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LE TEMPS D'UN RP

La vérité est dure comme le diamant et fragile comme la fleur de pêcher. (avec Blue)

Blue
Messages : 111
Date d'inscription : 06/05/2020
Crédits : Okan Bülbül (Artstation)

Univers fétiche : J'aime la variété justement ^^
Préférence de jeu : Les deux
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Blue
Mer 2 Fév - 9:53
Blue a écrit:
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Ella / Nari
Je m’appelle Nari, j’ai 21 ans et je vis dans le palais impérial de Goryeo, car je suis la fille du Roi, Empereur et Fils du Paradis. Dans la vie, je suis princesse et je m'en sors pas du tout. Ok, stop. Je vous ai menti, reprenons les choses du début.

Je m’appelle Eleanor Bancroft mais on me surnomme Ella (ou encore Fernella, ce que je déteste). J’ai 22 ans et je vis dans une hutte au fond du jardin de la demeure Bancroft à GlennFall. Dans la vie, je suis martyrisée par ma belle-mère orpheline de mère et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et en soit je m’en fous d’être célibataire, j’ai autre chose à penser que les hommes, mais c’est juste que c’est concomittant. Je suis aussi maniaque depuis mon enfance, mais j’ai beaucoup progressé.

La vérité est dure comme le diamant et fragile comme la fleur de pêcher. (avec Blue) - Page 2 Photo1076402

Ella est la fille d’un riche marchand, Sir Bancroft. Celui-ci a rencontré une étrangère venue de l’Orient lointain et, séduit par sa beauté, il l’a épousée le jour même. De cette union est née la petite Eleanor, qui a toujours préféré le surnom “Ella”.

Ella était une petite fille très particulière. Elle était maniaque. Le désordre et la saleté l’angoissaient de façon maladive, et dès qu’on détournait le regard un instant, on la retrouvait à dépoussiérer une commode, à redresser un livre, à gratter une tâche par terre. Une catastrophe pour une jeune fille de son rang. Alors, sa mère se montrait tyrannique avec les domestiques, exigeant que tout soit parfait pour que sa fille se sente bien et n’aie pas à faire leur travail.

Avec elle, en revanche, elle était d’une grande douceur. Elle lui racontait des histoires de son pays, lui chantait des berceuses dans sa langue natale. Sir Bancroft les aimait profondément : sa femme était son soleil, et Ella était sa lune. Il partait beaucoup en voyages d’affaires, mais attendait toujours son retour avec impatience pour retrouver les lumières de sa vie. A part son étrange particularité, Ella était une enfant souriante, douce, aimable, généreuse et pleine d’humour.

La mère d’Ella cultivait des simples dans son jardin, et grâce à des recettes médicinales transmises dans sa famille depuis des générations, elle soignait les gens trop pauvres pour se permettre l’un de ces médecin qui réclamaient des sommes exhorbitantes. Mais les médecins craignaient de perdre des clients, et donc de l’argent. Jaloux, ils firent arrêter l’herboriste étrangère pour sorcellerie, quelques jours avant un retour de son mari, et elle fut brûlée sur le bûcher. Ella avait alors huit ans.

A son retour, Sir Bancroft décida que sa réputation passait avant tout. Il proclama alors qu’il n’avait épousé la sorcière que parce qu’il était sous le joug d’un enchantement, et qu’il était libéré par sa mort. Il se remaria dix jours plus tard, à Constance, une veuve d’ascendance noble, mais sans le sou pour élever ses deux filles car c’était un cousin qui avait hérité des biens de son mari, primauté masculine oblige. Dès qu’il fut remarié, il repartit aussitôt pour affaire, et ce fut la dernière fois qu’il mit les pieds à GlennFall, ayant pour tout contact avec sa famille une enveloppe d’argent mensuelle.

Et Constance se retrouva avec la petite Ella sur les bras. Elle ne l’avait pas demandée, cette gamine, mais qu’elle aille au diable si elle laissait ces ignares la trainer au bûcher comme sa mère ! Elle concocta donc la rumeur qu’Eleanor était partie avec son père. Et elle relégua Ella dans une hutte au fond du jardin, l’habillant de haillons, le tout dans le but que personne ne se doute que cette espèce de vagabonde puisse être la fille de Sir Bancroft. Les débuts furent terribles, car dans cette hutte au sol de terre où rampait parfois des insectes, la fillette faisait des crises terribles. Alors, pour la sécurité de cette enfant, Constance Bancroft dût durcir son coeur et lui refuser la moindre compassion, par peur de céder si elle s’autorisait à la consoler ne serait-ce qu’une seule fois. Et voilà comment Ella grandit en croyant qu’elle avait une vilaine marâtre.

La seule chose qui l’aidait à dormir un peu mieux la nuit était de passer ses journées à faire briller la maison comme un sou neuf. Au fil des années, Ella s’accoutuma à sa hutte et apprit à supporter davantage la saleté et le désordre, finissant par devenir totalement “fonctionnelle”, même si rien ne l’apaisait davantage que de passer un coup de balai en chantant.

Constance avait deux filles, Javotte et Anastasia. Anastasia, la cadette, était malade, mais très gentille avec Ella. Alors, celle-ci l’adora en retour, la couvrant de petites attentions et de mots gentils - mais en cachette, car elle n’était pas censée l’approcher. Mais l’ainée, Javotte, avait l’âge d’Ella, et la jalousait. Allors, elle la taquinait continuellement, renversait des choses pour lui donner du travail, et la surnommait “Fernella”, d’après les “ferns”, “fougères”, qui entouraient sa cabane.

Un jour, Ella surprit une conversation entre sa belle-mère et une visiteuse, alors qu’elle arrachait des mauvaises herbes sous la fenêtre. Celui-ci la menaçait, réclamant qu’elle rembourse les dettes de son mari, ou alors, elle s’en prendrait à Anastasia. Alors, Ella rattrappa la femme quand elle s’en allait, et accepta un terrible marché.

Il lui avait révélé que sa mère n’était pas sûre de sa venue, et cela déclencha tout une conversation sur leurs mères respectives. Ella était bien obligée de broder autour des faits, mais elle finit par réaliser qu’elle était étonnamment honnête sur ses ressentis, se confiant à lui à demi-mot sur sa belle-mère.

Celui-ci tint à préciser qu’il respectait sa mère, une femme exemplaire par bien des aspects… Mais néanmoins têtue. Et malgré tout son respect pour elle, il avait ses propres opinions et intentions… Et donc, comme il venait de le dire, il lui tenait parfois tête. Il espérait qu’elle aussi, un jour, pourrait bénéficier d’un parfois bien mérité, que sa mère l’accepterait.

- Je la respecte également, bien sûr. Quand mon père a dû partir… à la guerre, contre Silla, elle c’est elle s’est retrouvée avec de grandes responsabilités à gérer seule. Ouf, elle s’était rattrappée. C’est juste que…  parfois, j’ai l’impression d’étouffer au milieu de toute ces règles.

Ou au milieu d’une salle de bal. Concernant son hésitation de tout à l’heure, elle se décida à lui avouer qu’elle n’était jamais allée à ce genre d’évènement. Elle expliqua alors au prince Benedict comment Goryeo envisageait le rôle de la danse lors des mondanités, et lui avoua qu’elle ne savait pas danser, ou plutôt “qu’elle ne connaissait aucune des danses de son peuple”, une réalité bien plus avouable.

Il aurait pu se moquer ou refuser de la croire, au lieu de cela, il lui sourit avec gentillesse et, à sa grande surprise, offrit de lui apprendre à danser. Son sourire était d’une grande gentillesse, comme s’il cherchait simplement à être aimable. Il ajouta que les mêmes pas, les mêmes danses revenaient souvent, et qu’elle pourrait compter sur ses compatriotes pour la mener. Selon lui, elle aurait rapidement moultes prétendants, alors il souhaitait commencer.

“Moultes prétendant”… Elle n’avait pas envisagé cela. Le plan était simple : c’était avec le prince qu’elle devait danser, de lui qu’elle devait se rapprocher… Mais pour cela, elle devrait se fondre dans le décor, et accepter les danses d’autrui également.

En tout cas, pour l’instant, cette proposition servait son object en plus de l’aider à jouer son rôle, et elle n’avait aucune raison de refuser.
- Je vous en serai infiniment reconnaissante. répondit-elle avec un sourire timide.
Clionestra
Messages : 577
Date d'inscription : 29/12/2020
Crédits : moi

Univers fétiche : Fantastique
Préférence de jeu : Les deux
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Clionestra
Sam 5 Mar - 19:13
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Benedict
Kingson

J'ai 25 ans et je vis dans le château de Kingson, centre du pays de GlennFall. Dans la vie, je suis prince et je m'en sors étrangement. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je compte bien le rester longtemps, malgré ma famille me poussant au mariage. Je suis aussi insensible à la douleur depuis mon enfance. Peut. être qu'un coeur brisé pourra me faire mal cependant, je n'ai jamais essayé.

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Benedict est le prince de son pays. Il est le seul et unique héritier possible. Son pays, GlennFall se trouve proche de la mer et séparer par les autres pays par des chaînes de montagnes souvent impénétrable. Il est gentil, mais ne se laisse pas facilement approcher. Il ne supporte pas qu'on le touche, surtout pas la tête. Quand il était petit, il s'est retrouvé à devoir grimper le château pour éviter un assassin, et il est tombé. Depuis, en plus de ne plus ressentir la douleur, il ne fait plus confiance à personne.

Le bal de la graine, un bal donné toutes les années, avait cette année là une importance particulière ... en effet, comme toutes les autres années, les dignitaires des autres pays venaient, pendant une semaine, se pavanaient, se trémoussaient, faire des adultères pour certaines, et ainsi continuer à assoir leur alliance entre les pays.

Cependant, la différence avec les autres, pour cette année seulement ..; était les deux missions que c'était donné le roi et la reine. Le roi attendait de son fils qu'il accomplisse sa première éclosion de la graine de diamant. Une graine permettant la prospérité et la fertilité dans le pays. La reine attendait que son fils se trouve enfin une épouse.

Lui. Il voulait juste aider le pays à être un peu plus autonome encore, tout en ouvrant les esprits sur des choses qui le dérange, comme les esclaves, ou bien le droit des ainées. Mais ça, il ne pouvait pas en parler avec ses parents.

Benedict avait dû mal à penser à sa mère comme à autre chose que sa mère. Il savait qu’elle était, tout comme son père, la dirigeante d’un pays totalement autonome, qui n’avait que peu besoin de ses voisins … et dont les limitations géogrphiques se faisaient à partir de chaîne de montagne, de mer et de forêt. Ils n’avaient pas besoin d’ailleurs. Il savait donc que sa mère pouvait tout faire pour diriger le monde, il espérait juste parfois ne pas faire parti de son monde. Il fit un sourire à la jeune femme et fit un signe de tête pour dire qu’il comprenait.

- Quand je pense à tout ça, je sais que la seule chose qu’on attends de moi pour le moment c’est de faire un héritier … je ne suis pas encore roi que l’on me demande déjà de trouver mon successeur.

Autant dire que ses efforts pour trouver une femme était au plus bas. S’il savait que sa mère voyait la jeune femme à ses côtés comme une possible concubine, lui n’avait même pas envie d’y penser. La discussion de la danse plus tard, il lui sourit en lui tendant la main. Il attrapa la jeune femme, avec la distance de sécurité dû à ce genre de rapprochement tout de même, et commença des explications.

- Tu envoies le pied gauche devant, tu le ramènes, puis le pieds droit, tu le ramène, tu fais un quart de tour et tu recommences.

Commença-t-il à expliquer tout en baissant la tête pour lui montrer comment faire en même temps. La plupart des danses de bal sont d’une simplicité infantile, et Benedict était presque sûr que cela avait tout un rapport avec le fait que les hommes avaient, très souvent, deux pieds gauches. Les femmes étaient bien plus gracieuses quand lui et son père ressemblaient à des moulins à vent pour des danses un peu plus … pousser.

- Normalement, il faut regarder son partenaire dans les yeux, et lui parler. Certes la discussion n’est pas obligatoire, mais la danse se veut rapprochant les personnes mentalement et non physiquement, ainsi on peut poser des questions simples pendant les mouvements de danse.

Il avait toujours les pieds coincés vers le sol pour montrer à la jeune, dont il ne voyait pas les pieds, comment faire pour avancer. Autre chose qu’il ne comprenait pas dans le monde, pourquoi les femmes avaient besoin de cacher leurs pieds … C’était dérangeant à la fin de ne pas pouvoir suivre les mouvements qu’elle faisait pour les corriger au besoin. Il remonta la tête.

- Par exemple, votre animal favori ?

C’était la question qu’il posait le plus souvent … on apprenait plus d’une chose à savoir l’animal favori de quelqu’un. C’était révélateur pour Benedict.


May you be in heaven
a full half hour
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before the devil knows
you're dead.
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