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 it takes a fool to remain sane (Beloved)

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Beloved
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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- Ouais... ça sera mieux pour tous les deux. On pourra se concentrer sur nos études... avancer...

Alors pourquoi est ce que j'avais le sentiment qu'on m'arrachait une partie de mon âme? Pourquoi est ce que je vivais le fait de partir comme l'une des pires choses qui pourrait m'arriver? Et pourquoi est ce que je ne pouvais pas m'empêcher d'être égoïste et de vouloir qu'il me retienne? C'était mal, c'était horrible même je le savais. Je n'avais pas le droit de lui demander ça. Il n'avait aucune raison de le faire. Il n'avait pas à me demander de ne pas y aller. Me laisser partir était la meilleure chose à faire pour nous deux, comme le fait de rompre avait été la réponse le plus juste. C'était ce que la raison me dictait mais pas ce que mon coeur désirait. J'aurais aimé qu'il me demande de rester avec lui, qu'on reprenne notre histoire, qu'il me dise qu'il s'en foutait de vivre cacher tant qu'on pouvait vivre ensemble tous les deux, que rien n'avait d'importance tant qu'on était ensemble... Et je me détestais aussitôt quand je pensais ça. Je n'avais pas le droit de vouloir ça. Je ne devais pas agir comme le pire des connards.

Je sortis de mes pensées, sursautant violemment en entendant les coups frappés à la porte. La bande de connards... ils n'attendaient qu'une chose, c'était nous voir nous embrasser, sûrement pour faire de magnifiques photos et vidéos. Et dans le pire des cas, juste voir Cam' tenter de m'embrasser avant que je ne le repousse serait largement suffisant pour eux.

Mais je ne savais pas ce qui était le pire, les voir se foutre de nous, ou entendre pour la première Camilo nier ce qui s'était passé entre nous. Il ne l'avait jamais fait. Il n'avait jamais rien dit à ce sujet. Il avait respecté mon envie de ne pas me mettre en avant, de ne pas assumer cette histoire. Il avait choisi de rester neutre, sans tenter de se justifier ou de démentir. Et le voilà qui le faisait pour la première fois. Et ça me brisait le coeur... j'aurais voulu pouvoir le crier à tout le monde, dire à tout le monde que oui c'était moi sur cette photo, que c'était moi qui l'embrassait, que j'étais fou de cet homme et que je n'avais aucune envie de me cacher.

Je me levais, prise d'une impulsion soudaine. Je m'approchais de Camilo, posant ma main sur son bras.

- Attends... laisse moi faire.

Je chuchotais tout contre son oreille avant de me retourner pour crier vers la porte.

- Vous voulez un baiser? Alors vous feriez mieux d'ouvrir la porte si vous ne voulez rien rater du spectacle.

Puis sans attendre de savoir si ils réagissaient ou non je me penchais pour venir l'embrasser. C'était si bon. Ca m'avait manqué encore plus que je ne l'aurais cru possible. J'avais posé une de mes mains sur son visage pour l'attirer doucement vers moi. Je l'embrassais avec toute la tendresse et tout l'amour que je ressentais pour lui. J'entendis la porte à côté de nous s'ouvrir mais je m'en foutais. Je ne voulais pas quitter ses lèvres, pour rien au monde. Je l'embrassais comme ça quelques instants. Je ne laissais planer aucun doute sur notre étreinte. On voyait clairement mon visage entrain de l'embrasser. Puis je mis fin au baiser, lui souriant doucement avant de me pencher pour déposer un léger baiser sur ses lèvres.

- Voilà... vous avez ce que vous vouliez. Maintenant allez tous vous faire foutre!

Et que mon père aille se faire foutre tant qu'il y était. J'avais perdu l'homme que j'aimais à cause d'eux alors qu'ils aillent tous au diable.

Je quittais le placard, traversant la foule en me foutant complètement des murmures autour de moi. Je me foutais de tout, j'avais déjà tout perdu de toute façon.




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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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De bas en haut comme des montagnes russes, dans les sommets quelques mois tout au plus. À chaque saison sa nouvelle chute, à chaque saison son nouvel opus. Toujours à un détail de dérailler, tout tourne mal comme un disque rayé. La prochaine fois que je remonte je sauterai, je préfère disparaître que rester coincé. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste... Amoureux, Damoclès , je ne tiens qu’à un fil. Mon vide empire quand je dévie dans l’air. Tout dépend de ce que je veux bien voir, trop occupé à noyer mon espoir. Jamais sorti du manège, mélancolie me dicte son solfège. J'envoie ma bouteille à la mer, l'alcool me courtise de son verbe. Jusqu'où veux-tu que je m'engloutisse, la plus belle partie de moi, comme Atlantis. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste.

(( damoclès ))


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« Mnh… »

Je ne sais pas ce qu'il attend. Est-ce qu'il s'attend à ce que je fasse un discours pour soutenir à quel point il a raison, à quel point je suis d'accord avec lui ? Nan, nan. Y'a juste pas moyen. J'en serais clairement pas capable parce que… Non en fait. Juste non. Alors un "Mnh", c'est tout ce à quoi il peut prétendre avoir en réponse. Je ne peux rien dire de plus. Je ne peux pas lui donner raison une deuxième fois alors que je n'ai absolument aucune conviction. Je me suis déjà rangé à son avis un coup - en une courte phrase, certes - je ne peux pas insister. Je ne peux pas me forcer encore plus. C'est trop me demander. Moi… J'ai pas envie qu'il s'en aille. J'ai pas envie de ne plus le voir. Je préfère qu'il reste et en souffrir, plutôt que de subir son absence. Mais… Je ne peux pas non plus le supplier, je ne peux pas l'obliger à suivre mes envies. Je ne peux pas lui demander d'aller contre sa décision. C'est bien trop… Egoïste. Je sais que je l'ai déjà été suffisamment. Que pour une fois, il faut que je fasse un effort, un ultime effort et ce même si je n'en ai pas la moindre envie. Ce n'est pas ce que je désire, de le voir me tourner le dos une bonne fois pour toute. Mais je dois le laisser faire. Et c'est moi qui lui ait tourné le dos le premier. C'est… Mérité, non ?

Putain. J'en arrive à me dire que je mérite ce qu'il m'arrive.
C'est grave, non ?
Mais… Et si c'était vrai ?

Je suis sorti de cette sorte d'état second par les coups donnés de l'autre côté de la porte. Et les mots s'enchaînent. Et je finis même pas me plier à l'opinion que les autres trouduc ont de moi, juste pour tenter de gagner mon droit de sortie. Être enfermé là avec Adam… Ca aurait été le rêve, avant. Mais c'était avant. C'est devenu difficile, surtout depuis qu'il vient de me balancer qu'il va s'en aller.
Je. Veux. Sortir.
Mais on nous pose une condition : respecter la règle du jeu.
C'est impossible. C'est juste… Même pas imaginable. Pas une seule seconde en fait. Pas qu'embrasser Adam me parait réellement rebutant - au contraire, putain ! - mais je peux pas faire ça. Il voudra jamais. Et je le comprends. C'est pas comme si ça allait arranger quoi que ce soit, au contraire. Je serre les dents, à deux doigts d'exploser et de les insulter de tous les noms. Je sens la colère qui monte. La rage qui s'infiltre dans mes veines, qui progresse depuis mes pieds pour me monter à la tête.

« Tú, puto bastardo… » je lâche entre mes dents, marmonnant, me retenant de me mettre à hurler sur sale enfoiré d'Andrew qui s'amuse bien de notre malheur. « Vete a tomar por el c… »

Je me stoppe net. Je sens la main d'Adam sur mon bras et ça m'arrête dans mon élan de dire à l'autre d'aller se faire enculer, magistralement. Cette main, elle me permet de me canaliser, de ne pas m'enfoncer définitivement dans la violence qui ne demande pourtant qu'à sortir. Mes muscles se tendent. Et tout mon corps frissonne quand je sens le souffle du blond contre mon oreille. Oh putain. C'est pas bon.
Je m'écarte rapidement, m'attendant à le voir essayer de négocier par lui-même, ou juste… Défoncer la porte. Ouais, je crois que je m'attendais à peu à ce qu'il fasse à peu près tout ce qu'il est logique, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il a décidé de faire. Je l'entends promettre un baiser, j'avale difficilement ma salive.
Il plaisante, hein ?
Ouais. Il plaisante. Il va juste profiter qu'ils ont ouvert la porte pour se barrer de force.
Ouais. C'est ça. C'est forcément ça.
Je me fais tout petit dans mon coin de placard. Et tout à coup, il m'embrasse. Genre… Même pas le temps de comprendre qu'en fait il compte tenir parole, qu'il a déjà ses lèvres posées sur les miennes. Sous le choc dans un premier temps, je ne bouge pas, absolument pas. L'incompréhension me fout dans un état où je suis juste à deux doigts de le gifler. Mais… J'en suis même pas capable. Trop stupéfait et… Transporté par ce baiser qui traîne en longueur. J'ai l'impression que mon coeur va éclater et nous éclabousser de son rouge carmin. Et finalement mes yeux se ferment et je lui rends son baiser. Je ne devrais pas mais… Bordel, mais ça m'a tellement manqué. J'ai l'impression d'être dans un rêve et que pendant un court instant, il n'y a que nous. Je suis à bout de souffle lorsqu'il rompt ce contact, mon regard cherche le sien ; je le vois sourire, je ressens ce putain de vertige face à ce sourire qui m'a fait craqué à chaque fois que j'ai eu de le chance de poser mon regard dessus. Et nos lèvres se retrouvent, s'offrant cette fois-ci un baiser plus furtif. Un goût de paradis éphémère.

Soudainement, il me quitte et je me sens froid. Moi, je ne bouge pas du placard, je le suis du regard. J'ai de la peine à croire à ce qui vient de se passer. C'est la voix de l'autre petit bâtard qui éclate ma bulle :

« Et alors ? T'es plus pédé ? Ou ça t'a trop excité pour que tu puisses bouger ? T'as cru qu'il allait te baiser ? »

J'écoute à peine ce qu'il me dit, je suis hypnotisé par son téléphone qui est levé entre lui et moi. Penses-tu, il a dû immortaliser ce moment. Il a bien dû se faire ce malin plaisir. Je laisse Adam s'en aller, moi je fonce sur Andrew pour lui arracher son portable des mains. Je balance l'appareil parterre de toute mes forces et je le piétine.

« Oh, tu fous quoi connard ?! Tu sais combien ça coûte ?! Tu vas me rembourser !!! »

Il vient de m'attraper par le tee-shirt. Il est plus grand que moi, plus costaud aussi, rendu carré par ses sports de gosse de riches mais j'en ai rien à foutre. Mon regard est noir.

« Et alors ? Tu vas faire quoi ? On connaît pas le cloud dans le pays débile d'où tu viens ? Et tu vas faire quoi pour me rembourser ? Faire le trottoir ? J'crois que c'est tout ce qu'il va te rest... »
« Je t'emmerde, sale con ! »

Et je balance ma tête contre la sienne. Mon front vient s'écraser contre son pif qui fait clairement pas le poids. Il se fout à pisser le sang. Je crois même avoir entendu un "crac". J'suis pas sûr, j'en ai rien à foutre en fait. J'ai juste grogné de douleur sur le coup, parce que je me suis fait mal aussi. Mais je le pousse, retrouvant bien vite ma liberté. J'écrase son pied et son téléphone une dernière fois tant que je m'en vais. Dans un premier temps je marche, puis je regarde à droite, à gauche dès que je passe la porte. Au loin, je vois la silhouette d'Adam. Et je me mets à courir.

« Attends ! Adam, attends moi ! »

Je cours le plus vite possible, vite, trop vite. Je lui rentre presque dedans quand j'arrive à sa hauteur. Je l'attrape par le bras et je le tire de force pour qu'on s'engouffre dans une ruelle. T'sais, le genre de petite rue étroite où t'as l'impression qu'à tout moment y'a un type chelou qui va sortir de l'ombre pour t'agresser. Je le tiens fermement par le haut, je le colle contre le mur de pierres.

« Chut… » je lui dis, posant mon index sur ses lèvres, guettant la grande rue.

Je sais pas si on m'a suivi. Je suis pas sûr qu'ils me laisseraient m'en sortir si facilement. On doit se faire tout petit. Mon regard revient sur le visage d'Adam, ne tarde pas à s'engouffrer dans le sien.

« Et merde… » je lâche.

J'suis carrément trop faible. J'ai l'impression que son regard m'appelle et à cet instant précis, il n'y a plus que ça qui compte. Son regard, ses lèvres. C'est à mon tour de l'embrasser. Et j'y mets tous mes sentiments, absolument tous. De ma peine à ma colère. De ma passion à ma tendresse. Mes doigts serrent toujours son haut, je l'empêche de m'échapper. Juste une fois. Juste une dernière fois… Juste ce baiser, avant qu'il parte…
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J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je traversais la foule, bousculant quelques personnes au passage. Je ne voulais voir personne. J'entendais des murmures autour de moi, des éclats de voix un peu plus loin, mais je n'y prêtais pas attention. J'avais fait une connerie énorme, je le savais. Je ne tarderais pas à le regretter. Dés le lendemain, tout l'Angleterre serait au courant de ce que j'avais fait. Je ne pourrais plus me cacher et faire comme si ce n'était pas moi qui l'avait embrassé. Le scandale éclaterait de plein fouet et mon père ne me le pardonnerait jamais. Mais je m'en foutais. Je ne voulais plus vivre un instant en me cachant. Il allait falloir qu'il s'y fasse. J'avais craqué dans ce placard. Je n'avais que peu de choix à ce moment là de toute façon. J'allais forcément être le victime de rumeurs. Je devrais passer ma vie comme ça, à avoir peur, planqué dans mon placard, qu'ils ne découvrent ce que j'étais. L'autre option, c'était de partir, de faire ma vie loin de lui et de m'arracher le coeur par la même occasion. Je n'avais que peu de choix, souffrir d'être sans lui, craindre chaque instant que mes sentiments ne soient découverts ou tout envoyer chier.... J'avais choisi cette option. Tant pis. Peu importe ce que mon père pourrait me faire. Je m'en foutais même de me retrouver à la rue. Je voulais juste vivre ma vie comme je l'entendais, sans avoir à cacher qui j'étais.

Je quittais rapidement le lieu de la fête pour traverser les rues de la ville et rentrer chez moi. Il faudrait que je leur dise, que j'annonce à mon père que c'était terminé. Je ne voulais plus être sa marionnette. Je marchais vite, perdu dans mes pensées, tellement perdu que je n'entendis pas qu'on m'appelait. Je ne réagis que lorsqu'il m'attira dans cette ruelle. Je voulais parler mais il m'en empêcha. Et avant même que je puisse dire quelque chose, il m'embrassa avec fougue. Je posais mes mains sur ses joues, l'attirant à moi comme si ma vie en dépendait. Et quelque part c'était vrai. Je ne pouvais pas vivre en me mentant, en mentant à la terre entière. Je ne pouvais pas vivre sans lui.

Je me reculais au bout d'un moment, à bout de souffle. Je le gardais contre moi, ne voulant pas le laisser partir. Je voulais le garder un peu plus contre moi.

- Je ne veux pas te perdre... Je m'en fous de ce qu'il dira. Je m'en fous de ce que le monde entier peut penser. Je t'aime...

Je l'embrassais à nouveau pour ponctuer ma déclaration, pour lui faire sentir à travers ce baiser tout ce que je ressentais pour lui.

- Dis moi... dis moi qu'on va trouver une solution...




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J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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De bas en haut comme des montagnes russes, dans les sommets quelques mois tout au plus. À chaque saison sa nouvelle chute, à chaque saison son nouvel opus. Toujours à un détail de dérailler, tout tourne mal comme un disque rayé. La prochaine fois que je remonte je sauterai, je préfère disparaître que rester coincé. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste... Amoureux, Damoclès , je ne tiens qu’à un fil. Mon vide empire quand je dévie dans l’air. Tout dépend de ce que je veux bien voir, trop occupé à noyer mon espoir. Jamais sorti du manège, mélancolie me dicte son solfège. J'envoie ma bouteille à la mer, l'alcool me courtise de son verbe. Jusqu'où veux-tu que je m'engloutisse, la plus belle partie de moi, comme Atlantis. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste.

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Je m'accroche. À ses lèvres que je dévore. J'en ai le souffle coupé. Je sens la Terre trembler sous mes pieds. Mes jambes pourraient se dérober sous mon poids ; mes doigts serrent fermement le haut d'Adam. Si il tombe je tombe. Si je tombe, je l'embarque. Putain, j'crois qu'on est déjà en train de s'embarquer dans encore quelque chose de fou. Quelque chose qui n'a pas lieu d'être. Mais comment pourrais-je m'esquiver quand l'on m'offre sur un plateau la seule chose dont je rêve depuis des mois ? Mon seul désespoir. Ma seule lumière au monde. Celle qui me tire par le fond mais que je ne peux me résoudre à laisser…
A peine nos bouches se décollent-elles l'une de l'autre que je pose mon front contre celui d'Adam, les yeux clos. Je ne m'éloigne pas de lui, pas même d'un nanomètre. J'peux pas m'y résoudre. Comme si, si j'osais bouger, il pourrait s'évaporer en une fraction de seconde. J'en crèverais.

Mon coeur me fait mal, de battre à tout rompre. D'entendre un tel désespoir dans la voix de celui que j'aime. Que j'aime tellement que j'en mourrais. Que j'aime tellement que j'en tuerais. Ses mots résonnent dans ma tête. Seigneur, comment résister ? Il est en train d'explicitement me demander de lui redonner une chance… A quel moment pourrais-je me permettre de refuser ? Qui serais-je pour refuser ? Et je sais que je devrais juste balayer ses mots. M'éloigner, rentrer chez moi, prendre une douche froide et me foutre au lit. Mais… Comment ? Je glisse mes doigts contre sa nuque, caressant ses cheveux lisses, toujours aussi doux que dans mes souvenirs.
Je devrais refuser. Je ne devrais pas le risque de me brûler encore une fois les ailes au contact de cette vive lumière. Mais… Il aurait bien pu rouler volontairement sur mon coeur en quatre-quatre et cracher dessus que je lui aurais redonné une chance…

« Alors… Reste avec moi… » je souffle alors finalement. « Reste avec moi, Adam… Rien ne t'oblige à me perdre… »

Bien sûr que tout l'y pousse. Même la solution la plus raisonnable du monde dans sa situation, ça serait de me rayer de sa vie et de continuer sans moi. Sauf que… J'peux pas m'y résoudre. J'ai failli le faire, quand il m'a annoncé qu'il partait. Mais il a retourné sa veste et moi je suis faible. Je ne suis qu'un homme, okay ? Et je me sens fondre sous ce nouveau baiser échangé, passionné et émotionnel, mes doigts se mêlent à ses mèches.

« Je… Je te promets que je ferai tout ce que tu me demanderas… Tout… Je donnerai tout pour te garder… »

Dieu sait que dire ça, ça a un impact douloureux. Parce que je suis prêt à mentir. A faire ce qu'il me demande. Pour sauver notre amour, pour pouvoir l'avoir tout à moi. Je mords mes lèvres, fort. Je le regarde, mi-amoureux, mi-désespéré. Putain que ça m'écorche. Putain que ça me tue. Mais que je sacrifierai tout pour lui. Et c'est là, que je sais que c'est mes amis qui vont me tuer.

« Je t'aime... »

Soudainement, la voix d'Andrew nous atteint. Je peux entendre le bruit de ses pas, lourds, qui augmente au fur et à mesure qu'il marche dans notre directement. J'suppose qu'il a pris le temps de stopper le saignement de son nez avant de sortir.

« Hé ! Romero, je sais que t'es pas loin ! »
« Chut-chut-chut… »

Je fais signe à Adam de se taire. L'ombre de l'autre crétin pointe à l'horizon, projetée sur le trottoir par les lampadaires de la rue. Ombre qui se noie une fois qu'elle arrive au niveau de la ruelle dans laquelle on se trouve. Je peux le voir, au bout, son profil de tête de con. Avec son tee-shirt imbibé de sang et son air furax, il ressemble à un vrai psychopathe. Il ne nous a pas vus, l'obscurité nous protégeant et nous couvrant.

« Tu sais où mène cette ruelle ? » chuchotais-je à Adam, mes lèvres tout près de son oreille. « Parce que… Pas moi. »

Cela dit, je prends sa main et le tire avec moi sans attendre pour nous enfoncer dans la noirceur de cette rue. Je n'ai pas la moindre envie de me confronter encore une fois à l'autre débile. On a trop bu pour ça. On a eu notre dose de merdes pour la soirée. On doit juste se barrer.
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Je n'arrivais pas vraiment à voir de solution. J'étais pris dans un tourbillon d'émotions. J'avais pris une décision sur un coup de tête. J'avais décidé de l'embrasser devant tous, de ne plus cacher mon homosexualité et mes sentiments. Et maintenant j'allais devoir assumer ce geste. Je ne savais pas comment mon père réagirait. Enfin si, je savais qu'il le prendrait terriblement mal ça c'était certain. Ca allait foutre en l'air sa campagne quand les journaux en parleraient. Mais je n'avais aucun moyen de savoir ce qu'il allait décider. Est ce qu'il allait me mettre à la rue? Est ce qu'il allait précipiter mon départ à l'étranger? Me pousser le plus rapidement possible vers les Etats Unis pour que je ne sois plus une gêne pour sa campagne? Ou peut être, est ce qu'il me demanderait de faire des excuses publiques? Justifier mon geste en expliquant que j'étais trop alcoolisé, que j'avais fait une connerie mais que non j'étais hétéro à cent pour cent. Je voulais me marier avec une fille, avoir des gosses et tout le tralala. Je ne savais rien de ce qui se passerait et comme je ne savais pas comment il allait réagir, je ne pouvais pas savoir comment nous pourrions nous en sortir Cam' et moi. Mais je ne voulais pas le perdre, ça il en était hors de question.

Je souris, soupirant de soulagement quand il me répondit. C'était tellement bon de l'entendre me dire à nouveau qu'il m'aimait, entendre qu'il serait prêt à tout lui aussi pour que notre histoire ne prenne pas fin. Je savais aussi que je ne pouvais pas trop lui en demander. Je refusais qu'il se sacrifie par amour pour moi. Il n'avait pas à faire ça. Je voulais qu'il soit heureux, qu'il puisse continuer de vivre sa vie. C'était à moi de trouver une solution pour qu'on soit ensemble, pas l'inverse.

Je m'apprêtais à parler quand on se fit interrompre par l'autre connard. Il nous cherchait. Je ne savais pas ce qu'il avait mais il était et il risquait de nous pourrir un peu plus la vie. Je ne réfléchis pas. Je serrais sa main dans la mienne, m'enfonçant avec lui dans cette ruelle. On marcha un moment, courant presque pour lui échapper. Après plus d'un quart d'heure à ce rythme, je finis par ralentir, m'arrêtant avec lui. Je ne savais pas où on était. Nous étions dans une ruelle déserte. Je pouvais voir un peu plus loin une rue avec la rare circulation qu'il y avait encore à cette heure ci. Peut être qu'en allant par là on pourrait s'orienter, retrouvait où on était. Et dans le pire des cas on avait nos téléphones. On pourrait toujours se débrouiller. Le plus important c'était qu'on avait semé l'autre connard.

Je profitais qu'on soit seuls, à l'abri des regards pour venir l'embrasser à nouveau. Il m'avait beaucoup trop manqué. J'avais besoin d'être avec lui, de pouvoir le sentir à nouveau contre moi. Je ne pouvais pas vivre sans cette sensation, sans lui...

Je me reculais pourtant, agacé, en entendant mon téléphone sonner. Je jetais un bref coup d'oeil à l'écran avant de soupirer de plus belle.

- Mon père... il a du entendre parler de ce qui s'est passé...

Je raccrochais le téléphone avant de le ranger dans ma poche. J'allais devoir l'affronter à un moment donné mais je n'étais pas prêt à le faire pour le moment. Je ne voulais pas voir cet instant disparaitre. J'avais peur de ne plus le revoir si je le laissais partir.

- Est ce que... je peux te ramener chez toi?




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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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De bas en haut comme des montagnes russes, dans les sommets quelques mois tout au plus. À chaque saison sa nouvelle chute, à chaque saison son nouvel opus. Toujours à un détail de dérailler, tout tourne mal comme un disque rayé. La prochaine fois que je remonte je sauterai, je préfère disparaître que rester coincé. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste... Amoureux, Damoclès , je ne tiens qu’à un fil. Mon vide empire quand je dévie dans l’air. Tout dépend de ce que je veux bien voir, trop occupé à noyer mon espoir. Jamais sorti du manège, mélancolie me dicte son solfège. J'envoie ma bouteille à la mer, l'alcool me courtise de son verbe. Jusqu'où veux-tu que je m'engloutisse, la plus belle partie de moi, comme Atlantis. Je n’ai pas peur de mourir, seulement de mourir triste.

(( damoclès ))


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Je ne suis VRAIMENT PAS fait pour la course d'endurance. S'il n'y a pas beaucoup de certitudes dans ma vie, celle-ci en est indéniablement une. Mais au final, ça valait le coup. Parce que ça nous a éloignés de l'autre con d'Andrew et que maintenant il n'y a plus que nous deux. Je suis même rassuré qu'Adam n'ait pas décidé de faire une nouvelle dinguerie en allant interpeller notre camarade. Clairement, on a vraiment eu notre dose pour le moment, je n'avais pas envie de me retrouver de nouveau confronté à notre camarade et de devoir l'entendre nous déblatérer encore des conneries à profusion. J'ai pas envie qu'il se la joue encore raciste-homophobe ou qu'il me traîte de pute devant Adam. Il faut pas déconner. Et puis… Adam aurait pu ajouter encore plus d'ennuis à sa liste s'il avait choisi de revenir vers lui plutôt que de s'enfuir. Ouais… Les ennuis, lui comme moi on sait bien que ça lui pend clairement au nez et qu'il va être impossible d'y échapper indéfiniment ; mais pour le moment on peut respirer un peu, non ? Juste souffler un peu. Juste en profiter un peu après tout ce temps à m'être senti comme en apnée, éloigné de lui.

Ça fait un bien fou d'être en tête à tête avec lui. Et c'est encore meilleur quand Adam vient m'embrasser. Le goût de ses lèvres m'a terriblement manqué, je ne sais même pas comment j'ai fait pour m'en passer jusque là.
Ouais… J'ai souffert de devoir m'en passer. C'est pas faux. C'est même carrément la réalité.
Mes bras entourent son cou, je le garde contre moi. J'ai tellement peur qu'il m'échappe. De me réveiller et de réaliser que finalement tout ça n'est que le fruit de mon imagination. Je crois que j'en crèverais. Mais vraiment.

Et soudainement, une sonnerie de téléphone. Mon emprise se desserre, je laisse Adam se reculer et je lui lance un regard inquiet pendant qu'il regarde son écran.
Et si il regrettait ?
Et si cette illumination soudaine s'éteignait et qu'il me laissait encore tomber ? Bordel… J'ai presque envie de pleurer de voir que c'est son père qui l'appelle, avant même qu'il me le dise. L'expression plutôt enjouée de mon visage jusque là se mue en expression inquiète.

« Déjà ? » je lui réponds d'une petite voix, angoissé.

Je redoute tellement l'intervention de son père. Cet homme, je ne l'ai jamais vraiment vu si ce n'est de loin ou sur des affiches de candidat ministériel, mais je le redoute pire que tout. Parce que jusque là tout m'a prouvé qu'il avait le dessus sur tout dans la vie d'Adam. Il a même le dessus sur moi alors que je ne doute pas un instant de la sincérité des sentiments de celui que j'aime tant aussi.
Il remet son téléphone dans sa poche après avoir raccroché, je suis rassuré. Pour l'instant.

« Avec plaisir. »

Mes doigts viennent caresser les siens juste un instant puis on se dirige vers l'arrêt de bus le plus proche, juste au bout de la rue. Lorsque je jette un regard aux horaires et itinéraires, je suis content de constater qu'on peut aller jusqu'à chez moi à partir d'ici et qu'en plus on pourra avoir le dernier bus de la soirée. Ouais. Le bus. Je sais que c'est pas très classe. J'ai même eu un peu honte la première fois que j'ai proposé une sortie à Adam et que je lui ai dit qu'on allait prendre les transports en commun pour s'y rendre. Je crois qu'il était encore jamais monté dans un bus avant, ou pas dans un d'une telle ligne en tout cas. Chez moi… C'est carrément un autre univers que chez lui.

Dans le bus, je l'entraîne tout au fond, il n'y a pas grand monde mais je veux quand même nous donner toutes les chances d'être tranquilles. Je le laisse s'asseoir, je m'installe à côté de lui et je prends sa main, cachant ce contact contre nos cuisses qui se frôlent à cause des sièges minuscules. Ici, on existe pas. Ici, on ne nous voit pas. Et le trajet se fait plutôt silencieusement, mis à part une nana qui discute au téléphone avec son petit-ami, d'après ce que j'en comprends vaguement. Quelle chance… J'aimerais tellement être elle, et que mon petit-ami soit Adam. Qu'on ne soit qu'un couple qui se fond dans la société. Classique et hétéro. Du genre normé et accepté de tous comme si ça coulait de source.

Lorsqu'on arrive à l'arrêt le plus proche de chez moi, je lâche sa main tout doucement et je l'invite à me suivre. La rue est mal éclairée, pas très rassurante pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude. Je marche aux côtés d'Adam, pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'on arrive devant ma maison. Elle n'a pas changé depuis la dernière fois. Petite, modeste, et un petit jardin loin d'être irréprochable car pas de jardinier pour s'en occuper. La lumière automatique s'allume sur nous et je fais face à Adam. Je prends ses mains dans les miennes.

« Tu veux rester..? » je demande. « Ou au moins entrer un moment ? »

Je suis sûr que ma mère ne dira rien. Elle ne sera peut-être pas ravie de voir que je suis revenu vers celui qui m'a brisé le coeur, mais je sais qu'elle ne dira rien. Et puis… Je ne sais pas s'il souhaite réellement rentrer chez lui de suite. Et… J'aurais bien envie de pouvoir passer un peu plus de temps avec lui, savourer nos retrouvailles et profiter de ses bras autour de moi. Mais ça reste une proposition ; cette fois-ci, je m'abstiens totalement de me montrer directif.
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je ne voulais pas voir cette soirée s'arrêter. Je n'avais aucune envie de rentrer chez moi, surtout pour affronter la fureur de mon père. Je voulais juste rester avec lui, faire comme si pendant un instant, je pouvais ne jamais le quitter. J'avais été soulagé de voir qu'il acceptait, qu'il ne voulait pas rentrer seul, mettant un terme à tout ce qu'on était entrain de vivre ce soir. J'avais peur qu'une fois parti, quand il serait seul, qu'il ne se mette à réfléchir à ce que je lui avais demandé et qu'il ne fasse marche arrière. C'était tellement énorme en même temps. Je lui demandais d'être avec moi à nouveau, sans solution, sans savoir ce que je ferais dans quelques heures. Je n'avais dit qu'une chose, je l'aimais et je voulais être avec lui.

Je le suivis, allant m'installer au fond du bus avec lui. Je tentais de cacher mon sourire alors que sa main venait prendre discrètement la mienne. Ca me faisait du bien de retrouver cette vie simple qui n'avait toujours été associé qu'à lui. J'étouffais avec le quotidien de ma vie, les chauffeurs privés, les appartements et villa de luxe beaucoup trop grand et trop froid pour que je m'y sente bien. J'aimais ces moments, même si nous étions obligés d'être discret. Deux gays qui s'affichaient ça n'était pas toujours bien vu et la campagne de mon père n'aidait pas à calmer les choses.

A nouveau je l'accompagnais en silence dans la rue. J'avais fourré mes mains dans mes poches, ne sachant pas quoi en faire maintenant qu'elles ne tenaient plus les siennes. Je ne savais même pas quoi dire. J'avais peur de me rendre ridicule, de tout gâcher si je venais à parler. Il y avait des moments pour parler et là ça n'en était pas un. Je marchais avec lui, comme s'il n'y avait rien d'autre au monde qui existait. J'ignorais les vibrations répétées de mon téléphone dans ma poche. Je ne voulais pas penser à ça, à la tempête qui était peut être entrain de se déchainer sur les réseaux sociaux.

Je souris légèrement en sentant ses mains revenir prendre les miennes. Est ce que c'était une façon de se dire au revoir? Allait il me laisser? J'avais tellement peur... peur de le laisser et de ne plus jamais le retrouver. Je ne savais pas à quel point il avait bu. Peut être que ses baisers, ses promesses n'étaient que les voeux d'un ivrogne ne sachant plus ce qu'il dit et qu'il regretterait tout le lendemain matin. Moi, malheureusement, j'étais assez sobre pour savoir ce que je faisais. Je n'avais jamais été aussi certain de ce que je voulais de toute ma vie. Je le voulais lui, et personne d'autre. Je me foutais que mon père me foute à la rue, que je sois obligé de bosser dans un fast food pour gagner de quoi vivre. Je me foutais même de mes études. J'étais prêt à tout, à tout laisser tomber, du moment que je ne le quittais pas lui.

- Je veux bien rentrer...

Et rester toute la nuit avec lui. Ne plus jamais le quitter même. Je serrais ses mains un peu plus dans les miennes avant de le suivre dans la maison. Je la pris de plein fouet, cette bouffée de nostalgie. Je retrouvais l'ambiance de mes plus beaux moments, de ces jours heureux que j'avais passé ici avec lui et sa famille. Je me rendais compte à quel point tout cela m'avait manqué. J'avais l'impression de respirer de nouveau après des mois passé à étouffer sans ma chambre trop grande et trop vide.

Personne n'était levé à cette heure ci. Une chance pour moi, je craignais la réaction de sa mère après ce que j'avais fait, notre rupture et les conséquences qu'elle avait eu sur Cam'. Je le suivis dans sa chambre, retrouvant ce lieu si familier. J'attendis à peine un instant après que la porte soit fermée pour venir l'embrasser avec envie.

Je le serrais contre moi, gardant son visage contre le mien entre deux baisers. Je n'arrivais pas à empêcher ma peur de parler au milieu de la passion.

- Jure moi que tu ne me laisseras pas... promets le moi Cam'.



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J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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I feel it everyday, it's all the same. It brings me down, but I'm the one to blame. I've tried everything to get away, so here I go again, chasing you down again. Why do I do this ? It feels like everyday stays the same. It's dragging me down, and I can't pull away, so here I go again, chasing you down again. Why do I do this ? So many thoughts that I can't get out of my head, I try to live without you ; every time I do, I feel dead. I know what's best for me but I want you instead. I'll keep on wasting all my time... Over and over, over and over I fall for you. Over and over, over and over I try not to. Over and over, over and over you make me fall for you. Over and over, over and over you don't even try to...

(( over and over ))


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Ses mains dans les miennes, je souris quand j'entends qu'il veut bien entrer. Je n'aurais pas pu être plus heureux qu'à cet instant. A son contact, j'ai l'impression qu'on me rend les ailes que j'ai perdu en me séparant de lui. Je l'entraîne alors à l'intérieur de la maison silencieuse et pourtant toujours pleine de vie. Pendant un instant, je me souviens de la première fois où il a mis les pieds ici et où j'ai été inquiet à l'idée qu'il juge cet endroit mais à présent, je suis parfaitement à l'aise. Je sais qu'il n'a jamais jugé, il s'est juste réjoui des moments qu'on a pu y passer ensemble, à l'abri des regards curieux et malveillants. J'ai beau savoir que des emmerdes nous attendent probablement, qu'elles vont nous tomber dessus dans peu de temps, je ne peux m'empêcher de savourer l'idée qu'il soit là, avec moi. Et d'ailleurs, je le tire immédiatement dans ma chambre, fermant la porte derrière nous le plus silencieusement possible pour ne pas réveiller ma mère. A peine une seconde après, ses lèvres viennent embrasser les miennes et je ne lutte pas contre la tentation de répondre à ce baiser, mes bras venant se glisser autour de son cou. Je savoure cet instant, le goût de ses lèvres, la sensation de ses mains sur moi. Mais il ne tarde pas à me transmettre ses craintes. Mes doigts glissent de ses cheveux à ses joues, j'encadre son visage pâle de mes mains, je caresse sa peau délicatement tandis que je garde sa face tout près de la mienne.

« Tant que tu voudras de moi je te lâcherai pas, mi corazón… Promis. »

Je presse mes lèvres contre les siens en un nouveau baiser. Un tout petit, tout furtif, que je puisse lui dire juste après :

« Oublie tout pour ce soir, okay ? Tu mérites de prendre un moment pour respirer. On verra le reste demain… »

J'aimerais bien qu'il reste toute la nuit. Et comme il a fait le pas d'entrer ici, j'essaye de faire en sorte de le garder. J'ai juste envie qu'il soit près de moi, tout à moi. Juste avec moi.

« Reste… S'il te plaît... » je lui murmure alors, ma bouche revenant bien rapidement à l'assaut de la sienne.

Mes doigts glissent de ses joues à ses épaules, à son torse, au bas de son tee-shirt sous lequel ils remontent par la suite. Je caresse sa peau chaude sous ses vêtements et elle est toujours aussi douce et agréable au toucher que dans mes souvenirs. J'ai l'impression que ça fait une véritable éternité qui s'est passée depuis qu'on a pas été aussi proches et ça m'a manqué.
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Je hochais doucement la tête contre lui. Ses paroles me faisaient tellement de bien. En cet instant je faisais ce qu'il me disait, je relâchais un peu la pression, je laissais tout de côté. Ce soir je voulais tout oublier, croire chacun des mots qu'il me disait. On ne se quitterait pas cette fois. Il n'allait pas me laisser tomber et je refusais de faire de même. Je ne pouvais plus. Je ne voulais plus vivre comme ça davantage. Vivre une vie que je détestais, sans celui qui faisait battre mon coeur, sans pouvoir être celui que j'étais vraiment. Une vie entière à étouffer, mais là je ne pouvais plus.

- Je reste... ici c'est le seul endroit où j'ai envie d'être.

Je ne tardais pas à retirer mon tee shirt avant de faire subir le même sort au sien. Je l'entrainais avec moi dans son lit. Je m'allongeais sur lui, reprenant ses lèvres avec avidité. Il m'avait tellement manqué... je ne pouvais plus me passer de lui. J'avais besoin de le sentir contre moi, d'avoir son corps contre le mien, vibrants tous les deux à l'unisson.

Mes lèvres étaient avides des siennes, mes mains ne cessaient de caresser son corps avec envie. Je lui retirais avec la même hâte ses vêtements et les miens. Je n'arrivais pas à croire à la chance que j'avais de pouvoir être avec lui à nouveau, je ne voulais pas en gâcher un instant. J'avais cru ne plus jamais pouvoir l'avoir dans ma vie, obligé de dire adieu à lui, ses baisers, sa peau sous mes doigts, ses doux gémissements de plaisir... Non, je n'aurais jamais survécu à une vie entière sans lui. C'était impossible. C'était comme de me priver d'une partie de mon âme, avancer dans ce monde sans celui qui faisait que je me sentais enfin heureux, complet.

Je lâchais ses lèvres, partant à l'assaut de son torse, recouvrant son corps entier de baisers. Je le redécouvrais comme si c'était la première fois. Chaque baiser que je déposais sur son corps avait le don de m'électriser. Je fini par descendre encore plus bas. Ce corps je le connaissais par coeur. Je savais quoi faire pour lui faire perdre la tête et je ne m'en étais jamais lassé. Il m'avait manqué, c'était là toute la vérité.

Je me penchais finalement, glissant l'objet de mon désir entre mes lèvres pour lui faire perdre complètement la tête.




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I feel it everyday, it's all the same. It brings me down, but I'm the one to blame. I've tried everything to get away, so here I go again, chasing you down again. Why do I do this ? It feels like everyday stays the same. It's dragging me down, and I can't pull away, so here I go again, chasing you down again. Why do I do this ? So many thoughts that I can't get out of my head, I try to live without you ; every time I do, I feel dead. I know what's best for me but I want you instead. I'll keep on wasting all my time... Over and over, over and over I fall for you. Over and over, over and over I try not to. Over and over, over and over you make me fall for you. Over and over, over and over you don't even try to...

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