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 Puisse leur sang roborer les vagues qui colporteront nos rêves illunés

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Lunatik
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MESSAGES : 35
INSCRIPTION : 17/04/2021
CRÉDITS : Gojira - Flying Whales

UNIVERS FÉTICHE : Tout m'intéresse si le scénario est bon !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Puisse leur sang roborer les vagues qui colporteront nos rêves illunés

Mise en situation

Intrigue


Le XVIème siècle touche à sa fin. En plein âge d’or de la piraterie, pillage, esclavage et trafics en tout genre sont monnaie courante.
S’affairant autour de la mer des Caraïbes, des hommes et des femmes de tout lieu viennent chercher fortune et renommée dans ces eaux dangereuses.

Si certains, comme les membres de la famille de Port-Real, le font par l’intermédiaire de méthodes ayant l’approbation du gouvernement, d’autres âmes scélérates comme celles qui composent l’équipage du navire du capitaine Cervantès choisissent d’embrasser la piraterie pour le meilleur et pour le pire.

Lorsque l’insatiable avidité des pirates du Typhon vient bouleverser la vie de Cassandre de Port-Real, sa rencontre avec Carmen marquera le début d’une Odyssée parsemée de tourments entre ces deux jeunes femmes que tout oppose.

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Carmen Cervantès
J'ai 31 ans et je vis sur mon navire, le Typhon, dans les Caraïbes. Dans la vie, je suis capitaine et je m'en sors tant bien que mal. Je peux me montrer juste, ingénieuse, cruelle, diplomate, autoritaire, colérique.



Le chaos s’emparait de Port-Real en cette chaude nuit d’été. En début de soirée, un incendie s’était déclaré dans les champs de coton. Et l’on avait naturellement conclu que c’est ce qui avait effrayé les chevaux au point que ceux-ci s’étaient échappés des écuries. Toutes les âmes disponibles sur l’île étaient affairées à contenir la propagation du feu et s’employaient à ce que les chevaux n’aillent pas se jeter dans les flammes ou dans la mer.

Tout ce tumulte avait contribué à dissimuler l’arrivée discrète d’un navire à proximité de l’extrémité la moins exploitée de l’île. À la nuit tombée, quelques chaloupes étaient venues accoster sur le rivage, masquant leurs présences dans les calanques offertes par la côte. De ces vaisseaux s’étaient extirpés plusieurs petits groupes de silhouettes encapuchonnées qui se dirigeaient vers le manoir de Port-Real.
Se mouvant dans la nuit noire, les ombres inquiétantes progressèrent jusqu’aux habitations où elles marquèrent leur première halte afin d’opérer à une reconnaissance de la situation.

« Les mercenaires ont bien rempli leur part du contrat. »

« Démarrer un incendie et libérer quelques chevaux… J’espère bien qu’une tâche aussi basique était à la portée de ces vautours irrécupérables…  Et regarde, la chance nous sourit. Le vent fait se propager l’incendie en direction des maisons. Avec cet élément en plus, il y a fort à parier que toute la main-d’œuvre disponible sera affectée à la lutte contre l’incendie. Le manoir devrait être désert à présent. Allons-y. »

La porte du grand hall de la demeure des Port-Real s’ouvre timidement. Seule provient de l’extérieur une faible lueur cramoisie et dansante qui vient dessiner les contrastes des meubles et escaliers des lieux. À pas feutrés, les intrus s’insinuent dans le luxueux bâtiment.

« Souvenez-vous : vous pouvez en profiter pour prendre tous les objets de valeur que vous trouverez, mais l’objectif principal reste de ne pas se faire repérer inutilement et de récupérer la petite. On ne perd pas de temps, on prend ce qu’on est venu chercher et dès qu’on l’a, on bat en retraite jusqu’au navire. »

À ces ordres, les silhouettes progressent vers les étages supérieurs de la résidence. Ouvrant les tiroirs, inspectant les objets en exposition, scrutant les alentours, quand la lueur d’une chandelle au détour d’un couloir vient subitement perturber l’avancée des noctambules.

« Quelqu’un vient… Là. »

Seule dans le grand corridor, une domestique regagnait ses quartiers d’un pas nonchalant, assisté par le faible éclat d’une bougie qui lui ouvrait la voie. À peine eut-elle le temps de dépasser une armoire qu’un assaillant sortit de son ombre et vint la saisir par derrière. Posant une main sur sa bouche qui retint un hoquet de surprise, et présentant de l’autre main un poignard qui venait se placer sous la gorge de l’otage, l’agresseur s’empressait d’écraser du pied la bougie tombée au sol pour renouer avec l’obscurité, et susurrait à la servante :

« Chuuuut ! Du calme. Du calme. Tu sens cette lame n’est-ce pas ? Mon dernier souhait serait d’avoir à m’en servir. Si tu veux bien te tenir tranquille, je veillerai personnellement à ce qu’aucun mal ne te soit fait, d’accord ? Tout ce que je veux, c’est que tu me conduises aux appartements de Cassandre de Port-Real. Je viens juste récupérer quelque chose auprès de ta maîtresse, et après ça tu n’entendras plus jamais parler de moi. Je la trouverai avec ou sans ton aide. Tu peux simplement rendre ça plus court et indolore pour tout le monde. Tu comprends ? Quel est ton choix ? »

Toute tremblotante et cherchant nerveusement de l’air à travers la paume de main qui était posée sur sa bouche, il fallut quelques secondes à la domestique avant qu’elle ne retrouve un semblant de calme, et décide finalement de hocher la tête positivement avant d’attendre les directives de l’intrus.

« Bien, alors en avant. Mène-nous à elle je te prie. »

Progressant furtivement dans la demeure silencieuse en emboîtant le pas de la captive, le groupe vit finalement son épopée s’arrêter devant une porte désignée par la servante :

« C’est elle qu’on entend derrière la porte ? »

Se haïssant pour son acte, la domestique acquiesçait en laissant venir s’échouer des larmes sur la main qui la privait de sa parole.

« Toi, occupe-toi de la servante, Kuwete, avec moi. »

La voix féminine qui avait prononcé ces paroles confia l’otage à un subordonné, puis tira son sabre au clair suivi de près par le colosse d’ébène qui ne tarda pas à enfoncer la porte d’un grand coup de pied.

« Ne lui faites pas de mal ! MADEMOISELLE !!! »

Tandis qu’un des pirates se chargeait de faire taire la domestique aussitôt, Carmen et son acolyte firent irruption dans la chambre et s’empressèrent d’entourer la jeune fille qui se trouvait dans la pièce. La menaçant de son arme, Carmen déclama fermement ses intentions d’un regard déterminé :

« Cassandre de Port-Real, veuillez nous suivre sans faire d’histoire je vous prie. Que vous le vouliez ou non, vous allez regagner mon navire. Il ne tient qu’à vous de rendre cela très simple ou très désagréable. »
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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 1000
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 27
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - Fantasy - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Narnia

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Cassandre de Port-Real


J'ai 22 ans et je vis sur l'île de Port-Real. Je suis la fille d'un ambassadeur à qui on doit le nom de l'île. Mon rêve c'est de me sentir libre un jour mais avec mon père ultra protecteur, je n'ai aucune chance de quitter cette île un jour. Ma vie n'est pas passionnante mais j'espère qu'un jour, elle va changer.

Cassandre est la fille d’un riche colon qui a fait fortune en achetant un petit îlot au milieu de nulle part et en a fait une ile prospère. Sa mère est morte en lui donnant la vie et parfois, son père a l’impression qu’elle s’est réincarnée en elle tant elle lui ressemble en tout point. Dans les rues de l’île, plus elle grandit, plus on la compare à sa défunte mère ce qui ravive toujours un peu plus la douleur de son absence. Son père a beau l’aimer de tout son cœur, il est tyrannique, sur protecteur. Il aime beaucoup trop tout contrôler pour être un bon père, même si elle salue les efforts qu’il a toujours fournis pour lui assurer une bonne éducation et un avenir. Oui, mais voilà, Cassandre s’ennuie. Elle s’ennuie depuis toujours et redoute le jour où elle se rendra compte que ça sera comme ça jusqu’à la fin de ses jours.... sauf si quelque chose ou quelqu’un venait chambouler sa vie pour le meilleur comme pour le pire.

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Dakota Fanning - Eylika


"Mais père, pourquoi ne voulez-vous pas venir avec moi ? Une petite virée en bateau nous fera le plus grand bien !"

Henry de Port-Real se mit soupirer au-dessus de ses papiers qu’il se contentait de lire et de signer de sa plus belle plume et du sceau de notre famille.

"Cesse de te montrer capricieuse, Cassandre. Tu n’es qu’une enfant gâtée qui ne pense qu’à s'amuser. J’ai du travail, au cas où tu ne le remarquerais pas. C'est grâce à lui que tu peux te permettre le luxe d'organiser des journées bateaux."

Je suis offusquée de la façon qu’il a de me répondre sachant que c'est lui qui a fait de moi celle que je suis aujourd’hui.

"Très bien, vous refusez de venir avec moi, vous refusez de me laisser y aller seule. Je n’ai plus qu’à passer le reste de ma vie dans ma chambre et à y mourir seule et triste."

Sans même relever les yeux de ses papiers.

"Voilà, fais donc ça. Au moins je te saurais parfaitement en sécurité et toujours pure."

Je m'en fais en boudant, l’âme en peine. C’est donc véritablement comme ça que je vais passer le reste de ma vie ? Dans ma chambre, à jouer de la harpe, à suivre des leçons de maintiens ? À assister à des bals de la noblesse et être toujours la fille de ou le portrait craché de....

Puisque ainsi va la vie, j'ai passé toute la journée dans ma chambre. Au début, j’ai passé beaucoup de temps à pleurer et à me demander pourquoi suis-je née dans cette famille ? Je n’ai pas de mère, mon père n’en est pas vraiment un.... Je n’ai pas d’amis, car je n’ai pas le droit de fréquenter qui que ce soit d'ici. Mon père jugeant les gens de l’île inférieurs à nous. Pourtant, lors de diners mondains, il est fier comme un paon de pouvoir raconter ses histoires aux gens. Il se nourrit de l’admiration dans leur regard. C’est affligeant.

Le reste de la journée, je l’ai passé à peindre, danser, jouer de la musique, chanter... Des occupations de jeune fille en fleur, riche et élégante. Ce sont les seules activités qui me soient autorisées. Même le jardinage m’est interdit, car je risquerais de me blesser, de me salir ou d’abimer mes vêtements qui ont couté une fortune. Je ne dirais pas que mon père, c’est un radin avare mais.... un peu quand même. Je pense qu’il a dû connaitre la pauvreté pour être aussi accroché au moindre sous.

Quoi qu’il en soit, j'ai la même vie qu’un oiseau en cage. Et encore, l’oiseau, certains le laissent sortir en espérant le voir revenir. Mon père ne se donne même pas cette peine, il préfère ne pas me laisser sortir pour être sûr que je suis toujours là. L’option de facilité. Soupire. Je ne sais pas combien de temps je pourrais supporter ça... mais d’un autre côté, je n’ai pas envie de m’opposer à lui. C’est tout de même mon père, le seul parent qu’il me reste. Il a beau avoir ses défauts, je sais qu’il m’aime et qu’il ne veut que mon bien.

La nuit tombe tranquillement sur l'île et j’assiste au coucher de soleil depuis ma fenêtre, comme d’habitude. Ensuite arrive l’heure de souper, je me change puis descend rejoindre mon père. Nous dinons en silence, je n’ai pas envie de lui parler. Il a bien mérité de souffrir un peu de mon silence en guise de punition pour sa façon ignoble de me considérer comme quelque chose qui lui appartient et sur lequel il a tout les droits.
Père m’autorise ensuite à quitter la table, je le laisse finir de diner seul avant de rejoindre mes appartements pour faire un brin de toilette et enfiler ma robe de chambre. Soupire. Et voilà, une journée exactement semblable à celle d’hier vient de s’achever. Je dois maintenant me préparer à vivre la même journée demain.
Un dernier coup d’œil par la fenêtre pour dire au revoir à la nuit, quand tout à coup mon visage se transforme en expression d’effroi.

"Au feu !"

Criais-je ! Une domestique arrive dans ma chambre en courant.

"Où ça, mademoiselle ?"

Elle est totalement paniquée et regarde dans chaque coin de la pièce.

"Dans le village, Thérésa ! Allez vite prévenir père !"

Elle hoche la tête et soulève sa robe pour ne pas trébucher dessus en courant. Je vois tous les habitants et tous les hommes de notre manoir sortir pour aller aider la population. Une calèche est préparée, je suppose que mon père décide de se rendre sur place. J’ai envie de le rejoindre, de descendre et d'aller aider ces pauvres gens qui auraient besoin de toutes l’aide qu'on pourrait leur apporter. Mais je ne peux pas.... Le courage me manque.... Je sais que père serait fou furieux de me voir dans les rues dans de telles situations. Il me dirait qu’il pourrait m’arriver n’importe quoi, me faire enlever, violenter ou pire... Il me punirait sévèrement et déjà que ma vie n’est pas joyeuse, je ne tiens pas à ce qu’il la rende encore pire... Soupire.... Je me contente de rester à ma fenêtre, en pleurant. Je pleure mon malheur, celui des habitants, je pleure cette triste nuit sans me douter une seule seconde que tout ceci était finement calculé...

De ma fenêtre, je regarde l'avancé des secours. Le feu ne se laisse pas faire, pire que ça, le vent l’attise et le dirige vers des maisons plus loin qui vont partir en fumée si personne ne fait rien.
Je suis tellement prise par tout ce qu’il se passe à l'extérieur de ma maison que je ne fais même pas attention à ce qui s'y passe à l'intérieur.

« Ne lui faites pas de mal ! MADEMOISELLE !!! »

Je me retourne vivement pour voir deux individus entrer dans ma chambre. Une femme, bien plus vieille que ma domestique et un homme... noir. Alors ne vous m’éprenez pas, je n’ai rien contre les gens de couleurs, c’est juste..... Soyons honnête, les seuls que je vois sont soit des domestiques, soit des esclaves..... or celui ci, avait l’air libre de ses mouvements et... quelle montagne de muscles ! La femme en revanche avait de clairement être celle qui donne les ordres. Un couple bien mal assorti. Depuis quand les femmes donnent des ordres à des montagnes noires ? Ce ne sont pas des choses que l'on m’enseigne en tout cas. Farouche, sûre d'elle, elle me demande de les suivre sans faire d'histoire.
Est-ce que je suis en train de me faire enlever ?! Ooooh chouette ! Je vais enfin vivre quelque chose !

Un dernier regard sur le village en feu, je comprends mieux maintenant. Quelle tragédie d'en être arrivés là alors qu’il suffisait de m’envoyer un courrier pour que je les suive de bon cœur. Tout vaut mieux que cette prison dorée.

"Thérésa, ne t’inquiète pas. Tout va bien se passer d’accord. Dis à mon père que je l'aime et que je lui pardonne d'avoir fait de moi un oiseau si inoffensif qu’il est facile de me capturer."

Lui dis-je avec le sourire. Je suis sincère, je lui pardonne. Pour une fois dans ma vie, je commence à connaitre le gout de la liberté ! Et pour l'instant il a le gout de fumée, d'adrénaline et d’obscurité.

"Je vous suis à conditions que vous ne faites de mal à personne dans cette maison. Tout le monde sera prêt à coopérer, inutiles de vous montrer violents."

Je leur emboite le pas, j'essaye de ne pas paraitre trop pressée de partir, mais j’ai du mal à contenir ma joie, mon sourire et mon soulagement. Adieu chambre vide où tu as vu couler tant de larmes. Adieu immense salle à manger qui ne reçoit jamais personne. Adieu bureau de papa qui aura été ton seul compagnon de vie. Adieu maison de mon enfance qui a plus des allures de cage que de maison. Vous ne manquerez pas tout de suite, un jour peut-être, les soirs de pleines lunes, mais en attendant....
Pour la première fois je sens mon cœur battre si fort que je l'entends jusque dans mes oreilles ! J'attrape une cape devant la porte pour me vêtir et me cacher le visage, une fois à l'extérieur, je les suis sans discuter. Un dernier regard sur le passé puis je file tout droit vers l'avenir.

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Lunatik
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Carmen Cervantès
J'ai 31 ans et je vis sur mon navire, le Typhon, dans les Caraïbes. Dans la vie, je suis capitaine et je m'en sors tant bien que mal. Je peux me montrer juste, ingénieuse, cruelle, diplomate, autoritaire, colérique.

Était-ce de l’enthousiasme que Carmen décelait dans l’intonation et le comportement de la jeune fille ? Toujours est-il que sa réaction déstabilisa quelque peu Kuwete et son capitaine l’espace d’un court instant.
Comprenait-elle seulement ce qui était en train de lui arriver ? Elle était sur le point d’être arrachée à son foyer par des hors-la-loi pour Dieu seul sait quels infâmes desseins. Carmen avait clairement expliqué ses intentions, et malgré cela et ce que la mise en exécution de son rapt aurait comme conséquence sur la vie de Cassandre, cette dernière ne semblait pas réaliser la gravité de la situation.

Après avoir échangé un regard empreint de perplexité avec Kuwete, Carmen se résigna à ne pas délibérer davantage sur les états d’âmes d’une gamine. Elle ne souhaitait opposer aucune résistance ? Fort bien, cela rendrait l’enlèvement encore plus facile. Carmen ordonna au matelot qui tenait la servante en otage d’enfermer à clé cette dernière dans la garde-robe de Cassandre. Les conditions de la jeune fille seraient alors respectées, et la première âme providentielle qui s’aventurerait dans la chambre n’aurait plus alors qu’à libérer la domestique de sa geôle de fortune.

Brusquant légèrement l’enfant, le cortège empruntait désormais le chemin du retour. Alors qu’elle repassait une dernière fois devant le mobilier luxueux, les tapisseries, les grands corridors chargés de décorations diverses et variées, Carmen n’était que plus déboussolée par l’attitude de son otage. Est-ce que son père abusait d’elle ? Décidément, elle ne voyait pas ce qui pouvait amener Cassandre à collaborer aussi docilement à ses directives ; mais pour avoir été témoin d’innombrables horreurs perpétrées par les Hommes, aussi bien nobles que de basse naissance, c’est cette hypothèse qui eût retenu la préférence de Carmen si on lui demandât de se prononcer.

L’escorte atteignait à présent la sortie, et de nouveau s’offrait à la vision de tous l’incendie qui rubéfiait l’horizon de ses flammes gargantuesques. Carmen avait alors tôt fait de sortir ses acolytes de la torpeur qui les gagnait à la vue du spectacle tragique, en leur remémorant qu’ils étaient ici en territoire hostile. Par chance, aucun quidam n’était venu se dresser sur leur chemin pour entraver leur progression. Et alors que la demeure des Port-Réal s’éloignait, le bruit des cris et des hennissements paniqués s’estompaient dans le lointain…

Le brouhaha et l’agitation laissaient peu à peu place aux bruits de la végétation que l’on écarte sur son passage et aux halètements des vagabonds pressés dans la nuit noire. Vint enfin le moment de soulagement tant attendu par Carmen lorsque ses yeux se posèrent de nouveau sur son cher Typhon qui l’attendait sagement là où elle l’avait laissée plus tôt, tel un animal fidèle guettant le retour de son maître. Se hâtant de plus belle dans les dernières foulées qui la séparaient de son navire et invitant ses camarades à faire de même, on pouvait deviner à la lumière de la Lune des matelots s’agitant frénétiquement sur le pont principal à la vue de leurs compagnons.

À peine avait-elle posé un pied sur le pont de son bâtiment que le capitaine s’agitait de plus belle, balayant du regard les alentours à l’affût du moindre matelot qui ne serait pas à sa place, s’assurant que toute son escorte avait suivi, tout en hurlant des directives avec une conviction et une fermeté impressionnante dans la voix.

«  La mission est un succès ! Tout le monde est là, on lève l’ancre et en vitesse ! Je veux tous les hommes disponibles au faux-pont pour aider les rameurs à nous sortir de ce nid de vipères ! Vamos ! Vamos ! »

À ces mots, tout le monde s’exécutait et courait sur le pont dans un mouvement quelque peu indiscipliné. Il ne fallut pas attendre bien longtemps avant que le titanesque vaisseau ne se mette en mouvement, séparant la jeune captive de son foyer avec une inéluctable douceur portée par les flots.

Le Typhon était un trois-mâts de premier rang, qui plus est, un « vaisseau de 80 », puisqu’il était équipé d’autant de canons. À première vue, point de jambe de bois ni de cache-œil parmi les matelots composant son équipage, encore moins de pavillon à tête de mort revendiquant fièrement l’appartenance de l’équipage à cette maudite engeance que sont les pirates. Carmen s’approchait de Kuwete qui ne s’était pas écarté d’un seul centimètre de Cassandre pendant tout le trajet et maintenant encore.

« Kuwete, tu vas prendre la barre et guider les autres vers notre destination, Miguel et moi allons montrer sa petite cage à notre tout nouvel oiseau rare. »
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