-23%
Le deal à ne pas rater :
TV 75″ Xiaomi Mi TV Q1 – QLED, 4K UHD à 929€ (Via ODR)
929 € 1199 €
Voir le deal

Partagez
 
 
 

 Shattered Memories - feat Lo'

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 
Pyramid Rouge
Pyramid Rouge
MESSAGES : 361
INSCRIPTION : 23/12/2019
RÉGION : Derrière toi.
CRÉDITS : Pyramid rouge

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3510-le-parallelogramme-incongrue# https://www.letempsdunrp.com/t4676-futu-re-brigade-d-intervention-m-f-en-cours-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale#99792
cat

Shattered Memories - feat Lo' Empty

81R2L4J5fDL.jpgMise en Situation



-Automne 1948- Brookhaven Asylum Royaume Uni-
Plongez au cœur d'un asile loin des villes et loin des mœurs de l'époque. Patient et simple marginaux d'époques se confondent et tisse des liens en dansant aux bord du gouffre de la folie environnante. Sur ce chaos sans nom règne en seul maître le docteur Grant. Grand, froid et massive il régit cet endroit avec calme et sourire confiant. Seulement au milieu de tout ce monde entre réalité et rêve se profil de plus funeste dessein encore que l'expérimentation de traitement contre la folie.
Dans cet enfer se débattent de nombreuse âmes mais chacune d'entres elles finissent par disparaître sauf une: Lena Morland.
Camille Engelmhann poussé en ce lieux par ses supérieurs  sera t-il assez rusé pour découvrir tous les secrets que renferme cet asile ?


i3tb.png
Revenir en haut Aller en bas
 
Pyramid Rouge
Pyramid Rouge
MESSAGES : 361
INSCRIPTION : 23/12/2019
RÉGION : Derrière toi.
CRÉDITS : Pyramid rouge

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t3510-le-parallelogramme-incongrue# https://www.letempsdunrp.com/t4676-futu-re-brigade-d-intervention-m-f-en-cours-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale#99792
cat

Shattered Memories - feat Lo' Empty

08128643a4cee3934b672b7314dbcf5a.jpg
Camille

Engelmhann

J'ai  27 ans et je vis à Shepherd Glen.Dans la vie, je suis interne en psychiatrie  et j’aspire à l’évolution des traitements psychiatriques. Sinon,  à  cause  de mon caractère doux , je suis célibataire .


Camille aime : le café très sucré, le thé non sucré, faire des choses nouvelles, se balader, lire et  les reptiles
Il déteste : l’orage, le surnaturel, que la couture de ses chaussettes soit sous  ses ongles dans ses chaussures, la maltraitance, la violence

Atalienart
Londres- 1948~
Les doigts  tremblant, crispé sur sa feuille couverte de note et d’écriture aux traits d’arabesques il regarde d’un air inquiet son jury.  Au milieu de cet amphithéâtre de médecine il est seul face dos à un tableau de graphite ou la craie à crissé croquis calcul et schéma. Rien que l’architecture de la pièce semble l’engloutir ou bien savoir qu’il est à sa merci. En face de lui quatre hommes se tiennent là aussi droit que la justice. Deux d’entre eux on la barbe grise taillé avec soin, les deux autres sont un peu plus jeune si on en considère la seul couleur franche de leur pilosité. Entrer ici avec autant de culot que Camille en présentant léger comme un elfe un projet de soin des plus progressiste, il se sentait soudain tout petit. Comme si depuis toute ses années qu’il travaillait d’arrache-pieds à construire ce projet qui paraîtrait impossible à celui qui ne veux pas voir ni écouter, il courrait et que maintenant qu’il l’avait exposé il s’était arrêté. Et la réalité frappait de plein fouet tout son projet alors que  l’un des directeur de thèse souriait en coin. Restant là debout face à eux il baisse un peu les yeux ayant eu du mal à s’ouvrir tant a eux.
Effectivement c’était avec passion que Camille s’était efforcé de présenter son projet. Lui qui était si timorée timide et un peu renfermé s’était ouvert comme une belle de nuit après 17 heures.
Faire des asiles tortueux et punitifs d’aujourd’hui, des lieux sain de processus de guérison pour les patients de demain.
Le jury se regardant une dernière fois comme pour confirmer le choix de la sauce à laquelle il mangerait le jeune homme prometteur mais trop rêveur et il tranchèrent.

***
En poussant la porte de chez lui il la referme derrière lui comme un bagnard condamné à mourir demain. Immédiatement une belle jeune femme à la chevelure blond de vénus et aux dents en avant saute à son coup. Souriant un peu il en lâche son sac ou toutes ses feuilles se mélange en un bazar représentatif de la confusion du jeune homme.

-Alors, comment ça s’est passé ? Tu as été accepté pour l’internat ? Tu as eu Stillwater comme tu voulais ?

Son regard brun plongé dans le siens démontrait sans artifices toute l’inquiétude qu’elle éprouvait pour lui. Retirant son manteau et ses chaussures il s’avance un peu en regardant sa belle.

-Ils m’envoient à Brookhaven près de Shepherd Glen.  

Réplique t-il avec un air malheureux, savant très bien qu’il s’agissait d’un piège.

-Oh mais c’est génial ! Ta thèse à été accepté alors ?!

Il repensait à l’entretien avec le jury des courbures dans l’estomac.

***
« Votre thèse, aussi progressiste et innovatrice soit-elle n’est cependant pas le moins du monde applicable...  »
Avait déclaré le grand médecin en psychiatrie de l’assemblé.

« -Eh bien sauf votre respect, elle l’est, nous devrions simplement être plus clément et plus encore indulgent sur les progrès des patients !  »

« Foutaise !  »

Heureusement ou peut-être que non, le directeur de l’école de médecine George Dammels pris la parole l’air confiant, l’air dur et serein.

« -Sir Duval, s’il vous plait. Si ce jeune homme est aussi sûr de lui nous ne devrions pas le restreindre. Néanmoins, Stillwater est un établissement déjà calme en proie à un certains progrès si l’on compare les traitements donné aux patients avec des établissement plus éloignés. Ce serait chose aisé de confirmer la possibilité de votre thèse la bas. »

Soupirant il regardait Camille avec insistance le cherchant dans ses yeux. Il voulait voir jusqu’où sa détermination pourrait aller.

« -Qu’on se le dise mon cher Engelmhann votre thèse est bien trop progressiste pour notre époque selon les dogmes qu’il nous est demandé de respecter, votre thèse ne devrait pas être reçue. Il fit une pause avant de reprendre Cependant, votre travail est complet et cela faisait bien longtemps que je n’avait pas vu un étudiant aussi sûr de lui et culotté. Je décide alors si le jury l’accepte de mettre en suspend la validation de votre thèse et de vous envoyer confirmer sa possibilité à l’établissement Brookhaven, voisin à la ville de Shepherd Glen au nord de Londres.  »

***
Son estomac gargouillait alors qu’il se souvenais de la voix de celui qui avait tranché. Le jury avait accepté et c’est a Brookhaven l’un de plus sombre asile en proie à des affaires de disparition qu’il devrait prouver la véracité de la tangibilité de sa thèse. Il avait un an. Aimée le bouscula un peu gentiment car il avait l’air dans la lune.

-Bha alors, ils t’ont cogné la tête ou quoi ? Ça fait 5 minutes que tu avais l’air mort à l’intérieur.

Il sourit un peu en se frottant le bras venant prendre sa main pour enfin lui répondre. *

- Cet asile relève plusieurs disparitions étrange que la police à étouffé car il ne s’agit que de rebut de la société pour eux… Seulement ce sont des gens… Et tout le monde s’en fiche. Le directeur m’as piégé en m’envoyant la bas Aimée, ils savent que la bas ma thèse va tomber à l’eau… Ils ne veulent prendre aucun risques...

Il s’imaginait déjà devoir regarder et même faire du mal a de pauvres gens terrifiée et gelés. Soupirant Aimée pris sa main d’un air un peu conquérant.

-Je fais ma valise tout de suite Camille. Je suis sûre que tu vas y arriver et je te soutiendrais !

-Mais Aimée et tes parents ? Ton père ?  Je les imagines mal te laisser partir de Londres avec moi...

Elle était déjà en train de préparer ses affaires.

- Depuis que je suis toute petite j’entends mon père dire que je ne suis pas belle à cause de mes dents. Il n’a réussi à obtenir aucun arrangement intéressant pour son entreprise par le mariage pour cette raison… Même si il ne t’apprécie guère tu veux devenir Médecin et c’est un métier noble, alors il me laissera tranquille. Et puis même si je m’en fiche que tu soit médecin ou pas Camille, c’est toi que j’aime et tu as envie de réussir alors je vais t’y  aider !  

La regardant avoir déclamé cela sans une larme il souriait et l’accompagnait dans sa préparation tout a coup pleins d’énergie.

Revenir en haut Aller en bas
 
Lo
Lo
Féminin MESSAGES : 98
INSCRIPTION : 26/04/2021
ÂGE : 24
RÉGION : Qc
CRÉDITS : Holly Warburton partout

UNIVERS FÉTICHE : -
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

https://www.letempsdunrp.com/t4494-presentation-de-lo#92587 https://www.letempsdunrp.com/t4596-la-boite-a-lo#93787
tea

Shattered Memories - feat Lo' Empty

e261f019c53c2111f386b85bda6128b8.jpg
Lena Morland

J'ai 24 ans et je suis pensionnaire du Brookhaven Asylum, Royaume-Uni. J'y suis internée depuis l'enfance et je m'en sors relativement bien. Sinon, en raison de mon état d'esprit et ma condition, je suis célibataire et je le vis sans vraiment m'en soucier.


Shattered Memories - feat Lo' 13c5e910


Lena aime : (Peu de choses) Passer un doigt sur la couverture d'un livre pour en découvrir le relief, sortir dans le jardin après le déjeuner par temps ensoleillé, ressentir la caresse du soleil sur sa peau, piquer leurs stylos aux infirmiers à leur insu et se ravir du stress causé, le silence lorsqu’il dure plus d’une minute.

Elle déteste : (Beaucoup de choses) Que ses cheveux soient détachées et entre-mêlés, la crasse sous ses ongles, perdre la notion du temps, s’entendre respirer, les petits pois, les contacts physiques, tenir des conversations avec les patients et le personnel, être attachée dans la salle blanche, le pendule du Dr Grant, le Dr Grant, tout le monde en fait, l’odeur pestilentiels des couloirs le matin, les bains froids imposés lorsqu’elle perd pied, le néon des lumières, les cris, les rires, les pleurs. Le silence, s’il perdure trop longtemps.

Troubles présumés :
Trouble dissociatif de l’identité
Psychoses répétées et névroses




Chanson thème (Lena)

Artiste : Cameron Mark


(♪)
Dans la nuit noire, les ombres s’élèvent. Se guidant de sa seule source de lumière, un bougeoir tendu droitement vers l’avant, l’enfant descend les escaliers en bois de chêne sur la pointe des pieds. Sur son passage se referme les ténèbres et avec elles, les regards sévères des portraits accrochés aux murs.

Lenaa…
Lenaa...
Lenaa...

L’enfant entend, mais n’écoute pas. Ce ne sont que les voix dans sa tête comme le disait si bien sa mère. Pourtant les voix sont insistantes et leurs chuchotements mènent à un bourdonnement sourd et confus.

Lenaa…
Lenaa...
Lenaa...

Afin de chasser les murmures qui l'interpellent et se donner du courage, l’enfant perce le silence d’une mélodie aux notes mélancoliques de sa voix enfantine.

« ♪ Dear friends from the other side,

Would you keep my heart in this underworld,
if I buried it under the tree of our ancestors?

Dear friends from the other side,

Let me ask of you a piece of yours,
Promise me that you will spare my soul,

That the day I’ll return in the world below,
I will find my way back to the weeping willow. ♪ »


Lenaaaa…
Lenaaaa...
Lenaaaa...

L’enfant prend l’aile gauche du manoir, pourtant défendu d’accès et elle le sait. D’où son exploration à cette heure tardive de la nuit. Il s’y trouve là une porte aussi spéciale que la pièce qu’elle renferme et dans celle-ci, un passage vers un autre monde tel que décrit dans les histoires de son père. « Notre héritage… » disait-il. Et au bout de quelques pas, elle est là devant elle, la porte qui y mène luisant sous la flamme de sa bougie de par son bois couleur ébène. La gamine s’émerveille un instant devant l’étrange architecture qui l’encadre. Serpente autour de celle-ci, des arabesques où l’entrelacements de feuillages présentent le blason de sa famille. Elle le reconnaîtrait entre mille, la gentille Madame Audrie le lui a appris à en faire le tracé l’autre jour. Fière de sa trouvaille, il lui tarde de découvrir les secrets qu’elle renferme de l’autre côté alors qu’elle pose une main sur la poignée. Et pour se donner du courage, l’enfant chante de plus bel : « ♪ Dear friends from the other side… ♪ »

— Lena…

Mais tout juste lorsqu’elle s’apprête à percer le mystère de cette porte, les murmures qui l’interpellent sont devenus une seule voix claire et distincte qui s’élève derrière elle. L’enfant blêmis et n’ose se retourner de peur de constater qu’il s’y trouverait là quelqu’un. La gamine sursaute de frayeur lorsqu'elle virevolte sur elle-même, distinguant devant elle une silhouette de sa taille. Elle soupire de soulagement lorsqu’elle réalise que ce n'est qu’un miroir devant elle accroché au mur où elle y aperçoit vaguement son reflet. Pourtant la voix provient de là, elle en est certaine. Alors elle s’approche, tend devant elle son bougeoir et lorsqu’elle y découvre son image, elle reconnaît là d’abord ses yeux, mais ses cheveux sont courts et d’or. Elle réalise alors avec stupeur que ce n’est pas une petite fille qui porte ses traits devant elle, mais un garçon de son âge qui l’observe. Terrifiée de cette vision, elle lâche un cri strident tandis que l’usurpateur de son reflet souffle sur la flamme de sa bougie.


Brookhaven - 1948
Le froid se fait mordant ces jours-ci, et celui-ci ne tardera pas à chasser les dernières feuilles suspendues à la cime des arbres. Outre la froideur qui règne à l’asile en cette période de l’année, particulièrement dans les chambres des pensionnaires de Brookhaven les plus infortunés et mal isolées, c’est toutefois un mauvais rêve qui aura causé le réveil brutal de Lena ce matin-là. Assise sur le rebord de son lit, celle-ci a le souffle saccadé et le cœur battant à tout rompre. Cette nuit, son esprit torturé l’a de nouveau confronté à cet étrange personnage qui la hante en rêve et parfois jusque dans la réalité. Jamais la précision de son visage ne lui était apparue aussi clairement jusqu’à ce jour cependant, même une fois éveillé. Elle revoit encore ses traits, mais surtout ses yeux. La ressemblance lui en est troublante. Qui est-il, cet enfant aux cheveux blonds qui lui est aussi inconnu qu’il lui est familier ? C’est alors qu’une mélodie lui revient en mémoire, mais les paroles lui échappent. Elle tente de la chantonner pour ne pas l’oublier de sa voix frêle et encore rouillée du réveil mais sa voix finit par se briser. Elle passe une main dans ses cheveux poisseux qui lui collent aux tempes tandis qu’elle tente de se souvenir. « Qui es tu ? » murmure Lena dans un souffle, pour qui se souvenir n’a jamais été un exercice aisé. Naguère, Lena perdit jusqu'au plus infime souvenir qui soit de sa mémoire. Une partie d’elle-même, envolée. - Non, effacée - Tout ce qu’elle retient à ce jour, ce sont les accusations qui l'incombent et qui la tiennent responsable de la mort de sa famille. Famille dont elle ne se souvient d’ailleurs nullement des visages. Lena est toutefois accoutumée à ce que l’on parle d’elle telle une abjection, que l’on crache dans son dos, que l’on répudie son nom. La presse s’en était donné à cœur joie à l’époque. Son nom avait fait les grands titres pour un temps. Une enfant impliquée dans la mort de ses propres parents avait de quoi ébranler les mœurs de l’époque. Et ses actions à l’asile pouvaient certes donner raison. Poussée à quelques extrêmes, il lui était arrivé de s’élancer dans la masse de patients et de provoquer la pagaille. Dans ses sauvageries les plus furieuses, de casser la dentition d’un malheureux et même d’extraire de son orbite l'œil à celui qui un jour avait décidé de provoquer sa fureur. Certes, elle était un danger pour les autres et pour elle-même. Elle en avait conscience et y travaillait avec le Dr Grant. Certaines de ses pulsions sont incontrôlées, presque animales. Mais si vous lui demandez, elle vous répondrait qu’à sons sens elles lui sont dictées par une force supérieure qui lui intime de laisser exploser sa colère qui se déferle sur quiconque prononce ce simple mot : responsable. Que vous l’eu traité de cinglé, de putain, de trainée, pas un seul de ces mots ne lui traverserai l’âme. Pourtant, malgré l’amnésie qui la frappe et qui s’étend au-delà même des circonstances obscures autour de la tragédie dans laquelle périt sa famille 16 ans plus tôt, un mot l’a fait sans cesse tressaillir : responsable. Et ce n’est pas pour sa défense qu’elle y répond chaque fois de son impétuosité, mais plutôt parce qu’il s’agit là de l’unique chose qui provoque en elle l’angoisse et le doute. C’est là l’unique chose dont Lena se trouve chaque fois dans l’incapacité d’en démentir, hantée par la prospective qu’il est tout à fait plausible qu’elle en fût la cause. Car tout au fond d’elle, elle le sent Lena, que le meurtre n’est pas chose étrangère à sa nature. Et parfois, ça l' effraie elle-même ce qu'elle se sent capable de faire.

— Déjà debout Lena ?

La jeune patiente qui s’était perdue dans ses pensées n’avait pas entendue le cliquetis du verrou de sa porte de chambre s’ouvrir et l’infirmier qui se tient dans l’encadrement de celle-ci semble s’impatienter. Lena acquiesce d’un simple hochement de la tête et se lève. À la première heure de la matinée, les infirmiers et infirmières de Brookhaven démarrent la journée en libérant les pensionnaires de leur chambre. Tous se réunissent dans la salle à manger pour y prendre le petit déjeuner avant de laisser les patients dans la salle commune pour quelques heures. Durant ce temps où folie de toute sorte se croise, ils leur est permis de parler entre eux, bien que la plupart des pensionnaires se suffisent parfois à tenir des conversations avec eux-même. Dans cette salle où le vacarme et le désordre règnent, Lena entre la dernière et est surprise de constater là une absence. Elle se retourne alors pour s’adresser à l'infirmière qui a refermé les portes derrière elle.

— Où est Diane ?
— Oh… Tu ne savais pas ? Madame Clarks a fait son temps parmi nous. Elle est sortie hier.

Lena réprime une grimace, agacée, puis se dirige vers une petite étagère sur laquelle se trouve les quelques tristes livres qui constituent la bibliothèque de l’asile. Madame Clarks était l’une des plus vieilles pensionnaires de l’établissement, surtout connue pour être malcommode et hurler à la lune au plein milieu de votre cycle de sommeil. Elle ne se ferait regretter de personne, pas même de Lena. Ce n’est pas son absence en soi qui agaçait la brune, mais la crainte de la savoir partie avec sa seule possession que Lena convoitait secrètement. Un petit ouvrage qu’en huit ans d’internement, Lena n’avait jamais vu auparavant. Cette patiente était arrivée à l’asile avec ce livre que Lena avait tout de suite remarqué, attirée par l’ornement dorée de sa couverture et de son titre qui lui était jusqu’alors inconnu. Et tandis qu’elle laisse son doigts parcourir le relief du dos de tous ces livres dont elle pourrait vous en faire le récit par cœur, son geste se suspend soudain dans le vide. Lena se fige, déconcertée d’y trouver là un nouvel ouvrage que pourtant elle reconnaît en un coup d'œil. Alice's Adventures in Wonderland de Madame Clarks. Elle en est certaine. Après un moment d’hésitation, Lena s’en empare et fait défiler les pages sous ses yeux avant de revenir à la première page qui lui confirme que l’ouvrage est bien celui de la pensionnaire : sa page titre est signée à la plume d’une écriture soignée du nom de Diane Clarks. Lena pourrait s’attarder plus longuement sur ce mystère, mais le désir brûlant de plutôt se lancer dans la lecture de cet ouvrage si longtemps convoité éclipse le reste. Dans son excitation infantile, que le bien de Madame Clarks se retrouve désormais avec ceux de l’asile lui passe par-dessus la tête. Elle l’emporte donc avec elle, caché sous son bras et assise dans son coin de la pièce, Lena, le sourire aux lèvres, se retient pour ne pas dévorer l’ouvrage de Lewis Carroll en quelques heures seulement.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


Shattered Memories - feat Lo' Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
Shattered Memories - feat Lo'
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» memories
» Feelings change, memories don’t (Ft. Cheval de Troie)
» sweet memories (marion.)
» one song, thousand memories.
» (M) All of my memories keep you near, in silent moments, imagine you here.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers fantasy :: Surnaturel-
Sauter vers: