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LE TEMPS D'UN RP

Rien n'est jamais trop tard, même pour l'amour ft. Monkeymama

MonkeyMama
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Mer 16 Fév - 21:03
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Chuck Hamilton
J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


« You asked me to dance and I said, dancing is a dangerous game. »
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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Tenir compagnie à Holly, c’était challengeant. Chuck le savait. Il n’avait probablement rien de l’homme idéal à ses yeux. Mais qui pouvait lui reprocher de tenter le coup ? Il avait été envouté à la minute même où il avait posé le regard sur elle. Elle le transcendait. A moins que ce soit l’alcool… Ou bien les deux. « Le problème, c’est qu’il se pourrait que j’aime ça… » qu’il avait acquiescé quand elle lui avait sommé d’arrêter de se moquer ou alors elle sortirait les griffes. D’ailleurs, il n’avait rien eu contre la tape sur l’épaule qu’il venait de recevoir. Au contraire. Cela ne voulait-il pas signifier qu’elle n’était pas tout à fait dégoutée à l’idée de l’approcher ? Le malaise qui suivit passa inaperçu aux yeux de Chuck qui était bien trop emporté par l’alcool pour observer ce détail. De temps en temps, il balançait la tête en rythme. Il avait déjà oublié les potes avec qui il était venu, trop absorbé par le regard de braise de Holly. Elle souriait et c’était plutôt bon signe. Le jeune homme ne suffisait pas trop d’illusion sur qui il avait affaire : si sa compagnie l’ennuyait, elle aurait probablement déjà déserté. « Peut-être… Mais je crois que je pourrais me prononcer que lorsque l’on aura dansé un slow. Ou un tango ? C’est plus Shakira un "tango", non ? » Il avait sourit d’un air angélique, bien conscient qu’il y avait peu de chances que ce stratagème fonctionne sur elle. Mais l’idée de suggérer un rapprochement physique avait été bien trop tentante. Leurs joutes verbales ne faisaient que s’intensifier et Chuck était motivé à ne pas se dégonfler. Pour les beaux yeux de Holly, il pouvait bien un peu suer. « Non, non… Non. » qu’il l’avait interrompu quand elle avait suggéré que la drague n’était qu’un sport comme un autre en boite de nuit. Chuck ne faisait pas ça pour le sport. Il aurait été autant subjugué par Holly dans un autre contexte, si ce n’est plus. « Niveau sport, je suis pas vraiment un sprinteur… Je suis un marathonien. Je me fixe un seul et unique but, je peux courir des kilomètres pour l’atteindre. » Et, mon Dieu, il espérait qu’elle saisisse l’allusion qu’il faisait parce qu’il n’était pas certain lui-même de comprendre ce qu’il disait. Holly était en train de considérer sa question, Chuck était rentré en apnée. Si elle disait non, c’était foutu. Il avait eut la sensation qu’elle se rapprochait mais ce n’était qu’une illusion provoquée par son regard qui le dévisageait. C’était sur son visage qu’elle cherchait la réponse à sa question ? Chuck était foutu, ça y est, il le savait. Il était déjà déçu quand elle avait fini par répondre. Peut-être. Ce n’était pas non. C’était peut-être. Chuck frappa de la paume de sa main sur le comptoir en signe de victoire, hilare. La pression était retombée et ça faisait du bien. « Mesdames et messieurs, elle a dit… Peut-être ! » qu’il s’était égosillé, se moquant bien d’attirer quelques regards interrogateurs. Oui, ça aurait été mieux mais franchement, il pouvait se contenter d’un peut-être pour le moment. Il s’était passé une main dans les cheveux, il avait étrangement chaud tout à coup. « Allez, je suis prêt ! Demande-moi tout ce que tu veux. » qu’il lui avait lancé un air de défi, reboosté comme jamais.  
Petitananas
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Petitananas
Mer 16 Fév - 22:34
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Holly
Sullivan

J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Minka Kelly
Il n’y a pas à dire, la conversation part légèrement en sucette et plus ça va, plus la brunette se dit que le Chuck il est chaud comme la braise. Quand elle a évoqué qu’elle compte sortir les griffes s’il continue de se moquer, ce n’était absolument pas un sous-entendu sexuel. Du moins, ce n’est pas l’impression qu’elle voulait donner, son propos était tout bonnement bon enfant. A moins qu’elle ne renvoie cette impression malgré elle. Mais, est-ce que c’est si grave dans le fond ? Difficile à dire, le cerveau de Holly, de plus en plus embrumé par l'alcool, ne sait pas trop quelle réponse lui fournir. De sorte qu’elle ne répond rien et se contente de le fixer, puis d’éluder le malaise qui vient, avant qu’un sourire ne réapparaisse sur son visage. C’est un peu les montagnes russes des émotions avec le jeune homme, il la fait passer du questionnement, à la gêne puis enfin au rire. L’alcool doit sans doute aider, car elle n’est pas si lunaire en général. D’ailleurs la revoilà qui rigole, rougissant un peu au passage, même si les cocktails et les shooters font déjà chauffer ses joues, de sorte qu’on ne voit pas trop la différence. En tout cas, elle ne s'était pas trompée, Chuck avait bel et bien apprécié le contact physique qui avait été initié quand ils étaient sur la piste de danse. A ce stade la soirée, il ne fait plus aucun doute que le jeune homme est charmée par la femme qui lui fait face. C’est plaisant tout de même.

— Hum, l’idée est plutôt bonne, mais je ne suis pas sûr que la musique de la boite soit propice à un slow ou un tango, aussi Shakira soit-il.

S’il veut tellement retourner sur la piste de danse, Chuck va devoir lui fournir des arguments plus convaincants que cela et que son petit sourire d’ange. Oui Holly est dur en affaires c’est sûr, cependant, il n’y a pas de mal à se faire désirer et puis, c’est un flirt sans conséquences de toute manière. Continuant leurs échanges dans la joie et la bonne humeur, la brunette en vient à dire que la drague en boite est un sport comme un autre, point sur lequel le jeune homme ne semble pas être d’accord. Et comme ils sont pas mal dans les allusions et l'ambiguïté des mots ce soir, est-ce qu’elle doit comprendre qu’elle est le but unique à atteindre et qui ferait des pieds et des mains pour y arriver ?

— Je vois, je vois, qu’elle se contente de répondre, sourire sur son visage sans montrer si oui ou non elle a bien saisi l’allusion.

Oh, c’est reçu cinq sur cinq bien évidemment. Mais il n’y a pas de mal à laisser planer un peu de mystère. Avant de revenir sur ce point, la décoratrice d’intérieur considère la seconde de Chuck avec sérieux. Elle n’aime pas donner des faux espoirs aux hommes en général, mais une fois n’est pas coutume, avec le jeune homme, elle ne saurait trancher la question. Pendue à ses lèvres, son compagnon du soir exulte de joie quand elle lui fournit enfin son verdict, tapant sur le comptoir au passage. Il réussit même à faire sursauter quelques clients à proximité.

— Bah misère, quand tu es content tu ne fais pas les choses à moitié. Qu’est-ce que ça va être quand je vais te demander en mariage.

Holly repart ensuite dans sa réflexion, c’est à elle de lui demander un truc. Frottant doucement son menton, la jolie brunette se refait un petit point interne de ce qu’ils se sont dit.
— Qu’est-ce que tu aimerais faire la maintenant avec moi ? En dehors de visiter les toilettes du club, ça, c’est juste hors de question.

Le temps que Chuck réfléchisse, Holly appelle le barman pour qu’il lui serve un autre cocktail. C’est bien gentil ce jeu, mais elle commence à avoir soif et tant qu’elle peut répondre, elle ne peut toucher aux autres shooters.



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Jeu 17 Fév - 14:45
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J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Sans l’alcool, Chuck était beaucoup moins causant. Moins assuré aussi. C’était bien tout l’intérêt de boire à s’en retourner la tête pour lui : il était quelqu’un d’autre et ce quelqu’un d’autre, l’espace d’une soirée, ne lui faisait pas trop honte. Il arrivait même à tenir toute une conversation avec Holly, à faire de l’humour et à avouer tout haut qu’il cherchait à lui plaire. « C’est une invitation à aller ailleurs ? » qu’il avait malicieusement demandé, tout à fait conscient que ce n’en était pas une. Mais il émettait ainsi l’hypothèse qu’ils pourraient se voir ailleurs. Après tout, une boite de nuit ce n’est pas le meilleur moyen de faire des rencontres. Enfin, tout dépendait ce qu’on cherche mais en l’occurence, Chuck n’était pas adepte des coups d’un soir. Il était bien trop sentimental pour ça. S’il était ici, c’était principalement pour boire… Et oublier. La jolie Holly n’avait jamais fait partie de ses plans et pourtant, il semblait qu’elle était maintenant devenue le plan. Elle voyait. Chuck avait beau faire attention à ses mimiques, il ne décelait rien chez elle qui lui aurait fait penser qu’elle avait compris le sous-entendu. Tant pis, il allait se contenter de sa réponse bateau. Elle insufflait juste ce qu’il fallait comme espoir chez lui et ça lui permettait de s’accrocher. Comme avec ce peut-être. Ce n’était pas un oui, ce n’était pas un non. C’était juste ce qu’il fallait pour le tenir en haleine. Et ça marchait. Chuck était comme un fou. Il avait ri quand elle avait parlé de demande en mariage et si l’idée était séduisante, ça paraissait totalement absurde. Si, par miracle, il arrivait à fréquenter une femme pareille, Chuck doutait fort qu’il lui donne pour autant envie de se marier. Il n’était pas assez bien pour elle et ça, il le voyait car leurs physiques respectifs. Elle ferait tourner la tête de n’importe quel homme ici. Il avait été chanceux de l’aborder en premier. « Le jour où tu me demandes en mariage, tu peux être sûr que je le crierais au monde entier. » Et c’était peu dire. S’il parvenait à un tel exploit, il n’aurait aucun scrupule à le dire encore et encore à qui voudrait bien l’entendre. C’était au tour de la brunette de poser sa question et cette dernière fit froncer des sourcils Chuck. « J’ai jamais voulu visiter les toilettes. » qu’il avait commencé, pas certain d’être très crédible. Comment elle pouvait gober qu’il n’était pas un mec à l’esprit déplacé ? Il avait pour le moment plutôt laissé entendre le contraire. Maintenant qu’il s’était justifié, il devait répondre à sa question, et il était bien embêté. La vérité, c’est qu’il aurait aimé apprendre à la connaitre et voir où ça pourrait les mener parce qu’il était inéluctablement attiré par la jolie brune. Mais il n’allait quand même pas lui dire ça, il ne pouvait pas. C’était bien trop fleur bleue pour un lieu aussi chargé en alcool et en transpiration que l’était cette boite de nuit. Tout en continuant de réfléchir, il avait longuement inspiré… et il avait pris un verre pour l’avaler cul sec. Il séchait, tant pis. La vérité avait beaucoup trop de chances de la faire fuir. Sans aucune justification supplémentaire, il était passé à sa question : « Parle-moi… de ta plus grosse crainte dans la vie. » Chuck s’intéressait d’un coup à des sujets nettement plus philosophiques. Les peurs… Quoi de mieux pour apprendre à connaitre quelqu’un ?   
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Jeu 17 Fév - 17:37
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Holly
Sullivan

J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

Rien n'est jamais trop tard, même pour l'amour ft. Monkeymama - Page 2 8133471baedce160f0a42a1602371771
Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

Rien n'est jamais trop tard, même pour l'amour ft. Monkeymama - Page 2 Ocean-waves-crashing
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Si l’idée de base de rejoindre la table d’une bande de jeunes inconnus, n’avaient pas trop emballé Holly au départ, c’était finalement plutôt appréciable. Mais seulement parce que Chuck lui avait adressé la parole et qu’il avait su l'embarquer un peu dans son univers. Au point qu’elle avait même oublié ses amies, au point qu’elle en avait même oublié son ex-mari, ne serait-ce que pour la nuit. Son petit univers ce soir se réduit uniquement au jeune homme, avec qui elle apprécie d’échanger, de rire et aussi de boire. De toute façon, il n’y a rien de mieux que de boire en bonne compagnie. Quant à savoir si c’est une invitation à aller ailleurs ?

— Les établissements où on peut danser un slow ou le tango sont à mon avis fermés à cette heure-ci, qu’elle répond non sans malice.

Pas vraiment un oui, pas vraiment un non. En plus de ça, ce n’est pas un mensonge, vu l’heure qui s’affiche sur sa montre, il n’y a plus que des boîtes de nuit ouvertes et Holly doute fortement que pouvoir danser un slow soit envisageable.

— Tu sais danser le tango d’ailleurs ? Parce que moi non, il aurait fallu m’apprendre et je peux te garantir que ça aurait été un carnage.

Pas qu’elle n’apprécie pas de danser, mais les disciplines comme le tango lui paraissent un peu trop techniques pour elle. Miss Sullivan, elle préfère largement le freestyle. Un peu comme ce qu’il se passe avec le mignon face à elle, c’est la première fois qu’elle se laisse aller plus ou moins aller de la sorte avec quelqu’un qu’elle vient tout juste de rencontrer. Il faut dire que tomber amoureuse à l’âge de seize ans et avoir une relation suivie de presque vingt ans, n’invite pas trop à ce type de rencontre. Elle aurait pu clairement tomber sur un parfait crétin, qui ne cherche qu’à l’emmener dans son lit. Certes, Chuck n’a pas caché qu’il était intéressé, lui avouant même qu’il cherche à lui plaire, cependant, il n’est pas lourdingue et c’est rafraichissant. Alors même si cette nuit ne mènera à rien, Holly aura tout de même été heureuse d’avoir croisé sa route et il est sûr qu’elle gardera un bon moment de ce tête. Holly se met à rire à nouveau en écho à celui de Chuck sur cette histoire de mariage.

— Vraiment ! S'exclame-t-elle joyeusement. C’est absolument adorable, il n’y a  rien de plus beau que quelqu’un qui crie son amour à une autre personne.

Tiens d’ailleurs, elle n’a pas le souvenir que Paul ait déjà crié son amour pour elle au monde entier, il faut dire que son ex-mari n’a jamais été le type le plus romantique du monde. Oh bien sûr ce n’était pas un goujat non plus, mais il n’a jamais eu la fibre fleur bleue. En tout cas, la fille qui épousera Chuck sera comme un coq en pâte avec lui. C’est ensuite à son tour de lui poser une question et le coup des toilettes lui fait froncer les sourcils, c’était pourtant dit sur le ton de la plaisanterie.

— Tu n’as pas à te justifier tu sais, je ne t’aurais pas jeté la pierre si tu avais été un adepte des coups aux toilettes. Mais ! Tu continues de monter dans mon estime en ne faisant pas partie de cette secte.

Elle lui tapote doucement la main, avant d’écouter sa réponse, qui ne vient pas. A la place, il avale plutôt un shooters arrachant un rire à la brunette.

— C’est si horrible d’envisager une activité avec moi ? lui demande-t-elle juste pour le charrier.

Vient le tour de Chuck et si sa question est intéressante, Miss Sullivan n’a pas l’envie d’y répondre, parce que ça l'obligera à se plonger dans ses pensées dont elle ne veut pas pour l’instant. Non, ce soir elle a juste besoin de légèreté. Avalant d’une traite un shooters, elle se décolle du bar et tend sa main au jeune homme.

— J’en ai marre des questions, allons plutôt danser ce slow.



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Jeu 17 Fév - 19:44
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Chuck Hamilton
J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
« C’est marrant, j’avais totalement perdu la notion du temps je crois… » qu’il avait prononcé du bout des lèvres en plongeant de manière sûrement un peu trop intense dans les yeux noisette de la jolie brune. Oh, il savait qu’il était tard… Mais il était vrai qu’il ne savait pas à quel point il était tard. Elle n’était donc pas tout à fait contre l’idée qu’ils aillent ailleurs ? Chuck réfléchissait pour réussir à lire entre les lignes mais, soyons réaliste, c’était vraiment compliqué avec son taux d’alcoolémie qui n’avait fait que grimper quand il avait avalé son dernier shooter. Elle aurait pu lui demander de monter sur le bar et de danser qu’il l’aurait fait, il était totalement sous le charme. « Je pensais que tu allais m’apprendre puisque tu es sensée être meilleure que Shakira… Quel dilemme. » Il fit semblant de réfléchir et il reprit : « On devrait prendre des cours ensemble ! » qu’il s’exclama comme s’il venait d’avoir un éclair de génie. Honnêtement, il était prêt à s’inscrire pour n’importe quelle activité si ça lui permettait de passer plus de temps avec l’intrigante Holly. Evidemment, elle est belle, et c’est ce qu’il avait attiré en premier lieu. Mais il y avait autre chose, quelque chose qu’il aimerait pouvoir s’expliquer et ça ne pourrait se faire que s’ils faisaient réellement connaissance. Est-ce que Chuck pouvait espérer apprendre à mieux la connaitre dans une boite de nuit, bourré, à une heure aussi tardive de la nuit ? C’était un peu ambitieux mais, pour une fois, il l’était. « Rien de plus beau, c’est vrai. » qu’il avait acquiescé en fervent adepte des grands gestes romantiques et des sentiments mielleux. Ça faisait parti de sa panoplie d’artiste en mal de reconnaissance. Chuck croyait au grand amour et aux happy end… Il n’en avait juste jamais fait l’expérience pour le moment. Mais avait-il vraiment envie qu’elle le voit comme quelqu’un d’adorable ? Il avait fait une petite moue. Non. Il n’avait aucune envie d’être infantilisé dans ce contexte précis. Il voulait être fort, viril, un homme… Un vrai. Pas un gamin. Mais quel âge elle avait au juste ? Est-ce que leur différence d’âge était si terrible ? Chuck n’en savait rien mais il savait en revanche qu’il y avait bien une chose qu’on ne demandait pas à une femme : son âge. Il avait alors passé sous silence sa problématique. « Je continue ? Ça veut dire que j’étais plus bas et que je remonte ou alors j’étais déjà très haut et j’atteins maintenant des sommets ? » Et s’il avait posé ces questions en rigolant, il était néanmoins assez sérieux concernant la réponse. Il aurait aimé pouvoir se glisser dans sa tête et y lire ses pensées. Qu’est-ce qu’elle pensait de lui ? Il se doutait qu’elle le trouvait plutôt distrayant sans savoir toutefois si elle lui trouvait d’autres qualités. Sa main sur la sienne l’avait un peu rassurée, l’espoir était permis. « Je veux juste te garder la surprise. » Sourire en coin, yeux plein de malice. Ce début de complicité, il ne pouvait pas le rêver. C’était réel. A son tour, elle n’avait pas répondu à la question que lui avait posée Chuck et elle avait ainsi avalé un autre verre. Et puis, sous le regard médusé du jeune homme, elle s’était levée pour lui proposer d’aller danser un slow. Wow. Un slow donc. Chuck avait mis un peu de temps à réagir mais il avait fini par attraper sa main et, à nouveau, il l’avait entrainé sur la piste de danse. Il avait été plus doux cette fois, plus tendre. Tout le monde autour d’eux se balançait frénétiquement mais ils s’étaient mis à tourner sur place dans une lenteur absolument déplacée. Une bulle s’était formée autour d’eux… Leur bulle. Un large sourire étirait les lèvres de Chuck. Holly pendu à son cou, ses mains dans son dos, la proximité de leurs deux corps, c’était déjà beaucoup plus que ce qu’il pouvait espérer. « Tu vois, finalement, ça se fait bien un slow même sur cette musique. » Et même s’ils passaient pour deux ovnis sur la piste de danse, Chuck n’en avait absolument pas conscience. Il ne voyait plus qu’elle.
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Jeu 17 Fév - 21:42
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Holly
Sullivan

J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Le regard intense qu’il lui lance alors qu’il parle du bout des lèvres, la cloue quelques secondes sur place et elle s’oblige à détourner brièvement les yeux pour rompre le charme. Non, non, non, il ne faut pas qu’elle se laisse trop aller à ce genre de chose, pas en ce moment, elle en ressortirait encore plus meurtrie après coup.

— Si tu as perdu la notion du temps, j’en conclu que tu passes un bon moment en ma compagnie, lui répond Holly avec un sourire un peu trop fier. Je ne pensais pas que tu serais autant absorbé par ma personne.

La brunette hausse ses sourcils de haut en bas et un grand sourire, signe qu’elle ne se prend absolument pas au sérieux. Miss Sullivan n’a en effet pas une si haute estime de sa personne, au point de croire que le temps à cesser sa course en sa compagnie. Non, ce serait drôlement présomptueux de sa part. Toujours est-il que pendant une minute, la décoratrice d’intérieur se demande ce que ça pourrait donner un cours de tango en compagnie du jeune homme. Sûrement qu’ils ne prendraient pas ça au sérieux, ou alors ils n’arriveraient à rien et s'emmêleraient les pinceaux. Peut-être que la danse de salon leur irait mieux, sans doute moins technique que le tango.

— Oh mais je peux t’apprendre à bouger dans tous les sens, il n’y a pas de problème pour ça, mais pour le tango c’est autre chose. Je suis donc meilleure que Shakira pour bouger dans tous les sens. D’ailleurs, je ne savais pas qu’elle sait danser le tango.

En vérité, elle ne sait pas grand-chose de cette artiste, c’est à peine si elle a déjà vraiment écouté l’une de ses chansons, ce n’est pas trop sa tasse de thé.

— J’ai tenté de nous imaginer prendre des cours de danse et ça ne donne hélas rien de très sérieux. Je pense qu’on devrait prendre des cours d’autre chose.

Est-ce que ça veut dire qu’elle serait réellement partante ? Peut-être ! Mais elle aurait sûrement besoin de connaître Chuck en dehors de l'environnement de la boîte de nuit, dans un lieu plus calme, plus propice à l’échange et sans avoir des grammes d’alcool dans le sang. Est-ce que ça veut dire qu’elle aimerait bien revoir le jeune homme après cette soirée ? Honnêtement, elle n’en sait rien et peut-être bien que ça devrait rester comme ça, juste le temps d’une nuit et rien de plus. Qui sait si une fois la lumière du jour, ça ne casserait pas un peu le charme. Holly sourit ensuite quand il abonde dans son sens au sujet des élans et gestes romantiques, c’est bien de savoir qu’ils restent des hommes romantiques dans ce bas monde. D’autant plus qu’il avait acquiescé avec sérieux, impossible donc qu’il soit d’accord avec elle juste pour lui plaire.

— Non tu n’étais pas bas, je viens de te rencontrer donc tu ne pouvais débuter que neutre. Tu vois en général, je tente de ne pas juger les gens sûr une première impression, parce que cette dernière peut parfois s’avérer erronée. Tu n’as pas encore des sommets mais tu fais ton petit bonhomme de chemin.

Holly tapote doucement ses lèvres du bout de son index, fixant quelques instants son vis-à-vis.

— Et moi alors, je suis ou dans ton estime ?

La jolie brunette penche ensuite la tête sur le côté avant de rire, il veut garder la surprise donc, elle espère juste que ça penche du côté positif. Même si son sourire et son regard pleins d'espièglerie lui font dire qu’elle ne doit pas trop s’alarmer sur ce point. Vient une autre question de Chuck et comme elle ne souhaite pas y répondre, elle avale son verre avant de l’inviter à ce fameux slow. S’il semble vraiment surpris sur le coup, il finit par l'entraîner sur la piste de danse après quelque secondes à atterrir. Le spectacle qu’ils offrent a clairement quelque chose de hors du commun, au milieu des fêtards bougeant dans tous les sens, ils ont l’air ailleurs. Dans leur monde à eux. Clairement pour Holly, dès qu’elle a glissé ses mains contre la nuque de Chuck et lui ses mains dans le bas de son dos. Le temps à pris un autre tempo. La proximité de leur corps à quelque chose de grisant et son regard qui ne la quitte jamais, fait un peu plus battre son petit cœur tout cabossé et fait rougir ses joues. C’est à peine si elle entend ce qu’il lui dit, bien trop absorbé par ses prunelles et les sensations qu’il fait naître en elle. Sensation qu’elle pensait ne plus ressentir un jour.

Holly elle ne contrôle plus grand-chose, c’est son instinct et son désir qui a pris le dessus. Alors que son visage se penche légèrement sur le côté, qu’elle ferme les yeux et que ses lèvres viennent délicatement se poser contre celle du jeune homme. Son âme venant à la rencontre de celle de Chuck, durant ce bref instant suspendu dans le temps.



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Jeu 17 Fév - 22:48
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Chuck Hamilton
J'ai 26 ans et je vis dans les Hamptons, USA. Dans la vie, je suis paumé et je m'en sors très bien grâce à papa et maman. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


« You asked me to dance and I said, dancing is a dangerous game. »
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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Chuck devait se concentrer pour parvenir à rester focalisé sur ce que disait Holly. Oh, il était bien entendu très intéressé par ce qu’elle disait mais le brouhaha ambiant et son taux d’alcoolémie avait tendance à rendre la tâche un peu compliquée. Alors il s’était mis à fixer ses lèvres pour s’aider mais il n’avait pas tarder à se rendre compte que c’était une très mauvaise idée. C’était trop tard. L’idée de gouter ses lèvres lui avait traversé l’esprit et il n’arrivait plus à s’en défaire. Troublé, il avait secoué la tête pour arrêter de fixer cette bouche qui lui donnait tant envie. « Mais de quoi tu parles ? Qui n’est pas absorbé par ta personne ? » L’air surpris de Chuck trahissait à quel point il trouvait saugrenu qu’elle doute de l’effet qu’elle lui faisait. Il ne pouvait pas penser qu’elle n’attire pas les regards, les convoitises. Il n’était décemment pas le seul homme qui se retournait sur son passage et son caractère ne gâchait rien de son charme. « C’est ridicule, tout le monde serait absorbé enfin. » qu’il avait conclut, sans la moindre trace d’amusement sur son visage cette fois. En y réfléchissant, Chuck se demandait si Holly avait seulement conscience de la valeur qu’il avait. Il ne la connaissait pas, c’est vrai, et peut-être qu’il l’idéalisait. Mais son intuition, et Dieu sait qu’il faisait confiance à son ressenti, lui soufflait qu’il n’avait encore rien vu. « Évidemment qu’elle sait danser le tango, elle a même fait une chanson qui s’appelle comme ça et… » Chuck s’arrêta net. Une information capitale venait de remonter à son cerveau. Cette chanson et ce clip de Shakira qu’il avait vu et revu à la télé, c’étaient des souvenirs qui remontaient à ses sept ans. Si leur différence d’âge n’était peut-être pas énorme, Chuck doutait fortement qu’elle n’ait que sept ans à l’époque de la diffusion de cette chanson alors il avait ravalé tout objection. « Va pour les cours d’autre chose. J’ai toujours voulu m’essayer à la poterie et je sais pas pourquoi mais je suis sûr que tu serai divine les mains dans l’argile. » qu’il avait réagit avec bonne humeur pour changer le plus rapidement possible de sujet. Il n’était qu’à moitié sérieux concernant la poterie. Là où il était vraiment sérieux, c’est quand il l’imaginait être splendide les mains pleines d’argile. Pendant un instant, il s’était demandé si elle avait des passions et lesquelles elles étaient. Est-ce qu’elle avait un côté artistique comme lui ? « Je débute neutre. » qu’il avait répété en rigolant. C’était donc tout un programme. Ils avaient balayé rapidement la salle du regard, il avait presque fini par oublier tout ce monde qui les entourait. « T’es haut… Très haut. T’es pas loin des étoiles déjà. » Et il avait rit de plus belle. Il n’allait pas lui mentir. L’appréciation qu’il avait d’elle n’avait jamais été neutre mais il ne se vexait pas que ce ne soit pas réciproque. Ça n’avait pas commencé négativement, c’était déjà ça. Et puis ils s’étaient à nouveau retrouvés sur la piste de danse, Chuck s’était perdu dans leur danse langoureuse. C’était beaucoup d’émotions déjà et, pourtant, il était loin d’être au bout de ses surprises. C’était arrivé au ralenti, comme dans les films. Elle avait d’abord penché un peu la tête sur le côté et puis elle avait fermé les yeux pour se rapprocher… Le sang de Chuck n’avait fait qu’un tour quand il avait compris ses intentions. Il avait fermé les yeux juste à temps pour sentir les lèvres de la brunette sur les siennes. C’était infiniment délicat, totalement surprenant, et incroyablement délicieux. Chuck avait répondu à ce baiser timidement d’abord et, en laissant les secondes s’écouler, il y avait ajouté un peu de passion. « Wow. » qu’il avait dit en s’écartant, il était à court de mots tellement il avait été pris au dépourvu. Jamais il ne s’était imaginé qu’il réussirait à obtenir un baiser ce soir.
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Ven 18 Fév - 16:32
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Holly
Sullivan

J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Minka Kelly
Tant bien que mal, Holly se retient de rire en se mordillant doucement la lèvre inférieure. Est-ce qu’il n’en ferait pas un petit peu trop Chuck ? Elle doute que tout le monde soit absorbé par sa personne, comme il le dit si bien. Et c’est bien normal, le contraire serait aussi étrange qu’un peu effrayant, captiver les gens ne l'intéresse pas , hormis peut-être dans le cadre de son travail. La seule exception à cela, serait avec le prochain homme qui partagera sa vie, si tenté qu’il existe bien sûr. Dans ce cas là, qu’il soit complètement absorbé par sa personne, jusqu’à ce que la mort les sépare, ne la dérangerait pas outre mesure. D’ailleurs, la preuve ultime que tout le monde n’est pas absorbé par sa personne, réside dans la personne de Paul, s’il était si envoûté que ça, il ne serait pas aller voir ailleurs n’est-ce pas ? Toujours est-il que le jeune homme n’a pas l’air de se moquer, il a l’air de vraiment le penser, vu son air choqué. Sa conviction en est d’ailleurs surprenante.

— Peut-être qu’un jour, je t'expliquerai pourquoi ce n’est pas le cas et qu’à part dans une certaine situation ce n’est pas plus mal.

La brunette agite la main comme si elle chassait un insecte, montrant ainsi par ce geste qu’elle ne souhaite pas poursuivre sur ce sujet. Si ça a un côté flatteur, elle sait aussi que poursuivre risque de la plonger dans l’embarras. Ce n’est donc pas plus mal qu’ils en viennent à évoquer Shakira et ses fantastiques mouvements du bassin. Holly écarquillent légèrement les yeux, avant de sourire en découvrant que Chuck en sait autant sur la belle colombienne. Même s’il ne va pas au bout de sa phrase. Étrange.

— Vraiment ?! Tu m’en apprends deux pour le coup, je ne pensais pas que tu serais un fan de Shakira.

Enfin, s’il ne poursuit pas sur carrière de la chanteuse, la brunette est plutôt contente qu’il parle de la poterie, de toute manière tout ce qui touche à l’art elle aime.

— On se refera cette scène culte du film Ghost alors, dit-elle sur le ton de la plaisanterie. Mais enfin tu as visé juste, je dois dire que la poterie c’est le genre d'activité qui me tenterait bien.

A son retour à New-York dans quelques semaines, Miss Sullivan devra très sérieusement penser à envisager d’autres activités. Après tout, pour un nouveau départ réussi, autant s’essayer à de nouvelles choses et la poterie est déjà sur sa liste. En tout cas, Chuck ça a l’air d’être le genre de jeune homme qui se contente de peu, comme là, alors qu’elle vient de lui dire qu’il a débuté neutre dans son estime. Mais qu’il continue de grimper, c’est important de le souligner. Et elle rit aussi, quand elle découvre à quel point elle se trouve haut dans la sienne, trop haut pour une première rencontre selon elle.

— Pas loin des étoiles ? Waouh, fais gaffe, je n’ai pas spécialement envie de quitter la stratosphère.

L’improbable duo se retrouve à nouveau sur la piste de danse, mais pour un slow et c’est sans doute l’ambiance, leur proximité, les rires et mots échangés, peut-être aussi un peu à cause de l’alcool. Mais Holly en vient à embrasser Chuck, baiser qu’il partage avec elle, faisant vriller un peu plus le cœur de la brunette. Ça avait été agréable et tout doux. Se reculant pour lui offrir un sourire, la décoratrice se sent soudainement mal, comme si les papillons qu’elle avait dans l'estomac étaient soudainement ivre. Elle connaît bien cette sensation, c’est celle qui précède l’évacuation imminente du surplus d’alcool ingurgité. Miss Sullivan s'éclipse rapidement en direction de la sortie et une fois à l’extérieur, elle a encore le temps de tituber, pour vomir derrière une poubelle. Super sexy.

Il lui faut bien cinq longues minutes pour vider le contenu de son estomac, cinq minutes qui la font suer à grosses gouttes et qui lui font dire qu’elle ne va pas reboire de si tôt. Se posant ensuite ensuite contre un mur, pour reprendre son souffle et ses esprits, la brunette semble avoir cuver d’un coup et se met à culpabiliser de ce qu’il s’est passé avec Chuck. Parce que ça ne lui ressemble pas de se laisser aller de la sorte, surtout en boite de nuit, surtout avec un jeune inconnu. Sa séparation lui fait parfois faire n’importe quoi et il va être grand temps qu’elle se reprenne, ce petit manège ne peut plus durer. Inspirant une grande goulée d’air frais, Holly s’empare de son smartphone pour appeler un Uber et en profite pour prévenir ses amies de son départ. Même si elles doivent être occupées à autre chose. Mécaniquement, elle rejoint le vestiaire pour récupérer le reste de ses affaires et saute dans un taxi qui la ramène chez elle. Avalant une aspirine, Holly s’effondre dans son lit espérant ne plus jamais penser à cette soirée.

Il y a de toute façon peu de chance qu’elle recroise Chuck. N’est-ce pas ?



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Chuck Hamilton n’a jamais su quoi faire de sa vie. Il a tenté de faire des études, il les a abandonnées. Il a tenté d’avoir un boulot, il a démissionné. Il a fait un tour du monde, il est rentré à mi-parcours. Et il est de retour chez ses parents, tout penaud, les poches vides. Heureusement, les parents Hamilton sont patients avec lui. Faut dire qu’ils l’aiment beaucoup leur petit dernier et que c’est toujours un plaisir de l’avoir à la maison pour le traiter comme un petit garçon. C’est pas un mauvais bougre mais ce traitement de faveur l’agace. Il se sent privilégié sans jamais l’avoir mérité, il n’a jamais eu le sentiment de s’accomplir en tant qu’homme. Plutôt réservé, Chuck cache en réalité un vrai talent pour l’écriture. Il couche sur le papier régulièrement ce qu’il ressent sous forme de poèmes et même de nouvelles. S’il croyait en lui, il se lancerait dans un roman mais, le problème, c’est que Chuck n’a jamais cru en lui. Il ne se déplace presque jamais sans son appareil photo, qu’il utilise avec brio pour capturer des moments de la vie. Il est gâté dans la vie, Chuck, il le sait, mais il ne sait pas comment en profiter. Alors il brule tout par les deux bouts et ça lui vaut des grosses sessions de déprime qu’il exorcise en faisant la fête. De temps en temps, il lui arrive de se poser dans une relation amoureuse mais ça ne dure jamais bien longtemps. Il est d’une douceur folle et d’une grande tendresse quand ce n’est pas gâché par son impulsivité.
Chuck était emballé, sûrement trop. Faute à la jeunesse ? Non, c’était probablement plus l’alcool qu’il fallait blâmer. Mais à la décharge du jeune homme, il n’avait jamais rien ressenti de tel. Pas au premier regard en tout cas. Il avait de suite été intéressé, curieux. Depuis qu’il avait commencé à parler avec elle, cette curiosité ne faisait que se renforcer. Oh, il aurait aimé voir à travers elle, tout savoir, mais le temps qui leur était imparti était sans doute trop court pour ça. Mais elle parlait avec tant de mystère… Peut-être qu’il lui expliquerait un jour ? Oh oui, Chuck y comptait. Il voulait qu’elle lui explique tout. Il ne fit en attendant aucun commentaire. Elle ne tenait pas à se dévoiler et il le respectait bien qu’il mourrait littéralement d’envie de savoir. « Fan, euh… Non. Elle était juste à la radio tout le temps. » qu’il avait concédé avec un petit sourire. Il était de franche bonne humeur et rien ne pouvait venir ternir sa gaieté. « J’y compte bien. » qu’il avait dit en rigolant à son tour quand elle avait fait allusion au film Ghost. Il avait visé juste et il était plutôt fier. Une amatrice d’art, peut-être ? Il l’était aussi mais… Il était bien incapable d’en faire mention. Il n’était pas assez sûr de lui, trop secret sur ce qu’il faisait. A vrai dire, il n’y avait que ses parents pour acclamer tout ce qu’il faisait. « Je te rattraperais. » qu’il avait glissé pas loin de son oreille alors qu’elle lui confiait ne pas vouloir quitter la stratosphère. Tout se déroulait parfaitement bien. Chuck aurait juré que l’alchimie entre eux était bien réelle. C’était sans doute ce qui expliquait qu’elle l’ait embrassé. Ce qu’il n’expliquait pas du tout en revanche, c’était sa fuite juste après. Elle était partie. Il avait à peine eu le temps de se remettre des émotions de ce baiser qu’elle était déjà partie. Il était resté seul sur la piste de danse, éberlué. C’étaient les montagnes russes. Il avait cru planer si haut… La chute était rude. Après quelques minutes sans réagir, il avait bien tenté de la retrouver mais elle n’était nulle part. Un seul baiser seulement et il avait réussi à la faire fuir. Il avait passé le reste de la soirée à se mettre aussi minable que possible et il était rentré décuver chez lui.

Et quand il avait eu les idées claires de nouveau, il avait régulièrement pensé à elle. Holly. Comment est-ce qu’il pourrait la retrouver ? Etait-ce seulement une bonne idée de la retrouver ? Elle avait été plutôt claire : s’il avait trouvé leur baiser exceptionnel, elle en avait été dégoutée. Qu’est-ce qui justifiait ce soudain départ sinon ? Oui, Chuck s’était régulièrement torturé les méninges en pensant à elle. Mais la vie avait repris son cours. Il zonait chez ses parents sans réel but, il dormait jusqu’à pas d’heure, bref… Il se laissait vivre. « La voisine vient déjeuner chez nous demain midi. Ce serait bien que tu te joignes à nous. » que sa mère lui avait glissé un matin. Alors que Chuck ne se voyait que comme une énorme déception ambulante, sa mère continuait à vouloir le présenter à tout le monde. « Ok, m’man. Je verrais. » qu’il avait machinalement répondu, absolument pas emballé par cette idée de déjeuner avec la voisine. Qu’est-ce qu’il en avait à faire de la voisine, lui ? Pourtant, et seulement pour faire plaisir à sa mère, il avait fait l’effort d’être présentable ce jour-là pour être présent au moins le temps du repas. Il était encore dans sa chambre quand ça avait sonné et il avait mis quelques minutes à descendre. Il s’était littéralement figé dans les escaliers quand il avait entendu cette voix si particulière qui émanait de l’entrée. Est-ce que… ? Il était mortifié. Il l’aurait reconnue entre mille autres. Non. Tout sauf ça. Il avait regardé les portraits de son frère et lui enfants qui étaient accrochés partout dans la descente d’escalier. Il y en avait partout. Dans l’entrée, dans le salon, dans la cuisine… Son sang n’avait fait qu’un tour. Il pouvait encore fuir… S’il avait voulu la revoir, c’était certainement pas dans ce contexte-là. Il était rapidement remonté dans sa chambre pour s’inspecter dans le miroir. Evidemment, rien n’allait. Il allait se jeter par la fenêtre pour fuir cette maison mais… Si c’était la voisine, ce n’était pas que de retarder l’échéance que de fuir ? Il soupira en se rendant compte que si. La mort dans l’âme, le regard fuyant, il était descendu pour rejoindre le reste de la maisonnée. « Ah voilà notre dernier, Chuck ! » Le coeur de Chuck s’était serré, il n’avait pas besoin de croiser le regard de Holly pour savoir qu’elle était dans la pièce. Il avait timidement levé la main pour les saluer, rougissant à vue d’oeil. « Son frère ne vit plus ici depuis longtemps mais Chuck, c’est un artiste alors, vous savez… Des hauts, des bas ! » qu’elle s’était exclamé dans une parfaite complaisance alors que Chuck se sentait mourir sur place. Ça y est, c’était parti… L’humiliation suprême.  
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J'ai 36 ans et je vis à dans les Hamptons pour le moment, Long Island, New-York. Dans la vie, je suis décoratrice d’intérieur et je m'en sors vraiment très bien, même si je suis en pause pour le moment. Sinon grâce à ma malchance je suis divorcée et je le vis très mal, je ne parvins pas à faire le deuil de vingt ans de relation..

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Après son divorce, Holly décide d'aller se ressourcer dans les Hamptons afin de faire le point sur sa vie, mais aussi de tenter de faire le deuil de sa relation de presque vingt ans avec Paul. Celui qui est devenu il y a quelques mois son ex-mari.

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Quelques jours étaient passés depuis cette soirée dans une boîte de nuit et au grand jour, la honte avait été particulièrement virulente pour Holly. L’embarras mais aussi la culpabilité d’avoir la sensation de peut-être bien avoir profité de la fascination d’un jeune homme pour elle. La brunette avait bien sûr tenté de se rappeler des détails, mais quand elle pensait à cette nuit, c’était comme essayer de se remémorer les bribes d’un souvenir rêve flou, mais pourtant si réel. Alors oui, elle avait pensé à Chuck, mais pas pour le désir qu’il avait suscité chez elle, pas pour le bien-être dans lequel il l’avait plongé, pas pour ce bon moment passé avec lui malgré le surplus d’alcool. Et surtout, surtout pas pour le baiser qu’ils avaient échangés. Non. Elle se l’était tout bonnement interdit. De sorte que les seules pensées qu’elle avait eu pour lui, c’était l’envie de s’excuser de ne pas s’être montré plus sérieuse avec lui et moins engageante. Mais comme elle ne le reverrait sans doute jamais, la jolie brunette resterait un temps avec ses regrets, qu’elle finirait par enterrer.

La vie avait repris son cours et Holly reprenait doucement mais sûrement la sienne en main. Déjà et pour commencer, elle avait repris le yoga, activité qui lui avait beaucoup manqué et qui lui faisait un bien fou. Dommage qu’elle ait arrêté après que Paul lui ait demandé le divorce, ça l’aurait sûrement bien aidé. Ensuite, elle avait pris la décision de vendre cette maison dans les Hamptons, trop de souvenirs de son couple vivaient entre ses murs et globalement, la demeure est bien trop grande pour elle. De sorte qu’avant de la mettre sur le marché, elle allait lui redonner un petit coup de fraîcheur, elle n’est pas décoratrice d’intérieur pour rien. Ensuite, elle allait adopter un chien ou un chien. C'est quelque chose qu’elle avait toujours voulu faire, mais comme son ex-mari était allergique au poil, l’occasion ne s’était jamais présentée. Et dernière chose, la brunette avait trouvé un cours de poterie dans le coin et elle n’avait plus qu’à s’inscrire. Des beaux projets, qu’elle compte très vite mettre en application.

Un matin, alors qu’elle revenait de son jogging, elle avait croisé sa voisine, Mme Hamilton, une femme charmante et avec toujours un mot gentil pour chacun. Cette dernière était ravie de revoir Holly et d’avoir pu la croiser, au point qu’elle l’invita à déjeuner le midi suivant. Ce que la brunette accepta avec joie. Ça aussi c’était important, renouer doucement avec les gens, elle ne pouvait pas jouer éternellement à l’ermite. Ne voulant pas venir les mains vides, la décoratrice d’intérieur avait passé le reste de son après-midi et de son début de soirée à peindre quelques aquarelles, qu’elle comptait encadré une fois sec. C’est donc les bras chargés de ses tableaux et d’une bouteille de vin, que la belle brune s'était rendue dans la jolie maison d’en face. Sans se douter de qui elle y trouverait.

— Bonjour, Mr et Mme Hamilton, avait t-elle dit une fois la porte ouverte. Encore merci pour votre invitation.
— Oh bonjour Holly et ce n’est rien voyons, ça nous fait plaisir, lui avait répondu Hamilton père. Et appelez nous Franck et Lydia voyons, pas besoin d’être si formel.

Hochant la tête tout en souriant, Holly pénètre à l’intérieur de la maison avant qu’on ne la débarrasse et qu’elle se retrouve dans l’immense salon donnant ses quelques présents sous les yeux surpris de Franck.

— Je ne voulais pas venir les mains vides, explique la jolie brune. Le contraire aurait été très impoli.
— Il devrait y avoir plus d’invités comme vous, commente le patriarche non sans amusement.

Alors que la décoratrice d’intérieur le regarde déballer soigneusement ses tableaux, Holly se fige en entendant la mère de famille lui présenter son petit dernier. Le prénom qui résonne dans sa tête comme un caillou faisant des ricochets. Chuck. Chuck. Chuck. Chuck. Le souvenir de la soirée dans la boîte de nuit lui revient en mémoire comme la plus violente des gifles, alors qu’elle se tourne doucement vers le jeune homme.

— Bonjour, Chuck, lui dit-elle d’une voix terriblement neutre.

Une terrible envie de prendre ses jambes à son cou pour fuir cette situation des enfers se fait sentir, mais Holly se fait violence et esquisse un sourire. Elle doit rester na-tu-re-lle. Cependant, quelque chose la chiffonne dans le comportement de Chuck, c’est sa timidité, les rougeurs sur ses joues et le fait qu’il ne l’ait pour ainsi dire pas regarder. Il est loin du jeune homme de ses souvenirs. La brunette fronce brièvement les sourcils, avant de reporter ses billes noisettes sur la mère de famille.

— Un artiste vraiment ? Quel genre d’artiste ?

Pour le coup, elle est sincèrement curieuse de savoir ce qu’il en est. Le regard des trois adultes est donc rivé sur le plus jeune, ils attendent une réponse de sa part. Réponse qui ne vient pas, alors que de longues secondes passent et que le visage de Chuck se fait plus rouge que jamais.



Les aquarelles:


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