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 Nous avons trop coutume de nous juger pendant nos moments d'abattement et de dépression (avec Elizabeth)

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Elizabeth
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Maeve Lee
J'ai 3O ans et je vis à New York, en Amérique. Dans la vie, je suis une danseuse, du moins je l'étais et je m'en sors bien, du moins je crois. Sinon, grâce à mon apparence, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. Puis qui voudrait d'une personne handicapé...

Depuis ce fameux soir de décembre, où sa voiture a fait une sortie de route, sa vie a changé. Fini la danse, finie les sorties, finies le travaille. Professeur de danse en fauteuil roulant, c'est un peu compliquer. Pourtant, la jeune femme n'a pas perdu espoir, gardant le sourire et sa joie de vivre, elle se bat pour de nouveau reprendre sa vie d'avant. Aidée d'une équipe, elle arrive à vivre à peu prés normalement. Sauf qu'elle ne sort pas vraiment de chez elle, ne voulant pas croiser des personnes de son ancienne vie.

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Elle a un grand frère qui vit à l'autre bout du pays. Elle ne le voit presque pas, car il se sent en partie responsable de l'accident de sa sœur. Elle venait de quitter une soirée dans un restaurant qu'elle avait passé avec ce dernier et sa fiancée.

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Maeve passe ses journées, du moins en partie à regarder le monde par sa fenêtre. Rien de bien passionnant, sauf peut-être l'appartement en face du sien qui reste la plus part du temps plonger dans le noir.

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"Ça ne m’a pas fait mal, pas physiquement. Plus mentalement. Enfin, quand je prends une douche, j’évite de passer mes mains sur mes cicatrices, car ça me rappelle par quoi je suis passé. Quand ma famille veut me prendre dans leurs bras, je déplace leurs mains. Alors quand toi, un inconnu, désolé, mais tu es un inconnu pour le moment à mi ses mains sur moi, j’ai angoissé. Mais ce n’est pas ta faute, mon angoisse est bien trop présente, et la nuit n’a pas été de tout repos.”

Haussant des épaules, Maeve bu une gorgée de son thé. C’est bien la première fois qu’elle parlait autant. Pas à cœur ouvert, mais elle parlait alors qu’elle le faisait que très rarement. Elle avait vu un psy et les silences s’étaient passés dans un silence tendu. Elle n’aimait pas qu’on lui impose quelque chose et encore l’obliger à parler. Pourtant, avec Nathan, il avait quelque chose en lui qui faisait qu’elle avait envie de lui parler en partie. Puis, elle avait pu voir dans ses yeux, cette étincelle de douleur. Elle ne savait pas d’où elle venait, et ne poserait pas de questions. Elle savait respecter la vie privée des personnes.

Rebute. Elle ne préféra rien dire. Elle savait que son corps n’était pas magnifique, mais c’était un mot fort. Mais pourtant, c’était le cas, son corps ne lui plaisait pas. Avant, elle se sentait belle, sexy et encore plus quand elle dansait. Maintenant, elle détestait son corps, se voir dans la glace était devenue une chose difficile et faisait en sorte de ne pas à avoir affronté son regard. C’était sans doute lâche de sa part, mais elle n’était sans doute pas assez forte pour le faire.


“Pourquoi fais-tu ce métier ? Je veux dire, tu n’es pas dégoûté de voir les corps des personnes. Je n'arrive pas à accepter le mien et je ne vois pas pourquoi quelqu’un pourrait accepter de sortir avec une personne comme moi. Les gens ne se rendent même pas compte que leur regard peut être blessant. On est comme eux, enfin, j’étais comme eux. J’aimais aller courir pendant des heures, même avec de la neige. J’aimais partir en randonnée, voyager. “


Haussant les épaules, elle soupira. Avant de reprendre la parole. Elle préférait passer à autre chose. Du moins pour le moment.

“Avant mon accident, je passais beaucoup de temps ici. Je m’entraînais pendant des heures, je ne voyais clairement pas le temps passer. Je poussais mon corps à bout, quitte à souffrir. Après l’accident, j’ai fui cette pièce qui me rappelait bien trop de choses. Alors j’allais au centre de rééducation, je dois dire que je n’étais pas la meilleure élève. Je laissais la personne qui s'occupait de moi bouger mes jambes pour faire circuler le sang. Puis, quand je suis revenue ici, j’ai musclé le haut de mon corps, je ne voulais pas dépendre de quelqu’un. Pour mes jambes, j’essaie de soulever des poids, de sentir quelque chose. Il y a bien longtemps qu’une personne s’est occupée de moi entièrement.”

Elle n’avait pas vraiment grand-chose à dire. Buvant une autre gorgée de son thé, elle regarda par la fenêtre. Elle se doutait que bientôt la neige allait tomber, le ciel était d’un blanc tellement pur. Puis son regard s’attarda sur l’appartement en face du sien. Pour une fois, les volets étaient ouverts, à son plus grand étonnement.

“Tu vois l’appartement d’en face ? Je pensais qu’il n’était pas habité. La personne vit dans le noir tout le temps. Je ne sais pas comment elle fait. Je ne la juge pas, mais je suis sûre qu’elle passe à côté de choses magnifiques. Comme le coucher de soleil ou encore les flocons virevoltent. Mais peut-être que cette personne se sent seule. J’avais eu l’idée d’être un mot sur une grande feuille et de la scotcher sur ma fenêtre. Mais après, je me suis dit qu’une autre personne pouvait le prendre pour elle, et je ne voudrais pas tomber sur quelqu’un de mal attentionner.”





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En vous donnant la vie, on vous offre la mort.
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Clionestra
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Nathan
Moyes

J'ai 35 ans et je vis à New York, en Amérique. Dans la vie, je suis kinésithérapeute dans la rééducation et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Depuis la mort de son meilleur ami, Will, Nathan est en dépression. S'il arrive bien à le cacher à sa famille, il n'arrive cependant pas toujours à le ressentir. Buvant plus qu'avant, il n'ose demander de l'aide, de peur qu'on le juge sur sa tristesse. Il a été pendant deux ans le kiné de Will avant que celui-ci ne décide de mettre fin à ses jours en Suisse. Depuis, il n'arrive plus à voir les handicaps comme des obstacles à surmonter, mais comme une inévitable chute vers la mort.

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Il a une petite soeur, Mary, qui a quatorze ans, et qui est né avec une malformation du dos. Depuis la mort de Will, il a peur qu'elle ne fasse pareil,  surtout qu'il sait qu'elle n'est pas heureuse. Ils vivent avec leur grand-père.

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Nathan fait des combats sauvages quand sa colère dépasse sa tristesse et qu'il n'arrive plus à rien contrôler ...mais d'habitude personne ne le remarque.

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Nathan l’écouta attentivement. Il essayait de réfléchir à quoi lui dire, quoi lui répondre, pour essayer d’apaiser un peu ce qu’elle semblait penser de son propre corps. Il ne pouvait pas comprendre. Il ne pourrait jamais comprendre toutes les personnes qu’il a eu à charge. Toute avait eu ce genre de commentaire, de remarques, sur leur propre corps … Nathan n’avait jamais été dégouté de son corps… Il s’en fichait juste.

- Tu devrais te forcer à toucher ton corps. Doucement, douche par douche passer de plus en plus tes mains dessus, pour prendre la possession de ton corps. Si tu n’oses le toucher, tu vois ça comme autre chose, il faut que tu le revoies comme ton corps. A l’instar des empreintes digitales, ton corps à une empreinte, et tu peux la connaître, comme t’en ficher, mais il ne faut pas la détester. Même si je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, je l’entends bien. Et je comprends aussi pour l’inconnu, ne t’en fais pas. J’ai l’habitude.

Dit-il dans un clin d’œil jovial assorti à son sourire. Même s’il n’était pas le plus heureux des hommes en ce moment, il ne pouvait pas se permettre de le laisser transparaître auprès des personnes qui ont souffert plus que lui. Il réfléchit à la question qu’elle lui posa par la suite. On ne lui demandait pas cela tous les jours, ainsi prit il le temps de poser ses fesses sur un matériel de rééducation et de réfléchir doucement.

- Si je dois être tout à fait honnête, au départ ce n’était pas ce que je voulais faire. Je voulais être professeur de sport dans une université, ou coach, ou qu’importe mais que cela eu un rapport avec la musculation et la course. Je n’étais pas très bon à l’école. Quand ma sœur est née… elle est née avec une malformation du dos. Elle a une énorme prothèse, qui lui pèse, et elle a dû commencer par apprendre à faire de la rééducation avant de savoir marcher … et je me suis dis que je voulais alléger son fardeau, alors j’ai fait des études pour la rééducation. Ma sœur déteste ça maintenant, elle a quatorze ans, mais je sais qu’elle préfère que je sache faire au cas où.

Ce n’était pas une vocation. Au départ, il l’a fait pour sa sœur, et ensuite il a eu besoin d’argent donc il a continué, mais maintenant… Il ne savait pas s’il pourrait faire un autre métier que celui là … Quoi qu’après Will, même nettoyer les chiottes d’un restaurant sordide l’attirait plus que de voir de nouvelles personnes tristes.

- Pour ce qui est du corps, je ne pense pas que cela gêne les bonnes personnes pour sortir avec toi. Beaucoup ont juste peur de ne pas savoir faire. Mais je t’assure que tu sembles assez vive d’esprit et gentille pour plaire à autant d’hommes, ou de femmes, que tu le souhaites !

Will et sa copine étaient bien tombés amoureux … et bien que cela n’eut pas suffit à cet idiot qui lui servait de meilleur ami pour décider de rester en vie, c’était de l’amour véritable … qui avait traversé les différences, et les handicaps. C’était possible. Il fallait juste trouver la bonne personne. Et accepter de sortir, de rencontrer des gens. C’était en tombant sur des gens, plus ou moins amicale, que l’amour finissait par nous tomber dessus non ? En tout cas, c’était ce que sa sœur croyait.

- Je te comprends. Et c’est bien déjà de vouloir être indépendante, et d’avoir fait ce que tu as fait pour le haut de ton corps ! C’est même très bien ! J’ai rencontré des personnes dans le même état que toi qui refuse même de bouger les bras, parce qu’ils ont peur de le casser ou par désespoir cela dépends. Tu es assez forte pour avoir réussir, alors nous allons continuer ensemble, et peut être que tout ira mieux.

Il se surprit à réellement croire ce qu’il disait. Il ne faisait plus désespoir pour les autres depuis Will… il ne pensait plus au « ça va aller » qu’il bassinait tout le monde avant … Mais la jeune femme venait de lui faire sortir sa phrase avec une sincérité dont il ne se croyait plus capable. Il jeta un regard vers l’extérieur et se figea en remarquant que c’est le sien. Il fit semblant de rien alors qu’elle observait les volets… il aurait dû les laisser fermer.

- Je vois. Ou peut-être qu’à l’inverse, elle ne se trouve jamais à l’intérieur et donc ne s’embête pas avec les volets ?

Non. Il savait que ça pouvait arriver, mais il passait sa vie dans le noir… mais c’était un maigre espoir pour ne pas paraître aussi pathétique que ce qu’il était… bien qu’elle ne se doutât pas qu’il était le propriétaire de l’appartement en face.

- Je pense qu’elle se sent seule, mais personne ne peut savoir pourquoi. Peut être qu’elle a perdu quelque chose, ou quelqu’un, et qu’elle pleure encore. Ou même qu’elle est en colère. Une feuille aurait pu la faire sourire, mais je ne pense pas qu’il y aurait eu une réponse.

Il ne pouvait pas imaginer que la personne habitant en face de l’appartement de la jeune femme puisse être malfamé … il savait ne pas l’être, et il ne voulait pas se défendre juste parler. Il avait bien envie de changer de sujet, mais si ça pouvait permettre à la jeune femme de se sentir mieux en sa présence, alors il la laissait parler de son malheur.


May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
ANAPHORE

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Maeve Lee
J'ai 3O ans et je vis à New York, en Amérique. Dans la vie, je suis une danseuse, du moins je l'étais et je m'en sors bien, du moins je crois. Sinon, grâce à mon apparence, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. Puis qui voudrait d'une personne handicapé...

Depuis ce fameux soir de décembre, où sa voiture a fait une sortie de route, sa vie a changé. Fini la danse, finie les sorties, finies le travaille. Professeur de danse en fauteuil roulant, c'est un peu compliquer. Pourtant, la jeune femme n'a pas perdu espoir, gardant le sourire et sa joie de vivre, elle se bat pour de nouveau reprendre sa vie d'avant. Aidée d'une équipe, elle arrive à vivre à peu prés normalement. Sauf qu'elle ne sort pas vraiment de chez elle, ne voulant pas croiser des personnes de son ancienne vie.

Nous avons trop coutume de nous juger pendant nos moments d'abattement et de dépression (avec Elizabeth) - Page 2 Tenor

Elle a un grand frère qui vit à l'autre bout du pays. Elle ne le voit presque pas, car il se sent en partie responsable de l'accident de sa sœur. Elle venait de quitter une soirée dans un restaurant qu'elle avait passé avec ce dernier et sa fiancée.

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Maeve passe ses journées, du moins en partie à regarder le monde par sa fenêtre. Rien de bien passionnant, sauf peut-être l'appartement en face du sien qui reste la plus part du temps plonger dans le noir.

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“Je me touche le corps quand je me douche. Je n’ai pas forcément du dégoût. J’ai juste encore du mal à accepter ce qu’il est devenu. Mais, la danse me manque énormément, et savoir que je ne pourrais plus danser comme avant me fait le détester. Je touchais du bout des doigts mon rêve. Celui d’être recruté par une grande compagnie et de fouler les plus grandes scènes. J’étais douée, très même, l’une des meilleures. Je ne dis pas ça pour me vanter, loin de là. Mais la danse est un endroit sans pitié, il faut être forte et ne pas avoir peur de se prendre une claque. Je crois que celle-là était bien trop forte pour moi. Et que remonter la pensée est bien plus dure que je ne l’aurais pensé. Des fois, j’ai l’impression d’être encore là-bas, sous cette neige, à attendre que quelqu'un me vienne en aide.”

Un frisson parcourut son corps, elle n’aimait pas parler de ça. Et elle aimerait sans doute jamais parler de ce qui s'était réellement passé. Son corps avait souvent froid, surtout au moment de l’hiver, alors, sortir de son appartement n’était pas une chose envisageable. Déjà en temps normal, elle ne le faisait pas. Par peur, par manque de confiance en elle. Ou simplement, car son appartement était devenu l’endroit où elle se sentait le mieux. Là où elle se sentait le plus en sécurité. Elle savait que beaucoup de personnes avaient censées venir la voir. Des amis, qui n’en n’étaient pas réellement. Des excuses, elle en avait lu. Pourtant, ce n’étaient pas eux qui s’étaient retrouvés sans l’usage de leurs jambes. À croire que c’était bien plus compliqué pour les personnes qui la regardaient qu’elle-même. Puis, il avait eu ce jeune homme, avec qui elle avait dîné plusieurs fois. Elle aurait pensé que les choses se dérouleront tout naturellement. Mais le seul message qu’elle avait eu quand il avait appris pour son accident était : Je ne peux pas. Meave n’avait pas compris. Et elle ne comprendrait sans doute jamais. Elle savait que ce n’était pas facile pour la personne qui partage la vie d’une personne handicapée. Mais ce fauteuil ne faisait pas d’elle ce qu’elle était réellement.

“C’est vraiment adorable de ta part d’avoir fait ça. Peu de grand-frère ou de grande-sœur l’aurait fait. Je sais que ce n’est pas un métier facile. Devoir s’occuper de toutes ces personnes qui ne doivent pas être forcément au top de leur forme mentalement. Se raccrocher à la vie n’est pas simple. Je crois que je l’ai principalement fait pour mes parents. Ta sœur te dira merci dans quelqu’un année, je le sais.”

Maeve avait pensé plus d’une fois mettre fin à sa vie. Elle y pensait encore. Car il n’y avait rien sur terre qui la retenait vraiment. Ses parents ? Ils venaient la voir une fois par semaine pour être sûre que tout aille bien. Elle savait qu’elle les avait déçu. Ils avaient tellement investi d’argent pour son avenir, avenir qui se retrouvait à la poubelle. Son frère ? Elle avait toujours pensé qu’il aurait préféré qu’elle ne soit plus en vie. Pour qu’il ne puisse pas avoir l’image d’elle en fauteuil roulant. Même s'il était rare qu’il vienne la voir, voire pas du tout. Elle savait qu’elle ne manquerait à personne.

“Je ne pense pas que j’ai envie d’être le fardeau de quelqu’un. Je ne veux pas avoir à demander à quelqu’un, une personne que j’aime et qui m’aime en retour, de me poser sur la cuvette des toilettes. Ou encore de m’aider à me laver, m’aider à m’habiller. Je le fais moi-même. Mais il y a des jours, où mon corps me fait tellement mal, que je reste au lit, attendant la dernière minute pour aller aux toilettes.”

Et, la jeune femme n’avouera jamais que certaines fois, elle n’avait pas eu le temps de rejoindre les toilettes. Qu’elle avait appelé sa mère en pleurs pour qu’elle vienne l’aider. Et dans ces moments-là, elle se détestait encore plus, et elle détestait tout le monde. Elle était peut-être une gentille fille, mais elle avait des moments où elle voyait tout en noir. Et dans ce moment-là, elle était de très mauvaise compagnie.

“Je l’espère. Puis au moins, si je ne marche plus jamais, je ressemblerait à M. Indestructible. Musclé en haut, fine en bas. Enfin, je pourrais ressembler à une patate aussi. Dans tous les cas, je sais que je peux faire des choses et j’ai envie de les faire.”

Quand la brunette avait une idée en tête, elle ne l’avait pas autre part. Et elle voulait marcher de nouveau. Même si ce n'était pas de l’aide, elle s’en fichait. Elle voulait pouvoir sentir de nouveau l’herbe sous ses pieds. Le plancher de la scène. Puis, elle parla de son voisin d’en face. Celui qui avait toujours les volets fermés. Elle ne se doutait pas une seule seconde que la personne qui habitait dans l'appartement se trouvait à côté d’elle.

“Je sais que la personne s’y trouve des fois. Car il y a de la lumière le soir. Mais je n’ai jamais vu qui c’était. C’est assez intrigant. C’est peut-être le genre de personne qui n’aime pas la lumière. Pourtant, il loupe des choses extraordinaires.”

Maeve se posait souvent dans son fauteuil près de la fenêtre à lire un livre et regarder le monde changeait devant elle. Mais elle voulait savoir pourquoi la personne en face de chez elle, fermer toujours ses volets. Elle voulait l’aider dans un sens, lui faire ouvrir les yeux sur ce qui se trouvait devant lui.

“C’est triste de perdre quelqu’un. Mais la personne doit savoir qu'il y a d’autres personnes qui aimeraient la voir sourire, qui voudraient prendre de ses nouvelles. Puis, il doit savoir que de ne pas répondre à un message est malpolie.”





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Nathan
Moyes

J'ai 35 ans et je vis à New York, en Amérique. Dans la vie, je suis kinésithérapeute dans la rééducation et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Depuis la mort de son meilleur ami, Will, Nathan est en dépression. S'il arrive bien à le cacher à sa famille, il n'arrive cependant pas toujours à le ressentir. Buvant plus qu'avant, il n'ose demander de l'aide, de peur qu'on le juge sur sa tristesse. Il a été pendant deux ans le kiné de Will avant que celui-ci ne décide de mettre fin à ses jours en Suisse. Depuis, il n'arrive plus à voir les handicaps comme des obstacles à surmonter, mais comme une inévitable chute vers la mort.

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Il a une petite soeur, Mary, qui a quatorze ans, et qui est né avec une malformation du dos. Depuis la mort de Will, il a peur qu'elle ne fasse pareil,  surtout qu'il sait qu'elle n'est pas heureuse. Ils vivent avec leur grand-père.

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Nathan fait des combats sauvages quand sa colère dépasse sa tristesse et qu'il n'arrive plus à rien contrôler ...mais d'habitude personne ne le remarque.

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Nathan observa la jeune femme et sourit pour essayer de montrer qu’il comprenait. Mais si elle touchait son corps qu’en d’absolue nécessité, comme le fait de se laver, ça ne l’aider pas à accepter son corps. Il observa la jeune encore et réfléchit.

- Vous savez, il existe des groupes de danses en fauteuil roulant. Ce n’est certes pas comme le fait d’être sur deux pieds, mais peut être que ça pourrait vous faire du bien.

De plus, il pensait aux danses dans les airs, comme les draps ou autres … il savait qu’elle ne pourrait pas faire autant que les personnes qui possèdent toutes leurs facultés, mais ça pourrait être un début d’alternative pour apprécier son corps ? Il ne savait pas. Il n’avait plus réfléchi à « comment rendre le sourire à une personne » depuis très longtemps.

- Tu n’es plus là-bas, et tu n’es pas toute seule. Je peux être là, même si j’imagine que je ne suis pas le premier membre du corps médical à vous dire cela, et votre famille aussi.

Tout comme la famille de Wll avait été avec lui jusqu’au bout, même dans son choix de mourir. Il eu un picotement de triste au fond de son cœur qu’il balayait comme il pouvait. Il ne pouvait pas penser à cette espèce de lâcheur de meilleur ami, il était avec Maeve là. Il ne pouvait pas penser à une autre personne, ça ne serait pas juste pour elle ! Il sourit quand elle parla de son travail et de sa sœur.

- Certaines personnes sont cassés bien plus profondément que ce qu’on le croit quand on les voit. Je suis content si je peux aider à réparer un peu. Les cicatrices resteront toujours, mais je ne veux plus qu’elle soit douloureuse. Pour ma sœur, pour toi, ou pour les autres personnes que je vais voir, ou que je suis allé voir. Je ne veux pas de remerciement de ma petite sœur, je veux qu’elle soit heureuse, c’est la seule chose qu’il me faut.

Will était mort. Et pendant plusieurs semaines il avait cauchemardé sur le fait que sa petite sœur lui demande la même chose. Il lui aurait été impossible d’accepter. Il aurait fallu l’enfer et le couler sous des mètres de béton pour accepter qu’il laisse sa sœur mourir comme Will.

- Si je puis me permettre … Si tu aimes quelqu’un tu ne veux pas lui imposer, je comprends. Mais … si cette personne t’aime en retour, elle le voudra. Être là pour la personne que l’on aime, t’amener aux toilettes, t’aider, je ne pense pas que tu devrais le voir comme un fardeau que tu lui imposerais, mais comme l’amour qu’il te portera.

Encore une fois, il ne savait pas comment l’exprimer… il avait tenu un peu les mêmes propos à Will, et Will avait mis tout ça à la cuvette alors même qu’il avait trouvé l’amour … et une personne qui l’aimait assez pour tout mettre en arrêt juste pour lui. Louisa aurait réussi à vivre sa vie heureuse avec lui, Nathan le savait. Will n’avait même pas voulu essayer. Louisa avait dit qu’elle allait bien, mais la dernière fois qu’il l’avait vu, elle avait encore la pâleur d’avoir dû dire adieu.

-N’hésite pas à m’appeler, les jours où tu as mal. Je viendrais te masser, te détendre, ça pourrait peut être apaiser un peu la douleur. Et M. Indestructible n’a qu’a bien se tenir alors ! Une nouvelle héroïne est dans la place !

Puis, elle parla de son voisin d’en face. Celui qui avait toujours les volets fermés. Elle ne se doutait pas une seule seconde que la personne qui habitait dans l'appartement se trouvait à côté d’elle. Il sourit réellement pendant qu’elle parlait de lui sans le savoir. C’était assez ironique alors qu’il essayait de penser aux nombres de fois où il avait regardé son volet en se disant qu’il faudrait ouvrir mais ne l’avait pas fait… Aurait-il eu la joie de tomber sur le visage de la jeune femme contre la vitre ?

- C’est peut-être un vampire alors ? Il est peut-être si triste que sa compagnie ne serait qu’un fardeau à nouveau pour sa famille, comme tu penses l’être pour l’amour. Tu veux que j’aille voir ? Je pourrais lui parler, peut être mettra-t-il une pancarte pour toi à la place ?

Est-ce qu’il mettrait une pancarte ? Il ne savait pas … mais il avait bien envie de faire plaisir à la jeune femme en ouvrant les volets …mais il ne pourrait pas le faire sans qu’elle ne se doute de quelque chose …



May you be in heaven
a full half hour
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you're dead.
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Elizabeth
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Maeve Lee
J'ai 3O ans et je vis à New York, en Amérique. Dans la vie, je suis une danseuse, du moins je l'étais et je m'en sors bien, du moins je crois. Sinon, grâce à mon apparence, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. Puis qui voudrait d'une personne handicapé...

Depuis ce fameux soir de décembre, où sa voiture a fait une sortie de route, sa vie a changé. Fini la danse, finie les sorties, finies le travaille. Professeur de danse en fauteuil roulant, c'est un peu compliquer. Pourtant, la jeune femme n'a pas perdu espoir, gardant le sourire et sa joie de vivre, elle se bat pour de nouveau reprendre sa vie d'avant. Aidée d'une équipe, elle arrive à vivre à peu prés normalement. Sauf qu'elle ne sort pas vraiment de chez elle, ne voulant pas croiser des personnes de son ancienne vie.

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Elle a un grand frère qui vit à l'autre bout du pays. Elle ne le voit presque pas, car il se sent en partie responsable de l'accident de sa sœur. Elle venait de quitter une soirée dans un restaurant qu'elle avait passé avec ce dernier et sa fiancée.

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Maeve passe ses journées, du moins en partie à regarder le monde par sa fenêtre. Rien de bien passionnant, sauf peut-être l'appartement en face du sien qui reste la plus part du temps plonger dans le noir.

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Aux mots de Nathan, la jeune femme fit une grimace. Elle savait qu’être en fauteuil roulant n’était pas forcément un grand handicap. Elle pouvait toujours faire des choses. Mais danser en fauteuil roulant n’était pas fait pour elle. Elle le savait. Elle avait bien d’autres choses en tête, comme danser de nouveau sur ses deux pieds. Et elle savait que cette idée-là, cet objectif-là ne sortirait pas de sa tête pour le moment. Alors, elle secoua doucement la tête.

“Je sais. Mais je sais que ce n’est pas pour moi. Puis, il me manquera quelque chose. Comme sentir les parquets sur mes pieds. Puis, je préfère rester ici.”

Leur regard des gens était encore une chose difficile pour elle. Sortir de chez elle n’était pas une chose facile, alors elle restait encore les murs de son appartement. Les journées pouvaient être longues, elle le savait. Mais elle avait toujours quelque chose pour s’occuper. Adressant un sourire au jeune homme, elle avait l’impression que la mauvaise aventure qui s’était passée plutôt, n’était plus dans les pensées, et elle était assez contente.

“Je sais. Pourtant, à certains moments, je ressens encore le froid ou la neige qui tombe sur mon corps. Non, vous n’êtes pas le premier et vous ne serez sans doute pas le dernier. Ma famille… Ça va faire un an que je n’ai pas vu mon frère. Et mes parents passent de temps en temps pour être sûrs que je suis encore en vie, reste quelques minutes. Mais je n’ai plus autant de choses qu’avant à leur dire. Alors ils repartent en disant qu’ils sont du travail. Ils pensent que le fait d’avoir fait des travaux dans mon appartement, et leur coup de fil sont assez.”

Pourtant, Maève savait qu’il lui manquait quelque chose d’autre. Comme la présence d’une personne avec qui parler. Avec qui partageait un moment de tendresse. Ses parents ne la prenaient même plus dans leur bras. Sois disant qu’ils ont peur de lui faire du mal. La jeune femme avait levé tellement de fois les yeux au ciel face à cette excuse. Ils n’allaient pas lui faire du mal, loin de là. Elle serait tellement reconnaissante d’avoir un câlin, d’avoir un moment de tendresse. Mais pour le moment, elle devait faire avec. S’enrouler dans une plaide pour ressentir un peu de chaleur dans les moments les plus durs.

“Je suis sûr que vous participez à son bonheur. Souvent, il ne faut pas grand-chose pour qu’une personne soit heureuse. Un sourire, un câlin, un gâteau. La nourriture peut beaucoup jouer sur le bonheur d’une personne. Il y a une boulangerie sur Lexington Avenue. Elle fait des gâteaux extraordinaires et tellement bons. Il faut y aller le dimanche matin, tôt, il y a presque personne.”

Maeve y allait souvent surtout après avoir fait son footing. Elle y passait sans doute bien trop de temps, mais elle aimait l’ambiance de là-bas. Mais elle aimait surtout leur pâtisserie, même si ça faisait bien trop longtemps qu’elle ne s’était pas rendue. Le jour où elle arriverait vraiment à mettre les pieds dehors, elle s’y rendrait en premier. Juste pour se prouver qu’elle avait réussi à faire quelque chose.

“Je ne sais pas. Bien que la personne aime l’autre personne. Souvent, c’est bien trop dur. Ce n’est pas forcément facile pour la personne en fauteuil, qui doit dépendre de quelqu’un. Mais ce n’est pas non plus pour la personne qui s’en occupe. Surtout, que souvent par amour, la personne met de côté sa vie. Et je ne supporterais pas ça. Je veux une personne sincère, qui n’a pas peur de me dire les choses et de me bouger dans les moments les plus durs. Qui n’a pas peur de me dire qu’il a besoin de souffler ou d’aller boire un verre avec ses amis. Rester à la maison ne me dérange pas, c’est l’endroit où je me sens le mieux. Mais je ne peux pas forcer une personne à faire pareil.”

C’était sans doute pour ça que son ancienne histoire n’avait pas duré. Pas, car elle l'obligeait à rester, mais sans doute le poids était bien trop lourd. La brunette comprenait, ce n’était pas donné à tout le monde de vivre avec une personne qui ne pouvait presque rien faire d’elle-même. Secouant la tête, en rigolant, elle pencha cette dernière.

“Merci. Mais je ne sais même pas si j’arriverais à prendre mon téléphone pour composer ton numéro.”

Parler de son voisin d’en face était une discussion qu’elle aimait. Pour la simple raison qu’elle était curieuse de savoir qu’il habitait derrière ses volets toujours fermés. Elle voulait pouvoir voir le visage et sans doute peut-être lui faire un signe de la main. Peut-être que cette personne était tellement triste que le noir était la seule chose qui arrivait à supporter.

“Je ne pense pas. Je pense qu’il n’arrive pas à trouver la lumière au fond du tunnel. Et que fermer ses volets lui permet de ne pas affronter la vie réelle. Je suis sûr que sa famille serait du genre à le faire sortir de ses noirceurs. Je pense que laisser entrer un rayon de soleil lui ferait du bien. Lui montrer que tout n’est pas perdu.”


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En vous donnant la vie, on vous offre la mort.
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Nathan
Moyes

J'ai 35 ans et je vis à New York, en Amérique. Dans la vie, je suis kinésithérapeute dans la rééducation et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Depuis la mort de son meilleur ami, Will, Nathan est en dépression. S'il arrive bien à le cacher à sa famille, il n'arrive cependant pas toujours à le ressentir. Buvant plus qu'avant, il n'ose demander de l'aide, de peur qu'on le juge sur sa tristesse. Il a été pendant deux ans le kiné de Will avant que celui-ci ne décide de mettre fin à ses jours en Suisse. Depuis, il n'arrive plus à voir les handicaps comme des obstacles à surmonter, mais comme une inévitable chute vers la mort.

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Il a une petite soeur, Mary, qui a quatorze ans, et qui est né avec une malformation du dos. Depuis la mort de Will, il a peur qu'elle ne fasse pareil,  surtout qu'il sait qu'elle n'est pas heureuse. Ils vivent avec leur grand-père.

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Nathan fait des combats sauvages quand sa colère dépasse sa tristesse et qu'il n'arrive plus à rien contrôler ...mais d'habitude personne ne le remarque.

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Nathan ne dit plus rien sur la danse. La jeune femme avait pris sa décision, et il n’avait pas envie qu’elle ressente de l’obligation de sa part, là où il n’y avait eu qu’une invitation. Il n’avait jamais réellement aimé la danse, lui. Il ne pouvait pas comprendre le manque de la sensation du parquet sur ses pieds… mais il pouvait comprendre le manque de quelque chose. Alors il n’insista pas, passant aux sujets suivant sans s’arrêter. Il écouta la jeune femme et les paroles sur la famille. Il pensa à Will. Il pensait toujours à Will. Il finit par faire un sourire compatissant à la jeune femme.

- La plupart des familles ne savent pas comment réagir. La ligne entre la pitié et la compassion est mince. Ils se disent que s’ils font trop, alors ils risquent de te faire sentir encore plus mal. Pas assez ? Alors ça serait du désintérêt. La plupart des gens ne savent pas. Mais, si cela peut te faire relativiser, sache que je me suis occupé de personne bien moins entourée que toi.

Il pensait surtout à une vieille femme qu’il allait masser et aider. Sa famille ne faisait jamais rien pour elle… et la seule occupation de cette vieille dame était les rediffusions d’Hercule Poirot, la présence de sa femme de ménage, que Nathan faisait venir, et lui. Elle n’avait personne. Et personne pour lui mettre une salle adaptée à son handicap.  Nathan prit un bloc note quand elle parlant de la boutique et la nota. Il ferait en sorte d’en apporter à sa sœur … s’il arrive à sortir de son appartement hors du travail. Il sourit à la jeune femme.

- Je note, dit-il en lui montrant l’adresse puis reprenant la première discussion il lui fit un autre sourire, je suis sûr que quelqu’un comme ça attend chacun d’entre nous. Et qu’un jour, tu trouveras cette personne qui ose te dire « j’en peux plus débrouilles toi », mais pour ça, il faut oser sortir, rencontrer du monde, s’ouvrir.

Non mais, écoutez-le ! L’hôpital qui se fout de la charité … bien que lui ne désire pas de relation à l’état actuel de son monde, il avait envie de se frapper tant il donner des conseils inverses à ce qu’il faisait. Il se terrait dans son coin. Il ne pouvait pas supporter l’extérieur. Cette attitude joviale, il n’arrivait à la retrouver qu’avec des patients, tenant sur le peu de nerf qui lui reste…. Mais il savait que dès qu’il la laisserait ça disparaîtrait pour laisser place aux vides.

- Tu as une Alexa ? Je peux mettre mon numéro dessus pour que tu n’es plus qu’à lui dire de m’appeler ?

Nathan ne faisait jamais ça … normalement. Mais la jeune femme semblait tellement triste … et surtout, elle s’inquiétait du sort de son voisin, qui était lui, avec une telle douceur. Il ne savait pas réellement comment gérer tous les sentiments que cela lui procurer. Il observa ses volets fermés. Est-ce que la lumière pourrait le faire sortir de sa tristesse ? Il ne pensait pas. Tout comme le noir qui l’enferme n’était que son sentiment de perte … la lumière dont il avait besoin ne pouvait pas ressembler simplement au soleil.

- Je passerais le voir. Je lui dirais d’étirer un peu ses volets, murmura-t-il simplement puis reprit-il plus fort, je pense que savoir que quelqu’un s’inquiète pour lui, quelqu’un qu’il ne connait pas, ça lui fera chaud au cœur. Moi, ça me toucherait en tout cas.

Et il était bien placé pour le savoir, n’est-ce pas ?



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