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LE TEMPS D'UN RP

it takes a fool to remain sane (Beloved)

Beloved
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Beloved
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Est ce que c'était une consolation de voir qu'il était tout étant dégouté que moi qu'on se retrouve en binôme? Non pas du tout, c'était même plus douloureux qu'autre chose. Il y avait eu une époque où nous aurions été ravi d'avoir cette excuse pour passer un peu de temps ensemble. Nous saisissions la moindre occasion pour passer du temps ensemble loin des regards indiscrets. J'aurais été aux anges d'être en duo avec lui. Mais les temps avaient changés. Je n'avais pas pu lui donner ce qu'il voulait. Je n'avais pas pu assumer notre couple et je l'avais blessé en agissant ainsi. Je ne pouvais même pas lui en vouloir de me détester. Je me détestais moi même pour ce que j'avais fait.

Et que dire du prof....? Dans le genre je vis dans une bulle et je ne prête pas attention à ce qui se passe dans la vie de mes élèves il faisait fort. Pourtant le scandale avait été national. Tout le monde n'avait fait que parler de ça pendant des jours. Mais non, Monsieur le prof faisait comme si ça n'avait pas existé et qu'il n'y avait même aucun problème à ce qu'on soit ensemble. Au contraire c'était même génial, j'allais pouvoir l'aider à remonter ses notes. Il pouvait très facilement avoir les meilleurs notes s'il le voulait. Si elles avaient chutés c'était précisément à cause de moi. Alors comment le fait de nous mettre ensemble allait arranger les choses? Il faisait vraiment exprès d'être con.

Quant aux réactions de nos chers camarades... ça les faisait rire de voir Camilo avec moi. Une bonne partie d'entre eux étaient certain qu'il avait fait exprès de provoquer ce "buzz", qu'il souhaitait être avec moi et attirer l'attention sur lui. Pour la première partie ils avaient eu raison à un moment donné. Ce n'était plus le cas malheureusement aujourd'hui. Et l'attention, il s'en serait bien passé. Ils ne le connaissaient pas. Ils ne cherchaient même pas à le connaitre. Ils s'arrêtaient à sa condition et passaient à côté de l'homme extraordinaire qu'il était.

Je le laissais s'asseoir à côté de moi sans rien dire. Je gardais le regard fixé sur les autres élèves bougeant de place et le prof passant entre eux pour distribuer les affaires qu'ils devraient défendre. Je ne répondis pas à son commentaire sur Andrew. Je savais qu'il disait ça pour plaisanter, sûrement pour essayer de se calmer. J'aurais ri en temps normal mais je n'étais plus d'humeur. J'avais le coeur en miettes.

Et ouais comme il le disait si bien on allait faire en sorte de terminer tout ça au plus vite parce que.... oui je voyais. Moins il passait de temps avec moi et mieux c'était pour nous deux.

Je soupirais alors qu'il m'interrogeait sur tout le début du cours. Ca n'était pas lui de ne pas écouter les cours comme ça et je savais que c'était entièrement ma faute si il ne parvenait plus à se concentrer.

- On va bosser sur le droit du travail ce semestre. Il a passé les deux semaines qui viennent de passer à nous présenter les différents cas de figure dans lequel s'applique ce droit. On va faire des exercices pratiques. On va rejouer des procès. Deux binômes par affaire, un binôme défendre l'accusé et l'autre le plaignant. Nous on va défendre un accusé et on sera contre ce binôme là bas. Mais je ne savais pas encore quel sera notre affaire.

Je m'arrêtais de parler alors que le prof venait nous donner les informations sur l'affaire et sur notre client. Il nous donna la date de notre procès. On avait une semaine pour préparer la défense de notre client. Je lui tendis son exemplaire tout en détaillant le mien rapidement du regard. Merveilleux... on allait défendre un patron accusé d'harcèlement sexuelle auprès d'une de ses employées.

- Bien si tu as une idée sur comment faire passer un pervers pour un gentil petit agneau innocent, je suis preneur. Histoire qu'on termine tout ça au plus vite.




THE MOON.
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Dim 9 Jan - 16:48
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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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If I can't let you go, will darkness divide ? For the fiction of love is the truth of our lie. We were playing for keeps but we both knew the cost. Now the only way out's in your heart shaped box. But I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding but never gave up. And I hate that I made you the enemy. And I hate that your heart was the casualty. Now, I hate that I need you... As we rest here alone like notes on a page, the finest to compose could not play our pain. With a candle through time I could still see your ghost but I can't close my eyes, for it. For it is there where you haunt me most. I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding, but never gave up. And I hope that I stain through your memory as we echo through time in the melody. Now I hate that I need you... (( another life ))

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Assis aux côtés d'Adam, je me sens soudainement encore plus nerveux. La période où sa présence m'apaisait me paraît si lointaine… On peut dire que ce mec m'aura fait passer par absolument toutes les émotions. J'adorais ça avant, je raffolais tellement de cette tension qui m'envahissait dès qu'il était dans les parages, de la sensation que mon coeur battait si fort au creux de ma poitrine qu'il risquait de s'en extirper à tout instant. Sauf que… Maintenant, j'ai juste envie de me faire tout petit jusqu'à totalement disparaître. En apparence, j'ai beau essayer de faire comme si de rien n'était, je sais que ça marche pas. J'suis sûr que ça se voit que c'est faux. Tout est faux. Même le son de sa voix me fait le pire des effets. Mais je fais de mon mieux pour l'écouter me dire tout ce à quoi je n'ai pas du tout été attentif. Ça me ressemble tellement pas d'être autant à côté de la plaque. Ici, je n'ai jamais eu des résultats parfaits au vu du niveau extrêmement exigeant mais j'ai toujours pu en avoir des corrects. Depuis la rentrée, c'est n'importe quoi. Je fais du hors sujet sur hors sujet et les professeurs ne me ratent pas. J'ai l'impression que tout cherche à me démontrer que je n'ai pas ma place ici. Enfin… Ca a toujours été le cas, mais avant j'avais la hargne. Je ne me laissais pas faire. Maintenant, je me sens perdre pied, je me laisse peu à peu emporter par la rafale. Je n'arrive plus à me battre.

Donc. On va devoir faire une mise en situation, simuler un procès. En équipe. Putain, ça promet. J'espère au moins qu'on aura pas un sujet trop merdique. Mais déjà, être du côté de la défense ça me plaît moyen. Suivant l'affaire, c'est une place vraiment délicate et difficile à assumer. On va bien voir.

« Okay… »

C'est tout ce que je dis, dans un soupir même pas discret. Je note distraitement la date qu'on nous donne et je prends l'exemplaire du dossier que Adam me tend. Et dès que je l'ouvre…

« C'est quoi ce torchon ?! Non mais c'est une blague… »

C'est EXACTEMENT, tout ce que je ne veux pas. Je ne peux m'empêcher de fusiller le binôme qui s'oppose à nous du regard. J'ai envie de les défoncer. Je suis sûr qu'ils méritent même pas le rôle qui leur a été attribués et qu'ils vont s'y prendre comme des manches. Que ça m'énerve !

« J'en sais rien mais on va les écraser comme des putains de cafards... »

Ils me regardent en retour en plus. Je fronce les sourcils. Je dis rien. J'ai envie de les aplatir comme des crêpes. Et j'ai pas envie de niquer les super résultats d'Adam non plus. Je sais que si je fais n'imp, il prendra avec moi. J'ai pas envie… Il ne le mérite pas…

« Bon. C'est quoi les arguments autres que "elle a mis une jupe bien plus courte que la hauteur de la cheville et elle lui a sourit" ou "bobonne lui fait pas assez bien l'amour à la maison, le pauvre, il fallait bien qu'il comble le manque"..? »

Je dois avouer que je suis un peu perdu. Bien sûr que je suis renseigné sur ce type d'affaires, mais je trouve toujours les arguments de la défense tellement merdiques… J'ai pas envie de défendre un tel type, mais il va bien falloir trouver quelque chose qui tient la route, pas vrai ?

« Peut-être jouer sur le manque de preuves concrètes ou l'ambiguïté de ces dernières ? » je fais en me replongeant dans le dossier.

Ça me dégoûte. Et plus j'avance dans la lecture, plus ça m'énerve. « P'tain en plus elle a démissionné à cause de lui, enfoiré. » je marmonne, cherchant les possibles failles à exploiter.
Beloved
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J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je ne pouvais pas tomber sur pire sujet. Déjà en apprenant qu'on allait devoir s'occuper de la défense j'étais dégouté. J'aurais aimé défendre quelqu'un de plus moralement recommandable, quelqu'un qu'on accusait à tord, un "gentil". Je n'avais aucune envie de me retrouver à défendre les ordures. Je n'avais pas choisi de faire avocat pour ça. Oh je le savais. On m'avait déjà dit que je ne devais pas faire le difficile, que je ne pouvais pas défendre que des innocents, que tout le monde avait droit à une défense. Mais ça ne changeait rien à ce que je ressentais. Je voulais être là pour ceux qui en avaient besoin, ceux qui étaient victimes du système. Je voulais les aider à s'en sortir. Ce n'était peut être qu'une simulation, mais me mettre dans la peau d'un avocat qui défendait les pourritures était vraiment la dernière chose que je voulais. Et je savais que c'était la même chose pour Camilo.

Je le sentais fulminer à côté de moi. Mais je retrouvais aussi un peu de sa personnalité, de son tempérament de compétiteur quand il lança un regard au duo de filles contre qui nous étions sensé nous battre. Le hasard du tirage au sort était tombé dans le pire cliché possible. C'était les hommes qui allaient défendre le connard d'harceleur et les filles qui allaient défendre la victime. Sauf que les dits hommes étaient gays et que dans la réalité, ils n'auraient jamais fait la moindre remarque à une femme. Et dire qu'il allait falloir trouver des excuses à ce type et discréditer une pauvre femme qui avait fini par démissionner. Heureusement que ce n'était qu'une simulation. Je n'aurais pas aimé avoir à parler comme ça devant elle.

- On peut appuyer sur le fait que c'est sa parole contre la sienne, qu'elle a mal interprété ses propos, qu'il ne voulait que plaisanter. Qu'aucune autre femme de l'entreprise n'a eu à se plaindre du comportement du patron. On peut même les faire témoigner pour qu'elles aillent dans ce sens, qu'elles décrivent une ambiance bonne enfant où les remarques du patron ne sont que des taquineries qu'elle a tord de mal prendre. On peut même enfoncer le clou en disant qu'elle a toujours été du genre coincé, à ne pas s'intégrer à l'équipe et qu'elle avait des résultats médiocres. Lui ne faisait tout ça que pour être sympa et l'encourager à se dépasser. En gros notre client est un saint, un sympathique bonhomme et elle une pauvre fille coincée sans humour, susceptible et incompétente. En l'accusant elle cherche juste à avoir une indemnité de départ plus importante que ce qu'elle aurait pour licenciement.

Et je savais que malheureusement cette technique marchait à merveille. C'était celle qu'avaient utilisés les avocats de mon père quand sa secrétaire avait porté plainte pour les même motifs. Redorer le blason de l'accusé, minimisé les propos et au final discréditer la plaignante.


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Dim 9 Jan - 21:53
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J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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If I can't let you go, will darkness divide ? For the fiction of love is the truth of our lie. We were playing for keeps but we both knew the cost. Now the only way out's in your heart shaped box. But I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding but never gave up. And I hate that I made you the enemy. And I hate that your heart was the casualty. Now, I hate that I need you... As we rest here alone like notes on a page, the finest to compose could not play our pain. With a candle through time I could still see your ghost but I can't close my eyes, for it. For it is there where you haunt me most. I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding, but never gave up. And I hope that I stain through your memory as we echo through time in the melody. Now I hate that I need you... (( another life ))

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Je sais bien qu'on ne peut pas avoir que des sujets qui nous plaisent et avec lesquels on est parfaitement à l'aise mais… Celui-là, on va pas se mentir, il dégoûte carrément. J'espère bien ne jamais me retrouver à défendre un connard pareil lorsque je serai vraiment avocat parce que je pense bien que je ne pourrai plus me regarder en face par la suite. Mon but plus tard, c'est justement de défendre les femmes. Et là, je me retrouve avec un sujet où je dois prouver qu'une pauvre victime dit n'importe quoi et que son patron ne pensait pas à mal lorsqu'il la harcelait sexuellement. J'ai limite envie de ragequit. Mais ça serait me retrouver avec un zéro, abandonner lâchement Adam encore une fois, et lui imposer sûrement d'avoir uniquement la moitié des points qu'il serait censé avoir. Fait chier.

Par contre, bien incapable de trouver la moindre excuse pour ce genre d'individu, j'essaye de me concentrer sur les preuves qui ont été apportées au dossier pour voir si on peut en faire quelque chose. Mais franchement, même sans preuve, moi je la croirais cette victime. Il y a tellement de connards qui utilisent leur statut, leur pouvoir et leur argent pour faire ce genre de choses. Ils se pensent au-dessus de tous et croient pouvoir agir en toute impunité. Je ne remettrais jamais sa parole en doute. Sauf que là, on doit faire tout le contraire, Adam et moi. Alors que je sais parfaitement qu'il partage totalement mon avis. Je n'arrive pas à lui trouver d'excuse, à l'accusé. Je ne saurais comment commencer en fait. Mais Adam semble avoir une réponse. Au début, j'évite de trop le regarder, mais au fur et à mesure de son discours, je relève les yeux vers son visage et j'entrouvre la bouche, incrédule. Je dirais même : stupéfait.

« Mais pardon ?! » je fais finalement, indigné.

J'en oublie presque qu'on est censés bosser ensemble, qu'il me donne juste des arguments et que ce n'est pas son avis. Oh mon dieu, mais tant de conneries ? Enfin… Non, pas tant que ça. Si l'on suit les actualités dans le domaine, on peut bien se rendre compte que ce type de plaidoyé peut fonctionner face au juge. C'est ce que je trouve encore plus choquant.

« Excuse moi. » je dis, me frottant la nuque. « T'as déjà bossé ce genre de sujet avant ou..? »

Il a l'air de tellement savoir ce qu'il dit. Il n'a même pas eu à réfléchir bien longtemps. Je pose le dossier sur le bureau, je mordille nerveusement mon stylo pendant un instant.

« Bon… Ça me fait mal de le dire mais… Je crois que ta défense semble difficilement parable. »

Et ça me fait chier. Enfin… Pas que ça vienne de lui, hein. Juste… Que ça soit comme ça. Que la victime se fasse pointer ainsi du doigt alors qu'elle est juste venue bosser pour gagner sa vie. Elle a rien demandé, juste un salaire. Et elle se fait emmerder par un vieux pervers là…

« Okay. Donc notre client est juste un bon vivant avec un sens de l'humour super aiguisé et la victime une pauvre fille timide qui bosse mal et qui est avide de fric. » je lâche, pensif. « Il semble avoir été assez intelligent pour ne pas laisser de preuves écrites ce brave homme. C'est déjà ça… »

Je soupire. C'est complètement débile, putain.

« On pourrait "profiter" du manque de preuves pour menacer d'engager des poursuites pour diffamation et réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi et même demander un remboursement des frais de justice. Notre cher client, dans sa grande bonté, serait prêt à négocier et renoncer à ces sommes si la partie adverse retire sa plainte ? »

Il manquerait plus que ça, tiens. Mais je me dis que ça pourrait peut-être faire pression sur ceux d'en face. C'est un usage courant également.
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Lun 10 Jan - 19:20
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Je restais silencieux quand il s'interrogeait sur mes soudaines compétences dans le domaine de la défense des fils de pute. Je me gardais bien de lui dire que ce lui qui me servait d'exemple pour ce cas, n'était autre que mon merveilleux père. Oui, oui, le même père que j'avais refusé de trahir pour aller avec lui. C'était lui que j'avais choisi, le père qui ne pensait qu'à sa carrière, qui la faisait passer avant sa famille, qui se permettait dans son travail de dire à ses secrétaires qu'une jupe plus courte la mettrait plus en valeur et qu'elle devrait sérieusement y penser. Lui... plutôt que l'amour de ma vie qui était assis juste à côté de moi.

Je hochais la tête à ses remarques sur le fait que notre "client" pourrait porter plainte.

- C'est une bonne idée.

C'était absolument répugnant comme comportement mais ce serait bien digne de ce que pourraient des individus dans ce genre et les avocats qui les défendaient. Ils se pensaient tellement dans leur bon droit d'agir ainsi que rien ne les arrêterait.

- Je te laisse t'occuper de la partie plainte, je m'occuperais de dresser un portrait flatteur de notre client et bien noir de la plaignante. On se retrouve demain soir pour mettre tout ça en commun?

Le cours allait bientôt se terminer et je préférais fuir le plus loin et le plus vite possible de lui. Moins on passerait de temps ensemble et mieux ce serait. Je me gardais la plus grosse partie à faire, pour ne pas le surcharger non plus. Je voyais bien qu'il était épuisé et qu'il n'était pas au meilleure de sa forme. Je passerais sûrement une nuit blanche de mon côté pour réussir à rendre le travail à temps mais je m'en foutais. Mon père allait encore me trainer à un de ses meetings ce soir... Il adorait nous mettre en avant ma mère et moi, histoire de sortir la carte de la parfaite petite famille qui le soutenait dans tout ce qu'il faisait. Oh ouiiii on était beaux et on s'aimait tellement. On était la famille parfaite en apparence alors si vous aussi vous vouliez pouvoir avoir une vie de famille aussi merveilleuse que la notre il fallait voter pour lui. C'était bidon, c'était épuisant, mais je n'avais pas vraiment le choix. Puis le temps que je rentre du meeting il serait tard. Je passerais le reste de la nuit à bosser sur la défense de notre connard de faux client qui avait malheureusement réellement existé. Bon au moins, ça m'éviterait de trop penser à lui et au moment où on devrait se revoir pour mettre en commun notre travail.

Je me levais au son de la cloche pour ranger toutes mes affaires dans mon sac.

- Demain soir après les cours à la bibliothèque ça te va?


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Jeu 13 Jan - 2:13
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J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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The world was on fire and no one could save me but you. It's strange what desire will make foolish people do. I never dreamed that I'd meet somebody like you. And I never dreamed that I'd lose somebody like you. No, I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you... What a wicked game you play, to make me feel this way. What a wicked thing to do, to let me dream of you. What a wicked thing to say, you never felt this way. What a wicked thing to do, to make me dream of you. And I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you...

(( wicked game ))


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Il ne me dit rien et je ne cherche pas à lui forcer la main. Peut-être bien qu'avant, j'aurais cherché un peu plus à lui faire cracher le morceau mais… Là, aujourd'hui, je lâche directement l'affaire. Je trouve tout de même étrange qu'il ait eu si vite une répondre aussi assurée à notre problématique mais… On dirait bien que cela restera un mystère pour moi. Peut-être qu'il vaut mieux que je ne sache pas, au fond. Il doit bien avoir une raison de ne pas vouloir répondre à la question. Du coup… Je me reconcentre et propose donc une pression à mettre sur la partie adverse, histoire de bien enfoncer le clou. Il est d'accord, je hoche la tête. Il donne ses instructions, je hoche la tête.

« Comme tu veux… » je dis alors, calmement.

Je suis conscient qu'il s'attribue le plus gros du travail, mais ça peut se comprendre. Mes résultats ne passent pas inaperçus car les professeurs se permettent de me faire des remarques devant toute la classe donc… Ouais. Je peux comprendre qu'il préfère prendre les choses en main. Je me contenterai de m'appliquer sur ma partie et de me plier à ce qu'il veut. J'crois que je suis pas vraiment en position pour discuter.

« Ca marche. »

Je ne m'attarde pas un instant de plus. Je prends rapidement mes affaires et une fois dehors, j'ai l'impression de pouvoir respirer de nouveau. Comment est-ce que je vais faire demain soir..?

*** Le jour du plaidoyer ***

Okay. Adam et moi, on a réussi à bosser ensemble. Ça a été dur. Lui comme moi, on savait plus trop où se mettre quand on s'est retrouvés seuls à la bibliothèque. La mise en forme et le peaufinage de notre travail a pris du temps, plus qu'on l'avait prévu je pense et… Plus que je pouvais le supporter. Si j'y ai mis de la bonne volonté, ça ne veut pas dire que ça a été si simple. Et je suppose que pour lui c'était pareil. Le malaise suintait par tous les pores de sa peau, je pouvais le voir en un coup d'œil. Je suis sûr que le prof ne se doute pas à quel point j'ai pu le maudire d'avoir tiré au sort nos noms pour nous mettre en binôme l'un avec l'autre. Crois-y ou pas… Je pense que ça aurait été même plus simple de me retrouver en équipe avec l'autre connard d'Andrew.

Là, on vient juste de terminer notre simulation, le verdict s'apprête à être prononcé. Je ne peux m'empêcher de me pencher vers Adam pour lui chuchoter un : « Je crois que c'est bon. ». En vrai, je suis même sûr. Les filles en face n'ont pu absolument rien faire. Elle s'y sont prises comme des pieds et n'ont pas su défendre correctement leur cliente et maintenir ses accusations jusqu'au bout, manque de preuves en sa faveur… Et surtout d'arguments des avocates. C'était juste affligeant. Quant à moi, même si l'idée de jouer un avocat de la défense dans ce type d'affaire, j'ai fini par me prendre au jeu et faire comme s'il ne s'agissait que d'un rôle dans une pièce de théâtre. J'ai fait les choses sérieusement alors que c'était mal barré quand on nous a distribué les dossiers, je l'admets.

Le "juge" nous invite à nous lever et annonce finalement le verdict : c'est un non-lieu. Notre client-super-trouduc s'en sort totalement blanc comme neige. Ca devrait probablement m'énerver, sauf qu'une victoire restant une victoire… Je suis content. J'ai besoin de me réjouir pour quelque chose pour une fois depuis trop longtemps. Sans réfléchir, je me montre trop démonstratif, à peine notre victoire est annoncée que je me retrouve à serrer Adam dans mes bras.

« On a réussi ! »
« Monsieur Romero ! » j'entends alors la voix du prof.
« Hum… Pardon… »

Bordel.
Je lâche vite Adam. Tout le monde nous regarde pour la mauvaise raison cette fois et c'est trop gênant. Je me pince les lèvres. Le pire, c'est que ça m'a fait un bien fou sur l'instant, de le sentir contre moi, de pouvoir le serrer dans mes bras mais… Maintenant je me sens trop mal. Et je sais que j'ai pas fini d'en bouffer.

« Vraiment désolé… Je me suis laissé emporter… » je marmonne alors à l'intention de tout le monde.

Je me sens trop mal pour que ça ait l'air normal. Et soudainement, ma cravate me semble trop serrée. Je tire dessus. L'air me semble irrespirable. Je sens l'angoisse qui monte en flèche dans tout mon corps. L'anxiété me gagne. Encore un truc nouveau bien merdique. J'ai toujours été du genre à garder mes moyens, à pouvoir garder la face mais là… C'est juste… Non.

« Je… Je dois sortir. » je lâche alors soudainement.

Je crois que le prof a invité tout le monde à parler de notre prestation à tous avant de rendre les notes. Je crois. Je suis même pas sûr. Je me sens pas capable de rester là. Laissant tout derrière moi, je sors de la salle. J'ai besoin d'aller prendre l'air, maintenant. Je dois partir, et je sais même pas comment je vais faire pour revenir.

Tout en marchant, je défais ma cravate et les premiers boutons de mon col de chemise. Je me dirige vers la sortie la plus proche et une fois à l'extérieur, je prends une grande inspiration. J'ai l'impression que mon coeur pèse une tonne, j'en ai presque la tête qui tourne. Je me dirige vers un coin un peu à l'écart, histoire de m'isoler un peu. C'est là où je vais toujours quand je ressens le besoin de ne plus voir la tronche des autres. Sauf que là, c'est moi. Ils ont rien fait. C'est moi.

Pourquoi il faut toujours que je merde en continu ?

Je pose mon cul sur le sol. C'est sûr qu'après ça, Adam voudra juste m'éviter encore plus. Et que je vais encore plus me prendre des regards bizarres et remarques désagréables par les autres. J'ai fait exactement ce que je ne devais pas faire. Juste sur une impulsion. Putain… Ils ont tous raison, ceux qui disent que j'réfléchis pas et que j'agis toujours sur des coups de tête à la con… J'me déteste.
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Jeu 13 Jan - 16:51
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Le rendez vous du lendemain avait été une véritable épreuve. Le meeting de la veille m'avait épuisé. Je détestais ça. Je détestais qu'il m'exhibe comme un trophée, qu'il se serve de moi pour parvenir à ses fins. Je détestais ces soirées avec tout ces léches culs qui ne cessaient de nous tourner autour. J'avais en horreur toute cette hypocrisie de cette classe qui se pensait bien pensante. Il n'y en avait pas un seul qui arrivait à la cheville de personnes comme Camilo et sa famille et pourtant ils se pensaient tous supérieurs à eux.

J'avais enchainé avec une nuit blanche pour terminer notre travail. Chaque mot que j'écrivais me donnait littéralement envie de vomir. J'avais réussi à mettre la main sur le compte rendu d'audience de mon père. Je m'étais inspiré de plusieurs passages pour écrire mon propre plaidoyer. Je n'avais pas trouvé le temps de dormir un peu que j'avais enchaine sur une nouvelle journée tout aussi horrible que les autres, pire même. Je n'arrêtais pas d'entendre des compliments sur le dernier meeting de mon père, et combien il avait été formidable, et comment tout le monde croyait en lui, il allait sauver le pays ça c'était certain. Et bla... bla... bla...

Puis je l'avais retrouvé le soir et cette épreuve avait certainement été la pire que j'avais du endurer. On était tellement loin de la complicité qu'il y avait autrefois. Je n'aurais pas hésité avant à glisser ma main discrètement sous la table, à faire des sous entendus tout en riant. J'aurais passé un délicieux moment avec lui avant de le suivre chez lui où nous nous serions retrouvé chez lui. Là il ne restait plus que la gêne et beaucoup de douleur. C'était une véritable torture que de l'avoir là à côté de moi sans pouvoir le toucher, sans pouvoir être réellement avec lui. On avait réussi à boucler le travail et c'était plutôt un exploit quand on voyait l'ambiance qui régnait entre nous deux.

Le jour du faux procès arriva enfin. Le prof était vraiment à fond. Il avait reconstitué une salle de tribunal dans notre salle de cours. Il serait le juge, une des élèves ferait la victime et un autre jouerait le client. Heureusement il n'avait pas choisi Andrew pour ce rôle même si j'étais certain qu'il aurait été parfait là dedans. Chacun joua son rôle à la perfection. Je m'étais lancé, jouant à fond le rôle que je devais jouer. Camilo fut fantastique lui aussi je devais le reconnaitre. Ses résultats avaient peut être baissé ces derniers temps mais il avait ça dans le sang c'était indéniable. Il avait une aisance pour parler, une présence dans notre petite salle d'audience. Tout le monde était suspendu à ses lèvres, moi le premier. Les filles furent nulle par contre. Elles s'emmêlaient dans leurs notes. Nous démontions avec une facilité déconcertante tous leurs arguments. Elles n'étaient pas à la hauteur. On gagna sans aucun problème le procès. Je sentis Camilo à côté de moi exulter de joie avant que tout ne bascule...

Le monde s'était arrêté l'espace d'un instant. Il avait foncé dans mes bras. Ca avait été un réflexe. Je l'avais serré contre moi sans même y réfléchir, profitant du contact de son corps contre le mien. J'avais l'impression de me sentir chez moi à nouveau, à ma place pour la première fois depuis des mois, enfin apaisé... Puis tout avait pris fin. Il s'était reculé, aussi vite qu'il était venu dans mes bras. J'avais entendu les murmures autour de nous. Ils allaient lui faire vivre un enfer pour ce geste. Je le savais et il le savait lui aussi. Je ne cherchais pas à le retenir alors qu'il fuyait. Le prof tenta de garder le calme dans la classe, se concentrant sur le détail de notre mini procès. Il passa surtout beaucoup de temps à comparer les filles à nous pour leur montrer tout ce qu'elles avaient fait de travers.

Une fois le cours terminé tout le monde se leva. Je les entendis, les murmures commençant à parler de ce qui venait de se passer. Ils parlaient surtout de Camilo. Il était prêt à tout selon eux pour m'avoir, un véritable obsédé. Ils me plaignaient en général d'avoir un pédé qui s'accrochait à moi comme ça. Je ne les écoutais pas et rangeais rapidement mes affaires avant de prendre la sortie. Je le cherchais un moment avant de fini par le rejoindre dans un coin à l'écart de la fac.

Je m'installais à côté de lui sans un mot, lui tendant la feuille de note du prof qu'il nous avait rendu.

- On a eu la meilleure note de toute la classe. Tu peux être fier de toi. T'as super bien géré.



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Ven 14 Jan - 20:58
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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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The world was on fire and no one could save me but you. It's strange what desire will make foolish people do. I never dreamed that I'd meet somebody like you. And I never dreamed that I'd lose somebody like you. No, I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you... What a wicked game you play, to make me feel this way. What a wicked thing to do, to let me dream of you. What a wicked thing to say, you never felt this way. What a wicked thing to do, to make me dream of you. And I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you...

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Je n'ai pas la moindre idée du temps que j'ai passé là, tout seul. Mais une chose est sûre, c'est que peu importe le nombre de minutes qui a pu s'écouler, je ne me sens toujours pas prêt à y retourner. Je ne me sens pas prêt à faire face et à me prendre dans la gueule ce que j'ai fait. C'était innocent, sans la moindre arrière-pensée, c'était juste une impulsion, c'était juste une brève étreinte… Et je sais que ça va prendre les proportions d'un drame, comme si j'étais une sorte de criminel ou… J'sais pas. J'ai même déjà entendu le mot "pervers". Sans déconner. Et c'est moi qui me fait qualifier de drama queen ? J'suis quand même vachement peu dans l'abus par rapport à ces petits bourgeois intolérants. Non, vraiment, je suis pas prêt à y retourner.

J'ai juste envie de rentrer chez moi en fait. Et d'ailleurs, je m'apprête à me lever pour aller choper le premier bus qui passe quand j'entends des bruits de pas qui se dirigent tout droit dans ma direction. Putain mais c'est pas vrai, c'est vraiment la poisse !

« Merde, j'suis repéré. » je marmonne en serrant les dents, en espagnol.

Je lève les yeux, presque au ralenti. Et alors que je m'attendais à voir un surveillant, le prof ou un élève que j'déteste, je vois qu'il s'agit d'Adam. C'est juste… Exactement celui que je pensais ne pas du tout voir. Je pensais vraiment qu'il allait juste m'éviter encore plus qu'avant, rester le plus loin possible de moi, mais voilà qu'il s'assoit même à mes côtés. Je devrais me barrer… Mais je le fais pas. Et je regarde la feuille qu'il me tend.

« Tu parles, t'as quasiment tout fait… » je réponds à son commentaire. « Félicitations à toi… »

Je suis même plus capable de me réjouir. Je prends la feuille, je ne la lis pas. J'suppose que c'est la note avec l'appréciation mais… Pour l'instant j'ai juste pas le cœur à me plonger dans sa lecture. Je me pince les lèvres. Est-ce que je devrais parler ? C'est vrai que j'ai pensé à lui demander pardon. Je suppose que c'est l'occasion. Pour le moment, il est là, on est seuls. Il y a des chances que ça ne se reproduise pas. Du coup, après un moment de silence un peu - très - lourd :

« Adam, je suis désolé… » je finis par souffler. « De… T'avoir pris dans mes bras. J'en ai pas le droit, j'aurais pas dû. J'ai pas réfléchi sur le coup et… Voilà. Je suis vraiment désolé si ça t'a mis mal à l'aise ou… Mal tout court… »

J'sais même pas si mes excuses ressemblent à quelque chose. Moi, j'suis pas comme lui. Moi, j'ai pas l'habitude de demander pardon pour tout et n'importe quoi. D'ailleurs, j'ai pas l'habitude de demander pardon tout court. C'est quelque chose que je n'aime pas faire mais… Je suppose que là… Je lui dois de lui dire que je suis désolé. Je ne me cherche pas vraiment d'excuse. Je le fais juste parce que c'est lui et que je me sens réellement désolé.

« Je suppose que je ne devrais pas te le dire mais… Je crois que j'ai juste été fou de penser que je pourrais passer à autre chose aussi facilement… J'en suis même sûr. Aujourd'hui encore ça me paraît impossible et… Je sais pas quoi faire. »

Je ne le regarde même pas. Je ne sais même pas s'il m'écoute ou pas. Je pense qu'il devrait ne pas m'écouter, Adam est quelqu'un qui m'a toujours écouté. Je soupire longuement.

« Je suis un imbécile, pas vrai ? » je dis. « Sur carrément tous les plans… Je pensais souffrir quand on se cachait, je crois que je souffre encore plus quand je ne suis plus à toi… »

Je suis carrément en train de me plaindre à lui de mes propres conneries. Ça n'a aucun sens. Rien n'a aucun sens de toute façon. Je voulais pas être un petit-ami caché, je l'ai quitté, maintenant je m'en mords les doigts. Et je sais qu'on devrait jamais revenir ensemble, je sais qu'il est pas fait pour moi, mais ma seule envie c'est de me jeter dans ses bras. J'ai l'impression que peu importe la configuration des choses, c'est juste voué à l'échec. J'ai juste l'impression que dans tous les cas je serai condamné à la douleur.

« C'est pas juste… »
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Lun 17 Jan - 10:07
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Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

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Je l'écoutais parler, installé à côté de lui. Je fixais le sol, essayant de ne pas croiser son regard. Ce serait beaucoup trop dur si je devais le faire. C'était déjà tellement dur de me tenir comme ça à côté de lui sans pouvoir le toucher et l'embrasser.

Je haussais vaguement les épaules quand il me félicita pour notre travail. Je n'avais fait que piquer les arguments à un autre. Il n'y avait rien de bien compliqué là dedans. Et surtout il n'y avait pas de quoi être fier à avoir emprunté les mots d'un connard pour défendre un virtuel enfoiré lors d'un faux procès. J'avais fait quelque chose qui me donnait envie de vomir, je ne voulais pas être félicité pour ça. Je ne voulais pas être ce genre d'avocat.

Puis je l'écoutais alors qu'il me partageait ce qu'il ressentait sur nous... Il me manquait terriblement lui aussi, je ne pouvais pas le nier. Une part de moi lui en voulait de ne pas avoir continué à vivre cacher. Au moins nous aurions pu être ensemble encore. Ce n'était pas parfait mais c'était toujours mieux que rien. Mais c'était égoïste de penser comme ça, j'en avais conscience. Il méritait mieux que cette vie là. Il s'était battu pour pouvoir vivre son homosexualité, pour ne plus avoir à se cacher. Il méritait d'avoir un petit ami qui soit fier de lui, qui n'aurait pas peur de se promener avec lui en public, qui pourrait dire fièrement que c'est son homme, une personne avec qui construire un avenir. Je n'étais pas cet homme là. Je l'aimais. Je l'aimais plus que tout, assez pour reconnaitre que je n'étais pas celui qu'il lui fallait, pour ne vouloir que son bonheur même si cela voulait dire ne plus être ensemble.

- Non tu n'es pas un imbécile. Tu as eu entièrement raison. Ce n'était pas une vie ce que je te proposais. Vivre caché, avoir peur sans arrêt que quelqu'un nous voit ensemble. Ce n'était pas raisonnable. C'est normal que tu ai refusé. Je l'ai compris et je ne t'en veux pas.

Je ne pourrais jamais lui en vouloir pour ça. Je savais que je ne pouvais pas lui demander un tel sacrifice. Ce serait injuste de ma part.

- C'est injuste oui. Mais tu n'as pas à subir mes problèmes. Je refuse qu'ils te gâchent la vie. Et je ne veux pas te demander de m'attendre. L'élection a lieu l'an prochain. Si il gagne, il sera premier ministre et il sera hors de question qu'un quelconque scandale entache son mandat. Si il n'est pas élu... il repartira en campagne et ce sera la même chose, pas de scandale qui pourrait faire du tord à sa campagne. Et je ne sais pas combien d'années il compte rester en politique. Ca peut durer cinq ans comme dix ou même vingt ans. Je n'ai pas le droit de te demander de vivre cacher à cause de mon père.

C'était un fardeau que je devais porter seul. Il avait déjà gâché ma vie, je refuse qu'il en gâche une autre.

- Tu as fait le bon choix Cam'. Ca fait mal bien sûr... te voir tous les jours, travailler avec toi.... mais c'est la seule bonne solution.


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Mar 1 Fév - 0:38
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Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

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The world was on fire and no one could save me but you. It's strange what desire will make foolish people do. I never dreamed that I'd meet somebody like you. And I never dreamed that I'd lose somebody like you. No, I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you... What a wicked game you play, to make me feel this way. What a wicked thing to do, to let me dream of you. What a wicked thing to say, you never felt this way. What a wicked thing to do, to make me dream of you. And I don't wanna fall in love... No, I don't wanna fall in love with you...

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Je ne sais pas à quoi je m'attendais en fait. Je crois que je m'attendais à rien de précis, mais ça me fait quand même mal. Ca ne fait qu'intensifier ce froid, ce vide qui me hante. Il me donne raison. Et si n'importe qui est particulièrement satisfait de se voir donner raison en temps normal… Moi, ça me tue juste un peu plus. Il a raison pourtant. Je sais que j'ai eu raison de ne pas vouloir rester avec lui. Et pourtant, j'en crève. J'te jure, ça me tue. Tout en moi le réclame ; je suis définitivement encore totalement amoureux de ce mec et j'ai l'impression que ça ne pourra jamais changer. Je reste silencieux tandis que je l'écoute parler. Je ne l'interromps pas et je ferme les yeux, laissant ma tête se reposer contre le mur sur lequel repose mon dos depuis tout à l'heure. C'est tellement… Douloureux de l'entendre me dire tout ça.
Et c'est rageant.
Et c'est juste dégueulasse.
Surtout pour lui. Et un peu pour moi aussi…
Ouais, j'ramène tout à moi. J'suis définitivement égoïste. Mais je suppose que ça fait juste partie de ma personnalité et que j'arrive pas à lutter contre ça. Ca me fout la gerbe de l'écouter me dire tout ça en fait. J'veux dire… C'est juste… Pas ses mots. Il peut pas les penser, hein ? C'est juste des idées complètement débiles qu'on lui a collé dans la tête.
Je serre les dents. J'te jure, j'essaye de me retenir de dire quoi que ce soit mais… Quand il me dit que c'est la seule bonne solution, j'ai l'impression que les mots me brûlent la langue. Plus que je ne peux le supporter. Ouais, c'est clairement plus que ce que je peux endurer.

Mes yeux sombres se rouvrent et ma tête se redresse pour ensuite se tourner vers lui. Je le fixe comme je ne l'ai pas fait depuis des siècles. Putain, c'est mal.

« Adam… » j'entame alors, les mots ne tardant pas à se précipiter hors de ma bouche : « On a jamais rien fait de mal. On a fait que s'aimer et l'amour ne devrait juste pas être un scandale. Et ton père est un trou du cul. »

Voilà. J'insulte son père, c'est bon. Mais bordel, ça rend fou comme histoire. Je sais que nos visions des choses sont différentes, que pour lui je dois vivre dans une sorte de monde utopiste parce qu'on ne vient pas du même milieu mais… C'est vrai, non ? Merde. On a jamais rien fait de scandaleux, non ? Non. On a jamais rien fait qui mérite qu'on se fasse taper sur les doigts.

« Tu te vois vraiment continuer ta vie comme ça pendant on ne sait combien de temps ? Pendant comme tu dis, cinq, dix ou vingt ans si ce n'est plus ? » je lui demande. « Genre… Devoir te marier avec une nana que tu feras semblant d'aimer, à qui tu feras l'amour en pensant à des mecs pour lui faire des gamins qui ne feront que te rappeler que t'es pas à ta putain de place dans cette famille ? »

Moi j'y crois pas. Rien que l'idée de me retrouver à sa place me donne juste envie de me flinguer. Je pourrais pas. Et l'idée qu'il subisse ça, ça me révolte. Je préfèrerais qu'il finisse avec un autre mec plutôt que dans une telle situation, j'te jure. Je préfère qu'il soit heureux loin de moi plutôt que malheureux pour le reste de son existence. Et pourtant, ça me bute de l'imaginer avec un autre. J'pourrais pas le voir et rester sain d'esprit mais… Sérieusement.

« C'est un enfer rien qu'à imaginer… » je soupire ensuite, presque à voix basse. « Tout ça pour un vieux mec coincé qui est même pas foutu de t'aimer comme tu es. Tu mérites pas ça. Tu mérites tellement mieux que cette merde… »

Adam est un mec doux et gentil, bourré de qualités, il aurait tellement mérité de venir au monde dans une meilleure famille. Ouais. Ils le méritent pas, ces cons. Les bourges méritent pas une perle pareille dans leurs rangs et ne feront que la pourrir encore et encore. Ça me rend tellement triste. Cette fois, juste pour lui. Je dépose ma main contre son bras, doucement. Je le serre, sans chercher à lui faire mal.

« Se résigner n'est jamais une solution sur le long terme… Surtout quand c'est aussi important… »

Mes doigts caressent le tissu de son uniforme qui recouvre la peau de son bras pendant un instant, puis ma main retombe au sol. Je soupire longuement, emmerdé. J'aurais pas dû dire tout ça, je le sais. Mais j'peux jamais fermer ma gueule. Gros défaut pour ma part, mais c'est plus fort que moi. Alors que le mec que j'aime est bourré de qualités, moi je suis bourré de défauts tous plus mal vus les uns que les autres. Ma tête retrouve le mur, mes yeux se referment. Je viens juste de me permettre de lui faire la morale alors que je suis qu'un p'tit con, je sais.
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