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 Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka

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Sparka
Sparka
Féminin MESSAGES : 84
INSCRIPTION : 12/05/2021
CRÉDITS : aesthethic

UNIVERS FÉTICHE : le réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

tea

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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka - Page 11 Eect
A peine sortie de son halo de souvenirs brumeux, la réalité frappe. La guerre n'est pas encore complètement déclarée qu'il y a déjà des lobbys politiques qui cherchent à percer et à s'imposer. Stevenson est bien placé pour prendre le pouvoir, très bientôt. Mais pour cela, il lui faut prouver qu'il est apte à gérer. Et c'est de ça que tout relève aujourd'hui, c'est ça qui motive chaque sourire pincé et chacune de ses expressions retenues. Cependant, les deux fiancés n'ont pas besoin d'un interprète pour comprendre que le politicien commence à les trouver déplaisants et se ferait une joie de les remplacer s'il le pouvait. S'il le pouvait. Mais il ne peut pas. Il est trop tard. Leurs visages rayonnent partout dans les rangs des avisés. Leurs qualités ont tant été vantées que faire marche arrière maintenant serait faire aveu d'erreur. Et être faillible en temps de campagne électorale, c'est très dangereux. Trop. Alicia se relève et regarde le combat de coqs qui oppose les deux hommes. Elle ne parierait rien sur Stevenson. Son instinct lui dicte qu'Aleks préférerait se faire crucifier que de ployer l'échine devant le légat. Elle n'a absolument pas besoin d'aide pour avoir de l'esprit. La phrase se répète dans sa tête et elle sourit intérieurement. Aleks lui reconnaît des qualités quand il ne s'adresse pas directement à elle. Faisant front commun, elle s'étonne de les voir si unis alors que quelques minutes plus tôt, ils semblaient appartenir à des camps ennemis. Je t'ai choisie depuis longtemps Koroleva. Et s'il ne s'agissait pas d'une simple manipulation? Et s'il le pensait? Elle regarde le gant qu'elle serre dans sa main et voit son autre liée à celle d'Aleks. Depuis quand se tiennent-ils ainsi? A-t-il vraiment craint pour elle quand elle s'est évanoui? N'a-t-il pas compris qu'elle ne faisait que s'esquiver? Et cette main s'agrippe alors à la sienne quand elle mentionne ce qu'elle a vu. Pourquoi cela t'impacte-t-il autant? Dans quel camp es-tu? Mais le temps n'est pas à sa quête de vérité concernant le présumé Kirigan. Non. Elle regarde Stevenson se débattre avec ses airs élégants et contenus. Il est de marbre, il est parfait. "Cela doit être soutenu par quelques élus, sinon cela n'aurait pas lieu dans les quartiers qui leur sont dévolus." Elle lâche cela tout naturellement. Son ton est même neutre dans la formulation. Et Stevenson répond en prenant soin de préciser qu'il s'agit d'une accusation. Elle secoue alors la tête avec empressement. Mais Aleks est plus rapide qu'elle pour répondre et elle pose la main qui détient le gant sur son bras, comme pour le retenir de lutter encore. La brune craint que tout cela ne finisse par dégénérer. Au final, elle ne connaît que très peu de son fiancé. Et le voir ainsi attaquer leur supérieur lui fait se poser des questions. Bien qu'il la tanne sur son envie d'être un simple soldat,... N'est-ce pas là aussi sa motivation principale? "Pourquoi pas?" Simple, sans s'épandre sur la question, elle répond. Mais sa mère coupe la parole à l'homme à ses côtés, s'indignant de ce que la foule pourrait penser. C'est le fiancé qui répond quand Alicia s'apprêtait à gronder l'idiotie de sa mère. Elle est soulagée de le voir intervenir car elle sait qu'elle aurait été moins polie. La question qu'il pose, directement vers elle la rend confuse. Est-ce pour cela que tu combats? Pour l'équité? Elle sonde dans ses yeux, consciente qu'elle n'y trouvera rien de satisfaisant en ce moment. Moi je combats parce que je pense ma cause juste. Les mots restent sur le pas de sa bouche, ne le quittent pas. "J'imagine que vous êtes déterminé à m'empêcher d'aller parler à ces hommes?" Son visage tourne vers celui à qui elle s'adresse et Stevenson se pince les lèvres en signe de mépris qui se passe de réponse. "Fort bien. Dans ce cas, je vous demande d'aller interrompre ... Elle s'apprêtait à dire "l'exécution" mais juste à temps, elle formule correctement "... le spectacle. Expliquez ce qu'il vous plaira, que je suis souffrante et qu'il est inconcevable de célébrer dans ces conditions ou, à votre guise." Gloria ouvre la bouche dans un geste ébahi avant de secouer la tête vivement. C'est inconcevable et elle ne reconnaît pas sa fille en ce moment. "Monsieur Lockwood, veuillez la pardonner, elle est..." Mais il l'interrompt en levant sa main avec dédain, forçant la mère au silence. "Je suppose que vous allez m'expliquer pourquoi je ferais cela?" Il sait déjà ce qu'elle va dire. Dans les yeux du politicien, on voit la flamme de l'homme qui comprend les mécanismes de la manipulation sous-terraine. Alicia se retient de sourire et pervertit son triomphe en visage mal à l'aise auquel Stevenson ne croit pas une seconde. "Parce que si je ne peux descendre dans les geôles pour interroger les sorciers, il faudra que quelqu'un d'autre le fasse. Et s'ils sont morts, cela sera impossible. Tolérer que des preuves soient ainsi détruites, c'est faire acte de complicité." Elle range le gant d'Aleks dans la poche de sa veste et très sereinement s'adresse à nouveau au légat "Ca c'est une accusation." Elle caresse le gant qu'elle n'a pas l'intention de rendre à son propriétaire et s'assied sur la table dont elle vient de se lever, attendant sagement que Stevenson capitule. Elle ne demandait pas tant que de repousser l'exécution. Cependant, tout comme elle sait qu'elle a en sa possession un élément important appartenant à Aleks, elle sait aussi qu'elle est maîtresse d'un savoir qui doit effrayer Stevenson. L'épée de Damoclès qui pèse au-dessus de lui est très lourde et le fil qui semble la retenir est dans la main d'Alicia. Alicia. Cette chasseuse dont il parle en l'appelant par son prénom alors qu'il ne cesse de nommer son égal, son fiancé, "Kirigan". Nous sommes deux faces d'une même pièce et pourtant tu t'amuses à nous différencier. Penses-tu pouvoir me modeler parce que je suis une femme? Ou t'imagines-tu que je suis plus douce et plus digne d'être appréciée?
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Callian
Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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CIEw8cE.png
Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le général des hérétiques, les sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont j'ignore les pans les plus sombres. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : matérialisation et lames acérées.
Illusions et absorption de souvenirs. Amplification des pouvoirs des sorciers par simple toucher. Profanation des âmes pour s'en servir et relever des êtres des ombres soumis à sa volonté (coût en force vitale important). Contamination des pouvoirs positifs s'il est trop longtemps en contact avec la peau d'un sorcier, risque de mort.

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Depuis combien de temps tient-il sa main ainsi, dans la sienne, paume contre paume, depuis combien de temps ? Aucune alarme ne retentit dans sa tête, alors qu’il est entièrement rivé sur la joute verbale qui se tisse violemment, dans l’infirmerie. L’infirmière d’ailleurs essaye de faire ton sur ton, devant les murs livides, histoire d’échapper ensuite à l’interrogatoire. Dans leur monde, il faut toujours éviter de côtoyer les gens qui ont du pouvoir, et surtout qui savent s’en servir. Mais Stevenson ne peut se permettre de dévoiler sa véritable nature en ces lieux, en public il se doit d’apparaître tel le leader que la nation a choisi, déjà élu dans son coeur si ce n’est par l’entremise du vote. Il faudra donc composer avec ces deux-là, deux personnages qui s’avèrent finalement plus retors qu’il ne l’augurait. Oh certes, il n’avait pas grand espoir quant à son caractère à lui, vu les états de service de Kirigan, qui montraient qu’il se plaisait, en Hongrie, à diriger sa phalange comme il l’entendait et non pas comme l’Union le demandait. Mais il est un mal nécessaire, c’est ce que le légat continue de se répéter, à chaque fois qu’il le voit, un choix évident pour l’enfant du pays, parce que les chasseurs n’entendent que les résultats. Et les massacres perpétrés par le Général sont les plus éloquents. Puis le conseil continue de louer sa personne, une attitude qu’il ne comprend guère mais qu’il doit prendre en compte. Pour mademoiselle Lockwood, c’est différent, il attendait d’elle plus de mesure, sans doute bien plus d’aveuglement. Alors il les regarde tour à tour, avant de se concentrer sur elle, la pièce maîtresse d’un échiquier immense : “Eh bien Alicia, si jamais il s’avère que vos allégations sont fondées, une enquête sera ouverte, et menée par ceux qui savent enquêter.” Il la moque ouvertement, appuyant la dernière partie de sa phrase pour la remettre à sa place elle aussi, à la place du joyau que l’on présente dans un écrin, non pas au milieu des souterrains, auprès de ceux qui portent encore, parfois, les marques éloquentes de la torture. Même s'ils ont appelé des gens avec des dons très particuliers pour tout maquiller. Puis si les preuves disparaissent avant… Le légat sourit, de façon affable et Aleksander se sent prêt à mordre. Est-ce parce qu’il continue de la toucher, est-ce l’avidité de son pouvoir qui s’élance dans ses veines ou bien sont-ce les souvenirs qui versent en lui la brûlure d’un tourment qui a marqué son esprit ? Il reprend contenance peu à peu, seuls les mots tranchent l’air et lui demeure stoïque, l’allure assurée de celui qui sait pertinemment pourquoi il est là, à cet instant précis. Evoquant l’idéal qui continue de vibrer en lui, ses traits sont acérés, et le regard qu’il échange avec Alicia est profond, teinté d’une mélancolie certaine, mais aussi d’une sorte d’admiration pour ce qu’elle a osé. Stevenson soupire quant à lui, mais ne consent rien et les bruits du combat ici leur parviennent à peine. Le légat joue la montre, les chasseurs auront au moins mis à mort deux de ces hérétiques, deux témoins potentiels qui rejoignent la terre. Les arguments d’Alicia finissent cependant par l’emporter, et Stevenson élance un regard meurtrier vers elle, avant de lui sourire et de s’incliner. “Je comprends pourquoi toute la population vous admire ma chère. Fort bien, les jeux seront interrompus le temps de l’enquête.” Il s’efface après cela, emmenant Gloria dans son sillage pour s’entendre avec elle quant aux mots à employer et Aleksander demeure mutique quelques secondes durant, avant de congédier d’un geste de la main l’infirmière qui s’empresse de disparaître sans quémander une minute de plus du malaise ambiant. Depuis combien de temps tient-il sa main ainsi ? Tu devras toujours être précautionneux Aleksander. Ton pouvoir a des reflets dangereux pour les autres sorciers. Tu peux les rendre invincibles, mais l'amplification peut également les tuer. Et tu ne peux annuler ta nature profonde, l'amplification ça n'est pas un pouvoir, c'est ta nature. Il n'y a personne qui soit semblable à toi. Personne. Les mots de la vieille chouette lui reviennent en mémoire, et il semble soudain s’apercevoir qu'il se raccroche à elle bien plus qu'il ne le devrait. Une dernière pression de ses doigts s’applique avant qu’il ne les désentremêle des siens, pour ne pas risquer que le contact se prolonge plus encore. Un jeu dangereux, miss Lockwood. Il lui fait face, la regardant intensément avant de lui demander : Depuis combien de temps connais-tu ces pratiques ? Sa légère grimace ne peut guère lui échapper lorsqu’il souligne ce mot d’une once de dégoût, mais dans son regard pèse surtout le besoin de savoir à quel point elle est corrompue, et si sa soif de justice ne lui est pas venue tout simplement pour contrarier Stevenson dans ses plans. Il penche la tête sur le côté, et sourit légèrement. Ça n’est pas une façon de servir comme il faut cependant, et je dois avouer que ça me plaît assez. Ses prunelles sombres pétillent un instant et il fait quelques pas en direction de la lucarne qui donne sous les derniers gradins, l’on distingue le sable et visiblement, les chasseurs n’y combattent plus, ce qui fait qu’Alicia a remporté cette première manche. Sa voix est lointaine, alors que de sa main nue, il touche la vitre blindée, caressant le peu d’horizon qu’elle offre sur le sang que le sable boit avidement. C’est reculer pour mieux sauter, Alicia. Samedi tu combattras des sorciers qui auront subi exactement la même chose. Ce ne seront peut-être pas ceux de notre soirée mondaine mais ça ne changera rien à la réalité. Il secoue la tête, s’arrachant de sa rêverie en fronçant les sourcils, et il revient à elle, demeurant loin, appuyé directement sur le mur, l’observant une longue seconde supplémentaire. Allons-nous en. Avant que la foule ne sorte des tribunes. Car j’ai besoin de réfléchir, j’ai besoin de me libérer de cette atmosphère horrible, j’ai besoin de me retrouver avec toi pour te questionner sur tes intentions. Pour savoir de quelle matière tu es faite, et si cette justice qui t’anime est un mensonge ou bien une conviction profonde qui te graverait alors non pas comme le joyau qu’ils imaginent, mais bien comme l’arme que je pourrai un jour brandir pour les frapper en plein coeur.


~ i'm just a man of no consequence...
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Sparka
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1450643490-008.png
Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

Et au creux des ténèbres, fleurira la lumière _ Sparka - Page 11 Eect
Une enquête sera menée par ceux qui savent enquêter. Elle se méfie de ces mots trop savants et menaçants. Stevenson la remet à sa place mais il ne remet pas les choses en place. Qui enquêtera? Lui? La bonne blague. Mais elle l'a suffisamment défié pour aujourd'hui. Son dernier affront consiste à l'acculer pour qu'il interrompe les jeux et retarde la mort imminente de ceux qui devaient être exécutés aujourd'hui. Pendant qu'ils négocient, d'autres continuent de trouver le trépas, elle le sait. Mais les suivants auront quelques heures de plus pour respirer. Et pour se faire torturer. Vous ai-je offert un espoir ou plus de douleur encore? Elle n'en sait rien. Stevenson se retire après avoir dû concéder qu'il lui faudrait analyser les allégations de sa protégée. Et retrouvés seuls, alors qu'Aleks congédie l'infirmière sans aucune retenue, Alicia se demande à quoi elle est en train de jouer. Quand elle est uniquement avec lui, les flammes de leur enfer la brûlent assez pour qu'elle comprenne que c'est, en partie, son égo qui la pousse à tenir tête au Général. Mais avec le légat, pourquoi autant s'exposer? Quelle est cette nouvelle étincelle qui brille dans son être? Quel est ce mal qui la pousse à autant donner, autant crier? La main d'Aleks presse sur la sienne avant de s'en détacher. Un jeu dangereux, certes. Mais le plus dangereux réside dans ces limites qui deviennent de plus en plus floues pour la chasseuse. Les règles semblent avoir été bafouées de tous côtés et elle se demande s'il y a encore un quelconque encadrement dans ce "jeu". "Je ne les connais pas. J'ai découvert ça le soir de notre rencontre officielle." Mais j'ai tellement été absorbée par nos petites lubies, tellement prises dans notre cour princière, que j'ai oublié de me pencher sur ce problème. Car c'est un réel problème. Elle le regarde qui affiche de la fierté à son égard, parce qu'elle désobéit. Il est tout le contraire de ce qu'elle pensait que le parti lui imposerait. Elle s'attendait à un mari qui exigerait d'elle compliance et soumission. Non, Aleks semble espérer qu'elle se révolte... avec lui. Troublée par ce constat, elle lui répond avec douceur. "Le contraire m'aurait étonnée." Elle s'est assez battue pour aujourd'hui. L'heure n'est plus à lui tenir tête. L'heure est à partir d'ici avant que la foule ne vienne s'énerver d'avoir été privée du grandiose qu'on lui a promis. Qu'est-ce que le politicien a bien pu dire? Au fond, cela lui est égal. Elle se sent enfin soulagée depuis qu'elle sait que les combats ont été arrêtés. "Dans ce cas, nous trouverons une solution pour éviter un massacre inutile. S'il le faut, il n'y aura pas de samedi." Et son œsophage se serre. Contraction physique de ce que ressent l'âme. Alicia ne veut pas annuler ce mariage. Quand bien même elle s'effraie à l'idée que son futur époux ne soit pas du bon côté, elle a encore plus peur de ne pas l'avoir près d'elle, main dans sa main. Elle se remet sur ses pieds sans mal et attrape une petite bouteille d'eau sur le comptoir de la pharmacie. Il fait réellement chaud pour le moment et elle se sent déshydratée, sûrement d'avoir trop parlé. La porte ouverte, elle s'engage dans le couloir la première, comme toujours. Aleks donne les impulsions mais, c'est elle qui le dépasse et donne le sentiment d'être la plus volontaire. Elle sourit en se tournant vers lui. "Tu veux partir ou tu veux aller voir...?" Il semblerait que la joute oratoire n'ait pas été suffisante à son goût. Mais ce n'est pas le danger qui la fait pulser, c'est le besoin de se convaincre que son intuition est correcte. Tout le temps où Stevenson a été présent, elle avait Aleks qui lui tenait la main. Et ce contact ô combien délicieux était éclipsé par ses capacités intuitives qui semblaient décuplées. "Je n'ai pas confiance en lui." Ses yeux brillent d'une lueur captivante tandis qu'elle bifurque vers un couloir qui ne les entraîne pas vers la sortie. Elle s'arrête, Aleks qui n'a pas pu prévoir son stop butte sur son corps et elle se tourne pour lui faire face, se collant contre son buste. Son visage se lève vers celui de l'homme qui la suit sans qu'elle ne sache pourquoi. "Je n'ai pas confiance en toi non plus d'ailleurs." Ce n'est pas la première fois qu'elle le lui dit. Elle le répète, consciente que ce n'est pas flatteur. Mais elle ressent le besoin de lui affirmer qu'elle n'est pas dupe, qu'elle est vraiment lucide des choses qui se passent autour d'elle. Elle lève sa main vers le visage d'Aleks et en caresse la joue, passe son index sous son menton pour l'accrocher et le forcer à se baisser vers elle. Je n'ai pas confiance en toi et pourtant je crève de t'avoir à mes côtés. Je crève de te savoir loin de moi. Je n'ai pas confiance mais je ressens... que j'ai besoin de toi. Son pouce caresse ses lèvres et pince les siennes pour ne pas se dresser sur la pointe de ses pieds et l'embrasser tel que tout son corps le lui ordonne. Alicia rêve de lui demander qu'il la rassure, qu'il lui dise qu'elle peut avoir confiance en lui, quitte à la mentir. Mais elle retient cet aveu de faiblesse. Elle se contente de le regarder droit dans les yeux et d'enfin murmurer. "Je n'ai confiance en aucun d'entre vous. Mais toi... toi, ..." Je pourrais t'aimer. "... je pense que tu pourrais m'aider." Elle baisse les yeux, confuse par les pensées contradictoires qui l'animent.
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Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Aleksander complote déjà, dans ses pensées ce sont des nouvelles actions qu’il prévoit. Revenir ici à la nuit tombée, par exemple, pour récupérer de preuves tout ce qu’il pourra, voire peut-être libérer ceux qui seront encore engeôlés, peut-être que les chasseurs n’auront pas la présence d’esprit de les déplacer vu que leur carcasse doit servir samedi. Mais il craint les actions de Stevenson, alors il s’imagine déjà demander à sa phalange de veiller sur le secteur, s’arrogeant un droit de regard qu’il n’a pas sur les enquêtes officielles. La présence de certains de ses hommes pourrait au moins décourager le légat d’ordonner l’assassinat de ceux qui pourraient parler, même si ces pauvres hères ne doivent pas être en état de le faire. Il croit son ennemi par trop précautionneux pour se laisser ainsi découvrir. La distance qu’il opère par rapport à Alicia est éloquente, comme si s’absorber dans ses pensées et donc ses plans l’éloignait forcément d’elle. Et tu n’as pas trouvé bon de m’en avertir, c’est notable. Il ne le regarde pas, il continue d’observer ce sable qui donne des allures de territoire étranger à l’arène. La question de la confiance est sous-jacente, et elle n’a pas besoin de justifier le pourquoi elle ne lui en a guère parlé, car il comprend avant même qu’elle ne lui en parle qu’elle n’a absolument pas confiance en lui. Et il serait bien mal avisé de la contredire. La douceur ne fait rien à ce constat qui quelque part le navre, sans qu’il ne comprenne pourquoi. L’imaginer douter de lui est une sensation qui le peine profondément, et il secoue la tête, agacé par ce qu’il ressent, ce vide toujours mordant dès lors qu’elle n’est pas avec lui. Est-elle contre lui ceci dit ? Ils ont formé une drôle d’alliance mutique devant Stevenson. Alors l’espoir se distingue, notion aussi diaphane que fragile, à l’horizon des songes. Cependant, lorsqu’elle envisage même de tout annuler, son regard lui revient, vibrant d’une sincérité trouble. Tu n’y songes pas ? Que sont quelques sacrifiés supplémentaires dans sa quête de pouvoir ? Que gagnerait-il à simplement s’enferrer dans les lois des chasseurs quand il pourrait bientôt toutes les écrouler en leur arrachant Alicia ? Les yeux d’Aleks sont durs, ses motivations indescriptibles, il pourrait être perdu de seulement continuer à marcher à ses côtés sans véritablement s’unir à elle, et en partie c’est aussi ce qui le désespère. Mais son objectif est trop important pour qu’un idéal trop tardif ne soit pas tourné à son avantage. Alors il plaide, avec raison : Ne comprends-tu pas tout ce que nous pourrions accomplir quand nous serons unis ? Nous aurons une population entière derrière nous. Et Stevenson aura alors beaucoup moins d’ascendant. Il marche à ses côtés, et tourne la tête en direction de ces souterrains interdits, avant de s’apercevoir qu’elle le précède et que leurs idées se conjuguent une fois encore, elle est simplement celle qui leur donne vie à chaque fois. Une alliance qui les rend de moins en moins précautionneux semble-t-il. Il sourit légèrement, il aurait sans doute préféré la faveur de la nuit, mais Stevenson doit avoir bien des choses à régler avec le conseil, alors autant agir dès maintenant. Toutefois, Aleksander hésite, ne sachant pas vraiment si son illusion quant à son identité tiendra devant des esprits affaiblis, qui vibrent d’une note aussi proche de la sienne. Toutefois, il aimerait comprendre qui a ordonné l’attaque du manoir, et qui s’arroge le droit de frapper en son nom. C’est trop tentant pour refuser. Il la suit, il regarde vers les ombres qui les avalent, ne comprends pas que soudain elle s’arrête dans son élan, et la retrouver soudain aussi proche de lui, et consciente l’oblige en effet à baisser les yeux vers elle. La confiance encore une fois, la confiance, arme tacite, arme aiguisée qu’elle brandit pour le frapper au coeur. Son visage est égal, il ne montre en rien que l’entendre l’avouer lui est douloureux, alors que pourtant il le sait. Il n’échappe pas à sa caresse, se laisser fasciner quelques instants comme un animal sauvage, l’attraction est réelle, brutale, mais il demeure droit, ne bouge pas d’un pouce. Mais je n’ai pas confiance en toi non plus Alicia. Ni en tes motivations. Ses prunelles la fixent et il ne ment pas, cette confiance il ne peut pas la lui offrir, tant qu’il ne sait pas de quelle étoffe elle est faite. Il ne fait que distinguer ses couleurs trompeuses pour l’instant, et il se souvient encore avec amertume de sa façon d’avoir refusé d’explorer son pouvoir à ses côtés. Ce qu’elle lui confie cependant dans l’écrin d’un murmure le fait appuyer un peu plus sa joue contre sa main, avant qu’il ne saisisse de nouveau ses doigts, de sa main dénudée, et l’oblige à cesser de le toucher : Je pourrais en effet. Et tu ne sais même pas à quel point je pourrais le faire, Koroleva. Je pourrais t’aider à combattre leurs crimes si seulement tu étais prête à t’y engager. Si seulement tu étais prête à sacrifier les tiens… Tout dépendra de ton choix à un moment donné. Servir ce pour quoi tu as été éduquée, ou comprendre qui tu es. Des paroles dissidentes, il le sait, des paroles de celui qui menait des armées, de celui qui emportait la frénésie dans chacun de ses pas. Qui peignait des avenirs idéaux sans jamais savoir s’il les atteindrait. Les souterrains se distinguent déjà, et gardant sa main dans la sienne il l’entraîne dans le noir, là où il n’a besoin d’aucune lumière artificielle pour voir. Les ténèbres sont son domaine, il y est comme dans son élément, et il se guide sans mal, avant que les lumières crues de néons ne clignotent et qu’au bout d’un escalier ils n’atteignent la grille gardée par deux chasseurs qui mène aux geôles. Aleksander garde la tête haute, abandonne sa promise pour lui redonner sa liberté, et dit doucement au soldat en faction, qu’il connaît déjà : Liam, c’est bien ça ? Et l’autre opine, le nommant Général, ce titre qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs, saluant ensuite respectueusement l'enfant de la nation, très visiblement intimidé de se retrouver en sa présence à elle. Combien d’années à combattre à leurs côtés, à les apprendre, à les comprendre, pour leur appartenir ? Et surtout qu’ils lui appartiennent à leur tour ? Lui et Alicia : seraient-ils nombreux à les suivre s'ils se révoltaient ? Stevenson n’a pas idée de combien les rangs des chasseurs sont noyautés par quelques-unes de ses idées fanatiques. Mais il est également conscient de la peur qui règne dans le coeur des chasseurs dès lors qu'il s'agit des sorciers. Ma future épouse et moi aimerions rendre visite à ceux que nous affronterons samedi. Une façon de croiser le regard de l’ennemi avant le champ de bataille, une qualité qui lui a toujours valu sa renommée. “Bien sûr, Général.” Veille à ce que les officiels ne nous dérangent pas. La grille s’ouvre alors et il s’incline sur un sourire facétieux pour laisser passer Alicia devant lui.


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Sparka
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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"Pourquoi aurais-je dû t'en avertir?" Clairement sceptique, elle le regarde en haussant un sourcil. Leur future union ne lui impose aucun devoir de partage de données. Ils sont une alliance, une force, un symbole pour une nation qui a besoin de croire que leur duo sera bénéfique pour éradiquer les plans funestes des sorciers. Mais ils n'ont pas d'obligation de communication. A vrai dire, l'Union attend même le contraire d'eux : qu'ils soient des partenaires de combat mais qu'ils réfèrent à leurs supérieurs. Stevenson doit déjà avoir compris que ce pan de leur mariage est ruiné et qu'ils sont bien plus complices qu'ils ne l'auraient souhaité. Mais c'est trop tard : les chéris de la Capitale sont affichés partout sur des pancartes de 6 mètres de haut et la foule les adule autant qu'elle les critique. Alicia en a froid dans le dos. Ils ont autant d'amis que d'ennemis dans les rangs de ceux qu'ils servent. Car Stevenson n'est pas le premier ni le dernier à vouloir imposer ses volontés. Comment ont-ils pu faire si piètre choix que de prendre deux têtes de mule aussi bornées? Alicia connaît la réponse à cette question. Elle n'était pas si indépendante avant. Avant lui. Certes, la demoiselle a toujours eu son caractère mais... elle était réellement une arme pour l'Union. Convaincue par la cause qu'elle défendait, il n'y avait aucune parcelle d'elle qui doutait de ce qu'elle faisait, du moins pas consciemment. Et sa rencontre avec Aleks a bouleversé les choses. Il a un effet sur elle spécial, comme s'il révélait des parcelles d'elle-même, comme s'il la réveillait d'un sommeil qui aurait duré trop longtemps. C'est pourquoi elle frémit aussi à l'idée d'annuler leur mariage. Cependant, elle ne sait si leurs raisons de redouter cela sont similaires. De son côté, le sorcier aux capacités encore inconnues est plus du genre à penser stratégie qu'affectif. Alors que ce qui transperce le coeur de la belle, c'est l'idée que ce couple pourrait s'éteindre avant même d'avoir eu une chance de briller. "Si." Comme toujours, elle ne prend pas de pincettes et ne s'étend pas en longues phrases quand la question est simple. Oui, elle envisage de ne pas se marier samedi, c'est une évidence. En vérité, depuis qu'il la quittée sur un baiser forcé et terrifiant, elle n'a pas cessé de se remettre en question. Ce n'est pas ce sceau entre leurs lèvres qui la fait douter, non. C'est tout ce qui a précédé. C'est le moment qui a suivi leurs ébats. C'est cet instant trop long entre le baiser soufflé pendant qu'ils goûtaient à l'extase et le baiser volé quand ils se juraient tacitement une haine inviolable. Et là, alors qu'elle exprime ses réticences, il ne fait que les enfoncer. Aleks est effectivement en train de chercher à la convaincre avec des arguments politiques. "Ce n'est pas Stevenson qui déterminera mon envie de me marier ou non." Sèche, elle lui indique ainsi que son plaidoyer est vain. Il n'a pas choisi la bonne carte à jouer. Et elle pleure intérieurement le gamin qu'elle a connu autrefois mais dont elle ne se souvient pas.

Les deux s'aventurent volontairement dans les couloirs qui mènent à ce qu'elle voit comme des abattoirs. Vision funeste qui est toute nouvelle pour elle. Autrefois, il s'agissait de simples divertissements cruels mais nécessaires pour rappeler au peuple le travail effectué par les chasseurs. Autrefois, elle ne voyait les sorciers que comme des criminels. Des criminels qui avaient ôté la vie de son père de la plus atroce des façons qui soit. Leurs regards se toisent, sa main le frôle, le menacerait presque de sa douceur et elle sent une lame vicieuse s'enfoncer en elle quand il lui rend la pareille à ses propos. Evidemment que tu n'as pas confiance. Et pourtant, alors qu'elle tente de se persuader que c'est normal et légitime, elle ne peut s'empêcher de souffrir de cet aveu. Dans son imaginaire, elle se voit comme digne de confiance. Elle s'imagine comme trop honnête, trop franche pour qu'il puisse douter de ses intentions. Sauf que c'est là que le bât blesse. S'il n'a pas confiance en elle, c'est peut-être que tout comme elle, il ne sait si leurs intentions coïncident. Elle sent son épiderme surchauffer lorsqu'il attrape sa main et n'entend plus qu'à moitié ce qu'il lui dit. Ce geste brutal, presque animal, la rappelle à leur nuit passée ensemble. Princesse. Il n'utilise pas le terme mais elle l'entend qui résonne dans sa tête. Il la révulse autant qu'elle ne souhaite clore ses lèvres avec les siennes. Et elle les entend qui profanent leurs serments. Comprendre qui je suis. A quoi tu joues Aleks? Qui es-tu? Que cherches-tu à accomplir? Elle ne le quitte pas des yeux, cherchant à sonder son âme et sentant comme ce simple contact entre leurs mains semble créer une passerelle qui n'existe qu'entre lui et elle. Aucune autre personne ne parvient à s'ouvrir à Alicia de la sorte par un simple touché. Elle sent une agitation intense en lui, une soif de... Mais le contact se rompt et elle perd ainsi cette intrusion dans son esprit. Les deux jeunes gens reprennent la route vers les cellules des prisonniers et Alicia découvre le Général. Kirigan connaît les hommes. Il est un atout pour moi, si je me décide à l'employer. Il est... respecté. Elle lit dans le regard du prénommé Liam qu'il est prêt à enfreindre ses ordres pour faire plaisir à Aleks et elle est séduite par cet homme avec tant de charisme qu'il fait ployer des soldats. Cependant, elle perçoit aussi le danger d'un tel attrait. Un homme avec pareil pouvoir peut accomplir de grandes choses... et des funestes choses. Alicia passe devant Aleks et son sourire gredin. Elle ne cherche pas à comprendre ce qui lui inspire pareil faciès et préfère se concentrer sur les prisonniers qu'elle aperçoit déjà à quelques mètres d'eux. A mesure qu'elle avance, son coeur se fend d'une tristesse infinie. Ces gens sont-ils vraiment aussi dangereux que leur empire ne le prédit. Elle s'attarde sur un des jeunes garçons enchaînés et se penche vers lui, débouchonnant la bouteille d'eau qu'elle a emportée à l'infirmerie. Elle tente d'abreuver le gamin qui lui crache son aide au visage. Alicia sourit, peinée mais compréhensive. "Je comprends, j'aurais fait pareil." Elle le dit sans savoir si elle s'adresse à Aleks pour qu'il n'intervienne pas ou si c'est destiné au pauvre gars toujours asservi à ses chaînes. "Je n'ai pas besoin de votre compréhension." Alors elle chasse son sourire doux de son visage, consciente qu'il reflète une forme de pitié qu'il doit juger insultante. Elle se relève et cherche des yeux un autre cadavre en attente, un homme ou une femme dont elle se souviendrait. Mais elle n'en reconnaît aucun et la pénombre des lieux n'aide pas à y voir plus clair. "Aleks, je..." Elle s'interrompt pour regarder autour d'elle. Personne ne l'a entendue et elle se détend un peu avant de se reprendre. "Alec, je ne sais pas s'ils sont ceux qui font partie de l'expérimentation que j'ai découverte. Ils n'ont aucun signe de maltraitance physique autre que celle encourue ici." Elle balaie l'endroit du regard avant d'entendre un rire cassant s'élever à quelques mètres d'eux. Une femme d'une cinquantaine d'années rit avec une force gênante. "Non ma jolie. Tu ne trouveras pas de signe de notre, comment dis-tu, ah oui, maltraitance. Quel beau mot venant d'une salope avec un couteau." Alicia se rapproche de la femme qui continue de rire tandis que ses yeux jettent des lames aiguisées. "C'est pas de la maltraitance ma mignonne. On n'est pas des animaux." Elle aboie et certains des autres prisonniers, fatigués par leurs chaînes, gémissent, incommodés par ce grabuge. "Parle au lieu de narguer." Alicia se penche et instinctivement, sans savoir ce qu'elle fait, pose sa main sur celle de la femme. D'autres auraient eu peur de se faire contaminer par une quelconque maladie due à l'hygiène déplorable des lieux mais Alicia n'a pas le temps de calculer son geste. Cela lui vient de l'intérieur. Elle touche la femme qui soudain se tait, comme absorbée par la visiteuse. Et une image très claire se dessine dans l'esprit d'Alicia : la blonde dont les rides sont discrètes est assise dans une salle qui ressemble à une salle opératoire. Des chasseurs vêtus de leur uniforme sont présents mais ne la calculent pas. Seul un homme est auprès d'elle et... Alicia retire sa main de la prisonnière pour se tourner vers Aleks. "Ils effacent leurs traces. Ils ont des sorciers qui travaillent pour eux et qui effacent les marques physiques de ..." Mais elle ne peut finir sa phrase que la femme se met à crier "Sorcière!" et elle rit de plus belle, trop heureuse de menacer le secret que la Lockwood vient de dévoiler. Tonitruante, la blonde entame une sorte de chanson redondante pour crier que la visiteuse est une sorcière. Alicia se tourne alors et lui donne un coup violent avec la bouteille, la forçant au silence quand sa tête heurte le mur derrière elle. Et tout naturellement, elle se retourne vers Aleks pour terminer "Ils effacent les marques physique de la ... torture." Elle s'apprêtait à dire le terme 'maltraitance' à nouveau mais elle s'est corrigée au dernier moment, comme par respect pour ces gens qu'elle n'a appris à considérer comme des gens que fort récemment.
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Pourquoi aurait-elle dû t’en parler ? Une question qui continue de te perturber. Tu croyais peut-être que parce que l’attirance était là, elle allait s’ouvrir à toi, te livrer ses idéaux, ses craintes ? Tu croyais qu'apparaitre dans sa vie allait changer entièrement sa vision du monde, et surtout donner à sa vision de toi le caractère charmant de la confiance que se portent deux amants, deux époux ? Il souffre d’entendre l’autre le rayer, cette persona bien plus pragmatique que le jeune homme ne se prive pas de le moquer intérieurement. Pauvre, pauvre petit garçon blessé, de se sentir ainsi mis à l’écart de la destinée de celle qu’il souhaite envahir. Il n’a rien montré, et pourtant, il a traîné sa peine jusque dans les souterrains, et sans doute que sa réplique mordante quant à la confiance l’a été bien plus qu’il ne l’aurait dessinée au départ. Et ce parce qu’ils semblent être rendus à l’expression la plus interdite de leur union à venir, celle du combat mais non pas des soupirs que l’on verse parfois, et qui prennent des atours de confidence ou de confession. Aleksander, au moment de plonger dans les ténèbres ambiantes, rentre en lui-même, renforce l’illusion qui plane sur son identité. Il prend la main d’Alicia, il aimerait se garder d’elle mais il ne peut pas, il ne peut pas, chaque contact est une blessure supplémentaire, et l’amer de leurs conclusions lui reviennent en tête alors que les images se plaisent à défiler, pour lui rappeler ses fautes, et tous les instants manqués. Il a encore sur les lèvres le baiser arraché lorsqu’il l’a plantée là, dans la salle de bain de sa chambre, et il aimerait que les choses aient été différentes, que la passion n’ait pas convoyé en sa chair une part de lui, ou du moins qu’il n’ait pas eu l’envie de la déposséder aussitôt de la fusion qui les avait frôlés. L’un et l’autre, et pas encore l’un à l’autre. L’idée de l’annulation du mariage le rend fou pour bien des raisons, et l’appétence politique se dispute celle du coeur, qui souffre de sa solitude qui se dessine de nouveau à l’horizon incertain. Alors, revenu sous la lumière blafarde des néons, il abandonne sa main, comme pour préfigurer ce qui se passera sans doute. Il peine à savoir si c’est là le dernier élan couard de sa personnalité, ou si au final, il cherche à la préserver de lui-même en se disant qu’il pourrait continuer à faire la guerre sans l’impliquer. Mais Alicia est impliquée, elle est au coeur de ce qui dessine ses plans, et il sait que pareil retour arrière ne peut s’envisager, il a encaissé bien trop d’aigreur pendant ces six dernières années pour ne pas choisir de renaître de ses cendres en versant le sang, même innocent. Il la regarde longuement, alors qu’elle passe Liam, et son sourire égrillard planque les ombres qui continuent de bercer ses pensées, crevant déjà du contact rompu entre eux. Lorsqu’elle a touché son visage, il a senti son incursion, pour la première fois, l’appel a reçu une réponse, et il a eu l’envie folle de la laisser entrer, de la laisser voir l’étendu du désastre de sa personnalité. Mais elle n’a rencontré qu’un mur, les bribes de quelques souvenirs hurlants qui se sont éteints sous la chape des ténèbres, avant qu’il ne l’oblige à cesser là son intrusion. Plus tard. Plus tard ou peut-être jamais. Pénétrer l’air saturé des relents de la mort qui veille sur les hérétiques mis au fer lui coûte bien plus qu’il ne le croyait. Il se concentre, car il sait que sa présence auprès des siens, de ceux qui se sont rebellés perturbe immédiatement les liens qui se tissent entre chaque sorcier. C’est comme si l’amplification raclait contre ses os pour s’exprimer enfin, prendre dans son étreinte bienveillante ces miséreux. Il reste quelques pas en arrière, se renfrogne dans ses airs froids et royaux, se focalise sur la silhouette d’Alicia plutôt que sur ceux qu’il n’aura su sauver, mais bientôt son regard dérive sur le garçon qui vient de lui cracher au visage. Sa compréhension, celle qu’il a reçue des manipulateurs qui vinrent l’interroger autrefois lui est aussi désagréable qu’elle ne l’est pour le prisonnier, et il avance un peu plus, se dissimulant dans le clair-obscur avant de statuer, d’un timbre doux. Non tu ne comprends pas. Alliés, soldats, reliés par leurs fautes commises dans deux camps différents. Les mots ne sont pas venimeux, au contraire ils sont tristes, et en vérité il espère qu’elle ne comprendra jamais ce que c’est que d’être rendu à l’état de totale impuissance, comme l’est ce gosse vindicatif. Quand elle l’interpelle, il est près du garçon à son tour, le regarde de toute sa posture et le môme se tait, il ne le reconnaît pas, mais il le ressent. Ça n’est pas quelqu’un qu’il a eu dans ses rangs. Parce que tu crois vraiment que ceux qui sont persuadés d’agir pour la raison d’état laisseraient des preuves derrière eux ? Il hausse un sourcil, ravale le frisson qu’il a eu à cause de l’illusion qui à chaque fois est plus fine quand elle l’appelle par son véritable prénom quand il est devant des témoins. Le gamin toujours le regarde et il s’est tu, un maigre sourire sur ses lèvres gercées. Il sait, se doute, ou préfère imaginer que son sauveur est là, peut-être. Aleksander ne se baisse pas pour se mettre à sa hauteur et demande doucement, alors qu’Alicia est avec une femme usée par le temps et la torture. Dis-moi : qui sers-tu ? Le gamin sourit plus amplement et il murmure : “Morozova.” Aleks serre les dents, le sort d’illusion lui coûte un peu plus de ses forces, et il répond froidement : Morozova est mort. Mais le gamin ne dit rien de plus, continuant d’élever son regard fanatique sur lui. Au loin, la vieille se voit bientôt tancée par la brutalité de sa promise et il ajoute en haussant une épaule, des allures aristocratiques plus prononcée sur ses traits, vu qu’il se trouve au milieu des siens : Je ne t’ai pas amenée ici pour les achever hors du sable de l’arène, Princesse. Le môme à ses pieds ricane, comme s’il avait compris le vrai visage de ceux qui doivent s’élever comme un couple princier. “Sorciers… tu devrais plutôt dire, Mirna. Au pluriel.” Et la réplique d’Aleks claque comme un fouet dans l’éther qui vibre de son pouvoir et de son mécontentement. Les ténèbres semblent gagner sur les néons déjà fragiles. Tiens ta langue, si tu ne veux pas que je la coupe. Et le gamin réplique plus haut, alors que Kirigan s’éloigne de lui pour rejoindre Alicia. “Je sers Morozova. Et je le servirai jusqu’à ma mort.” Comme lors du gala, comme toujours, depuis un an maintenant, que les sorciers semblent frapper de façon coordonnée. Cela l’enrage d’imaginer quelqu’un qui se fait passer pour lui, ou qui continue de rallier les siens sous sa propre bannière. Je sais oui. Ou disons que je m’en doutais depuis un moment. Que certains… D’entre nous, a-t-il failli dire. ... Sorciers ont préféré changer d’allégeance plutôt que de choisir la torture ou la mort. L’expression de son visage est si dure à cet instant-là, une trahison qu’il ne peut ni excuser, ni tolérer. Et il lui faut reprendre son souffle pour que les néons gagnent de nouveau sur les ténèbres qui reviennent à leur maître, retrouvant leur prison de chair. Ils ont des Tailleurs. Pratique pour qu’aucune blessure ne demeure sur la peau. Qu’importe donc ce qu’ils prétendront, ce sont des paroles hérétiques face à l’absence de preuve. Et il la toise de nouveau, l’amertume se lisant dans la profondeur de sa voix. Voilà pourquoi tu aurais dû immédiatement le dire. Si je l’avais su… Il ferme son poing, celui qui ne porte pas de gant et chasse l’envie de dire ce qu’il aurait fait avant de statuer. Ça n’a plus d’importance. Il y aura une autre occasion, il le sait, mais avoir manquée celle-ci le torture, lui donne l’envie de broyer les murs de ces geôles et de rendre la liberté à ceux qu’elle entrave. Il lui donne sa main gantée comme pour lui intimer de la saisir. Comprends-tu pourquoi on ne peut pas… Non, on ne doit pas reculer, Alicia. On doit continuer à être les deux seuls foutus clairvoyants face au Conseil. Les autres ignorent les faits ou préfèrent fermer les yeux. Et il ajoute avec un léger sourire empli de mesquinerie. Ou se servir de pouvoirs qui je le rappelle, devraient être prohibés.




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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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Tout comme elle, il se passe parfois de répondre. Mais ils se comprennent au travers de regards, ou au travers d'inspirations qui passent dans leurs contacts trop rares, trop intenses, trop incompréhensibles. Désespérée de le sentir à nouveau, elle ne voit pas à quel point il génère son pouvoir, à quel point il est source de force chez elle. Si elle se posait quelques minutes pour y réfléchir seulement, peut-être qu'elle pourrait réaliser que depuis leur rencontre, elle a déjà bien plus usé de sa magie. Elle pourrait aussi réaliser qu'il n'y a pas une seule fois où, en sa présence, cette magie ne s'est pas manifestée. Cependant, Alicia est trop aveuglée par tout ce qui les entoure. Et en ce moment, ce sont les cris silencieux de ces gens enfermés qui retiennent son attention. En souffrance, les condamnés respirent lourdement, se prennent leur peine en pleine poitrine et attendent presque sagement qu'on vienne les délivrer. Navrée pour leur sort peu enviable, elle ose compatir avant de regretter ses paroles. Ce n'est pas le jeune homme qui est le plus virulent dans sa façon de la juger. Au contraire, s'il est violent, elle le tolère parce qu'elle ne peut qu'imaginer sa colère. Celui qu'elle n'attendait pas ainsi, c'est son partenaire. Elle ne se tourne même pas vers lui, agacée qu'il ose la reprendre de la sorte. De quel droit la juge-t-il? Parce que toi tu comprends peut-être? Elle se lève pour aller voir la femme qui se moque d'eux tout en sentant qu'une part en elle se fragmente. Et si il comprenait? Cette pensée ridicule la tanne assez pour qu'elle ne soit pas totalement cohérente avec la sorcière qui se moque sans relâche et qui se permet de railler en chantonnant sur la nature de celle qui est venue l'interroger. Son visage se prend le mur derrière et Aleks revient à la charge, pour la juger à nouveau.

Son fiancé arrive à son niveau et elle réalise alors qu'il ne l'avait pas suivie jusque là. Le sentiment étrange qu'il sert d'autres motivations que les siennes la dérange. Où étais-tu Aleks? Que cherches-tu ici bas? Narguée à nouveau mais froidement, elle croise les bras avant de lui répondre avec ce même ton condescendant qu'il emploie envers elle. "Je ne suis venue achever personne. Je cherche des réponses. Pendant que toi... qu'est-ce que tu fais avec le gamin?" Clairement accusatrice, elle entend le garçon clamer sans se soucier du danger auquel il les expose, une pluralité concernant les sorciers qui leur rendent visite. Aleks perd le sang-froid qu'il affichait en direction du petiot et elle s'étonne d'entendre ce dernier affirmer avec aplomb qu'il sert Morozova. Elle se souvient alors de John qui lui expliquait les révoltes et rébellions des sorciers, menée par l'Hérétique... aussi appelé Morozova. Son échine se dresse tandis qu'elle l'entend parler de soupçons qu'il avait sur des sorciers corrompus qui travaillent pour le gouvernement. Mais ce n'est pas cette information qui la tracasse. C'est l'intuition qu'Aleks est lié à l'Hérétique. Aleks continue de son côté à la réprimander pour ce qu'elle a tenu secret vis-à-vis de lui et elle grince des dents tandis qu'elle se dit qu'elle fait bien de ne pas se livrer plus à lui. "Je ne te dois rien Al..." Moins dangereux, elle raccourcit son prénom à deux lettres afin de ne plus mettre leur identité en péril. Alicia regarde alors la main recouverte de cuir qu'il lui tend et maintient sa position, ferme, les bras croisés. Elle ne touchera pas à cette métaphore de ce qu'il garde pour lui, de ce qu'il lui offre en mirage alors que la vérité se cache sous le tissu froid. "Je ne suis pas certaine de partager ton avis." Et avec l'intransigeance qui la caractérise, elle fait volte-face, rompant l'échange afin de reprendre sa balade parmi les corps enchaînés. Elle sait très bien qu'elle l'exaspère mais elle refuse de capituler. Tu ne comprends pas que la seule raison qui me pousse à ne pas te dénoncer, à ne pas aller demander une enquête à ton sujet... c'est une allégeance incompréhensible que je ressens envers toi. Elle jette un oeil par-dessus son épaule et se fustige car cette allégeance, elle pense qu'il s'agit d'attirance. J'ai le coeur entre les cuisses, voilà tout. Mais bien qu'elle s'empoisonne avec la pensée qu'elle est juste une femme faible devant le charisme d'Aleks, elle ne peut oublier qu'ils ont un passé commun aussi. Et cela la radoucit vis-à-vis d'elle, cela justifie ainsi un peu le temps qu'elle prend pour évaluer la situation avant de trahir celui qui pourrait, au final, être son seul véritable allié. Une fois le tour des geôles terminés, elle soupire en revenant près de lui. "Il n'y a plus aucun visage familier ici. Soit ils ont déjà péri dans l'arène, soit Stevenson les a transférés avant même qu'on ne soit sortis de l'infirmerie." Les deux théories tiennent la route. La chasseuse baisse les yeux vers la main toujours gantée qui lui avait été offerte quelques secondes plus tôt et la question sort toute seule de ses lippes. "Comment est-ce qu'il sait que tu es aussi sorcier?" Elle se réfère au gamin qui les a englobé dans la même caste l'un et l'autre. Que se sont-ils dits pour qu'il affirme ainsi ce qui est réel? Comment le sait-il? Mais si elle doit savoir, si elle n'en peut plus de jouer au chat et à la souris avec lui, elle commence à se sentir étouffée par les ombres présentes dans ces sous-terrains. La lumière en elle prend ombrage du manque d'oxygène et de cette pénombre pathogène. Alicia a même le sentiment qu'elle voit moins bien encore qu'à leur arrivée, comme si la nuit était en train de tomber. Partons d'ici Aleks. Remonte avec moi. Et là, ensemble, offre-moi une part de toi. Retire ton gant et touche-moi. Laisse-moi m'imprégner de ce que tu es. Partons d'ici et offre-moi la vérité plutôt que de me bercer de tes manipulations trop douces pour être gobées.
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Callian
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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À l’ombre de ces souterrains où les déviances sont encore estampées sur les murs, leur entente se disloque, leur entente se fracture. C’est comme une violence sourde, qui réapprend le chemin de ses muscles, chaque corps recroquevillé est pour lui un rappel à cet homme désespéré qu’il était, quand à 21 ans, il a été enfermé pour avoir tué Maeve. Il avait exactement la même allure que ces cadavres ambulants, perdu qu’il était dans la nouveauté d’un pouvoir qu’il ne comprenait pas, et qu’il craignait de surcroit. Puis il y a eu la torture, et les questions, les questions qui ne trouvaient pas de réponse. Ce qui lui permit d’être sauf, c’est sans doute qu’ils n’ont jamais compris l’autre revers de sa nature, l’amplification encore secrète pour ses détracteurs, comme elle l'est toujours aujourd’hui. Sans doute que sans cela, ils l’auraient disséqué pour comprendre quel est ce lien profond qu’il entretient avec chacun des sorciers bravant la normalité plate de ces autres contre lesquels ils combattent. Mais ils lui ont arraché quelque chose, en plus de son innocence sans doute, ils lui ont pris une once de ténèbres pour les manipuler ensuite, et il n’a jamais su ce qu’ils y avaient trouvé. Depuis lors il s’est juré que pas un jour ne se passerait sans qu’il ne travaille à leur perte, à leur trépas, alors parader au milieu de l’ennemi lui est à cet instant précis odieux, et cela, il peine à le maquiller, sa tension palpable dans les postures qu’il arbore, mais aussi dans son pouvoir bien trop ample sous l’influx de sa haine pour être contenu par la puce. Elle semble être ce qu’elle est en vérité, un morceau de métal attaché à sa chair uniquement parce qu’il le souhaite. Un parasite opportun. Il considère Alicia, et cherche à creuser dans sa mémoire, récente ou passée, pour la confronter à ses humeurs, éviter que la haine ne s’appose contre sa personne. Sa double identité lui est insupportable aujourd’hui, car être l’un et l’autre, c’est n’être rien en définitive, et il aimerait s’accrocher à sa silhouette et la faire abjurer, dans les odeurs fétides de la mort, ce qu’elle croit réellement, ce qu’elle pourrait encore tolérer de cette horreur, et si elle serait prête à la combattre. Mais il se contient, il se retient, il est au bord du gouffre, Aleksander, debout au milieu de ses hérétiques tombés, estropiés, et il ne peut rien faire en définitive pour eux. Il aimerait avoir quelques minutes de tranquillité pour tous les achever, les renvoyer à l’abîme plutôt qu’ils aient à subir l’humiliation de l’arène. C’est pour autant une bien vaine pensée, car ils seront remplacés par leurs congénères, et d’autres seront humiliés. Ça n’a pas d’importance n’est-ce pas ? C’est ce qu’il a dit. C’est ce que tu as osé dire. Les interrogations dansent dans les prunelles de la chasseuse et il pourrait presque les entendre sans qu’elle ne les formule. Il relève le menton, son arrogance éclatante dans les lueurs de ce couloir sans fin, qui se tamise, qui s’empreint de dangerosité. Je lui ai demandé pour qui il travaillait. Sa réponse est absurde. La vérité une fois encore, toujours entre eux, tronquée, défigurée pour mieux servir ses desseins. Il ne se défend même pas de cette enquête souterraine qui semble le porter et il la regarde réagir subrepticement à l’aplomb du gosse, qui clame son appartenance. Il devrait être flatté, mais il n’en est rien, et il tance durement l’être décharné qu’il pourrait bien piétiner pour lui faire cracher l’évidence de ses convictions morcelées. Elle ne prend pas sa main, bien au contraire, elle le défie, posture toute aussi droite que la sienne et sa voix de velours semble se moquer ouvertement de sa rébellion pathétique, comme s’il était très sûr de lui, et de son emprise sur ses futurs combats. Si tu n’en es pas certaine, c’est que le doute est encore permis. Il ne sourit pas, mais les lueurs s’opacifient dans son regard plus troublant encore, les ténèbres sont là, en dehors et en lui, oppressant leurs deux silhouettes dans la naphte souterraine. Même les sons semblent s’atténuer un instant. Il la suit, patiemment, sachant très bien qu’ils ne trouveront rien d’autre ici que des morts vivants, la plupart incapables de parler, beaucoup semblent scander une devise arrachée à ses années de règne. Et il sait qu’il ne pourra rester très longtemps ici, car l’illusion est en train de se fragmenter, sa présence beaucoup plus nette pour des esprits en souffrance, trop proches de la folie pour être nargués par ses jeux de passe-passe, qui apparaissent plus pour eux comme de la prestidigitation que comme une magie puissante. Sa présence, c’est tout ce qu’ils réclament et il se statufie, fermant les yeux un instant pour calmer sa propre respiration. Il entend à peine le constat d’Alicia et rouvre un regard magnétique sur elle, peinant à interpréter la question. Partons. Partons, je t’en conjure. Mais il est là, devant elle, et les lueurs crèvent une seconde durant, comme si les néons se mettaient à clignoter. Et la psalmodie des fous reprend. “Svet umret v teni”. Entêtante, insistante. Il se sent mal soudain, sous l’influx de sa propre mégalomanie. La lumière mourra dans l’ombre. Je… Il respire brutalement et finit par reprendre emprise sur lui-même, et la psalmodie meurt alentours, l’illusion maintenue à bout de force, qui fait perler la transpiration sur son front. Sans doute a-t-il senti mon pouvoir. Il ne ment pas, mais il ne dit rien, et il a l’impression que la détresse qui l’encombre envahit Alicia à son tour, comme si le lien charnel continuait malgré eux à se tisser, sans qu’ils n’aient plus besoin de se toucher. Il prend alors tous les risques et de sa main nue attrape la sienne. Et c’est l’implosion de quelque chose, une charge si puissante qui les secoue tous les deux. Il ne lui demande guère son avis, passant les gardes, entendant à peine leurs saluts et marche promptement vers la surface, vers la sortie. Depuis longtemps, dans l’arène, la foule s’est tarie, et ils ont l’air de deux fantômes échappés des enfers, plus pâles et plus incertains. La lumière du jour l’aveugle presque, ils sont dans Hyde Park, leurs pas saccadés les ayant menés à l’endroit le plus arboré, où la nature est déserte, presque sauvage encore, car les promeneurs, en ces temps d’attentats, sont interdits dans les espaces publics. Il lâche brusquement la main d’Alicia, et tente d’afficher la même froideur qu’à l'accoutumée, mais son visage est comme bouleversé, et il marche, faisant les cent pas, avant de se stopper et de la regarder longtemps, passant une main rageuse dans ses cheveux, sa mise bien moins impeccable. Ça ne peut plus durer… Un murmure, presque pour lui-même plutôt que pour elle. Puis il désigne d’un geste vindicatif l’arène qu’ils viennent de quitter, qui se distingue crevant les hauteurs où elle s’inscrit. Ça. Eux. Nous. Il l’interroge du regard et ajoute. Servir pour ça ? Servir ? C’est ça que tu souhaites, servir pour rendre des gamins moitié fous dans des souterrains ? Servir pour qu’ils continuent à faire leurs expériences abjectes ? Et qu’ils volent… Qu’ils volent un don qui ne leur appartient pas ? Il n’a sans doute jamais été aussi proche de celui qu’il fut, non pas avec elle, mais juste après, juste après le camp, quand il était révolté par ce qu’il avait subi. Il avance vers elle, un pas clairement vindicatif pour la toiser une nouvelle fois et son ton est plus contenu, presque suppliant. Aide-moi Alicia. Aide-moi en t’unissant à moi. Des paroles aussi trompeuses que dangereuses, évoque-t-il seulement le mariage ou bien quelque chose de plus ? Et il s'inquiète de peiner de plus en plus à prétendre, en sa présence. Comme si elle avait un pouvoir sur lui, comme si elle le forçait à peu à peu se dévoiler, et sortir des ombres qui lui sont si familières.


~ i'm just a man of no consequence...
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Alicia
Lockwood

J'ai 33 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chasseuse de sorciers et sorcières. Pourtant, je suis moi-même un être de lumière, une sorcière aux pouvoirs en expansion. Mais je me suis ôtée la mémoire il y a des années, alors que je n'avais que 15 ans pour obulier les tourments de mon coeur et pour ne pas déchaîner les fureurs de ma destinée. L'oubli nous a peut-être sauvés mais il m'a aussi enchaînée à un nouveau sort : celui de vouloir me venger de la race des sorciers, seule responsable de ce qui nous était arrivés. Sans le savoir, je suis donc une invocatrice de lumière Mon pouvoir se manifeste grâce à la manipulation des ondes lumineuses et s'étend dans un vaste champ. Je peux modifier l'apparence de ce qui m'entoure via quelques inflexions, je peux aveugler le regard ou lui redonner la vue, je peux insérer la lumière dans une mémoire ou l'y forcer au point qu'elle vous tue. Mais de toutes ces choses, j'ai à peine conscience. J'ai réalisé récemment que j'étais dotée de pouvoirs mais je refuse de les exploiter et je vis dans le secret de ce que je suis. Je suis fiancée à un autre chasseur et j'ai l'espoir que cette union parvienne à m'aider à me canaliser pour mener à bien mes missions. Car ce qui anime aujourd'hui ma quête est le désir de sauver l'humanité de la race dont je fais partie malgré moi, et la vengeance.

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"Et pour qui prétend-il travailler?" Si le chasseur estime la réponse absurde, Alicia veut d'autant plus le savoir. Dans ces souterrains, alors que les ombres semblent devenir de plus en plus fortes, de plus en plus difficiles à oublier, elle sent qu'il existe des forces et des vérités qui la dépassent. Pourtant, nul doute que l'on ne lui servira pas des explications sur un plateau d'argent. Alors, elle doit lutter, lutter contre les incertitudes et les lacunes de ce qui se présente devant elle et tenter à tout prix de comprendre par elle-même. Comprendre aussi pourquoi elle est tellement électrisée par sa façon de dire que le doute est encore permis. C'est comme s'il actait qu'il y avait encore de l'espoir pour eux, comme si elle se réjouissait qu'il ne fasse pas marche-arrière devant la froideur légendaire de la Lockwood. "L'espoir est toujours permis." murmure-t-elle sans le regarder, balayant la scène criminelle de tous ces humains enchaînés auprès d'eux. Quelles sont leurs perspectives à eux? L'espoir semble un luxe qu'ils ne peuvent se permettre. Si l'espoir est toujours permis, il n'est pas à la portée de tous pour autant. Il faut un sacré mental pour continuer de rêver quand nos pieds sont déjà à moitié enterrés et que la pente est aussi abrupte. Et nous? Sommes-nous sur une pente descendante? Est-ce que j'espère moi aussi? Probablement. Sinon, je ne me retrouverais pas ici... Pas avec toi... à guetter une lueur d'espoir dans le noir que je lis en toi, dans les ténèbres qui font frissonner mon âme sans que je ne sache pourquoi. Plus ils sont ici et moins elle se sent bien. Comme aspirée par une force étrange, elle se sent défaillir à chaque seconde. Elle acquiesce à la présomption d'Aleks, incapable d'encore lutter plus loin, de fouiner plus. Elle est trop vidée et se demande si le malaise qu'elle a fait plus tôt ne va pas se retourner contre elle comme un karma cynique. Mais son fiancé attrape sa main, brise leur distance pour l'entraîner à la surface. La lumière éblouissante de Hyde Park les accueille avec violence mais c'est comme un souffle nouveau pour la jeune femme. Sortie d'une mer où elle s'époumonait, elle se sent maintenant en capacité de respirer librement. Cependant elle n'a pas le temps de se pencher sur le phénomène de sa claustrophobie inattendue qu'elle entend Aleks qui se parle, révolté. Bien qu'elle s'imagine qu'il parle de la situation à laquelle ils viennent d'assister, elle n'est pas certaine que c'est bien de cela qu'il s'agit. Elle fait un pas vers lui, gênée, cherchant à recréer ce contact entre eux sans même s'en rendre compte. Il lui manque déjà. Le soleil caresse leur peau mais l'absence d'Aleks contre elle la brûle. Le brun répond à la question tacite qui s'est immiscée dans l'esprit de sa future femme. Ca. Nous. Eux. ... Formons-nous donc un tout à tes yeux? L'idée qu'il l'englobe dans la caste des sorciers la fait frémir. Elle ne sait si elle est touchée ou horrifiée. Elle ne sait plus rien. Troublée par tous les événements qui s'enchaînent trop vite depuis quelques jours et par ceux qui arrivent à grands pas, Alicia sait qu'elle n'a pas le droit de flancher. Mais elle a perdu le contrôle, ce contrôle si total qu'elle avait sur son existence. Et la question qui est là maintenant est de savoir s'il est bien judicieux de lâcher un peu la bride pour la laisser à ... Aleksander. "Aleks..." Murmure pénible qui traverse ses lèvres, comme dans une supplique pour le calmer. Sa rage le rend magnifiquement impliqué. Elle est sous le charme de ses traits si révoltés, si fermés, si... Ca, c'est toi. Je te reconnais. Je ne sais toujours pas d'où. Mais je reconnais cette flamme en toi, cette fougue, cette... Son coeur se serre violemment, sa mémoire se contracte en cherchant à retrouver d'où lui viennent ces émotions fortes devant ce visage passionné. Et celui qu'elle analyse au scanner de sa mémoire fait un pas dans sa direction. Il y a comme un air de menace dans ce qu'il lui dit et en même, un cri de détresse, presque d'angoisse. Elle fait un pas vers lui, supprimant les derniers centimètres qui les séparent et attrape sa nuque pour le pencher vers elle et l'embrasser. Son instinct ne la trompe pas, elle est en danger. Cependant, Alicia ne peut résister à cet appel à l'aide si viscéral, si profond qu'il touche ses cordes les plus sensibles. Elle l'embrasse, se nourrissant du soleil qui la ravive et s'abreuvant de cette énergie qui les traverse. Car il vient, d'une certaine manière, de lui demander de l'épouser. Ce n'était pas la demande romantique à Paris, un genou à terre, devant la Tour Eiffel, non. C'était un besoin, une évidence, la virulence de ce qu'il ne peut y avoir qu'entre eux. "Si tu me demandes de t'épouser, je le ferai Aleks." Elle baisse les yeux, fait tourner les doigts nus de son amant entre les siens, réfléchissant à ce qu'elle est en train de promettre. "Je peux même aller t'épouser maintenant." Elle relève ses yeux sur lui. Ils brillent du génie de l'inattendu tandis qu'elle réalise l'avantage que cette union clandestine pourrait leur procurer. Cependant, alors que l'idée germe dans son esprit à vive allure et qu'elle est de plus en plus certaine que c'est un piège à double-tranchant qu'elle propose, elle se rappelle de tout ce qu'elle ressent en la présence du présumé Général Kirigan. Elle ne sourit pas, elle est ferme quand elle rajoute alors "Mais je ne t'épouserai pas sans savoir qui tu es. Sans savoir tout. Ni aujourd'hui, ni samedi, ni jamais." Sa main serre celle d'Aleks inconsciemment. C'est à son tour à elle de supplier l'aide de son fiancé. Il attend d'elle qu'elle s'oppose à tout ce qu'elle a construit sur la prémisse d'une révolte concernant l'inhumanité à laquelle ils ont assisté. Mais cette inhumanité n'est pas nouvelle. Les sentiments qu'elle génère par contre, si. Cependant, Alicia a besoin de plus pour pouvoir se lancer dans un revirement pareil. Car... Je n'ai pas confiance en toi. Cela continue de tourner dans son âme sans qu'elle ne sache pourquoi. La puce grésille et elle se rappelle à la chasseuse qui sait que son idée d'union anticipée et secrète serait une attaque jugée telle une trahison. Mais en ce moment, une seule idée l'anime : Aleks est-il assez désespéré pour lui accorder la vérité?
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Aleksander Morozova
J'ai 38 ans et je vis à Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis le Darkling, le général des hérétiques, ces sorciers dissidents qui refusent de se plier aux lois oppressives du gouvernement. Après un attentat particulièrement sanglant, on me croit mort et je me suis infiltré dans les rangs des chasseurs afin de faire tomber leur famille la plus influente. Je suis promis à leur fille aînée et je compte l'utiliser dans ma soif de vengeance. Je manie le seul pouvoir de niveau 5, et je suis invocateur de ténèbres. Une prophétie prédit mon arrivée à la tête du pays et mon ambition me porte à chercher le meilleur moyen de l'accomplir. J'ignore encore que celle à qui je dois m'unir est ma destinée et que je la connais depuis l'enfance : elle est l'invocatrice de lumière qui a fui autrefois loin de moi à cause de la prophétie dont les pans les plus sombres ne me sont pas connus. Elle m'a alors ôté tous les souvenirs de notre enfance et de nos amours.

Invocation de ténèbres : sous mon pouvoir, les ténèbres se matérialisent et si je le souhaite, je peux les transformer jusqu'à ce qu'ils tranchent la chair de mes ennemis. On nomme ce pouvoir la Fêlure. Illusions et absorption de souvenirs : je peux devenir autre sous les yeux de mes proies, ou bien leur faire apparaître des mirages. Lorsque je les touche, je peux m'approprier certains de leurs souvenirs pour m'en servir. Amplification des pouvoirs : si j'entre en contact avec un autre sorcier, je peux amplifier considérablement son pouvoir. Si j'insiste trop cependant, ou que la communion est totale, mes ténèbres finissent par détruire le pouvoir qu'il porte pour finalement tuer son porteur. Une nature rare mais qui demeure secrète, car qui me tuerait saurait alors amplifier ses pouvoirs définitivement. L'on raconte que certains animaux revêtent les mêmes aptitudes, et les chasseurs les traquent depuis des années afin de continuer à expérimenter sur leurs victimes. Profanation des âmes : je sais relever les morts sur le champ de bataille en m'accaparant leurs âmes, ce qui m'affaiblit considérablement, mais donne des soldats qui ne peuvent presque jamais être tués. C'est ce pouvoir qui me vaut ma réputation la plus sombre auprès de mes détracteurs.

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Alors que la rage le consume, il s’entend presque lui répondre “Aleksander Morozova”, mais il laisse passer un temps éloquent, un silence ombrageux qu’elle pourrait interpréter de bien des façons, de la crainte ou du mécontentement. Bien qu’Aleks ne renvoie guère l’image de l’homme effrayé par des spectres, même par le plus puissant des spectres qu’il n’y ait jamais eu au Royaume-Uni. Il soupire, autant parce que l’incompréhension continue de le narguer que parce que se mentionner lui-même tout en maintenant l’illusion est un jeu périlleux. Le Darkling. Il esquisse un sourire appuyé, mordant, ce titre lui collant bien plus à la peau que ce “Général” que ses ennemis ont forgé sur le champ de bataille. Darkling, un épithète presque maudit, qui parachève sa démarche saccadé qui les porte vers la lumière, les ténèbres sur les talons. Au dehors, tout est trop éblouissant, et son pouvoir s’atténue sous le baiser corrompu du jour, la nuit reflue en lui, est bien plus facile à maintenir dans sa prison de chair, mais la souffrance continue de braver ses veines, sourdant un chant plein de mélancolie et de peine. L’espoir, à peine évoqué entre eux, semble déjà souffrir de sa difformité, comme s’il n’était pas permis de l’invoquer en des temps aussi sombres. Y a-t-il seulement de l’espoir pour eux, pour leurs combats, même si par miracle ils parvenaient à les conjuguer ? Un rêve indécent, qui brûle sur sa rétine à chaque fois qu’elle se pose sur elle, sur son image, adulée et attendue, dans le noir d’encre d’une nuit éternelle. Ils sont deux êtres faits pour se rencontrer, faits pour s’entrechoquer, faits pour se destituer. La tragédie est sans équivoque, il la voit s’édicter dans l’air chatoyant du printemps, pas de douceur pour eux, et pas de trêve, jamais. Il respire mal, il a mal, il morcèle peu à peu de lui ce personnage toujours en maîtrise qu’il a appris à apprivoiser, son fier masque est en train de se fracturer, et il se ressemble enfin. Sans doute, il y a des années, avait-il cette allure sur le champ de bataille, avant que la guerre ne devienne si sanglante qu’il fallut devenir froid, pour conter les enfers à ceux qui souhaitaient tant le voir périr. La proximité d’Alicia renforce cette hargne, mais pour autant, elle n’est pas dirigée contre elle, car il voit à cet instant précis une alliée. Malgré lui, malgré elle, et malgré le conseil, ils pourraient mettre un terme à l’horreur, il a l’impression en tout cas de pouvoir lui confier cette part de lui qui continue de se révolter. Alors ce pluriel, ce “nous” qu’il éructe comme une évidence, il le sent entrer sous sa peau et rejoindre son coeur qui bat, qui bat si fort après cela. Les projets, les manipulations, les plans machiavéliques semblent appartenir à un autre homme soudain, parce que son objectif lui apparaît vibrant dans l’éther, aussi juste qu’il ne le fut jadis, oubliant promptement les horreurs perpétrées par son propre camp. Combien de chasseurs torturés, démembrés, et surtout, surtout lorsqu’ils parvenaient jusqu’à lui, rendus fous à force d’observer les ténèbres et les illusions dont il se servait. Morozova tuait lentement, avec une patience fanatique, jusqu’à ce que l’âme se meurt à ses pieds, jusqu’à ce qu’elle se retrouve si déformée qu’elle n’était plus qu’une monstruosité de plus dans son arsenal. Seul son prénom qu’elle prononce, suppliant la colère de s’éteindre avant qu’elle ne les emporte tous les deux, parvient à le calmer un peu. Sous la fièvre de son regard, celui qu’elle élance envers sa silhouette redevenue si passionnée, alors que l’air lui manque, elle lui rend enfin un peu d’humanité, au moment où ses lèvres trouvent les siennes. D’abord surpris, il se laisse emporter, brave la sensualité pour y immiscer une violence qui n’a rien de celle qui lui fut jurée dans sa chambre, avant de la quitter. Non. Non. C’est cet appel, ce besoin de toi, qui continue de me dévorer, balayant mes certitudes pour n’en conserver qu’une seule. Je te veux à mes côtés, je veux ton pouvoir contre le mien, je veux ta ferveur lovée dans les griffes de ma brutalité, je veux ton abnégation pour ma propre cause. Le pouvoir sourde en lui, le pouvoir hurle contre cette intrusion, et ses serres ont l’envie de saisir l’enfant de la nation pour mieux l’écarteler. Les doigts d’Aleksander parcourent son dos, froisse le tissu sombre de la robe d’apparat, pour la garder entre ses bras. La promesse qu’elle lui fait semble faire brûler ses prunelles sur elle, le désir et la passion y versent d’autres enfers qui n’appartiendraient qu’à eux. Le projet qu’elle esquisse lui vaut une réponse immédiate, aussi viscérale que spontanée. Je ne supporte pas qu’ils décident, alors oui, faisons-le comme nous l’entendons. Nous. Ce nous une fois encore, qui les relie, qui les contraint à côtoyer un danger de plus en plus prégnant, palpable alentour, alors qu’ils sont ainsi, enlacés, les yeux plongés dans ceux de l’autre, en plein parc. La solitude pour une fois n’est plus une blessure qui continue de saigner, elle semble se refermer sous l’aplomb d’une promesse d’éternité. Jusqu’à ce qu’elle ne demande quelque chose en retour. L’amour s’enfuit, et le visage d’Aleksander se referme brusquement, autant parce qu’il a peur de ce qu’il pourrait lui dire, de ce qu’il voudrait lui dire, que de ce qu’il doit continuer à lui masquer. Tout, tout ça n’est pas possible. Son timbre est distant, mais jamais il ne retire sa main de la sienne, contrôlant son pouvoir et son instinct qui continue de chercher l’âme qui semble lui être dévolue. Tu veux quelque chose en échange, c’est ça ? C’est une mise en garde qu’il ne déguise d’aucun sourire, et il serre sa main dans la sienne un peu plus fortement, laissant l’appel la convier de nouveau, dans le précipice de ces ténèbres qui ne veulent rien d’autre que la consommer. Cette fois-ci, il la laisse entrer, il la laisse abandonner sa marque, oublie quelque peu les défenses pour laisser entrevoir de l’illusion certains pans de son passé, ceux qu’il choisit. Avant qu’il ne devienne Morozova, avant que l’on ne le surnomme le Darkling, ce moment précis où après la mort de Maeve, on l’arrêta, pour le mettre aux fers. Ses yeux la sondent mais c’est un univers qu’il déploie devant elle, à l’intérieur de leurs esprits qui se connectent, se trouvent, se rencontrent et s’apprivoisent. Elle devient passagère d’un voyage brutal, qui l’emmène dans l’onde froide, où l’amertume régnait sur son être. Et elle voit tout, les chaînes, le camp de rétention qui avait plus du camp d’extermination que de ces prisons qu’ils exposent dans les médias. L’acharnement des chasseurs qui leur tenaient lieu de matons, et surtout, à la nuit tombée, les expériences qui ôtaient peu à peu chaque once d’humanité. Elle ressent ce qu’il rencontra alors, le projet de survivre, cette survie qui continue d’être l’une de ses lois, et qui le présente aujourd’hui droit devant elle, ancré dans ces ombres qui dissimulent d’autres parties de sa vie, où elle n’est pas encore invitée. Voilà ce qui s’est produit, quand je t’ai oubliée. Voilà ce que j’ai subi, et voilà ce qu’ils continuent de perpétrer, sur chaque cobaye qui leur tombe sous la main. Les souvenirs sont réarrangés, elle ne peut voir ni son pouvoir s’exprimer, ni ces autres projets qui firent de lui un chef de guerre. Elle ne peut que ressentir, toutefois, la détresse, la peur et la douleur, qui vient palpiter dans ses veines, sous les doigts qui la tiennent. Une expérience aussi furieuse que virulente, c’est comme ce poison qui vient mordre la splendeur que l’on détient en soi, pour la défigurer. Des souvenirs qui ne sont pas les siens, mais qui viennent s’inscrire dans son esprit, pour y demeurer. La connexion se poursuit, l’appel est autant désespéré que ce désespoir qui grave les traits austères d’Aleksander, les ténèbres demandent la lumière, elles la veulent captive, elles la veulent fascinée par l’envie qui se dessine sous le geste plus profond, sous le velours du regard, et sous le nouveau baiser qu’il lui donne. Moins précipité, et pourtant tout aussi passionné, comme pour contrebalancer toute la douleur qu’il lui fait partager. Il relâche sa main alors, et délaisse les images qui revenaient par vague le torturer, la sensation contrarie son coeur et sa respiration. Il force les entraves de la puce à se manifester de nouveau, et tout son corps est secoué par un tremblement, tant l’exercice l’a fragilisée. Un danger, sans équivoque, voilà ce qu’ils sont. Voilà qui il est pour elle, et qui elle est pour lui. Il embrasse ses lèvres une dernière fois, presque tendrement, les yeux d’abord fermés, comme pour savourer une sentiment aussi incertain que splendide. Cette part de son passé, il ne l’a jamais partagée avec quiconque, pas même avec Electra. Pas même avec la vieille Pythie, Morrigan. Et il lui dit une nouvelle fois, les iris bouleversés : Épouse-moi, Alicia. Aujourd’hui, demain, ou samedi. Aide-moi à changer les choses. Choisis-moi, choisis de me suivre dans cette croisade, même si je ne peux te dévoiler qui je suis, tu sais au moins désormais ce qui m’a façonné. Et ce pour quoi je souhaite tant dévoiler la vérité. Crois en la noblesse de mes idéaux, pour mieux oublier tous les moyens employés pour arriver à mes fins.
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