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 C'est moi le chef!

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Charly
Charly
Féminin MESSAGES : 1584
INSCRIPTION : 24/04/2018
ÂGE : 33
RÉGION : Haut de France
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UNIVERS FÉTICHE : City, HP
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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.




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En posant les yeux sur lui, alors qu’il attendait devant le bâtiment, Maggie fut presque heureuse de le voir. Simplement parce qu’avec Nolan Campbell, elle allait pouvoir parlé de son projet pro et non de ses projets de mariage. La pression augmentait dans sa famille comme dans celle de David. Ils en avaient parlé. Elle avait botté en touche. Simplement parce que là tout de suite, elle voulait voir revivre ce bâtiment, voir son projet prendre forme. Pas choisir un gâteau, une robe ou se prendre la tête sur un plan de table ridicule. Sa mère en avait rajouter une couche avec son besoin de devenir grand-mère ! Alors forcement à côté de tout ça, passer une ou deux heures avec Campbell, ça n’était pas grand-chose finalement. Enfin, ça n’était pas la même chose, pas la même pression. Lui elle pouvait l’envoyer balader si il lui cassait trop les pieds.

La dernière fois, elle avait été heureuse de lui en boucher en coin en acceptant son offre. Venir sur le chantier ne lui faisait pas plus peur que ça. Elle avait seulement prévenu de son inutilité. En lui tendant les clés, elle avait esquissé un petit sourire, qui voulait dire merci d’avoir attendu. Et de ne pas faire la gueule à cause de ça. C’était plutôt agréable. « -un peu sous pression mais ce n’est rien. » avoua la jeune femme, comme si le dire à quelqu’un d’extérieur pouvait la soulager. Un sourire et elle posa la question qu’elle avait sur le bord des lèvres. Elle voulait savoir ce qu’il en avait pensé. Elle grimaça, les lèvres en avant,les sourcils froncés : « -rien à redire pour le moment ? Vous êtres certain que vous allez bien ? » elle s’était attendue à quelques critiques, à des observations ou des broutilles peut être juste histoire de la faire chier. Mais visiblement, ils étaient sur la même longueur d’onde. C’était plaisant. Et cela la détendit instantanément. « -je… je suis ravis que ça vous plaise. » vraiment elle était sincère, ça se sentait dans son début de phrase hésitant. Elle leva la tête. « -si vous voulez. J’ai une merveille à vous montrer là haut. » elle sourit rien que d’y penser.

Les escaliers n’étaient peut être pas le meilleur moyen pour se rendre dans les étages étant donner leurs états. Mais si ça pouvait lui éviter de prendre le monte charge, elle préférait ça. Maggie laissa Campbell passer devant et hésita quelques secondes à prendre sa main. Ce qu’elle fit tout de même parce que ça serait plus simple pour elle de faire une enjambée pareil avec un peu d’aide. « -je ne porte pas des talons tous les jours. » répliqua t elle une fois à ses côtés. Un sourire et elle répondit : « -il y en a trois de prévu. Un pour chaque duplex et un central dans le couloir central afin d’accéder au loft supérieur. » elle avait encore bien des dessins à lui montrer pour qu’il parvienne à se faire une idée précise de ce qu’elle avait en tête pour l’endroit.

Une fois à l’étage elle hocha la tête en appréciant sa prévenance et leva les yeux au plafond. Il y avait là des moulures qui attendaient de retrouver leur splendeur. « -les moulures doivent être conservées et restaurées. Les propriétaires y tiennent beaucoup. Et moi aussi. » elle donnait de la classe au lieu et formeraient un mélange parfait avec le coté moderne industrielle. Elle lui désigna des cloisons à abattre, les espaces que cela allait faire, les emplacements des déférentes pièces que cela allait représenter. « -je vous montrerais mes croquis en bas. » ajouta t elle, cela l’aiderait. « -l’escalier qui monte au dernier étage est condamné. Mais nous pouvons prendre le monte charge. » oui elle allait devoir en passer par la pour lui montrer le dernier étage, ainsi que son petit trésor.

Une fois devant les grilles, elle appela l’appareil qui fonctionnait après avoir été remise en état sommairement pour les visites. Elle prit une grande inspiration avant de monter dedans, et pris sur elle une fois à l’intérieure. Restant silencieuse, elle s’obligea à compter lentement, pour ne pas paniquer. Une boite fermée, trop petite à son goût, le sol bien trop loin en dessous. Elle avait des tendances claustrophobes. Alors forcement elle n’était pas rassurée dans ce truc.

Margaret se pressa de sortir et respira enfin un peu mieux. Le dernier étage était baigné de soleil. « -L’idée est de garder cette lumière. Les verrières là et là. Et surtout... » elle avança de quelque pas pour lui montrer enfin ce qu’elle adorait tant : « -ce vitrail art nouveau. Il a été estimé et la propriétaire en est folle amoureuse. Tout comme moi. » avoua t elle avec un petit sourire presque gêné. « -venez. » ajouta elle en lui faisant signe de la suivre pour le conduire sur le toit. « -ici il y aura une grande terrasse, et le vitrail sera donc visible de dehors et de dedans. » elle n’avait pas la moindre idée de la sensibilité de Campbell pour ce genre de chose. Mais ce vitrail qui donnait sa valeur au bâtiment. Parce qu’il était unique. Et magnifique.

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Manhattan Redlish
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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma poisse, je suis divorcé et je le vis plutôt mal surtout quand je dois payer les pensions alimentaires.



Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Nolan avait bien des défauts, comme être un tantinet moqueur, dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, ou encore de ne pas se souvenir des anniversaires, mais l’impatience n’en faisait pas parti. Alors il ne s’agaça pas de voir que Margaret prenait le temps de répondre à son interlocuteur à la sortie du taxi. Il avait de la lecture de toute manière et l’accueillit même avec un sourire qui détendit l’architecte qui, comme elle venait de lui confier, était quelque peu sous pression. Et parce que la liste de ses défauts était sûrement plus imposante que celle de ses qualités, on pouvait y ajouter la curiosité. Il rétorqua donc « Ça a un rapport avec l’immeuble ? » tout en entrant dans le vieil immeuble, prenant soin de refermer la porte derrière eux. Un petit rire résonna, comme lors de leur première rencontre. Margaret semblait étonnée de ne pas l’entendre émettre des critiques sur son projet « Vous devriez en être flattée. Il est assez rare de parvenir à me satisfaire. Demandez à vos collègues ». Plus d’une fois, il avait dû reprendre les plans avec ces derniers parce que leur imagination était allée plus loin que la réalité, qu’ils ne prenaient pas en compte la sécurité ou qu’encore, c’était tout bonnement infaisable. C’était donc assez rare pour être souligné : Nolan n’avait rien à redire sur les plans de l’architecte devant lui. Ses mains glissant dans les poches de son jean, il se mit à sourire avec plus de douceur à ce qu’elle venait de lui dire. Il proposa donc de monter à l’étage pour ôter tout malaise, et leva la tête vers le plafond « Une chute de trois étages ?! ». En réalité, il était curieux de savoir ce qui se trouvait quelques étages au-dessus d’eux.

Au lieu d’utiliser le monte-charge, Nolan décidé d’emprunter les escaliers en désuétude, aidant l’architecte à les gravir avec lui. Un regard pour les baskets. Un regard pour elle, et rétorqua « Vous avez choisi votre bon jour pour mettre des baskets » et continua son ascendance jusqu’à l’étage supérieur « Je vois que vous avez tout prévu » et continua de grimper jusqu’à arriver au premier pallier. Il tendit son bras pour la garder derrière lui, ne souhaitant pas la voir dégringoler trois mètres plus bas, et leva la tête quand cette dernière évoqua les moulures « Elles le seront ». Ce n’était pas lui qui allait s’opposer à garder le charme de cet endroit. Pour une fois, il n’allait pas construire les mêmes bâtiments neufs qui étaient construits exactement sur le même modèle, peu importe le dessinateur. Un simple « Humm » pour acquiescer alors qu’il observait chaque recoin de l’étage, et baissa la tête vers la jeune femme « Allons-y » et se dirigea vers le monte-charge tout en prêtant une certaine attention à où il marchait. A l’intérieur de la cage en métal, Nolan jeta quelques regards à l’architecte qui semblait mal à l’aise dans l’endroit clos, ce qui lui tira un petit sourire. Oui, il était un brin moqueur. Ils finirent par quitter l’endroit et Nolan se laissa conduire par la rousse. Il resta un instant à observer le vitrail que lui désigna Margaret avant de poser son regard sur elle en souriant de nouveau, avec plus de douceur. Il était resté silencieux et se laissait guider par cette dernière jusqu’au toit. Cet enthousiasme, cette passion qui débordait de Margaret, lui rappelait lui quelques années auparavant, alors qu’il s’imaginait exercer le même métier… Il s’arrêta pour fixer le vitrail de l’extérieur et, en effet, c’était splendide « Magnifique » fut son premier mot et approcha pour l’observer de plus près « Cela doit dater du XIXème siècle, ou peut-être du XXème » et se tourna vers l’architecte « Pour le mettre en valeur, de l’extérieur, il faudrait arborer le contour de la terrasse et laissait une vue dégager sur le ciel. Juste quelques guirlandes de lumières qui la traversent, sans jamais l’abriter ». Il imaginait sans mal, le rendu que pouvait avoir l’endroit. Puis il s’arrêta de parler en se rendant compte qu’il n’était là que pour exécuter les consignes de la jolie rousse « Pardon. C’est votre projet. Vos idées » et réajusta ses lunettes sur son nez. « Je reviens » tout en levant son index pour demander à Margaret de rester là où elle était, puis utilisa le monte-charge jusqu’au rez-de-chaussée, se saisit du sac papier contenant leur déjeuner avant de remonter sur le toit « Autant profiter de la vue pendant que le loyer est encore à notre portée » et s’installa au sol avant de vider le petit sac « Bon appétit ».

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Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.




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« -en partie. » pas la peine de s’étendre sur le sujet. Elle n’avait pas l’intention de se confier plus que ça à Campbell. Surtout sur le sujet du mariage et de la pression qu’exerçait sur elle toute sa famille. Pour le coup, ça il devait royalement s’en foutre. Ils n’étaient pas là pour discuter entre amis. Qu’ils n’étaient pas d’ailleurs. Alors pour changer au plus vite le sujet, et surtout pour ouvrir celui qui intéressait le plus la jeune femme, elle lui demanda son avis sur ses idées et ses plans. Elle pencha la tête sur le côté en souriant : « -justement, c’est pour cela que je suis étonnée. » il croyait quoi que personne ne l’avait prévenu ? Lorsqu’elle était rentrée au bureau après leur premier rendez vous, deux de ses collègues lui étaient tombé dessus, voulant savoir comment cela c’était passé. Maggie avait senti de la curiosité mais également presque une pointe de déception lorsqu’elle leur avait expliqué que tout c’était bien passé. Forcement elle avait demandé pourquoi, et l’un d’eux avait lâché un : avec Campbell c’est jamais simple. Il a toujours quelque chose à redire. Son collègue avait même ajouter qu’il le trouvait prétentieux, qu’il ne comprenait rien à rien à l’art de l’architecture. Et puis des adjectifs comme colérique, grincheux… et un : enfin tu es une femme, que Margaret avait mis un moment à digérer. Maggie était rentrée chez elle avec des questions pleins la tête. Est ce qu’on lui avait collé Campbell exprès pour que tous soit plus compliquer ? Est ce que ça le serait vraiment ? Pourtant en rencontrant Nolan Campbell, elle n’avait pas éprouvé ce genre de chose. D’accord il était taquin, il lui avait fait comprendre qu’il n’était pas le dernier des abruti et aussi que oui, elle était une femme… Et puis tous ça avait été relégué au second plan pour le reste de la soirée puisque David était rentré avec le dîner et qu’il avait été question de la date du mariage.

« -hé mais y’en a là dedans ! » ironisa Margaret lorsqu’il la félicita pour le choix des baskets, tapotant du doigt sur sa tempe. Plus la visite avançait et plus la jeune femme se sentait rassuré et confiante. Campbell n’avait rien à redire, il était en accord avec tous ce qu’elle lui expliquait. C’était appréciable, cela faisait baisser également son stress et lui permettait d’être plus naturelle, moins rigide et dirigeante comme elle l’avait fait deux jours plus tôt. Alors ce fut avec enthousiasme qu’elle lui montra enfin le vitrail, lui expliquant sa valeur et comment il allait être utilisé. « -fin du XIXeme. » répondit la jeune femme hochant la tête en souriant. Puis elle croisa ses bras, monta son index plié à ses lèvres, et observa Campbell avec de la douceur dans le regard. Elle était aux anges. Il avait la même vision qu’elle. La même capacité à se projeter. Mais elle fronça les sourcils en l’entendant s’excuser, voyant disparaître l’étincelle qu’elle avait adoré voir briller dans ses yeux. « -quoi ? Non ne vous excusez pas. » répliqua t elle en levant simplement la main sur le côté : « -je vais vous montrer ce que j’ai dessiné et vous allez être surpris parce que ça colle très bien à ce que vous venez de me décrire. » elle fit deux pas : « -il faut seulement que j’aille chercher mon sac. » Mais il le devança et elle lui cria alors : « -prenez aussi mon sac ! »

La jolie rousse se retourna pour faire face à la ville qui s’étendait plus bas. Elle se sentait capable de tous ! Puissante et conquérante ! Ce projet allait être parfait ! Campbell était un passionné. Comme elle. C’était évident que ça allait marcher ! Lorsqu’il fut de retour elle lui adressa un sourire radieux. « -c’est vrai. » répondit Maggie avant de prendre place à ses côtés. Elle ouvrit son sac et lui tendit une bouteille d’eau : « -vous m’excuserez, mais je ne bois pas d’alcool. » elle ouvrit sa bouteille et en prit une gorgée avant de dire : « -je suis vraiment ravi que le projet vous plaise. Je suis certaine que notre collaboration va bien se passer et que tout se déroulera à merveille. » elle avait dit tout cela toujours sur ce ton enjoué. « -et je vous l’ai dis avec sérieux il y a deux jours, je vous que vous puissiez exprimer vos idées. C’est mon projet certes, mais… je suis bien consciente que sans vous rien ne se fera. » ça n’était pas de la flatterie mal placé. Elle était sincère.

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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma poisse, je suis divorcé et je le vis plutôt mal surtout quand je dois payer les pensions alimentaires.



Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Sa réputation semblait le précéder. Nolan n’avait aucun doute sur les adjectifs qui avaient dû être utilisés pour le décrire : Prétentieux, grande gueule, inflexible, qui avait toujours son mot à dire sur les projets qu’on lui soumettait. Ses ex-femmes auraient pu ajouter : Jamais présent, grande gueule, à la mémoire défaillante et pas assez attentionné au quotidien. Mais ça, c’était encore autre chose. Pour autant, il s’était mit à rire à la réponse de Margaret « Vous avez dû appréhender de travailler avec moi ». Ses collègues s’étaient sûrement donnés à cœur joie et elle avait dû être anxieuse à la simple pensée de travailler avec lui sur ce projet qui semblait lui tenir tant à cœur. Ils finirent par se décider à découvrir les autres étages, esquissant un petit sourire quand elle osa de l’humour en sa présence. C’était que Margaret commençait à se détendre à son contact ! « Je vois ça » rétorqua-t-il tout en la regardant alors qu’il continuait son ascension. Arrivé sur le toit, Nolan était allé de son expertise pour évaluer le vitrail et tourna la tête vers l’architecte qui lui donna la réponse. Il lui sourit et reporta son attention sur la perle rare devant lui avant de faire quelques pas en arrière et de commencer à exprimer, à voix haute, son idée d’aménagement pour cette terrasse. Il avait toujours été passionné par l’architecture, par la décoration. Alors que les gens voyaient une maison avec des fenêtres, lui, il voyait ce qu’elle pouvait devenir. Comme en cet instant. Puis, soudainement, la réalité le rattrapa. Nolan n’était pas architecte, mais ouvrier. Il s’excusa donc à l’encontre de Margaret qui n’avait sûrement pas envie d’avoir un chef de chantier qui exprime ses idées de la sorte.

Toutefois, la réaction de l’architecte fut tout autre, et il fronça les sourcils, penchant légèrement la tête pour l’observer. C’était une première. Il se mit à sourire tout en baissant légèrement la tête, relevant simplement ses yeux noirs sur elle « J’ai hâte de voir ça, alors » et son ventre cria famine, le rappelant à l’ordre. Il lui demanda donc de patienter pour redescendre et prendre le déjeuner qui les attendait patiemment sur l’échafaudage. Il leva la main en criant un « Ok ! » et revint, quelques minutes plus tard, avec le sac en papier d’un côté et la besace de Margaret de l’autre. Ils prirent place à même le sol et se saisit de la bouteille d’eau « Merci » et ajouta « C’est parce que vous n’avez pas bu avec moi. Si jamais ça vous tente, je passe le premier vendredi du mois dans un bar du centre, le Coyote, avec des amis. C’est ambiance décontractée, billard, bière et discussions. Si ça vous tente » et porta la bouteille à ses lèvres. Quand elle aura passé une soirée en sa compagnie, en buvant quelques bières, elle changerait d’avis sur l’alcool. L’ambiance, ça faisait tout. Il bouchonna la bouteille tout en l’écoutant, la posa au sol avant de répondre « Attendez, vous ne m’avez pas encore côtoyé sur un chantier » et lui fit un clin d’œil. Il la taquinait. Lui aussi était confiant sur leur collaboration. Il déballa son burrito de son papier aluminium quand Margaret lui confia qu’elle n’était pas contre l’idée de l’entendre partager ses idées. Il la regarda avec douceur, touché par cette confiance qu’elle lui octroyait alors qu’elle ne le connaissait ni d’Adam, ni d’Eve « Merci… Je le ferais sûrement avec plus de tact avec vous qu’avec vos congénères qui n’écoutent rien ». Il prit ensuite une bouchée de son repas mexicain quand son portable sonna. Son burrito dans la main, une partie dans la bouche, il s’allongea presque au sol pour se saisir du petit appareil dans la poche de son jean et décrocha « Oui » « … » « Bien mon grand ! Il est quand ton match ? » « … » « Bien sûr que je vais venir » « … » « D’accord. Je t’aime » « … » « Ne commence pas Julie. Écoute, je suis au travail, je te rappelle » et raccrocha, posant le portable sur le côté et ajouta « Désolé, c’était mon gosse et mon ex-femme ». Il mordit de nouveau dans son burrito et ajouta, la bouche pleine qu’il cacha de sa main « Vous avez des enfants ? ».

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Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.




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« -non, parce que mes collègues se sont bien gardé de me donner des détails de votre personnalité avant que je vous rencontre. »
il y a deux jours ça n’était pas Nolan Campbell qu’elle avait peur de rencontrer. C’était tout simplement le chef de chantier. Lui ou un autre, finalement elle aurait eut les même appréhension. Enfin, c’était mieux ainsi. Si ses collègue avaient parlé avant, elle aurait vraiment fait une crise de panique ! Finalement, ils lui avaient rendu service. En lui répondant, elle était simplement partie du principe que les types comme lui ont toujours quelque chose à redire.

La visite du bâtiment se passa sans le moindre souci, elle révéla même de belles surprises. Campbell avait la même fibre passionné qu’elle. Il voyait déjà ce que pouvait être ce bâtiment sans avoir besoin qu’on lui explique. En voyant la magie s’envoler dans ses yeux, Margaret voulu le rassurer et surtout le détromper. Non, elle voulait qu’il s’investisse ainsi. Qu’il puisse trouver dans ce projet quelque chose de motivant pour se lever le matin, un challenge à relever. S’ils pouvaient évité de se prendre la tête à longueur de temps, elle en était ravie en plus de ça ! Il était très expressif du visage. Ses sourire, ses regards. Elle trouvait cela troublant. Même sa façon de s’exprimer était parfois perturbante. Une mélange de charme et de foutage de gueule. Enfin quoi qu’il en soit, Nolan Campbell était celui qu’il lui fallait. Pour le chantier !

Une fois assise avec lui, elle fronça les sourcils en descendant lentement sa bouteille d’eau de ses lèvres. « -vous m’invitez à venir boire avec vous ? » demanda Maggie surprise de cela, tout en trouvant l’idée déplacée. « -vous ne m’avez pas compris, ce n’est pas une histoire de compagnie. Je n’aime pas ça. L’odeur, le goût, l’effet que ça produit sur cerveau. » elle n’osa pas lui dire non directement, alors changer de sujet était le plus judicieux. « -pourquoi vous dites ça ? Vous êtes différent lorsque vous êtes en milieu masculin ? » elle espérait qu’il n’était pas capable de se transformer en gros lourd aux contacts d’autres hommes. C’était le genre de comportement qu’elle ne tolérait pas. Elle bloqua quelques secondes avant de sourire en baissant les yeux : « -vous vous foutez moi. » conclue la jeune femme avant de le regarder à nouveau. Elle n’en avait pas l’habitude. Elle lui avait dit deux jours plus tôt.

Margaret reprit la parole avec toujours autant de sérieux, déballant avec lenteur ce qu’il avait apporté pour le repas. Une hésitation à prendre une bouchée. Combien de kilo calorie contenait ce truc ? « -le faites pas simplement parce que je suis une femme, parce que ça serait leur donner raison. » et surtout parce qu’elle n’aimait pas cette idée. Elle se décida à mordre enfin dans le burrito, ne trouva pas ça trop mauvais quoi que un peu épicé. Un léger regard en voyant sa technique pour attraper son téléphone et elle mangea en silence, tournant la tête dans l’autre direction, comme si ça pouvait lui permettre de ne pas entendre la conversation. « -aucun souci. » répondit Maggie avec un petit sourire. Ex femme… Il était donc divorcé. Et également père. Un froncement de sourcils à sa question, avant de le regarder : « -oui. C’est ce projet mon bébé. » répliqua Maggie qui n’avait pas l’intention de le laisser poser plus de question que ça sur sa vie privée. Elle replia ce qui restait du burrito, s’essuya les doigts avec une serviette en papier et ouvrit son sac pour y prendre son carnet de notes. Elle n’avait pas tout l’après midi à accordé à Campbell, et ils étaient là pour parlé boulot de toute façon.

Maggie ouvrit le carnet, un post it s’en échappa, alors qu’elle cherchait les pages du projet. « -oh pardon… » elle récupéra le bout de papier qui s’était forcement dirigé vers la jambe de Campbell. Le numéro d’un soit disant super boutique de robe de mariage avec écrit en gros son nom : Juste un baiser. C’était sa cousine Kim qui lui avait donné ça, surexcité par la nouvelle des fiançailles de Margaret et David. La jolie rousse fourra le post it au fond de son sac et commença après s^’être raclé la gorge avec élégance : « -très bien. Du coup ici vous pouvez vous ce que j’avais dans l’idée pour la terrasse et le mise en valeur du vitrail. » clairement, entre ce qu’elle avait dessiné et ce qu’il avait décrit un peu plus tôt, les similitudes étaient troublantes.

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Nolan Campbell
J'ai 43 ans et je vis à Brooklyn, New York. Dans la vie, je suis chef de chantier et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma poisse, je suis divorcé et je le vis plutôt mal surtout quand je dois payer les pensions alimentaires.



Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Nolan était le genre d’homme apprécié par les autres hommes. Il n’était pas perçu comme un danger, mais plutôt comme un le leader d’un groupe. Celui qui parvenait à réunir tout le monde au sein d’une même table, peu importe ses origines ou encore sa classe sociale. Il ne faisait pas l’unanimité pour autant, certaines exceptions résistaient à son charme naturel, comme certains architectes, ou encore ceux qui se considéraient bien au-dessus de lui pour s’asseoir à sa table. Ce qui arrangeait Nolan qui éprouvait, bien souvent, un sentiment réciproque. C’était la raison pour laquelle il parvenait rarement à s’entendre avec les architectes de New York. Homme ou femme. Peu importe. Il s’était attendu au pire avec Margaret aussi. Pour autant, elle semblait lui donner tort alors qu’ils étaient tous les deux assis sur le toit d’un immeuble presque en ruine auquel il était chargé de redonner vie, dégustant un repas mexicain sur le pouce. « Ne faites pas cette tête. Je ne vous demande pas de venir à un mariage en ma compagnie » en se mettant à sourire, amusé de voir sa réaction presque perplexe devant sa demande, et ajouta « J’avançais seulement l’idée qu’un environnement détendu et agréable, vous ferez peut-être changer d’avis ». Il prit un morceau de son burrito et acquiesça, rétorquant à la suite de cette dernière « Je ne peux rien faire pour vous dans ce cas » tout en posant son regard taquin sur elle. Dommage, ça aurait pu être amusant de voir la jeune femme en état d’ébriété, se lâcher un peu à son contact.

Nolan ne répondit pas immédiatement à la question de Margaret et sourit tout en mordant dans son burrito, souriant presque quand elle se rendit compte qu’il se moquait d’elle. Il avala sa bouchée avant de lui répondre « Va falloir apprendre à discerner la taquinerie ma jolie ! » et tout en ouvrant sa bouteille d’eau, ajouta « Je n’ai pas plus de diplomatie avec les hommes qu’avec les femmes ». Il se moquait bien de savoir si la personne fasse à lui se raser les jambes ou non. Si on le prenait pour un con, il rendait la pareille. Toutefois, au vu du contact qu’ils parvenaient à établir tous les deux, Nolan n’avait pas spécialement envie de jouer les gros cons avec elle. Elle ne lui avait pas donné d’arguments pour le faire. Il sourit et acquiesça « Je ne le ferais pas parce que vous êtes une femme, mais parce que vous ne me prenez pas de haut, vous et vos diplômes » et c’était là que la différence résidait pour Campbell. Leur conservation fut brusquement coupée par son téléphone. Il ne resta pas bien longtemps avec ses interlocuteurs, raccrochant tout en précisant qui s’était. Peut-être par politesse. Nolan se mit à rire, la tête baissée, mais son regard sur elle « C’est pas mal aussi ». Il resta un moment à la regarder ainsi, et décida de terminer son burrito alors que l’architecte rangeait le sien. Il la laissa chercher dans sa besace pour en sortir sûrement ses croquis, mais son attention se porta sur un bout de papier qui était venu jusqu’à lui. « Pas sûr qu’il ne veuille qu’un baiser s’il vous a donné son numéro » en la taquinant légèrement en la voyant comme presque gênée qu’il soit tombé sur ledit morceau de papier. Il s’essuya les mains avec la serviette, ainsi que la bouche, et se pencha pour observer les dessins « C’est … perturbant… » et tourna la page de lui-même pour voir les dessins, pour finalement se saisir du carnet, comme absorbé par les croquis de la jeune femme. Il s’attarda sur l’une des pages qui représentait l’un des salons et laissa son doigt glisser sur la page, comme pour appuyer physiquement ce qu’il lui expliqua « On pourrait ajouter un mur qui coupe à moitié la pièce en deux, comme pour distinguer deux salons, et faire une partie bibliothèque, avec un somptueux piano et de l’autre côté, le salon », puis lui tendit le carnet « C’est juste une idée ».


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Margaret Hall
J'ai 35 ans. Je vis à New York - Brooklyn, États-Unis. Dans la vie, je suis architecte et décoratrice d'intérieure et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance , je suis fiancée et je le vis plutôt bien.


Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.




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« -parce que vous pensez que je ne suis pas familière de ce genre d’environnement ? » demanda t elle à nouveau, réfléchissant à sa manière, cherchant toujours le pourquoi du comment. Il ne connaissait rien d’elle. Quelle idée se faisait il de sa personne ? Il l’imaginait coincé ?! Oui, c’était sûrement ça ! Forcement, elle venait de lui avouer qu’elle ne buvait pas. Déjà lorsqu’elle était en études Maggie avait eut droit à ce genre de jugement. Comme si c’était forcement quelque chose de cool d’enchaîner des bières. La seule fois où elle s’était laissée aller à profiter d’une soirée alcoolisée, elle l’avait amèrement regretté. Elle avait passé la fin de la nuit à vomir, et un mal de tête horrible l’avait cloué au lit la journée suivant. La gueule de bois… Elle avait analysé la situation. Pas vraiment de souvenirs de la soirée, tout ça pour finir mal, quel était l’intérêt de boire ?! Et puis d’abord elle était tout à fais capable de profiter d’une soirée sans avoir besoin de s’enivrer. « -je ne crois pas que ça soit une tare de ne pas boire d’alcool. » avait elle répliqué alors qu’il lui avouait ne rien pouvoir pour elle, comme si elle avait besoin d’être sauvé !

Un long soupire. Il venait de ruiner en deux mots le petit moment sympa qu’ils étaient en train de passer. Elle soupira en regardant sa bouteille, puis elle posa ses yeux sur lui : « -ne m’appelez pas ainsi. » elle détestait ça. Elle espérait qu’il serait capable de le comprendre et qu’il aurait le tact de ne surtout pas lâcher ce petit surnom débile devant les ouvriers du chantier. Travailler dans un cabinet d’architecte avec des hommes étaient une chose, se retrouver au milieu d’ouvriers du bâtiments, en était une autre. Elle savait très bien qu’elle était jolie, qu’elle plaisait, que des hommes se retournaient sur son passage ou bien venait lui parler uniquement pour avoir son numéro. Elle ne voulait pas que ça soit un frein à son job, à sa créativité ou même à sa vie. Comme si c’était trop compliqué pour les hommes de garder leur langue dans leur poche ! Si une femme se retournait et sifflait un homme dans la rue pour son joli petit cul, c’était déplacé, ça ne se faisait pas ! Mais venant d’un homme, la plus part du temps c’était normal, voir amusant. Ça devait même être flatteur pour elle ! N’importe quoi !

« -parfait ! Donc oubliez les ma jolie. Si j’avais été un homme, vous ne vous seriez pas permis de m’appeler mon mignon n’est ce pas ? »
elle était franche et directe, mais elle tenait vraiment à ce qu’il comprenne qu’il devait arrêter. « -je vous l’ai déjà dis, sans vous mon projet ne verra pas le jour. Je vois ceci comme une collaboration, pas une guerre ouverte rempli de préjugé absurdes. » Elle le laissa répondre au téléphone et fit une pirouette pour éviter de parler sa vie personnelle. « -je n’ai pas à m’en occuper le weekend... » répondit Maggie avec un sourire amusé, appréciant le rire de Campbell. Elle détourna le regard, mais sentait toujours qu’il la fixait. Elle aurait aimé savoir ce qui se passait dans sa tête.

Pour éviter de rougir bêtement, elle replongea la tête dans le travail et fouilla son sac à la recherche de son carnet. « -de quoi ? » demanda t elle avant de comprendre. « -oh non... » elle bougea la tête de gauche à droite. « -ce n’est pas le numéro d’un homme. » réponse donner avec le nez plongé dans le carnet, fouillant les pages. Puis elle lui colla sous les yeux. Campbell saisit le petit cahier à spiral et elle le regarda en calant son coude sur son genou, son index rejoignant ses lèvres comme à son habitude. Elle sourit. A nouveau cette petite flamme dans le regard. Ils étaient vraiment fait pour travailler ensemble. En l’écoutant elle finit par tendre le doigt vers le dessin, lui coupant la parole tout en se rapprochant de lui, pour poursuivre l’idée : « -j’adore ! Et pourquoi pas la cheminée insérée dans ce mur là justement, pour créer toute de même un lien entre les deux pièces. » elle prit un crayon et nota tout ça sur le papier, juste en dessous, récupérant le carnet : « -c’est un peu une obsession chez moi, j’aime les grands espaces. Les petites pièces cloisonnées très peu pour moi... » elle grimaça tout en poursuivant ses notes : « -et puis ici on a du volume alors autant en profiter ! » Maggie tourna la tête et réalisa soudainement qu’ils étaient tout proche l’un de l’autre. La petite bulle de créativité venait d’éclater. « -je vais refaire des croquis et proposer l’idée aux futur propriétaire. De toute façon, nous n’en sommes pas là... » un petit haussement d’épaules, cela laissait le temps à l’idée d’arriver à maturité. "-je vous enverrais les dessins par téléphone si vous voulez."

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Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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Nolan s’autorisa quelques secondes de réflexion tout en la jaugeant du regard, réfléchissant à l’environnement habituel de l’architecte, puis il se mit à sourire sans la quitter des yeux pour autant « Non. Je vous imagine bien plus dans des soirées mondaines, ou autour d’un copieux diner, assise à une table qui peut recevoir le double des convives présents ». Il plissa légèrement les yeux, comme s’il pouvait ainsi sonder chacune de ses pensées « Mais je me trompe peut-être » et continua de manger comme si de rien n’était. Après tout, il était facile de se faire une idée sur une personne. Parfois, il se trompait. Parfois non. Avec Margaret, pas besoin de plan ou de croquis. Il l’imaginait fille unique, grandissant dans une famille aisée et habituée à toujours tout faire pour rester dans le rang. Elle avait sûrement le petit-ami parfait, issu, lui aussi, d’une famille aisée et qui avait fait de longues études florissantes. Nolan percevait en l’architecte, une femme qui n’aimait pas franchir les limites, ou qui avait peur de les franchir. En fait, Margaret était son entière opposée. Elle le prouva, une fois encore, en ne percevant pas son humour, ce qui amusa l’ouvrier « Eh ! Détendez-vous. Je ne suis pas votre père. Je ne vais pas vous punir parce que vous ne faites pas ce que je demande de vous » en riant presque.

Et voilà qu’elle se mettait à soupirer en réponse à son surnom. Il allait devoir apprendre à cette dernière à se détendre et à profiter de la vie. Margaret avait son projet, Nolan venait de trouver le sien. Elle n’allait pas être au bout de ses peines avec lui. « Bon… Alors ça sera fillette ! » rétorqua-t-il comme si ça lui convenait tout autant. Nolan se mit à rire soudainement devant la réponse trop directe à son goût de Margaret qui n’appréciait vraiment pas le surnom duquel il l’avait affublé « En effet ! » et laissa quelques secondes de silence, comme pour lui laisser savourer sa petite victoire, avant de rétorquer « Parce que c’est le surnom de Mario Gomez, un de mes ouvriers ». Et c’était vrai. Gomez était le plus jeune de son équipe d’ouvriers, il était véritable joli garçon, et n’en avait pas conscience. Nolan l’a donc affublé de ce surnom. La tête légèrement penchée, il la regardait sans se départir de son petit sourire en coin « Nous percevons les choses de la même façon. Parfait ! » et son portable sonna. L’appel fut bref et se mit à rire et répondit « Et pas de pension à verser » tout en la fixant. Il nota qu’elle avait détourné le regard, ce qui ne l’empêcha pas de l’observer encore quelques secondes. Leur collaboration allait être dès plus intéressante…

Lorsque le post-it glissa jusqu’à lui, la curiosité de l’ouvrier fut piquée et Nolan saisit l’occasion pour en savoir davantage. Il haussa les sourcils « D’une femme ?! ». Si elle pensait le faire taire en disant cela, c’était peine perdue. Le quarantenaire était un homme curieux. Il finit par laisser son attention se diriger sur le carnet de Margaret, le saisissant même avant de partager ses idées avec cette dernière. Il releva ses yeux bruns sur l’architecte et esquissa un sourire alors qu’elle appréciait son idée, et poursuivit avec le même enthousiasme « Une cheminée vitrée pour la voir des deux côtés » avant de rire doucement « Je n’aime pas les pièces cloisonnées non plus, mais les pièces trop grandes sont parfois difficiles à meubler et à chauffer correctement ». Il pensait davantage comme un chef de chantier en disant cela, et un locataire d’un appartement trop grand pour parvenir à le chauffer sans vendre un rein au moment de la réception de la facture. Leurs regards se croisèrent et il sut, en cet instant, qu’elle n’était plus habitée par son projet. Il acquiesça lentement de la tête en sentant comme un soudain malaise entre eux deux « Non, nous avons encore le temps » et se leva, passa ses mains sur ses fesses pour retirer la poussière et commença à ramasser le déjeuner « Si vous voulez » et après une brève hésitation, demanda « Tout va bien ? » avec ce sourire agaçant aux lèvres. « Je vais devoir retourner au travail, parce que lorsque le chat n’est pas là, les souris dansent ».


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Enfant, Maggie passait son temps à aménager à ses poupées des maisons de rêves. Elle adorait ça. Bonne en dessin, pas trop mauvaise en math, c’est tout naturellement qu’elle a choisi de devenir architecte et de compléter son diplôme par une formation en tant que décoratrice d’intérieur. Dans ses rêves de jeune femme, elle était ainsi capable de proposer un projet à ses clients qu’elle pouvait mener de bout en bout. Mais lorsqu’on est une femme dans un milieu d’homme, ça n’est jamais évident de trouver sa place, encore moins de se faire sa place.
Elle a été employé grâce à son nom de famille, son père étant un banquier respecté, fortuné, et avec une certaine notoriété. Jusqu’à présent elle a toujours été considéré comme l’assistante, celle qui apporte les dossiers, le café. Jamais vraiment prise au sérieux malgré ses idées novatrices, aujourd’hui elle a enfin sa chance. Portant ce projet de rénovation dans son coeur, elle se donne à fond depuis des mois pour que tous soit parfait. Elle n’a pas le droit à l’erreur, elle le sais.
Fiancée depuis peu à David Grant, ils vivent une histoire d’amour plutôt banale, tous les deux fixés prioritairement sur leur carrière. Pourtant, l’horloge tourne, elle vient d’avoir 35ans. Ils n’ont pas d’enfants, la pression monte dans leur famille. Sauf que pour Maggie, avoir un enfant est loin d’être sa priorité numéro une.

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« -donc vous m’imaginez en petite bourgeoise coincée. » conclue Maggie sans cessé de le regarder, comme si elle était vexée de la description qu’il venait de faire. Elle finit par bouger les têtes lentement, comme si elle assimilait la chose, hésitant quelques secondes à lui demander s’il s’imaginait que tout cela lui plaisait ou si au contraire la rebutait. Mais il était plus sage et surtout bien plus professionnel de laisser sa vie privée au placard. Elle n’était pas là pour faire ami ami avec son chef de chantier. Qu’ils s’entendent bien, c’était important. Qu’ils étaient la même vision des choses, c’était parfait ! De là de sortir boire un verre ensemble… Non… ça c’était de l’imaginaire.

« -je ne suis pas tendue ! » répliqua Margaret avec aplomb avant d’ajouter avec un petit haussement de sourcils : « -et non, c’est certain que vous ne l’êtes pas. » il n’avait sans le moindre doute aucun trait de caractère en commun avec son père. « -et tant mieux d’ailleurs parce que ça serait… » elle grimaça, secoua la tête et lâcha : « -enfin bref… » tout ça parce qu’elle ne buvait pas. Et puis acheva sa situation en employant le surnom qu’elle n’approuvait pas. « -oh ba oui bien sur ! Pour un type qui ne veut pas avoir à ressembler à mon père, c’est parfait ! » c’était de l’ironie. « -Appelez moi Margaret. C’est trop bien. Pourquoi est ce que vous avez besoin de trouver un petit nom à tous le monde ?! Ce pauvre garçon, je suis certaine que ça le mets super mal à l’aise ! » non vraiment elle trouvait cela absurde.

Un coup de téléphone et elle sourit avant d’ajouter : « -effectivement, il devrait même me rapporter un peu d’argent. » enfin bref il était temps de lui montrer ce qu’elle avait dessiné. Elle râla contre lui et répliqua : « -parce que vous m’imaginez lesbienne maintenant. » il était de nature curieuse. Elle l’avait déjà remarqué la dernière fois. Pour mettre fin à la conversation dont elle n’avait pas envie, Maggie lui mis les dessins sous les yeux. Et la magie se mis à opérer de nouveau. Un haussement d’épaules et elle répliqua tout en notant, complètement inspiré par l’idée : « -non l’isolation sera parfaite, aucun souci de chauffage en vue. Le piano je ne sais pas… oh mon dieu je vais avoir envie de vivre ici... » et puis elle tourna la tête.

Maggie cligna des paupières part deux fois, puis son regard se détourna l’espace d’une seconde, avant de regarder à nouveau Nolan. Un petit sourire, avant de lui proposer de lui envoyer les nouveaux dessins. Encore assise au sol, elle leva le visage vers lui en entendant sa question. « -oui… oui oui. » elle rangea ses affaires et se leva à son tour. « -c’est juste que c’est un peu troublant cette vision des choses partagées. » elle n’avait jamais eut ce genre de connexion avec personne. « -oh oui bien sur je comprends. » elle le devança de quelques pas pour se diriger vers le monte charge, réalisant qu’elle n’avait épousseté ses fesses. Elle fit comme si de rien n’était, et appela la boite si peu rassurante pour elle. « -écoutez, je suis ravie de nos échanges. Et ce que cela vous poses problème si je viens à la réunion d’ouverture du chantier ? Je... » elle avala sa salive en sentant le monte charge bouger, ferma les yeux quelques secondes, et ne fut capable de finir sa phrase qu’une fois en bas. « -je ne vous dérangerais pas. » mais elle voulait voir l’équipe.

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Nolan n’avait qu’un souhait : Devenir architecte. Il passait la majeure partie de son temps entre le lycée et les chantiers sur lesquels travaillaient son oncle. Chaque dollar durement gagné était mis de côté pour l’université. Mais le destin en décida autrement… Il fut projeté soudainement dans une autre vie lorsque son père tomba gravement malade, engendrant des frais médicaux insurmontables pour sa mère. Pour la soulager financièrement, il s’engagea donc dans l’armée et envoya la majeure partie de son salaire à cette dernière. Après avoir passé les trois-quarts de son temps au front, et son contrat enfin terminé, Nolan revint au pays. Il s’autorisa un temps de recul pour s’adapter de nouveau à la vie civile et retourna travailler pour son oncle. Ce qui aurait dû être une solution de quelques mois, dura davantage de temps. Nolan rencontra sa première femme, acheta sa première maison, et eut son premier divorce. Il se remaria une seconde fois, eut un enfant, et divorça une fois encore. Au fil des tumultes de son existence, son rêve de devenir architecte disparu, ne lui laissant que d’autres choix que d’évoluer autrement, et cela, jusqu’à devenir chef de chantier. Exécutant les ordres des hommes et des femmes qu’il aurait pu être dans une autre vie…

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crédit : Bazzart


« Un peu » répondit-il simplement. A quoi bon mentir ?! Après tout, par son comportement, elle lui avait donné les éléments qui laissaient penser qu’elle était une bourgeoise coincée, pour reprendre ses termes. Margaret semblait être offusquée par son avis, mais ce n’était que son avis. A elle de le lui faire changer d’avais. Mais ça ne serait pas pour maintenant alors que cette dernière continuait d’être contrariée par ses remarques « Si vous le dites », mais il n’en était pas convaincu, là non plus. Quand au fait de ressembler à son père, il était presque soulagé de ne pas lui ressembler. Il était bien loin du chef de famille aisée. C’était déjà bien quand il parvenait à être un simple père avec son gamin… Mais ça, c’était un autre débat qui ne la concernait pas. « Parce que quoi ?! ». Si Margaret pensait pouvoir laisser sa phrase en suspens de la sorte, c’était bien mal connaître le quarantenaire qui voulait en savoir davantage. La conversation ne se poursuivit pas sous de meilleurs auspices quand il osa user de ce surnom qu’elle détestait tant. Il décida donc d’en changer, pour son plus grand damne « Je n’ai pas dit que je ne voulais pas être votre père, mais que je ne l’étais pas. Nuance. Et pour ce pauvre garçon comme vous dites, ne s’en plaint pas ». A dire vrai, il n’était pas un grand bavard non plus.

Le coup de téléphone eut pour effet d’apaiser leur conversation, repartant ainsi sur des bases plus saines entre eux deux et se mit à rire « Le mien aussi quand il sera en âge de travailler ». Il plaisantait, évidemment. Un nouveau rire « J’émet l’hypothèse. Vous avez le droit d’aimer les femmes ». Il ne portait pas de jugement de valeur. Il s’en moquait royalement, à dire vrai. La discussion arriva à terme au moment même où il posa son regard sur les croquis, s’amusant à imaginer le projet de Margaret comme si c’était le sien « Le piano ? Vous n’aimez pas le piano ? » tout en tournant la tête vers elle et sourit « Achetez-le ». Après tout, elle avait sûrement les moyens de se l’offrir. Leurs regards s’accrochèrent, mais elle détourna le regard en premier, avant de retenter, et il se leva et sourit alors qu’elle répéta trois fois sa réponse, comme si elle sortait de sa torpeur « Ok » en esquissant un sourire « Vous devez vous sentir moins seule soudainement ». Lui aussi trouvait ça troublant, mais il l’avait déjà dit. Après tout, il fallait bien qu’un jour, il parvienne à trouver un architecte à qui il n’avait pas envie de faire bouffer ses plans. Toutefois, Nolan devait partir et hocha la tête, puis ils se dirigèrent tous deux vers le monte-charge. Il posa son regard sur elle, ou plutôt sa silhouette, pendant ce petit moment de silence qui régna. Il releva soudainement la tête vers elle « Non, ça ne me dérange pas » avant de monter dans la caisse de métal qui servait d’ascenseur « A vous d’entrer dans mon monde » et ajouta « Au fait, vous avez des traces sur votre jean ». Il préféra s’abstenir d’utiliser d’autres mots. Elle n’avait pas l’humour facile, et elle risquait de mal prendre ses propos « Je ferais mettre une échelle pour votre prochaine visite » en sous-entendant sa claustrophobie. Il s’avança pour récupérer ses affaires et se tourna vers la jeune femme « Bon… eh bien… on se voit sur le chantier ? ».



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