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 Pharaon envers et contre tous

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Azylth
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Le Royaume du Soleil
Egypte Antique

La situation

Ankmar, premier Pharaon de la célèbre lignée du serpent à tête bleue, met fin au règne tyrannique de la précédente lignée. Ses descendants se succèdent, jusqu'à Nephtys, qui deviendra la première femme Pharaon de sa lignée après avoir tué l'usurpateur qui lui avait volé le trône à la mort de son père, Akhonatep. A présent surnommée "tueuse de roi", et régnant avec le plus de justesse possible sur son royaume réunifié, elle ne parvient toujours pas à se faire prendre au sérieux par ses conseillers, ainsi que par les représentants des autres grandes lignées, à cause de son statut de femme. Forcée de suivre les règles sociales mises en place depuis longtemps, elle devra prendre pour époux un homme qu'elle n'apprécie pas et lui donner un héritier, tout en essayant de conserver le titre qu'il veut lui voler.
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Azylth
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Nephtys

de la Lignée du Serpent à Tête Bleue

J'ai 19 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis Pharaon à plein temps et je m'en sors assez mal, malgré les apparences. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais la carapace que je me suis forgée pour pouvoir remplir mon rôle de reine à la perfection renferme mon vrai moi à l’intérieur, une personne très peureuse. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.


Nephtys bailla, n’oubliant pas de mettre une main royale et délicate devant sa bouche. C’était dingue quand même. Elle s’ennuyait à mourir à sa propre fête…  
Il y a plusieurs jours, ils avaient convié plusieurs lignées importantes au palais d’Ankmar, capitale du Royaume du Soleil, pour fêter la prochaine, enfin pas si prochaine que ça, venue au monde de son héritier. Elle espérait fortement que c’était un héritier, et non une héritière, parce qu’elle pouvait le confirmer : être une femme ET être à la tête du royaume, c’était très compliqué. Dans un pays où elles n’étaient pas égales aux hommes, elle, Nephtys première du nom, quatrième Pharaon de la lignée du serpent à tête bleue, tueuse de roi et brûleuse de traîtres, en bavait tous les jours.

Son père avait rendu l’âme avant d’avoir pu la marier alors la première chose qui lui était tombée dessus, après la réunification de son royaume divisé, avait été le mariage. Au début, elle avait refusé. Elle était indépendante et ne souhaitait pas être obligée de partager son lit avec quiconque. Mais c’était comme ça que ça se faisait ici : à 17 ans, 18 au plus tard, les femmes se mariaient devant les dieux. Les hommes, eux, ne s’engageaient dans ce genre de relations qu’à 21 ans environ. C’était tellement injuste. Pourquoi n’avaient-elles pas autant de libertés ?

Au final, elle avait dû céder à la pression et avait choisi comme premier époux Khaemt, de la lignée des Îles du Sud. Sa famille était riche et influente, et contrôlait tout le commerce maritime, ainsi que la plupart du commerce terrestre. Et puis c’était un bon conseiller. Engagé dans le conseil pour servir le précédent Pharaon, le traître qui avait assassiné son père, il avait vite fait ses preuves quand elle avait repris le pouvoir.
Une fois mariée, elle avait pensé que ses conseillers se calmeraient. Mais nan. A chaque fois qu’elle les voyait, ils essayaient d’insinuer qu’elle ferait mieux de donner son titre de Pharaon à son mari, pour pouvoir se concentrer sur ses activités de “femme”. C’est à dire pondre quelques héritiers et finir sa vie dans le luxe, sans penser à autre chose qu’à sa propre petite personne. Sauf que non. C’était elle la reine. C’était elle qui décidait de ce qu’elle allait faire. Et c’était elle qui avait d’ailleurs menacé de leur faire couper la langue s’ils ne cessaient pas ce genre de réflexions désobligeantes. Depuis, ils la fermaient tous. Et c’était bien mieux comme ça.

Cependant, ils avaient raison sur cette histoire d’héritier. C’était son rôle, elle devait assurer sa descendance. Mais, à vrai dire, c’était quelque chose qui lui faisait un peu peur. Elle avait tenté de résister quelques semaines, sauf que Khaemt était quelqu’un d’ambitieux. Et de très insistant. Alors elle avait une nouvelle fois cédé et à présent, ça faisait quelques semaines que son ventre abritait l’embryon d’une vie qui se développait peu à peu. Ça ne se voyait pas encore vraiment. Mais si on l’observait bien, on pouvait commencer à remarquer une petite bosse.

Nephtys était assez mitigée sur cet enfant. Elle n’aimait pas Khaemt. Et elle allait donner naissance par devoir. Elle avait peur de ne pas aimer cet enfant non plus… et de faire comme sa propre mère, c'est-à-dire de reléguer son éducation à quelqu’un d’autre une fois qu’il serait né. Elle avait vécu ça, et il fallait dire qu’elle n’entretenait pas de bonnes relations avec sa mère. D’ailleurs, celle-ci était vaguement venue la féliciter tout à l’heure, puis s’en était allée discuter avec sa sœur et une autre femme de leur âge.
Pharaon soupira, agacée. Elle était assise à une longue table regorgeant de nourriture et de boissons, plus chères les unes que les autres. Khaemt, assis à côté d’elle l’instant d’avant, était vite fait parti discuter avec son père. Et vu leurs deux têtes sérieuses, ils devaient parler travail… Teeellement barbant. Sa petite sœur, Amuntikhet, jouait plus loin avec une de leurs cousines et un des nombreux chats qui peuplaient le palais. La servante qui s’était occupée d’elle petite, et donc qu’elle considérait comme sa mère, était en train d’assurer le service. Tout ce qui lui restait était la belle musique jouée par la harpiste et ses collègues, mais le désagréable brouhaha de la pièce recouvrait partiellement la mélodie.

Nephtys remercia avec un faux sourire deux personnes qui venaient à nouveau la féliciter. Cette situation ne lui plaisait pas du tout. Elle avait un parasite dans le corps, elle avait hâte que ça soit fini. Malheureusement, si elle avait bien compris, ça ne faisait que commencer… A présent qu’elle avait fait acte de présence, Pharaon pensait réellement quitter la grande salle au rez-de-chaussée de son palais, qui faisait office de salle de réception lors des grandes fêtes. La pièce était énooorme. Tout ce qui était dans ce palais était extravagant de tout façon. Les murs étaient d’un joli ocre qui rappelait la couleur du désert et le plafond était soutenu grâce à plusieurs piliers de marbre blanc et noir. Au sol, une énorme mosaïque s’étendait sur toute la surface de la pièce et représentait une des nombreuses scènes de leur mythologie. Certaines portions des murs étaient peintes, et représentaient aussi des dieux, ou d’anciens Pharaons. Mais ils restaient assez sobres, pour contrebalancer avec tout le doré que contenait cette pièce ainsi qu’avec les étendards de la lignée, accrochés au plafond. Les drapeaux étaient d’un blanc éclatant et représentaient un serpent doré portant une écaille bleue, centrée sur le dessus de sa tête. C’était son arrière grand père qui avait choisi le serpent comme représentant de leur famille. Et elle trouvait ce choix judicieux.

Pharaon n’y tenait plus. Elle se leva, attrapa une assiette de fraises et partit se promener entre les invités tout en grignotant. Elle laissait une dernière chance à cette fête de la divertir, puis elle partirait.
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Aura
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Ashayet
J'ai 19 ans et je vis au palais royal, en Égypte. Dans la vie, je suis danseuse royale et espionne de Pharaon et je suis la fille de Ramkahet, général des armées. On dit de moi que je suis impertinente, appliquée, entêtée, observatrice, sournoise, loyale, opportuniste, enjouée, capricieuse, généreuse, persifleuse, réfléchie.

Informations supplémentaires ici.

Crédit avatar : Olympia
Un jour d’exception !
C’est ce que je me suis dit hier soir, en me couchant dans les appartements du palais mis à la disposition des danseuses royales. Rien de très luxueux – même filles de nobles, nous restons de simples employées du trône – mais le confort est suffisant pour assurer un cadre de vie agréable. La chambre est assez grande, assez vide (la décoration est réduite au minimum, j'y remédie petit à petit), mais c’est la mienne, et j’apprécie de pouvoir me reposer en toute tranquillité, sans devoir partager mon espace de vie personnel. Elle donne dans un couloir étroit, qui dessert les chambres des autres danseuses employées à la gloire de Pharaon et mène sur la salle de repas, à son extrémité sud, et à nos bains privés, à son extrémité nord. De la salle de repas, l’on accède facilement à la petite cour intérieure qui nous est réservée pour nos entraînements, et qui relie notre secteur des communs du palais à ceux occupés par les musiciens de la cour. C’est commode, quand il s’agit de préparer un spectacle particulièrement raffiné.

Un spectacle comme celui d’aujourd’hui !
Le banquet qui s’ouvre sera pour nous l’occasion d’honorer à la fois les dieux et déesses que nous vénérons, et de célébrer la venue au monde prochaine d’un enfant de sang royal. Notre souveraine bien-aimée, Nephtys, porte la vie – et tout le royaume se réjouit de la gloire qui attend les enfants d’Égypte sous son règne éclairé. Jeune, cette reine, je suis son aînée de quelques mois ; mais prometteuse, déjà, en dépit des murmures qui s’élèvent ici et là. Les notables et hauts dirigeants n’apprécient pas vraiment qu’une femme se soit emparée du nom de Pharaon ; et nombreux sont ceux qui pensaient qu’elle le transmettrait à son époux à l’occasion de leur mariage. Il n’en est rien : Nephtys est restée Pharaon, et Khaemt est son grand époux royal. J’ai l’impression que toute la cour retient son souffle en attendant de voir si le harem va s’enrichir de… concubins. Les paris vont bon train, mais je tâche de ne pas me mêler à tout cela : les mises en garde de mon père, le général Ramkaet, résonnent encore à mon oreille. « Sois attentive à tout, ma fille, » m’a-t-il confié à mon arrivée à la capitale, lorsque je l’ai rejoint à sa demande, « car les couloirs du palais regorgent d’intrigues et de complots. Ouvre tes oreilles et recueille chaque chuchotement : la sécurité de Pharaon pourrait dépendre de ta vigilance. Elle a besoin de ta protection. »

Mission considérable pour la petite Ashayet élevée en province ! Heureusement, mon éducation au temple d’Hathor sous la tutelle de ma mère et des autres prêtresses ma procuré les manières élégantes et la science de la danse nécessaires à mon entrée au palais. J’y suis depuis quelques semaines, maintenant, et je me suis intégrée à la troupe des danseuses en toute harmonie. La plupart ont suivi les enseignements des préceptes d’Hathor, comme moi, nous sommes donc entre consœurs, et j’apprécie ce sentiment de camaraderie – même si certaines semblent nourrir des pensées sceptiques à l’encontre de notre souveraine. Chaque soir, je dîne avec mon père ; auquel je fais le rapport circonstancié de tout ce que j’entends dans l’ombre. On ne fait pas attention aux employés, au palais – et les langues ont tendance à se délier lorsque les hauts dirigeants ne sont pas en vue.

Je vais peut-être glaner d’autres miettes d’informations aujourd’hui ! On nous attend dans la grande salle de banquet, nos danses ont été demandées pour divertir les invités du couple royal, et nous exécutons nos performances par intermittence, pour faire patienter les convives entre les plats. C’est bientôt le moment de ma danse, celle où je serai seule à évoluer au son de la musique, et je sens un peu de tension envahir mes membres. Je suis rarement nerveuse, mais c’est la première fois que je vais danser seule devant l’assemblée. Je me suis éloignée du groupe et retranchée dans la salle mise à notre disposition pour nos préparatifs, et j’enfile la tenue que l’on m’a mise de côté. De longues franges sombres viennent souligner les courbes de mon corps, étudiées pour souligner chaque mouvement et évoquer la robe zébrée du léopard géant. C’est lui que je vais danser : sa longue chasse dans le désert, sa vigilance et son impitoyable détermination. Une danse, comme une offrande, pour supplier les dieux d’accorder la force de cet animal redoutable à ma reine bien-aimée !

Je suis en train de fixer les bracelets d’or à mes chevilles lorsqu’une silhouette vient intercepter la lumière qui entre par les fenêtres. La chaleur est étouffante, nous sommes au début de l’après-midi, mais le courant d’air qui circule entre les ouvertures me rafraîchit. Sourire aux lèvres, je me tourne vers la porte, prête à saluer d’une parole amicale celle de mes consœurs venue me rejoindre pour m’aider à finaliser mes préparatifs. La surprise me fige un instant. C’est bien une femme, qui vient d’entrer, une assiette à la main et l’air un peu contrarié… mais cette femme-là n’est pas une danseuse, sa tenue en est le symbole évident. Les grelots de mes bracelets tintent gaiement tandis que je m’agenouille prestement et me penche en avant, inclinant le buste jusqu’à toucher le sol en signe d’obédience. N’importe quelle autre réaction aurait été une insulte envers Pharaon. « Ma reine. » Un murmure, pour la saluer, avec toute la sincérité de mon cœur. J’ose lever un regard vers elle, pour évaluer son humeur. « Puis-je vous être… d’une quelconque assistance ? » Peut-être veut-elle simplement que je quitte les lieux, pour se reposer un peu loin de la foule et du bruit ? Sa grossesse doit la fatiguer !
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Azylth
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Nephtys

de la Lignée du Serpent à Tête Bleue

J'ai 19 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis Pharaon à plein temps et je m'en sors assez mal, malgré les apparences. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais la carapace que je me suis forgée pour pouvoir remplir mon rôle de reine à la perfection renferme mon vrai moi à l’intérieur, une personne très peureuse. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.




Nephtys baissa les yeux vers la danseuse qui l'avait enfin aperçue, à présent presque aplatie au sol, là où était sa place. Il fut un temps où elle lui aurait demandé de s'incliner plus bas mais tout ce qui lui était arrivé depuis quelques mois l'avait forcé à grandir d'un coup. Elle n'était plus une gamine capricieuse, elle était à présent à la tête d'une grande nation, même si dans l'ombre, elle se battait tous les jours pour garder son titre. Le matin même, Khéops, de la lignée du crépuscule, et membre de son conseil royal, s'était à nouveau adressé à Khaemt pour lui proposer une de ses idées au lieu de lui parler directement, alors qu'ils évoquaient une affaire importante. Ce n'était qu'un détail, mais cela prouvait bien que certains ne la respectaient toujours pas malgré ce qu'elle avait fait pour libérer ce royaume du joug de Tef-Nekht-En-Amen, le précédent tyran. Elle avait dû en subir des choses durant ces quelques mois infernaux où il avait régné sans pitié sur son royaume, assis sur le trône qui lui revenait de part sa naissance. Mais elle savait qu'en parler donnerait l'impression qu'elle se plaignait et elle ne pouvait pas se permettre d'être encore plus mal vue. C'était d'ailleurs comme ça que son père, Akhonatep, était mort : trahis par quelques uns de ses conseillers alors qu'il n'arrivait pas à enrayer la Grande Crise qui ravageait le royaume depuis presque une dizaine d'années.
Ce matin, elle avait juste subi en silence la provocation de Khéops, mais elle ne lâchait pas des yeux pour autant ses conseillers. Les traîtres, elle les faisait brûler. Elle ne s'en était d'ailleurs pas privée lorsqu'elle avait repris le pouvoir. Quelques personnes dans cette ville lui étaient encore dévouées corps et âme et elle payait grassement leur travail. Ils étaient ses yeux et ses oreilles à elle, Pharaon qui, malgré les apparences, n'avait aucune liberté.

Il fallait dire qu'être une femme ambitieuse ici n'était pas conseillé. Le titre de Pharaon avait été pensé pour la gent masculine uniquement. Rien que pour les concubines par exemple. Elles permettaient au roi de s'assurer une descendance nombreuse. Et un de ces enfants pouvait même monter sur le trône si la grande épouse royale n'arrivait pas à donner à son Pharaon d'héritier. Un miracle qu'elle occupe la place de reine... ou pas. Tef avait bien pris soin d'éliminer tous ses demi-frères, ne gardant que les filles avec qui il pourrait passer le temps, rien que pour humilier sa lignée. Mais ça ne la rendait pas si triste que ça. C'était en partie grâce à lui qu'elle était reine à présent. Et puis... elle ne les avait jamais connus. Ses demi-sœurs non plus. Tous des étrangers pour elle, même s'ils avaient le même père.

En étant un femme, impossible de s'assurer une telle descendance. Il faudrait porter des enfants en permanence... Et l'idée même d'être enceinte ne la rassurait pas du tout, ce genre de choses n'étaient pas pour elle. Par contre, Khaemt s'en donnait à cœur joie, s'appropriant ses futurs droits de Pharaon alors qu'elle ne lui avait pour l'instant rien cédé. Enfin elle n'allait pas s'en plaindre. Elle préférait qu'il aille sauter toutes les demoiselles de la cour plutôt qu'il vienne la déranger alors qu'elle avait envie de dormir.

Nephtys avisa une chaise dans la pièce et alla s'y asseoir, tenant toujours son assiette d'une main. Il faisait terriblement chaud aujourd'hui, surtout à cette heure. C'était en réalité le conseil qui avait décidé d'organiser la réception en milieu de journée, et la faire apparaître en public juste après midi n'avait rien d'un hasard. Ils savaient pertinemment qu'il ferait très chaud aujourd'hui. Une bonne soixantaine de degrés à l'ombre si ce n'était plus. Baignés dans le soleil brûlant de ce royaume depuis la nuit des temps, leurs organismes avaient largement eu le temps de s'habituer au climat tyrannique du désert. Mais plus de cinquante cinq degrés, ça commençait à faire lourd. Elle était fatiguée, et ça aussi ils l'avaient prévu. Ils avaient en réalité orchestré tout cela pour montrer au peuple un Pharaon affaibli par un enfant. Tout son royaume avait été affecté par le règne chaotique du précédent roi. Personne ne voulait voir un autre fou prendre la tête du pays après un énième régicide.

Enfermée dans son palais par ses marionnettistes, son seul plaisir était de prévoir tous leurs sales coups et de faire échouer chacun de leurs plans. Un à un. Elle pouvait avoir une patience sans limites lorsqu'il s'agissait de lutter pour garder le contrôle de ses actes, ainsi que son libre arbitre. Mais le coup des festivités en pleine canicule, il fallait avouer que c'était trop pour elle, en plus du terrible ennui que toute cette mascarade lui inspirait.

Aujourd'hui, elle avait décidé de revêtir une de ses plus jolies robes, espérant ainsi détourner l'attention de ceux qui seraient venus pour juger de son état actuel. Elle était d'un joli vert émeraude et avait cet aspect soyeux qu'ont les vêtements les plus luxueux. Elle était largement ouverte sur son buste, mettant en avant sa peau caramel/cuivrée. Les deux morceaux de la robe ne se rejoignaient qu'un peu au dessus de son nombril, à l'endroit même où une ceinture de tissu noire et dorée venait enserrer sa taille. Elle était également ouverte de chaque côté de ses jambes, lui permettant, avec le vent qui passait dedans, de se rafraîchir un tant soit peu.

Ses cheveux, quant à eux, étaient tressés en de fines nattes ébène, mais pas jusqu'aux pointes. Cette partie là, normalement lisse, avait été bouclé pour faire joli. Même attachés de cette manière, ils lui descendaient dans le creux des reins et encadraient son visage à l'apparence parfaite et qui, contrairement à son habitude, n'était presque pas maquillé. Il faisait trop chaud pour qu'elle ait envie d'avoir quoi que ce soit sur la figure. Mais ça n'enlevait rien à son charme, au contraire. Ses yeux ambrés en amande et aux longs cils noirs étaient ni trop hauts, ni trop bas, espacés de ce qu'il fallait. Si elle avait sourit, ses lèvres n'en auraient été que plus sublimes. Ses deux oreilles étaient percées à de multiples endroits et arboraient de magnifiques mais discrets bijoux en or. Des bracelets gravés de jolis symboles et faits du même métal précieux enserraient ses bras, juste en dessous de ses épaules, ainsi que ses chevilles. Et à son cou pendait une petite croix d'Ânkh en or blanc, cadeau de son défunt père. Dans son passage, elle laissait habituellement une odeur de fleurs fraîches qu'elle appréciait particulièrement, surtout lorsqu'il faisait aussi chaud.


- Je ne resterai pas longtemps, annonça-t-elle à la danseuse qui se tenait toujours au sol. Elle prit le temps de respirer plusieurs fois cet air lourd et chaud qui habitait toutes les pièces de ce palais et les étouffait tous, avant de briser le silence qui commençait à s'installer. Que vas-tu danser ?, demanda-t-elle à la femme tout en détaillant sa tenue, pour tromper un peu son ennui.



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Aura
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Ashayet
J'ai 19 ans et je vis au palais royal, en Égypte. Dans la vie, je suis danseuse royale et espionne de Pharaon et je suis la fille de Ramkahet, général des armées. On dit de moi que je suis impertinente, appliquée, entêtée, observatrice, sournoise, loyale, opportuniste, enjouée, capricieuse, généreuse, persifleuse, réfléchie.

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Elle n’a sûrement pas la vie facile, cette jeune reine. Ce ne doit pas être évident d’être assujettie aux attentes et aux jugements des hauts conseillers politiques et militaires du royaume, c’est une certitude ! Je n’aimerais pas être à sa place. Obligée de me marier, pour pouvoir régner. Obligée de porter un enfant, pour le bien de l’Égypte. Obligée de rendre des comptes à tout un chacun, pour conserver la confiance de mes pairs. Non, ce n’est clairement pas une vie attrayante à mes yeux ! Mes ambitions sont bien plus modestes. D’abord la liberté, pendant quelques années, de faire mes propres choix et vivre en toute quiétude, en remplissant mes devoirs en donnant toute satisfaction à mes supérieurs. Occuper ma place dignement, honorer les dieux par ma piété et ma dévotion, obtenir peut-être la faveur de ma déesse tutélaire, la Très Haute Hathor. Peut-être atteindre un soupçon de notoriété ? Au moins être reconnue pour ma compétence et mes talents, tout autant que pour ma loyauté. Par-dessus tout, me montrer à la hauteur des attentes de ma reine. Pour autant qu’elle en ait me concernant, ce dont je doute quelque peu : elle ne sait sans doute pas que mon père m’a demandé d’espionner pour elle, je ne suis sûrement qu’une moins-que-rien, à ses yeux. Un insecte insignifiant dans la fourmilière de la capitale.
Un insecte qui va sûrement avoir de jolies crampes s’il reste plié au sol alors qu’il devrait être en train de s’échauffer pour exécuter sa danse avec le soin requis vu l’ampleur de l’événement à célébrer. Mais comment reprocher à une reine d’avoir à l’esprit des préoccupations plus urgentes que le confort d’une petite danseuse anonyme ? Elle songe sûrement au destin du pays, à l’avenir de son enfant, à la sécurité de tous les Égyptiens.

Elle finit par m’adresser la parole, et je me sens honorée, considérablement, d’avoir retenu l’attention de Pharaon, ne serait-ce que pour un instant passager. N’est-ce pas un peu le secret espoir de tous les artistes présents ce soir, qu’ils soient danseurs, musiciens, chanteurs, acrobates ou jongleurs ? Ce désir de se faire remarquer, de recueillir l’approbation de la reine. L’admiration des puissants est souvent synonyme de réputation flatteuse et de gains monétaires substantiels, alors… J’imagine que dans la troupe, plusieurs de mes consœurs danseuses auraient saisi cette opportunité d’ensevelir Pharaon sous un torrent de flatteuses considérations. Pas moi – déjà parce que ma posture de prostration me coupe un peu le souffle, et aussi parce que j’ai l’étrange impression que cette femme-là est venue chercher un refuge loin des mondanités. Si elle désire la tranquillité, alors c’est ce que je m’efforcerai de lui apporter ! C’est sûrement ce que mon père voudrait de moi, et ça me semble la manière la plus pertinente de manifester à ma reine tout le respect qui lui est dû.

« Je danserai le léopard géant, ma reine, pour supplier les dieux de vous accorder sa force. Je danserai votre courage et votre impitoyable fermeté face à vos ennemis, et votre détermination lorsqu’il s’agit de protéger votre peuple. » Et je serai incroyablement stressée de le faire seule, devant tous, pour la première fois – mais ça, un brin de fierté m’empêche de l’avouer. Après tout, même si je ne tiens pas à accabler ma souveraine de platitudes qui la fatigueraient, je serais tout de même ravie qu’elle approuve ma compétence ! Je suis à peu près sûre que cela ne contredit pas les ordres de père, et qu’il approuverait mon souhait de faire mes preuves, et d’être digne du poste que l’on m’a confié. Une reine a tout autant besoin de distractions de qualité que le plus commun des plébéiens, n’est-ce pas ? Forcément ! Un peu de politesse ne ferait pas de mal non plus, et j’aspire une nouvelle bouffée d’air pour ajouter, d’une voix étouffée : « Je tiens à vous présenter tous mes vœux de santé et de succès, ma reine, pour vous-même et pour l’enfant que vous portez. Si vous préférez assister à une danse pour honorer la nouvelle de cette naissance, il vous suffit de demander, ô majesté ; et je me ferai une joie et un devoir d’exécuter votre volonté. »

Je n’ai plus d’air, alors je me tais et je me force à respirer par petites bouffées. Ma nuque commence à se raidir, mais je n’ose pas bouger : tant pis, j’endurerai l’inconfort tant qu’il plaira à ma reine de me le faire supporter ! Bénie soit-elle de baisser le regard sur ma piètre personne.
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Nephtys

de la Lignée du Serpent à Tête Bleue

J'ai 19 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis Pharaon à plein temps et je m'en sors assez mal, malgré les apparences. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais la carapace que je me suis forgée pour pouvoir remplir mon rôle de reine à la perfection renferme mon vrai moi à l’intérieur, une personne très peureuse. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.


- Je danserai le léopard géant, ma reine, pour supplier les dieux de vous accorder sa force, lui répondit la danseuse qu'elle observait toujours sans aucun intérêt particulier. Je danserai votre courage et votre impitoyable fermeté face à vos ennemis, et votre détermination lorsqu’il s’agit de protéger votre peuple.
Nephtys esquissa un très léger sourire, pensive. Elle aimait ce qu'elle entendait, que quelqu'un vante de temps en temps ses mérites. Elle aimait qu'on la voie comme ce qu'elle essayait d'être tous les jours : une menace féroce pour ses ennemis mais une gardienne pour son peuple. Et puis, même si le serpent était son animal protecteur, le léopard géant était la forme qu'elle avait choisi de revêtir pour se défendre et inspirer la terreur, lorsqu'il était nécessaire de le faire.

Certains d'entre eux avaient muté. Le soleil brûlant avait complètement désajusté leur métabolisme et leur corps se nourrissait en partie de l'énergie que leur fournissait leur astre incandescent. Mais en contrepartie de leur dépendance à ce carburant de valeur, ils pouvait faire des choses dont le reste des mortels était incapable de réaliser, et même de comprendre. Nephtys avait muté, comme sa sœur. Et grâce à son don, elle pouvait manipuler cette substance solaire présente à l'intérieur même de son corps, stockée précieusement au niveau de son sternum, grâce à sa volonté et les mots appropriés pour la guider.

C'étaient les prêtresses du temple de Râ qui lui avaient enseigné l'art de la manipulation de cette fabuleuse énergie. Situé au bout des jardins démesurés qui le séparait de palais, il était principalement construit en profondeur, abritant cinq paliers dont le dernier, le plus profond, était la sépulture de son ancêtre, le premier Pharaon de sa lignée. Le grand Ankmar en personne, mystifié au point d'avoir donné son nom à la ville. Mais en plus d'être la dernière demeure de son arrière grand père, il était aussi le lieu de vie des prêtresses de Râ, spécialisés dans l'étude du don. Et c'était d'ailleurs un critère pour faire partie de la troupe : être en mesure de savoir faire des miracles grâce à l'énergie solaire.
Sabah, l'ancienne grande prêtresse, était son professeur depuis toujours. Mais Nephtys n'avait jamais été une élève particulièrement attentive, du moins jusqu'à ce qu'elle soit en danger, seule sur le trône. Ce n'est que juste après avoir obtenu son titre de reine des dieux eux-mêmes qu'elle avait commencé à apprendre. Et ses efforts s'étaient vite révélés payants. Après quelques mois à peine, elle maîtrisait assez bien la forme du léopard géant pour arriver à se battre avec. Enfin, en cas d'extrême nécessité, car elle avait encore du chemin à faire pour se faire passer pour un réel animal.


- Je tiens à vous présenter tous mes vœux de santé et de succès, ma reine, pour vous-même et pour l’enfant que vous portez. Cette fois-ci, quand elle reprit la parole, Pharaon leva capricieusement les yeux au ciel. Elle entendait ça depuis des jours et la plupart des vœux qu'on lui adressaient cachaient le plus souvent une réalité toute autre : celle de vite voir venir au monde un héritier masculin. Une fois son devoir accompli, elle n'importerait plus autant à leurs yeux. Elle ne savait pas encore si elle supporterait ce manque d'attention, elle qui appréciait plus que tout qu'on la regarde, qu'on l'admire, qu'on se rende compte qu'elle était là, tout simplement. Cependant, elle était trop accablée par la chaleur pour lui faire remarquer quoi que ce soit. Si vous préférez assister à une danse pour honorer la nouvelle de cette naissance, il vous suffit de demander, ô majesté ; et je me ferai une joie et un devoir d’exécuter votre volonté.

- Ne danse pas pour l'enfant, lui ordonna Pharaon d'une voix impérieuse. Danse pour moi et pour personne d'autre. Elle se tut, hésitant un instant. Elle se sentait un peu mieux dans cette salle, comparée à l'autre où le bruit et les discussions parasites régnaient en maître. Elle voulait que la danseuse l'honore ici-même. Maintenant, reprit Nephtys en se mettant à grignoter une autre fraise, prête à observer la femme dont la tenue représentait bel et bien le grand félin tacheté.
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Aura
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Ashayet
J'ai 19 ans et je vis au palais royal, en Égypte. Dans la vie, je suis danseuse royale et espionne de Pharaon et je suis la fille de Ramkahet, général des armées. On dit de moi que je suis impertinente, appliquée, entêtée, observatrice, sournoise, loyale, opportuniste, enjouée, capricieuse, généreuse, persifleuse, réfléchie.

Informations supplémentaires ici.

Crédit avatar : Olympia
Je ne m’étais pas préparée à recevoir l’attention de ma souveraine. Qu’elle pose un regard lointain sur ma danse, ça oui, je l’espérais même, secrètement, pouvoir un instant retenir l’intérêt de ma reine bien-aimée - mais qu’elle daigne m’adresser la parole ? Qu’elle s’isole dans la pièce où je prépare ma performance, qu’elle s’installe en ma présence comme si elle se trouvait dans son intimité la plus paisible… Je n’aurais jamais osé prier que l’on m’accorde un jour pareil honneur. Une femme si puissante, redoutée par-delà nos frontières, protectrice acharnée de nos frontières, bouclier des innocents et glaive de la justice ! Je ne sais pas vraiment ce que j’ai fait pour mériter pareille récompense, mais j’entends bien m’en montrer digne. Prosternée au sol comme l’insignifiante créature que je suis, je ne suis pas en mesure de vérifier si mes paroles reçoivent l’approbation de Nephtys, mille fois béni soit son nom. Je n’ai pas encore été sommée de me retirer toutefois, ni jetée aux lions, ni condamnée au fouet, donc je suppose que mes mots doivent lui agréer, ou au moins ne pas la contrarier. Ma posture me permet quand même de l’entendre lorsqu’elle répond, d’une voix impérieuse qui ne souffre nulle contestation, et je perçois en elle une fermeté de granit qui m’impressionne considérablement. Même mon père, que je redoute pourtant tout autant que je l’aime, ne fait pas courir sur mon échine un pareil frisson d’appréhension.

Elle refuse que je danse pour l’enfant. Un instant, j’en reste étonnée : toute mère ne souhaite-t-elle pas la bonne santé et le bonheur de sa progéniture ? Au temple d’Hathor, on nous enseigne que la maternité est une bénédiction inestimable, accordée par les dieux en récompense de la piété et la dévotion de ceux qui les vénèrent, et je suis surprise que la plus haute des mortelles, celle qui est divine en tout, n’éprouve pas la plus grande des joies de porter la vie au creux de son être. Est-ce que le pouvoir dont elle est le réceptacle s’offusque de devoir partager l’écrin de sa chair avec un bébé encore si fragile ? Je suis interloquée, quand même, que la couronne d’Égypte ne se réjouisse pas qu’un héritier ou une héritière s’en vienne prochainement renforcer cette dynastie puissante mais au bord de l’extinction. Mais de telles pensées ne sont pas dignes d’une loyale servante du trône - reprends-toi, Ashayet ! Ton père aurait honte de toi !

Elle veut que je danse maintenant, et je prends cet ordre comme l’autorisation de quitter ma posture de vénération, étalée dans la poussière du désert à ses pieds. Je me redresse souplement, étirant imperceptiblement mes articulations pour éviter de me blesser - si je dois danser immédiatement, je dois veiller à effectuer une prestation digne des yeux de ma souveraine, et ne pas la déshonorer par une danse médiocre. Je me permets, juste un instant, de poser le regard sur elle tandis que je me relève.
Elle est belle.
Jeune, certes - je crois savoir que je suis son aînée de quelques mois, peut-être une année, guère plus - mais belle, déjà, d’une beauté splendide et létale qui peut tuer d’une seule pensée. Belle, et parfaite, d’une perfection qui n’est pas à la portée des mortels, comme un chef d'œuvre esquissé de la main même des dieux, et offerte au peuple des hommes pour leur rappeler combien ils sont inférieurs. Parfaite, et puissante - d’une volonté d’acier, de son sang réchauffé par l’éclat même du soleil, de la force considérable tant de son bras que de son esprit. Puissante, et seule.
Si seule.
Un pressentiment vertigineux me coupe le souffle, et je baisse rapidement les yeux vers les franges du tapis pour dissimuler mon trouble soudain.
Je crois qu’il y a en Nephtys une solitude si profonde que les mots ne peuvent pas la décrire. Une solitude si intense que cet enfant qui grandit en elle la meurtrit sûrement : toute l'importance qu’il prend aux yeux du monde est volée à sa mère. On la respecte, on la craint, on la vénère, on la courtise - pour son influence, pour sa richesse, pour sa faveur - mais on ne l’aime pas. Pas comme les petites gens aiment leur famille, je le pressens, et mon coeur saigne un instant pour cette femme carapacée d’or et de bijoux. Pour l’enfant solitaire qui a grimpé les marches du trône dans la rivière du sang de toute sa parentèle, ou quasiment. Pour les souffrances, et pour les sacrifices. Pour les larmes et le deuil.
Pour tout ce qu’elle va devoir affronter seule, car personne ne peut prétendre être son égal, et qu’elle sera toujours seule au sommet de l’Égypte.

Alors, pour elle, je danse avec la ferveur sincère de ma dévotion. Jeune encore, inexpérimentée, mais talentueuse et habitée par la faveur d’Hathor lorsque je pratique mon art - je danse avec au cœur la foi que je place en ma reine, comme si c’était la plus éclatante des parures. Je danse la tempête et le tourment, la rage et la guerre, la vigilance et la bienveillance prudente que l’on peut se permettre en temps de paix. Je danse l’harmonie céleste de l’équilibre lorsque ma reine gouverne, je danse la sécurité confortable du quotidien lorsque c’est sa main qui nous guide sur le chemin que les dieux ont tracé pour nous. Je danse la fureur du léopard géant devant la menace tapie qui guette ses petits, je danse l’obstination du scorpion dans la poursuite de l’ennemi qui a tenté de l’écraser du talon, je danse la résilience stoïque du serpent qui affronte l’adversité pour mieux se relever.
Je la danse, elle. Le courage insensé de se dresser contre un adversaire redoutable, la puissance accordée par la richesse du sang dont elle a hérité, la noblesse si haute qu’elle en est aveuglante aux yeux d’autrui. Elle, si parfaitement façonnée par les mains divines qu’elle se suffit à elle-même - que toute tentative de lui associer un roi ne ferait que l’entraver, la trahir, la mutiler. Ma souveraine, si forte, si grande, que mon cœur se gonfle de fierté d’avoir été autorisé à lui exprimer toute ma gratitude pour le soin qu’elle prend des Égyptiens.
Ma reine, si seule, si belle - que mon âme se meurt un peu de ne pas pouvoir l’approcher, la connaître, la soutenir - que l’envie me consume de venir fortifier mon être au feu qui l’anime toute entière, au risque de m’y brûler les ailes.

Elle ne mérite pas un isolement si cruel - mais qui suis-je pour protester contre la destinée ? Je ne suis rien, moi. Je ne suis personne. Juste un grain de poussière sous le regard des dieux.
Et lorsque ma danse se termine, dans le silence intense qui succède au tintement des grelots fixés aux anneaux qui cerclent mes chevilles, je ploie comme un roseau couché, m’agenouillant à nouveau aux pieds de Nephtys, le buste penché et les bras le long du corps, mes mains reposant ouvertes contre le sol, les paumes ouvertes tournées vers elle - comme une supplique, et comme une offrande.

Est-ce que ma danse lui a plu ?
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Azylth
Azylth
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Nephtys

de la Lignée du Serpent à Tête Bleue

J'ai 19 ans et je vis à Ankmar, capitale de mon royaume baigné de soleil. Dans la vie, je suis Pharaon à plein temps et je m'en sors assez mal, malgré les apparences. Grâce à ma lignée et à ma beauté, je suis très célèbre et je le vis très bien.

Informations supplémentaires ici.
Je suis une fille terriblement capricieuse et superficielle au premier abord. Mais la carapace que je me suis forgée pour pouvoir remplir mon rôle de reine à la perfection renferme mon vrai moi à l’intérieur, une personne très peureuse. Je suis une mutante et même si je ne suis pas très puissante, je peux utiliser l’énergie solaire qu’absorbe mon corps pour modifier les choses grâce à ma volonté. Le plus souvent, je revêts la forme d’un léopard géant, espèce typique de la région, non pas pour me défendre mais parce que j’adore me prélasser au soleil avec ce corps couvert de fourrure.



C'était vrai que Nephtys était belle. Splendide à en faire pâlir les Dieux de jalousie. Magnifique au point de ne pas avoir sa place dans ce monde peuplé de petits défauts disgracieux. Tellement éblouissante qu'elle en devenait un petit soleil à elle toute seule. Mais cette beauté n'était pas la sienne. Ce n'était pas sa vraie forme : ni son vrai visage, ni son vrai corps. Du moins, pas ceux qu'elle aurait dû obtenir à la naissance. Comme la plupart des enfants issus de lignées riches et puissantes, elle avait été modifiée génétiquement avant sa naissance par les prêtresses de Râ. L'apparence physique avait une place beaucoup trop importante dans ce royaume, et cela depuis des générations, pour que la descendance de Pharaon ne puisse se permettre d'avoir le moindre défaut, le moindre petit détail indésirable qui aurait retenu l'attention. Non, Nephtys était lisse, tellement que le regard ne pouvait pas s'accrocher sur les imperfections. Et à présent qu'elle était presque adulte, elle était à elle-même un véritable chef d'œuvre, une diva ambulante à n'en point douter.

Cependant, Ashayet était sans hésitation l'une de ces personnes qu'on qualifiait de chanceuses, qui n'avaient pas besoin de l'aide des prêtresses pour être jolies. Quand elle se releva enfin, Nephtys posa à nouveau le regard sur son visage et sur le reste de son corps que sa tenue ne couvrait que très peu et vit qu'elle aussi, elle était belle. Elle n'était pas belle comme elle. Si la noblesse de Nephtys résidait dans sa perfection, l'harmonie de la danseuse demeurait dans ces petits détails qui n'appartenaient qu'à elle. Dans son royaume, les femmes comme elles devenaient danseuses ou bien prostituées, ce qui était un métier tout à fait respectable, et si elles avaient de la chance, concubines d'un ou d'une noble haut placé(e). Très souvent d'un noble. Mais parfois, ça pouvait être une.

La danseuse dansa. Les franges de sa tenue ondulaient avec ses balancements gracieux ou bien fouettaient l'air lorsque ses mouvements devenaient plus vifs. Pharaon observa l'histoire qu'elle avait sous les yeux, qui était réservée juste pour elle et qui, elle le savait, racontait l'histoire de Nephtys. Et même si l'interprétation qu'Ashayet lui donna était agréable, elle n'était pas si juste que ça. Certes, elle était la tempête de sable brûlante, le prédateur rugissant face au danger, l'emblème du courage après son régicide. Mais elle était également le lapin tapi au fond de son terrier, entendant la mort arriver autant que les battements sourds et irréguliers de son petit cœur de proie, la lance qui se brie en mille morceaux si elle rencontre un bouclier trop solide et le château de sable qui s'effondre si le vent est un peu fort ou le sable trop sec.

Son peuple ne voyait que le Pharaon qu'elle était, heureusement. Mais celle qu'elle redevenait après une dure journée de travail ou lorsqu'elle prenait un peu de temps pour elle, seule dans les jardins au lever du jour, la vraie Nephtys, Nephtys la vraie, peu de gens s'intéressaient à cette personne là. Elevée entre les murs du palais de son arrière grand père depuis toujours, elle avait vécu une enfance solitaire jusqu'à aujourd'hui. Mais elle n'avait jamais vraiment su qu'elle avait été seule. C'était comme parler de liberté à un animal né et élevé en captivité. Il ne pouvait pas savoir qu'autre chose que sa cage existait. Et il n'était alors pas mécontent de sa situation.

Elle avait bien une jeune sœur, Amuntikhet, mais leur écart d'âge avait été trop grand pour qu'elles s'intéressent aux mêmes choses en même temps. Au final, son seul partenaire de crime durant toutes ces années avait été Tjuha, son serpent protecteur, véritable trésor d'ingéniosité. L'ancienne apprentie de Sabah, Tau, l'actuelle Grande Prêtresse du temple de Râ n'était pas qu'une simple croyante. Elle avait appris à manipuler la vie elle même au cours de ses recherches. C'était une femme de science, un médecin, une conseillère... Tau était incroyable. Son seul défaut résidait dans son caractère de cochon. Elle avait fabriqué il y a quelques années, à l'aide de Sabah, deux bracelets-serpents de métal. Un au corps en or resplendissant comme le soleil et l'autre en or blanc brillant comme la lune. Les deux bijoux avaient des yeux de saphir et l'écaille centrale au dessus de leurs têtes avait été remplacée par un saphir également, en forme de losange un peu arrondi. Les deux gardiens étaient des pièces dotées d'une grande beauté. Nephtys ne pouvait imaginer le nombre d'heure qu'elles avaient passé dessus. Mais ce n'était pas tout. Car les deux corps de métal étaient habités par l'âme de réels cobras. Leurs deux bracelets étaient vivants et la plupart du temps, ils ne se contentaient pas d'être de simples bijoux mais des reptiles à taille réelle, excepté qu'ils étaient fait d'or, de saphir et de venin. Nephtys n'était pas en compagnie de son protecteur aujourd'hui, il était resté dans sa chambre. Mais elle comptait bientôt le retrouver.

Pharaon observa jusqu'au bout, terminant son assiette de fraises. Il n'y avait pas de musique, ou du moins, que celle que l'on entendait, étouffée, en provenance de l'autre pièce. Ashayet se suffisait à elle-même et la jeune reine en oublia un court instant la chaleur de l'après midi et sa fureur contre le Conseil. Quand elle eut fini, elle se ploya à nouveau au sol, paumes vers elle, et Pharaon l'observa un instant depuis sa chaise, un léger sourire sur les lèvres.
- Tu danses bien, lui annonça-t-elle avec un ton satisfait. Nephtys avait quelques notions de danse, mais pas autant que la femme qui se trouvait devant elle. Quel est ton nom danseuse ?
Elle avait passé un bon moment, si on oubliait le fait que toute cette fête n'était qu'une vaste mascarade. Elle la ferait sans doute demander la prochaine fois qu'elle voudrait se changer les idées.

Le bruit de la porte qui s'ouvrit en grinçant légèrement coupa les deux jeunes femmes dans leur dialogue. Nephtys tourna ses yeux ambrés vers l'origine du dérangement et aperçut un homme qui ressemblait à tous les autres de l'autre côté du mur. Elle ne le reconnaissait pas particulièrement, avec ses cheveux noirs banals et ses yeux du brun presque universel de son royaume, mais ce devait être un membre d'une lignée importante, même si son visage ne lui disait rien du tout pour l'instant. Elle plissa les yeux pour tenter de forcer son cerveau à le reconnaître... mais rien.
- Plait-il ?, lui demanda Pharaon d'une voix agacée tout en foudroyant le malheureux du regard. Elle était en train de passer un bon moment et cet homme venait les déranger, entrait même sans frapper. Il ne manquait plus qu'il soit envoyé par Khaemt ou pas le Conseil qui la réclamaient dans la grande salle de réception pour qu'elle s'énerve pour de bon. Mais l'homme qu'elle n'arrivait toujours à pas identifier malgré tous ses efforts ne broncha pas.

- Majesté...
Son ton désagréablement douceâtre fit se froncer les sourcils noirs biens dessinés de la jeune reine. Personne n'était sensé la saluer dans ce genre de situation. En général, on s'aplatissait sur le sol pour implorer son pardon et celui des Dieux. Pas lui. Et ce qui l'inquiéta encore plus fut qu'il continuait à avancer vers elle, tout doucement. Nephtys sentit ses poils se hérisser sur sa nuque. Il y avait quelque chose d'anormal. Elle connaissait toutes les lignées de son royaume d'Egypte, tous leurs membres, et ce visage restait toujours aussi inconnu à ses yeux. Son cerveau analysa très rapidement la situation : il ne faisait pas partie des invités. C'était donc un intru. A cette simple pensée, son cœur s'emballa : elle était en danger.

Pharaon se leva un peu vite de sa chaise, geste qui trahissait sa nervosité malgré elle, et ordonna à l'étranger d'une voix de granit, impériale :
- Restez où vous êtes !
Elle s'y attendait, mais voir l'homme à la peau brûlée par le soleil continuer sa progression vers sa personne la choqua quand même. Elle lui avait pourtant ordonné de s'arrêter ! L'inconnu n'en resta pas là. Sa main gauche vint ostensiblement dénouer le morceau de tissu accroché autour de son poignet droit. Les yeux de Nephtys suivirent tous ses mouvements avec une attention de rapace alors que le mauvais pressentiment qu'elle essayait de refouler depuis tout à l'heure se frayait à présent un chemin droit vers ses nerfs. Tandis que le morceau de tissu tombait à terre, ce qu'elle découvrit à l'intérieur du poignet de l'intru lui glaça le sang.

Il avait un petit soleil noir tatoué sur la peau. Il ne faisait qu'un ou deux centimètres de diamètre et semblait insignifiant, mais cela suffit pour que Nephtys sente une vague de terreur la submerger. Ses jambes se mirent à trembler, aussi frêles que deux roseaux se pliant sous la force du vent, et elle retomba mollement sur le fauteuil. Son regard n'avait pas quitté le petit tatouage mais elle put voir du coin de l'œil le reflet d'une lame que l'assassin envoyé par l'ordre du Soleil Noir venait de tirer. Il semblait prêt à se jeter sur elle, ignorant complètement la danseuse pour l'instant.

Il avait été envoyé pour la tuer. Parce que c'était elle qui avait mis fin aux jours de leur meneur : l'ancien Pharaon Tef-Nekht-En-Amen. Mais elle n'avait fait que défendre l'honneur de sa lignée et rendre justice à son père, lâchement égorgé par le précédent tyran. Ils vivaient tous dans un cercle de haine discontinu, et chacun était persuadé d'être du bon côté.
Alors qu'elle aurait dû crier, alerter les gardes, ou bien même se battre elle-même pour défendre sa vie, Nephtys ne ressentait à présent qu'une terreur sourde, qui semblait aussi immense que l'océan qui s'étendait au sud de leur royaume et aussi puissante que le flux du fleuve de corail durant les crues saisonnières. Son cœur pulsait violement contre sa poitrine et tout ce qu'elle pouvait entendre était ses battements sourds qui résonnaient à ses oreilles. Les yeux écarquillés, elle ouvrit tout de même la bouche pour tenter de produire le moindre son mais elle resta complètement muette, les mains agrippées sur les bords de sa chaise. Alors qu'elle aurait dû ordonner à ses jambes de courir le plus vite possible lion d'ici, elle restait figée sur place. Son sang semblaient avoir été remplacé par du plomb.

La seule et unique chose qu'elle pouvait faire était de regarder l'homme continuer d'avancer vers elle, lui est son tatouage, au ralentit. Elle revoyait Tef. Elle sentait encore la trace brûlante de sa poigne sur son bras droit. Il l'avait tiré dans l'ancien salon de lui suite royale qu'il s'était approprié après son couronnement, l'ancienne suite de son père. Une onde de nausée vint la frapper de plein fouet. Nephtys sentait encore ses doigts s'enfoncer dans ses cuisses et l'épouvantable douleur qu'elle avait éprouvé ensuite. Un violent frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, la faisant trembler. A présent livide, grise, Pharaon avait le regard dans le vide. Son cauchemar éveillé avait balayé tout le reste, l'homme, son tatouage, la lame qui allait s'enfoncer dans sa chair... Un dernier réflexe vint lui faire serrer ses bras autour de son ventre en grelottant d'épouvante, mais ce fut tout.

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