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 If nothing saves us from death, may love at least save us from life. ((Tommy x Eliza))

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MonkeyMama
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Thomas Shelby
J'ai 29 ans et je vis à Birmingham, Angleterre. Dans la vie, je suis leader des Peaky Blinders et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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I wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside, there's nowhere we can hide, no matter what we breed, we still are made of greed
This is my kingdom come.

Un gang familial règne sur un quartier de la ville de Birmingham : les Peaky Blinders, ainsi nommés pour les lames de rasoir qu'ils cachent dans la visière de leur casquette.

Thomas Shelby a l'air d'être quelqu'un de toujours soucieux. Et pour cause, son cerveau est perpétuellement en marche. Ça turbine là-haut. Tommy a des ambitions, de très grandes ambitions, et il se donne toujours les moyens d'atteindre ses objectifs. Il doit donc toujours avoir un coup d'avance.

Impitoyable, le cadet de la fratrie Shelby est prêt à tout pour servir ses ambitions et surtout sa famille. Le pire comme le meilleur, Thomas Shelby est partout.

Réfléchi et discipliné, il n'est pas du genre à céder à l'impulsivité même s'il se cache derrière cette immuable apparence quelqu'un de beaucoup plus torturé qu'il n'y parait.
Quelque chose avait poussé Tommy à s’épancher plus qu’il ne l’aurait fait en temps normal. Est-ce le bon pressentiment qu’il a eu ? Ou les beaux yeux de la demoiselle ? Tommy aurait tendance à penser qu’il était impossible qu’il se laisse attendrir par une dame, aussi jolie soit-elle. Pas lui. Plus lui. Pas maintenant qu’il ne semblait plus qu’avoir la tête au travail. Ça faisait bien longtemps qu’il ne portait à sa bouche que cigarette et whisky, à l’occasion du gin. Non, ce n’était pas le charme discret d’une petite bourgeoise qui allait l’écarter de ses projets d’expansion. Encore moins une petite bourgeoise qui est promise à nul autre que Billy Kimber. L’ennemi numéro un, un ennemi que le Shelby tente de rouler dans la farine. Pour ce faire, il lui faudra être subtil… et ne pas être vu en compagnie de sa fiancée. Pas seuls en tête à tête dans les écuries en tout cas. Le monde est trop petit, les gens parlent trop vite. Tommy est bien placé pour le savoir, lui dont le nom est très certainement dans toutes les bouches de Birmingham, voyageant même à priori jusqu’à Londres. L’ouverture qu’il avait laissé à la blonde se referme à la minute où il aperçoit cet homme qui les dévisage d’un air pour le moins désapprobateur. Tommy se bloque totalement. Finies les distractions. Il va falloir être bon et ingénieux le jour où Kimber lui demandera des comptes et, pour le moment, il faudra être discret. Kimber ne doit absolument pas l’apercevoir avec sa fiancée. C’est pourtant bien ensemble qu’ils retrouvent la foule présente pour assister à la course. Un brouhaha fait de musique et d’éclats de voix auxquels Tommy ne prête aucune attention. Alors qu’il s’apprêtait à ouvrir la bouche pour congédier la jeune femme, prétextant avoir accompli sa mission, elle le devance. C’est elle qui le congédie et ce pour les mêmes raisons. Tommy reste longuement interdit alors qu’elle se met à s’excuser. Elle s’excuse ? De le planter là, lui ? C’est adorable et pour le coup, Thomas le pense vraiment. Trop adorable pour être mariée à Kimber. Il la laisse partir sans dire un mot de plus. Le cadet Shelby s’allume une énième cigarette en regardant la blonde se frayer un chemin jusqu’à son fiancé. Il observe la scène de loin, le plus discrètement possible. Si digne, Eliza Wellington, aux côtés de cet homme dont elle n’a pas voulu. Plus tard, il les rejoindra pour parler affaires mais d’abord il lui fallait contrôler ce début d’admiration qu’il ressentait pour la future madame Kimber.   
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Mad Max
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Eliza Wellington
J'ai 25 ans ans et je vis à Londres, Angleterre.  Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à Billy Kimber et je ne le vis pas spécialement bien.

If nothing saves us from death, may love at least save us from life. ((Tommy x Eliza)) - Page 2 59x2

The world was on fire and no one could save me but you,
It's strange what desire will make foolish people do,
I never dreamed that I'd meet somebody like you.


Évaporée, douce et distraite, c’est ainsi que l’on pourrait caractériser cette bourgeoise aux yeux lumineux mais rêveurs. C’est une femme à l’allure discrète et délicate, qui se complaît dans la solitude et la loyauté qu’elle voue à sa famille. Loin d’être audacieuse ou brave, son âme est pourtant empli d'impétuosité, laquelle s’exprime lorsqu’Eliza est juché sur le dos d’un cheval. Seulement, cette audace, qui au cours de sa jeunesse enveloppait entièrement son cœur...s’est effacée au fil des années, alors qu’Eliza se retrouvait progressivement contrainte à ployer devant la volonté de son père et des nombreuses responsabilités qui retombaient sur ses épaules, en tant qu’aînée de sa fratrie.

Fuyant désespérément l'inconnu, car bien trop lâche pour l'affronter... elle ne s’est, jusqu’à ce jour, jamais détournée du chemin que ses parents lui ont construit mais son cœur lui souffle parfois qu’une existence plus heureuse, plus palpitante, l’attend hors des sentiers battus.

jfa2.gifEye contact is a dangerous,
dangerous thing. But lovely.
Oh, so lovely.  


Sur son passage, les citoyens de Birmingham se retournaient fugacement pour l’observer. Elle. Eliza Wellington. Au milieu du lugubre décor, l’élégance de ses vêtements et la grâce de sa démarche contrastait avec les bâtiments miteux de la ville. Tous, de son chapeau en cloche brunâtre, à son long manteau bordeaux au col de fourrure beige, en passant par son joli minois délicatement maquillé, attiraient les yeux indiscrets des habitants. La bourgeoise se sentait dévisagée. Et pour cause, une femme de sa condition appartenait à la richesse de Londres, et non à la pauvreté ouvrière de Small Heath. Et puis, elle était seule. Sans aucun homme à son bras, Eliza ressemblait davantage à une colombe éperdue, flânant ainsi dans un lieu ravagé par l’odeur de fumée et de charbon. Mais la dame était animée par la curiosité. Rares étaient les occasions qui lui permettaient de sortir de Londres, et surtout de se déplacer sans qu’un laquais de Kimber ne vienne entraver ses mouvements pour la surveiller...aujourd’hui, en cette fin d’après-midi nuageuse, il n’y avait qu’elle, et son fidèle voiturier, qu’elle s’était hâtée d’abandonner pour découvrir cette fameuse ville.

La ville des Peaky Blinders. Celle qui s’inclinait face à Thomas Shelby. L’image du bookmaker persistait dans son esprit depuis leur rencontre, une semaine plus tôt. Elle avait été frappée par l’assurance qu’il avait démontrée face à son fiancé, et même si Eliza s’était bien gardée de l’observer plus que de raison, ses yeux avaient été animés par leur propre volonté….Et à de multiples occasions, elle s’était retrouvée à poser son regard sur lui. La bourgeoise avait pu ainsi découvrir qu’il n’y avait pas eu une seule fois une trace de peur dans ses iris, pas même un semblant de crainte, pas une once de terreur, alors qu’il marchandait avec Kimber. Le roi Kimber. Fascinée par sa prestance, la jeune femme s’était alors évertuée à effacer de sa mémoire les traits harmonieux de sa physionomie. En vain. Le souvenir de ses yeux perçants demeurait encore bien distinct dans son esprit. Thomas Shelby était bel et bien le premier homme qu’elle rencontrait à n’éprouver aucune appréhension face à son fiancé.

Une goutte d’eau s’écrasa lourdement sur son front. Eliza redressa la tête avant de réaliser que le ciel s’était assombri, ressemblant dorénavant à un océan de nuages épais et sombres, annonciateurs d’une averse. Son regard scruta aussitôt les environs. Elle s’était manifestement perdue dans ses pensées durant une éternité, car la bourgeoise ne reconnaissait aucunement les divers chemins qui s’offraient à elle. Impossible pour le moment de rebrousser chemin, si elle tenait à éviter la pluie. Elle serra les pans de son manteau contre son buste tandis que la brise s’intensifiait, mordant ses joues, glaçant l’extrémité de ses doigts. Eliza évolua au hasard dans le large boulevard qui s’étendait loin devant elle. Une deuxième goutte d’eau retomba sur son nez. Suivi d’une troisième...la bruine s’accentua, jusqu’à ce que la dame se retrouve finalement piégée au milieu d’un violent torrent de pluie.

La bourgeoise accéléra le rythme de ses pas, se dirigeant droit vers le petit établissement qui ne se tenait plus qu’à quelques mètres d’elle. Sans s’attarder un seul instant sur les écriteaux qui ornaient le bâtiment, elle s’engouffra à l’intérieur, soulagée d’être enfin protégée du froid et de l’humidité. Les portes se refermèrent dans son dos. Et Eliza redressa la tête...pour rencontrer mille paires d' yeux masculins, rivés sur sa silhouette. Une forte odeur d’alcool flottait dans l’atmosphère. Un brouhaha infernal enveloppait le lieu. La dame sentit les muscles de son corps se tendre alors qu’elle réalisait que son refuge n’était rien d’autre qu’un bar, empli d’ouvriers dont la plupart étaient éméchés...et qui la contemplaient, comme des prédateurs examinant le comportement de leur proie. Ses poings se refermèrent inconsciemment sur les manches de sa veste. Le barman arriva à sa hauteur, l’observant de la tête aux pieds, pour finalement lui adresser un sourire poli. “Mademoiselle, nous ne servons pas les femmes seules…’un homme va venir vous rejoindre ? Non,je...je souhaite juste m’abriter, le temps de l’averse.” Le serveur hocha la tête, avant de repartir, tandis qu’Eliza retirait son chapeau, révélant son chignon bas et imprégné légèrement d’eau.

“ On peut t’tenir compagnie mon ange, s’tu veux.”résonna grassement une voix dans son dos, lui arrachant un sursaut de surprise. La bourgeoise se retourna, chassant le mauvais pressentiment qui fleurissait dans sa tête. Trois hommes s’étaient approchés d’elle. Ils arboraient ce même sourire vicieux à lui faire froid dans le dos, ainsi qu’un regard...terni par la lubricité et voilé par l’alcool. Des effluves alcoolisés émanaient d’eux. Eliza se crispa, tout en s’efforçant de garder son calme bien que l’idée d’être encerclée par trois ivrognes ne la rassurait aucunement. “ Non, merci, ça ira.”répliqua-t-elle d’une voix moins confiante qu’elle ne l’aurait souhaité. La bourgeoise leur tourna alors le dos pour clore cet échange. Mais ils persistèrent en se rapprochant d’elle. “ Aller tu verras, on est d’bonne compagnie !”

Un courant d’angoisse fila dans ses veines. Un silence pesant venait de retomber progressivement dans la salle, alors que le barman avait cessé ses occupations pour contrôler la situation. “ Laissez là, les gars…”Mais sa tentative fut accueillie par quelques rires grossiers qui déformèrent leurs visages adipeux. “ On peut bien s’amuser un p’tit peu, c’pas tous les jours qu’on voit une donzelle aussi élégante par ici !”Eliza profita de leur court échange pour reculer d’un pas et s’extirper du cercle qui se refermait progressivement autour d’elle, mais une paume attrapa brusquement son poignet. Dans un sursaut de stupeur, la bourgeoise renversa une chaise. Cette fois-ci, la peur commençait à poindre dans son regard alors qu’elle sentait la poigne gagner en intensité.

Eh pars pas si vite mon ange…Lâchez-moi, s’il vous plaît.” Son timbre, si doux, affaibli par son affolement grandissant, n’eut aucun effet sur les ouvriers. Sous les regards intrusifs des ivrognes, la bourgeoise s’était figée. À Londres, aucun homme n’aurait osé, ne serait-ce que l’effleurer du regard. Tous savaient qu’elle appartenait à Kimber. Mais ici...dans les bas-fonds de Small Heath, elle n’était qu’une étrangère, au visage trop délicat et à l’allure trop raffinée pour s’attarder, seule, dans un lieu tel que Small Heath.




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    you remind them what hell looks like
    Remember what you must do when they undervalue you, when they think your softness is your weakness, when they treat your kindness like it is their advantage. You awaken every dragon, every wolf, every monster that sleeps inside of you...and you remind them what hell looks like when it wears the skin of a gentle human.+ aeairiel.
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Thomas Shelby
J'ai 29 ans et je vis à Birmingham, Angleterre. Dans la vie, je suis leader des Peaky Blinders et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

If nothing saves us from death, may love at least save us from life. ((Tommy x Eliza)) - Page 2 Giphy

I wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside, there's nowhere we can hide, no matter what we breed, we still are made of greed
This is my kingdom come.

Un gang familial règne sur un quartier de la ville de Birmingham : les Peaky Blinders, ainsi nommés pour les lames de rasoir qu'ils cachent dans la visière de leur casquette.

Thomas Shelby a l'air d'être quelqu'un de toujours soucieux. Et pour cause, son cerveau est perpétuellement en marche. Ça turbine là-haut. Tommy a des ambitions, de très grandes ambitions, et il se donne toujours les moyens d'atteindre ses objectifs. Il doit donc toujours avoir un coup d'avance.

Impitoyable, le cadet de la fratrie Shelby est prêt à tout pour servir ses ambitions et surtout sa famille. Le pire comme le meilleur, Thomas Shelby est partout.

Réfléchi et discipliné, il n'est pas du genre à céder à l'impulsivité même s'il se cache derrière cette immuable apparence quelqu'un de beaucoup plus torturé qu'il n'y parait.
Small Heath, le royaume des Peaky Blinders. Thomas Shelby et ses frères y régnaient en maitres absolus. Rien ne se passe ici sans qu’ils ne soient au courant, tout le monde craint les lames acérées de la visière de leurs casquettes. C’est pour cette raison que lorsque Thomas Shelby se promène dans la ville, tout le monde retient son souffle en se demandant quel funeste dessein se prépare dans sa cervelle torturée. Tommy n’a que faire des murmures qui se soulèvent derrière lui à chacun des pas qu’il fait. Il connait les conséquences de la crainte qu’il inspire. C’est cette vie pour laquelle il a signé, une vie faite de richesses et de pouvoir. A quoi bon la vivre, autrement ?
Quand il entre dans le Garrison, c’est comme si la vie s’était soudainement arrêté. Plus d’éclat de rire, plus un son. Devant lui s’étend une dizaine d’hommes dont le regard vient subitement de dévier sur leurs verres. Il ne fait pas bon regarder Thomas Shelby de travers. « Bonjour messieurs. » lança distinctement le Peaky Blinders avant de rejoindre le salon privé où il avait presque élu domicile ces derniers temps. L’alcool avait été plus nécessaire que d’habitude pour supporter ses journées. Les cauchemars de la guerre ? Le stress qu’incombe l’expansion des Peaky Blinders ? Rien de tout ça. En réalité, le minois d’une petite bourgeoise faisait un peu trop souvent irruption dans sa tête. Vision qu’il essayait tant bien que mal de maitriser mais, hélas, Eliza Wellington était bien ancrée dans ses pensées. Peut-être qu’il y a des choses que même Thomas Shelby ne peut pas maitriser.
Attablé avec son deuxième verre de whisky de la journée, Tommy se perd dans ses pensées. Il a toujours apprécié la solitude. En fait, il en a même besoin. C’est isolé de tous qu’il est le plus lucide, le plus efficace. Il n’est pas du genre à demander l’aide d’un tiers pour élaborer ses plans. Surtout pas. Il réfléchit encore et encore avant d’établir et il soumet ses décisions aux autres après coup. La quiétude que lui procure le salon privé du Garrison vient à être troublé par un brouhaha infernal venant de la salle principale. Les réflexions du cadet Shelby sont interrompues, il laisse échapper un juron avant de se lever pour ouvrir la porte. Quelle ne fut pas sa surprise quand il comprit l’origine d’un tel vacarme : la petite bourgeoise, la même qui aime tant faire des apparitions dans sa tête. L’espace d’un instant, il reste cloué sur place, avant de se ressaisir. Qu’est-ce qu’elle peut bien foutre là ? Est-ce qu’elle est venue le trouver ? Un tas de question se bousculent dans son esprit mais avant d’y répondre il devait mettre un terme au supplice de la jeune femme. « Bande de crétins ! » s’exclama-t-il juste avant que le bar entier rentre dans le mutisme que sa simple présence provoque. Tous les regards se tournent vers lui. « C’est la femme de Billy Kimber que vous voulez tous culbuter ?! » A l’évocation de Billy Kimber, la terreur s’installe dans le regard des agresseurs d’Eliza. A croire qu’il y a des méchants bien plus effrayants qu’un Shelby. D’un signe de la tête, le Peaky Blinders invite la demoiselle en détresse à rejoindre ses côtés. « Entrez. » dit-il en ouvrant la porte du salon privé pour qu’elle y entre. Avant d’y entrer à son tour, Tommy fait une dernière fois face à son audience pour lui dire : « Rien ne sort d’ici ou Kimber s’occupera de vous. Compris ? » Sans attendre l’approbation des rustres du Garrison, Tommy referme la porte derrière lui. Il a confiance. La menace est si grande que personne n’ira rien raconter de son tête à tête avec Eliza car, oui, ils sont désormais en tête à tête. « Qu’est-ce que vous faites ici, mademoiselle Wellington ? » et ce tête à tête commence par la demande très claire d’une explication. Après tout, elle est ici chez lui. Son regard vient chercher celui de la blonde et une forme de soulagement vient le cueillir. Il est bon de la voir ici, chez lui, loin de son foutu fiancé.   
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Eliza Wellington
J'ai 25 ans ans et je vis à Londres, Angleterre.  Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à Billy Kimber et je ne le vis pas spécialement bien.

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The world was on fire and no one could save me but you,
It's strange what desire will make foolish people do,
I never dreamed that I'd meet somebody like you.


Évaporée, douce et distraite, c’est ainsi que l’on pourrait caractériser cette bourgeoise aux yeux lumineux mais rêveurs. C’est une femme à l’allure discrète et délicate, qui se complaît dans la solitude et la loyauté qu’elle voue à sa famille. Loin d’être audacieuse ou brave, son âme est pourtant empli d'impétuosité, laquelle s’exprime lorsqu’Eliza est juché sur le dos d’un cheval. Seulement, cette audace, qui au cours de sa jeunesse enveloppait entièrement son cœur...s’est effacée au fil des années, alors qu’Eliza se retrouvait progressivement contrainte à ployer devant la volonté de son père et des nombreuses responsabilités qui retombaient sur ses épaules, en tant qu’aînée de sa fratrie.

Fuyant désespérément l'inconnu, car bien trop lâche pour l'affronter... elle ne s’est, jusqu’à ce jour, jamais détournée du chemin que ses parents lui ont construit mais son cœur lui souffle parfois qu’une existence plus heureuse, plus palpitante, l’attend hors des sentiers battus.

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Oh, so lovely.  


La main refermée sur son poignet se desserra, lentement, mais ne s’éloigna pas totalement de sa peau, continuant alors de l’emprisonner et de semer l’angoisse dans tout son être. L’un d’entre eux s’apprêtait à marmonner de nouveau....lorsqu’une voix s’éleva dans leur dos, si grave et autoritaire qu’elle parvint à les faire tous tressaillir de surprise. Eliza n’eut pas besoin de tourner son regard pour découvrir à quel homme appartenait ce timbre profond et...unique. Thomas Shelby. Volant une seconde fois à son aide, la silhouette du bookmaker se profilait sur le côté de son champ de vision, arrêté sur le seuil d’un petit salon. Comme beaucoup de regard, celui de la bourgeoise vira aussitôt dans la direction du Shelby. Elle frissonna légèrement, surprise par le vocabulaire cru du Blinders, lequel réussit néanmoins à diffuser une vague de crainte parmi la foule...mais également à faire naître une pointe d’effroi dans les yeux des ouvriers. Ces derniers s’écartèrent aussitôt d’elle. Comme si elle était devenue aussi contagieuse que le plus terrible des maux.

La jeune femme se garda bien de montrer l’océan de soulagement qui la submergea lorsque Thomas Shelby l’invita à le rejoindre dans le cabinet, à l’abri des regards. Eliza s’éloigna des ouvriers, serrant contre son buste les pans de son manteau tandis que les palpitations jusqu'alors affolées de son cœur retrouvaient un rythme plus calme. Après une dernière menace lancée, la porte se referma brusquement. Les yeux de la bourgeoise se baladèrent dans la pièce, étroite, mais qui semblait bien plus confortable que la salle du bar avec sa large banquette. La dame inspira doucement. La terreur se dissipait progressivement, pour laisser place à une once de nervosité provoquée par cette entrevue... Inattendue.

Elle était en territoire étranger...et la bourgeoise n’avait pas pour habitude de s’aventurer dans l’inconnu. La question attira brusquement son attention. Son regard, encore voilé, croisa celui du bookmaker, dont les yeux la troublaient toujours autant. “ Je…je venais juste m’abriter le temps de l’averse.”déclara-t-elle, doucement, s’efforçant de maîtriser le flot de paroles qui coulait sereinement sur ses lèvres. L'exiguïté de la pièce l’intimidait. Ou... peut-être était-ce la proximité de Thomas Shelby. Ce dernier n’était pas un colosse à la stature immensément large et haute, pourtant, il dominait cet espace bien trop intime et privé à son goût. Elle se pinça les lèvres un instant, et, réalisant qu’il cherchait certainement le motif de sa présence à Birmingham, poursuivit aussitôt ses explications.“ Mon voiturier et moi avons rencontré un souci avec notre véhicule. Birmingham étant sur notre route, nous nous sommes arrêtés ici pour trouver un mécanicien. J’ai eu manifestement la mauvaise idée de vouloir découvrir la ville...”

Eliza parlait pour combler le vide dans son esprit, qui devenait un véritable gouffre de malaise et d’incertitude lorsque la timidité s’emparait de son être. Elle avait cependant appris à soigner son apparence. Aussi son visage ne dévoilait-il rien d’autre que les derniers stigmates de la panique suscitée par le comportement intrusif et inapproprié des ouvriers. Pourtant malgré son acharnement à garder ses tourments secrets...tous ses efforts lui semblaient futile face au regard pénétrant du Shelby. C’était une chose de revoir son visage dans son esprit...Mais ça en était une autre de le contempler de si près, tangible et bien réel.

L’humidité de sa veste s’infiltrait à travers les couches de ses vêtements, commençant ainsi à imprégner sa peau et à lui laisser une désagréable sensation de froid. Elle frotta inconsciemment ses mains l’une contre l’autre pour créer un peu de chaleur. Ses lèvres s’étirèrent délicatement tandis qu’un éclat de reconnaissance s’alluma dans son regard, chassant de ses yeux les dernières traces de peur.

" Il semblerait que je doive encore une fois vous remercier pour votre aide Monsieur Shelby. À ce rythme-là, je vais bientôt avoir une dette envers vous...Mais je ne voudrais pas vous déranger plus longtemps, je devrais...je devrais retourner auprès de mon véhicule pour...pour voir les dégâts.”ajouta-t-elle non sans montrer quelques hésitations, toujours plongée dans les yeux du Blinders. Dehors, le bruit de la pluie résonnait encore bruyamment, ne lui donnant aucunement l’envie de s’aventurer à l’extérieur...seulement, Eliza ne pouvait décemment pas s’attarder ici, dans ce salon privé, avec pour seule compagnie Thomas Shelby...quoi que sa présence était loin de lui déplaire. Déstabilisante...oui. Mais désagréable ? Oh, non, sa présence était loin d'être ennuyante. Peut-être même qu’une part de son être, trop infime et discrète pour être vraiment entendue, avait espéré croiser une seconde fois le regard du bookmaker en s’égarant dans les ruelles de Small Heath.




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    Remember what you must do when they undervalue you, when they think your softness is your weakness, when they treat your kindness like it is their advantage. You awaken every dragon, every wolf, every monster that sleeps inside of you...and you remind them what hell looks like when it wears the skin of a gentle human.+ aeairiel.
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J'ai 29 ans et je vis à Birmingham, Angleterre. Dans la vie, je suis leader des Peaky Blinders et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Un gang familial règne sur un quartier de la ville de Birmingham : les Peaky Blinders, ainsi nommés pour les lames de rasoir qu'ils cachent dans la visière de leur casquette.

Thomas Shelby a l'air d'être quelqu'un de toujours soucieux. Et pour cause, son cerveau est perpétuellement en marche. Ça turbine là-haut. Tommy a des ambitions, de très grandes ambitions, et il se donne toujours les moyens d'atteindre ses objectifs. Il doit donc toujours avoir un coup d'avance.

Impitoyable, le cadet de la fratrie Shelby est prêt à tout pour servir ses ambitions et surtout sa famille. Le pire comme le meilleur, Thomas Shelby est partout.

Réfléchi et discipliné, il n'est pas du genre à céder à l'impulsivité même s'il se cache derrière cette immuable apparence quelqu'un de beaucoup plus torturé qu'il n'y parait.
Thomas Shelby est un homme de valeurs. Des valeurs qui lui sont propres, peut-être, mais il demeure néanmoins plein de principes. Jamais il n’aborderait une femme comme le font ces abrutis plein de bière. Il aurait empêché tout débordement, qu’il s’agisse d’Eliza ou non. Il n’a peut-être pas tout d’un gentleman mais sa conception du bien et du mal ne lui aurait jamais permis de tels agissements. Rien qu’imaginer sa petite soeur, Ada, dans une telle situation suffit à lui donner des envies de meurtres. Parce que, oui, s’approcher d’un peu trop près d’une des femmes Shelby résulterait évidemment d’un meurtre. Ainsi, Tommy a la conscience tranquille d’avoir invité Eliza à le rejoindre dans le salon privé. Il la met à l’abri, en sécurité. Rien d’autre. Il lui serait bien impossible d’admettre qu’il était plutôt content de cette visite surprise. Si on peut appeler ça une visite ? Une petite partie de lui -bien enfouie- ne peut s’empêcher de se demander si la présence de la fiancée de Kimber ici était vraiment un hasard. Est-ce que ça lui ferait plaisir qu’elle soit en train de le chercher ? Sûrement. Ce serait le signe qu’elle aussi a été troublée de leur première rencontre. Mais pour l’heure, ce n’est pas Thomas Shelby qui trouble Eliza. Il voit bien, Tommy, qu’elle est encore sous le choc de ce début d’agression. Ça doit être si loin de ce qu’elle connait. Avait-elle déjà connu une telle situation ? Ici, dans la misère de Small Heath, c’est malheureusement monnaie courante. Les femmes apprennent à se défendre, à se faire discrète aussi. Discrète, c’est précisément ce qu’Eliza n’était pas dans ses beaux habits au milieu d’un bar plein d’hommes qui ont la descente facile. Une leçon qu’elle aura apprise aujourd’hui, à ses dépends. Dieu sait ce qu’il se serait passé si Tommy n’avait pas été là. En écoutant les explications de la demoiselle quant à sa présence ici, le Blinders s’alluma une cigarette. La clope vissée aux lèvres, il sonda du regard la jeune femme, impassible. Le problème avec Thomas, c’est qu’on ne sait jamais ce qu’il pense derrière ce masque figé et ce regard éteint. Il met du temps avant de formuler une réponse, une éternité où il aspire et recrache la fumée de sa cigarette en silence. « Je vois. » conclut-il finalement, se passant bien de faire un quelconque commentaire sur le danger auquel Eliza s’était exposée en prenant l’initiative de se promener seule. N’aurait-elle pas du être accompagnée de son voiturier ? La déception qu’il ressentait quant au fait que tout ça n’était que le fruit du hasard ne se lisait pas dans son regard. Tant pis. Ou tant mieux ? Au final, elle est là. Elle a froid, Eliza, il doit pleuvoir à averses dehors car elle est trempée. « Vous devriez, oui. » Tommy ne répondit à ses remerciements que par un vague hochement de tête. Il détestait se voir en héros, il n’en était pas un. Au contraire. Il se dirigea dans un nuage de fumée vers la trappe qui lui permettait de communiquer avec le barman. Il commanda deux gins qu’il ne paya évidemment pas et en présenta un à Eliza. « Prenez ça. Ça vous réchauffera. » Il marqua une pause, posa son propre verre sur la table. « Donnez-moi ça. » qu’il dit en désignant le manteau trempé de la jeune femme. Ça ressemblait presque à des ordres. Après tout, Tommy est chez lui, non ? Eliza est donc son invitée. « Vous feriez mieux d’attendre que l’averse se calme. Ils sauront faire sans vous, non ? » qu’il reprit, comme pour achever de la convaincre.  
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Eliza Wellington
J'ai 25 ans ans et je vis à Londres, Angleterre.  Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée à Billy Kimber et je ne le vis pas spécialement bien.

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The world was on fire and no one could save me but you,
It's strange what desire will make foolish people do,
I never dreamed that I'd meet somebody like you.


Évaporée, douce et distraite, c’est ainsi que l’on pourrait caractériser cette bourgeoise aux yeux lumineux mais rêveurs. C’est une femme à l’allure discrète et délicate, qui se complaît dans la solitude et la loyauté qu’elle voue à sa famille. Loin d’être audacieuse ou brave, son âme est pourtant empli d'impétuosité, laquelle s’exprime lorsqu’Eliza est juché sur le dos d’un cheval. Seulement, cette audace, qui au cours de sa jeunesse enveloppait entièrement son cœur...s’est effacée au fil des années, alors qu’Eliza se retrouvait progressivement contrainte à ployer devant la volonté de son père et des nombreuses responsabilités qui retombaient sur ses épaules, en tant qu’aînée de sa fratrie.

Fuyant désespérément l'inconnu, car bien trop lâche pour l'affronter... elle ne s’est, jusqu’à ce jour, jamais détournée du chemin que ses parents lui ont construit mais son cœur lui souffle parfois qu’une existence plus heureuse, plus palpitante, l’attend hors des sentiers battus.

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dangerous thing. But lovely.
Oh, so lovely.  


Une fumée grisâtre s’échappait de la cigarette coincée entre ses lèvres et s’évaporait dans l’atmosphère du petit salon, mais aussi envoûtantes soient-elles, les volutes ne parvinrent pas à détourner l’attention d’Eliza. Elle se perdait, plus qu’elle ne soutenait le regard glacé posé sur elle. Le bleu perçant de ses yeux ne laissait rien entrevoir de ses pensées ou de ses émotions, pas même un semblant d’indice. Le néant voilait ses iris. Mais le vide n’avait rien de fade, d’ennuyeux ou de quelconque. C’était un vide profond, mystérieux, qui donnait presque envie de plonger entièrement dedans pour découvrir les secrets qu’il renfermait. La bourgeoise aurait dû rester immuable face à cet appel lointain, face à cette curiosité innocente. Seulement, son être était bien trop sensible à la présence de Thomas Shelby. Il dégageait une force et une assurance qui interpellait n’importe qui...et qui devait intimider n’importe qui. Le bookmaker se contenta de quelques syllabes pour lui répondre, rompant finalement le silence qui s’était installé.

Oui, partir était raisonnable. Logique. Mais le Shelby passa près d’elle pour commander deux verres de gin, scellant définitivement le dilemme qui se jouait dans son esprit, sans même ne serait-ce que lui demandé son avis. Un sourire étirait ses lèvres lorsque son regard se posa sur la boisson.

L’invitation à rester, quoique silencieuse, était on ne peut plus explicite. La dame attrapa le verre, en remerciant le bookmaker. Un thé aurait été plus judicieux pour la réchauffer...mais l’alcool, à défaut de lui apporter de la chaleur, lui ferait sans aucun doute oublier le froid. Lentement, elle porta le récipient à ses lèvres pour les tremper dans le liquide glacé, lequel brûla légèrement sa gorge peu habituée. Interloquée par l’ordre camouflé derrière les propos abrupts du bookmaker, ses mouvements se figèrent dans les airs, alors que la jeune femme s’interrogeait sur la signification de ses paroles... un éclair de confusion traversa ses yeux. Puis son regard suivit les mouvements de Thomas Shelby, s’arrêtant ainsi sur son manteau. Oh. Son hésitation s’effaça. Elle déposa son verre et son chapeau sur la table. “ Faites attention à ce que l’eau n'abîme rien.”préconisa-t-elle machinalement, tandis que ses doigts s’agitaient pour déboutonner son vêtement.

Elle retira sa longue veste alourdie par l’humidité avant de la tendre au bookmaker, reconnaissante de cette délicate attention. Derrière ses airs un peu rustres et glacés, l’homme se montrait plus prévenant qu’elle ne l’avait imaginé...même si ses mots ressemblaient plus à un ordre qu’à une proposition. Une vague de froid s’enroula autour de son corps, mais la sensation de moiteur s’était évanouie. Elle plissa rapidement le tissu ample de son cardigan brun ainsi que celui de sa longue jupe, de couleurs ocre. Son collier de perles ambrées enjolivait la sobriété de sa tenue. La bourgeoise se redressa alors, croisant de nouveau le regard magnétique du Shelby. Elle se pinça les lèvres. Avait-on réellement besoin de son aide ? Non. Ce n’était qu’une maudite excuse pour ne pas dévoiler complètement sa timidité, qui avait parfois tendance à refaire surface aux moments les plus inopportuns.

Partagée entre l’envie de s'enfuir et sa troublante curiosité, Eliza récupéra son gin et en prit une gorgée. La pluie continuait de s’abattre fiévreusement sur l’établissement, l’emprisonnant ainsi à l’intérieur du bar. Elle ne pouvait renier l’espoir qui l’avait poussé à poser un pied à Small Heath, un univers bien différent de celui dans lequel elle évoluait habituellement. L’espoir de revoir cet homme aussi fascinant qu'intimidant...voilà ce qui avait, peut-être, incité une part de son être à flâner dans ce monde inconnu. Seulement, la bourgeoise réalisait que réprimer cette envie aurait été bien plus sensé.

“ Oui...oui je suppose.”Les gouttes d'eau s’écrasaient lourdement contre les parois du bar. Une énième excuse pour s’éterniser. Ses yeux analysaient le visage du Shelby…en vain. Le petit verre de gin était l’unique indice prouvant qu’il tenait à ce qu’elle reste. “ Mais je ne devrais pas trop...m’attarder. Mon voiturier a tendance à être rapidement distrait…et j’ai bien peur que Birmingham ne soit pour lui une....une très grande distraction.”ajouta-t-elle, osant enfin s’installer sur la banquette, croisant une jambe par-dessus l’autre. En chemin, la bourgeoise avait été surprise d’apercevoir autant de maisons closes, aux allures certes délabrées, mais étonnamment bien vivantes. Et Oliver, jeune boute-en-train, appréciait grandement ce genre d’endroit...la dame craignait que son voiturier ne s’égare dans l’un de ces établissements. Seulement, ses paroles sonnaient inconsciemment comme un avertissement pour son propre esprit, bien trop curieux. Son visage s’abaissa pour contempler le liquide alcoolisé. Un deuxième verre suffirait sans aucun doute à la rendre aussi éméchée que les ouvriers qu’elle avait rencontrés...aussi préférait-elle boire modérément. La dernière chose qu’Eliza souhaitait était de se ridiculiser devant un homme aussi austère que Thomas Shelby.

La bourgeoise releva la tête, une once d’appréhension assombrissant ses iris noisette. “ Croyez-vous qu’ils tiendront leurs langues ?”demanda-t-elle finalement, jetant un regard vers la cloison qui les dissimulait aux yeux des ouvriers qui se trouvaient dans la pièce adjacente. Si leur entrevue remontait aux oreilles de Kimber... Son fiancé agissait avec impulsivité et obéissait aveuglément à sa colère...colère qu’elle avait toujours évitée, en se pliant à sa volonté en dépit du dégoût qu’il lui provoquait. Mais si cette information s’échappait du bar, Eliza se doutait qu’elle n’aurait aucune porte de sortie pour échapper à la fureur de William. Il y verrait là un complot. Un stratagème de la part du Shelby, peut-être ? Une trahison de la part de son innocente fiancée ? L’ampleur de la situation lui rappela alors qu’elle devait toujours écouter ce que lui soufflait la raison... même si cela revenait à se priver de liberté et d’indépendance.




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    Remember what you must do when they undervalue you, when they think your softness is your weakness, when they treat your kindness like it is their advantage. You awaken every dragon, every wolf, every monster that sleeps inside of you...and you remind them what hell looks like when it wears the skin of a gentle human.+ aeairiel.
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Thomas Shelby
J'ai 29 ans et je vis à Birmingham, Angleterre. Dans la vie, je suis leader des Peaky Blinders et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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I wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside, there's nowhere we can hide, no matter what we breed, we still are made of greed
This is my kingdom come.

Un gang familial règne sur un quartier de la ville de Birmingham : les Peaky Blinders, ainsi nommés pour les lames de rasoir qu'ils cachent dans la visière de leur casquette.

Thomas Shelby a l'air d'être quelqu'un de toujours soucieux. Et pour cause, son cerveau est perpétuellement en marche. Ça turbine là-haut. Tommy a des ambitions, de très grandes ambitions, et il se donne toujours les moyens d'atteindre ses objectifs. Il doit donc toujours avoir un coup d'avance.

Impitoyable, le cadet de la fratrie Shelby est prêt à tout pour servir ses ambitions et surtout sa famille. Le pire comme le meilleur, Thomas Shelby est partout.

Réfléchi et discipliné, il n'est pas du genre à céder à l'impulsivité même s'il se cache derrière cette immuable apparence quelqu'un de beaucoup plus torturé qu'il n'y parait.
A l’aube de ses trente ans, Thomas Shelby est sans doute bien jeune pour être un personnage aussi cynique. A cet instant précis, il se demande ce qu’Eliza Wellington, la fiancée de Billy Kimber, pouvait bien penser de lui. Il avait déjà validé le fait qu’elle n’avait pas peur de lui. A vrai dire, si ça avait été le cas, elle serait sûrement tout aussi paniquée d’être dans ce salon privé en tête à tête avec lui que dans la salle commune du bar. Mais encore une fois, elle ne l’était pas. Sans doute était-elle gênée alors. Est-il admis pour une femme de sa caste de se retrouver seule ici avec un voyou ? Certainement pas. D’autant plus qu’elle était presque mariée au roi des voyous. Ah, Billy Kimber… avec cette douce créature. L’idée paraissait complètement absurde, à moins que ce soit une forme d’envie qui poussait Tommy à un tel raisonnement ? En tout cas, il voulait la faire rester et quand Tommy veut, il obtient. Il est de ces hommes à qui on ne peut dire non, un acharné qui ne s’arrête que lorsqu’il a ce qu’il désire. Eliza ne résista pas, Tommy n’eut pas besoin d’user de trop de stratagèmes. « Oui ma dame. » s’amusa le Blinders quand elle lui demanda de faire attention à son manteau. L’amusement chez Tommy se traduisait en un simple sourire en coin. Il aurait d’ailleurs été à peine perceptible si Tommy n’était pas aussi austère en temps normal. « Promis. » reprit-il en ayant retrouvé tout son sérieux. La cigarette coincée entre les lèvres, il prit soin de pendre le manteau d’Eliza afin qu’il sèche au mieux. Sous le regard satisfait du Blinders, la future Kimber avala une gorgée de son gin. Le tête à tête se prolonge officiellement. Pour justifier une telle invitation, Tommy se plut à dire que c’était uniquement pour mieux se rapprocher de son ennemi. S’il était tout à faire honnête, il aurait été obligé d’admettre qu’il appréciait la douce compagnie que lui offrait Eliza. « Qu’il est regrettable, pour une homme, de se laisser distraire. » Mais comme il pouvait le comprendre, Tommy, maintenant qu’il était entièrement focalisé sur la jolie blonde. La spirale infernale de ses pensées s’était mise en pause, Tommy n’était que dans l’instant présent. Serait-ce donc ça, être distrait ? « J’imagine que lui aussi s’autorise un peu de tourisme. Comment avez-vous trouvé la ville mademoiselle Wellington ? » Il arqua un sourcil dans sa direction, porta son verre à ses lèvres pour le vider de moitié. Pour peu qu’il soit sincère, son avis l’intéressait. Tommy était étrangement attaché à cette ville décadente, notamment son quartier : Small Heath. Une femme comme Eliza n’a pas sa place ici. Tommy n’a aucun mal à imaginer à quel point elle a dénoté dans le décor qu’offre la ville. « Bien sûr. » qu’il répondit, sûr de lui, quand elle lui demanda s’ils tiendront leurs langues. C’était sans doute un brin arrogant de sa part mais il se sentait suffisamment craint pour éviter tout débordement. « Ne vous inquiétez pas. » Il finit son verre et sa cigarette par la même occasion. Après avoir écrasé le mégot dans le cendrier, il s’en ralluma une aussitôt. « Après tout, nous ne faisons rien de mal. » Il recracha la fumée de ses poumons. « Pas vrai ? » qu’il demanda, feignant l’innocence, alors qu’il savait pertinemment à quel point ce petit jeu pouvait être dangereux.  
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Évaporée, douce et distraite, c’est ainsi que l’on pourrait caractériser cette bourgeoise aux yeux lumineux mais rêveurs. C’est une femme à l’allure discrète et délicate, qui se complaît dans la solitude et la loyauté qu’elle voue à sa famille. Loin d’être audacieuse ou brave, son âme est pourtant empli d'impétuosité, laquelle s’exprime lorsqu’Eliza est juché sur le dos d’un cheval. Seulement, cette audace, qui au cours de sa jeunesse enveloppait entièrement son cœur...s’est effacée au fil des années, alors qu’Eliza se retrouvait progressivement contrainte à ployer devant la volonté de son père et des nombreuses responsabilités qui retombaient sur ses épaules, en tant qu’aînée de sa fratrie.

Fuyant désespérément l'inconnu, car bien trop lâche pour l'affronter... elle ne s’est, jusqu’à ce jour, jamais détournée du chemin que ses parents lui ont construit mais son cœur lui souffle parfois qu’une existence plus heureuse, plus palpitante, l’attend hors des sentiers battus.

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L’opulence de la société londonienne se retrouvait dans les somptueux bâtiments, la richesse des décors, la beauté de certains monuments ou encore l’abondance des restaurants et boutiques de luxe. La capitale était un véritable nid à bourgeois. Tous venaient se regrouper dans les lieux les plus populaires pour espérer goûter à l'effervescence propre à Londres...une atmosphère bien différente de celle qui régnait à Birmingham, et précisément Small Heath. Les effluves du charbon et de la fumée se mélangeaient à la pauvreté. Les bâtisses semblaient s’agglutiner les unes contre les autres, comme si elles avaient besoin de cette proximité pour maintenir leur équilibre. Tout lui avait paru...si étouffant. Eliza était accoutumée aux vastes espaces verdoyants, aux grandes demeures aussi majestueuses que solides...de fait, la bourgeoise choisit précautionneusement ses mots avant de répondre à la question de Thomas Shelby.

“ C’est...bien différent, de Londres.” En bien ? En mal ? La dame préférait garder le mystère...mais les yeux accrochés à ceux du bookmaker, il lui semblait bien laborieux de dissimuler la vérité. Elle ne cessait de maudire intérieurement son indocile concentration. Se laissait-il aussi facilement distraire ? Lui qui paraissait être aussi immuable qu’un roc, Eliza se demandait s’il existait une chose dans ce monde capable de déstabiliser le Blinders...non, certainement. Il était aisé de divertir un homme comme Kimber. Mais plus elle échangeait avec Thomas Shelby, et plus Eliza réalisait qu’il était en tout point différent de son fiancé. “ Mais pour le moment je n’ai pas eu le temps, ni l'occasion, de découvrir les plus beaux coins de Birmingham.”se rattrapa-t-elle rapidement, bien qu’Eliza espéra aussitôt qu’il ne considère pas ses propos comme une invitation à lui faire visiter la ville. Même si l’idée ne lui déplaisait pas. Non. Impossible. La bourgeoise ne pouvait se permettre de laisser ses pensées divaguer de cette manière.

Pourtant, animé par sa propre volonté, son esprit abandonnait ses fonctions, étourdi par le regard du Shelby. La bourgeoise comprenait peu à peu les rumeurs qui circulaient à son sujet, lesquelles ne se résumaient pas toujours à ses activités criminelles. C’était un bel homme, à n’en pas douter. Et la prestance qu’il dégageait, puissante et autoritaire, ferait de l’ombre à n’importe quel aristocrate. Aussi attisait-il la curiosité d’Eliza, qui, malgré ses appréhensions, se laissait distraire par l’aura énigmatique et indéfinissable du bookmaker...à son plus grand dam. Car la bourgeoise n’oubliait pas les conséquences de cet égarement. Au contraire, elle possédait la désagréable impression que le regard de Billy Kimber surveillait le moindre de ses gestes...mais la bourgeoise savait que cette sensation était provoquée par la présence de l’anneau autour de son annulaire. Seulement, la jeune femme ne put s’empêcher d’émettre ses doutes à voix haute. Les ouvriers tiendront-ils leur langue ? La menace du Shelby les réduirait-elle au silence ?

L’assurance du bookmaker, presque contagieuse, lui arracha un léger sourire. Eliza se détourna de la porte pour scruter le criminel, prenant une infime petite gorgée de son gin. Mais son rictus s’étiola subtilement. L’innocence de son interrogation ne trompait personne et à en voir l’expression de l’homme, il lui semblait qu’il s’amusait de la situation. Du moins le pensait-elle. La bourgeoise ne parvenait pas à décrypter l’attitude de Thomas Shelby, dont les mimiques se limitaient à un tressaillement de sourcils ou de lèvres. S’il se délectait du danger, la dame ne partageait pas son amusement...mais Eliza n’oubliait pas que son idiot de coeur était le seul fautif dans cette histoire, puisque c’était lui qui l’avait guidé jusqu’à Small Heath.

La bourgeoise se mura dans un court silence, manifestement déstabilisée par les propos du bookmaker. Elle abaissa un instant le regard. Mais son verre ne lui offrit aucune réponse, pas même un seul indice pour l’aider. La dame redressa la tête, s’interdisant de s’aventurer dans le jeu du Blinders, malgré la tentation qui était là, bien présente.

“ Oui, bien évidemment, Monsieur Shelby.”assura-t-elle fermement, bien que sa précédente hésitation en disait long sur ses pensées quant à leur entrevue qui ne relevait que du hasard...ou du moins, en partie. Ils s’avançaient sur un terrain glissant sur lequel Eliza risquait de déraper, si elle ne prenait pas garde à ses propos. “ Mais une situation peut vite être mal interprétée et les mensonges circulent bien plus rapidement que la vérité…mais vous semblez être certain de votre autorité.”Ce dernier point était certainement l’une des rares similarités que la bourgeoise retrouvait chez son promis. Kimber ne doutait aucunement des sentiments qu’il inspirait à son entourage. Menace. Danger. Pouvoir. Elle retrouvait ses mêmes caractéristiques dans les prunelles du Shelby. “ Alors j’imagine que...que je dois me fier à vous. Puis-je vous faire confiance, Monsieur Shelby ? ”demanda-t-elle doucement, soutenant avec calme et sérénité le regard du bookmaker. Pouvait-elle réellement faire confiance à un gangster de sa trempe ? Elle, petite bourgeoise londonienne ? Eliza n’était pas assez naïve pour croire les paroles de Thomas Shelby, aussi inoffensives soient-elles.




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