faire comme si de rien n'était. Comme s'il était parfaitement normal que je reste là à squatter. Genre… J'suis plus un chat mais c'est pas grave, j'ai le droit de rester… Non ? Sans attendre qu'il me réponde, je me dirige vers la cuisine pour ouvrir le frigo.

« HEY ! Pourquoi il est pas rempli ?! C'est quoi cette arnaque ? Tu vas me dire que j'ai bouffé des trucs dégueu par obligation pour même pas être récompensé quand je redeviendrais humain ?! »
Nemo
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Nemo
Mar 22 Fév - 17:02
sale félin
fiche de charlie adam
Je fronce les sourcils ainsi que le nez en entendant sa réponse qui ne me convainc que très peu. Il est vrai que lui se baladait à poil h24 -c’est le cas de le dire-, mais tout de même… En tant que chat, ce n’est pas la même chose. Et dans ma tête durant ces moments-là, il ne s’agissait que d’un chat, pas d’une personne.
Je décide de ne pas revenir sur ce sujet qui me met mal-à-l’aise et passe à autre chose, m’accordant à sa décision.

Le regardant se lever, enroulé dans le plaid, une envie malsaine me prend. Celle de tirer sur son unique protection pour qu’il soit dévoilé à mes yeux, de la même façon que je l’ai été aux siens. Pourtant, pour une raison que j’ignore, je ne bouge pas et rougis simplement au fait de penser à la scène.

Sa voix et son intonation me ramènent de suite à la réalité. Pour qui il se prend lui ?

« Mec, tu crois quoi ? T’es plus un chat maintenant. Vivre avec un chat et une personne c’est vraiment pas la même galère. »

Mes yeux se posent sur lui et une vague de pitié s’empare de moi. Comme si j’étais capable de foutre ce qui fut mon bébé chaton à la porte, cul nu et ventre vide. Non.

« Ok pour cette fois… »

Je soupire et me gratte l’arrière du crâne. Je n’aime pas du tout la trame que cette histoire prend. Je me l’étais promis, et voilà que ça recommence. Le même dénouement, à quelques détails près.
Les yeux commençant à s’humidifier à nouveau, je me rends dans ma chambre en enjambant la couette qui repose sur le sol depuis ce matin. J’ouvre mon armoire et choisis un jogging et un tee-shirt. Je prends le temps de respirer un coup pour calmer ma peine, même si c’est inutile : je sais pertinemment qu’il a été témoin de celle-ci à de très nombreuses reprises.

Revenant sur mes pas, je m’accoude au mur en l’écoutant, l’œil las, psalmodier ses désarrois.

« Même humain t’es encore une saleté de chat en fait. Tu fous rien, on te donne à bouffer et tu trouves quand même le moyen de te plaindre. »

Je lui tends les vêtements et attends qu’il les prenne avant de piocher une boîte de conserve dans le placard. Ravioli. Ainsi soit-il. Tout en préparant ce mets délicieux, j’engage à nouveau la conversation.

« C’est quoi ton nom ? Je me vois mal t’appeler petit cœur, maintenant. Moi c’est Charlie. »
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Mer 23 Fév - 23:23
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Karel
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J'ai 18 ans et je vis dans dans l'appartement d'un presque-inconnu à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un "chat errant", à la base en sport-études et je m'en sors plutôt bien en tant que squatteur. Sinon, grâce à mon je m'en fouisme, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la totale indifférence.

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Je ne veux plus montrer l'illusion qu’il faut que je tienne, enfin ne plus montrer toujours le meilleur de moi-même. Toujours en soif de résultat, en face à face, succès falsifié. La science fait place à la fiction, aux feuilles effacées. Prendre du recul sur ses actions, rationalité. Rationner sa motivation, perdu pied. J'ai gratté les cordes et le fond, creusé mon sujet et ma tombe. À grands coups d'épée dans la flotte, les yeux se ferment dans l'hécatombe. Comme une Joconde dans la forêt, créer sa rage dans les décombres, crier dans le vide n'a pas d'effet, pas de miracles dans les ombres.

(( your satisfaction ))
C'est pratique : il n'a pas l'air super convaincu, et pourtant il ne va pas contre mon sens. Je vais pas m'en plaindre, moi ça m'arrange carrément. Enfin… Y'a juste un moment où il me fait remarquer que je ne suis un chat, sauf qu'il se ravise vite, accepte de céder à mes réclamations : des fringues, de la bouffe, c'est tout ce dont de quoi j'ai besoin pour être bien. 'Fin, ça et d'un toit sur la tête, j'avais tout ça jusqu'à aujourd'hui et je comptais en profiter indéfiniment, mais mes plans semblent malheureusement compromis. Ouais… J'suis pas sûr qu'il me laisse rester maintenant que je suis vachement plus grand et beaucoup moins poilu aussi.

Dans la cuisine, je râle. Parce qu'il y a rien dans le frigo et (je le répète) parce que la bouffe que j'ai eu jusqu'à maintenant était dégueu. Et j'ai faim moi ! J'ai pas mangé de la journée, j'ai l'estomac qui crie famine !
Mon hôte me trouve capricieux, une petite moue désappointée se forme sur mes lèvres.

« Alors ça, c'est pas très gentil. » Toujours en train de râler. « Je t'ai attendu toute la journée et c'est comme ça que je suis remercié ? Tsss. »

Je secoue la tête, faussant le drama. Puis je prends les fringues qu'il me tend. Sur ce, je laisse tomber le plaid sur le sol sans me poser de questions et je m'habille. Il est occupé à faire à manger et puis de toute façon, s'il me voit à poil je vais pas en crever. Je veux dire… Je fais du foot depuis ma plus tendre enfance, j'ai l'habitude de me changer devant d'autres personnes. Je m'en tape. Bel et bien vêtu cette fois, je m'approche de lui et je regarde dans la casserole, ce qui est en train d'y être réchauffé.

« Oh chouette ! »

Je suis bien content de manger autre chose que des croquettes ou de la pâtée pour chat. Et manger quelque chose me réjouit carrément, aussi. J'ai l'impression que ça fait une éternité et… C'est presque le cas !

« Petit coeur c'est très mignon, tu peux continuer si tu veux. » je lui dis, sourire malicieux étirant le coin de mes lèvres. « Sinon, je m'appelle Karel. »

Je m'écarte un peu de lui, ne voulant pas non plus trop l'envahir. C'est probablement moins convenable maintenant que je ne suis plus un chat. Pendant un instant, je l'observe pensivement, les bras croisés sur mon torse.

« Pourquoi t'as souvent l'air aussi triste ? »

La question vient certainement comme un sale cheveu sur la soupe. Mais c'est une question qui m'a souvent trotté dans la tête. Il est souvent revenu super triste, semblant souvent au bord des larmes. Je l'ai même déjà vu pleurer. Et je n'ai jamais vraiment compris ce qui avait pu se passer pour qu'il soit ainsi. Et ça se reproduit si souvent que cette sorte de mélancolie l'envahisse que ça me perturbe. Maintenant que j'ai retrouvé la parole, je n'ai pas pu m'empêcher de chercher à comprendre.

« Y'a des gens à qui je devrais aller casser la gueule ? Tu m'dis hein. » je lâche alors, carrément sincère. « Promis, je leur filerai un coup de pied dont ils se souviendront longtemps et tout, et tout. »

C'est con mais… J'ai beau ne pas tant le connaître que ça dans son entièreté… Je me suis quand même intéressé à lui, je me suis même plutôt attaché. Je ne sais pas du tout qui il est en dehors de cet appartement mais je le connais parfaitement pour ce qui est de qui il est quand il est seul chez lui.
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Nemo
Ven 25 Fév - 19:28
mélancolie cachée
fiche de charlie adam
Plus le temps passe, plus je m’interroge sur la chance que le karma a décidé de me lancer à la gueule. En plus d’avoir perdu mon chat, j’ai gagné un gamin chiant et capricieux. Non mais sérieux…

En tout cas les raviolis semblent lui plaire et, bizarrement, ça me rassure. Finalement il n’est pas si loin du chat pourri gâté et orgueilleux. Manque juste les moustaches.

Je rougis légèrement et grince des dents quand j’entends sa remarque sur le surnom que je lui proposais. C’est moi qui ai tendu la perche : c’est ma faute. Ça m’apprendra tiens.

Pourquoi t’as souvent l’air aussi triste ?

Je manque lâcher la spatule en caoutchouc que je remue négligemment dans la casserole. Mon poing se serre sur le plan de travail.

Pourquoi ?
Parce que je n’aime pas ma vie. Parce que je déteste tout ce que je suis. Parce que plus rien ne me rend heureux.

« Je suis pas triste. Juste… mélancolique. » Dis-je en haussant les épaules.

Je souris, cachant ma peine emplie de colère sous une façade que bien peu de gens savent percer. Comme si donner un coup de pied pourrait suffire. Mieux vaudrait prendre un couteau.

« Ouais y’en a peut-être un, mais en tant que félin sadique ça te ferait trop plaisir, alors on passera. »

Cette conversation m’agace. Je n’ai jamais aimé parler de moi, je n’ai jamais aimé que l’on me voit dans mon intimité la plus totale. Un chat ça passait. Mais là c’est un cauchemar devenu réalité. Un enfer dont je dois me dépêtrer.

Je me tourne à nouveau vers ma cuisine et éteins le feu. Je verse le contenu de la casserole fumante dans deux assiettes et les pose sur la table basse du salon, devant le canapé.

« Raviolis de supermarché et sauce rien-du-tout. Bon appétit Messire. »

Je m’assois avec la grâce d’un mammouth sur le canapé, pieds sur la table, fourchette déjà dans le gosier. J’allume la télé par réflexe, même si ça fait bien longtemps que je n’écoute rien ni ne regarde.

« T’as pas des parents qui s’inquiètent de ton sort, dis ? Ça fait quand même un bail que je t’ai séquestré dans mon palace. »

Je tapote mes genoux, appelant Hobo à venir me câliner.
Ah
Merde


Je soupire et regarde mon ancien compagnon de misère tristement. Je l’aimais mieux en chat ce gamin.
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Sam 26 Fév - 21:46
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Karel
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J'ai 18 ans et je vis dans dans l'appartement d'un presque-inconnu à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un "chat errant", à la base en sport-études et je m'en sors plutôt bien en tant que squatteur. Sinon, grâce à mon je m'en fouisme, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la totale indifférence.

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Mais putain encore ? Pardon, c’est dur, je connais toujours pas la procédure dans ces cas de figure. C’est juste j’ai peur d’un jour te perdre. Qu’un jour tes pleurs t’étouffent, te tirent, toujours sous terre. C’est juste j’ai peur qu’à force de tout porter, de tout garder à l’intérieur tu finisses tout par terre. Je vois bien que tu te détestes, il faut te délester de tes fardeaux. Allez laisse moi les porter sur mon dos. (...) Personne sait ce qu’il y a dans les valises qu’on voit sous tes yeux. Comme si tu devais nous prouver qu’t’avais tout essayé. Je te promets que j’t’prendrai toujours au sérieux, même si t’es fragile t’es le plus fort à mes yeux. T’as déjà trop donné, repose-toi. T’as déjà trop donné, laisse moi prendre les armes. Pour toi, j'irai prendre les armes.

(( prendre les armes ))
Perplexe, c'est un peu comme ça que je suis face à la réponse qui est donnée à ma question. Je plisse les yeux, je ne tarde pas à répliquer à mon tour :

« C'est la même chose, non ? »

Il me semble bien que la mélancolie est une forme de tristesse. J'en suis même certain, donc il reste qu'il est souvent triste et que je me demande bien pourquoi. Je m'intéresse peu aux autres en général car eux ne s'intéressent pas à moi plus que ça non plus. Mais lui… Ouais, ça m'intéresse. A l'avoir cotoyé tant de jours même si ce n'était pas vraiment en étant que moi, j'ai pu assister à plusieurs épisodes de tristesse… Okay, de mélancolie, provenant de lui. Et ça me plaît pas vraiment. Et j'cherche à savoir si c'est à cause de quelqu'un en particulier, en dehors de cet appartement. Ce qu'il me dit fait se former une moue sur mes lèvres.

« Dommage… Hé ! Je suis pas un félin sadique ! »

Je fronce les sourcils, réalisant tout juste ce que voulait dire sa phrase dans son entièreté.

« J'veux juste donner une leçon à celui qui te déprime autant. »

Je hausse les épaules. C'est juste ça. C'est aussi simple que ça. Même si au fond… Non, c'est probablement pas simple. Au vu de la tête qu'il tire les trois-quarts du temps, rien n'a l'air vraiment simple dans sa vie.
En parlant de simplicité : le repas est prêt et je ne me fais pas prier pour le suivre comme son ombre jusqu'au canapé où je m'installe à côté de lui, sans vraiment réfléchir au concept d'espace vital. Ouais, j'suis quasiment collé à lui. Voire même carrément collé à lui, mais j'vois pas le problème. Depuis qu'il m'a recueilli je le suis souvent alors… Ca me choque pas. Assis en tailleur sur le coussin, je n'attends pas pour enfourner un ravioli dans ma bouche.

« Oh, ça m'a trop manqué ! » je lâche juste après, la bouche encore pleine.

Je mange comme un type qui a pas reçu d'éducation, avec probablement trop de précipitation. Mais c'est bon… Je m'arrête quand il me parle de mes parents, la fourchette à mi-chemin entre l'assiette et mes lèvres.

« Mh… Non, je ne crois pas. » je dis alors. « Si t'as pas vu ma tronche sur des affiches, ça doit vouloir dire qu'ils continuent leur vie tranquillou. »

Un sourire triste s'affiche sur mes lèvres sans que j'y pense. Je me reprends dès que je m'en aperçoit.

« Aloooors ? Je pourrais dormir avec toi ? Promis je prends pas beaucoup de place et je ronfle pas ! J'ai juste les pieds froids, désolé. »

Je ris bêtement, cherchant à faire passer la chose comme si de rien n'était. Mes états d'âme ne sont pas si important, ils ne méritent pas à ce qu'on se penche dessus. Y'a assez d'un déprimé dans cet appartement, en plus ! Puis je repense à ce geste qu'il a eu, cette attention comme il avait tous les jours. J'imagine que c'est un peu triste pour lui que je ne sois plus un chat, c'est toujours triste de perdre un animal pas vrai ? Même si là, son chat n'est pas mort ou échappé non plus, puisque c'était moi.

« Tu veux un câlin ? »
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