Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Rien n'est jamais trop tard, même pour l'amour ft. Monkeymama

MonkeyMama
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MonkeyMama
Mer 23 Fév - 21:53
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Chuck Hamilton
J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


« You asked me to dance and I said, dancing is a dangerous game. »
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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Il n’y avait rien de mieux qu’un bon gros quiproquo pour envenimer une situation qui était déjà plutôt critique. Chuck fulminait. Il aurait pu ronger son frein de son côté mais il en avait été absolument incapable. Chuck était comme ça. Quand quelque chose n’allait pas, il fallait que ça sorte. Tôt ou tard, son impulsivité refaisait surface. Holly lui paraissait terriblement injuste à agir comme la reine des glaces alors qu’elle avait initié ce fameux baiser et qu’elle l’avait laissé dans l’incompréhension ensuite. Certes, il y était allé un peu fort mais… Ne méritait-il pas d’avoir des réponses à ses questions ? C’était tout ce qu’il demandait. Enfin, si ça pouvait s’accompagner d’une chance supplémentaire, il ne disait pas non… Pour l’heure pourtant, son envie de rapprochement avec la jolie brune lui semblait bien loin. Il était énervé contre elle. Il ne supportait pas l’idée qu’elle le traite comme un jouet qu’elle prend et jette à sa guise. Elle pouvait bien dire ce qu’elle voulait, les faits étaient là. Elle s’était permise de lui voler ce baiser et c’était elle encore qui s’était permise maintenant de le toucher en l’incendiant. Pour qui se prenait-elle ? La reine d’Angleterre ? Le changement d’humeur de Chuck n’était pas passé inaperçu auprès de sa mère qui s’était empressé de lui demander si tout allait bien. La guerre avait débuté comme ça. Chuck avait fait une remarque bien sentie au sujet de Holly et cette dernière… avait pris l’option de lui répondre. Elle s’était montrée tout aussi mordante, voire plus grinçante encore que Chuck qui avait serré sa fourchette si fort dans sa main qu’il avait manqué de se blesser. Ils étaient passés à table et la bienséance aurait voulu qu’ils se comportent comme deux êtres humains parfaitement civilisés mais… Chuck était loin d’avoir envie de se montrer civilisé. Elle avait osé remettre en question son succès auprès de la gente féminine. Sérieux ?! « Ou peut-être qu’il vaut mieux prendre le temps de vivre quelques expériences plutôt que de dire oui pour la vie à la première venue. » Ok, là, ça devenait carrément étranges et on pouvait voir des points d’interrogation sortir des yeux des parents Hamilton. Chuck, lui, n’avait même pas l’air d’avoir remarqué tant il était occupé à fusiller du regard l’invitée du jour. La guerre était officiellement déclarée et ils tiraient à balles réelles. « Waw, c’est génial. Elle est géniale, pas vrai ? » qu’il avait dit en s’adressant à ses parents, feignant une admiration qui était pourtant bien réelle quand il n’était pas tant en colère. Pourquoi est-ce qu’il ne lui avait pas demandé ça plus tôt ? Il y avait au final tant de choses qu’il ignorait complètement sur elle. Et pourtant, il se souvenait très bien du goût de ses lèvres. Ses parents n’avaient pas l’air de tout comprendre mais, visiblement et comme à chaque fois qu’il s’agissait de Chuck, ils avaient revêtu le voile du déni qui les empêchaient de voir la réalité en face : cette situation était bizarre. « J’ai vingt-six ans mais je vais plus à l’école, non. » s’en était suivi le sourire le plus hypocrite qu’était capable de faire Chuck. S’il comptait lui dire qu’il ne faisait rien de sérieux aussi facilement ? Hors de question, elle pouvait aller se faire cuire un oeuf. « Vous savez ce que c’est… Je suis sûr que vous n’avez rien oublié de vos vingt ans et que vous faites encore la fête sans vous soucier des conséquences ? » Et c’était un double coup bas. Non seulement il faisait allusion à son âge plus avancé que le sien mais en plus il lui rappelait la légèreté dont il l’avait accusé. Chuck n’était pas peu fier. « Euh, quelqu’un veut encore du vin ? » que le père Hamilton avait demandé, spectateur silencieux d’une joute qu’il ne comprenait pas. Chuck avait levé son verre en le remerciant chaudement. Arrosé tout ça, ce n’était clairement pas de refus.
Petitananas
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Petitananas
Jeu 24 Fév - 10:59
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Holly
Sullivan

J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Minka Kelly
Peut-être bien qu’elle devrait calmer le jeu non ? Ce serait un comportement bien plus adulte que ce qu’elle est en train de faire actuellement. C’est-à-dire, renchérir sur les propos de Chuck pour enfin lui clouer le bec. Mais il semble que le jeune homme a cette capacité incroyable de l'entraîner dans son sillage, comme cette nuit-là dans la boîte de nuit, ou même encore aujourd’hui en se disputant. D’autant plus que Lydia et Franck doivent se demander quoi, vu qu’ils les regardent comme des extraterrestres. D’ailleurs, Holly est plutôt surprise que les parents Hamilton n'aient pas déjà repris leur fils, sa colère et son exaspération sont si palpables qu’elles doivent se voir depuis l’espace. Mais eux ne semblent rien remarquer, se contentant simplement de les observer d’un air vaguement gêné. Mais hélas, la guerre est belle et bien déclarée et chacun y va de sa verve, de sorte que Miss Sullivan n’a pas envie de s’écraser en attendant que ça passe. Comportement totalement puéril, tant pis, elle regrettera plus tard. Surtout que le fils Hamilton est un adversaire de taille. Ce vil petit con qu’elle aimerait secouer comme un prunier. Certes, il est toujours aussi mignon, il faut dire ce qui est, mais pour le moment toute envie de flirt ou de baiser à déserter le corps et le cœur de la décoratrice d’intérieur.

— Quand on a la chance de rencontrer le grand amour, ce serait dommage de passer à côté de ça, pour des histoires futiles et sans lendemain. Mais tu es encore jeune, à ton âge c’est normal de vouloir papillonner de fleur en fleur.

Alors oui, aujourd’hui elle n’est plus avec Paul son grand amour, mais ils ont quand même eu des jolis moments et ça reste une belle histoire, bien qu’elle ne se soit pas terminée comme Holly l’aurait imaginée. Il est encore un peu tôt pour elle, mais il y a des souvenirs qu’elle gardera sûrement en tête et même qu’elle chérira. Son ex compagnon lui a apporté des choses au fil de sa vie et jamais ô grand jamais, elle ne s’est dit qu’elle avait loupé quelque chose avec d’autres personnes. Même encore maintenant, même si c’est vraiment dur. Chuck lui demande ensuite ce qu’elle fait dans la vie et son retour suite à sa réponse sent tellement le sarcasme, que la brunette se contente de plisser les yeux. Bien sûr que c’est génial, tout le monde n’a pas la chance de faire le métier de ses rêves. La guérilla verbale se poursuit sans que rien ne semble vouloir l’arrêter et la jolie brune découvre au passage l’âge de Chuck. Moins jeune que ce qu’elle pensait, mais bon sang, ils ont dix ans de différence ce n’est pas rien. Est-ce que ça veut dire que le fils Hamilton à un truc avec les femmes plus âgées ?

— Je me doute bien que tu ne vas plus à l’école, c’est pour les enfants ça, répond t-elle en souriant de toutes ses dents. Je parlais plus de l’université tu vois.

Elle joue complètement sur les mots, elle sait pertinemment ce qu’il voulait dire, mais comme ils ont l’air bien partie pour enfoncer un peu plus le clou. Autant y aller franco. Et Chuck l’a très, très bien compris là, en faisant une référence à son âge tout en lui rappelant qu’elle s’est montré d’une légèreté sans nom avec lui. Enfin de son point de vue, parce que celui de Holly, il lui semble s’être arrêté au bon moment, qui sait, si elle n’avait pas été malade ils se seraient peut-être retrouvés dans le même lit et là ça aurait vraiment problématique. Tout en écrasant l’un des pieds du jeune homme, Holly continue de sourire comme si de rien était.

— Je fais très rarement la fête, explique la brunette. Même quand j’avais vingt ans ce n’était pas ma tasse de thé, dernièrement des amies m’ont emmené en boite pour me changer les idées et je ne remettrais plus les pieds dans pareil endroit. Vous n’êtes pas vous-même là-bas.

Holly refuse quant à elle le second verre de vin, préférant continuer à l’eau, boire alors qu’elle est énervée très mauvaise idée. Mais quand même cette joute verbale est tout de même épuisante, elle pensait un moment agréable avec les Hamilton, mais ça en est tout autre.



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Jeu 24 Fév - 11:57
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Chuck Hamilton
J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Les parents de Chuck n’arrivaient plus à en placer une et si Chuck n’avait pas été si obnubilé par sa querelle avec Holly, il l’aurait probablement remarqué et aurait de ce fait calmé le jeu. Or, il n’en avait rien vu. Ses parents étaient donc là, admirant le ping pong de remarques acerbes qui se jouait entre eux. Chuck a toujours été quelqu’un de belliqueux. Le problème, c’est qu’il n’avait jamais eu de cause sérieuse à défendre à travers un quelconque combat. Pour le moment, sa belligérance ne servait qu’un seul but : celui de se défendre quand il se sentait attaqué. Et il s’était senti attaqué tout à l’heure dans la salle de bain. Et ça avait probablement commencé quand Holly venait à peine d’arrivé et qu’elle avait déjà questionné l’idée qu’il puisse avoir du succès auprès de la gente féminine. Si on rajoutait à ça le sentiment très désagréable d’avoir été rejeté et utilisé, ça donnait ça : un Chuck qui était prêt à mordre au moindre mot de travers. « Pardon, il est vrai que j’ai affaire à une experte du grand amour… Je me demandais, c’est pas « jusque la mort nous sépare », le grand amour ? » Chuck avait cligné des yeux. Est-ce qu’il dépassait les limites ? Peut-être. Il était trop lancé pour s’en rendre compte mais ce qu’il avait entendu en revanche, c’était sa mère qui tenta péniblement de changer de sujet. « J’ai mis dans l’origan dans la farce, je trouve que ça change vraiment tout… L’origan. » Et on pouvait voir à son expression qu’elle se sentait perdue. Cette première remarque ramena un peu Chuck sur la terre ferme, lui qui était alors monté dans les tours. Il serait grand temps qu’il se ressaisisse. A ce rythme-là, elle lui sauterait à la gorge avec sa fourchette avant la fin du déjeuner. Ou il finirait par quitter la maison en claquant la porte. Il inspira pour essayer de se concentrer sur autre chose mais, sa voix à elle se manifesta de nouveau et… « Je vois. » Comment cette voix pouvait être aussi séduisante et agaçante à la fois ? Chuck hallucinait complètement. Et elle jouait avec les mots en plus ! Il n’y a pas à dire. A la guerre, tous les coups sont permis. Mais Chuck avait tenu bon. Il s’était contenté de deux mots, pas d’attaque supplémentaire. Et puis elle avait écrasé son pied et là… C’était le drame. Un éclair de fureur traversa ses yeux. Elle voulait donc vraiment jouer à ça ? « Vous n’êtes pas une grande amatrice de vin, Holly ? Vous êtes probablement plus attirée par quelque chose de plus fort… Papa, t’as peut-être de la vodka pour la dame ? » qu’il avait demandé en feignant l’innocence, référence évidente aux shooters qu’elle s’était envoyé sans sourciller l’autre soir. « Euh, peut-être en digestif, oui… Si vous voulez, Holly ? » que son père avait alors demandé, tout aussi confus que sa mère à propos de l’origan. Ces retrouvailles étaient un tel fiasco qu’elles auraient mérité un passage télévisé au JT de ce soir. Et encore. Rien ne disait que ça ne tournerait pas bientôt au fait divers.  
Petitananas
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Petitananas
Jeu 24 Fév - 13:59
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Holly
Sullivan

J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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D’accord, d’accord, il est plus que clair qu’entre eux c’est oeil pour oeil, dent pour dent, que chacun défendra sa peau quoi qu’il arrive. Mais Holly ne pensait pas que ça en arriverait à ce point là, celui d’être tout bonnement blessée par les propos du jeune homme. Jusque là, leur échange lui avait plus fait penser à des enfantillages, de deux personnes vexées par l’autre et si c’était parfois dur, la brunette n’avait pas spécialement été attristé des mots de Chuck. Enfin, ça c’était avant. Avant qu’il ne lui enfonce un poignard dans le cœur en lui rappelant l’échec cuisant de son mariage, au point que la décoratrice d’intérieur ne sait pas quoi répondre à ça. C’est vrai, le grand amour c’est jusqu'à ce que la mort nous sépare et pas jusqu’à ce que l'assistante nous sépare. Elle se contente de fixer le fils Hamilton d’un regard triste, la bouche légèrement entrouverte du coup qu’elle vient de se prendre. Clairement, Miss Sullivan se fait l’effet d’une biche blessée. Holly détourne ensuite ses billes noisettes de Chuck, pour les tourner vers Lydia et hocher la tête à ses histoires de farce à l’origan. Une façon pour elle de reprendre contenance et d’accuser le choc. Si elle commence à redescendre en pression, ce n’est hélas pas encore assez pour qu’elle ne revienne pas à la charge. Jouant avec les mots et en venant même à écraser le pied de son flirt d’une nuit, qui semble repartir au quart de tour à cause de son geste. Voilà, voilà, elle a totalement dépassé les bornes et elle aurait mieux fait de partir après être sortie de cette fichue salle de bain. En tout cas, ce n'est pas demain la veille que Mr et Mme Hamilton l’inviterons à nouveau à déjeuner. Chuck lui assène donc le coup de grâce, en lui rappelant que durant cette nuit en boite, elle était en effet plus prompt à avaler de la vodka que du vin. C’est bon, elle rend les armes, cette petite guéguerre est bien trop fatigante et douloureuse pour elle.

— Non merci Franck, mais c’est très aimable à vous de demander, répond aimablement Holly. Je vous assure que de l'eau m'ira très bien.

La colère s’est enfin dissipée laissant place à une profonde mélancolie et à une grande gêne, au point qu’elle évite royalement le regard de Chuck. C’est bon elle a compris le message, il la déteste et c’est elle la vilaine de l'histoire, grand bien lui fasse de croire à ça, mais elle ne compte pas lui tendre de nouvelle perche. Finalement le portable de la brunette se met à sonner, une parenthèse bienvenue pour Holly de se soustraire quelques instants à la table.

— Veuillez m’excuser.

Se redressant, la jolie brune rejoint l’entrée ou elle a laissé ses affaires et fouille dans son sac pour récupérer son smartphone, sans se rendre compte qu’elle a laissé tomber son carnet de croquis. Déverrouillant le téléphone, elle se rend compte qu’il s’agit d’un mail l’invitant au mariage de son ex-mari et de son assistante, la cerise sur son gâteau de caca. Est-ce qu’il est très sérieux en lui envoyant ça ? C’est quoi le message au juste ?! Regarde je suis passé à autre chose, j’ai trouvé mieux que toi, mais je suis un homme bien alors je t’invite à venir baver devant mon bonheur !?!

— Fais chier !

Posant son front contre le mur du hall d’entrée, Holly inspire et expire doucement pour ne pas se mettre à hurler et pleurer de dépit, de tristesse, de rage, de jalousie et ainsi de suite. Cependant, il est clair qu’elle ne va pas pouvoir rester déjeuner dans ses conditions, Chuck plus son ex-mari c’est bien trop pour elle. Revenant dans la salle à manger le visage aussi neutre que possible, Holly ne reprend donc pas place à table.

— Je suis désolé, j’ai reçu une mauvaise nouvelle, explique t-elle en montrant son téléphone. Je vais devoir rentrer chez moi plus tôt que prévu.
— Rien de grave au moins ? S'inquiète tout de suite Franck.
— Disons que… Pour moi ça l’est en tout cas… Je suis vraiment désolé de vous faire faux bond de la sorte, mais ça ne va pas.
— Oh non, non, rassurez vous c’est parfaitement compréhensible, vous devriez aller vous reposer et vous remettre de la nouvelle. Je vais vous emballez un peu du repas, ce sera ça en moins à penser pour vous. Je reviens tout de suite.

Les Hamilton ont l’air certes un peu à côté de la plaque, mais il est plus que clair que ce sont des gens adorables. Ils en viennent même à lui proposer une autre invitation dans quelques temps et surtout qu’elle prenne soin d’elle, c’est ça le plus important. Les remerciant à nouveau chaudement pour leur accueil et leur gentillesse, la brunette prend finalement congé et rejoint rapidement son chez elle. Une fois seule, elle débouche une bouteille de vin pour noyer sa tristesse, pour oublier son ex-mari, pour oublier Chuck, pour oublier le monde, pour oublier la douleur.




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Jeu 24 Fév - 22:18
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Chuck Hamilton
J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Chuck était furieux. Vraiment furieux. Tellement qu’il avait été capable de balancer des horreurs… jusqu’à celle de trop. S’il s’était laissé emporter par le feu ardent de la colère, il se rendait compte maintenant qu’il était allé trop loin. Elle avait l’air si… triste. Ça lui avait glacé le sang et il s’était immédiatement senti minable. Il aurait du être content d’avoir finalement eu l’avantage dans cette petite gueguerre mais il ne l’était absolument pas. A la place, cette victoire lui laissait une sensation de vide dans la poitrine. Il avait été blessé, c’est vrai, mais pour rien au monde il n’avait voulu la blesser en retour. Pas sérieusement en tout cas. Ça lui avait totalement coupé la chique. Toute envie combative l’avait quitté. A vrai dire, il n’avait plus qu’une envie : celle de s’excuser. Mais il ne pouvait pas faire ça… Pas ici, pas maintenant. Ses parents n’y comprendraient vraiment rien et c’était pas la peine de les mêler encore plus à tout ça. Tout ce qu’il pouvait faire maintenant, c’était se taire jusqu’à la fin du repas. Enfin, en théorie, car le déjeuner fut perturbé par le téléphone de Holly qui s’absenta pour le consulter. Et elle était revenue, tout en s’excusant pour congédier définitivement les Hamilton. Chuck n’avait pas pu s’empêcher de se demander si elle avait vraiment reçu une mauvaise nouvelle ou si elle n’essayait pas juste de le fuir encore une fois. Un questionnement dont il ne fit pas part à ses parents une fois qu’ils s’étaient retrouvés seuls tous les trois. Avec peu d’appétit, il avait mangé et aidé à nettoyer ensuite. Il avait subit les remarques de ses parents sur la gentillesse de Holly, sur l’inquiétude qu’ils se faisaient pour eux, sur la tragédie de son divorce et tout un tas de choses, la liste paraissait interminable. Mais il n’avait rien dit. Plus un mot. Il avait regagné sa chambre et, comme à chaque fois qu’il ressentait une si grande peine, il avait commencé à écrire. C’est en pleine écriture qu’il avait été interrompu par sa mère. « Holly a oublié ça. Tu veux bien aller lui ramener s’il te plait ? » Sans déconner. Chuck soupira en baissant les yeux sur l’objet que sa mère avait la main. Elle l’avait posé sur son bureau, interprétant ce soupir comme un accord, et Chuck s’était retrouvé dans un sacré dilemme. Il était curieux. Il mourrait d’envie de d’ouvrir ce carnet et de voir ce qui s’y trouvait. Sa mère n’avait évidemment même pas pensé à le faire, elle. Mais lui… ça lui brulait les doigts. Finalement, il décida de mettre de côté sa bonne conscience qui était de toute façon au plus bas et il parcourut les pages du carnet. Des dessins. Certains assez aboutis, d’autres à peine commencés… Et puis il y avait eu ce dessin. Chuck avait du s’y reprendre à deux fois mais il ne rêvait pas. Cette mâchoire, ses yeux, ce nez… C’était lui. Son coeur engourdi par la tristesse s’était mis à battre à tout rompre dans sa poitrine. Il en croyait à peine ses yeux. Il était resté là un long moment, à fixer ce portait, aussi bien choqué qu’étrangement flatté d’en être le sujet. Quand il avait enfin repris ses esprits, il avait attrapé son crayon pour coucher sur le papier les mots dont il venait d’être inspiré. Une fois fait, il sut exactement ce qu’il devait faire : sonner chez Holly, lui rendre son carnet et s’excuser d’avoir un parfait petit con. Il en était déjà à la première étape : sonner chez Holly et, franchement, il n’en menait pas large.  
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J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Ce qui devait n'être qu'un verre s'était transformé en deux, puis trois, mais sans lui mettre la tête à l'envers juste de quoi réchauffer son corps, mais pas son cœur. Alors elle est passée à plus fort, avec du Whisky, directement au goulot et comme ça c'est plus facile à transporter. Le grenier est sa destination, elle sait ce qu'elle y trouvera et a bien l'intention de se défouler dessus, les anciennes affaires de Paul. A défaut de l'avoir en face d'elle pour lui mettre son poing dans la gueule, elle va s'en prendre à ses affaires, maigre consolation. Une fois sur place, elle commence à déchirer ses rageusement ses biens, elle chiffonne les photos ou les coupes en pleins de petits morceaux, elle brise certains souvenirs fragiles et balance ceux qui ne peuvent casser facilement. Le grenier ressemble à un vrai champ de bataille, mais Holly est bien contente du résultat et demain elle brûlera tout ça et si son crétin d'ex mari n'est pas content il n'avait qu'à avoir le courage de venir récupérer ses affaires. Si il ne lui avait pas envoyé cette stupide invitation rien de ceci ne serait arrivé, si il ne l'avait pas quitté elle n'en serait pas là, si il ne l'avait pas trompé ils vivraient encore heureux a essayer de faire un bébé. Et voilà que son visage se retrouve inondé de larmes, elle qui pensait que la source s'était tarie, la brunette s'est visiblement bien trompée. Se laissant choir sur le sol, la décoratrice d'intérieur se laisse aller à sa peine, pleurant encore et encore, la douleur serrant son cœur comme dans un étau. Elle aimerait tellement que quelqu'un vienne l'apaiser, lui dire que tout ira bien et prendre sa peine pour la déposer ailleurs. Mais ça ne marche pas comme ça, elle est seule, irrémédiablement seule, alors elle pleure toujours plus fort, jusqu'à être vide de toutes substances, la laissant légèrement hébétée. Laissant le capharnaüm du grenier derrière elle, la jolie brunette empoche sa bouteille et retourne au salon pour boire devant un film d'horreur. S'abrutir pour ne plus penser et ça fonctionne, ou alors elle est trop fatiguée. Et elle s'endort et rêve. Elle rêve de cette nuit dans la boite, elle rêve de Chuck, son sourire, ses yeux, ses mains, la proximité de son corps ou ses lèvres contre les siennes l'embrassant avec passion. Et le rêve s'emballe à l'image de leurs corps qui s'étreignent langoureusement, alors que les lèvres de Chuck se font plus gourmandes et que ses mains… Mon Dieu ses mains…

Le retour sur terre est un peu brutal pour Holly, qui ouvre les yeux alors que quelqu'un frappe à la porte. Se redressant mollement, le cerveau en compote et la bouche pâteuse, la brunette se lève, essuyant un filet de bave au passage. Avant de s'avancer maladroitement jusqu'à la porte et de découvrir l'objet de son rêve érotique sur son palier. Oups !

— Chuck ?

Bon sang, heureusement qu'il ne peut pas lire dans ses pensées sinon… En attendant, elle se demande ce qu'il fait ici, parce qu'elle n'a pas oublié leur dispute à table, ni le fameux coup de grâce qu'il lui avait asséné. Mais comme elle n'est plus énervée et ne veut pas repartir en guerre, Holly s'efface et ouvre la porte plus grande.

— Entre, je t'en prie.

Une fois Chuck chez elle, drôle d'image quand même, Holly débarrasse un peu la petite table du salon sur laquelle traîne encore la bouteille de whisky. Pas si vide que ça au passage. Bon sang, elle ne tient vraiment pas l'alcool.

— Qu'est-ce que je peux faire pour toi au juste ?

Cordiale mais un peu sur la réserve. Ne tenant pas vraiment debout, la belle brune s'assoit sur son canapé espérant juste qu'il ne souhaite pas à nouveau en découdre. Elle n'en a pas envie, mais surtout pas la force.




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Chuck Hamilton
J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


« You asked me to dance and I said, dancing is a dangerous game. »
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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Chuck attendait sur le pas de la porte, nerveux comme jamais que Holly lui ouvre. Est-ce qu’elle n’allait pas simplement lui claquer la porte au nez après tout ce qu’ils s’étaient balancé à la figure ? Il n’en avait aucune idée. Après tout, elle restait une inconnue pour lui et anticiper ses réactions lui était impossible. Mais il s’excuserait. Coute que coute, il s’excuserait. Elle avait fini par ouvrir mais elle ne ressemblait pas tout à fait à la femme qui était chez ses parents tout à l’heure. Oh, c’était bien elle. Pas de doute. Mais elle avait l’air… en pleine gueule de bois ? Après le déjeuner ? Chuck avait plissé les yeux en l’observant. Sa nervosité laissait progressivement place à de l’inquiétude, sa culpabilité en était décuplée. Il avait merdé. Elle était probablement encore très fragile par rapport à son divorce et il avait appuyé précisément où ça faisait mal sans aucune pitié. Maintenant, elle se mettait des cuites pour le quatre heures. « Holly. » qu’il avait répondu après un moment de silence pendant lequel il n’avait trouvé absolument rien à dire. D’ailleurs, devant un tel spectacle, il se retrouvait une nouvelle fois privé de mots. Elle lui faisait sincèrement de la peine et il se demandait si venir ici maintenant n’allait pas juste la mettre plus mal encore. Elle l’invita à entrer et bien que Chuck fut surpris, il était rentré. Il en avait profité pour regarder rapidement son intérieur mais il l’avait surtout regardé elle et la bouteille de whisky qu’elle était en train de ranger ne lui avait pas échappé. Elle s’était ensuite assise sur le canapé et Chuck voyait dans son regard qu’elle n’en menait pas large. Il aurait aimé être d’un quelconque réconfort. Pour autant, il n’avait toujours pas dit un mot depuis qu’il était arrivé là. Qu’est-ce qu’elle pouvait faire pour lui ? Chuck sonda du regard ses yeux noisette dans lesquels se refléter une profonde tristesse. Il était resté debout et, pour se motiver à prendre la parole, il inspira. « T’as oublié ça tout à l’heure. » Il déposa sur la table basse le carnet de croquis de Holly. Ce n’était pas pour ça qu’il venait. Enfin, pas que. Mais si son impulsivité lui permettait de sortir tout un tas de saloperies aussi rapidement que l’éclair, il mettait en revanche plus de temps à trouver comment formuler des excuses. « Mais… » Il déglutit. Ce que c’était dur, bon sang, et pourtant il était vraiment et sincèrement désolé. S’il pouvait effacer sur le champ ce malentendu, il le ferait. Il n’avait jamais voulu la blesser et il ne pouvait s’empêcher de se sentir responsable de l’état de déchéance actuel de Holly. « Je voulais surtout m’excuser. Je me suis énervé et j’aurais pas du. C’était… puéril, bête et… méchant, aussi. » Et maintenant que c’était dit, Chuck avait l’impression d’être débarrassé d’un poids énorme. Il soupira, soulagé d’être parvenu à trouver les mots. Et après ? Il avait laissé un autre silence s’installer mais, cette fois, il avait mis moins de temps à le briser : « C’était une sacrée mauvaise nouvelle… ou bien ? » qu’il s’était risqué à demander sans pour autant oser commenter l’état de la trentenaire. Quelque part, il espérait vraiment que la mauvaise nouvelle ne soit pas juste un subterfuge pour quitter le déjeuner avec ses parents et qu’elle ne s’était pas mise dans un état pareil par sa faute.  
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Holly
Sullivan

J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Le cœur de Holly avait manqué de rater un battement, déjà parce que Chuck se trouvait sur son pas de porte, alors qu’elle ne pensait pas le revoir de si tôt, voire même pas du tout. Il faut dire qu’ils s’étaient bien pris le bec. Mais c’était surtout de le voir plisser les yeux en l’observant en silence qui lui avait vraiment peur, comme s'il avait jaugé son état, avant de lui envoyer de nouvelles remarques acerbes. Il était plus que sûr que si le jeune homme repartait sur ce terrain, elle allait pleurer, bien trop à fleur de peau pour en encaisser davantage. Mais après un long moment de silence, il s'était simplement contenté de dire son prénom, ce qui avait un peu soulagé la brunette, mais elle resté sur ses gardes. Bien qu’il lui semblait que Chuck n’avait plus l’air énervé, penaud peut-être, voire même triste, mais la colère avait l’air d’avoir quitté ses iris. Alors elle finit par le laisser entrer, qu’il souhaite discuter ou non, Holly se voit mal rester sur le pas de la porte, quelque peu nauséeuse à cause du vin et du whisky ingurgité un peu plus tôt. Bouteille qu’elle rangea aussitôt comme pour maquiller la scène de crime, mais ça n’avait pas dû échapper au fils Hamilton. Qui en plus de la voir comme une hystérique, devait maintenant penser que c’était une alcoolique. Fantastique. Prenant place sur son canapé, la décoratrice finit par lui demander ce qu’elle peut faire pour lui, parce qu’il n’avait pas décroché un mot et qu’il continuait à se contenter de la regarder. Ce qui commence à inquiéter Miss Sullivan, qui se dandine un peu pour tenter d’apaiser son stress grandissant. Finalement, le jeune homme ouvre la bouche, lui expliquant qu’elle a oublié quelque chose chez lui et elle découvre qu’il s’agit de son carnet à croquis. Dans son état, elle n’avait même pas fait attention qu’elle l’avait fait tomber.

— Merci beaucoup de me l’avoir ramené, souffle-t-elle en se penchant pour le récupérer. J’ai dû le faire tomber en récupérant mon portable dans mon sac.

Enfin, elle se demande pourquoi il n’a pas simplement glissé le carnet dans sa boîte aux lettres, ça aurait été plus simple non. En tout cas, elle est bien heureuse de savoir qu’il n’aurait pas été perdu. Quand Chuck reprend à nouveau la parole, la jolie brunette ne peut pas s’empêcher de lui jeter un coup d'œil angoisse, son “mais”, lui fait craindre le pire et ça doit se lire sur son visage. Cependant, après un temps qui lui semble infini, le jeune homme lui présente ses excuses et le visage de Holly passe de l’inquiétude à la surprise. Puis elle baisse la tête, c’est sûr qu’il n’a pas été très sympa avec elle au déjeuner chez ses parents, mais elle non plus, elle a autant de responsabilités que lui dans cette querelle stupide.

— Je… J'accepte tes excuses, répond Holly après un moment les yeux dans le vide. Et je te présente également les miennes, j’aurais dû calmer le jeu dès que possible et je suis sincèrement désolé de t’avoir dis toutes ses horreurs, je ne le pensais pas, c’était sous le coup de la colère.

La brunette se mordille ensuite la lèvre, fixant Chuck quelques instants. Parce qu’il n’y a pas que ça qu’elle voulait lui dire.

— Et… Et je te promets que je n’ai pas joué avec toi dans la boîte de nuit, reprend la brunette en chuchotant presque. Je n'ai absolument rien contrôlé, mais je ne peux pour autant t’expliquer, je n’ai pas encore de mots à mettre sur ce qu’il s’est passé entre nous.

Holly lui offre un sourire, bien que toujours un peu triste avant de reporter son attention sur le carnet toujours entre ses mains, qu’elle tripote nerveusement. Parce que dans le fond, elle aurait dû dire, qu’il se passe quelque chose entre eux, impossible de parler au passé, c’est toujours bien là. Ils ne se seraient pas autant pris la tête au déjeuner sinon n’est-ce pas ? Le silence entre eux dure un peu moins longtemps cette fois-ci, mais la nouvelle question de Chuck l’a fait grimacer et ravive la douleur dans son cœur.

— Pour moi oui, c’est une sacrée mauvaise nouvelle, le genre dégoûtant que j’aurais aimé ne pas recevoir tu vois.

La brunette tourne de nouveau ses yeux noisettes sur Chuck.

— Ce n’est pas de ta faute si je suis partie...

Elle hésite, passe une main nerveuse dans sa crinière sombre. Puis elle prend son smartphone sur lequel elle pianote rapidement, avant de se redresser et de se planter face au fils Hamilton.

— J’ai reçu ça tout à l'heure, qu’elle reprend en lui montrant la fameuse invitation. Mon ex-mari Paul va se remarier avec son assistante, qu’il a sautée pendant deux ans et ils vont même avoir un enfant.

Elle tente bien de refouler les larmes, mais la revoilà en mode reine des madeleines.

— J’ai été fidèle pendant presque vingt ans, à l’aimer comme une folle, à penser que j’aurais un enfant avec lui, qu’on finirais nos vieux jours ensemble… Mais… Mais c’était juste une illusion, j’ai juste été une parenthèse de plusieurs années avant qu’il ne trouve mieux.

Voilà, maintenant Chuck va pouvoir ajouter pathétique à sa longue liste de défauts.



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J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
A l’heure actuelle, Holly n’avait plus l’air d’être en colère. Si Chuck aurait pu jurer qu’elle était prête à l’étriper tout à l’heure, il ne devinait plus d’envie de meurtres chez elle. Elle avait juste vraiment l’air abattue, triste comme jamais il n’avait vu quelqu’un triste. Il en était à la dernière partie de son plan : s’excuser ; et il espérait sincèrement qu’il puisse être pardonné. Parce qu’il savait à la manière que son coeur avait de se serrer en voyant cet air si peiné sur le visage de Holly qu’il ressentait quelque chose pour elle de l’ordre de l’indicible. Et elle acceptait ses excuses. Le soulagement pouvait se lire très clairement sur le visage du jeune homme. « C’est rien. Je ne le pensais pas non plus. » Et il avait même eu des excuses en retour qui lui avaient arraché un petit sourire. La suite cependant le laissa un peu songeur. Elle n’avait pas de mot à mettre sur ce qui s’était passé entre eux… C’était forcément un peu décevant. Mais pas totalement décourageant pour autant. Dans sa phrase s’était glissé un « encore » que Chuck avait bien pris en compte. « Ok… Pas de mot, alors. » Et il avait hoché la tête en signe d’accord. Il n’avait pas pris la juste mesure de la situation mais il commençait à comprendre à quel point Holly était encore vulnérable par rapport à son divorce. Six mois, c’est rien, pour oublier un gars qu’on a commencé à fréquenter au lycée, non ? Chuck allait devoir se montrer patient et bien que ce ne soit pas vraiment son fort, il allait faire des efforts. A commencer par comprendre ce qui l’avait poussé à être dans un état pareil. Picoler en plein après-midi, ça ne lui ressemblait pas. D’accord, Chuck ne la connaissait pas vraiment et ça aurait très bien pu être une alcoolique… mais il n’y croyait pas. Ce n’était pas ce qu’il avait vu ou, en tout cas, ce qu’il avait cru voir. Elle avait commencé à s’expliquer et, très vite, les larmes avaient gagné ses yeux. Chuck n’était pas prêt à ça mais alors… pas du tout. Elle lui avait flanqué son téléphone sous les yeux et Chuck avait rapidement lu. Une invitation au mariage de son ex-mari et de son ancienne maitresse ? Ouais, c’était pas vraiment de bon goût et, pour le coup, Chuck ne pouvait que compatir. Il était un peu sonné, Chuck, il ne s’était pas projeté dans un tel scénario. Il venait à peine de s’excuser, elle aussi, et alors qu’il la pensait fermée à double tour, elle se confiait comme jamais elle l’avait fait au point de se répandre en larmes devant lui. Elle lui avait paru si… fragile. Il en était chamboulé. Quand, enfin, il avait repris ses esprits, il avait naturellement fait la seule chose qui lui paraissait approprié : la prendre dans ses bras. Avec beaucoup de précaution il avait passé son bras autour de sa nuque et l’avait doucement installée sur son épaule. Il l’avait laissée pleurer là, sur son épaule, en silence d’abord avant de murmurer : « Ça va aller. » Qu’est-ce qu’il en savait lui ? Il n’avait jamais eu le coeur brisé. Les quelques romances qu’il avait connu s’étaient terminées de son fait suite à ses propres doutes et ses indécisions. Mais il se voulait être rassurant. « C’était pas très réglo de sa part de t’apprendre cette nouvelle comme ça. Je m’avance peut-être un peu mais je crois que Paul est un con. » Entre la tromperie de deux ans et cette invitation reçue par mail, il n’était pas très dur de se faire une idée de l’intéressé. « Le problème des cons, c’est que par bêtise, ils font du mal aux autres et je suis… vraiment désolé qu’il te fasse du mal. » Petit soupir. Désolé, le mot était faible. Il était complètement catastrophé. « Mais je suis pas très sûr que le whisky soit la solution. » qu’il avait commenté sur un ton plus léger, tentative un peu malheureuse de détendre l’atmosphère.   
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Holly
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J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Holly est rassurée, rassurée de savoir que Chuck ne lui en voulait plus trop, qu’il était désolé, mais surtout qu’il ne pensait pas ce qu’il lui a dit. Clairement, c’est la colère et certaines incompréhensions qui ont fait qu’ils n’ont rien trouvé de mieux à faire que de se manger le nez, plutôt que de discuter posément comme deux adultes responsables. Pour le coup, ils se sont un peu foirés. Mais il faut dire que c’est toujours un peu difficile de savoir comment réagir, face à une personne qu’on ne connaît pas et forcément ça peut donner ce qu’il s’est passé au déjeuner des Hamilton. Bon sang, Lydia et Franck. Idéalement, elle serait bien aller s’excuser auprès d’eux pour son attitude plus qu’étrange, mais il faudrait que la brunette explique certaines choses et ça ce n’est pas près d’arriver. Elle se contente donc de rendre timidement son sourire à Chuck, avant de lui expliquer que pour le moment, elle ne peut mettre de mots sur ce qu’il s’est passé entre eux cette nuit-là. Ce à quoi le jeune homme avait répondu par l’affirmative, même s’il devait s’attendre à autre chose. Il lui avait bien signifié que pour lui c’était du sérieux n’est-ce pas ? Chuck, la force et la passion de la jeunesse, ou alors, c’est peut-être juste un amoureux de l’amour, il faut pour avoir le coup de foudre rencontrer en boite de nuit.

En attendant, la décoratrice d’intérieur est sincèrement heureuse qu’ils aient pu mettre ça à plat, bien que certaines questions restent en suspens. Mais ce n’est pas forcément le moment de reparler de ça. Comme elle va surement être amenée à se retrouver de nouveau à table avec les Hamilton, comme elle a été à déjeuner ultérieurement, autant que ça aille mieux avec leur fils. Puis la question inévitable de son départ précipité du domicile de ses voisins arrive sur la table. Une question compliquée pour elle, mais Holly comprend que Chuck se la pose, surtout après qu’elle l'ait plantée dans la boîte de nuit. Elle hésite tout de même, puis se dit que quitte à expliquer le pourquoi du comment, autant que le jeune homme ait toutes les cartes en mains et puis, ça permettra à la brunette de déposer un peu son fardeau. Forcément, avec les explications viennent les larmes, des grosses larmes de crocodiles tristes, qui ont redoublé d’intensité lorsque Chuck a glissé un bras autour de sa nuque, pour qu’elle vienne pleurer contre son épaule. Laissant libre cours à sa tristesse, Holly pleure de tout son saoul, hoquetant simplement lorsqu’il lui chuchote que ça va aller. Oui, un jour ça ira mieux, pas aujourd’hui, sans doute pas demain, mais le temps fera son office.

— Oui… Oui, ça c’est sûr c’est un sacré con, qu’elle bafouille entre le rire et les larmes. Il faut croire que même au bout de… de vingt ans on ne connaît jamais vraiment les gens.

Non, jamais elle n’aurait pensé que Paul lui ferait un coup pareil, que ce soit la tromperie, le divorce, ou encore l'invitation à son prochain mariage. Plus que tout, elle est tombée de sacrément haut avec un type pareil.

— T’excuses pas, encore moins pour lui, il le mérite pas. Tu n’y est pour rien dans cette histoire, tu l’as subie parce que je t’en ai parlé… Désolé d’ailleurs de te l’avoir imposé. Je… Je pensais que ce serait bien que tu aies toutes les cartes en main tu vois.

Holly soupire lourdement, comme si le poids sur ses épaules pesait un peu moins lourd, au point qu’elle ferme un peu les yeux, profitant simplement de l’étreinte que Chuck lui offre. D’ailleurs, elle vient seulement de se rendre compte qu’elle a glissé ses mains dans son dos et que la parfum du jeune homme à un effet drôlement apaisant. Le constat lui vrille le cœur, fait rougir ses joues et fait bourgeonner son estomac et cette fois, ça n’a rien à voir avec l’alcool et cette fois elle ne fuit pas. Mais comme il est hors de question qu’elle abuse de sa gentillesse, ne voulant pas qu’il s’imagine à nouveau qu’elle l’utilise. Miss Sullivan se décale et reprend une distance plus raisonnable.

— C’est ma première peine de cœur en trente six ans de vie, souffle-t-elle en essuyant ses larmes. Dans les films après une rupture, soit l’héroïne boit, soit elle se bourre de glace, et comme je n’ai pas de glaces.

Holly soupire une nouvelle fois, clairement elle a choisi la solution de facilité et pour éviter que ça se reproduise à nouveau, mieux vaut faire disparaître tout ça. Récupérant la bouteille de Whisky, elle la verse rapidement dans l’évier, loin des yeux, loin de la bouche. Puis elle se tourne à nouveau vers Chuck un peu penaud.

— Merci d’avoir été là et d’avoir écouté mes déboires, dit-elle en frottant son bras. Tu étais pas obligé… Mais merci.  

Oui le pauvre, Holly lui en fait décidément voir des vertes et des pas mûres. Et rien que pour ça, il mériterait une médaille.  



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