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 The marks humans leave are too often scars.

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Mad Max
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

You know your pride is vicious, it is far sharper than any spear you wield. It will destroy more than you know.

En plein cœur de la guerre du Péloponnèse, un guerrier sparte s’est retrouvé réduit à l’esclavage dans une trirème athénienne. S’il était voué à trépasser à bord de ce navire...les divinités ont tracé pour ce soldat un tout autre destin. Deux ennemis réunis. Dans une villa d’Athènes. Un esclave offert à une jeune athénienne. Une demoiselle dévorée par le chagrin causé par la perte de son frère...et un homme, dont le cœur n’a jamais cessé de battre pour la liberté et la vie. Un monde entier les sépare. Réussiront ils seulement à voir au-delà de la rage qui les aveugles tous deux ?

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Leaïna d'Athènes


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La nuit pâlissait doucement. Sous son regard, la lumière des étoiles s’étiolait, le soleil se nimbait d’un halo lumineux encore blême tandis que le ciel se parait de quelques couleurs orangées à l’horizon. Accoudée à la balustrade de son balcon, la lionne contemplait le levé du jour comme si c’était la première fois. A ses pieds, la cité s’éveillait lentement...Mais le silence enveloppait encore la ville, ce qui enjolivait la beauté de cet instant. Leaïna profitait de ce moment de quiétude pour apaiser les pensées tumultueuses qui agitaient son esprit depuis quelques jours. Son jeune frère avait rejoint le front. Après un court séjour au palais, Laïos avait revêtu son armure et avait rejoint les rangs du bataillon qui rejoignait un campement non loin d’Athènes. C’était le cœur meurtri par la tristesse que Leaïna avait observé son cadet s’éloigner une énième fois sur son étalon...ne se rappelant, que trop bien, que son aîné avait arboré ce même regard orgueilleux avant de quitter la ville pour ne jamais revenir.

Depuis le départ de Laïos, c’était avec ferveur que la lionne priait les dieux. Elle implorait la clémence d’Athéna. Elle sollicitait sa sagesse, afin qu’elle guide les pas de son jeune frère...et qu’elle puisse le serrer de nouveau dans ses bras. Son sommeil était peuplé de cauchemars. Des rêves sombres, toujours similaires, dans lesquels elle apercevait le corps sans vie de ses deux frères, flottant à la surface d’un océan rouge de sang...dans ses rêves, Leaïna voyait leurs yeux éteints fixer le vide et leur bouche à jamais tordue en une expression de douleurs. Puis, subitement, leurs têtes tournaient dans sa direction. Et des hurlements stridents retentissaient. Leurs lèvres ne remuaient pas. Mais c’étaient leurs cris. Les moribonds hurlaient. Encore et encore. Ils hurlaient à l’agonie. Et lorsque Leaïna s’éveillait, le cœur battant à tout rompre, il lui semblait toujours entendre leurs gémissements.

Elle refusait de perdre un second frère. Bien qu’elle savait que l’illustre commandant Cosmô parcourait dorénavant les Champs Elysées sous un soleil brillant, libéré de toutes contraintes, sa perte l’avait anéantie. Son palpitant s’était brisé. Fracassé. Et seul le temps était dorénavant en mesure de cicatriser cette plaie béante qui s’était ouverte dans sa poitrine…
Le soleil s’était dissimulé derrière un voile grisâtre, lorsque Leaïna immergea son corps dans un bain préparé par ses servantes. Leurs mains habiles brossèrent par la suite sa longue chevelure aux ondulations légères. Le corps à présent dissimulé sous un long péplos de lin opalin, aux motifs floraux discrets et pourvu d’un cordon autour de la taille, la lionne quitta ses appartements pour retrouver sa mère. Une douce odeur de pluie fleurait dans la villa lorsqu’elles commencèrent à tisser. Sa matinée fut alors rythmée par le bruit des gouttes d’eau, qui s’écrasaient paisiblement sur les toits d’Athènes, ainsi que les conversations des dames...dont les bruissements furent vites réduits au silence à l’arrivée de Demetrio. Son interruption fut brève. Il lui assura qu’elle serait dans ses pensées. Elle lui assura qu’il sera dans les siennes. Et disparut aussitôt.

Les doigts ankylosés, soulagée de retrouver le silence de sa chambre, Leaïna s’empressa de retrouver ses quartiers. La porte se referma doucement derrière elle. Un discret soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle se retourna...avant de s’immobiliser aussitôt. Trois silhouettes, dressées de toute leur hauteur au centre du salon, lui faisaient face. Deux soldats athéniens, aux armures étincelantes, encadraient un homme,dont les vêtements déchirés et maculés de terre contrastaient avec l’élégance du décor. Immobile, le visage figé en une expression d’incrédulité et de surprise, Leaïna scrutait tour à tour les envahisseurs. “ Que faites-vous ici ?”demana-t-elle finalement, d’une voix qui se voulait tranchante...mais qui était, en dépit de ses efforts, adoucie par sa prestance. “ Pardonnez notre interruption dans vos quartiers...nous...nous avons reçu l’ordre...le commandant vous a offert un présent.”La jeune femme haussa un sourcil en réponse, incitant alors le second soldat à prendre le parole. “ Un bâtard de Sparte, c’est lui qui a tué votre frère !”Son timbre était venimeux. Méprisant. Empoisonné par la rage que les athéniens vouait à leurs ennemis.

Son regard, qui était jusqu’alors posé sur ses compatriotes, glissa en direction du guerrier spartiate...ou, du moins, ce qu’il en restait. Une lueur de tristesse traversa ses yeux azurés. Avait-il porté le coup fatal à son aîné ? Était-ce le soldat qui avait précipité Cosmô dans les bras de la mort ? Un flot de chagrin, mêlé à une rage douloureuse, déferlait dans ses veines tandis que la lionne observait ce scélérat. Son corps était sillonné de plaie, de cicatrices et d'ecchymoses, si bien qu’il ne restait plus aucune parcelle de peau intacte. Mais ce n’était ni le sang, ni ses blessures qui la marquèrent. Non.

C’étaient ses iris. D’un bleu profond, semblable aux siens, brillant d’une fierté que son état avait échoué à réprimer. Et, à en voir l'œil tuméfié de l’athénien, et la lèvre fendue du deuxième, Leaïna comprit que ces derniers avaient également échoué. La lionne redressa la tête, chassant l’éclat de souffrance qui s’était attardé dans ses pupilles. Elle s’avança dans leur direction. Le menton relevé afin de garder son regard ancré dans celui de l’esclave, la jeune femme noua ses mains devant elle.“ Est-ce vrai ? Avez-vous tué le commandant et seigneur Cosmô d'Athènes ?”Son ton était froid, presque impérial. Son visage, dont on vantait tant la douceur et la délicatesse, demeurait impassible. Pourtant, alors que Leaïna toisait le guerrier sparte, l’assassin de son frère, son cœur se déchirait une nouvelle fois.
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Kytana
Kytana
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Arès
J'ai 29 ans et je vivais à Sparte, Peloponnèse, Grèce. Dans la vie, je suis esclave mais ancien guerrier spartiate et je m'en sors mal vous avez déjà vu un esclave s'en sortir bien vous ? .

Mais dans quelle galère m’étais-je encore fourré ? Une de plus ? Je n’étais plus à cela près depuis que mon précieux rang de guerrier m’avait été injustement arraché et au profit de quoi ? D’un banal esclave ? Tsss comme si j’étais en mesure d’accepter un tel rabaissement, non non j’étais bien de trop fier et bien de trop arrogant pour me laisser soumettre si aisément. Franchement, ils croyaient quoi tous ces abrutis autour de moi ? Qu’il suffisait de quelques coups de fouet et de plat d’armes pour abattre l’un des guerriers les plus influents de Sparte ? Alors ça non jamais ! Jamais je ne me laisserai abattre et jamais je ne me laisserai soumettre ! Si la carapace physique de mon propre corps semblait ébranlée, il n’en était rien de ma force mentale qui n’avait pas failli du moindre degré. Alors ils pouvaient continuer de me torturer et de s’acharner sur ce corps brisé, jamais ils n’obtiendraient la moindre obéissance de ma part, tout ce qu’ils auraient ce serait quelques crachats en pleine figure ou encore la marque de mes mains ensanglantées sur leur visage, leur volant leur nez ou quelques dents par la même occasion.

Me conduire jusque dans ce palais hostile n’avait pas été des plus simples, bien au contraire ces deux Malakès (on peut traduire par c*****d ^^) sortaient plutôt d’un exercice périlleux, l’état tuméfié de leur visage le montrait bien. Quant au mien, autant ne pas faire de commentaire là-dessus, je ne supportais pas la défaite mais à trois guerriers contre un, pouvait-on vraiment affirmer que j’avais perdu ? Surtout contre des crétins d’Athéniens totalement ignares du noble art de la guerre. Autant se soumettre à l’hégémonie spartiate, cela vaudrait quelques bains de sang en prime, hélas je n’avais pas le contrôle là-dessus, je ne l’avais plus. J’aurais offrert une mort digne à ces Malakès si je n’avais pas été trahi par Alcibiade, mon fidèle lieutenant et frère d’armes. Rien qu’à cette pensée qui traversa mon esprit le temps d’un court instant, je sentis mes poings se serrer avec force et hargne, près à broyer ces deux minables s’ils ne m’avaient pas solidement retenu à l’aide d’une épaisse corde. Des imbéciles certes, mais des imbéciles intelligents…Et bientôt ils me ramèneraient à bord de l’Adrestia, célèbre trirème de guerre Athénienne pour que je mette mes compétences de guerrier, enfin de rameur plutôt à toutes épreuves, le temps de couleur deux ou trois navires spartiates au passage, il fallait bien que mes muscles servent à quelque chose tsss. Et l’idée de devoir massacrer mes frères spartiates me donnaient la nausée, ne faisant que renforcer la profonde hargne en moi mais avais-je vraiment le choix ? Bon sang, ces raclures paieraient un jour pour leurs atrocités j’en faisais le serment. J’étais loin d’être un Saint aussi de mon côté sauf que je ne tuais jamais pour le plaisir, contrairement à eux qui prenaient un malin plaisir à rabaisser ce que j’avais de plus précieux encore : ma fierté. Je ne tuais que sur le champ de bataille, à adversaire égal, du moins quand j’avais la chance et l’honneur n’en croiser, ce qui n’était plus le cas depuis déjà de nombreux mois.

Et ce palais qui empestait la vermine Athénienne à plein nez, mais pourquoi ils me faisaient subir cela bon sang, je ne leur rapportais pas assez de drachmes à combattre dans les arènes, il fallait en plus qu’il me traine la jambe jusque dans cette bâtisse trop classe et trop propre où la richesse et l’opulence suintait à tout va. Cela aurait dû me rappeler mon ancienne vie à Sparte, la cité Rouge comme on la nommait. Après tout je n’avais pas toujours été ce semblant d’esclave que j’étais devenu, j’avais aussi reçu une bonne éducation entre les belles étoffes pourpres, couleur de richesse par excellence dans tout le monde Grec et le marbre aussi blanc qu’étincelant. Au-dessus de ma tête, je perçus brièvement le son familier de la pluie ruisselant contre la tuile, j’en avais oublié qu’en plus d’avoir le corps brisé, le visage marqué par les stigmates des coups, j’étais trempé jusqu’aux os mais peu importait surtout pour un Galérien qui ne connaissait plus qu’une vie en mer ou presque. Cela ne me déplaisait pas de débarquer mais le mal de terre avait failli me faire cracher mes tripes plus d’une fois.

Deux à trois fois, ces deux brutes me forcèrent à accélérer le pas dans ce dédale de coursives me rappelant à quel point je haïssais ce genre d’endroit et la foule contenue à l’intérieur. C’était pire encore quand j’ avais l’étroite impression que tous les regards étaient braqués sur moi, hostiles dans la plupart des cas et il y avait de quoi même si j’avais perdu mes fières couleurs rouges spartiates et que je revêtais désormais le brun clair réservé aux hilotes et aux esclaves, quelle décadence…Mes couleurs me manquaient, mon épée et mon armure aussi mais je ne désespérais pas à l’idée de les arborer une nouvelle fois fièrement sur le champ de bataille.

Un coup sec sur la corde me surprit tout en me sortant de ma torpeur, je ne pus m’empêcher de jurer une nouvelle fois alors que je tombai à sur un genou, m’empressant de me redresser.

« - Malaka ! Encore un geste de ce genre et je vous fais cracher le reste de vos dents !  »

La situation ne pouvait me faire que sourire car ils ne leur en restaient pas beaucoup de dents…Ce qui me valut d’ailleurs en représailles un coup de pied derrière le mollet, pour me faire plier de nouveau. Malgré ma carrure large et ma résistance physique, je flanchai une nouvelle fois, ne pouvant soutenir le fragile équilibre de mes jambes. Alors que je me relevais pour la seconde fois, ce fut la première fois que je perçus son regard et que je compris ce qu’ils complotaient. Il n’y avait vraiment que de la lâcheté Athénienne pour me rabaisser ainsi, à m’offrir comme un vulgaire morceau de viande à une haute gradée Athéneinne. Après je ne savais pas tout bien sûr, je ne percevais que les grandes lignes mais cette idée était loin d’apaiser cette colère grondante en moi, si aucun homme ici n’était en mesure de m’asservir, ce serait encore moins une femme qui le ferait… Alors quoi j’exaltais l’arrogance et la fierté, j’avais beau n’être plus que l’ombre de moi-même, j’avais encore un minimum d’honneur à défendre. Puis cette douce et charmante créature qui venait de m’adresser la parole, en règle général je ne dialoguais pas avec des Athéniens, je les frappais c’était bien mieux comme moyen d’expression mais aussi brute que j’étais, je n’avais encore jamais levé la main sur une femme et je méprisais ceux qui le faisaient. Je les forçai à avaler leurs dents à ceux-là aussi en règle générale…

« - Non ! Je n’ai tué personne de ce nom…Mais vu le grade, ça aurait sûrement bien amusé ! Plutôt que d’affronter des trouffions d’Athénien de base…*

Provocateur moi ? Non jamais…Enfin si juste un peu…J’avais juste retenu que ce Cosmô aurait pu être un adversaire à ma taille, j’en avais connu que peu dernièrement et la fièvre du combat me manquait terriblement. Un spartiate sans son arrogance et sa grande estime de lui-même ce n’était plus un spartiate après tout.  Mon dédain profond envers le peuple Athénien allait surement causer ma perte un jour mais qu’importait car je n’avais plus rien à perdre, j’étais autant détestable qu’haïssable mais qu’en avais-je à faire ? strictement rien… Ce fut un violent coup de coude dans les côtes qui me fit taire cette fois et la voit tonitruante du premier garde qui l’accompagnait.

« - Ferme-là, esclave ! Tu n’es pas en terrain conquis ici !"

C’était du moins ce qu’il croyait, mais surement pas moi, mon petit sourire provocateur en coin ne me quittant jamais réellement…

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Mad Max
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Leaïna d'Athènes


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La lionne s’efforçait de paraître digne. Impassible. Aussi froide que la pierre. Mais la provocation du spartiate la fit ciller. Ses doigts, étroitement liés devant elle, se resserrèrent imperceptiblement. Le scélérat parlait avec assurance. Il la regardait, avec assurance. Sur son visage, Leaïna pouvait déchiffrer tout l'orgueil qui l’habitait. Comme s’il était un homme libre et non un esclave, un homme réduit à subir la suprématie des athéniens et qui verrait bientôt sa propre cité s’effondrer si les dieux le voulaient...la torture qu’il avait subie ne semblait pas l’avoir atteint. Oh, il en gardait de nombreux stigmates sur sa peau...mais son regard était intact, dépourvu de toute désolation. Une lueur d’agacement traversa ses yeux. Ainsi que de tristesse. Ses propos railleurs l’impactèrent plus que de raison, car elle remuait la douleur provoquée par la perte de son aîné.

Un des deux athéniens s’empressa de lui faire ravaler ses paroles en lui assénant un coup dans les côtes. Mais le scélérat n’en perdit aucunement son sourire séditieux. Peut-être même que son rictus s’amplifia...ne craignait-il donc pas de rejoindre le Tartare, lieu où l’attendait sans aucun doute tous ses compatriotes ? Il était à la merci des athéniens. Il lui suffisait d’un geste de la main, pour le condamner à mort. Et personne ne lèverait le petit doigt pour l’en empêcher...cette idée la rassura, autant qu’elle la déstabilisa. Pouvait-elle se montrer aussi impitoyable que leurs ennemis ? Avait-elle la force de s’emparer d’un tel pouvoir ? Avait-elle seulement la volonté ? Au plus profond de son cœur, la lionne se doutait pertinemment de la réponse. La violence ne coulait pas, et ne coulerait jamais, dans ses veines...malgré l'intensité de sa haine. “ Arrêtez soldat, je lui pose des questions. J’aimerais qu’il soit en mesure de me répondre.”déclara-t-elle, en plantant son regard sur le garde qui venait de frapper l’esclave. Ce dernier hocha légèrement la tête en réponse, bien qu’elle aperçut un soupçon de surprise se peindre sur son visage.

La jeune femme abaissa de nouveau la tête pour contempler le scélérat. Son regard, d’ordinaire si doux, était dorénavant aussi tranchant que la lame d’une épée. “ Quant à vous…commença-t-elle, s’évertuant à garder un timbre mesuré afin de taire toutes les émotions qui l’envahissaient progressivement. “ Qui êtes-vous pour parler avec une telle arrogance ? Mon frère vous aurez tué avant même que vous puissiez lui adresser votre stupide sourire bien trop orgueilleux pour un esclave.” De fait, son aîné était un glorieux combattant. Sa chute avait ébranlé Athènes jusqu’aux profondeurs de ses entrailles. L’homme qui se trouvait face à elle, le scélérat qui osait soutenir son regard avec impétuosité, n’aurait jamais pu terrasser un guerrier athénien comme Cosmô. Sauf si...sauf s’il avait usé de la ruse.

De la part d’un soldat spartiate, on ne pouvait attendre que de la déloyauté et de la lâcheté. Et même si l’esclave venait de lui assurer le contraire… Leaïna n’était pas assez sotte pour croire aux paroles d’un chien spartiate. Qu’importe les mots qu’il prononçait, à ses yeux, il n’aboyait que des mensonges…“ Mais comment croire les paroles d’un soldat spartiate ? Vous n’êtes que des menteurs, tous autant que vous êtes.”annonça-t-elle, la voix empreinte d’un mépris que la lionne ne dissimulait plus. La jeune femme continuait de toiser l’esclave, ne s’efforçant aucunement de chercher une preuve de sincérité dans son regard….les êtres comme lui mentaient comme ils respiraient.



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But do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath...And they're running, running, running.
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Kytana
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Arès
J'ai 29 ans et je vivais à Sparte, Peloponnèse, Grèce. Dans la vie, je suis esclave mais ancien guerrier spartiate et je m'en sors mal vous avez déjà vu un esclave s'en sortir bien vous ? .


Il n’y avait rien de plus fier qu’un guerrier Spartiate, ça c’était une certitude, cette vérité était d’autant plus marquée quand le combattant en question avait été autrefois parmi les plus hauts gradés du prestigieux commandement d’élite Spartiate. Il s’agissait de moi-même en l’occurrence, bon sang ce qu’il était pénible de ressasser le passé quand une chaine d’acier indestructible retenait chaque extrémité de son corps ou presque. Et cette gamine aussi innocente qu’arrogante qui voulait me faire la morale dans son palais doré. Encore une qui ne connaissait absolument rien de la vie, de sa dureté, de sa violence, étant donné qu’on lui avait toujours tout servi dans le creux de la main. Ces personnes-là n’avaient qu’à lever le petit doigt afin que l’on assouvisse ses moindres caprices de petite Reine, cela me blasait plus qu’autre chose, moi aussi j’aurais aimé vivre autrement, sans verser le sang pour survivre et me faire une petite place dans un monde décadent et hostile, sans avoir à brandir mon épée pour cela.

Certes avec le temps, j’étais devenu froid, implacable, sans pitié mais le sens de l’honneur ne m’avait jamais quitté. Le combat, la fièvre, le sang, la sueur bien sûr que j’aimais ça, c’était ancré culturellement au plus profond de mon être. J’avais reçu l’entrainement mais aussi l’éducation spartiate qui l’accompagnait de pair. A Sparte, un homme qui ne devenait pas un soldat ne devenait rien du tout, il était rejeté ou méprisé. Dans notre société, il n’y avait aucune place pour la faiblesse, juste la force, l’honneur et l’arrogance. C’était notre philosophie, bien plus qu’une simple vision des choses et on nous craignait et on nous haïssait pour cela. Athènes avait bien ses raisons de trembler devant nous, on n’en aurait jamais fini de leur en faire baver jusqu’à la capitulation finale, jour qui arriverait bien avant l’heure, la domination Spartiate étant presque à son apogée.

Et cette gamine qui continuait de me toiser avec arrogance et qui croyait vraiment que ses mots pouvaient m’ébranler ? Certainement pas, je ne vacillerai pas devant elle, je ne vacillerai devant personne, aussi haut placé qu’il soit dans cette société vouée à la destruction. Je savais bien que je n’étais pas en terrain conquis ici, que je ne pourrai pas faire le malin éternellement mais à croire que me moquer d’Athènes et de ses citoyens était devenu mon jeu préféré depuis qu’on m’avait retiré mes armes, il fallait bien que je me défoule d’une certaine manière après tout.

« - Hum… Vraiment ? Pardonnez-moi de douter de vos paroles…Car ce n’est pas votre frère qui se tient devant vous à ce que je sache. »

Comment dans mes souvenirs aurais-je pu me rappeler si j’avais tué ce type ou non ? J’en avais tellement terrassé des guerriers au palmarès imposant que je ne connaissais même plus tous les noms de ces polémarques Athéniens tombés au combat sous mes coups. Il fallait que je ressasse mes souvenirs, aussi flous qu’embrumés dans ma tête. Cosmô non non cela ne me disait absolument rien comme nom mais j’avais entendu dire d’après quelques-unes de mes sources qu’Athènes avait subi une lourde défaite au cours de ces derniers mois, une de plus c’était devenu une banalité à mes yeux mais c’était peut-être cela dont cette gosse me parlait. Qu’en avais-je à faire ? Pour une fois je n’étais pas mêlé là-dedans, c’était quelques jours après la rude trahison d’Alcibiade, mon si fidèle lieutenant. J’en avais la nausée rien que de repenser à ce douloureux souvenir, une plaie béante en moi qui refusait de cicatriser bien que mon corps n’en portait aucune marque, c’était juste mental mais souvent les blessures mentales étaient bien pires que les physiques…

Et voilà que cette gamine capricieuse me traitait de menteur à présent, moi Arès commandant déchu d’une puissante infanterie d’une centaine d’hommes environ, tous des hoplites férocement entraînés à combattre jusqu’à ce que mort s’en suive. Des hommes qui faisaient couler un sang aussi rouge que la fière couleur arborée sur notre équipement de guerre, comprenant bouclier, casque, épée et lance pour la majorité d’entre nous. Non non, son innocence aurait rendu plus d’un homme fou mais pas moi. Mes combats je ne les avais pas remportés qu’avec mes muscles, je les avais aussi gagnés avec ma tête, un esprit réfléchi c’était un atout de taille. N’importe quelle faction d’élite spartiate ne comportait aucun guerrier bourrin à sa tête, si c’était ainsi que les Athéniens nous percevaient, la raison de leur défaite progressive était avant tout dû à leur manière de penser… Non, les Spartiates n’étaient pas tous des guerriers assoiffés de sang, il y avait quelques tête pensantes derrière, de fins stratèges, pour ne pas me décrire bien sûr…

« - C’est facile pour vous de nous imaginer comme les grands méchants et menteurs de service mais qui peut prétendre à un tel jugement ? »

C’était vrai dans le fond, qui d’autres que les Athéniens pouvaient se permettre de nous juger ainsi sans aucune preuve ? Voilà bien un domaine où les deux factions ennemies pouvaient se renvoyer la balle au travers d’un échange sans fin. Pour les uns et pour les autres, envers les uns et les autres, nous étions tous des menteurs, des salauds de la pire espèce, c’était normal de considérer ainsi leurs adversaires dans cette guerre qui durait vraiment depuis trop longtemps. Au moins je ressentais qu’elle était aussi blasée que moi au travers de ses mots, sans oublier cet insolent mépris qui m’indifférait plus qu’autre chose. Trop fier pour être soumis, tel était mon état d’esprit, il l’avait toujours été, l’était et le serais toujours. Quiconque ici était bien fou pour oser obtenir un jour la moindre compassion et soumission de ma part. Si j’étais un esclave, c’était uniquement dans leur petite tête de linotte pas d’autre part.

« -Puis-je au moins savoir ce que vous avez l’intention de faire de moi ? Surement pas du baby sitting si ?»

Chassé le naturel et il revenait au galop à pleine charge c’est ce qu’on disait non ? J’avais tenté d’estomper un peu mon côté moqueur sur ces dernières tirades avec elle mais c’était plus fort que moi, il fallait toujours que je finisse par en rajouter une couche, tsss mon côté provocateur me perdrait mais c’était comme tenir un glaive dans une arène, j’adorais ça, j’avais ça dans les tripes, c’était immuable. Pas sûr qu’elle le prenne bien mais j’en avais que faire, on n’abattait pas un guerrier par quelques coups de fouet et par quelques mots. Seule la Mort pouvait m’arrêter à juste titre.

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Leaïna d'Athènes


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Peut-être chérissait-elle l’espoir de le voir ciller sous ses mots. Oui. Peut-être était-ce pour cette raison que Leaïna utilisait un ton aussi froid que mordant pour lui adresser la parole. Mais une partie d’elle-même se doutait qu’un homme de son envergure ne ploierait pas aussi facilement face à un ennemi, encore moins lorsque le visage de ce dernier portait la douceur d’un soleil printanier. L’insolence qu’elle lisait dans ses yeux suffisait à lui prouver ses dires. Même enchaîné, l’esclave qui se trouvait face à elle n’abandonnerait jamais son combat. Peu importait la difficulté, les risques...il ne baisserait pas les bras. C’était stupide. Le scélérat n’avait aucune échappatoire. Mais honorable. Cosmô lui avait appris à reconnaître la valeur d’un adversaire afin de ne jamais le sous-estimer.

La lionne inspira doucement, et ses traits se détendirent. Chaque parole de l’esclave l’impactait douloureusement. Bien qu’elle n’en montrait rien, son cœur se noyait dans un océan de tristesse. “ Non, c’est vrai...mais au moins a-t-il eu l’honneur de mourir sur le champ de bataille, en homme libre. Vous en revanche...vous allez mourir ici, en tant qu’esclave.”répliqua-t-elle. Son frère était mort en guerrier...mais lui, spartiate déchu de son rang, pourrait-il en dire autant lorsque son cœur cessera de battre ? Non. Ses prouesses, ses victoires... toute la gloire qu’il avait certainement amassée au cours de sa carrière militaire, tombera dans l’oubli. Nul ne se souviendra de son prénom. Il restera à jamais un esclave, parmi tant d’autres, alors que les récits loueront les batailles de Cosmô, le grand général athénien qui décima des armées durant une décennie. Son frère sera éternel. Leaïna le savait. L’immortalité. N’était-ce pas ce qu’un homme recherchait au cours de sa vie ? N’était-ce pas la plus belle récompense pour un combattant ?

Le scélérat n’avait pas tort. Leaïna avait parlé avec rancœur, inspirée par la haine qu’elle vouait aux ennemis qui osaient s’opposer à la suprématie athénienne. Mais les préjugés que la lionne portait à l’encontre de leur adversaire étaient sans nul partagés par ces derniers. Voilà une remarque que la jeune femme ne parvint pas à relever. Même si l’envie ne manquait pas...elle avait assez de jugeote pour reconnaître ses erreurs, bien qu’elle se garderait de le préciser à haute voix.

Le regard posé sur l’esclave, la jeune femme ne montra aucun signe d’exaspération face à ses paroles empreint d’arrogance et d’insolence. Pourtant, c’est bien un éclair d’impatience qui la traversa. La lionne toisa un instant l’ancien guerrier spartiate, se murant dans un silence pesant et lourd. Qu’allait-elle faire d’un tel homme ? Rien, sans aucun doute. Les multiples plaies parcourant sa peau ne parvenaient pas à étouffer cette étincelle d’impétuosité qui crépitait dans son regard….à l’inverse de certains de ses compatriotes, Leaïna n’éprouvait aucunement le plaisir malsain de faire plier un homme à sa volonté. Aussi leva-t-elle le regard vers les soldats, ignorant soigneusement la question de l’esclave.“ Ramenez-le, sa ferveur sera plus utile sur nos navires.”Les gardes s’observèrent un instant, avant que l’un d’entre eux prenne la parole. “ Ma dame nous...c’est impossible. Le commandant Demetrio nous a donné l’ordre de vous l’emmenez. Il dit que vous avez profondément souffert de la mort de votre frère et que ce bâtard est un présent pour vous faire oublier votre peine.”

Si la jeune femme s’était évertuée à garder un visage de marbre jusqu’alors...la surprise se peignit aussitôt sur ses traits. “ Un présent ?”répéta-t-elle, le dégoût et l’étonnement se reflétant distinctement dans son timbre. Comment pouvait-on croire qu’un tel…présent parviendrait à éponger sa souffrance ? Laquelle lui rappelait ô combien elle avait aimé son aîné, en dépit de tous leurs différends. Non, elle ne voulait pas ignorer la douleur. Elle n’était pas assez lâche pour se complaire dans le déni. Les réflexions de son fiancé, Demetrio, la désorientaient. Leaïna ne le comprenait pas. Il ne la comprenait pas. S’attendait-il à ce qu’elle lève la main sur cet homme ? L’idée n’avait jamais effleuré l’esprit de la lionne. Elle possédait des vices,comme tout être, mais la violence n’en avait jamais fait partie. Quand bien même il lui arrivait parfois de désirer que la brutalité coule dans son sang, comme ses deux frères...

“ Très bien. Mettez lui un drap sur ses épaules, ses blessures vont terrifier les servantes.”déclara-t-elle en s’éloignant en direction de son bureau. La distance qu’elle instaura alors avec l’esclave la rassura. La pression qui l’écrasait, impression que Leaïna n’avait pas remarquée jusqu’à présent, se dissipa légèrement. “ Et...ensuite ?”La lionne tourna son visage vers le soldat, avant d’arrêter son regard sur la silhouette aussi imposante que ses gardes. Et ces derniers portaient une armure, ainsi qu’une épée...tandis que l’esclave n’avait sur lui que des vêtements déchirés. Ennemi ou non, il était aisé de reconnaître un grand guerrier. Son regard ne trompait personne. “ Ensuite nous irons au marché. Mais d’abord, donnez lui de quoi nettoyer un peu le plancher.”

Alors qu’un des gardes abandonnait son poste pour transmettre des ordres à un soldat posté à la porte, Leaïna s’installa sur un siège, désireuse de se plonger dans la lecture d’un illustre récit. “ Quant à vous...ne prenez pas trop vos aises, vous retrouverez bientôt votre cellule.”ajouta-t-elle à l’attention de l’esclave. Une promesse que la lionne s’évertuerait à tenir...elle souhaitait se débarrasser de cet homme au plus vite.



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Kytana
Kytana
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Arès
J'ai 29 ans et je vivais à Sparte, Peloponnèse, Grèce. Dans la vie, je suis esclave mais ancien guerrier spartiate et je m'en sors mal vous avez déjà vu un esclave s'en sortir bien vous ? .


Si elle pensait m'avoir à l'usure, c'était peine perdue, il en fallait bien plus que cela pour abattre un guerrier de mon envergure qui n'avait pas en lui qu'une grande force et une résistance physique, mais qui avait surtout un mental d'acier qui ne vacillerait pas d'un iota. Comment pouvait-elle se prétendre ainsi au-dessus de tout alors qu'elle n'avait jamais foulé le sol d'une arène ou d'un champ de bataille, c'était tout de même osé de sa part de vouloir se prétendre bien plus haut que sa véritable place, la hiérarchie n'avait rien à voir là-dedans, on naissait guerrier ou pas, on le devenait ou pas et c'était évident que, de son côté un peu trop manichéen, elle ne le deviendrait jamais. Ce genre de personne étant bien de trop précieuse pour un jour se résoudre à prendre les armes ou alors elle avait bien de trop d'importance dans cette société Athénienne pourtant totalement décadente pourquoi refusaient-ils tous de l'admettre une bonne fois pour toute ?

J'avais moi-même eu beaucoup de mal à digérer ma dernière défaite mais au moins j'avais le mérite d'avoir une raison louable, celle de la trahison mais là il y avait quoi pour qu'on daigne ainsi m'aboyer des ordres qui ne seraient jamais exécutés de toute manière, j'avais encore trop d'estime pour moi-même pour me rabaisser au rang de bon à tout faire, je l'avais déjà dit. Pénible et exécrable ouais très certainement ! Mais loin d'être bête et influençable pour autant, il ne fallait qu'ils l'oublient ça en face....

"- Au moins, pour ma part je l'aurai connu le champ de bataille. Cela ne semble pas être le cas de tout le monde ici."

Qui devais-je visé en particulier ? Au moins j'avais été ferme dans mon affirmation, j'avais dit ce que j'avais à dire après tout et que cela plaise ou non. Il arrivait parfois que les femmes spartiates prennent les armes, c'était tout à leur honneur. Ce genre de femme, je ne pouvais que les admirer et c'était parfaitement réciproque. En revanche, les Athéniennes d'élite étaient connues et surtout perçues comme des filles de palais et rien d'autres, le plupart étant des riches ayant plus la réputation se prélasser à l'ombre d'un soleil brulant plutôt qu'autre chose. La vie de palais quoi, dans l'opulence, le luxe, la servitude, un monde qui ne m'appartenait pas/plus bien que j'avais été élevé dans une famille riche.

Ah enfin on voulait me sortir d'ici, tant mieux ! Je n'avais qu'une hâte et c'était d'aller me défouler mais apaiser cette tension nerveuse qui n'avait cessé de monter en bois depuis que j'avais franchi les battants de cette porte, ce lieu me mettant mal à l'aise, j'en suffoquai presque tant l'air manquait dans cette immense cage de verre. Mes muscles se raidirent d'un seul coup, un présent ? Avais-je bien entendu ? Si mon nom et mon grade avaient déjà été souillés depuis longtemps, là c'était vraiment le summum. Comment osaient-ils tous ceux qu'ils en étaient à cracher ainsi sur ma gloire passée, à croire que mon blason avait définitivement terni.... Belle stratégie de leur part, je ne pouvais que l'admettre mais qui pouvait avoir deux conséquences contraires : éteindre ce qui me restait encore de fierté ou la raviver davantage. Au point où j'en étais, je ne pouvais choisir que la deuxième option. Et voilà qu'on voulait recouvrir mon corps d'un drap maintenant et puis quoi encore ? Je n'étais pas bon pour la casse à ce que je sache, j'avais encore mon honneur à défendre alors la moindre petite attention de leur part, je ne pouvais que la décliner, ordre ou pas ordre. Qui me faisait peur après tout ici ? Personne. Même ces deux gardes de pacotilles ne pourraient rien contre moi si je parvenais à me libérer des terribles chaînes d'esclave qui m'entravaient, mon mental demeurait intact, c'était l'essentiel. Sauf s'ils parvenaient à me détruire à petit feu mais ça c'était loin d'être gagné, j'avais encore de beaux arguments sur le coude et la langue bien pendue. Quant à mon corps, il était près à rendre tous les coups et sévices que j'avais reçus ces derniers jours il fallait juste que l'occasion se présente.il fallait que je m'arme de patience mais j'étais loin d'être doué pour ça.

"- Je crois que tu rêves un peu, mon cœur..."Répondis-je du tac-au-tac lorsque je crus comprendre et je dis bien cru comprendre car cela ne pouvait être ça. Bref, que je doive récurer le sol. Et puis quoi encore ? ! Je préférai encore cracher sur le sol le peu de salive qui me restait et avoir ma fierté sauve plutôt que de tenir une éponge et une serpillière Athéniennes dans mes mains tueuses et non pas nettoyeuses. Je m'attendais à prendre cher une fois de plus mais à force de me prendre des coups, la douleur devenait insignifiante avec le temps, je cicatriserai une fois de plus où on blinderait de points de suture. Je crois que dans ma longue carrière de militaire, j'avais côtoyé autant de dispensaires différents que de champs de bataille, de guérisseuses aussi d'ailleurs et ça c'était loin de m'en déplaire, les avantages par nature du guerrier si je pouvais dire ! Je courrai peut-être à ma perte tant mes derniers mots avaient été insolents, au moins cela résumait bien mon ras le bol général. Autant qu'elle laisse tomber de suite, qu'ils me vendent à bas prix sur le marché car c'était prévu qu'on y aille non ? Elle n'en ferait que du bénéfice et moi j'en profiterai pour filer en douce, sans avoir à verser trop de sang car c'était mon but final après tout. Je n'avais pas l'intention d'être gentil avec qui que ce soit, en encore moins avec mes actuels bourreaux.

"- Vous devriez vous débarrasser de moi avant que la situation n'empire je crois. Si ce sol doit être nettoyé, autant qu'il n'y ait pas de sang dessus." ajoutais-je, toujours avec ma hardiesse, elle ne faillerait pas elle non plus.


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