Le Deal du moment : -38%
KINDERKRAFT – Draisienne Runner Galaxy Vintage
Voir le deal
27.99 €

Partagez
 
 
 

 it takes a fool to remain sane (Beloved)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 
THE MOON.
THE MOON.
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/12/2021
CRÉDITS : sweeticonstuff

UNIVERS FÉTICHE : Vie réelle, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t4865-the-moon https://www.letempsdunrp.com/t4890-le-calepin-de-the-moon#98610 https://www.letempsdunrp.com/t4868-le-monde-de-the-moon#98187
patrick

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

Le contexte du RP
Mise en situation
Spoiler:

la situation
Londres, UK › C'est le jour de la rentrée. Après un été sans communiquer l'un avec l'autre, Camilo et Adam font leur retour à l'université. Comment les retrouvailles vont-elles se passer ?
Contexte provenant de cette recherche
Revenir en haut Aller en bas
 
THE MOON.
THE MOON.
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/12/2021
CRÉDITS : sweeticonstuff

UNIVERS FÉTICHE : Vie réelle, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t4865-the-moon https://www.letempsdunrp.com/t4890-le-calepin-de-the-moon#98610 https://www.letempsdunrp.com/t4868-le-monde-de-the-moon#98187
patrick

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

697b7cbb7a24c3f801e539719c2e20b455061bd9.png
Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

b1b7b60c7443e186fe252b3f7d3baacb37e94e01.gifv

If I can't let you go, will darkness divide ? For the fiction of love is the truth of our lie. We were playing for keeps but we both knew the cost. Now the only way out's in your heart shaped box. But I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding but never gave up. And I hate that I made you the enemy. And I hate that your heart was the casualty. Now, I hate that I need you... As we rest here alone like notes on a page, the finest to compose could not play our pain. With a candle through time I could still see your ghost but I can't close my eyes, for it. For it is there where you haunt me most. I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding, but never gave up. And I hope that I stain through your memory as we echo through time in the melody. Now I hate that I need you... (( another life ))
avatar :copyright: bambieyestuff
Je ne saurais dire si les vacances d'été m'ont paru durer une éternité ou si elles sont passées à toute vitesse. Le début a été plus que compliqué, car j'ai eu beau faire le fier et jouer à l'insensible face à Adam, je me suis effondré dès que je suis rentré chez moi et je suis resté inconsolable, plongé dans une sorte de torpeur pendant des jours, jusqu'à ce que mes meilleurs potes ne viennent me sortir de mon lit à coup de pied au cul. Ils ont été un peu brutaux au début, puis finalement, ça m'a juste aidé à me relever, on peut dire qu'ils m'ont remis sur pied, m'ont écouté chouiner avec beaucoup (trop) de patience, ils ont séché mes larmes et m'ont changé les idées comme ils le pouvaient, avec de plus en plus de succès chaque jour. Évidemment, je n'ai pas pu totalement oublier Adam. Évidemment, j'ai eu envie de l'appeler des dizaines de fois, juste pour entendre sa voix. Évidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les réseaux sociaux. Et tout de même, j'ai réussi à laisser son numéro bloqué tout ce temps. Je ne sais pas s'il a tenté de me joindre ou pas. Et je n'ai pas la moindre idée de s'il m'a totalement oublié, de s'il est passé à autre chose… Dès que je me retrouve seul, ça tourne en boucle dans ma tête, c'est angoissant. J'ai beau savoir que c'est fini puisque j'ai mis fin à cette histoire de moi-même, je n'arrive pas à faire mon deuil de cette romance qui n'aurait pourtant jamais dû exister. Et quand je pense à cette fin dramatique, arrivent les sombres pensées quant aux évènements qui l'ont engendrée. Et à ce moment, je sens toujours l'anxiété me saisir, mon ventre se tordre. Et je passe du désespoir amoureux à une forme de haine envers toute la classe bourgeoise et à chaque fois, la date de la rentrée me semblait arriver aussi vite qu'un TGV dans ma gueule.

Et voilà que la date fatidique est finalement arrivée. La rentrée c'est aujourd'hui et j'ai juste envie de creuser un trou pour m'y enterrer. Rien que l'idée de retourner dans cette école et de voir la gueules de mes "honorables camarades de bonne famille", ça me file la gerbe, err. Mes potes m'ont proposé de sécher leurs obligations pour m'accompagner mais j'ai refusé. Il faut que je sois courageux, pas vrai ? Putain. Faut être courageux pour foutre les pieds à l'école maintenant… Sans déconner. A quelle profondeur je suis tombé déjà ? Ah ouais. C'est vrai.

Quand je me pointe à l'université, j'ai l'impression que tout le monde me regarde et j'ai juste envie de crever. Je me dis que ça va passer. Personne ne m'adresse la parole, pour ne pas changer. Pour la première fois de ma vie, je progresse en rasant les murs, la tête basse. Je me sens comme lors d'une walk of shame et ça me fout la haine. Je serre les dents. Je n'ai jamais été aussi mal à l'aise de toute ma vie je crois. Ou alors mon cerveau a occulté ce que j'ai exactement ressenti avant les vacances.
J'avance dans le couloir ; j'ai envie de crever.
Au milieu de la foule, mes yeux trouvent immédiatement Adam ; j'ai envie de crever.

Il est toujours aussi beau dans son uniforme parfaitement repassé. Il se dégage de lui toujours cette même classe. Il y a d'autres personnes et pourtant je ne vois que lui. Je sais que je devrais l'ignorer, mais je n'arrive pas à détourner le regard. Il me fait me rappeler que je me sens con dans mon uniforme ; j'ai envie de me cacher. Je me pince les lèvres, sentant mon coeur à deux doigts d'exploser et je suis statique alors que je devrais juste me barrer. Plongé dans mes rêveries, je ne vois même pas arriver l'autre élève qui me fout un coup d'épaule pour me sortir des mes rêveries. Je sais pas si je devrais le remercier ou l'insulter.
Cependant, je me fais vite mon avis.

« Oups, j'ai pas fait exprès ! »

Je dis rien.

« Tu mattes quoi ? Ooooh, mais ne serait-ce pas Adam ? T'as toujours pas compris qu'il te toucherait jamais, même pas avec un bâton ? Tu devrais arrêter de te comporter comme un putain de prédateur sexuel, c'est flippant, hein, p'tite péda… »

Je dis rien.
Mais mon poing vient d'atterrir dans sa gueule.
J'ai tapé de toutes mes forces, avec toute ma rage.

« Aaaah ! Il m'a défiguré ! »
« Bordel de merde… »

Pourquoi j'ai fait ça ?
J'crois qu'il m'a piqué pile dans ma fierté. Je suis pas violent d'habitude. Mais il m'a attaqué pile où il fallait pas. Et maintenant il fait son cinéma. J'ai clairement pas assez de force pour lui avoir fait aussi mal, pour l'avoir envoyé valser au sol. Je me retrouve debout, devant un type qui se roule parterre pour faire croire que je l'ai presque tué. Il me dégoûte. Je regarde sa gueule de sale traître. C'est lui qui a tout gâché, c'est lui qui a affiché notre histoire et qui a créé l'explosion de notre précieuse bulle. Je le déteste.
Je serre les dents.
Je sens que les surveillants ne vont pas tarder à arriver pour me tomber dessus mais… A quoi bon ? J'aurais juste dû ne jamais revenir.
Revenir en haut Aller en bas
 
Beloved
Beloved
MESSAGES : 3869
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

allo

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

jfjp.jpg
Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

it takes a fool to remain sane (Beloved) 84cbdb569f004592b7f77b6560738298b272cb4b

Je me fixais dans le miroir, nouant et renouant ma cravate sur mon cou sans réussir à faire un noeud correcte. J'étais ailleurs, mon esprit tourné dans tous les sens, revivant les moments les plus atroces de mon été.

Je revoyais mon père, furieux, découvrant la photo qui avait été posté sur les réseaux. Il n'avait pas été dupe. Il avait bien vu que c'était moi dessus. J'entendais encore ses hurlements, son visage défiguré par la fureur...

"Est ce que tu te rends compte de ce que tu as fait Adam? De la position dans laquelle tu me mets?!!! Nous ne sommes plus qu'à quelques mois des élections. Je suis encore le favori pour être élu au poste de premier ministre, pour devenir l'homme le plus influent de ce pays après la reine elle même. Je ne peux pas laisser un scandale entaché ma campagne tu m'entends? Je refuse d'avoir un fils qui agit comme une pédale et qui s'affiche avec un autre homme, un pauvre en plus!!"

Il ne m'avait pas laissé le choix. J'avais été obligé de démentir, de jurer par tous les saints que non, ce n'était pas moi sur la photo, que je ne pourrais jamais faire ça. Et j'avais senti mon coeur se déchirer... J'avais renié celui que j'étais, celui que j'aimais pour me conformer à l'image que le monde devait avoir de moi...

J'avais passé des nuits à pleurer, à crier ma douleur, en espérant la voir s'atténuer... mais rien n'avait marché. Il m'avait laissé tomber et je ne pouvais même pas lui en vouloir. Il avait eu raison. Qui supporterait de rester avec le connard qui avait choisi sa famille plutôt que lui? Personne... Je savais depuis le début que cela finirait ainsi, que notre histoire avait une date de péremption, que jamais je ne pourrais être entièrement à lui. J'avais agi comme un égoïste et j'en payé le prix désormais.

Je parvins à terminer mon noeud après plusieurs minutes de lutte. Je tentais d'arranger une dernière fois mes cheveux, essayant de donner un peu de vie à mon visage pâle. Peine perdu, le manque de sommeil se lisait cruellement sur mon visage. J'avais passé trop de nuits à pleurer cet été, trop de nuit à me demander si je devais le contacter ou non. Je n'en avais rien fait. Je devais disparaitre de sa vie, le laissait être heureux...

Je me retrouvais dans cette routine habituelle. Je retrouvais les même élèves à l'école. La même bande de petits riches gravitant autour de moi uniquement parce que j'étais le fils de mon père, parce que me fréquenter pouvait leur apporter un peu de prestige. J'évoluais au milieu d'eux, le regard et l'esprit ailleurs. J'avais toujours fait semblant. Toute ma vie j'avais joué à être un autre, à être le fils parfait. Il n'y avait qu'avec lui que je n'avais pas joué. Mais aujourd'hui je n'y arrivais plus.

Des éclats de voix finirent par me sortir de mes pensées. Je me retournais pour tomber sur lui... Je n'aurais jamais cru le voir ici. Je pensais qu'il partirait, qu'il ferait son possible pour être le plus loin de moi. Mais il était là, se battant contre un connard qui le rabaissait. Lui il n'avait pas pu démentir. Il n'avait pas pu éviter le déferlement de haine qui avait suivi et qui continuait encore aujourd'hui. Je le vis le frapper et je ne pouvais pas m'empêcher d'être fier de lui. Il avait la force et le courage de faire ce que je n'aurais jamais. Mais putain qu'est ce que je pouvais en avoir envie.

Je les entendais qui criaient tous au scandale, qui partaient chercher le surveillant. Et il restait là, ne bougeant pas.

Je profitais de l'agitation ambiante pour aller le saisir par le bras et l'écarter rapidement de tout ça. Je l'entrainais dans un coin à l'écart, là où on ne pourrait pas nous voir. Je détournais le regard de lui, regardant la foule qui s'agitait encore et guettant l'arrivée du surveillant. C'était la première fois depuis notre rupture que je le voyais, que je me retrouvais aussi prêt de lui. Et je savais que si je croisais son regard, je n'arriverais pas à lui résister...

- Reste caché. Je vais aller parler au surveillant et essayer d'arranger ça.

Je savais qu'il ne pourrait rien me refuser. Un des avantages de la position...


Revenir en haut Aller en bas
 
THE MOON.
THE MOON.
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/12/2021
CRÉDITS : sweeticonstuff

UNIVERS FÉTICHE : Vie réelle, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t4865-the-moon https://www.letempsdunrp.com/t4890-le-calepin-de-the-moon#98610 https://www.letempsdunrp.com/t4868-le-monde-de-the-moon#98187
patrick

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

697b7cbb7a24c3f801e539719c2e20b455061bd9.png
Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

b1b7b60c7443e186fe252b3f7d3baacb37e94e01.gifv

If I can't let you go, will darkness divide ? For the fiction of love is the truth of our lie. We were playing for keeps but we both knew the cost. Now the only way out's in your heart shaped box. But I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding but never gave up. And I hate that I made you the enemy. And I hate that your heart was the casualty. Now, I hate that I need you... As we rest here alone like notes on a page, the finest to compose could not play our pain. With a candle through time I could still see your ghost but I can't close my eyes, for it. For it is there where you haunt me most. I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding, but never gave up. And I hope that I stain through your memory as we echo through time in the melody. Now I hate that I need you... (( another life ))

avatar :copyright: bambieyestuff
Quand je le vois, ce sale petit cafard, en train de se rouler parterre en faisant semblant de souffrir le martyr, j'ai juste envie de l'achever. J'ai cette folle envie de céder à ma colère, à toute ma frustration, je le rouer des coups, de lui marteler les côtes avec mon pied en lui gueulant de se lever pour que je puisse mieux le remettre parterre. Cet enfoiré n'a jamais souffert de toute sa vie, putain, regarde le. J'ai envie de lui montrer comment ça fait. J'ai envie de lui casser la gueule. Je sens les flammes de la rage brûler en moi, j'ai cette voix dans ma tête qui me dit qu'au point où j'en suis j'ai rien de plus à perdre et que je pourrais juste me soulager en passant toute ma haine sur lui. Il est la source de tout ça, pas vrai ? Il le mériterait ! Mais je me retiens, au lieu de réagir, de le frapper comme j'en rêve tant ou de me barrer pour essayer d'échapper aux ennuis, je reste planté là, mon regard noir fixé sur ce minable gros déchet sur le sol. Cette ordure que j'ai envie d'écraser, de laminer. Je le déteste. Je le hais.

Il y en a un qui me prend par le bras, voulant me retenir en attendant le surveillant au cas où il me prendrait l'envie de m'enfuir. C'est ce qui me fait reprendre vie instantanément.

« TOI ME TOUCHE MÊME PAS, HIJO DE PUTA ! »

Je lui colle un violent coup de coude dans les côtes, lui balançant un flot d'insultes dans ma langue maternelle. Il n'y comprendra probablement rien, mais j'en ai rien à foutre, c'est pas mon problème. C'est juste le signe que je suis juste en train de vriller. Encore une fois, je suis encore en train de me les mettre tous à dos. Si certains avaient pensé à peut-être me foutre la paix et passer à autre chose, j'crois que c'est mort. Maintenant y'en a un qui se roule parterre comme un comédien et l'autre qui se tient les côtes. Bande de trous du cul ! Dans le couloir, c'est tellement le bordel que j'crois qu'ils se rendent à peine compte de mon existence. On dirait qu'un putain de terroriste est dans l'école alors que c'est juste moi qui me défend. Sans déc.

Encore une main sur mon bras, je m'apprête à frapper. Je me stoppe net quand je vois que c'est Adam. Pendant une seconde c'est l'incompréhension, puis je suis le mouvement qu'il engage. Tel un superman un peu gauche, il m'embarque avec lui plus loin, loin des autres et des regards. Alors qu'il est aussi proche de moi, j'ai l'impression que le brouhaha du couloir est si lointain… Je le regarde, choqué. Lui, il ose même pas me regarder. Mes mains tremblent encore sous l'adrénaline, j'attrape les siennes pour les serrer dans les miennes. Pendant un moment, je ne trouve pas les mots. Je sais pas si je suis en colère ou dans un état complètement second de le revoir, qu'il soit aussi près. Comme d'habitude, il veut arranger les merdes que je cause. Ca n'avait jamais été aussi grave, mais il m'a sauvé la mise plusieurs fois. On dirait que ça le lasse pas. Et alors qu'on est même plus ensemble, que je l'ai largué, il est encore là, à voler à mon secours.

« Je veux me barrer d'ici… » finis-je par lui glisser au bout d'interminables secondes. « Je veux plus voir leurs sales gueules, pas maintenant. Je m'en tape. Je veux juste me barrer… »

Ça a le mérite d'être clair, non ? A mes yeux, Adam a toujours été le seul de sa classe sociale à être acceptable. Les autres, j'ai jamais pu faire plus que les tolérer avec plus ou moins de difficulté. Je me rends compte que j'ai merdé, qu'il veut m'aider, mais je crois que c'est parti trop loin cette fois. Si c'était l'autre élève qui m'avait frappé, j'aurais eu une chance de m'en sortir mais… Là, je me fais pas de film. Je vois pas comment Adam pourrait arranger les choses. Il faudra juste que je me fasse à l'idée que j'ai gâché mon avenir comme j'ai l'habitude de gâcher les choses dans ma vie de toute façon.

« Ce sale con m'aura tout pris… »

Je lâche les mains d'Adam. Son soi-disant pote, il m'aura pris le mec que j'aime et ma future carrière. Il aura tout fait pour me pourrir la vie. J'peux pas. En fait, même si par miracle je me fais pas virer, je sais même pas comment je vais pouvoir tenir toute l'année dans cette école de malheur. J'aurais pas dû revenir. Je lui ai dit juste avant que je m'en foutais, mais je m'en fous même pas vraiment. Je sais juste… Pas. Pourquoi il faut que tout soit toujours compliqué ? Sans Adam… J'ai juste plus aucun courage. Sans lui… J'ai rien pour me faire oublier la présence des autres et pour me pousser à vouloir rester. Même mes rêves me paraissent sans saveur et ne sont pas suffisants. Les rêves ça apporte que des emmerdes. Faut que je retourne à la vie réelle, à ma place et c'est pas ici…
Revenir en haut Aller en bas
 
Beloved
Beloved
MESSAGES : 3869
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

allo

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

jfjp.jpg
Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

it takes a fool to remain sane (Beloved) 84cbdb569f004592b7f77b6560738298b272cb4b

Je sentais ses mains venir serrer les miennes. J'avais envie de le repousser, de lui dire qu'il n'avait pas le droit de le faire. On avait rompu. Il me l'avait fait comprendre. Je n'avais rien à faire dans sa vie. Il ne voulait pas et je le comprenais parfaitement. J'aurais du le repousser alors qu'il s'accrochait à mes mains comme si sa vie en dépendait. Mais j'étais faible... je ne pouvais pas m'empêcher de savourer cet instant, de sentir le contact de ses mains sur les miennes. J'étais accro à lui et cela faisait trop longtemps que je n'avais pas eu ma dose. Je n'arrivais pas à le rayer de ma vie. C'était trop dur. Surtout quand je le voyais là comme ça. Je ne pouvais pas le laisser souffrir sans rien dire, sans rien faire. J'avais ce besoin viscéral de le protéger, de m'assurer qu'il aille bien. Parce que je l'aimais... je l'aimais comme un fou. Mon père ne pourrait jamais faire disparaitre ça. Il pouvait me forcer à ne plus être avec lui. Il pouvait m'obliger à renier celui que j'étais aux yeux de tous. Mais il ne pouvait pas m'empêcher de l'aimer... Et je l'aimais. J'en crevais de douleur tellement je l'aimais.

- Il nous a tout pris oui...

Il avait pris l'histoire que nous étions entrain de vivre. Il nous avait pris tous nos moments de bonheur. Il m'avait empêché à tout jamais de retourner là où j'avais vraiment été heureux. Le confort d'une petite cuisine dans la maison familiale, les éclats de voix et les rires chaleureux autour de la table, les sourires qu'il m'adressait par dessus la table, sa main qui glissait discrètement sur ma cuisse, sous la table, là où personne ne pouvait la voir... et ses baisers, sa douceur, sa tendresse, ses bras où j'adorais me blottir, m'enfermant dans cet endroit hors du temps où j'avais été heureux pour la première. Il avait pris tout ça et plus jamais je ne pourrais vivre ça.

Je poussais un léger soupir tout en fixant nos mains jointes. C'était toujours tellement dur de se résoudre à affronter son regard.

- J'aurais cru que tu serais parti oui. Avec tes notes, tu aurais pu avoir une bourse ailleurs. Tu aurais peut être même pu en avoir eu pour étudier à l'étranger.

Il aurait pu rejoindre Harvard ou l'une des meilleures université américaines. Les programmes d'échange étaient monnaie courantes entre les facs anglaises et américaines. Il aurait pu s'enfuir loin de cette fac de merde. Aller vivre sa vie ailleurs, loin de tout ces connards. Ca aurait été plus facile pour nous deux de vivre l'un sans l'autre si on n'avait pas été obligé de se voir tous les jours. Je redoutais l'année qui allait venir. Comment est ce que je pourrais tenir à ce rythme? Et moi je n'avais pas d'autre option. Mon père avait fait ses études ici. Il était impensable pour lui que j'aille étudier ailleurs. Les élections approchaient à grand pas comme il ne cessait de me le répéter. On n'avait plus le droit au moindre faux pas. Je n'avais pas le choix. Mais lui si.

- Pourquoi tu es revenu Cam'?



Revenir en haut Aller en bas
 
THE MOON.
THE MOON.
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/12/2021
CRÉDITS : sweeticonstuff

UNIVERS FÉTICHE : Vie réelle, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t4865-the-moon https://www.letempsdunrp.com/t4890-le-calepin-de-the-moon#98610 https://www.letempsdunrp.com/t4868-le-monde-de-the-moon#98187
patrick

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

697b7cbb7a24c3f801e539719c2e20b455061bd9.png
Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

b1b7b60c7443e186fe252b3f7d3baacb37e94e01.gifv

If I can't let you go, will darkness divide ? For the fiction of love is the truth of our lie. We were playing for keeps but we both knew the cost. Now the only way out's in your heart shaped box. But I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding but never gave up. And I hate that I made you the enemy. And I hate that your heart was the casualty. Now, I hate that I need you... As we rest here alone like notes on a page, the finest to compose could not play our pain. With a candle through time I could still see your ghost but I can't close my eyes, for it. For it is there where you haunt me most. I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding, but never gave up. And I hope that I stain through your memory as we echo through time in the melody. Now I hate that I need you... (( another life ))

avatar :copyright: bambieyestuff
Encore une fois, je m'accroche à lui alors que je ne le devrais pas. Alors même qu'on s'est fait tant et tant de mal tous les deux, je ne peux m'empêcher de me raccrocher à sa personne comme si j'avais oublié ce qui s'était passé et la résolution que j'ai prise avant les vacances d'été. Mais il me suffit de le regarder pour fondre comme neige au soleil, j'y peux rien… Je veux toujours croire que je gère alors que je gère rien du tout. Je serre ses doigts entre les miens sans y réfléchir, sans me poser de questions, sans même savoir si ça le dérange. Et bien sûr que ça doit le déranger. Et je m'apitoie sur mon sort, et sa réponse me crève complètement le coeur. C'est vrai que lui aussi il a perdu dans cette histoire. Et il semblerait qu'il n'y soit pas insensible non plus. Et ça me fait encore plus de mal parce que… Putain. Comment je peux juste passer à autre chose comme ça ? C'est juste pas possible… Je mords fortement mes lèvres tandis que sa voix me parvient de nouveau. Je baisse les yeux. Est-ce qu'il me fait comprendre que j'aurais juste dû me barrer ? Le pire c'est qu'il a sûrement raison mais que ça me fait mal quand même de l'entendre. Mais en même temps, il sait très bien que je ne laisserais jamais ma mère seule et… J'ai mes amis. Et… Ouais, il est là. Je sais pas. Je crois que j'espérais secrètement le recroiser. C'est égoïste, pas vrai ? Je sais. Mais c'est moi.

Je ne lui réponds pas sur le coup, les yeux baissés. Je ne relève le regard que lorsque j'attends sa question. Question qui produit comme un électrochoc en moi. C'est vrai ça, pourquoi je suis revenu ? Je fronce les sourcils. Je sais pourquoi je suis revenu.

« C'est vrai, t'as raison. » je lâche soudainement alors qu'il n'a rien dit de spécial. « Viens avec moi. »

Et je pars devant, le laissant là. Je ne vais tout de même pas le traîner non plus. J'ai beau lui avoir donné un ordre - qui est plus une demande en réalité - je ne le contrains à rien. Je ne m'enfuis pas comme je le voulais tant il y a un instant seulement, je reviens vers la scène. Personne n'est encore venu au secours de la pauvre victime qui continue de faire son jeu d'acteur.

« Toi, là. Toi. Lève toi. Tout de suite. » je lui ordonne tout en l'attrapant par les pans de sa veste.

Je le tire de force pour l'obliger à se lever. Il résiste pas vraiment, suit le mouvement. Une fois qu'il est debout devant moi, je passe mes mains sur le tissus de son vêtement pour bien le remettre en place, qu'il n'ait l'air ni froissé, ni débraillé.

« Alors. Ecoute moi bien. Tu vas trouver une excuse à tout ce bordel. Parce que je peux te promettre que si je perds ma bourse ou que je me fais virer à cause de ta gueule de sale petit enfoiré, t'es mort. Mes potes et moi on te retrouve et on te casse en deux, t'as entendu ? Le fric de tes vieux te protégera pas "des gens comme nous". Compris ? »

Je tapote son torse une fois que j'ai fini de tout bien remettre en place et je fourre les mains dans les poches de mon pantalon d'uniforme.

« Qu'est-ce qui se passe ici ?! »

Eh ben. J'aurais eu mille fois le temps de commettre un meurtre à ce rythme. Ils sont vraiment pas pressés. Pour ma part, je hausse les épaules comme si je n'étais au courant de rien. L'autre est tendu comme un string, cherchant ses mots. Ceux qui nous entourent sont plusieurs à parler en même temps, créant plus un bruit général qu'autre chose. Le surveillant fait signe que tout le monde se taise, interrompant tout le monde puis il se tourne vers Adam. Evidemment. Adam c'est le chouchou. Adam, il a les meilleurs résultats, c'est un élève sérieux.

« Eh bien ? Monsieur Clifford, pouvez-vous m'expliquer la raison de tout ce remue-ménage ? Avez-vous vu quelque chose ? »

J'aimerais bien le taquiner en balançant "ah bah oui, monsieur Clifford, dites tout nous" avec un accent anglais bien guindé, mais je sais que c'est pas le moment et que ça arrangerait pas ma situation. Alors je me contente de me taire, regardant Adam en espérant juste que bah… Ouais, comme d'habitude, il sauve mon cul en fait… Comme quoi, il y a des choses qui semblent ne pas pouvoir changer…
Revenir en haut Aller en bas
 
Beloved
Beloved
MESSAGES : 3869
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

allo

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

jfjp.jpg
Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

it takes a fool to remain sane (Beloved) 84cbdb569f004592b7f77b6560738298b272cb4b

Je n'avais pas eu la réponse à ma question. C'était peut être mieux ainsi dans le fond. Peut être qu'il valait mieux que je n'entende pas la vérité. Ca ferait beaucoup trop mal de savoir la vérité, quelque soit la raison. Qu'il soit resté ou non pour moi ça me ferait souffrir dans tous les cas. Non il valait mieux de ne pas savoir. En fait il aurait même mieux valu que je ne lui parle plus. Mais ça j'en étais incapable de toute façon. Les cours n'avaient pas commencé que j'avais déjà craqué. J'étais irrécupérable.

Encore plus irrécupérable parce que je m'étais à le suivre sans rien dire, obéissant comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Ca l'était dans un sens. Être avec lui était la chose la plus facile, la plus évidente au monde et c'était la seule chose que je n'avais pas le droit de faire.

Je l'avais suivi près de l'autre abruti continuant de se tordre de douleur pendant que les autres autour de lui continuaient de se prendre la tête tous ensemble. Ils étaient là, à s'auto alimenter dans leur colère, surenchérissant les uns sur les autres. Puis tout le monde s'écarta en voyant arriver Camilo. Il était beau le courage de la bourgeoisie. Ils avaient de la gueule quand ils se sentaient en position de force, planqué derrière des gros bras prêts à se battre pour eux. Un type comme Camilo les avait toujours intimidé, et moi ça m'avait toujours fait marrer.

Je le regardais faire, souriant en voyant le mec quasiment pissé dans son froc. C'était une des choses qui m'avait tant plu chez lui. Il n'était pas comme les hypocrites que j'avais fréquenté toute ma vie. Il n'avait pas peur de dire ce qu'il pensait et d'envoyer chier ceux qui le méritaient. Et à le voir faire aujourd'hui, je sentais mon coeur se briser encore plus...

Le surveillant ne tarda pas à arriver et forcément, c'est moi qu'il interrogea. A croire que j'étais devenu la référence dans cette école. Je savais aussi que les autres élèves suivraient ma version, même si je ne disais pas la vérité. Ils avaient trop peur de me contrarier. Si mon père devenait bien premier ministre, leur pères convoiteraient des postes hauts placés, le genre de poste qui leur rapporterait un max sans faire beaucoup d'efforts. Et si ça venait à remonter aux oreilles de mon père que les fils m'avaient contrariés, leurs pères pourraient dire au revoir à leur joli poste ou avantages en tout genre. Je n'avais aucun vrai allié, aucun ami, juste des léches cul qui espéraient une faveur de moi. Mais en cet instant c'était plutôt pratique.

- Andrew est tombé. Il s'est tapé le visage sur le sol. Camilo est venu l'aider à se relever.

Je haussais vaguement les épaules, ponctuant mon discours ainsi. Il interrogea les autres élèves qui se précipitèrent pour aller dans mon sens. Même le dit Andrew finit par confirmer mes propos. Il avait peur de ce que Camilo pourrait lui faire ainsi que moi.

Après un moment d'hésitation, le surveillant finit par accepter ma version. Il envoya tout le monde en cours, nous encourageant à nous séparer. Lui aussi il tenait à son poste et il n'allait pas le risquer en me contrariant. Je me remis en marche, m'éloignant de Camilo pour rejoindre notre salle de classe. Je pensais l'affaire terminée mais c'était sans compter sur Andrew, à croire qu'il ne lâcherait jamais.

"Pourquoi tu le défends? Qu'est ce que tu lui dois à cette sale pédale?"

Je me retournais vers lui, le regardant avec un léger sourire. Je ne m'énervais quasiment jamais et encore moins en public. C'était une des rares choses utile que j'avais appris de mon père. Celui qui s'énervait contre une personne calme passerait toujours par le plus fou des deux. Et dans certain cas ça suffisait à désamorcer une situation. Il était toujours difficile de s'énerver sur une personne qui s'acharnait à rester calme. Je savais qu'Andrew ne se calmerait. Il passerait juste pour un fou si on nous voyait. De toute façon je n'avais même pas envie de m'énerver sur lui. Mon mépris était ce que je pouvais lui infliger de pire.

- Tu sais Andrew j'ai pris une décision cet été. J'ai décidé que je ne serais pas comme mon père. Je n'ai plus envie d'être entouré d'une bande d'hypocrites, me forcer à supporter leur présence alors qu'ils me dégoutent tous.

Je lui souris un peu plus largement en me tournant vers lui.

- Au revoir Andrew.

Je le plantais là, le laissant fulminer tout seul. Oui j'avais pris une décision cet été. Je ne pouvais pas être celui que j'étais mais je pouvais au moins arrêter de faire semblant d'être ce que je n'étais pas.


Revenir en haut Aller en bas
 
THE MOON.
THE MOON.
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/12/2021
CRÉDITS : sweeticonstuff

UNIVERS FÉTICHE : Vie réelle, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t4865-the-moon https://www.letempsdunrp.com/t4890-le-calepin-de-the-moon#98610 https://www.letempsdunrp.com/t4868-le-monde-de-the-moon#98187
patrick

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

697b7cbb7a24c3f801e539719c2e20b455061bd9.png
Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

b1b7b60c7443e186fe252b3f7d3baacb37e94e01.gifv

If I can't let you go, will darkness divide ? For the fiction of love is the truth of our lie. We were playing for keeps but we both knew the cost. Now the only way out's in your heart shaped box. But I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding but never gave up. And I hate that I made you the enemy. And I hate that your heart was the casualty. Now, I hate that I need you... As we rest here alone like notes on a page, the finest to compose could not play our pain. With a candle through time I could still see your ghost but I can't close my eyes, for it. For it is there where you haunt me most. I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding, but never gave up. And I hope that I stain through your memory as we echo through time in the melody. Now I hate that I need you... (( another life ))

avatar :copyright: bambieyestuff
J'avoue que je ressens une certaine appréhension en attendant qu'Adam ouvre la bouche pour donner une explication au surveillant mais en même, je suis sûr que je peux lui faire confiance pour ne pas me balancer. Adam ne me ferait pas ça. Jamais. Pas vrai ? Les mains toujours bien fourrées dans mes poches, je ne peux quitter mon ex-petit-ami des yeux. Et finalement, il parle et sa version me fait sourire. Je savais qu'il trouverait quelque chose. Je ne peux vraiment pas m'empêcher de sourire comme un imbécile et je ne sais pas si ça vient du fait qu'il m'ait clairement évité des emmerdes ou si c'est que ça me rappelle de bons souvenirs. Le surveillant a l'air un peu perplexe pendant un instant, mais il accepte cette histoire. Voilà qui est bien ! Comme d'habitude, Adam a le dernier mot avec les autres. Il a naturellement cette puissance que moi je n'aurai jamais même en me battant de toutes mes forces. Il a ce pouvoir d'être cru sur parole ou que l'on accepte tout ce qu'il dit même si on y croit pas totalement. Je trouve ça toujours aussi impressionnant et j'avoue que parfois, je jalouse les personnes de cette classe sociale pour cette facilité déconcertante. Moi, je serai toujours la racaille. Moi, je serai toujours celui qui ment comme il respire et qu'on ne croira jamais peu importe si ce que je dis est réellement  la vérité.

J'ai tellement envie de l'embrasser, de le serrer fort pour le remercier, mais je sais que je ne le peux pas. Ni maintenant. Ni plus jamais. Je laisse échapper un soupire et j'emboîte le pas de ceux de ma classe pour me rendre en cours. Devant moi, je vois Adam, et puis l'autre tête de noeud qui s'en approche. Je serre le poing, frustré. Je ne peux m'empêcher de tendre l'oreille pour essayer de comprendre ce qu'il lui dis. Evidemment, il m'insulte. Quel petit fils de pute. Je secoue la tête, passablement agacé. Je ne vais pas m'incruster. Non. Ca serait beaucoup trop bizarre… Par contre, je suis cloué par la réponse qu'Adam lui donne. Je ne peux m'empêcher de sourire, quoi qu'un peu tristement. Si seulement ça voulait dire qu'il sera de nouveau à moi… Mais il ne faut pas que je me fasse de films. C'est bien trop mauvais… Mais j'aurais quand même voulu pouvoir le féliciter. Il n'a pas besoin de ces trouducs autour de lui, il est mieux sans eux. Je vois mon ex laisser l'autre en plan au milieu du couloir. Evidemment, le petit con que je suis ne peux pas s'empêcher de saisir l'occasion d'emmerder le monde. Je m'approche à mon tour du Andrew et je m'arrête à côté de lui.

« Mooooh. » je fais, moqueur. « Tu t'es fait jeter on dirait. Alors, c'est qui qui parlait de ne pas être touché même avec un bâton ? Allez c'est bon, t'es mort dans le film. Toutes mes condoléances, connard. »

Je lâche un rire sarcastique avant de me barrer à mon tour. Si Adam ne veut plus de lui parmi ses potes, il va forcément perdre en popularité. Le fils du premier ministre est celui vers qui tout le monde se tourne rien que par le fait qu'il porte le nom de son père. Andrew ? C'est personne. Il passera toujours après Adam et je sais qu'au fond de lui ça lui fout la haine. Il a joué au bon ami avec Adam pour finir par le trahir. S'il avait pu le pousser pour prendre sa place, il l'aurait fait sans aucune hésitation. D'ailleurs, c'est probablement ce qu'il a tenté de faire.

Je me rends finalement dans la salle de cours et je me pose dans un coin où il n'y a encore personne, comme à mon habitude. Enfin… Avant j'avais Adam qui finissait toujours par me rejoindre mais là je sais bien qu'il ne faut même pas y compter, ça n'arrivera pas. Je lâche mon sac au sol et me laisse tomber sur ma chaise, rapidement à moitié affalé sur la table et poussant un soupir à m'en déchirer l'âme. J'ai même pas envie. Ce cours est chiant, cette rentrée est à chier, et je sens que j'ai pas fini d'en baver. J'aimerais tellement avoir Adam auprès de moi pour me donner du courage. J'en ai déjà marre… Il manquerait plus qu'il s'installe dans une place qui se trouve dans mon champ de vision et c'est la mort assurée…
Je sens mon téléphone vibrer, je le sors de ma poche et je vois un message d'un de mes amis qui me demande comment je gère. Mon message aurait dû se résumer en un "mal" mais ça part plutôt en un "je crois que je vais mourir, en plus Adam est toujours aussi sexy dans son uniforme, au secours". Je peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi. Dès qu'il est dans les parages j'en peux juste plus. Je sais même pas comment j'ai pu croire pendant une seconde que j'aurais pu passer à autre chose à un moment donné et que je pourrais le revoir sans rien ressentir… Mais putain, je l'aime toujours autant… J'ai tellement envie d'aller me cacher sous ma couette et de ne plus jamais en sortir… Gros bonus si Adam pouvait venir se planquer avec moi.
Revenir en haut Aller en bas
 
Beloved
Beloved
MESSAGES : 3869
INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

allo

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

jfjp.jpg
Adam Clifford
J'ai 20 ans et je vis à Oxford, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors bien, grâce à l'argent de mon père. Sinon, grâce à ma malchance, je suis séparé et je le vis plutôt mal, très mal.

it takes a fool to remain sane (Beloved) 84cbdb569f004592b7f77b6560738298b272cb4b

J'étais parti m'installer en cours. J'avais évité le premier rang où je me mettais d'ordinaire. J'avais évité les signes de main de mes soi disant amis. Il n'était plus question que je reste avec eux. Je les saluerais poliment dans les couloirs afin de ne pas créer de scandale mais j'éviterais de les fréquenter autant que possible. Il était bien entendu exclu que j'aille rejoindre Camilo. J'avais tiré un trait sur cette option quand j'avais décidé d'obéir à mon père et de nier le fait que c'était moi sur cette photo. Je m'étais donc retrouvé dans un coin de la salle vers le milieu de celle ci. Je savais qu'il était plusieurs rangs au dessus de moi. Je ne l'avais pas dans mon champ de vision ce qui me convenait parfaitement. Je n'aurais pas la force de le voir toute la journée. Au moins placé ainsi, je n'avais personne autour de moi pour venir me perturber. Je pouvais me concentrer sur mes cours sans problème.

Et c'est ce que je fis toute la journée et les jours suivants. Je me rendais en cours, évitant de parler à qui que ce soit, évitant surtout de le croiser à lui. Je m'installais dans mon coin de l'amphi, évitant encore une fois tout le monde avec application. J'emportais mes livres de cours pour le déjeuner et allais m'installer dans un coin à l'écart pour réviser tout en mangeant. Puis je retournais en cours et je reprenais la même routine. Le soir je tombais rarement sur mes parents. Ils étaient toujours à un diner avec je ne sais qui, cherchant à séduire le plus possible de soutien. Parfois mon père passait la soirée en réunion avec ses chargés de campagne. Il répétait et répétait encore et toujours ses discours, se préparant pour interviews et meeting politique. Ma mère profitait de ses soirées là pour aller rejoindre ses copines lors de diners dans des restaurants hors de prix où elles ne faisaient qu'échanger des commérages. Et moi je ne faisais que déprimer en pensant à lui, à ce que nous aurions pu être entrain de faire ensemble. J'aurais pu profiter de ces soirées pour le rejoindre chez lui, passer de bons moments avec sa famille puis passer la nuit à dormir dans ses bras.

C'est deux semaines après la rentrée, alors que j'avançais tant bien que mal dans cette chienne de vie, qu'elle bascula. Notre prof avait eu l'excellente idée de nous filer un travail à faire à deux. Déjà l'idée ne m'emballait pas vraiment. Il n'y avait personne dans cette classe avec qui j'avais envie de me retrouver. J'aurais même préféré me faire arracher un bras que de bosser avec certains d'entre eux. Et plutôt m'arracher le coeur que de bosser avec lui. Pour éviter toute protestation le prof avait eu la bonne idée de tirer les duos au sort et de tirer aussi au sort si on devrait défendre la victime ou l'accusé. Merveilleuse idée... on ne pourrait pas se plaindre du prof ce serait la faute du hasard. Et le hasard avait décidé de bien me baiser la gueule en me foutant avocat de l'accusé, yerk, et en me foutant avec lui. Je devais avoir un ange gardien qui s'éclatait à me faire souffrir.

J'attendis à ma place qu'il vienne vu que le prof nous avait demandé de nous mettre en binome avant de nous distribuer notre affaire. Génial j'allais devoir trouver des arguments pour défendre un connard en binome avec le mec dont j'étais fou amoureux et avec qui je ne pouvais pas être...




Revenir en haut Aller en bas
 
THE MOON.
THE MOON.
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/12/2021
CRÉDITS : sweeticonstuff

UNIVERS FÉTICHE : Vie réelle, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

https://www.letempsdunrp.com/t4865-the-moon https://www.letempsdunrp.com/t4890-le-calepin-de-the-moon#98610 https://www.letempsdunrp.com/t4868-le-monde-de-the-moon#98187
patrick

it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

697b7cbb7a24c3f801e539719c2e20b455061bd9.png
Camilo Romero
J'ai 20 ans et je vis dans une petite ville non loin de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en droit et je m'en sors grâce à une bourse et l'aide de ma mère. Sinon, grâce à ma poisse intersidérale, je suis célibataire et je le vis plutôt très mal.

b1b7b60c7443e186fe252b3f7d3baacb37e94e01.gifv

If I can't let you go, will darkness divide ? For the fiction of love is the truth of our lie. We were playing for keeps but we both knew the cost. Now the only way out's in your heart shaped box. But I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding but never gave up. And I hate that I made you the enemy. And I hate that your heart was the casualty. Now, I hate that I need you... As we rest here alone like notes on a page, the finest to compose could not play our pain. With a candle through time I could still see your ghost but I can't close my eyes, for it. For it is there where you haunt me most. I hate that it seems you were never enough, we were broken and bleeding, but never gave up. And I hope that I stain through your memory as we echo through time in the melody. Now I hate that I need you... (( another life ))

avatar :copyright: bambieyestuff
Il aura fallu une seconde pour que je tombe en pâmoison devant lui.
Il me faudra plus d'une éternité pour l'oublier.

Ça fait quoi ? Deux semaines qu'on a repris l'école ? Je suis déjà au bout de ma vie. Chaque jour, j'ai envie de le serrer contre moi. Chaque jour, j'ai envie de l'embrasser. Chaque jour, j'ai envie de prendre sa main quand je vois son air déprimé.
J'en ai pas envie. J'en ai besoin.
Je me sens comme un sale drogué en plein sevrage. Il est si proche, mais si inatteignable. Je dois me battre au quotidien pour ne pas revenir à lui et le supplier de me reprendre. Le supplier et lui dire que tant pis, qu'on se cachera. Que tant pis, je ferai tout pour lui. Que tant pis, je le partagerai plus tard même si j'en mourrais. L'avoir si souvent sous les yeux me rend complètement fou. J'en dors presque plus la nuit et nos souvenirs d'amoureux passionnés tournent dans ma tête. Encore et encore. Encore. Et encore. Je suis désespéré. Même mes meilleurs amis ne savent plus quoi faire face à ma détresse. D'habitude je sais toujours quoi faire. Je suis un fonceur. Je ne suis plus rien. Je ne supporte pas. J'aurais vraiment dû y réfléchir à deux fois avant de revenir ici. Mes potes me rabâchent de passer à autre chose. Ils me répètent de passer à autre chose. Adam n'est pas le seul gars sur Terre. J'en trouverai un mieux. Un fait pour moi. Un qui ne voudra pas me cacher.

Mais Adam est le seul mec sur Terre que je veux.
C'est lui que je veux. Pas un autre. J'en ai rien à foutre des autres.

Ce n'est pas dans les bras d'un autre que je vais oublier celui que j'aime. Je vais juste en venir à le détester parce qu'il n'est pas Adam, qu'il ne le sera jamais, et que ça ne pourra pas changer. Je le sais. Je ne peux pas lutter contre ça. Alors je reste seul et je tourne comme un lion en cage. J'ai l'impression d'être coincé là pour l'éternité, à ne pas pouvoir voir le temps défiler alors qu'il le fait juste sous mon nez.
Pour le moment, j'ai réussi à ne pas l'approcher, à ne pas lui parler. J'ai parfois réussi à détourner le regard de sa personne. Mais j'ai pas réussi à l'oublier. Il hante mes pensées.
J'essaye d'être fort. Je promets que j'essaye.

Et je sens mon monde s'écrouler pendant ce putain de tirage au sort.

« Messieurs Clifford et Romero. »
« Naaaaan..! »

Je suis désolé mais ça m'a échappé. J'ai pas dit ça fort, mais je crois que tout le monde a entendu. Ouais. J'en suis même sûr. C'est même arrivé jusqu'aux oreilles du professeur vu qu'il me répond sur le champ.

« Monsieur Romero, un problème ? Au vu de vos résultats catastrophiques dernièrement, vous feriez mieux de vous réjouir d'être en binôme avec un élève aussi sérieux et appliqué que Monsieur Clifford. Peut-être vous inspirera-t-il pour prendre exemple sur lui ? »

Putain mais t'es con ou quoi mec ? C'est LUI la cause de mes résultats de merde là. J'en peux plus. Ravale ton égo, Camilo. Je serre les dents pour rien dire. Pour pas m'énerver. Pour pas insulter ce vieux con avec ses lunettes qui lui donnent l'air encore plus con, tiens. J'en ai plein le cul déjà. J'écoute même plus ce qui sort de sa bouche. Rien à foutre. Je prends mes affaires, je me lève et je traverse la pièce sous les regards moqueurs de mes camarades. Ca aussi, ça me fout la haine. Mais laisse tomber. J'ai pas que ça à foutre de m'énerver après des débiles, tiens. Je pose mes affaires sur l'autre bureau et je m'assois sur la chaise à côté de celle d'Adam. J'peux pas m'empêcher de ronchonner à voix basse dans ma langue natale. Jure que le ciel se fout de ma gueule.

« Allez. Moi qui voulais être en duo avec mon copain Andrew, on dirait que c'est raté. »

Je secoue la tête. Comme d'hab, je dis des conneries. J'sais pas quoi faire d'autre. J'essaye juste de retrouver un peu le sourire. De faire comme si de rien n'était. Bien sûr que j'avais pas envie d'être avec Andrew, j'aurais juste eu envie de lui coller des claques. J'aurais voulu être avec personne parmi tous ces cons. Je les déteste tous. Adam est l'exception ; mais c'est bien celui que j'aurais voulu éviter plus que tous les autres, finalement. Quand on s'approche trop près de la flamme, on se brûle.

« On essaye de faire ça vite ? Comme ça bah… » je me frotte la nuque, ne trouvant pas comment lâcher la fin de ma phrase sans passer pour le parfait connard. « Tu vois quoi… »

Ouais. En fait, peut-être qu'il verra même pas. J'ai pas trouvé de fin. Mais c'est juste que j'veux pas que ça s'éternise parce que… J'vais forcément faire une connerie à un moment donné. Soit je vais juste plonger dans une mélancolie dramatique, soit je vais juste finir par lui sauter dessus pour lui rouler une pelle. Mauvais plan. Quand j'ai rompu avec lui, j'me suis promis que c'était pour toujours.

« Et… T'as pris des notes de ce qu'il a dit ? »

On va pas se le cacher… Je suis crevé et j'arrive plus à me concentrer. Encore moins quand Adam a le chic de s'installer dans mon champ de vision pendant certains cours. Ou peut-être que c'est moi qui ait du mal à m'empêcher de me tourner. Non vraiment. Il faudra que j'arrive à me reprendre… Mais c'est pas comme si c'était si simple…
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


it takes a fool to remain sane (Beloved) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
it takes a fool to remain sane (Beloved)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 7Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» chaotic heartbeats [beloved]
» Nothing is more worthy than love - Disaster & Beloved
» Rien n'est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l'homme est secondaire. [ft. Beloved]
» i'm just as sane as you are (flora)
» Just A Fool To Believe [dirty dancing] ft MISSPOMPOM

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers réel :: Europe-
Sauter vers: