Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Shattered Memories - feat Lo'

Pyramid Rouge
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Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
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Pyramid Rouge
Dim 9 Jan - 16:41
81R2L4J5fDL.jpgMise en Situation



-Automne 1948- Brookhaven Asylum Royaume Uni-
Plongez au cœur d'un asile loin des villes et loin des mœurs de l'époque. Patient et simple marginaux d'époques se confondent et tisse des liens en dansant aux bord du gouffre de la folie environnante. Sur ce chaos sans nom règne en seul maître le docteur Grant. Grand, froid et massive il régit cet endroit avec calme et sourire confiant. Seulement au milieu de tout ce monde entre réalité et rêve se profil de plus funeste dessein encore que l'expérimentation de traitement contre la folie.
Dans cet enfer se débattent de nombreuse âmes mais chacune d'entres elles finissent par disparaître sauf une: Lena Morland.
Camille Engelmhann poussé en ce lieux par ses supérieurs  sera t-il assez rusé pour découvrir tous les secrets que renferme cet asile ?


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Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Dim 23 Jan - 14:05
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Camille

Engelmhann

J'ai  27 ans et je vis à Shepherd Glen.Dans la vie, je suis interne en psychiatrie  et j’aspire à l’évolution des traitements psychiatriques. Sinon,  grâce  à mon caractère doux , je suis en concubinage avec Aimée Graston  .


Camille aime : le café très sucré, le thé non sucré, faire des choses nouvelles, se balader, lire et  les reptiles
Il déteste : l’orage, le surnaturel, que la couture de ses chaussettes soit sous  ses ongles dans ses chaussures, la maltraitance, la violence

Atalienart
Londres- 1948~
Les doigts  tremblant, crispé sur sa feuille couverte de note et d’écriture aux traits d’arabesques il regarde d’un air inquiet son jury.  Au milieu de cet amphithéâtre de médecine il est seul face dos à un tableau de graphite ou la craie à crissé croquis calcul et schéma. Rien que l’architecture de la pièce semble l’engloutir ou bien savoir qu’il est à sa merci. En face de lui quatre hommes se tiennent là aussi droit que la justice. Deux d’entre eux on la barbe grise taillé avec soin, les deux autres sont un peu plus jeune si on en considère la seul couleur franche de leur pilosité. Entrer ici avec autant de culot que Camille en présentant léger comme un elfe un projet de soin des plus progressiste, il se sentait soudain tout petit. Comme si depuis toute ses années qu’il travaillait d’arrache-pieds à construire ce projet qui paraîtrait impossible à celui qui ne veux pas voir ni écouter, il courrait et que maintenant qu’il l’avait exposé il s’était arrêté. Et la réalité frappait de plein fouet tout son projet alors que  l’un des directeur de thèse souriait en coin. Restant là debout face à eux il baisse un peu les yeux ayant eu du mal à s’ouvrir tant a eux.
Effectivement c’était avec passion que Camille s’était efforcé de présenter son projet. Lui qui était si timorée timide et un peu renfermé s’était ouvert comme une belle de nuit après 17 heures.
Faire des asiles tortueux et punitifs d’aujourd’hui, des lieux sain de processus de guérison pour les patients de demain.
Le jury se regardant une dernière fois comme pour confirmer le choix de la sauce à laquelle il mangerait le jeune homme prometteur mais trop rêveur et il tranchèrent.

***
En poussant la porte de chez lui il la referme derrière lui comme un bagnard condamné à mourir demain. Immédiatement une belle jeune femme à la chevelure blond de vénus et aux dents en avant saute à son coup. Souriant un peu il en lâche son sac ou toutes ses feuilles se mélange en un bazar représentatif de la confusion du jeune homme.

-Alors, comment ça s’est passé ? Tu as été accepté pour l’internat ? Tu as eu Stillwater comme tu voulais ?

Son regard brun plongé dans le siens démontrait sans artifices toute l’inquiétude qu’elle éprouvait pour lui. Retirant son manteau et ses chaussures il s’avance un peu en regardant sa belle.

-Ils m’envoient à Brookhaven près de Shepherd Glen.  

Réplique t-il avec un air malheureux, savant très bien qu’il s’agissait d’un piège.

-Oh mais c’est génial ! Ta thèse à été accepté alors ?!

Il repensait à l’entretien avec le jury des courbures dans l’estomac.

***
« Votre thèse, aussi progressiste et innovatrice soit-elle n’est cependant pas le moins du monde applicable...  »
Avait déclaré le grand médecin en psychiatrie de l’assemblé.

« -Eh bien sauf votre respect, elle l’est, nous devrions simplement être plus clément et plus encore indulgent sur les progrès des patients !  »

« Foutaise !  »

Heureusement ou peut-être que non, le directeur de l’école de médecine George Dammels pris la parole l’air confiant, l’air dur et serein.

« -Sir Duval, s’il vous plait. Si ce jeune homme est aussi sûr de lui nous ne devrions pas le restreindre. Néanmoins, Stillwater est un établissement déjà calme en proie à un certains progrès si l’on compare les traitements donné aux patients avec des établissement plus éloignés. Ce serait chose aisé de confirmer la possibilité de votre thèse la bas. »

Soupirant il regardait Camille avec insistance le cherchant dans ses yeux. Il voulait voir jusqu’où sa détermination pourrait aller.

« -Qu’on se le dise mon cher Engelmhann votre thèse est bien trop progressiste pour notre époque selon les dogmes qu’il nous est demandé de respecter, votre thèse ne devrait pas être reçue. Il fit une pause avant de reprendre Cependant, votre travail est complet et cela faisait bien longtemps que je n’avait pas vu un étudiant aussi sûr de lui et culotté. Je décide alors si le jury l’accepte de mettre en suspend la validation de votre thèse et de vous envoyer confirmer sa possibilité à l’établissement Brookhaven, voisin à la ville de Shepherd Glen au nord de Londres.  »

***
Son estomac gargouillait alors qu’il se souvenais de la voix de celui qui avait tranché. Le jury avait accepté et c’est a Brookhaven l’un de plus sombre asile en proie à des affaires de disparition qu’il devrait prouver la véracité de la tangibilité de sa thèse. Il avait un an. Aimée le bouscula un peu gentiment car il avait l’air dans la lune.

-Bha alors, ils t’ont cogné la tête ou quoi ? Ça fait 5 minutes que tu avais l’air mort à l’intérieur.

Il sourit un peu en se frottant le bras venant prendre sa main pour enfin lui répondre. *

- Cet asile relève plusieurs disparitions étrange que la police à étouffé car il ne s’agit que de rebut de la société pour eux… Seulement ce sont des gens… Et tout le monde s’en fiche. Le directeur m’as piégé en m’envoyant la bas Aimée, ils savent que la bas ma thèse va tomber à l’eau… Ils ne veulent prendre aucun risques...

Il s’imaginait déjà devoir regarder et même faire du mal a de pauvres gens terrifiée et gelés. Soupirant Aimée pris sa main d’un air un peu conquérant.

-Je fais ma valise tout de suite Camille. Je suis sûre que tu vas y arriver et je te soutiendrais !

-Mais Aimée et tes parents ? Ton père ?  Je les imagines mal te laisser partir de Londres avec moi...

Elle était déjà en train de préparer ses affaires.

- Depuis que je suis toute petite j’entends mon père dire que je ne suis pas belle à cause de mes dents. Il n’a réussi à obtenir aucun arrangement intéressant pour son entreprise par le mariage pour cette raison… Même si il ne t’apprécie guère tu veux devenir Médecin et c’est un métier noble, alors il me laissera tranquille. Et puis même si je m’en fiche que tu soit médecin ou pas Camille, c’est toi que j’aime et tu as envie de réussir alors je vais t’y  aider !  

La regardant avoir déclamé cela sans une larme il souriait et l’accompagnait dans sa préparation tout a coup pleins d’énergie.

Lo
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Lo
Dim 13 Mar - 21:20
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Lena Morland

J'ai 24 ans et je suis pensionnaire du Brookhaven Asylum, Royaume-Uni. J'y suis internée depuis l'enfance et je m'en sors relativement bien. Sinon, en raison de mon état d'esprit et ma condition, je suis célibataire et je le vis sans vraiment m'en soucier.


Shattered Memories - feat Lo' 13c5e910


Lena aime : (Peu de choses) Passer un doigt sur la couverture d'un livre pour en découvrir le relief, sortir dans le jardin après le déjeuner par temps ensoleillé, ressentir la caresse du soleil sur sa peau, piquer leurs stylos aux infirmiers à leur insu et se ravir du stress causé, le silence lorsqu’il dure plus d’une minute.

Elle déteste : (Beaucoup de choses) Que ses cheveux soient détachées et entre-mêlés, la crasse sous ses ongles, perdre la notion du temps, s’entendre respirer, les petits pois, les contacts physiques, tenir des conversations avec les patients et le personnel, être attachée dans la salle blanche, le pendule du Dr Grant, le Dr Grant, tout le monde en fait, l’odeur pestilentiels des couloirs le matin, les bains froids imposés lorsqu’elle perd pied, le néon des lumières, les cris, les rires, les pleurs. Le silence, s’il perdure trop longtemps.

Troubles présumés :
Trouble dissociatif de l’identité
Psychoses répétées et névroses




Chanson thème (Lena)

Artiste : Cameron Mark


(♪)
Dans la nuit noire, les ombres s’élèvent. Se guidant de sa seule source de lumière, un bougeoir tendu droitement vers l’avant, l’enfant descend les escaliers en bois de chêne sur la pointe des pieds. Sur son passage se referme les ténèbres et avec elles, les regards sévères des portraits accrochés aux murs.

Lenaa…
Lenaa...
Lenaa...

L’enfant entend, mais n’écoute pas. Ce ne sont que les voix dans sa tête comme le disait si bien sa mère. Pourtant les voix sont insistantes et leurs chuchotements mènent à un bourdonnement sourd et confus.

Lenaa…
Lenaa...
Lenaa...

Afin de chasser les murmures qui l'interpellent et se donner du courage, l’enfant perce le silence d’une mélodie aux notes mélancoliques de sa voix enfantine.

« ♪ Dear friends from the other side,

Would you keep my heart in this underworld,
if I buried it under the tree of our ancestors?

Dear friends from the other side,

Let me ask of you a piece of yours,
Promise me that you will spare my soul,

That the day I’ll return in the world below,
I will find my way back to the weeping willow. ♪ »


Lenaaaa…
Lenaaaa...
Lenaaaa...

L’enfant prend l’aile gauche du manoir, pourtant défendu d’accès et elle le sait. D’où son exploration à cette heure tardive de la nuit. Il s’y trouve là une porte aussi spéciale que la pièce qu’elle renferme et dans celle-ci, un passage vers un autre monde tel que décrit dans les histoires de son père. « Notre héritage… » disait-il. Et au bout de quelques pas, elle est là devant elle, la porte qui y mène luisant sous la flamme de sa bougie de par son bois couleur ébène. La gamine s’émerveille un instant devant l’étrange architecture qui l’encadre. Serpente autour de celle-ci, des arabesques où l’entrelacements de feuillages présentent le blason de sa famille. Elle le reconnaîtrait entre mille, la gentille Madame Audrie le lui a appris à en faire le tracé l’autre jour. Fière de sa trouvaille, il lui tarde de découvrir les secrets qu’elle renferme de l’autre côté alors qu’elle pose une main sur la poignée. Et pour se donner du courage, l’enfant chante de plus bel : « ♪ Dear friends from the other side… ♪ »

— Lena…

Mais tout juste lorsqu’elle s’apprête à percer le mystère de cette porte, les murmures qui l’interpellent sont devenus une seule voix claire et distincte qui s’élève derrière elle. L’enfant blêmis et n’ose se retourner de peur de constater qu’il s’y trouverait là quelqu’un. La gamine sursaute de frayeur lorsqu'elle virevolte sur elle-même, distinguant devant elle une silhouette de sa taille. Elle soupire de soulagement lorsqu’elle réalise que ce n'est qu’un miroir devant elle accroché au mur où elle y aperçoit vaguement son reflet. Pourtant la voix provient de là, elle en est certaine. Alors elle s’approche, tend devant elle son bougeoir et lorsqu’elle y découvre son image, elle reconnaît là d’abord ses yeux, mais ses cheveux sont courts et d’or. Elle réalise alors avec stupeur que ce n’est pas une petite fille qui porte ses traits devant elle, mais un garçon de son âge qui l’observe. Terrifiée de cette vision, elle lâche un cri strident tandis que l’usurpateur de son reflet souffle sur la flamme de sa bougie.


Brookhaven - 1948
Le froid se fait mordant ces jours-ci, et celui-ci ne tardera pas à chasser les dernières feuilles suspendues à la cime des arbres. Outre la froideur qui règne à l’asile en cette période de l’année, particulièrement dans les chambres des pensionnaires de Brookhaven les plus infortunés et mal isolées, c’est toutefois un mauvais rêve qui aura causé le réveil brutal de Lena ce matin-là. Assise sur le rebord de son lit, celle-ci a le souffle saccadé et le cœur battant à tout rompre. Cette nuit, son esprit torturé l’a de nouveau confronté à cet étrange personnage qui la hante en rêve et parfois jusque dans la réalité. Jamais la précision de son visage ne lui était apparue aussi clairement jusqu’à ce jour cependant, même une fois éveillé. Elle revoit encore ses traits, mais surtout ses yeux. La ressemblance lui en est troublante. Qui est-il, cet enfant aux cheveux blonds qui lui est aussi inconnu qu’il lui est familier ? C’est alors qu’une mélodie lui revient en mémoire, mais les paroles lui échappent. Elle tente de la chantonner pour ne pas l’oublier de sa voix frêle et encore rouillée du réveil mais sa voix finit par se briser. Elle passe une main dans ses cheveux poisseux qui lui collent aux tempes tandis qu’elle tente de se souvenir. « Qui es tu ? » murmure Lena dans un souffle, pour qui se souvenir n’a jamais été un exercice aisé. Naguère, Lena perdit jusqu'au plus infime souvenir qui soit de sa mémoire. Une partie d’elle-même, envolée. - Non, effacée - Tout ce qu’elle retient à ce jour, ce sont les accusations qui l'incombent et qui la tiennent responsable de la mort de sa famille. Famille dont elle ne se souvient d’ailleurs nullement des visages. Lena est toutefois accoutumée à ce que l’on parle d’elle telle une abjection, que l’on crache dans son dos, que l’on répudie son nom. La presse s’en était donné à cœur joie à l’époque. Son nom avait fait les grands titres pour un temps. Une enfant impliquée dans la mort de ses propres parents avait de quoi ébranler les mœurs de l’époque. Et ses actions à l’asile pouvaient certes donner raison. Poussée à quelques extrêmes, il lui était arrivé de s’élancer dans la masse de patients et de provoquer la pagaille. Dans ses sauvageries les plus furieuses, de casser la dentition d’un malheureux et même d’extraire de son orbite l'œil à celui qui un jour avait décidé de provoquer sa fureur. Certes, elle était un danger pour les autres et pour elle-même. Elle en avait conscience et y travaillait avec le Dr Grant. Certaines de ses pulsions sont incontrôlées, presque animales. Mais si vous lui demandez, elle vous répondrait qu’à sons sens elles lui sont dictées par une force supérieure qui lui intime de laisser exploser sa colère qui se déferle sur quiconque prononce ce simple mot : responsable. Que vous l’eu traité de cinglé, de putain, de trainée, pas un seul de ces mots ne lui traverserai l’âme. Pourtant, malgré l’amnésie qui la frappe et qui s’étend au-delà même des circonstances obscures autour de la tragédie dans laquelle périt sa famille 16 ans plus tôt, un mot l’a fait sans cesse tressaillir : responsable. Et ce n’est pas pour sa défense qu’elle y répond chaque fois de son impétuosité, mais plutôt parce qu’il s’agit là de l’unique chose qui provoque en elle l’angoisse et le doute. C’est là l’unique chose dont Lena se trouve chaque fois dans l’incapacité d’en démentir, hantée par la prospective qu’il est tout à fait plausible qu’elle en fût la cause. Car tout au fond d’elle, elle le sent Lena, que le meurtre n’est pas chose étrangère à sa nature. Et parfois, ça l' effraie elle-même ce qu'elle se sent capable de faire.

— Déjà debout Lena ?

La jeune patiente qui s’était perdue dans ses pensées n’avait pas entendue le cliquetis du verrou de sa porte de chambre s’ouvrir et l’infirmier qui se tient dans l’encadrement de celle-ci semble s’impatienter. Lena acquiesce d’un simple hochement de la tête et se lève. À la première heure de la matinée, les infirmiers et infirmières de Brookhaven démarrent la journée en libérant les pensionnaires de leur chambre. Tous se réunissent dans la salle à manger pour y prendre le petit déjeuner avant de laisser les patients dans la salle commune pour quelques heures. Durant ce temps où folie de toute sorte se croise, ils leur est permis de parler entre eux, bien que la plupart des pensionnaires se suffisent parfois à tenir des conversations avec eux-même. Dans cette salle où le vacarme et le désordre règnent, Lena entre la dernière et est surprise de constater là une absence. Elle se retourne alors pour s’adresser à l'infirmière qui a refermé les portes derrière elle.

— Où est Diane ?
— Oh… Tu ne savais pas ? Madame Clarks a fait son temps parmi nous. Elle est sortie hier.

Lena réprime une grimace, agacée, puis se dirige vers une petite étagère sur laquelle se trouve les quelques tristes livres qui constituent la bibliothèque de l’asile. Madame Clarks était l’une des plus vieilles pensionnaires de l’établissement, surtout connue pour être malcommode et hurler à la lune au plein milieu de votre cycle de sommeil. Elle ne se ferait regretter de personne, pas même de Lena. Ce n’est pas son absence en soi qui agaçait la brune, mais la crainte de la savoir partie avec sa seule possession que Lena convoitait secrètement. Un petit ouvrage qu’en huit ans d’internement, Lena n’avait jamais vu auparavant. Cette patiente était arrivée à l’asile avec ce livre que Lena avait tout de suite remarqué, attirée par l’ornement dorée de sa couverture et de son titre qui lui était jusqu’alors inconnu. Et tandis qu’elle laisse son doigts parcourir le relief du dos de tous ces livres dont elle pourrait vous en faire le récit par cœur, son geste se suspend soudain dans le vide. Lena se fige, déconcertée d’y trouver là un nouvel ouvrage que pourtant elle reconnaît en un coup d'œil. Alice's Adventures in Wonderland de Madame Clarks. Elle en est certaine. Après un moment d’hésitation, Lena s’en empare et fait défiler les pages sous ses yeux avant de revenir à la première page qui lui confirme que l’ouvrage est bien celui de la pensionnaire : sa page titre est signée à la plume d’une écriture soignée du nom de Diane Clarks. Lena pourrait s’attarder plus longuement sur ce mystère, mais le désir brûlant de plutôt se lancer dans la lecture de cet ouvrage si longtemps convoité éclipse le reste. Dans son excitation infantile, que le bien de Madame Clarks se retrouve désormais avec ceux de l’asile lui passe par-dessus la tête. Elle l’emporte donc avec elle, caché sous son bras et assise dans son coin de la pièce, Lena, le sourire aux lèvres, se retient pour ne pas dévorer l’ouvrage de Lewis Carroll en quelques heures seulement.
Pyramid Rouge
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Lun 18 Juil - 16:00
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Camille

Engelmhann

J'ai  27 ans et je vis à Shepherd Glen.Dans la vie, je suis interne en psychiatrie  et j’aspire à l’évolution des traitements psychiatriques. Sinon,  grâce  à mon caractère doux , je suis en concubinage avec Aimée Graston  .


Camille aime : le café très sucré, le thé non sucré, faire des choses nouvelles, se balader, lire et  les reptiles
Il déteste : l’orage, le surnaturel, que la couture de ses chaussettes soit sous  ses ongles dans ses chaussures, la maltraitance, la violence

Atalienart
Pendant presque tout le voyage, Aimée avait dormi sur le siège passager à sa gauche. En regardant l’horizon tout pensif, les doigts agrippés au vieux volant de la voiture d’Aimée tout était gris. L’eau sur l’asphalte déformé de la ville devenant campagne ouvrait des sillages permettant aux roues d’agripper un  peu plus le sol, ainsi comme un fantôme se déplaçant dans la bruime la voiture roulait. Les bâtiments peu à peu se transformait en arbres grimaçant un peu avec le poids des gouttes d’eau qui ne cessait de les fouettait sans discontinuer. Le ciel gris comme la route n’annonçait rien de bien bon mais de nature optimiste Camille tentait de voir le positif. Quelque part heureusement qu’il était affecté à Brookhaven. La bas peut-être pourrait-il soulagé quelques âmes en souffrance perpétuel. Malgré tout la limite pour ne pas tomber dans le complexe du sauveur était fine comme la chaussée d’une falaise au bord d’océan.
En arrivant au village, la première chose qui frappa Camille c’était l’immensité des terrains imbibé d’eau que parcourait les moutons de la région. Au milieu de la pluie ces bêtes ressemblait a des cauchemar pour un œil non avertie.

Trempés ils finirent par atteindre la fermette de location qu’avait trouvé le père d’Aimée au cœur de Shepherd Glen. Il s’agissait d’une petite ville de campagne anglaise comme il y en a tant dans les pâturages verdoyant. Dans les rues à l’arrivé de la voiture aucun habitant ne semblait bienveillant et bien pensant. Tous tirait une affreuse mine d’où Camille réussi a observer de la peur… Aimée se réveilla alors et se frotta un peu les yeux avant d’observer tout cela et d’y mettre son petit grain de sel comme elle en avait l’habitude. Cela arrachait toujours à Camille un petit sourire.

Une fois installé les choses allèrent vite et si on lui demandait l’étudiant serait incapable de dire comment s’était réellement passé cette soirée. A vrai dire mentalement il se préparait a se confronter à une dure réalité bien autre que le bonheur qu’il pouvait partager humblement avec sa future fiancée. Doucement détaché de sa vie il aimait son Aimée car même lorsqu’il était comme ça, elle l’acceptait ne  s’ennuyait  pas et souriait toujours avec ses petites dents en avant. Deux faces d’une même pièce disait la mère de la fiancé future.

La nuit toutes les ombres les plus inoffensive devenait dans l’agressivité des ténèbres presque offensive… C’était dingue ce  que l’obscurité avait  comme effet sur notre esprit. Les yeux fixés sur le plafond, en quelques battements de cils lui paraissait-il la nuit avait passé ; laissant place à une demi lumière a peine plus chaleureuse que la nuit. La pluie s’était abattu toute la nuit durant et ce n’est que ce matin qu’elle pris une pause. Se redressant le jeune homme avait l’air de ne rien ressentir, ni excitation, ni joie, ni peur, ni haine, rien. Juste rien qu’un assentiment sans fin. Se préparant  il ne savait plus trop quoi prendre ou ne pas prendre. Son sac rempli de papiers a signer pour son internat et de sa thèse il n’oublia cependant pas  de prendre son stylo et un petit calepins dans lequel il notait des choses avec un langage codé que lui seul pouvait comprendre. Le stylo était celui qu’Aimée avait fait gravé pour lui à son dernier anniversaire, un beau stylo marron avec des marbrures jaunes et oranges, un très bel ouvrage certainement. Rêveur en revoyant le stylo il se mit en route.

Dans ce village une épaisse brume pénétrait et empêchait quiconque de voir trop loin devant lui si bien qu’en marchant sur les trottoirs Camille ne remarqua pas qu’on l’avait dévisagé plusieurs fois. Jusqu’à ce qu’un homme s’approche de lui, un vieil homme bien habillé à l’air presque tragique, des lunettes rondes sur le nez.

-Vous chercher quelque chose ?

-Bonjour, eh bien a vrai dire non. Je me contente d’aller à mon travail… Bonne journée a vous.

N’ayant pas plus envie que cela de discuter avec cet homme Camille ne voulait pas être en retard. Bientôt il se retrouva devant les grilles de l’asile. Passant la grille clamant « BROOKHAVEN ASYLUM » en lettre capital en fer forgé il ravala sa salive et entra bientôt. Personne ne l’attendait et comme tout ici l’asile ne semblait habité que de fantômes…

-Bonjour ?

Se présenta t-il au guichet. Ne voyant personne il attendit un temps avant qu’un homme tapis derrière lui ne se  manifeste en faisant presque valdinguer le cœur du pauvre étudiant.

-Les visites ne sont qu’a  partir de 16h00 vous savez...

Se retournant dans un sursaut il distingua un très grand homme aussi fin qu’un fil de fer.

-Oh grand  dieu que vous m’avez fait peur, je ne vous ai pas entendu arriver c’est fou. Bonjour, je suis Camille Engelmhann le nouvel interne du docteur Hienrich Grant. Puis-je le voir ?

-Ah c’est vous. Le docteur ne devrait pas tarder. En attendant je vais vous faire visiter les lieux, tenez prenez ça.

L’homme passa dans le sas du bureau d’accueil et lui fit signer une liste, ensuite il lui colla un patch « interne » sur son pull. Camille se laissa faire un peu étonné de tout cela et donc assez perplexe.

-Je suis Walter l’infirmier chef. Tenez le vestiaire est là je vous laisse poser vos affaires, le docteur Grant m’as dit de vous dire qu’il fallait que vous commenciez par faire le recueil de données du matin auprès des patientes.

Se laissant immergé de responsabilités il laissa l’infirmier lui expliquer ce qu’il y avait brièvement à savoir. Enfilant sa blouse, son stylo dans la poche  avec son calepins il ne tarda pas a se retrouver seul l’air tout pantois d’avoir eu a digérer autant d’informations en si peu de temps… Se dirigeant grâce aux flèches sur les panneaux muraux il finis par arriver dans la grande salle commune de l’aile des femmes. Une très grande pièce ou se trouvait plusieurs tables, fauteuil et divers outils d’activités. L’endroit était surveillé par de multiples aides soignants et une ambiance calme régnait. Ne s’attendant pas a cela un léger sourire le parcourut. Il avait un petit air de poète avec sa tête de gentil homme et ses cheveux un peu en bataille… Observant autour de lui, il pris plusieurs notes et  alla voir plusieurs patientes une à une pour se quérir de leurs état. Il leur parlait avec bienveillance et s’entraîner à comprendre leur maladie sans avoir lu leur dossier en ne se référent que à ce qu’elle disait. Certaines étaient atteintes de retard mentales, d’autres de névroses, et encore il distingua plusieurs psychoses… L’arrivé de Camille dans la pièce avait fait jazzer  plusieurs petites infirmières et quelques patientes l’avaient également remarqué. Bientôt il arriva vers une jeune femme brune a l’air espiègle et s’assit sur le fauteuil en face d’elle comme si il était un confident. Le calepin dans la poche il restait assez doux dans sa démarche, la voyant tenir un livre il lui souriait.

-Bonjour,comment allez vous aujourd’hui ?  

En général il ne se présentait pas tout de suite, cela était un moyen de détendre l’atmosphère entre le patient et le soignant et un moyen de connaître  le degré de conscience du sujet a qui il s’adressait. Certains sujets ne comprenait pas ce genre de subtilité tandis que d’autres manifestait tout de suite un recul si il ne savait pas a qui il s’adressait. Dans certains cas, les patients se contentait de lire l’étiquette de sa blouse indiquant son nom de famille et la majuscule de son prénom ainsi que son grade. Calme et dans une position neutre, il reprit peu de temps après.

-Je n’ai jamais pris le temps de lire Alice aux pays des merveilles jusqu’à maintenant, vous pensez que j’ai tord?

Attentifs il restait souple sur ses jambes prêt a toute forme de réaction sans pour autant que cela ne se ressente dans son tempérament.


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