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 C'est moi le chef!

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Charly
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ÂGE : 33
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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.

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Margaret c’était auto désigné du doigt en ouvrant de grand yeux, alors qu’il comprenait qu’elle se foutait de lui. Son sourire prouvait qu’elle y prenait un certain plaisir. Pour fois que c’était dans ce sens là. « -quelqu’un m’a dit à plusieurs reprise que je devais me détendre. » ajouta t elle toujours avec son petit sourire ravi. Il était juste quoi ? Elle avait du mal à saisir le malaise tout de même. Mais fut un peu plus contente encore en le voyant rester sans voix durant quelques instants. « -vous avez raison, vous avez trop de barbe pour que je puisse vraiment le voir. » raya t elle avant de le suivre et de se glisser à nouveau dans sa propre peau. Enfin celle qu’elle était en dehors des chantiers. Un peu plus maladroite, un peu plus à l’ouest…

« -quoi ?! » s’exclama la jeune femme en lui coupant la parole, comme elle trouvait ce qu’il venait de dire choquant ou impensable. Ne rien dire ? Garder l’idée dans un coin de son carnet de sa tête ? Elle l’écouta non sans froncer les sourcils, comme si comprendre son résonnement lui demandait une concentration extrême. « -donc… vous n’avez rien écouté de ce que je vous ai dis la première fois qu’on s’est vu, si je comprends bien ? » parce qu’elle lui avait dit droit dans les yeux qu’elle écouterait ce qu’il avait à dire, et que cela serait entendu. Un sourire lorsqu’il la remercie, avant de s’installer en terrasse et de passer commande. Elle soupira tout en répondant à la question de Campbell : « -du tout. » encore une fois, Margaret n’avait pas l’intention de parler de sa vie privée avec lui. Heureusement il enchaîna rapidement sur une autre question et elle colla son dos dans le dossier de la chaise, les jambes croisées avec élégance. « -si vous voulez. » elle se permettrait de mettre des barrières où elle le voulait. « -et pour vous répondre, j’ai toujours adoré ça. Quand j’étais petite je faisais des palaces à mes Barbies. » elle pencha la tête sur le côté en disant cela, sourire pour elle même. « -j’ai toujours été plutôt douée pour le dessin, les math… Une capacité pour me projeter aussi, imaginer ce que ça donnera ou donnait. » elle remercia le serveur qui apportait les commandes, se redressant quelque peu. « -ça n’a pas été évident de faire comprendre à mes parents que je tenais vraiment à faire ce métier. Mais ils ont finit par se faire à l’idée. » hum… elle se dit soudainement qu’elle en avait peut être trop dit. Et en même temps, il n’y avait pas matière à lui faire un procès. Elle versa du thé dans son mug, et demanda en même temps, relevant rapidement ses yeux sur Nolan, l’espace de quelques secondes, avant de reporter son attention sur ce qu’elle faisait. « -et vous, pourquoi vous ne l’êtes pas ? » pas besoin d’être devin pour se rendre compte qu’il avait ça dans le sang.


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Manhattan Redlish
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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma poisse, je suis divorcé et je le vis plutôt mal surtout quand je dois payer les pensions alimentaires.



Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Qui aurait cru que le malaise soudain de Nolan permette à la jeune femme de se dérider peu à peu à son contact ?! Parce que c’était bel et bien le cas. Margaret semblait se complaire dans le rôle de la moqueuse, inversant ainsi les rôles avec le chef de chantier, et son petit sourire ne trompait personne, et encore moins Nolan qui appréciait. Il se mit à sourire à son tour sans la quitter du regard « Je vois que vous écoutez mes conseils avisés ». Il resta tout de même un moment sans voix, encore perturbé par la révélation de l’architecte, mais ce ne fut qu’un silence de courte durée car il se mit à rire tout en passant sa main sur sa barbe de quelques jours « J’ai rendez-vous chez mon barbier ce soir, vous pourrez presque me voir rougir à la suite ». Il n’aimait pas paraître négligé et c’était le seul plaisir qu’il s’autorisait une fois par semaine, d’autant plus que son barbier était devenu aussi, avec le temps, son ami. Nolan se dirigea ensuite vers la porte, laissant le chantier à ses ouvriers pour aller s’installer en terrasse en agréable compagnie.

Nolan profita des quelques pas qui les séparait de la terrasse du café pour dire le fond de sa pensée, la raison de son étonnement quelques instants plus tôt. Jamais un architecte n’avait partagé ses idées avec ses clients. On lui rappelait, bien assez souvent, quelle était sa place, et quelle était celle des gens qui avaient fait de longues études. Mais il semblerait que ses paroles n’offusquent Margaret qui lui en coupa même la parole. Il poursuivit tout de même et lorsqu’il eut finit, baissa la tête en entendant ses paroles, comme un enfant prit en faute. Il esquissa tout de même un sourire en relevant ses yeux noirs sur elle « Vous savez, il y a souvent un fossé entre ce que les gens disent et ce que les gens font ». Et puis il ne la connaissait pas assez bien pour être certain qu’elle tiendrait parole. Elle lui donnait tort, une fois encore. Il la remercia tout de même et s’installèrent sur la terrasse du café. Un sourire qui sonnait presque comme un rire en entendant la réponse de Maggie. Elle ne voulait pas se livrer, et lui, avait une curiosité débordante. Ça promettait pour la suite de leur collaboration. Ils commandèrent et Nolan osa un regard pour la jeune femme, laissant ses yeux glisser sur son corps avec discrétion. Maggie était son opposé : Jolie et toujours élégante. Quant à lui, il avait la peau marquée à l’encre noire, un cumul de bracelet au poignet, une chemise à peine repassée, un jean délavé et une paire de bottines. Seules ses lunettes lui donnaient un côté intellectuel et sympathique, mais il était bien loin d’être en accord avec l’architecte. Nolan décida de se concentrer sur autre chose que l’image qu’ils pouvaient renvoyer tous les deux, en s’interrogeant sur comment elle en était arrivée là. Les mains jointes sur la table, la tête tournée vers elle, il l’écouta avec attention, riant presque en l’imaginant construire des maisons à ses poupées. Maggie était animée de la même passion que lui pour l’architecture. Ce n’était pas habituel. C’était peut-être pour cela qu’ils parvenaient à se comprendre lorsqu’ils parlaient de restauration, d’immeubles et d’agencement. « Que font vos parents pour ne pas supporter l’idée d’avoir une fille architecte ? ». Elle jouait avec sa curiosité. Il se recula lorsque le serveur leur apporta la commande, payant le tout et prit une gorgée de café en entendant la question de Margaret qui le fit sourire. Perspicace l’architecte.

Nolan déposa la tasse sur la table et s’appuya contre le dossier de sa chaise « Parce que la vie avait d’autres plans pour moi » et reprit une gorgée avant d’ajouter « Vous m’excuserez si je reste évasif, mais je joue avec vos règles » en esquissant un sourire espiègle. Elle ne parlait pas vraiment d’elle, pourquoi n’en ferait-il pas de même. « Vous vous méfiez de moi ou vous êtes comme ça avec tout le monde ? ».



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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.

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Il n’avait pas tord. La plus part des gens ne respectaient pas ce qu’ils disaient. Ça n’était pas son cas. Surtout pas dans le domaine du travail. Et puis, sans vraiment savoir pourquoi, vu qu’ils ne se connaissaient pas, elle avait une certaine forme de respect pour lui. Peut être dû à cette espèce de connexion étrange lorsqu’ils parlaient architecture. Il semblait quelqu’un de droit, qui souhaitait faire son boulot correctement. Enfin, dans tout les cas, elle avait bien compris maintenant qu’il était tout simplement gêné par ce qu’elle avait fait. C’était… attendrissant ? Non, ça n’était pas le mot. Maggie était heureuse si elle avait pu marqué des points ainsi. Peut être que grâce à cela, il la considérait un peu plus comme une véritable architecte et non pas comme une assistante ou une femme qui voulait faire le travail d’un homme. Enfin bref…

Elle pris sa tasse entre ses mains, et s’installa à nouveau au fond du siège regardant les passants tout en répondant : « -ils n’étaient pas radicalement opposés à l’idée, mais ils avaient plus envie de me voir partir dans l’immobilier. Un monde moins masculin et mon hostile pour leur princesse. » ça s’appelait une réponse doublée d’une pirouette. Ainsi elle n’avait pas réellement répondu à la question. Et d’ailleurs elle lui renvoya bien vite la balle. « -c’est bien dommage... » répondit la jeune femme avec sincérité, avant de plisser les yeux derrière son mug. La question qui suivit la fit moins sourire. « -disons que je n’ai pas l’habitude de parler de ma vie ou de moi au travail. Je n’ai pas d’amis parmi mes collègues et je... » elle fit une pause pour chercher ses mots : « -je ne pensais pas que vous vouliez vraiment apprendre à me connaître. » elle était un peu confuse dans sa réponse, presque gêner d’avouer cela.

Une raclement de gorge élégant en bougeant légèrement pour revenir vers la table, posant son mug avec douceur : « -comprenez moi… je vous apprécie mais je ne compte pas faire de notre relation une amitié. » c’était un peu abrupte, alors elle ajouta : « -pourquoi voulez vous apprendre à me connaître d’ailleurs ? Simple curiosité ? » ou comment relancer la conversation en espérant ne pas l’avoir froissé. Elle l’interrogea du regard avant de prendre une gorgée de son thé en détournant les yeux. Elle avait toujours été discrète sur sa vie, elle n’aimait pas parler d’elle. Et puis ils ne se connaissaient que depuis une petite semaine, ils étaient censé bosser ensemble, pas se faire des confidences.


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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma poisse, je suis divorcé et je le vis plutôt mal surtout quand je dois payer les pensions alimentaires.



Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Lui qui avait imaginé Margaret comme une jeune femme respectant les codes et les préceptes enseignés depuis son plus jeune âge par sa famille afin de ne pas sortir du rang… Il fallait croire qu’il s’était fourvoyé, une fois encore. Elle était allée à l’encontre de ses parents pour exercer le métier qu’elle souhaitait, peu importe leur opinion. Il s’était rarement autant trompé sur une personne qu’aujourd’hui avec Maggie, et c’était perturbant. Ce qui expliquait le léger silence qui suivit la réponse de Maggie, avant qu’il ne rétorque en se penchant pour se saisir de sa tasse, la gardant en suspens près de ses lèvres « Vous n’avez pas vraiment répondu à la question, mais soit. Ils devraient venir sur un chantier pour vraiment se rendre compte de ce que c’est qu’un monde masculin et hostile ». Il sourit et porta finalement sa tasse à ses lèvres pour en prendre une gorgée. Il la reposa sur sa coupelle et s’enfonça dans son siège, à nouveau. Son sourire disparu quand elle lui retourna la question. Sa réponse fut évasive. Après tout, elle ne se livrait pas à lui, pourquoi le ferait-il ?! « C’est la vie » répondit-il simplement. Sa première femme n’avait eu de cesse que d’avoir ce mot aux lèvres. Pour Nolan, il considérait que c’était la vie. Il avait fait un choix qu’il considérait comme juste, et qu’il ferait exactement la même chose si jamais on lui laissait une chance de tout recommencer… De toute manière, Nolan changea de sujet et la regarda avec un léger rictus au coin des lèvres « Pourquoi pensez-vous cela ?! » et ajouta « Ça semble vous perturber que j’aie envie d’en savoir davantage sur vous » tout en affichant un sourire espiègle. Il aimait la voir ainsi, presque confuse. Elle paraissait plus abordable.

Mais cela ne dura pas. Ce raclement de gorge venait de le lui faire comprendre. C’était une sorte de tic qu’elle avait lorsqu’elle souhaitait reprendre contenance rapidement. Apparemment, la jeune femme ne se laissait pas souvent aller… Il ne fallait surtout pas montrer ses émotions ! Cela le fit secouer légèrement la tête, avec un certain amusement alors qu’il porta sa tasse à ses lèvres, prenant une gorgée tout en écoutant les dires de Maggie à ses côtés. Il reposa la tasse presque vide sur la table et tourna la tête vers elle « Vous m’intriguez Margaret Hall. Cela vous dérange ? » tout en ancrant son regard dans le sien et tendit sa main comme pour la lui serrer « Je vous propose un marché. Si dans neuf mois, soit à l’issue des travaux, nous ne sommes pas devenus amis, je disparais de votre vie, et si jamais on doit retravailler ensemble, je resterais purement professionnel ». Un sourire sur les lèvres, celui qui agaçait souvent « Neuf mois ».

Six mois plus tard …

« Campbell, les travaux ne seront jamais finis dans trois mois » rétorqua son bras droit alors qu’il s’avançait jusqu’à lui, tout en réajustant son casque de chantier sur son crâne rasé et humide par la transpiration. Nolan tourna brièvement la tête vers lui et se concentra sur le chantier parce que c’était bel et bien ça. Un chantier. « On a perdu presque un mois quand Vince a pété cette canalisation » « Où en est cette canalisation, au fait ? » « C’est fait, mais on doit refaire tout le parquet et la peinture… Je te le dis Campbell, les travaux ne seront jamais terminés dans trois mois et tu dois le dire à ta copine ». Un soupir d’agacement « Ferme-là sur ça » « Peu importe, tu dois le lui dire » alors que son ouvrier levé les mains en l’air en signe d’abdication tout en marchant à reculons pour retourner au travail. Nolan soupira de nouveau, se pinçant l’arrête du nez, quand il entendit des pas familier derrière lui. Il se retourna et sourit à l’architecte « Bonjour Maggie, vous allez bien ? » et désigna la porte de l’immeuble « On doit parler et on ne va pas s’entendre si on reste là » alors que les perceuses se faisaient entendre dans tout le bâtiment qui prenait peu à peu forme. Il posa sa main dans son dos pour la conduire à l’extérieur « On ne pourra pas tenir les délais ». Voilà, c’était dit !

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Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.

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« -bien sur. » avait lâché la jeune femme toujours avec cette sincérité sans vraiment de forme. « -bien sur que cela me perturbe. Parce que nous avons une relation professionnelle et que je ne vois pas vraiment l’intérêt pour vous d’en savoir d’avantage sur moi. » elle était sincère dans ses mots et ajouta avec un pointe d’ironie pleine de douceur : « -ma couleur préférée est le jaune. Pas le jaune poussin, mais le jeune chaud du soleil. Quoi d’autre... » elle fit mine de réfléchir quelques secondes : « j’adore les iris, en particulier les blancs. Je suis la reine des post it, j’en colle partout et pour tout. J’en ai plein, de toutes les formes et de toutes les couleurs… » c’était de minuscule détails qui ne voulaient rien dire d’elle. Qui n’avait en soit pas la moindre importance pour leur relation de travail. Lorsqu’il reprit la parole elle plissa les yeux, la tête légèrement penché sur le côté : « -vous risquez d’être bien déçu vous savez… et ça me dérange parce que je ne saisi pas en quoi je vous intrigue. » puis elle écouta sa proposition, trouvant l’idée absurde. « -vous êtes au courant qu’avec un marché pareil je vais tout faire pour que ça ne soit pas le cas. » elle se foutait de lui même si ce qu’elle énonçait était la vérité. Elle leva les yeux au ciel en soupira, avant de prendre sa main et de la serrer. « -si ça vous amuse... » conclue la jolie rousse.

Six mois plus tard.

Maggie avait passé la porte du bâtiment de bonne humeur, comme à chaque fois qu’elle arrivait ici. Lorsqu’elle se retrouvait entre ces murs, elle ne pensait plus au mariage et la préparation de celui ci qu’elle ne cessait de repousser encore et encore. Ils avaient placé une date, et forcement cela avait fait effet boule de neige. Heureusement les boutiques pour les robes avaient un délai monstrueux ! Cela l’avait sauvé ! En voyant Campell, qu’elle se permettait maintenant d’appeler par son prénom, discuter avec son bras droit, et surtout en le voyant se pincer l’arrête du nez, elle su que quelque chose clochait. C’était avec lenteur qu’elle s’était avancée, évitant ainsi d’interrompre la discussion entre les deux hommes. « -Bonjour. Vous ne devriez pas porter un casque ? » demanda t elle en fronçant légèrement les sourcils. Elle ne s’était jamais permise de le dire, mais aujourd’hui ça avait été plus fort qu’elle. « -je vous suis. » ça sentait mauvais. D’ordinaire lorsqu’elle arrivait, il lui faisait faire le tour des lieux, lui montrait l’avancé des travaux. Là, il la faisait sortir. Elle hésita à demander s’il y avait un problème mais Nolan décida de parler. Elle fit trois pas, croisa ses bras, monta son index à ses lèvres et demanda : « -c’est à dire ? » une semaine ou deux pourquoi pas. S’il lui annonçait bien plus… « -et pourquoi ? » ajouta t elle, histoire de connaître les détails.

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Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Nolan posa son coude contre la table et plaça son menton dans le creux de sa main, regardant fixement Margaret qui semblait ne pas comprendre son désir d’en apprendre davantage sur elle. Il recula la tête, laissant retomber sa main sur la table afin de répondre « Je ne sais pas si j’ai un intérêt dans le fait d’apprendre à vous connaître, mais je sais que j’en ai envie », et ça lui suffisait amplement. Nolan fut presque interloqué de l’entendre parler d’elle soudainement, mentionnant des détails anecdotiques, mais qui plaisaient au chef de chantier qui se mit à sourire avec amusement « Vous voyez, ce n’était pas difficile ». Ce n’étaient que quelques informations par-ci, par-là, qui n’avaient sûrement pas grand intérêt, mais il s’en moquait. Nolan voulait juste en apprendre davantage sur elle, et si ça devait passer par sa couleur préférée ou sa passion débordante pour les post-it, ça lui convenait. Il fronça tout de même les sourcils en l’entendant parler d’une certaine déception « Déçu… Vous avez une piètre opinion de vous. Pour le moment, je ne le suis pas, au contraire » et lui fit un clin d’œil tout en portant sa tasse à ses lèvres « Parce que je ne parviens pas à vous cerner ». Puis il se décida à faire un pari. Un pari stupide et sans grand intérêt, un peu comme le goût de Maggie pour le jaune chaud du soleil, il avait envie de la convaincre qu’ils pouvaient devenir ami. Il se mit à rire « Quel serait votre intérêt ?! ». Après tout, elle risquait quoi ? De gagner un ami ? Il y avait pire comme lot de consolation « Très… » tout en lui serrant la main.

Six mois plus tard …

Son bras droit venait de lui annoncer que les travaux ne seraient pas finis en temps et en heure lorsque Margaret décida de faire son entrée dans l’immeuble. Il la salua avant de pencher légèrement la tête « Je ressemble à un Village People avec ça » et conclut sa phrase d’un clin d’œil. Un instant de quiétude alors qu’il lui demanda de sortir, posant sa main dans son dos pour la conduire jusqu’à l’extérieur. Il ne fit pas perdre plus de temps à cette dernière et lui annonça la couleur presque aussitôt furent-ils dehors. Elle avait cette position qui signifiait qu’elle se mettait dans son corps d’architecte. Elle redevenait soudainement sa supérieure. Il se gratta le sourcil du pouce tout en soupirant « C’est-à-dire deux ou trois mois. Peut-être moins, peut-être plus ». Il n’en savait encore trop rien. Ce dont il était certain, c’était que Maggie n’allait pas apprécier le nouveau délai… « A cause d’une canalisation qui ne figurait pas sur les plans communiqués par les services de l’eau de la ville. Mon ouvrier a tapé dedans, la faisant exploser. On doit refaire la peinture et le parquet ». Il ajouta en faisant un pas en sa direction « Je sais que la nouvelle ne vous enchante pas, mais nous n’avons pas le choix ». Il posa ses mains sur ses hanches en baissant la tête un instant, puis releva son regard sur elle « Vous voulez que je vous montre ? » en s’écartant pour désigner la porte de l’immeuble de la main. Il lui ouvrit la porte et la laissa entrer en première, fit quelques pas derrière elle et lui tendit un casque « C’est obligatoire sur le chantier » avant de la devancer de quelques pas, ne prenant pas la peine de mettre un casque et la conduisit jusqu’à l’étage qui avait été marqué par la fuite d’eau « Vous voyez ici et là » en désignant du doigt les marques sur le parquet et le mur « Je doute que ça soit au goût de vos clients ». En tout cas, ce n’était pas à son goût à lui et c’était aussi sa réputation qui était concernée avec ce chantier « Je vous avais prévenu que neuf mois, ça serait intenable ».

Nolan fut soudainement attiré par la voix d’un de ses ouvriers « Attention Campbell ! » et alors qu’il tourna la tête pour savoir d’où venait le danger, faisant se baisser Maggie, il se prit un morceau de bois servant de charpente, dans la tête, le faisant tomber au sol presque aussitôt. Complètement sonné, il posa sa main sur son front en sang et se releva « Je vais… », mais ne termina pas sa phrase que ses jambes se dérobèrent sous son poids, faisant un malaise.

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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.

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Forcement elle avait sourit. Elle aimait l’humour de Campbell, c’était rare qu’elle fasse la tête en sa compagnie. Elle ne s’était pourtant pas ouvert à lui en lui confiant sa vie. Appréciant les moments qu’ils passaient ensemble sur le chantier, leur conversation autour d’un café pour parler des travaux. Rien de plus. Pourtant il était observateur et la plus part du temps il parvenait à percevoir quand quelque chose la contrariait. Mais elle n’avait jamais avoué que c’était généralement à cause du futur mariage qui lui cassait les pieds. « -tout de même, vous feriez mieux d’en mettre un, surtout en ce moment. Elle leva un doigt vers le plafond. Pas mal de chose passaient au dessus d’eux. Mais elle décida de le suivre, voulant savoir ce qu’il avait de si grave à lui annoncer.

« -mois ? Ah non. Non, non, non. Un mois pas plus. Impossible. » commença la jeune femme alors que son cerveau ne faisait qu’un tour. « -peinture et parquet ? Et vous avez besoin de trois mois pour ça ? Ne dites pas n’importe quoi ! » elle usa de l’ironie, lui souriant en espérant presque l’entendre dire qu’il la charriait et que c’était des conneries. Trois mois c’était impossible. Parce que lorsque le chantier serait terminé, elle pourrait enfin se pencher convenablement sur son mariage. Là c’était presque plus personnel que pro. « -attendez... » le coupa la jeune femme lorsqu’il fit un pas vers elle. « -dégat des eaux. Peinture parquet d’accord mais les cloisons ? Elles ont soufferts ? » non parce que ça, ça pouvait les mettre dedans. La peinture et le parquet c’était du rapide à côté de refaire les cloisons. Elle le regarda baisser la tête. Rah merde elle était de si bonne humeur ce matin… « -oui, ça vaux mieux. » trancha la jeune femme en le devançant vers le bâtiment.

Maggie savait parfaitement qu’il faisait de son mieux. Le chantier tournait bien, il y avait des choses qui n’étaient pas possible à prévoir. Mais elle était contrariée. « -et vous trouvez encore le temps de vous foutre de moi. » râla la jeune femme en lui lançant un regard mauvais. « -vous devriez en mettre un. » ajouta la jeune femme : « -si jamais il vous arrive quelque chose et que vous n’avez pas les équipements de sécurité, vous pouvez dire adieu à l’assurance. » elle énonçait les faits. « -et puis vous êtes censé montré l’exemple. » elle déposa sa veste et son sac avant de grimper avec lui. Les escaliers avaient été posé pour atteindre le premier étage. Il fallait encore attendre un peu pour le dernier. Maggie s’avança dans la pièce, constant les dégâts, cherchant un éventuel défaut des cloisons. « -merde... » souffla la jolie rousse pour elle même en regardant le boulot à refaire. « -non c’est certain qu’il ne vont pas aimer. Tout comme ils ne vont pas apprécier de devoir décalé leur arrivées ici. Vous devez faire au plus vite et me donnez une date pré… » mais il précisa qu’il lui avait dit dés le départ. Ce qui l’énerva un peu plus. « - je sais et je vous ai dis qu’un mois serait possible. Pas trois ! Ecoutez Nolan, vous ouvriez sont bien payé, il faut trouver une solution pour gagner du temps, parce que trois mois c’est juste imp... » mais elle ne pu finir sa phrase, se retrouvant à se baisser rapidement grâce à Nolan qui l’avait mise à l’abri.

« -oh mon dieu ! Vous allez bien ? » demanda Maggie en le voyant étendu sur le sol. « -non ne bou... » mais il n’en fit qu’à sa tête forcement ! A nouveau cela l’énerva mais elle n’eut pas le temps de lui crier dessus plus que ça. Elle hurla un : « -stop ! » qui mis le chantier en pause, avant de donner ses consignes : « -que quelqu’un appel les secours. » elle avait laissé son téléphone dans son sac, en bas. « -Campbell ! Campbell vous m’entendez ?! » lui cria la jeune femme qui s’était mise à genoux à côté de lui. Elle ne savait pas quoi faire. Énervée et paniquée à la fois. Forcement elle se mis du sang de partout, cherchant un pouls, le positionnant en PLS avec le plus grand mal. Deux ouvriers vinrent l’aider alors qu’elle râlait pour elle même qu’il pesait des tonnes. Les secours arrivèrent vite, et rapidement Campbell fut emmené vers l’hôpital. En voyant partir la voiture, Maggie resta sur place, les bras ballant, le coeur au bord des lèvres. Ce fut par ses propres moyens qu’elle dût se rendre sur place, autrement dit en taxi, au milieu des embouteillages. Elle finit les 8 mètres restant à pieds, ou plutôt en courant, tout ça pour qu’on lui dise d’attendre bien gentiment.

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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma poisse, je suis divorcé et je le vis plutôt mal surtout quand je dois payer les pensions alimentaires.



Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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La nouvelle était tombée. Les délais ne seraient pas tenus. Les appartements ne seraient pas livrés au moment venu, et comme Nolan s’y attendait, cela n’était pas pour ravir Margaret qui réagit aussitôt « Vous n’avez pas l’air de comprendre. Un mois, ça ne sera pas possible ». Le clivage entre les architectes et les ouvriers posait souvent souci, comme en cet instant. Elle souhaitait finir son projet dans les délais, mais la réalité du terrain le leur empêchait. Il n’y pouvait rien. Ses gars n’y pouvaient rien non plus. Toutefois, à son grand étonnement, Maggie usa de l’humour alors que ce n’était pas réellement le moment. Cela fit sourire Nolan qui plissa légèrement des yeux en la regardant « Vous comptez venir nous donner un coup de main ?! ». Il n’était pas contre l’idée de la voir user d’huile de coude à ses côtés. Ça pouvait avoir son charme. Apparemment, son cerveau continua de travailler de son côté et elle évoqua les cloisons. Nolan baissa la tête pour seule réponse. Il finit par relever son regard sur elle et l’invita à le suivre pour voir l’étendu des dégâts. Tout cela parce que les services de la mairie n’avaient pas su faire leur travail convenablement…

En arrivant dans le bâtiment encore en travaux, Nolan se saisit d’un casque qu’il tendit à la jolie rousse et se mit à sourire en haussant les épaules « Il faut bien ». Il se moquait bien de la savoir contrariée. De toute manière, s’agacer ne changerait rien au résultat. Tout en marchant, il se retourna pour lui répondre « Alors déjà, je ne suis pas un exemple dans ma vie de tous les jours, ça ne changera pas, et secundo, cela fait des années que je travaille sur un chantier et je suis toujours en vie » tout en écartant les bras pour qu’elle voit le fait accompli : Il était toujours en vie et debout devant elle. Ils finirent par arriver à l’étage, et plus particulièrement la pièce qui avait été impacté par les dégâts des eaux. Un juron sorti de sa bouche. Une première d’après ses souvenirs et il présuma que ce n’était pas un bon présage. Et en effet, lorsqu’elle commença à évoquer l’éventualité de devoir accélérer les travaux, Nolan la coupa pour lui rappeler qu’ils avaient évoqué cette hypothèse le jour de leur rencontre. Il se mit à rire nerveusement, mais la voix de son ouvrier l’interpella et il fit baisser Maggie sans attendre de savoir d’où provenait le danger, et malheureusement, la poutre lui cogna fortement la tête qu’il en tomba au sol.
Allongé sur le parquet abîmé, Nolan posa sa main sur sa tête en sang et tenta de se relever malgré les réticences de l’architecte, et il comprit rapidement pourquoi. Ce dernier chuta de nouveau sol, ses jambes se dérobant sur lui…

Lorsque Nolan ouvrit les yeux plus d’une heure après, il se rendit alors compte qu’il n’était plus sur le chantier, mais aux urgences. Le brouhaha des conversations, les bips réguliers des machines, les médecins qui couraient de part en part. Nolan poussa un soupira, reposant sa tête contre l’oreiller. « Monsieur Campbell, comment vous vous sentez ? » demanda un médecin qui avait le nez plongé dans ce qui semblait être son dossier médical « J’ai l’impression de m’être pris une poutre dans la tête, mais sinon ça va… Ça fait longtemps que je suis dans les vapes ? » « Non, une heure tout au plus. Vous avez une légère commotion cérébrale qui nécessite de rester sous observation, à l’hôpital ou chez vous » « Vous allez me confier une jolie infirmière pour me surveiller ? ». Le médecin leva les yeux au ciel « Non, Monsieur Campbell. Avez-vous quelqu’un qui peut vous réveiller toutes les heures pour s’assurer que vous alliez bien ? ». Nolan ne mit pas longtemps à réfléchir. S’il répondait que non, il allait devoir passer la nuit à l’hôpital et s’était très peu pour lui « Oui, ma petite-amie » « Ça doit être elle qui attend dans la salle d’attente. Je vais la chercher » et le médecin s’absenta de son chevet, pour revenir quelques minutes plus tard en compagnie de Margaret « Salut chérie. Je suis désolé de t’avoir fait peur, mais je vais bien » « Non, pas vraiment. Il a une légère commotion cérébrale et il faudra le réveiller toutes les heures pour s’assurer qu’il est toujours conscient ». Le chef de chantier ne quitta pas la jeune femme du regard et rétorqua, avant qu’elle ne réponde quoi que ce soit « Vous pouvez nous laisser cinq minutes docteur ? ». Lorsque ce dernier s’absenta, il se redressa sur son lit, grimaçant sous le mal de crâne qu’il avait « J’irais dormir chez mon ex-femme, mais en attendant, vous devez vous faire passer pour ma petite-amie, le temps qu’il signe les papiers et que je quitte cet endroit de malheur. En échange, j’accélère votre chantier pour tenter de le finir avec seulement un mois de retard. Ça vous va ? Après tout, c’est pour ça que vous êtes là, non ? Pour finir notre petite conversation ? ».


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Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.

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« -hé pourquoi pas ?! » répliqua Maggie même si elle lui avait déjà confié ne rien y connaître et qu’elle serait certainement plus un boulet. Pourtant elle ajouta : « -poser du parquet il y a bien des gens qui le font tout seul, alors ça dois pas être bien sorcier ! » après tout elle était architecte, pas débile ! En rentrant dans le bâtiment, la jeune femme avait peur de ce qu’elle allait voir. Il avait peut être minimiser les choses simplement pour qu’elle ne pête pas un câble au milieu de la rue ! « -oui sauf que c’est sur mon chantier que vous bossez. » avait marmonné Maggie en le fusillant du regard. Son petit sourire la gonflait. Son attitude toute entière la gonflait. Pas du tout le moment de rire, de plaisanter ou de la faire chier. « -mettez un casque, s’il vous plais Nolan, c’est important. » répondit Maggie en détachant chacun de ses mots alors qu’il faisait le malin.

Pour la suite, tous s’enchaîna très rapidement. Trop rapidement. En l’espace d’un instant elle se retrouva avec un chef de chantier étendu par terre, la front en sang, totalement inconscient. Et puis les secours, les consignes, les questions. Pas de la famille, vous montez pas. Rah ça l’avait énervé un peu plus encore. Avant de partir elle confia le chantier aux bras droits de Campbell, lui promettant de le tenir au courant, riant jaune lorsqu’il lui dit de ne pas s’en faire, qu’il avait la tête dur. Oui enfin si elle perdait son chef de chantier et elle pouvait dire bonjour au délais supplémentaire et puis… et puis merde ça pouvait être grave. Elle avait beau tenir bon, elle appréciait l’homme, son caractère, son humour, sa façon d’être. Et puis là tout de suite elle ne savait même pas qui prévenir. Il avait parlé d’une ex femme mais où trouver un numéro ? Et puis c’était l’ex femme, peut être qu’elle n’en avait rien à foutre !

Une fois aux services des urgences, arrivant à bout de souffle, en sueur et pleine du sang de Campbell sur son chemisier, Maggie fut contrainte d’attendre bien sagement. Elle avait craqué et avalé deux paquets de petites boules au chocolat avec le coeur croustillant. Quand elle était stressée, elle mangeait. Des trucs qui ne fallait pas. Et là niveau de stress, elle était plutôt pas mal ! L’infirmière vint la couper dans ses cents pas, alors que ça faisait déjà mille fois que la jolie rousse demandait si elle pouvait avoir des nouvelles. Son imagination s’envolait et peu à peu elle se dit qu’elle avait été conne de ne pas laisser s’installer vraiment cette sorte d’amitié que Nolan lui proposait. Après tout, elle l’aimait bien. Et il n’était pas interdit d’avoir des amis masculins. Enfin bref, elle se hâta au prêt de Campbell en bombardant l’infirmière de question.

Maggie plissa les yeux en regardant le chef de chantier. C’était quoi le délire ? « -tout va bien niveau... » elle fit un tour avec son index, posant la question à l’infirmière. Un coup sur la tête ça pouvait avoir des conséquences. « -toutes les heures ? Ok… très bien je… » elle allait dire qu’elle ferait passer le message mais Campbell demanda à la voir en privé. « -roh mais vous faites quoi ? Restez allongé ! » le gronda Maggie en parlant à voix basse, ayant bien compris qu’il y avait un complot. « -arrêtez un peu vos conneries, y’a des infirmières canons et vous serez aux petits soins ici ! » elle parlait presque en même temps que lui, ne souhaitant pas le voir se lever, encore moins rentrer chez lui. Parce qu’elle savait très bien qu’il n’allait pas appeler son ex femme. Maggie posa une main sur le torse de Nolan pour le faire s’allonger à nouveau : « -ne faites pas le bébé et... » elle bloqua, puis cligna des paupières une fois comme par surprise à contre temps. Ce qu’il venait de lui dire lui fit plus mal qu’elle ne l’aurait imaginé. « -d’accord... » soupira t elle en encaissant les mots. « -bien sur… c’est évident que c’est pour ça que je suis là. Que j’étais à deux doigts de la crise de panique, que je me suis tapée toute la ville en taxi en me rongeant les sangs, que j’ai finis le trajet en courant et que ça fait plus de deux heures que j’attends dans le couloir ! » peu à peu le ton de sa voix montait. « -je suis venue ici pour vous. Qu’est ce qu’il vous faut de plus putain ?! » claqua t elle à nouveau laissant sa peur s’exprimer sous forme de colère.

Elle fit trois pas en reprenant cette position fétiche des bras croisés, index dans la bouche, cherchant à sa calmer. Hurler n’était pas la bonne solution. « -et puis vous faites chier ! Je vous avais dis de mettre un casque ! Et maintenant vous êtes là en petite chemise le cul à l’air à vouloir rentrez chez vous comme si rien ne venait de se passer. Mon chemiser est ruiné et. » elle marqua une pause en disant cela le regardant à nouveau : « -je ne peux pas mentir. Parce que : arrêtez de vous foutre de moi, vous n’allez jamais allé dormir chez votre ex femme. Et si jamais il vous arrive un truc pendant la nuit, je m’en voudrais le reste de ma vie. Et sans doute la suivante ! » elle ajouta pour conclure : « -donc vous n'avez pas d'autre choix que de restez là. »

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Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Tout cela pour un casque… Maggie n’avait eu de cesse que de le lui répéter, comme bien des architectes avant elles, soucieux pour leur assurance, pour les délais, plus que pour la véritable sécurité du chef de chantier. Et comme à chaque fois, Nolan avait ignoré les recommandations, en misant sur sa bonne étoile ou peut-être bien sur ses années d’expériences sur un chantier sans avoir porté le moindre casque. Mais voilà qu’il venait de se retrouver dans un lit d’hôpital, des points de sutures sur le front et une commotion cérébrale qui exigeait une surveillance de 24 heures. Tout cela pour un casque… Il risquait de devoir passer la nuit à l’hôpital, et ça ne l’enchantait guère. Peut-être parce qu’il avait passé trop de temps entre ces murs quelques années auparavant, et que ça ne faisait que lui faire remonter à la surface, de biens mauvais souvenirs d’une époque qu’il pensait résolue. Ce fut pour cela qu’il perçut, dans la venue de Maggie à l’hôpital, une alternative à sa détention en ces lieux. Évidemment, elle se mit à penser qu’il était devenu un peu fou et il ne lui en voulait pas. Il se mettait soudainement à la tutoyer tout en l’affublant d’un tendre surnom. Avant le moindre impair de sa part, Nolan demanda à rester un moment seul avec sa dulcinée, lui permettant ainsi de lui expliquer son plan machiavélique. Nolan se redressa sur le rebord de son lit et tourna la tête vers la jeune femme « Arrêtez de vous en faire, je vais bien. Passez-moi mon jean, vous voulez bien » en désignant ses vêtements du doigt et la remercia lorsqu’elle le lui tendit. La tête lui tourna au moment de poser les pieds au sol et s’appuya contre le lit quelques secondes, avant d’enfiler son jean avec une certaine lenteur. Il retourna ensuite dans son le lit tout en écoutant la jeune femme, se mettant à son sourire « Elles sont jolies, j’en conviens, mais je ne resterais pas dans cet hôpital » et c’était une certitude. Nolan décida de se redresser tout en murmurant pour lui « Je vais appeler mon ex-femme » en espérant qu’elle accepte de l’écouter et vienne le chercher. Néanmoins, Maggie en décida autrement, posant sa main sur son torse pour l’obliger à rester dans le lit. Son regard passa de sa main aux prunelles claires de la jolie rousse, surprise par son geste.

Pour la convaincre, Nolan évoqua la présence de son ex-femme, et en échange de sa collaboration, il se dépêcherait de lui rendre l’immeuble propre comme un sou neuf et dans les délais. Sa contrepartie ne fut pas au goût de cette dernière qui encaissa mal ses propos. Le chef de chantier fronça les sourcils, prenant appui sur ses coudes sans la quitter des yeux. Il l’avait offensé, et comprit bien vite pourquoi. Complètement interloqué par les révélations de cette dernière, Nolan comprit qu’il avait mal interprété sa venue à l’hôpital. En réalité, elle s’était inquiétée pour lui et avait mis en œuvre pour le rejoindre ici même, aux urgences. Sous l’énervement, ou peut-être bien la peur, Margaret se montra dès plus loquace, et cela, devant un quarantenaire qui resta silencieux. Une fois encore, il avait eu tort… Cela devenait une habitude avec elle. C’était réellement perturbant.

Tout en la laissant déblatérer à toute vitesse, déchargeant ainsi toute la peur et l’appréhension qui coulaient dans ses veines, Nolan se leva de son lit et s’approcha, pieds nus, de cette dernière sans la quitter du regard. Il se saisit de son poignet avec douceur, dégageant ainsi son index de ses lèvres et l’attira à lui, la serrant dans ses bras, murmurant un « Je suis désolé » dès plus sincère « Je ne voulais pas vous effrayer ». Il se recula avec lenteur, lui sourit avec douceur et rétorqua « Mais je ne resterais pas dans cet hôpital ». Il avait ses raisons, comme elle avait les siennes de ne pas parvenir à rester dans un ascenseur. Chacun ses démons. Chacun ses peurs. « Et je suis désolé d’avoir mal interprété votre venue ici ». Son regard glissa sur son haut portant son sang et son estomac se noua. Ça aurait pu être bien plus grave « Je vous paierai le pressing… » et se dirigea vers ses effets personnels, retirant sa chemise d’hôpital pour enfiler son t-shirt noir et prit place sur la chaise près de la porte, enfilant ses chaussures. Il termina de nouer la première quand il releva la tête vers elle, posant son dos contre le dossier « Vous m’avez demandé pourquoi je n’étais pas devenu architecte… A cause de cet endroit » en levant les mains pour désigner sa chambre « J’ai accompagné mon père à chacune de ses séances de chimiothérapie, jusqu’à la dernière, sans avoir conscience que cela coûtait des sommes faramineuses. Ils se sont retrouvés avec des factures de plusieurs centaines de milliers de dollars et j’ai dû abandonner mon rêve d’être architecte pour m’engager dans l’armée afin de subvenir à leurs besoins ». Un bref silence durant lequel il noua sa seconde chaussure et se leva « Vous comprenez pourquoi je ne souhaite pas rester ici cette nuit… ». Cet endroit lui rappelait cette peur de perdre son père à chaque fois qu’il l’accompagnait ici-même, mais aussi qu’à cause de cet endroit, il avait dû tirer un trait définitif sur l’université. La porte s’ouvrit sur le médecin qui demanda « Vous avez fait votre choix ? ».



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