Le Temps d'un RP
le seul rpg où tu joues
qui tu veux,
quand tu veux
Retrouve les animations du forum pour t'amuser,
découvrir de nouvelles plumes et vivre de folles aventures !
Le deal à ne pas rater :
Cdiscount : -20% sur 2 jouets, -30% sur 3 jouets, -40% sur 4 jouets
Voir le deal

LE TEMPS D'UN RP

De l'autre côté du miroir ft. Houmous

Anonymous
Invité
Dim 28 Nov - 22:17
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

De l'autre côté du miroir ft. Houmous 503e2a2db4d7322041bd17fe838dd3c7

Londres, février 20xx

Il y a un monde parallèle à celui des humains, un monde ou des créatures mystiques et incroyables évoluent en secret au milieu des mortels. Peu sont au courant que les vampires, loups-garous, sorcières et autres démons existent, certains sont bien intégrés à la société humaine, d’autres non. Et parfois, il arrive même que les deux mondes s’entrechoquent dans des circonstances parfois dramatiques. C’est ce qui va arriver à Hannah jeune officier de police, qui va rencontrer sur une scène de crime potentiellement satanique, un enquêteur très spécial.

L’aventure ne fait que commencer !

Contexte provenant de cette recherche
Anonymous
Invité
Dim 28 Nov - 22:23
vava-h15.jpg
Hannah
Brown

J'ai 25 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis officier de police et je m'en sors comme je le peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis assez bien.

UC.

De l'autre côté du miroir ft. Houmous 81pt
De l'autre côté du miroir ft. Houmous ShallowPopularBadger-small
Bree Kish
Un appel dans la nuit, les yeux qui s’ouvrent difficilement sur sa chambre plongée dans une douce lumière diffusée par la veilleuse. Depuis qu’elle est gamine, la jeune femme n’a jamais su dormir dans le noir. Pas qu’elle ait peur des monstres, juste que quand tout devient ténèbre, elle a l’impression d’étouffer et s'ensuit généralement une crise de panique, qui lui coupe la respiration et fait battre bien vite son cœur. Chassant cette peur très enfantine, la fliquette se redresse mollement, frottant ses paupières encore lourde de sommeil et attrape le smartphone, continuant de diffuser sa musique tonitruante. Trois heures du matin passé, elle va avoir besoin d’un thermo de thé pour rester éveillée. Son doigt glisse sur l’écran tactile pour accepter la communication. A l’autre bout son chef qui lui demande aimablement, bonjour ironie, de ramener ses fesses vite fait bien fait sur une scène de crime. Sans déconner. Pourquoi d'autres est-ce qu’on l'aurait appelé en pleine nuit ? Sans doute pas pour faire la circulation, ah, ah, ah ! L’adresse lui est envoyée par message, les joies des nouvelles technologies et elle n’a plus qu’à se sortir du lit pour se préparer rapidement. Une fois toutes ses petites affaires rassemblées, Hannah saute dans sa petite citadine et file à vive allure dans les rues londoniennes. Malgré l’heure plus que tardive, il y a encore du monde dans le centre ville ainsi que des bars et certains snacks d’encore ouverts, comme quoi, il n’y a pas que New-York qui ne dort jamais. Cependant ce n’est pas dans le centre que le lieu du crime se trouve, c’est à la périphérie de la ville dans un vieux bâtiment abandonné, d’après ce qu’elle a compris. Alors une fois la circulation moins dense, la rouquine en profite pour accélérer un peu, son boss n’aime pas les retardataires et encore moins quand il est réveillé à cette heure-ci.

Une fois dans la place, Miss Brown remarque bien vite les deux voitures de police garées devant l’ancien bâtiment, ainsi que la berline noire de son supérieur. Il semble qu’elle fasse partie des premiers arrivés, toute la cavalerie n’est pas encore sur place. Cependant, un périmètre de sécurité commence déjà à être mis en place, une très bonne chose. Descendant rapidement de son véhicule une fois celui-ci immobilisé, Hannah n’a fait quelques pas, qu’elle se fait aboyer dessus par son chef.

— Brown ! Qu’il beugle visiblement d’humeur massacrante. Vous voila enfin ! Suivez-moi, d’autres s’occupent déjà de boucler la zone, j’ai besoin de vous à l’intérieur. Un vrai bordel, en vingt ans de carrière j’ai jamais vu ça !
— Je vous suis mon capitaine.

En tout cas, elle se demande bien ce qu’il peut y avoir dans ce bâtiment, que son supérieur n’a jamais vu en vingt-ans de carrière comme il le dit si bien. Sans doute rien de bon, parce que même si c’est un ours mal léché qui en a vu des vertes et des pas mûres, sa réaction n’augure vraiment rien de bon. Mais comme l’imagination ça peut jouer des tours, la jeune femme évite de se perdre en conjoncture inutile et suis plutôt son chef. Et c’est très étrange, mais plus elle s’enfonce dans cet ancien entrepôt, plus elle se sent mal à l’aise et en vient même à ressentir les prémices d’une bonne vieille nausée. Certes, elle n’a pas autant d’expériences que son capitaine, mais c’est bien la première fois que ça lui arrive et dieu sait qu’elle a vu des scènes de crimes bien dégoûtantes depuis qu’elle a débuté. En plus de ça, la rouquine à une étrange sensation en son sein et des picotements qui lui chatouille l’épiderme. Comme si tout son être tentait de lui communiquer quelque chose. Mais tout ça est très vite balayé par le décorum qui se dessine sous ses yeux.

— Putain, souffle la jeune femme en stoppant net sa marche.

Il y a bien une centaine de bougies disséminées partout dans l’immense salle, détail déjà troublant et hors du commun, mais ce n’est hélas pas le plus étrange, ni le pire dans cette scène folle. Il y a en tout six corps, cinq sont placés de sorte à former un genre d’étoile humaine, alors qu’au milieu se trouve une jeune femme dont le torse semble être en partie calciné. De plus, sous chaque corps il y a un cercle formé par des symboles étranges tracés avec quelque chose de rouge. De la peinture ? Ou du sang ? Difficile à dire de là où elle se trouve et sans analyse.

En tout cas, son supérieur avait raison, c’est un beau bordel en perspective…

Houmous
Messages : 298
Date d'inscription : 06/01/2019
Région : Grand Est
Crédits : Persona 3 - Aigis

Univers fétiche : Fantastique, SF
Préférence de jeu : Homme
patrick
Houmous
Mar 30 Nov - 23:18
12fba610.jpg
Nick Redding
J'ai 32 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis enquêteur dans le paranormal et je m'en sors pas trop. Sinon, à cause de mon boulot, je suis veuf et je le vis plutôt mal.


Les lieux du drame avaient quelque chose d’étrange. On pouvait y aller et venir tant qu’on le souhaitait et bizarrement, certains détails restaient cachés sans réellement l’être. A vrai dire, ils n’étaient pas réellement dissimulés de quelque manière que ce soit mais l’œil non entrainé passait au-dessus sans réellement s’y attarder. Après tout, c’était aussi pour cette raison qu’il était là. Un type comme lui, il servait à gérer ce type de merdier. Il venait et il épongeait les conneries que d’autres types peu fréquentables pouvaient s’amuser à faire. Une fois qu’il était passé derrière eux, il les traquait, les trouvait et les coffrait ou les jugeait.

Peu après les deux, il arrive et passe simplement entre eux. Sa démarche dénonce son assurance naturelle dans ce genre de situation et même le vieux capitaine n’ose pas l’arrêter de prime abord. Dans sa veste en cuir noire de motard avec une chemise à la cravate desserrée et passablement froissée, il n’a pas franchement l’air d’un flic. Il ne porte pas non plus un brassard indiquant son affiliation à une unité particulière justifiant sa présence. Pourtant, les deux gars qui s’occupent de gérer les entrées sur les lieux du crime l’ont laissé passer. Il se penche un instant, se saisit de l’une des bougies et tire une clope d’une de ses poches pour l’allumer sous l’œil médusé du vieux policier.

- Eh ! Vous-là, qu’est-ce que vous foutez ici ?! Vous êtes en train de foutre en l’air ma scène de crime ! Vous voulez que je vous colle aux trous pour obstruction à la justice et destruction de preuves ?! menaça-t-il, rougissant de colère sous ses épaisses moustaches.  

Il lui jeta un regard agacé et un soupir en tirant sur sa clope et en reposant la bougie au même emplacement. Sans vraiment prendre le temps de lui répondre, l’homme continue à faire le tour de la scène de crime d’un air concentré. Il s’arrête à quelques moments, observant certains détails qu’il prend en photo avec son téléphone en hochant un peu la tête. Lorsque le vieux policier commence à sortir son arme et à le mettre en joue, il se tourne finalement.

- Hey là, arrête d’agiter ça dans tous les sens, ordonne-t-il d’un ton sec. J’ai du boulot là donc si c’est pour gêner, tu peux t’en aller !

Alors qu’il parle, un étrange phénomène se passe autour d’eux. C’est peut-être un simple vacillement dans les flammes des bougies ou une complexion dans la lumière mais la lumière faiblit lentement et la pièce sombre dans une demi-pénombre avant de revenir à la normale. La scène semble plus inquiétante mais aussi moins réelle à mesure que le regard de l’inconnu foudroie les deux flics. Avec un naturel déconcertant, le capitaine range aussi vite sa pétoire qu’il l’a sorti et marmonne quelques mots incompréhensibles avant de tourner les talons et de s’en aller.

Lui tournant le dos, l’enquêteur poursuit son travail en sortant un carnet d’une de ses poches et prend quelques notes. L’une des premières est de redessiner le motif et les sortes de runes qui ont été décrites entre les différentes bougies de cire rouge qui hantent les lieux par dizaines. Une fois qu’il en a fini, il s’assied dans un coin de la pièce pour décomposer la formule dessinée ici et remarque alors la présence continue de la jeune femme. Un soupir lui échappe et il se frotte le coin des yeux avant de s’adresser à elle.

- Tu es qui, toi ? demande-t-il, le plus sérieusement du monde. Je vous ai fait une suggestion tout à l’heure alors pourquoi tu es encore là ?

Il se redresse et la considère quelques instants avant de s’avancer vers elle nonchalamment. Il n’a pas vraiment l’habitude de ce genre de choses et il doit s’avouer à lui-même qu’il a du mal à se concentrer s’il se sait épié ou du moins observé. Normalement, ce qu’il se passe à chaque fois, c’est qu’après une suggestion dans un lieu consacré, les mortels s’en vont sans demander leur reste, un peu comme l’autre vieux poulet.

- Là, c’est le moment où tu devrais t’en aller, tu vois… Cette enquête, c’est pas pour les petits gratte-papiers, c’est du sérieux, d’accord ? ricane-t-il en soufflant sa fumée sur son visage. Alors, du coup, vas-y, vas-t-en et rentre chez toi gentiment et ta petite vie reprendra comme chaque jour demain.

Anonymous
Invité
Dim 12 Déc - 12:34
vava-h15.jpg
Hannah
Brown

J'ai 25 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis officier de police et je m'en sors comme je le peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis assez bien.

UC.

De l'autre côté du miroir ft. Houmous 81pt
De l'autre côté du miroir ft. Houmous ShallowPopularBadger-small
Bree Kish
Il est sûr que depuis qu’elle avait été nommée officiellement officier de police, Hannah avait vu certaines choses dingues, parfois même horribles et tragiques. Pareil lorsqu’elle était cadet, en étudiant des anciennes affaires et photos à l'appui, il y avait des enquêtes qui lui semblaient parfois inimaginables tant tout était glauque et parfois trash. Mais là… Là ça ne ressemble à rien de ce qu’elle avait déjà vu, la scène malgré son étrangeté et dans un ordre certain, rien ne dépasse, tout semble être à sa place. Le ou les criminels ont respecté à la lettre un modus operandi bien précis, ne s’écartant à aucun moment du plan initial. Du moins, c’est ce dont Miss Brown à le sentiment, en plus de cette étrange impression qui ne la quitte pas depuis son entrée sur la scène de crime. La surprise quelque passé, le monde autour d’elle devient flou et elle se concentre uniquement sur ce qu’elle voit. Un peu comme avant qu’elle ne débute une esquisse, la jeune femme analyse les détails, explore le paysage, enregistre les couleurs et tente de voir ce qui pourrait être caché dans ce tableau bien singulier. Cependant, alors qu'instinctivement elle enfile ses gants en latex et avance pour aller voir ça de plus prés, la voix tonitruante de son supérieur la sort de son état de transe. Revenant sur terre, les pupilles vertes se posent sur la source du trouble et la voilà à froncer les sourcils se demandant bien qui est cet énergumène. Franchement, il faut être complètement malade pour s’allumer une clope, avec la bougie d’une scène de crime, qui a potentiellement servi à un rite quelconque.

Pour autant, la fliquette reste à sa place, son capitaine a les choses en main et elle n’interviendra que si l’individu se montre violent. Quoique à voir son air agacé et le fait qu’il continue à faire sa vie malgré les injonctions du vieux flic, Hannah se dit qu’un bon coup de pied dans son cul ne lui ferait pas de mal. Visiblement excédé de voir l’individu ne pas obtempérer, son supérieur sort son arme de service et le met en joue, mais au lieu d’arrêter de faire le malin comme n’importe quelle autre personne un tant soit peu sensée. L’autre lui demande de cesser de jouer avec son arme et de le laisser faire son boulot. On aura tout vu. Alors, la rouquine remarque bien le changement d’ambiance, les lumières des bougies qui faiblissent quelques instants avant de revenir à la normale. Pour elle ce n’est simplement qu’un courant d’air. En vérité, pendant ce cours laps de temps, elle est à nouveau prise d’une étrange sensation, son épiderme qui réagit à dieu sait quoi et son cœur qui bat un peu plus vite. Cependant, pas le temps de s'appesantir là-dessus, puisque que sous ses yeux écarquillés, elle voit son supérieur ranger son arme et s’en aller en marmonnant. Vlà autre chose !

— Capitaine ?

Même pas un regard en arrière, Hannah se retrouve seule avec un type qui n’a visiblement strictement rien à faire sur une scène de crime. Ou alors s’il est flic, il aurait de bon ton de se part de se présenter, c’est la moindre des choses non ? En attendant, la fliquette est tout bonnement hallucinée de ce qui vient d’avoir lieu et se demande bien quoi faire. Ce n’est pas une situation qu’elle a pu étudier à l’école de police, ni pu vivre une fois officier. Elle reste donc les bras ballants pendant quelques bonnes minutes, jusqu’à ce que l’autre l'interpelle, lui faisant à nouveau froncer les sourcils. Elle ne va certainement pas se laisser marcher sur les pieds, foi d’Hannah Brown.

— De quoi je me mêle, répond -elle en croisant les bras. C’est moi qui pose les questions ici, pas vous ! Je ne sais pas c’est quoi ce binz, mais je n’irais nulle part. De plus, on n'a pas élevé les cochons ensemble, évitez donc de me tutoyer.

Pas ému pour un sous, l’homme l’observe quelques secondes avant de se redresser et de s’avancer mollement vers elle. Puis il reprend la parole, lui envoyant sa fumée dans la tronche, ce qui ne manque pas de le faire rire. Connard !

— Là c’est le moment où vous devriez vous en aller, vous n’avez strictement rien à faire sur cette scène de crime. Pigé ?!

Hannah lui arrache ensuite sa cigarette de la main, l’écrase sous sa chaussure et la glisse dans un petit sachet en plastique qu’elle fourre dans sa poche.

— Au cas où vous ne l’auriez pas compris je ne bougerais pas d’ici, reprend t-elle en sortant ses menottes. Mais vous oui, je vous arrête pour outrage à un représentant des forces de l’ordre, obstruction à la justice et destruction de preuve. La liste risque de s’allonger si vous poursuivez, merci de vous montrer coopératif.

Houmous
Messages : 298
Date d'inscription : 06/01/2019
Région : Grand Est
Crédits : Persona 3 - Aigis

Univers fétiche : Fantastique, SF
Préférence de jeu : Homme
patrick
Houmous
Ven 21 Jan - 6:10
12fba610.jpg
Nick Redding
J'ai 32 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis enquêteur dans le paranormal et je m'en sors pas trop. Sinon, à cause de mon boulot, je suis veuf et je le vis plutôt mal.


Toujours amusé, il se laissa faire alors qu’elle sortit ses menottes. Elle devait penser qu’il était stupide mais elle ne regardait pas attentivement la situation pour ce qu’elle était réellement. Il fallait dire que travailler dans son champ de compétences au XXIe siècle était un pur régal car personne ne voulait plus croire en ce qui pouvait sortir du cadre strict de la nature. A vrai dire, faire le ménage était tout de même particulièrement chiant mais il avait déjà eu l’occasion de constater que la majorité des gens essayaient de trouver une explication « logique » peu importe à quel point elle pouvait être alambiquée. Le couteau était arrivé ici par hasard… Le tueur entendait des voix dans sa tête à force de jouer à des jeux vidéo… Il sourit un peu alors que le mécanisme se resserra dans son dos pour l’enserrer.

- Je vais être sympa avec toi, petite, je vais te faire gagner du temps, commença-t-il à proposer. Si tu me libères maintenant et que tu t’en vas, j’oublierai que tu as failli faire un très mauvais choix et on ne se reverra plus. Si tu m’emmènes au poste, par contre, tu vas perdre beaucoup de temps pour rien. Tu vas remplir un dossier que ton patron va détruire sous tes yeux quelques minutes après, l’informaticien de ton service va supprimer toutes traces des entrées à mon sujet et je m’en irai librement en ayant juste perdu pas mal de temps. Après, c’est toi qui vois… fit-il avec une nonchalance feinte.

Le temps était effectivement important car contrairement aux preuves habituelles, les preuves métaphysiques avaient tendance à disparaitre si l’attente s’avérait trop longue. Les traces de rituels passés se volatilisaient comme la fumée paresseuse d’une cigarette… Il soupira un peu alors qu’elle le poussa vers l’extérieur en n’acceptant pas d’entendre un mot de lui. Elle avait une sacrée volonté cette gamine, il fallait le lui reconnaitre. Trois suggestions et pas le moindre signe d’affaiblissement de son côté. Finalement, peut-être qu’elle n’était pas réellement une simple enquêtrice non plus. Il la considéra du coin de l’œil un instant, essayant de déterminer s’il reconnaissait en elle les caractéristiques d’une race extérieure ou d’une autre mais en vain, elle paraissait parfaitement normale.

Arrivant dehors, plus personne n’était là. Le commissaire ou qui que soit le détective sénior présent auparavant et les officiers qui s’occupaient de surveiller l’entrée du site soudainement réaffecté avaient pris leurs jambes à leur cou et n’avaient pas fait plus d’histoires que ça. Au milieu de cette friche industrielle solitaire ne subsistaient que leurs véhicules au milieu de banderoles de police flottant mollement dans le vent du matin. Le soleil n’allait certainement pas tarder à se lever et avec lui, les derniers indices rejoindraient l’éther. Il allait être temps de ravaler sa fierté et de commencer à parler plus sérieusement avec la jeune femme pour essayer de continuer le taff.

- Bon écoute, je m’appelle Nick, Nick Redding, fit-il pour commencer. Je suis aussi là pour mener l’enquête, je suis… Comment dire ? Si tu veux, je suis un médium, je vois des choses que les gens ne voient pas habituellement. Ce qu’il s’est passé à l’intérieur, ça te parait être quelque chose de normal ? De classique ? demanda-t-il en la regardant dans les yeux, l’air beaucoup plus sérieux. Si tu m’emmènes au poste, on va perdre beaucoup de temps et quelques indices vont disparaitre. Tu peux me croire mais quand tu reviendras, l’usine ne sera plus du tout la même. Tu seras la première à t’en rendre compte, je pense, que l’ambiance aura changé, que l’air sera moins…  lourd ? Comme tu es quelqu’un d’à peu près normal, je pense que tu vas te mettre à rationaliser et il faudra attendre un autre rituel du style pour pouvoir remonter la piste de ces enflures.

Il la regarda un peu. Peut-être qu’elle hésitait à le libérer ou le matraquer, en tous cas, elle marqua un temps de pause, le jaugeant un long moment du regard. Il ne la connaissait pas et peut-être que s’il lui annonçait quelque chose à son sujet qu’elle seule savait, il serait capable de la convaincre. Malheureusement pour lui, il n’était pas capable de réellement en appeler au troisième œil pour révéler ce qui était dissimulé. Etant ce qu’il était, il avait certes un pied de chaque côté du voile et agissait en véritable intermédiaire entre les deux mondes qui se superposaient mais cela ne le rendait pas omnipotent pour autant. Il se garda de réaliser une prédiction car sa tentative de la convaincre se basait essentiellement sur la confiance qu’elle pouvait se mettre à lui offrir…

Anonymous
Invité
Mer 2 Fév - 15:27
vava-h15.jpg
Hannah
Brown

J'ai 25 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis officier de police et je m'en sors comme je le peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis assez bien.

UC.

De l'autre côté du miroir ft. Houmous 81pt
De l'autre côté du miroir ft. Houmous ShallowPopularBadger-small
Bree Kish
Et en plus ça continue de le faire rire, si Hannah n’était pas en service, elle lui aurait bien collé une tarte sur le coin de la tronche pour lui remettre les idées en place. On a pas idée de se fendre la pipe alors qu’il est clairement dans son tort et qu’il est actuellement en train de se faire arrêter. Le seul point positif dans cette drôle d’histoire, c’est qu’il n’oppose pas de résistance, une très bonne chose. Ce sera moins compliqué de l'emmener au poste. Les suspects qui se rebiffent lors d’une arrestation c’est toujours une vraie plaie, parce que parfois la situation part complètement en cacahuètes parce que les esprits s’échauffent. Enfin, être coopératif c’est bien joli, mais la rouquine ce serait bien passé qu’il l’ouvre à nouveau. Surtout pour tenter de la convaincre de le laisser partir. C’est beau l’espoir. En attendant, le type trouve le moyen de lui faire à nouveau froncer les sourcils. Qu’est-ce qu’il ne comprend pas au juste dans, évitez de me tutoyer ?

— Je dois vous accorder que vous êtes du genre tenace, mais dommage pour vous je le suis encore plus, réplique t-elle en fermant les menottes. Par ailleurs, je vous le répète pour la seconde fois, évitez de me tutoyer car je ne suis pas votre pote. Pour le reste, nous verrons bien vite si vos prédictions s'avèrent vrai, mais j’en doute très fortement.

Hannah agite sa main devant le nez du suspect, l’air de dire, cause toujours tu m'intéresse. Puis fermement, mais doucement, elle le pousse vers la direction de la sortie et l'entraîne dans son sillage. Maintenant qu’elle a eu un peu gros aperçu du gusse, la fliquette se dit que ce type doit peut-être être un journaliste, qui a eu vent dieu sait comment des meurtres. Ils ont toujours la langue bien pendue ceux-là et on tendance à s’accrocher à un scoop, tel un morpion à un poil pubien. L’image n’est pas vraiment flatteuse, mais pourtant souvent si vraie. Une fois à l’extérieur, l’officier Brown à la très désagréable surprise de découvrir que ses collègues ainsi que son capitaine, se sont tout simplement volatilisés. Laissant derrière eux la scène de crime ainsi que les véhicules de patrouilles.

— Qu’est-ce que c'est que ce bordel ? Qu’elle souffle à elle-même.

Elle est en train de rêver, ou alors elle a le droit à un bizutage avec plusieurs mois de retard ? D’ici quelques secondes, ils vont tous sortir de leur cachette et les sois disant victimes vont se pointer par ici à la bouche en cœur. Mais rien ne se passe, hormis l’autre enquiquineur qui ouvre à nouveau le bec pour tenter de la convaincre de le laisser partir. Ou alors on essaie de la tester pour savoir comment elle va réagir à cette drôle de situation ? Hannah écoute donc Nick Redding, si c’est vraiment bien son nom, lui servir une nouvelle salade à sa sauce. Et il ne manque vraiment pas d’imagination, rien que pour ça, elle pourrait presque le laisser partir. Presque. Après quelques longues minutes à se demander si elle va lui scotcher la bouche pour qu’il cesse de parler, ou de le coller dans le coffre pour ne plus l’entendre dire des âneries. La rouquine soupire doucement, se massant lentement l’arête du nez.

— Votre histoire est absolument fascinante Nick, mais je vais tout de même vous emmener au poste. Vous pensiez vraiment que ça allait fonctionner ? Si c’est le cas, vous êtes vraiment nul comme médium et vous devriez changer de carrière.

Elle le pousse ensuite vers l’avant et l’oblige à entrer à l'arrière de son véhicule, puis elle attache sa ceinture de sécurité, histoire qu’il ne passe pas par la fenêtre du pare-brise en cas de choc violent. Si ça se trouve ses collègues on peut-être juste trouvés des indices ailleurs, ce qui explique qu’ils ne soient plus dans le coin pour le moment. Oui voilà, ça ne peut être que ça. Se mettant en route, Hannah esquisse un sourire en imaginant la tête de son supérieur quand il lira son rapport. Des choses que les gens ne voient pas habituellement et puis quoi encore !
Houmous
Messages : 298
Date d'inscription : 06/01/2019
Région : Grand Est
Crédits : Persona 3 - Aigis

Univers fétiche : Fantastique, SF
Préférence de jeu : Homme
patrick
Houmous
Ven 11 Fév - 8:48
12fba610.jpg
Nick Redding
J'ai 32 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis enquêteur dans le paranormal et je m'en sors pas trop. Sinon, à cause de mon boulot, je suis veuf et je le vis plutôt mal.


Il resta calme en voyant qu’elle n’entendrait aucun de ses arguments. Après tout, comment l’en blâmer ? Si un inconnu qui est dans une situation difficile essayait d’expliquer que la réalité est tout autre que ce que l’on voit en général, cela ne semblerait-il pas étrange ? Arrivant sur la banquette arrière de ce véhicule personnel, il remarqua qu’elle n’avait pas les habituelles grilles séparant le conducteur des personnes interpelées. Elle s’imaginait peut-être se délester de lui en laissant les collègues de la circulation l’emmener au poste et faire l’enregistrement, prendre sa déposition, etc. Malheureusement pour elle, les autres flics n’avaient pas sa volonté et s’étaient laissés corrompre par sa suggestion. A l’heure qu’il était, il devait être à quelques kilomètres de là en train de marcher en ligne droite à travers champ vers chez eux pour aller se coucher.

Durant le trajet, il resta plutôt silencieux, regardant à l’extérieur le soleil lentement se lever et avec lui les traces alentours de corruption démoniaque se dissiper. Le rituel avait été accompli quelques heures auparavant et l’astre brûlant en chassait les résidus d’énergie qui pouvaient encore nimbait la friche industrielle qui en avait été le décor. Par moment, il croisa son regard dans le rétroviseur qui s’assurait qu’il ne tente rien de stupide. Elle ne devait pas réellement être effrayée par lui mais certainement qu’elle était au moins un peu intriguée. De toutes manières, il n’en avait pas fini avec elle car les « étrangers » non enregistrés rentraient également dans sa juridiction. On lui avait donné cette responsabilité, avec quelques autres fous et braves, de garder un contrôle sur la région de Londres pour ces questions.

Arrivant bientôt dans la ville, encore largement calme, la circulation était pour le moins aisée. Quelques businessmen en complet et attaché-case battaient déjà le pavé pour rejoindre le métro et rallier leur sempiternelle city. Constatant une fois de plus le peu de remous que générait une affaire en périphérie de la ville, Nick se fit la réflexion que Londres resterait Londres, quoi qu’il arrive. Elle se gara face au commissariat et il eut un léger soupir. Comment allait-il s’y prendre ? S’il laissait encore une fois des traces de son passage, il aurait le droit à un sacré savon du boss.

- Tu es sûre de vouloir aller jusqu’au bout, petite ? fit-il, plus sérieusement que jusqu’ici, en la regardant droit dans les yeux. Bon… Très bien, allons-y alors.

Il se leva et la laissa le mener jusqu’à l’intérieur sans opposer la moindre résistance, à quoi bon après tout ? Il se dit que s’il se comportait le plus normalement du monde, il pourrait s’en aller sans réellement attirer plus l’attention que ça. Peut-être que dans un second temps il pourrait contacter un ami ou un autre pour supprimer les preuves. Hochant légèrement la tête alors qu’il arrivait au lobby, il se rendit compte que c’était là la meilleure marche à suivre pour le moment. Il n’était pas vraiment attentif mais il lui semblât que la policière qui l’avait arrêté parla un bon moment avec la secrétaire qui gérait l’accueil.

Quelques minutes plus tard, il était face à un appareil photo en train de tenir un écriteau avec son nom supposé, faute de documents officiels pour le prouver. Chaque profil fut capturé mais il garda le sourire chaque fois. C’était déjà une première chose à faire disparaitre et il fit une note mentale de bien s’en souvenir. Plus tard encore, il donna sa version des faits : une histoire décousue faite de hasards et de mysticisme. Il n’était pas là parce qu’il était complice du crime mais bien parce qu’il avait « senti » que quelque chose d’étrange se tramait là. Il n’était pas journaliste, oh non, il était médium et inquiet pour la sécurité de ses concitoyens. Excédée, elle prit quelques notes supplémentaires, probablement pour notifier le fait qu’il n’était pas coopératif et qu’elle n’aurait pas décrit les choses ainsi.

Il se retrouva en cellules avec quelques types au regard voilé. Il vint s’asseoir sur l’un des bancs calmement et les toisa légèrement. Au point où il en était, il lui faudrait retrouver son carnet de notes, supprimer les photos et la déposition. Pour l’instant, rien de sorcier ! De par le fait qu’il s’était montré coopératif, la policière se montrerait peut-être clémente avec lui… Il n’y comptait pas trop. Surtout, ce qui lui fit se poser des questions était sa volonté surprenante. Elle ne semblait pas plus que ça être une « étrangère » et son comportement hurlait le fait qu’elle n’ait que la conscience basique des locaux. Cependant, il n’avait jamais entendu parler d’un humain qui savait faire face de la sorte. Il faudrait qu’il fasse quelques recherches à son sujet et maintenant qu’il était passé par son bureau, il savait que son nom était Hannah Brown.

Anonymous
Invité
Mar 15 Fév - 20:20
vava-h15.jpg
Hannah
Brown

J'ai 25 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis officier de police et je m'en sors comme je le peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis assez bien.

UC.

De l'autre côté du miroir ft. Houmous 81pt
De l'autre côté du miroir ft. Houmous ShallowPopularBadger-small
Bree Kish
Tout en roulant en direction du poste de police ou elle est affectée et malgré l’histoire loufoque qu’elle vient de vivre. Hannah est tout de même plutôt chiffonnée. Déjà par la soudaine désertion de ses collègues et de son supérieur, à laquelle elle avait trouvé une raison relativement logique, bien que dans le fond, la jeune femme trouve ça un peu tiré par les cheveux. Parce qu’il faut dire ce qu’il faut, jamais elle n’a vu un haut gradé tourner les talons, parce qu’un type sorti de nul part le lui à demander. Ou alors quelque chose lui échappe. Si on ajoute à ça le crime étrange sur lequel elle a été appelée et les sensations bizarres qu’elle a parfois ressenti en faisant son travail, ça fait tout de même beaucoup de coïncidence pour le moins singulière. Jetant un rapide coup d'œil au dénommé Nick, l’officier Brown croise brièvement son regard, avant que ses yeux ne se reposent sur la route. Sa petite voix lui souffle que lui doit en savoir plus, mais en savoir plus sur quoi au juste ? Difficile à dire. Surtout, après son discours vaseux sur le fait qu’il soit médium et qu’il voit des trucs que personne d’autres ne voit, il y a de quoi se poser des questions légitimes sur sa santé mentale. Il y a de quoi se poser beaucoup de questions sur cette fin de nuit. Sinon, la rousse est juste très fatiguée et n’a plus les idées claires, sans doute l'hypothèse la moins péter qu’il puisse y avoir.

Durant le voyage, Nana le garde un peu à l'œil malgré tout, c’est vrai qu’il est très calme et très silencieux, mais deux précautions valent toujours mieux qu’une. Arrivée à destination, Nick tente une dernière fois de la dissuader qu’elle aille jusqu’au bout, mais ce serait mal la connaître. Il semble d’ailleurs le comprendre, vu qu’il obtempère finalement sans la moindre résistance. À la bonne heure. Laissant quelques minutes son suspect dans le hall, la fliquette échange quelques instants avec la secrétaire pour savoir si son supérieur et ses collègues sont bien revenus à leur poste. Mais cette dernière n’en ayant pas connaissance, Hannah lui demande de se renseigner et d’envoyer une voiture de patrouille sur le lieu du crime qu’elle vient de quitter. Sans doute, sont-ils encore là-bas, mais dans le doute, elle préfère se soulager d’un poids. Vient ensuite la longue procédure d’enregistrement du suspect, photo, empreintes digitales, et même de quoi garder un teste ADN. Et si la fliquette était du genre super retord, elle aurait même demandé un p’tit touché rectale, ça lui aurait fait les pieds à l’autre beau parleur. Fatalement, elle doit également prendre sa déposition, au cours duquel elle a de nouveau le droit à son histoire rocambolesque, teintée de mystère et d’une touche de mystique. Bien sûr, elle prend bien note de tout son blabla, mais elle note également qu’un petit tour chez une psy serait de bon ton.

La jeune femme le colle ensuite en cellule le temps de terminer la paperasse, puis elle s’en retourne aux restes de ses occupations. Espérant avoir des nouvelles de la scène de crime et de ses collègues avant son départ.


vava-h15.jpg
Léonard
James

J'ai 33 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sorcier et enquêteur dans le paranormal et je m'en sors vachement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis un hédoniste et je le vis très bien.

UC.

De l'autre côté du miroir ft. Houmous Source
Dane Dehaan
Laissant s’envoler les volutes de fumée de sa cigarette dans le froid glacial de cette matinée de février, Léonard esquisse un sourire en imaginant la tête de Nick quand il le verra. En effet, si le sorcier s’est déplacé jusqu’ici pour son cul, c’est que ça sent mauvais pour ledit cul. Parce que se faire gauler par les humains, c’est une chose, mais par des flics, ça en est encore une, se débarrasser des preuves du passage d’un être surnaturel, c’est surtout très chiant à défaut d’être difficile. En plus, il faut se déplacer et Léo, il n'aime pas ça se déplacer, c’est une feignasse assumée. Toujours est-il qu’une fois de retour au bercail, son collègue de la police parallèle, il va se faire passer un sacré savon, faut être discret dans leur métier et Nick, ce n’est pas la première fois qu’il se fait choper, ni sans doute la dernière. Enfin, chaque chose en son temps, d’abord, il va le sortir de la cellule ou il doit se trouver à l’heure actuelle et après, ils pourront faire le nécessaire pour détruire les preuves. Écrasant sa clope sous la semelle de sa pompe, Léonard enferme le mégot dans une boîte en métal, avant de s’avancer tranquillement vers l’intérieur du poste. Armé de son plus beau sourire et d’un faux badge du FBI, oui carrément, le faux flic demande à la secrétaire de voir Nick Redding et en deux temps trois mouvements, un rookie l'entraîne vers la cellule.

— Salut Nicky, alors bien installé mon grand ?

Se plaçant contre le mur en béton faisant face à la geôle, Léo prend le temps d’observer son environnement avant d’esquisser un rictus.

— Gris et froid, comme ton âme, cette cellule te va bien au teint. T’es sûr de vouloir que je t’en sorte ?

Balançant un sort d’un mouvement de doigts, les hommes et femmes enfermés dans les prisons adjacentes s'endorment.

— Enfin blague à part, reprend l’autre sur le ton de la conversation, tout en s’allumant une clope. On peut savoir ce que tu as branlé sur cette scène de crime ? Tu te rends compte que tu vas en prendre pour ton grade, tu es plus efficace que ça, d'habitude.

Dommage que Lorna leur devineresse attitrée ait sentie une couille dans le pâté, dans le grand tout cosmique et que cela concerné ce pauvre Nick. Ce n'est pas demain la vieille qui va lui envoyer des fleurs en tout cas.
Houmous
Messages : 298
Date d'inscription : 06/01/2019
Région : Grand Est
Crédits : Persona 3 - Aigis

Univers fétiche : Fantastique, SF
Préférence de jeu : Homme
patrick
Houmous
Mer 23 Fév - 6:11
12fba610.jpg
Nick Redding
J'ai 32 ans et je vis à Londres, Royaume-Uni. Dans la vie, je suis enquêteur dans le paranormal et je m'en sors pas trop. Sinon, à cause de mon boulot, je suis veuf et je le vis plutôt mal.


Nick s’était bien installé pendant ce temps. Le luxe d’avoir une cellule seul ne se boudait pas après tout ! Il s’était allongé sur l’un des bancs inconfortables de la cellule. Trouvant sa position, tant bien que mal, il avait fermé les yeux histoire de rattraper un peu sur les heures de sommeil perdues à cause de l’enquête. Il s’assoupit relativement rapidement mais n’eut pas le temps d’en profiter. Rien qu’à la voix, il reconnaissait les emmerdes qui arrivaient à sa porte pour venir le trainer au dehors. En fait, c’est vrai qu’il n’était pas si mal dans sa cellule, tranquille parmi les flics.

- Si j’accepte ton aide, je vais devoir te remercier, Léonard ? demanda-t-il avant de laisser une pause. Et merde…

Il se leva dans un grand mouvement pour s’approcher des barreaux et le voir de plus près. Son foutu rictus habituel était encore une fois de la partie. Nick bossait bien mieux seul et ça valait également pour Léonard alors les rares fois où ils avaient besoin l’un de l’autre pouvaient faire des étincelles. Ce salaud avait l’air tellement satisfait de voir cette situation où il était en cage, c’en était rageant.

- Ecoute, je vais pas implorer ta pitié mais j’ai pas eu de bol sur ce coup-là. Il y a une fliquette, Hannah Brown, c’est pas une humaine. J’ai essayé de lui faire des suggestions pour qu’elle me lâche les baskets et elle a rien voulu entendre, commença-t-il à expliquer. Je pense pas qu’elle soit liée au rituel dans la friche de Vauxhall, elle avait l’air de rien biter à ce qu’il se passait…

Il remarqua la surprise sur le visage de Léonard. Malgré leur inimitié, ce dernier savait que Nick était impliqué dans son rôle et qu’il n’agitait pas ce genre d’infos à la légère. S’il le disait, c’est qu’il devait réellement y avoir un fond de vérité. Il le vit regarder aux alentours avant de lancer un sortilège en quelques gestes pour débloquer la serrure. Nick sortit calmement et s’étira, montrant sa décontraction.

- T’as pas intérêt à te foutre de moi, fit-il en le laissant passer. Les histoires de surnat’ qui se baladent sans être déclarés, c’est la merde à chaque fois pour faire disparaitre toutes les preuves.

- Je t’ai donné mes infos, maintenant, il faut qu’on bouge vite. Je m’occupe d’aller supprimer les preuves et toi tu vas la voir pour jauger ce qu’elle est, lui détailla-t-il en lui tapotant l’épaule. Je peux pas retourner la voir, je suis archi cramé auprès d’elle. Et puis… tu es agent du FBI après tout alors je pense que tu t’en sortiras à merveille, plaisanta-t-il en s’en allant de son côté.

A une heure aussi précoce, il n’y avait pas tant de monde que ça dans le grand commissariat où elle l’avait mené. Personne ne se posait vraiment de question sur qui était qui tant que tout le monde savait plus ou moins où aller. Il marcha d’un pas décidé mais absolument au hasard jusqu’à tomber sur un panneau indiquant la direction des serveurs. Avec un léger sourire, il emprunta le chemin indiqué et voulut pousser la porte. Malheureusement pour lui, cette dernière était fermée à clé. Soupirant, il jeta un coup d’œil aux alentours.

Il attendit un peu jusqu’à voir une recrue chargée des archives arriver la gueule enfarinée. Il sourit alors un peu et vint à sa rencontre. Prenant quelques minutes pour discuter d’à quel point c’était le bordel en ce moment, il finit par lui demander de lui ouvrir la salle des archives. Pour bonne mesure, une petite suggestion, mirette dans mirette, acheva de convaincre la gamine encore mal rodée aux usages de protection des données.

Maintenant là où il le souhaitait, il prit ses aises en retirant sa veste pour la poser sur le dossier d’une chaise avant de jeter un coup d’œil aux sessions en cours. Il regarda quelques-uns des moniteurs allumés et en découvrit bientôt un en train d’exporter des données vers un serveur distant. Dans un léger sourire, il profita du protocole pour créer une discrète brèche dans la sécurité de l’institution et supprima son enregistrement, en local et en distant. Quitte à être là pour bidouiller, il en profita pour vérifier que d’autres affaires sur lesquelles il avait travaillé ces quelques dernières années étaient couvertes convenablement. Après tout, ça ferait toujours mieux d’avoir ce genre de défense face au boss lorsqu’il péterait un plomb.

Il repartit en laissant tout tel quel et s’en alla simplement du bâtiment en sifflotant. Personne ne semblait le remarquer, comme il en était en général. Une fois libre, il chercha du regard après la voiture de Léonard. Vu le prix qu’il allait payer cette petite incartade, il se figura qu’il pouvait bien se faire ramener jusqu’à sa moto plutôt que d’avoir à marcher jusque là.

Anonymous
Invité
Ven 4 Mar - 12:04
vava-h15.jpg
Léonard
James

J'ai 33 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sorcier et enquêteur dans le paranormal et je m'en sors vachement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis un hédoniste et je le vis très bien.

UC.

De l'autre côté du miroir ft. Houmous Source
Dane Dehaan
Décidément plus ça va et moins ça va pour ce pauvre Nick, le principe de se dérider de temps en temps semble être devenu une pratique inconnue pour l’homme. Dommage, parce que rire ça rend heureux et dieu sait que dans ce bas monde, il faut bien un peu d’humour pour tenir debout. Léo observe quelques instants son collègue s’éloigner, jusqu’à ce que ce dernier disparaisse derrière une porte. Sans doute pour effacer les traces que cet idiot à laissé sur son passage. Fronçant les sourcils, le sorcier se concentre ensuite sur sa propre tâche, c’est-à-dire trouver cette fameuse Hannah Brown. S’avançant tranquillement entre les bureaux pour trouver celui de la sus nommée, le jeune homme espère de tout cœur que l’enquêteur Redding se soit planté. Nan vraiment, il a pas envie de voir gérer une p’tite demoiselle inconnu aux bataillons des surnaturelles, d’avance ça lui colle une migraine d’enfer. Ah, ah ! Hélas, hélas, il doute fortement que son “pote” se soit trompé, s’il a senti un truc chez cette gonzesse, c’est qu’elle est pas humaine. Fais chier !

— Excusez moi, fit-il en interceptant une jeune femme, parce qu’il en a déjà marre de chercher. Je suis à la recherche de l’officier Brown, j’aimerais pouvoir échanger avec elle.
— Qui la demande ? Questionne la rousse non s’en suspicion.

Ah oui le protocole. Qu’est-ce que c’est chiant ! Léonard brandille alors son faux badge du FBI, que la fliquette observe quelques instants avant de hocher la tête. Ouais, ils ont des faux papelards quali’ chez la police surnaturelle.

— Je suis l’officier Brown, qu’elle répond alors. Qu’est-ce que je peux faire pour vous agent White ?
—Quel heureux hasard ! S'exclame joyeusement Léonard, heureux de ne plus devoir chercher plus longtemps. C’est à propos de l’homme que vous avez arrêté ce matin.

La jeune femme, vraiment très jolie maintenant que Léo la regarde plus attentivement, semble surprise par cette déclaration. Elle fronce les sourcils, avant de hocher la tête et d’inviter le faux agent du FBI à prendre place sur la chaise en face de son bureau. Bien d’abord il va lui déballer son blabla et ensuite il verra ce qu’il en est vraiment à son sujet, avec un peu de chance ça ne sera pas grand-chose et l’affaire Hannah Brown sera vite pliée. Le sorcier lui explique donc que Redding est un agent sous couverture, se faisant passer pour un medium pour enquêter sur une affaire des plus glauques, une série de sacrifices. Ce qui en soit n’est pas si faux, même si selon lui, Nick est un médium au rabais. Toujours est-il que toutes les preuves et le passage de son collègue vont en effet être effacés pour les besoins de l'enquête en cours. Bizarre y'a pas à dire, mais on déjà vu plus bancale que ça.

— Je ne pensais pas que votre collègue disait vrai, soupir la rousse. Il avait plus l’air d’un illuminé qu’autre chose...
— C’est dire à quel point il est bon dans son rôle, sourit Léo en ayant une pensée moqueuse pour Nick. Toujours est-il que nous prenons tout en charge officier Brown, vous n’avez plus à vous soucier du reste.
— J’imagine que si le FBI le dit, nous n’avons pas trop le choix.

Le sorcier se redresse en hochant la tête avec un sourire aimable, il se redresse ensuite, c’est le moment.

— Merci beaucoup pour votre coopération Miss Brown, reprend t-il en lui tendant la main.

La jolie rousse s’empare de la main tendue et c’est au contact de la peau de la jeune femme, que Léonard comprend que Nick avait raison sur elle. L’officier Brown fait partie de leur monde et pas qu’un peu, vu les effluves de magie qui se dégage de sa personne. Pour autant, le sorcier n’arrive pas à définir ce qu’elle, il y a comme une barrière autour d’elle. Étrange.

— Vous êtes une jeune femme intéressante en tout cas. Bonne continuation officier Brown.

La fliquette le fixe étrangement, sans comprendre pourquoi il lui dit ça, après tout leur échange a été d’une banalité sans nom. Puis Léonard tourne les talons et retrouve Nick près de sa voiture, combien il parie qu’il va devoir jouer au taxi ? Tout ça va se payer cher, foi de James.

— Oooooooh ! Te revoilà en homme libre et déjà près à repartir au combat, lui dit Léo en riant avant de s’allumer une nouvelle clope. Je l’ai vu ton officier Brown, plutôt canon si tu veux mon avis.

Il sait très bien que Nick n’aura aucune réaction à ce propos, depuis le décès de sa femme il semble complétement fermé aux autres et encore plus aux possibilités d’interactions avec le sexe opposé. Contrairement à Léonard.

— Mais je comprends mieux pourquoi tes suggestions n’ont pas fonctionné. Je ne sais pas encore ce qu’elle est mais… Il y a de la magie en elle, ça ne fait pas un pli, je suis d’ailleurs super étonné qu’elle n'ait pas été repérée avant, elle doit avoir quoi vingt-trois, vingt-six ans grand max. Franchement c’est bizarre...

Léonard marque une pause, avalant quelques bouffées de nicotines. Ils vont devoir faire un rapport sur cette fille, ils ne peuvent décemment pas la laisser filer. Soupir…

— Tu te rends compte qu’on en a sûrement pas fini avec elle, nos supérieurs vont surement nous demander d’enquêter. C’est pas comme si des nanas comme elle, ont en voyait se balader oklm dans les rues de Londres.
Contenu sponsorisé
De l'autre côté du miroir ft. Houmous
Page 1 sur 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» 呪い - Noroi feat Houmous
» I hate that i love you ft. Houmous
» "Ecoutez monde blanc, la salve de nos morts" | Houmous
» (f) Sous le soleil, du côté de Cahors (en cours)
» MALTAZAR ! — Laisser volontairement la biscotte tomber côté beurre.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE TEMPS D'UN RP :: Archives :: Archives :: Côté RP :: Ceux qui sont terminés :: Univers fantasy-
Sauter vers: