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 La vie n'est pas un long fleuve tranquille

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Manhattan Redlish
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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt parfaitement bien parce que j'ai rencontré une femme qui a tout pour plaire.




Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Comment ne pas sourire devant la curiosité soudaine de la jeune femme ?! En tout cas, Nolan en était tout simplement incapable, alors qu’il rétorqua un « Tu devrais lui demander directement lorsque tu la verras » au lieu qu’ils ne se triturent tous les deux les méninges à savoir s’ils étaient bel et bien ensemble, et comment ça se passait. Un coup d’œil tout de même à son portable, mais aucune réponse de la part d’Iggy qui devait jouer les sourdes oreilles, jouant sûrement les complices de Tess, en souhaitant les faire languir quelques jours de plus sur le dénouement tant attendu de cette soirée de vernissage. Cette fois-ci, Nolan se mit à rire devant l’apparente curiosité de la jolie rousse « Un déjeuner sinon. On pourrait se retrouver pour déjeuner un midi, en ville, tous les quatre. De toute manière, ils savent que nous savons, et que nous avons tout orchestré » ajouta-t-il en haussant les épaules. En tout cas, ils étaient d’accord sur un point, il n’y avait pas la moindre raison que cela tourne mal entre eux deux.

Sans vraiment savoir le pourquoi du comment, ils étaient passé du chantier au mariage, en l’espace de quelques paroles. Il fut rassuré d’entendre que Maggie trouvait cela bien trop tôt pour envisager une telle démarche, et il le lui confia dans cette sincérité qu’ils s’étaient promis de préserver entre eux « Je n’y ai pas pensé non plus et pour tout t’avouer, après deux divorces… Je veux qu’on prenne notre temps et qu’on en reparle que d’ici … deux ou trois ans ». Parce qu’après Julie, le chef de chantier ne souhaitait plus rien précipité, et cela, même si l’amour qu’il éprouvait pour Maggie était incomparable à celui qu’il avait pu éprouver pour son ex-femme. Il aimait bien plus la femme qui partageait aujourd’hui sa vie, qu’il avait pu aimer Julie, même lorsque tout allait bien pour eux deux. Et chaque jour, Nolan remerciait le Ciel de l’avoir mis sur sa route, même si d’après la jeune femme, il était responsable de leur relation. Il se mit à rire à la réponse de cette dernière « Et toi qui a insisté pour jouer les infirmières alors que je t’avais demandé de rester chez toi. Ensuite, je t’ai embrassé une deuxième fois… Bon, d’accord, j’ai peut-être enclenché les choses, mais le vrai détonateur a été ta jalousie envers Eva Grant » et ce qui avait fait que, par la suite, la jolie rousse avait souhaité tout arrêter avec David.

« Je savais que ça allait vous charmer » tout en embrassant sa peau, puis se mit à sourire d’amusement en entendant la réponse de son amante « Parfait parce que je ne suis pas contre des travaux pratiques en plein jour » et continua de descendre. Des préliminaires qui se changèrent rapidement en ébats passionnels, exprimant sans retenue leur plaisir, savourant chaque seconde de leurs corps l’un contre l’autre, des caresses, des baisers, des coups de reins, jusqu’à retomber sur les draps. A bout de souffle et heureux, Nolan lui confia qu’elle était sûrement devenue son meilleur coup, ce qui semblait plaire à la jolie rousse, riant en entendant sa demande « Promis ».

Mais les promesses étaient faites pour être tenues, et non pour être brisées…

L’épais nuage de poussière que l’effondrement venait de causer se posa lentement sur les gravats, non sans faire tousser péniblement Nolan dont le corps endoloris peinait à bouger. Tout ce dont il se souvenait, c’était du sol qui s’était dérobé sous leurs pieds, de cette chute interminable… Puis plus rien. Le trou noir jusqu’à cet instant, alors que Nolan puisait dans toutes ses forces pour maintenant les paupières ouvertes en entendant la demande de Maggie. Elle lui interdisait de mourir… Un imposant morceau de gravas était pourtant posé sur la moitié de son corps, l’empêchant de respirer convenablement, sans parler que le moindre effort pour remuer ses membres était difficile, et qu’il sentait le sang couler de son front. Pourtant, il resta silencieux quant à son état qu’il savait inquiétant pour se concentrer uniquement sur elle, alors qu’il pouvait entendre la panique dans ses mots « Maggie… Chérie… Je suis là… Je… » puis grimaça silencieux sous la douleur qui se faisait de plus en plus ressentir. Il inspira discrètement, et reprit « On parlait de vacances… je… je pense que ça serait… le… le bon moment, tu ne trouves pas » et se mit à tousser, le faisant grimacer de douleur, appréciant la pénombre dans laquelle ils étaient plongés. Nolan ne voulait pas inquiéter davantage la jeune femme « Comment tu te sens ?... Tu es blessée ? », alors qu'il priait pour que la réponse soit négative.





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Charly
Charly
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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Sa rencontre avec Nolan Campbell fut comme une bouffée d'oxygène dans sa vie. Ils n'ont rien commandé, ça leur ait tombé dessus. Un lien unique et plus fort que leur volonté est né, les poussant l'un vers l'autre.
Aujourd'hui, Maggie a décidé d'annuler son futur mariage.

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crédit : tumblr

Qu’est ce qui s’était passé ?! Maggie avait bien du mal à rassembler ses pensées. C’était la claustrophobie qui prenait le dessus, la panique gagnant du terrain de minute en minute à mesure que son cerveau captait où elle se trouvait, ce qui venait de leur arriver… Quelques instants plus tôt ils se souriaient complètement dans leur truc, emballé par leurs idées, par le nouveau projet que représentait ce bâtiment. Il y avait une tonne de travail, mais ils avait également une multitude d’idée. Tellement dans leur bulle de passion et de création, ils avaient fait un faux pas. Les plancher. Ils n’avaient pas été assez prudents. Dans la chute, sa main avait perdu celle de Nolan. Mais il était là, pas loin, vivant, elle ne savait. Il le fallait.

Il fallait qu’elle parvienne à se contrôler, elle le savait. Mais c’était plus fort qu’elle. Elle n’arrivait plus à respirer convenablement, elle se sentait trembler comme une feuille. « -oh mon dieu… » souffla t elle en fermant les yeux, soulagée d’entendre sa voix. Sa belle voix d’ancien fumeur si rassurante, chaude et douce comme un baume. « -ça va ? Tu es blessé ? Tu peux bougé ? » non il ne pouvait pas être blessé, elle avait besoin de lui. L’esprit pris de panique de Maggie s’imaginait des scénarios horribles. Elle inspira lentement, le plus lentement possible pour tenter de sa calmer. En ouvrant les yeux, elle fixa son regard sur le peu de lumière qui arrivait jusqu’à eux. Elle sourit tout en pleurant. « -oui… oui… nos prochaines vacances d’été… au soleil… avec plein de chaleur et plein de lumière… des plages… immenses... » elle se concentra sur ces images, cherchant à se créer de la place dans son espace mental. Un nouveau sourire en repensant à la soirée qu’ils avaient passé à planifier leurs vacances.

Flash Back :

Lorsqu’il avait passé la porte de l’appartement, Maggie était installée dans le canapé, son ordinateur sur les genoux. Elle avait tout posé avec précipitation pour se lever et courir vers lui. Elle lui avait sauté dans les bras, il n’était pas tout à fait prêt à ça. Un beau fou rire avant de l’embrasser avec envie, heureuse de le retrouver : « -c’est le weekend… pas de travail… pas de cours… personne d’autre que toi et moi... » aller savoir pourquoi, il y avait des jours où il lui manquait plus que d’autre. Elle avait trouvé la journée interminable. La semaine aussi. Comme assez souvent le soir lorsqu’il rentrait du travail, elle l’entraîna avec elle jusqu’à la salle de bain. Une douche câline à deux, avant de prendre place sur le canapé pour passer une soirée en tête à tête. Maggie avait prit l’habitude gérer ces débuts de soirées, de le laisser se reposer. Elle apporta deux bières et quelques biscuits pour faire l’apéro, déposant le tout sur la table. « -l’association du Pérou m’a répondu. Ils sont emballés par notre proposition ! Ils seraient partant pour quinze jours. Et d’ici là, on collabore sur les plans à distance ou en visio. » elle était surexcitée.

Fin du flash.

Maggie cligna des yeux, et tourna la tête dans l’espoir d’apercevoir Nolan. Elle avait ce geste avec lenteur, reprenant peu à peu conscience de son corps, de ce qui bougeait ou non. Penser aux vacances l’avait vraiment aidé. « -je crois pas… je… je vais essayer de… de bouger. » il fallait qu’elle bouge. Si lui ne l’avait pas encore fait, c’était qu’il y avait un problème. Elle devait appeler les secours au plus vite. Personne à par Iggy et Tess ne savaient qu’ils étaient là. Et ils n’avaient rendez vous pour dîner que dans deux heures. « -j’ai… je sais pas où est mon sac... » un léger rire nerveux qui l’a fit tousser et grimacer. « -c’est mon portable que je veux… pas mon vernis à ongle… je sais que tu souris... » référence au jour ou il lui avait dit en riant qu’elle passait un temps fou à faire ça. « -ton téléphone ? Tu as ton téléphone ? » elle sentait la panique monter à nouveau parce que Nolan ne bougeait pas. S’il allait bien, il se serait déjà précipité vers elle. Ça n’était pas le cas. « -Nolan… dis moi la vérité. » ajouta Maggie avec la voix cassée. « -c’est pas le bon moment pour commencer à me mentir tu sais... » elle bougea avec lenteur ses jambes. Visiblement tout bougeait.
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J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt parfaitement bien parce que j'ai rencontré une femme qui a tout pour plaire.




Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Le soulagement s’était entendu dans la voix de la jeune femme au moment-même où Nolan lui avait parlé pour la rassurer, puisant dans le peu de force qu’il lui restait, tout en tentant de remuer ses membres sous l’épais tas de gravats qui recouvraient son corps. Pour autant, sentir chacun de ses membres ne fut pas réellement rassurant pour le chef de chantier qui savait que ses blessures étaient plus importantes qu’une simple plaie à la tête. La douleur était difficile à supporter. Il supposait quelques côtes cassées et sûrement son bras aussi… Mais pas seulement. Néanmoins, Nolan ne pouvait rien dire à Maggie au risque de la faire paniquer davantage, et ce n’était ni le moment, ni l’endroit pour cela. Tout ce qu’il espérait, c’était qu’elle aille bien et surtout, que les secours arriveraient rapidement. Le bruit de l’effondrement avait sûrement dû alerter les voisins… En tout cas, il l’espérait… En attendant, le chef de chantier s’était décidé à mentir à la jeune femme pour ne pas l’inquiéter davantage. Il tenta de faire son possible pour contrôler sa voix, afin que cette dernière ne le trahisse pas alors qu’il s’apprêtait à lui mentir ouvertement « Je vais bien… Je ne pense pas être blessé », puis grimaça lorsqu’il tenta de se dégager des décombres. Le chef de chantier ferma les paupières avec force et obligea Maggie à penser à leurs prochaines vacances, à leur prochain projet « Voilà… Tu peaufineras ton bronzage…Et… Je ne ferais que de te mater » tout en se mettant à rire légèrement qui lui tira un léger gémissement de douleur. La mâchoire serrée, il respira calmement et se concentra sur leurs prochaines vacances qui devraient avoir lieu au Népal…

FLASH-BACK

Depuis quelques jours, Nolan avait pris l’habitude d’avoir la jeune femme à son appartement le soir en rentrant de cours, et cela, pour son plus grand bonheur. Il avait l’impression d’avoir emménagé avec cette dernière dans le nouvel appartement, prenant peu à peu une routine de fin de journée avec cette dernière « Hum… Je n’ai pensé qu’à ça toute la semaine » et c’était laissé conduire jusqu’à la salle de bain où ils s’étaient donnés l’un à l’autre sans retenue, puis s’était posé dans le canapé, soufflant de sa longue journée alors que Maggie apporta de quoi se détendre, sa main dans le dos de cette dernière lorsqu’elle prit place à ses côtés « Tout commence à se mettre en place. Je vais enfin pouvoir te voir dans ton petit bleu de travail très sexy courant pour aller jusqu’aux toilettes du village » en se moquant de la jeune femme.

FIN FLASH-BACK

Nolan ouvrit de nouveaux les yeux en se rendant compte qu’il avait eu quelques secondes d’absences, et demanda à la jeune femme si elle était blessée. Sa réponse le fit pousser un soupir de soulagement, remerciant le Ciel qu’elle soit indemne « Fait attention Maggie… S’il te plaît » et tourna la tête dans l’espoir de l’apercevoir dans la pénombre, mais il ne l’entendit que bouger, puis fronça les sourcils quand elle parla de son sac. Il ne pouvait même pas l’aider à chercher. Un sourire presque inaperçu se dessina sur les lèvres du chef de chantier à la plaisanterie de sa moitié « Tu le trouve ? » avant de tenter de bouger pour réussir à atteindre ses poches, en vain. Tout ce qu’il résulta de sa recherche, fut une douleur grandissante. Il reprit une respiration plus sereine, puis Maggie lui demanda de ne pas lui mentir. Elle savait…

Un dilemme difficile s’imposa au quarantenaire qui posa sa tête contre le tas de gravats derrière lui, fixant un point invisible au-dessus de lui. Deux choix s’imposaient en lui : Soit il lui disait la vérité, au risque de la faire paniquer, soit il lui mentait et elle lui en voudrait sûrement toute sa vie si jamais il venait à ne pas réussir à sortir de là en vie. Lui dire la vérité ou la protéger encore un peu. « Je ne vais pas bien… » et sentit sa gorge se nouer rien qu’en imaginant ce qu’allait éprouver Maggie en entendant ces mots-là, et reprit « Si jamais ça venait à mal tourner…et que je ne m’en sorte pas », rétorquant aussitôt « Écoute-moi Maggie, s’il te plaît, c’est important… » et surtout, il puisait dans ses dernières forces pour lui dire ce qu’il avait besoin de lui dire « Je veux que tu dises à Des’ que je l’aime plus que tout » et remua légèrement, comme pour échapper à la douleur qui s’accrochait à lui comme une moule à son rocher « Quant à toi… Maggie… Je n’ai jamais aimé quelqu’un aussi fort et … J’ai besoin que tu continues d’avancer si je ne… d’accord ?! Tu devras continuer pour nous deux… » tout en sentant les larmes couler sur son visage. Il avait besoin de savoir qu’elle continuerait son métier, sa passion, d’avoir des projets. « J’avais besoin que tu le saches… » tout en priant pour qu’ils aient encore du temps tous les deux. C’était trop peu. Trop tôt. « Maggie… Hors de question de me remplacer par un gros con en costume par contre… Aussi sexy soit-il » en tentant de la faire rire, puis avec plus de sérieux, rétorqua « On va s’en sortir, n’est-ce pas ? ».

FLASH-BACK

« Je ne vais jamais m’en sortir » en posant ses mains sur sa tête face à la montagne de devoirs qu’il devait faire en cette fin de semaine. Ses coudes sur le comptoir de la cuisine, devant ses cours, il releva ses yeux bruns sur Maggie qui se tenait devant lui et se mit à sourire « Tu es belle. Tu le sais ? » et ajouta « Tu ne voudrais pas venir m’aider un tout petit peu ? Je saurais te remercier comme il se doit » en sous-entendant qu’il ne comptait pas aller à se coucher sans avoir goûter à son corps avant. Il embrassa son cou lorsqu’elle arriva à sa hauteur, se disant qu’il aimait de jour en jour, et qu’il ne souhaitait qu’une chose, vieillir et mourir à ses côtés, sans savoir qu’il n’aurait peut-être pas le temps pour cela.

FIN FLASH-BACK.


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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Sa rencontre avec Nolan Campbell fut comme une bouffée d'oxygène dans sa vie. Ils n'ont rien commandé, ça leur ait tombé dessus. Un lien unique et plus fort que leur volonté est né, les poussant l'un vers l'autre.
Aujourd'hui, Maggie a décidé d'annuler son futur mariage.

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Falsh Back

« -ah ah ! Très drôle ! On verra qui de nous deux sera malade en premier ! » répliqua Maggie avant de lui tirer la langue. « -tu sais, je m’étais dis que ça pourrait faire un bon dossier pour l’obtention de ton diplôme. Peser un peu plus dans la balance. » même si elle ne doutait pas une seule seconde de ses capacités à réussir ses études. Avec ses années d’expériences, il était dispensé de quelques matières, mais il y avait un dossier avec soutenance oral à rendre, et ce projet pouvait parfaitement coller. « -tu as passé une bonne journée ? » avait elle demandé avant qu’ils ne passent une agréable soirée rien que tous les deux.

Fin du Flash

« -j’y vais doucement. » hors de question qu’elle bouge trop rapidement. Elle ne savait même pas si elle avait quelque chose de cassé. Mais elle n’avait pas le choix, elle devait bouger, trouver un téléphone et appeler les secours. Maggie n’était pas sourde, elle avait bien entendu les gémissements même s’il avait voulu les cacher. « -non… j’ai dû oublier mon vernis dans la salle de bain. » il fallait qu’elle pense à autre chose qu’au trou dans lequel ils étaient prisonnier. Alors rire et plaisanter au sujet de son vernis à ongle, c’était plutôt pas mal. « -je sais pas où il est… » souffla t elle à nouveau en s’étant enfin redresser, avant de lui demandé de ne pas lui mentir. Il avoua. « -ça va aller… j’arrive… » elle s’était mise sur les genoux, essayant de contrôler le mal de tête qui venait de la saisir. Un léger vertige, avant qu’elle ne cherche à tâtons son sac qui avait décidé de rester bien planqué. « -non, stop… je veux pas... » elle se mordit les lèvres. Non, elle ne voulait pas entendre ces mots. Ils allaient s’en sortir. Tous les deux. Elle baissa les yeux, serrant les poings. « -tu lui diras toi... » souffla la jeune femme qui ne voulait pas se faire à l’idée qu’ils étaient dans la merde jusqu’au cou et que l’un d’eux pouvait ne pas s’en sortir.

« -non, non, non ! » elle avait commencé sa phrase dans un murmure, pour finir par un cri. « -je veux pas… tu peux pas… » sa voix se brisa et elle mis quelques instants avant de retrouver la force de parler, écoutant simplement ce qu’il lui disait. Un léger rire entre deux larmes. « -je te remplacerais pas. » souffla t elle en souriant malgré elle. Avant d’ajouter un : « -oui. » avec aplomb. Il le fallait. Il n’y avait pas d’autre issue. Sans attendre plus, elle chercha à avancer, forçant sur ses yeux pour braver la pénombre. « -continue à me parler. » pour la guider jusqu’à lui, mais aussi pour qu’il reste conscient. Cela la rassurait aussi, évitait à sa claustrophobie de reprendre le dessus.

Falsh Back

« -mais bien sur que si ! » avait répondu Maggie en quittant le canapé, posant son carnet et son stylo, pour s’approcher de lui. Elle regarda les papiers devant lui, et lui adressa un sourire tendre. « -je te déconcentre. J’aurai pas du approcher. » s’amusa la jeune femme avant de l’écouter en penchant la tête sur le côté. Son sourire s’était élargit et elle était venue passer ses bras autour du cou de Nolan, le laissant l’embrasser. « -dis moi ce que je peux faire pour toi. Enfin pour tes cours. » elle l’embrassa à son tour, nichant son visage dans son cou, humant son odeur, ne cessant de ce dire comme chaque soir, que c’était vraiment lui l’homme de sa vie.

Fin du Flash

Sa main se posa enfin sur quelque chose de plus mou. La jambe de Nolan. « -je suis là… je suis là mon amour. » souffla Maggie tout en se dépêchant d’avancer un peu plus, tatant le corps de Nolan à mesure. Elle dû contourner ce qui se trouvait sur lui. Il était coincé. Dans la pénombre elle distinguait à peine son visage. Alors elle se servit de ses mains pour savoir où il se trouvait. « -oh mon amour... » souffla t elle en pleurant. Elle caressa ses joues avant de venir coller son front contre le sien. « -je suis là. On va s’en sortir. Parce que ça peut pas se passer comme ça. Parce que j’ai pas encore eut assez de toi. J’en veux plus. Encore et encore plus. Je veux que tu puisses me voir avec des rides et des fesses qui tombent. »

Falsh Back

Maggie était une femme coquette, et elle passait un temps fou dans la salle de bain ou à se préparer. Elle mettait aussi un certain temps à choisir comment elle s’habillait. Pour le moment, cela faisait sourire Nolan qui prenait un mal plaisir à lui dire si oui ou non la tenue allait. Un matin elle s’était observée dans la glace et avait dit : « -je commence à avoir des rides aux coins des yeux… » un constat comme un autre. Elle vieillissait. « -un jour, tu te lasserais de me regarder dans le miroir, quand j’aurai les fesses tombantes et les cheveux gris. » chez un homme vieillir ne se voyait pas de la même façon. Maggie avait posé les mains sur son ventre quelques instants en se regardant dans le miroir. Si jamais elle voulait un enfant, elle ne devrait pas trop attendre. Elle passerait bientôt la date de péremption…

Fin du Falsh.

« -ton portable… dans ta poche ? » sans attendre elle tata les poches du jean de Nolan et trouva enfin le petit appareil. La lumière lui grilla les yeux, mais elle composa rapidement le numéro des secours, avant de décrire ce qui s’était passé, le lieu, son état mais surtout celui de Nolan, les suppliant de faire vite, parce que c’était l’homme de sa vie et qu’il était impossible qu’il meurt ! En raccrochant, elle avait allumé la lumière du portable, l’avait posé à côté d’eux, et avait à nouveau posé son regard sur Nolan. Pour vraiment le regarder cette fois ci. « -ça va aller d’accord. Tu restes avec moi. » Cela faisait maintenant un peu plus d’un an qu’ils étaient ensemble. Un an d’amour fort et passionné. « -tu te rappelles, l’autre jour quand tu m’as parlé d’Helen. Tu pensais vraiment ce que tu as dis ? Qu’elle était trop vieille et que tu lui souhaitais bien du courage pour la grossesse ? » sur le coup, Maggie n’avait pas vraiment su comment prendre cette phrase. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle parlait de ça maintenant. Mais ils devaient parler, rester éveiller surtout. Et cela lui ferait peut être oublier le mal de tête qui lui vrillait les tempes.
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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt parfaitement bien parce que j'ai rencontré une femme qui a tout pour plaire.




Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Allongé dans une pénombre presque complète, le corps endoloris sous le tas de décombres, Nolan se rattachait aux souvenirs heureux qu’il avait en commun avec Maggie, se rendant compte qu’ils n’avaient pas eu assez de temps tous les deux. Leur histoire était encore trop courte. Pourtant, la douleur de son corps ne présageait rien de bon, et une histoire qui risquait de s’arrêter soudainement s’ils n’étaient pas retrouvés à temps…

FLASH-BACK

« Je ne compte rien manger pendant les deux semaines » avait-il alors rétorqué en riant alors qu’elle lui tirait la langue comme une enfant « Et moi qui pensait que tu faisais ça pour les enfants qui n’avaient pas d’école » en se moquant d’elle comme à son habitude, avec tout l’amour et l’affection qu’il pouvait lui porter et acquiesça « Oui et toi ? ».

FIN FLASH-BACK

Le sol s’était effondré sous leurs poids, les entraînants deux étages plus bas et pourtant, la jolie rousse parvenait encore à faire de l’humour, lui extirpant un faible sourire malgré les gémissements de douleur qu’il tentait de retenir pour ne pas l’alerter, l’alarmer « Tant pis… » avait-il donc rétorqué comme si le fait de plaisanter avec elle pourrait lui ôter toute inquiétude. En entendant qu’elle ne parvenait pas à trouver son portable, Nolan ferma les yeux avec force. Il n’était pas certain de pouvoir tenir bien longtemps ainsi. Il souffla alors un « Ce n’est pas grave » alors qu’il pensait tout le contraire. Il voulait la préserver, jusqu’à ce qu’elle lui demande d’être sincère avec elle. Ce qu’il fit… Elle lui demanda de ne pas poursuivre, mais Nolan avait besoin d’être sûr qu’elle serait là pour son fils, qu’elle savait qu’il l’aimait plus que tout, et qu’elle devrait avancer sans lui si jamais il ne parvenait pas à s’en sortir « Maggie… » avait-il soufflé quand elle préféra ignorer ses demandes.

Ses murmures, puis le cri qui suivit fut douloureux pour Nolan qui souffrait à la simple pensée de la quitter de cette manière, brutalement, et surtout, à la pensée qu’elle allait devoir surmonter tout cela seule… Alors, d’une voix presque rassurante, rétorqua « Tout ira bien Maggie… ». Quelques mots qui voulaient tant dire. Le silence qui suivit fut tout aussi douloureux que ses blessures, et décida de le briser en usant d’un peu d’humour. Elle ne le remplacerait pas s’il venait à mourir. Cela voulait dire beaucoup pour Nolan qui prit alors conscience de l’amour qu’elle pouvait lui porter. Maggie aurait pu répondre un : D’accord ou un promis, mais non. Elle avait répondu qu’elle ne le remplacerait pas. De nouveau silencieux, le chef de chantier ferma les yeux, parce qu’il était épuisé, ouvrant soudainement les yeux en entendant la voix de la jolie rousse « Ok… Tu… ». Il ne parvenait pas à se concentrer, à trouver un sujet de conversation pour le tenir éveillé. Il força son esprit à se concentrer davantage, et parla comme pour ne rien dire « Tu joueras les infirmières pour moi ? ».

FLASH-BACK

Un sourire en entendant les encouragements de Maggie qui arrivait à ses côtés, posant son regard sur elle, la complimentant sur sa beauté « Non, reste ». Il avait envie de l’avoir à ses côtés, et posa sa main sur ses bras qu’elle avait passé autour de son cou, déposant ses lèvres sur sa peau, avant qu’elle ne le fasse en retour. De sa main libre, il se saisit d’une feuille de cours devant lui « J’ai besoin que tu m’aides à apprendre ce cours. J’ai un examen demain et je ne parviens pas à retenir la moindre ligne… ».

FIN FLASH-BACK

Il avait perdu de nouveau conscience jusqu’à entendre la voix de Maggie qui le ramena à la réalité « Maggie ? » demanda-t-il en la cherchant du regard, comme si la lumière allait soudainement illuminer son visage « Tu es là… », alors qu’il ne parvenait pas à se dégager des décombres pour la prendre dans ses bras. Son front contre les siens, le regard humide et la gorge nouée à la simple idée de disparaître aujourd’hui et de la laissait seul, il se mit presque à rire nerveusement en l’entendant « J’en veux plus aussi… Mais c’est tellement dur… ». La douleur, cette sensation de se sentir partir à certains moments, de sentir ses forces s’amenuirent de minutes en minutes. Il s’accrochait pourtant à la vie pour elle, pour son fils. Parce que ça ne pouvait pas se finir ainsi.

FLASH-BACK

Enroulant sa serviette autour de la taille, et terminant de se sécher les cheveux avec la seconde, il croisa le regard de Maggie au travers du miroir et se mit à sourire « Je ne vois rien de cela » et posa la serviette qu’il avait entre les mains sur le rebord de l’évier, puis passa ses bras autour de la taille de la femme qu’il aimait, son visage encore humide se nichant dans son cou, déposant ses lèvres contre sa peau, pour ensuite poser son menton sur son épaule « Non. J’aimerais tes cheveux gris qui me rappelleront le nombre d’années que l’on a passé l’un auprès de l’autre, et aussi tes fesses tombantes, que je continuerais de mater chaque jour ». Puis il suivit le regard de Maggie qui se posa sur les mains qui vinrent se placer sur son ventre, et posa les siennes par-dessus « On a encore le temps ».

FIN FLASH-BACK

Le chef de chantier se racla la gorge, soufflant un « Oui… » alors qu’elle avait déjà saisi le petit appareil pour appeler les secours. Il pria pour que ces derniers arrivent au plus vite. Il acquiesça d’un signe de tête « Promis… », même s’il n’était pas sûr de parvenir à la tenir cette promesse-là, mais il ferait tout pour y parvenir, pour elle, pour revoir son fils. Nolan se concentra sur les mots de la jeune femme, tentant de se souvenir de leur conversation et fronça les sourcils, en essayant de se rappeler le sens des mots qu’il avait pu prononcer, et répondit « Pour supporter la grossesse… Le changement de corps… les risques qui vont avec… Mais Helen fera une… fera une très bonne mère » répondit-il en fermant les yeux doucement, comme s’il était exténué et n’avait pas fermé l’œil de plusieurs jours, murmurant la fin « Comme toi… ».



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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Sa rencontre avec Nolan Campbell fut comme une bouffée d'oxygène dans sa vie. Ils n'ont rien commandé, ça leur ait tombé dessus. Un lien unique et plus fort que leur volonté est né, les poussant l'un vers l'autre.
Aujourd'hui, Maggie a décidé d'annuler son futur mariage.

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Flash Back

« -mais oui bien sur ! Quand tu vas voir les plats de nourriture, tu ne pourras pas résister. C’est délicieux. C’est peut être plus l’eau qu’il faut surveiller… » elle avait un merveilleux souvenir des plats partagé là bas. Des souvenirs d’après ces deux semaines malade. Elle avait hâte de revivre l’expérience, de pouvoir y aller avec Nolan. « -non, bien sur que non, j’y vais pour perdre six kilos. » avait elle répondu avec le plus grand des sérieux, avant de rire et de porter sa bière sans alcool à ses lèvres. « -ça s’appelle allier l’utile à l’agréable. Tu connais pas ? On va passer de superbes vacances là bas, et en plus peut te permettre de faire un dossier en béton armé pour ton oral. Moi je trouve ça génial personnellement. » un regard par dessus sa bière, un sourire plus que ravi. Elle avait tellement hâte ! « -dans l’ensemble oui. »

Fin du flash

« -arrêtes de me mentir s’il te plais. » avait ordonné Maggie sur son ton autoritaire qu’elle employait d’ordinaire sur les chantiers. Puis elle avait fermé les yeux, avalée avec difficulté sa salive et s’était repris : « -s’il te plais… j’ai pas besoin de ça. J’ai besoin que tu me dises où tu as mal, si tu peux bouger… » une pause : « -pour que je puisse transmettre tout ça aux secours. » elle s’était appliquée à parler avec lenteur, cherchant à contrôler la peur qui montait en elle. Pas la peur qu’il soit blessé, mais celle de le perdre. Elle ne le supporterait pas. Elle ne voulait pas entendre ce que Nolan lui confiait, parce que c’était horrible d’entendre ça. Elle voulait repousser l’idée de le perdre le plus loin possible de son esprit. Maggie pleurait, autant de douleur physique qu’émotionnelle. La poussière lui collaient aux joues, elle avait du mal à respirer. Pourtant elle lui fit comprendre qu’il n’ aurait personne d’autre que lui dans sa vie. Si tout devait s’arrêter ici ce soir, elle se savait incapable d’aimer quelqu’un d’autre. Parce que c’était lui, le seul et l’unique qu’elle voulait.

Elle le força à lui parler, afin de mieux se diriger, grimaçant sous la douleur fulgurante qu’elle avait dans la tête. Ça n’était peut être pas sage de bouger, mais elle ne pouvait pas rester loin de lui plus longtemps. Et si c’était leur derniers instants ensemble ?! « -bien sur ! Je peux déjà te faire une ordonnance si tu veux. De la tendresse... » elle avança d’un pas, cherchant toujours. « -de la douceur… des mots d’amour… des caresses… » et elle le trouva enfin.

Flash

« -demain ! Et tu t’y prends maintenant pour réviser ? » elle avait reculé le visage pour le regarder. « -tu aurai du m’en parlé avant, on aurait prit le temps de voir ça dans la semaine, petit à petit ! » elle saisit la feuille et regarda ce qui était écrit. « -oh oui, je comprends ta motivation... » marmonna Maggie avant d’embrasser de nouveau le cou de Nolan comme pour se faire pardonner d’avoir parlé comme si elle était sa mère. « -ok très bien… alors… » elle lu ce qui se trouvait sur la feuille en faisant trois pas dans la pièce, prenant sa position de réflexion, cherchant à trouver un moyen de faire retenir tout à Nolan. Un regard pour lui, avant de détourner les yeux pour se concentrer sur le cours. « -bon très bien… si je te dis... » et elle avait commencé à lui énuméré des termes et des définitions essayant de simplifier le truc. « -je me souviens parfaitement de ce cours. Enfin de cette partie des cours. Je m’étais imaginé que depuis le temps, ils avaient trouvé un autre moyen que le par coeur pour apprendre tout ça. Surtout que ça sert à rien une fois sur le terrain. Enfin très peu. » elle avait déposé la feuille et était allée dans le frigo pour trouver quelque chose à grignoter.

Fin

« -oui… oui… je sais là… » souffla t elle en caressant sa joue. « -mais non… t’es un battant mon amour. Alors on va tenir le coup… » elle embrassa sa tempe qui avait le goût de la poussière et du sang. Puis après avoir appeler les secours, elle se concentra à nouveau sur Nolan. « -ça va aller d’accord… on s’accroche tout les deux. » elle sentait les larmes couler sur ses joues, souriant à Nolan malgré tout. Elle lança un sujet de conversation que Maggie lança n’avait rien avoir avec leur situation, mais elle devait tenir Nolan conscient. Autant pour lui que pour elle. Lorsqu’il lui parlait cela repoussait ses angoisses des lieux clos. « -ah d’accord… je l’avais pas vraiment compris comme ça. » un hochement de tête en pleurant de plus bel. « -Nolan… Nolan regarde moi. Écoutes… tu as entendu ? Je crois que c’est les sirènes des secours. » elle glissa ses mains dans ses cheveux, caressa ses joues, embrassa sa peau. « -Penses à Desmond. Tu l’as pas encore vu faire du snow. Et il a une compétition de skate dans trois semaines. Tu sera remis sur pieds et on ira le voir. Il veut vraiment que tu sois là. » elle pleurait encore et encore à mesure qu’elle parlait. Un bruit se fit entendre un peu plus distinctement. « -on est là ! » hurla la jeune femme. « -vite ! On est là ! » puis d’une voix plus basse : « -mon amour je t’en pris, c’est bientôt fini. Regardes moi. Regarde moi ! » elle avait crié ces derniers mots aussi parce qu’il n’ouvrait plus les yeux. La peur lui opprima la poitrine, la panique prit le dessus alors qu’une lumière venait de l’aveugler. Quelques secondes plus tard, elle perdit connaissance.



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Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Nolan ferma fermement les paupières en entendant le ton autoritaire de la jeune femme qui trahissait son désespoir, son impuissance face à la situation. Lui, ne voulait que la protéger du pire, mais se résigna à continuer sur cette voie, rouvrant les yeux pour les poser vers Maggie « Je ne … je ne peux pas bouger et la… douleur est… atroce Maggie… ». Son corps entier lui faisait mal et il savait que si les secours n’arrivaient pas rapidement, il ne serait pas là demain… Et cette idée était tout aussi difficile pour lui que pour la femme qui partageait dorénavant sa vie depuis des mois. Celle qui lui assura qu’elle ne le remplacerait pas. Il prit alors conscience à quel point elle pouvait l’aimer, mais aussi que sa disparition serait insurmontable pour Maggie, et il en laissa les larmes couler sur son visage. Nolan ne voulait pas la perdre. Ils avaient tant à construire encore, à vivre ensemble.

FLASH-BACK

« J’ai déjà hâte ! » avait-il alors rétorqué non sans un soupçon d’ironie dans sa voix. La nourriture était délicieuse, mais pouvait chambouler tout leur transit, et il fallait même surveiller l’eau. Pourtant, Nolan avait déjà envie de vivre cette expérience-là avec Maggie, et haussa les sourcils en entendant sa réponse « Six kilos ?! Tu comptes perdre un os ? » tout en laissant un sourire amusé se dessiner sur ses lèvres et s’agrandir en l’entendant rire « Moi aussi » rétorqua-t-il et il était sincère. Il avait hâte d’être là-bas, de sortir de sa zone de confort et de partager cela avec Maggie.

FIN FLASH-BACK

Quand elle lui demanda de lui parler, Nolan se rendit compte que même son esprit commençait lentement à l’abandonner à son tour et puisa dans toutes ses forces pour s’obliger à réfléchir et sourit en entendant la réponse de Maggie « J’ai déjà hâte ! ». Oui, il avait envie de s’accrocher à cette idée qu’ils leur restaient encore du temps pour partager des mots d’amour, de la tendresse, des caresses, des rires et des disputes. Il avait encore envie de l’entendre se moquer d’elle, de la voir jouer les institutrices lorsqu’il n’était pas décidé à travailler ses cours après une longue journée de travail. Oui, Nolan en voulait encore plus.

FLASH-BACK

« Oui maman » avait-il rétorqué en croisant les prunelles claires de la jolie rousse et se mit à sourire d’amusement en l’entendant lui parler comme si elle était son professeur particulier « J’aime l’adrénaline qui se dégage en faisant ses devoirs la veille pour le lendemain » et la laissa prendre ses cours en main, soupirant en entendant que même la jeune femme n’était pas enthousiasme face à ces cours, et savoura son baiser qu’il y vit comme un encouragement. Ils commencèrent à réviser ensemble et se mit à rire « Je me doute que ça me sera inutile, et ça me donne encore bien moins envie de réviser en sachant cela » alors qu’il enfouit son visage entre ses mains, soupirant, désespéré.


FIN FLASH-BACK

Elle n’avait pas idée à quel point de la savoir là, à ses côtés, agissait comme un baume sur ses blessures. Pourtant, Nolan sentait ses forces s’amoindrirent et l’abandonnait peu à peu que le temps s’écoulait. Ses larmes coulèrent de nouveau sur son visage en sentant les lèvres de Maggie sur sa peau « Ok… ». Il allait se battre pour elle, pour Desmond, pour eux. Il hocha lentement de la tête alors qu’il ne souhaitait qu’une chose, la serrer dans ses bras et lui dire que tout irait bien. Mais au fur et à mesure des minutes qui s’écoulaient, il faisait de plus en plus froid, de plus en plus sombre, et il se sentait attirer dans un monde où il n’éprouvait plus aucune douleur, plus aucune souffrance. Il se laissait entraîner par cette force, alors qu’une part de lui voulait encore s’accrocher à la voix de Maggie qui résonnait en fond… Mais il n’était pas… plus assez fort et se laissa entraîner jusqu’à ce que le monde autour de lui disparaisse totalement.


Le bruit régulier d’une machine tout près de lui eut raison de sa léthargie et ouvrit difficilement les paupières, pour finalement les refermer aussitôt face à l’intense lumière au-dessus de lui. Une voix presque inaudible lui parvint, et qui devint de plus en plus clair au fur et à mesure qu’elle répétait son nom « Monsieur Campbell, doucement ». Il ouvrit de nouveau les yeux, balayant lentement la chambre du regard « Vous êtes à l’hôpital Monsieur Campbell » alors qu’il sentait une pression sur son torse, comme pour le retenir allonger dans son lit. L’infirmière s’éloigna un bref instant pour revenir avec un homme. Un médecin. On lui expliqua qu’il avait eu une hémorragie interne importante qui avait nécessité deux opérations successives, la première n’ayant pas été un franc-succès. Il lui parla de quelques ecchymoses sur le corps, des égratignures, deux côtes de brisées et une épaule déboitée, ainsi que les trois jours qu’il avait passé inconscient, dans un semblant de coma. « Vous allez vous en tirer sans souci Monsieur Campbell et vous serez rapidement remis sur pied après quelques semaines de repos ». Pour autant, Nolan se moquait bien de savoir tout cela en cet instant et demanda simplement « Où est mon fils et ma femme ? Elle était avec moi dans les décombres… Où est-elle ? » tout en sentant l’angoisse monter en lui, que la machine s’affola « Détendez-vous Monsieur Campbell. Elle va bien. On va les faire venir ».

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J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Sa rencontre avec Nolan Campbell fut comme une bouffée d'oxygène dans sa vie. Ils n'ont rien commandé, ça leur ait tombé dessus. Un lien unique et plus fort que leur volonté est né, les poussant l'un vers l'autre.
Aujourd'hui, Maggie a décidé d'annuler son futur mariage.

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Flash Back

« -n’importe quoi ! » s’était elle exclamée. « -l’adrénaline d’être dans la merde parce que tu aura passé la nuit à essayer d’apprendre. » après chacun faisait comme il voulait. Elle avait toujours été studieuse, et elle l’était toujours. Les trucs de la veille pour le lendemain, ça n’était pas son fort. Mais elle avait décidé de l’aider et de faire en sorte qu’il parvienne à avoir une note à peu près bonne. Alors elle avait prit deux bières dans le frigo, sortie des chips et ils s’étaient mis au travail. A deux heures du matin, ils étaient allongés dans les draps, encore en train de voir et revoir certains détails. Maggie avait porté sa main devant sa bouche, répriment un baillement. « -tu devrais t’en sortir… je pense… » avait elle ajouté en se frottant les yeux. Au pire ça n’était qu’une note parmi d’autres. Il se rattraperait sur un autre sujet.

Fin du flash

Elle sentait que Nolan n’avait plus la force de lutter. Il fallait que les secours se dépêchent. Elle ne voulait pas le perde. Ne pouvait pas le perdre ! Alors elle avait lutté pour eux deux, avait crié à s’en casser la voix pour que les équipes de secours les trouvent au plus vite. Et lorsqu’ils avaient prit en charge Nolan, la pression était retombée et son corps avait dit stop. Elle avait perdu connaissance, et n’avait ouvert les yeux que deux jours plus tard. Seule dans une chambre blanche, allongée dans un lit qui n’était pas le sien. Maggie avait porté sa main à sa tête. Elle portait un bandage large et le mal de crâne était toujours présent. La bouche sèche, elle avait regarder à droite, puis à gauche. Elle était seule. Alors elle avait tendu le bras pour sonner. Une infirmière était arrivée assez rapidement, souriante et visiblement ravie de la voir consciente. On lui donna de l’eau, et on lui expliqua ce qui s’était passé. Trauma crânien, hématome comprimant le cerveau, opération en urgence, opération réussit. Elle devait passer des tests pour s’en assurer.

« -est ce que vous… est ce que vous pouvez me dire… mon conjoint… Nolan Campbell… on était ensemble… est ce que... » Maggie prit alors conscience qu’elle était peut être vraiment seule. Que Nolan n’avait pas survécu. Son rythme cardiaque s’emballa faisant biper la machine à laquelle elle était reliée. On lui demanda de se calmer. On lui avait ensuite expliqué qu’il était dans le coma. Les opérations qu’il avait subit lui aussi, qu’il fallait attendre pour savoir. La jeune femme avait alors demandé à restée seule, pleurant de douleur, priant le ciel pour que Nolan ouvre les yeux. Elle était fatiguée… Trop fatiguée… ce ne fut que le lendemain matin qu’elle demanda à le voir. On la conduisit à lui en fauteuil roulant. Son coeur se serra dans sa poitrine de le voir allongé là, si pale… « -mon amour… reviens… je t’en supplie… ne me laisse pas… j’ai besoin de toi... » elle ne savait pas s’il pouvait l’entendre, sentir qu’elle serrait sa main entre les siennes. Elle n’était pas croyante mais pourtant elle supplia le ciel, dieu ou tout ce qui pouvait faire des miracles, de lui rendre l’homme qu’elle aimait.

Elle ne pu rester longtemps à son chevet, une petite demi heure rien de plus. Le lendemainen neurologie on lui avait fait passer les fameux tests. Il ne semblait pas avoir de séquelles. Les médecins étaient confiant, rassurant. Peut être seulement des migraines de temps à autre. Mais le scanner qu’on lui avait fait passé montrait un cerveau en pleine forme. Elle eut la visite de Tess. Une Tess dans tous ses états. Puis de ses parents. Sa mère avait des cernes monstrueuses. Mais elle posa bien trop de questions, ce qui fatigua grandement Maggie. Impossible d’aller voir Nolan. Elle était trop faible. Encore une fois trop fatiguée… Elle ne su même pas qu’il s’était réveillé.


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Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Nolan laissa sa tête retomber sur l’oreiller et silencieusement, il suivit l’infirmière du regard alors qu’elle quittait sa chambre. Au travers de la baie vitrée qui donnait sur le reste de l’hôpital, il la vit aborder un médecin qui échangea un regard avec lui, puis faire un signe négatif de la tête, avant de suivre sa subalterne jusqu’à son lit « L’infirmière Nevin m’a dit que vous souhaitiez voir votre femme… Margaret Hall. On ne va pas pouvoir répondre à votre requête malheureusement. Elle a subi une opération importante qui a été un succès, mais elle a néanmoins besoin de repos ». La machine s’affola de nouveau en apprenant que cette dernière avait été opérée « Elle allait bien… Elle m’a dit qu’elle allait bien… » en sentant l’angoisse montait en lui « Elle va bien Monsieur Campbell. Du repos et tout ira bien. Je vous l’assure. Je dois y aller, j’ai des visites à faire. On se revoit plus tard » et le médecin quitta la chambre, le laissant seul à seul avec l’infirmière « En attendant, votre fils est arrivé si vous le souhaitez » tout en souriant à son patient avec douceur. Nolan acquiesça, la laissant partir à son tour pour revenir avec Desmond et Julie qui se précipitèrent vers lui. Leurs différends mis de côté pour l’occasion, le chef de chantier les serra dans ses bras, et davantage son fils qui pleurait à chaudes larmes « Je vais bien mon garçon. Papa est en vie » et se recula, entourant le visage de son fils avec douceur « Je vais bien, je te le promets » et le serra de nouveau dans ses bras. « Tu nous as fait peur, tu sais » rétorqua une Julie encore inquiète « Je suis désolé, mais les médecins sont confiants ».

Pendant presque une heure, le quarantenaire tira sur le peu de force en réserve pour profiter de la présence de Desmond, pour le rassurer, et aussi le faire rire, ainsi que de celle de ses parents qui étaient arrivés peu de temps après, et apprécia l’arrivée de l’infirmière qui demanda à ce qu’ils le laissent se reposer, ce qu’il fit le reste de la journée, retombant bien vite dans les bras de Morphée. A son réveil, Nolan n’exigea qu’une chose : Voir Maggie. Difficilement, il parvint à quitter son lit pour rejoindre le fauteuil roulant mis à sa disposition et se laissa conduire dans les couloirs de l’hôpital jusqu’à la chambre de Maggie. Elle semblait si fragile en cet instant. Nolan demanda de les laisser seul un instant et glissa sa main dans la sienne, se penchant pour embrasser ses doigts. Elle lui avait parlé, elle avait presque rampé jusqu’à lui et pourtant, il aurait pu la perdre ce jour-là sans même s’en rendre compte. La douleur avait été si forte, la peur de disparaitre si grande… Jamais il n’avait pas pensé qu’elle aurait pu mourir elle aussi ce jour-là. Son front contre leurs mains jointes, Nolan laissa les larmes couler à la simple pensée qu’il aurait pu la perdre aussi. Il s’essuya vulgairement les yeux qu’il posa sur elle « Maggie… Maggie Chérie, c’est Nolan » murmura-t-il et caressa sa joue avec douceur, se moquant bien des points qui le tiraillait. Ce n’était rien comparé à son envie de la rassurer et d’être rassuré de son état de santé.

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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Sa rencontre avec Nolan Campbell fut comme une bouffée d'oxygène dans sa vie. Ils n'ont rien commandé, ça leur ait tombé dessus. Un lien unique et plus fort que leur volonté est né, les poussant l'un vers l'autre.
Aujourd'hui, Maggie a décidé d'annuler son futur mariage.

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La journée avait éprouvante. Entre les tests passés, le stress de savoir si elle avait gardé toutes ses capacités, l’angoisse de savoir Nolan dans le coma, et les visites de ses parents et de Tess, Maggie avait besoin de repos. De retour dans sa chambre, allongée dans ce lit qui n’était pas le sien, bercé par le bip des machines qui surveillaient ses constantes, elle était rapidement tombée dans un sommeil profond.

Flash Back

Les mains sur son ventre devant le miroir de la salle de bain, elle avait sourire timidement à la réponse de Nolan. Ils avaient le temps. Ils avaient déjà abordé ce sujet, au tout début de leur relation. A l’époque, un an plus tôt, Maggie n’y pensait pas. Mais aujourd’hui, alors qu’il lui avait parlé d’Helen quelques temps avant, l’idée faisait son chemin dans l’esprit de l’architecte. Sauf qu’avoir un enfant, c’était repousser à plus tard tous les projets qui étaient listés sur la porte du frigo. Se lancer dans cette idée de cabinet d’architecte, ses envies de voyages… ça n’était pas une envie urgence, elle y pensait. C’était tout. Rien de plus. Cela soulevait des questions dans son esprit. Est ce que Nolan était prêt à vouloir replonger les nez dans les couches et les petites nuits ? Il avait déjà connu tout ça avec la naissance de Desmond. Aujourd’hui il n’avait plus le même âge… Un jour peut être… ou peut être pas…

Fin du Flash

Sous ses paupières closes, l’esprit de Maggie revivait le drame qui les avaient frappé. La sensation de la chute libre, l’oppression de l’obscurité, la peur de perdre Nolan au moment où elle avait comprit qu’il lui mentait pour ne pas la faire plus angoisser, pour la rassurer. Et puis le soulagement de voir les équipes de secours arriver, les voir prendre en charge l’homme qu’elle aimait. Elle ouvrit les yeux d’un seul coup. La lumière lui fit refermer rapidement, lui tirant une grimace. Et puis elle réalisa qu’on lui tenait la main. Alors elle ouvrit à nouveau les yeux et découvrit Nolan, là, juste là à ses côtés. « -Nolan... » souffla t elle alors qu’elle avait envie de crier son nom. « -tu es… oh merci mon dieu… tu es réveillé... » les larmes se mirent à couler automatiquement alors qu’elle resserrait ses doigts sur les siens et lovait sa joue dans son autre main.

Un sourire au milieu de larmes de joie qui coulaient sur ses joues. « -j’ai eu si peur… je suis désolée je… je pouvais pas rester plus longtemps à ton chevet… je… » elle déglutit avant d’ajouter : « -ils m’ont fait passé des tests et mes parents sont venus, ainsi que Tess… et puis la fatigue… je... » elle ferma les paupières avant de soupirer de soulagement. « -tu peux bouger ? Explique moi… » elle voulait tout savoir mais elle souhaitait surtout se blottir dans ses bras, entendre son coeur battre dans sa poitrine, avoir la preuve qu’il était bien vivant et que ça n’était pas une hallucination de son esprit.


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