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Mise en situation
Intrigue

Un tueur en série met en scène ses crimes en reproduisant de célèbres œuvres des plus illustres artistes avec le corps de ses victimes.

Ioana Gallagher, en charge de l'enquête, se rend au Musée d'Art Moderne de New York pour solliciter l'aide de Ada Reinhardt, experte d'art.

Leur coopération marquera le prélude de péripéties macabres où se mêleront la magnificence des arts et l'horreur des découvertes cabalistiques que feront Ioana et Ada à mesure que l'enquête progressera...
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Ada
Reinhardt

J'ai 29 ans et je vis à New York, États-Unis. Dans la vie, je suis Experte d'art et galeriste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis seule avec mon chat et je le vis plutôt bien.

(Informations supplémentaires ici)
Ada contemplait le corps inanimé de Pina que la vie avait quittée. Son enfant, le petit Marcello, la pleurait à chaudes larmes, inconsolable pour l’éternité…

Ce fut la femme qui accompagnait Ada qui brisa le silence la première :

- Tellement d’émotions… Si magnifique et tragique à la fois…

- Comme giflée par une vague de sentiments antinomiques…

- Précisément ! Contempler pareil spectacle me dévaste. Et paradoxalement, je ne saurai détourner mon regard d’une scène aussi grandiose.

- Assurément l’un de ses tableaux les plus chargés en références culturelles.

L’exposition temporaire sur Yan Pei-Ming connaissait un succès retentissant. Et beaucoup de monde se pressait au Musée d’Art Moderne de New York. Aujourd’hui, Francesca De Borbón y Dampierre, mécène et estimée amie de Ada, lui rendait une visite de courtoisie et venait flâner sans but dans le musée pour son plus grand plaisir. Elle se présentait sous les traits d’une dame âgée, aux cheveux d’argent assumés. Un visage des plus aimables, constamment paré d’une expression de bienveillance qui rappellerait celle qu’une mère aurait pour son enfant.

Alors que leur bref échange sortait Ada de son extase, elle remarqua la présence d’une personne qui était discrètement arrivée dans la pièce sans qu’elle ne s’en aperçût plus tôt. Une jeune femme dont le regard qui semblait chercher le sien l’amena d’expérience à la conclusion qu’elle souhaitait s’entretenir avec elle tout en ayant la bienséance de ne pas s’immiscer indélicatement dans la conversation en cours. Elle posait avec légèreté sa main sur l’épaule de Francesca :

- Si tu veux bien m’excuser, il va falloir que j’y retourne.

Elle pivotait doucement, et dans un geste mesuré, suggérait au regard de Francesca de se diriger vers un individu que la main de Ada désignait à présent.

- Comme convenu, Damian, que tu connais déjà, se fera un plaisir de te faire rencontrer notre artiste actuellement en résidence avec lequel tu souhaitais t’entretenir.

À l’évocation de son prénom, le distingué colosse d’ébène dans son trois pièces bleu marine quittait des yeux un tableau qu’il admirait pour venir rejoindre le duo. En chemin, il en profitait pour réajuster ses lunettes rondes à monture dorée ainsi que la queue-de-cheval qui maintenait ses dreadlocks.

- Tu me gâtes trop ma petite Ada.

Elle prenait les mains de la jeune femme dans les siennes.

- Nous nous reverrons au dîner. Mais, fais-moi plaisir ma chérie, je te vois toujours habillée en noir, en noir, en noir… Passe quelque chose d’un peu plus gai pour moi ce soir, veux-tu ? Bien sûr, ce tailleur que portes aujourd’hui te sied à merveille, mais je ne te vois pas souvent alors quand ça arrive, j’aimerais bien te voir dans une jolie robe colorée.

Et Ada de conclure un sourire aux lèvres, amusée par son amie :

- C’est promis, Francesca, je ferai l’effort pour ce soir.

Cette dernière quittait alors la pièce au bras de Damian, non sans se retourner discrètement pour adresser à Ada un clin d’œil complice pour lui signifier qu’elle appréciait la compagnie. Contenant furtivement un rire, Ada réajustait brièvement ses cheveux avant d’aller à la rencontre de la jeune inconnue en faisant résonner le bruit de ses talons hauts dans la pièce silencieuse. Elle engageait courtoisement :

- Bonjour, y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous être utile ?
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Aura
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Ioana
Gallagher
J'ai 35 ans et je vis à New York, États-Unis. Dans la vie, je suis docteur en psychologie criminelle et agent du FBI au département des sciences du comportement depuis 3 ans. Je suis célibataire. On me définit comme sérieuse, inflexible, cartésienne, exigeante, soupçonneuse, tolérante, courageuse, sceptique..

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Bon, c’est quand même plus gai que la prison.
Il faut bien trouver consolation où l’on peut, dans ce métier ; même quand il faut fixer sans ciller des clichés de scène de crime propres à vous faire geler le sang dans les veines… même si, là, tout de suite, j’ai un peu de mal à voir les choses du bon côté. Dans la salle, le silence est si épais qu’on pourrait le couper au couteau – l’équipe ne pipe mot, et notre agent de liaison fixe fermement le sol pour ne pas poser les yeux sur les photos projetées en grand sur le mur. Il a toujours été un peu frileux avec certains dossiers un peu plus graphiques que la moyenne habituelle, mais là je comprends parfaitement son attitude. Les meurtres, c’est triste à dire, mais j’ai l’habitude après plusieurs années au sein du FBI. Même dans une équipe secondaire du département des sciences du comportement, les dossiers qui atterrissent sur nos bureaux sont suffisamment préoccupants pour justifier l’intervention de profilers…
Un frisson de mauvais augure parcourt mon dos.

« C’est très… » Dérangeant. Écœurant. Extrêmement préoccupant. « … familier. » termine pour moi Sullivan Harris, notre expert en religion. « Familier ? » « Cette photo sur la gauche – c’est exactement la configuration du tableau de Poussin, Le martyre de saint Erasme. La position du corps, et les heu… » Intestins. Les intestins, Sully. « C’est tout à fait l’agencement du tableau. Le reste des mises en scène pourrait correspondre aussi à des œuvres d’art, mais là… rien ne me vient. »

Et bien sûr, nous n’avons pas d’expert en art dans l’équipe. Cela étant dit, nous parvenons quand même à identifier La mort de Marat, de Jacques Louis David. Un homme dans une baignoire, des papiers en main… tout y est. Le rasoir, le matériel d’écriture… sauf qu’un stylo-plume a remplacé la plume et l’encrier, mais la symbolique est là. Un seul, cela aurait été un hasard, mais deux parmi la série de huit… ça ne peut pas être une coïncidence. « On a besoin de quelqu’un qui s’y connaisse en tableaux. » Oui Sully. Tout le monde a bien conscience que nous sommes plutôt limités. « Je me souviens d’une affaire, il y a quelques temps, où l’un de nos agents a déjà collaboré avec une spécialiste en art. Elle travaille au Musée d’Art Moderne, ici à New York, ces tableaux-là ne sont pas forcément sa spécialité, mais elle pourra sûrement nous orienter vers un collègue mieux placé. » « Ça, ou alors les six autres photos s’inspirent de tableaux plus récents. » « Ioana, allez voir ce qu’elle peut nous dire sur le sujet. »

Notre chef a parlé, et quand le redoutable agent Parrish donne un ordre, les petits agents obéissent. Surtout dans un cas aussi complexe, où le seul point commun entre les 8 cas est le fait qu’ils ont été mis en scène avec un luxe de détails. Ada Reinhardt, m’a dit l’ex-collègue de Parrish quand je me suis renseignée. Vous risquez d’être surprise, a-t-elle ajouté avec un rire amusé. Bien. Me voilà avertie. De couloir en couloir, je suis l’agent d’accueil qui me mène vers ma cible, accordant un regard distrait aux œuvres devant lesquelles nous passons. Arrivée à destination, l’employé me désigne deux femmes, de dos, postées devant un tableau dont elles discutent visiblement les mérites. Remerciant mon escorte d’un signe de tête avant qu’il ne rebrousse chemin, j’avance de quelques pas et me place contre un mur pour ne pas perturber l’atmosphère contemplative de la salle. Loin de moi l’idée d’interrompre une discussion visiblement profonde, et j’en profite pour observer les deux femmes. Si je risque d’être surprise, j’en déduis que la Ada Reinhardt que je recherche doit être celle des deux dont l’apparence atypique retient le regard. Celle-là même qui finit par se diriger vers moi, un sourire avenant aux lèvres, dans un cliquètement de talons déterminé.

« Ada Reinhardt ? Agent spécial Gallagher, FBI. » Je présente mon badge, discrètement, pour ne pas attirer l’attention sur nous. « Y a-t-il un endroit où nous pouvons discuter en privé ? » J’émets quelques commentaires neutres sur le musée tandis que je la suis dans d’autres couloirs, eux aussi exposant des œuvres diverses, meublant la conversation par des lieux communs jusqu’à ce que nous soyons dans la confidentialité de son bureau, à en juger par la plaque à son nom apposée bien en vue. « Je vous remercie de me recevoir. Miss Reinhardt, vous avez déjà collaboré avec le Bureau par le passé, dans des conditions différentes. J’appartiens au département des sciences du comportement, et plusieurs cas jusqu’ici individuels pourraient être reliés. Nous avons besoin de votre expertise pour confirmer que les circonstances de ces crimes permettent de les considérer comme similaires. Je dois toutefois vous avertir que les images que je vais devoir vous montrer sont choquantes. Dans ces conditions, acceptez-vous de nous aider ? »

J’ai posé sur le bureau le dossier fermé dans lequel se trouvent quelques-uns des clichés agrandis pris sur les scènes de crime. Tout est une question de point de vue, dans l’art, donc j’ai sélectionné plusieurs angles de vue différents pour chaque scène, pour augmenter les chances de reconnaître un tableau si tel est bien le cas. Je n’en dis rien, pour le moment – je ne veux pas influencer la spécialiste quand elle se penchera sur les photos, si jamais elle décide de le faire.  
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Ada
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J'ai 29 ans et je vis à New York, États-Unis. Dans la vie, je suis Experte d'art et galeriste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis seule avec mon chat et je le vis plutôt bien.

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Le sourire initial qui parcourait le visage de Ada s’estompa furtivement au fil de l’introduction de l’agent du FBI au profit d’une mélancolie résignée qu’elle s’efforçait de contenir pour ne pas renvoyer un sentiment d’hostilité à son interlocutrice.

C’était ainsi. La plupart du temps, son poste impliquait la visite d’antiquaires ou d’acheteurs fortunés pour solliciter ses talents d’experte d’art. Et sporadiquement, il arriva que des agents fédéraux viennent à sa rencontre pour faire la lumière sur des enquêtes gravitant autour du milieu artistique.
Alors qu’elle guidait l’agent spécial Gallagher jusqu’à son bureau, Ada s’employait désormais à conserver son sang-froid et à tâcher de ne pas trop psychoter quant aux raisons de la visite du FBI au MoMA. Elle les découvrirait bien assez tôt, et être anxieuse par anticipation ne ferait que perturber sa lucidité au moment où cette Madame Gallagher ferait appel à ses compétences. Elle fermait la porte de son bureau derrière elle après avoir invité l’agent à entrer.

Les deux femmes pénétraient dans une pièce aux murs d’un blanc laiteux qui rendaient le lieu juste ce qu’il fallait de lumineux sans éblouir pour autant. La paroi côté façade était exclusivement composée de verre et donnait une vue imprenable sur le jardin du musée.
La décoration résolument moderne restait dans le ton de ce qu’offrait le musée aux yeux des visiteurs, bien que le mobilier fut un peu plus haut de gamme.

- Je vous en prie, asseyez-vous. Je peux vous proposer du thé ou un café si vous le désirez. Suggéra Ada en désignant sobrement l’un des deux fauteuils en cuir qui faisait face à son bureau.

Alors qu’elle prenait place à son tour, elle posait ses coudes sur son bureau puis croisait ses doigts en écoutant attentivement les propos de l’agent spécial Gallagher.
Son visage s’assombrit quand Ioana fit mention de crimes. Elle s’attendait à une affaire concernant le trafic d’œuvres d’art, comme cela arrivait parfois, et qui composait d’ailleurs l’écrasante majorité des raisons pour lesquels les services fédéraux de police venaient habituellement la consulter.

Ioana lui présentait désormais le dossier de l’affaire qu’elle avançait sur le bureau. Et Ada n’était plus aussi sûre d’elle alors qu’elle observait avec inquiétude les documents posés devant elle qui lui faisait l’impression d’une boîte de Pandore qu’elle n’était pas certaine de vouloir ouvrir…

S’efforçant de ne pas trop faire attendre l’intimidante jeune femme qui attendait sa réponse, Ada s’appliqua à rassembler ses esprits et à ne pas trop tergiverser, ce qui n’aurait fait que renforcer ses appréhensions.

- Et bien… S’il est dans mes compétences de pouvoir faire progresser l’enquête, je pense que ce serait une erreur lourde de conséquence de ma part que de ne pas étudier ce dossier…

Elle faisait glisser le dossier jusqu’à elle puis commençait à le parcourir. Ce qu’elle ne tarda pas à y découvrir lui glaça le sang. Elle comprit dès les premières photos pourquoi le FBI venait consulter l’avis d’une experte en art. Elle plaçait sa main devant sa bouche pour retenir un haut-le-cœur qui l’assaillait alors qu’un terrible effroi s’emparait d’elle tandis qu’elle constatait avec horreur les mises en scène macabres dépeintes sur les photos.
En approfondissant un peu plus son investigation, elle reconnaissait dans chacun des différents meurtres une volonté chez celui qui les avait perpétrés de reproduire des œuvres d’art d’artistes célèbres.

Ada repoussait un instant le dossier un peu plus loin et s’autorisait une minute de répit pour assimiler ce qu’elle venait de découvrir. Elle possédait une bouteille de Nikka 21 ans Taketsuru dans le tiroir fermé à clé de son bureau qu’elle sortait pour de grandes occasions telles qu’une vente importante ou l’arrivée d’un artiste populaire. En l’instant présent, elle souhaitait plus que tout autre chose en boire une grande rasade pour l’aider à faire passer le choc qu’avait été la lecture de ce dossier. Après un bref instant, elle tâchait d’articuler sa première impression à Ioana :

- Euh… Je vois… Vous avez effectivement eu raison de venir ici. Je peux d’ores et déjà vous confirmer que chacun des crimes présents dans ce dossier correspond à une volonté chez celui qui les a commis de reproduire une œuvre d’art plus ou moins célèbre. Venir me trouver plutôt que quelqu’un d’autre était également utile ; puisque pour certains de ces crimes, il y est question d’œuvres d’art très récentes que seule une personne très au fait de l’actualité dans le domaine de l’art contemporain et pas seulement de l’art moderne pourrait connaître. Pour n’en citer qu’une, prenez par exemple celle-ci.

Ada faisait glisser sur le bureau l’une des photos les plus explicites du document jusqu’à l’agent.

- Il est très probable selon moi qu’il s’agisse d’une tentative de reproduire l’œuvre « The bear rug Fuhrer » de Boaz Arad. Elle date de 2009. Un simple historien de l’art aurait tout à fait pu passer à côté de quelque chose d’aussi récent et… Singulier…

Le temps que Ioana employait à assimiler ces nouvelles informations était autant de précieuses secondes de répit pour Ada qui tâchait de calmer son rythme cardiaque et de retrouver un semblant de sang-froid après la vision d’un pareil cauchemar. Après un instant, elle continuait :

- Agent spécial Gallagher, je pourrais à votre demande produire un rapport complet et très détaillé sur chacun des cas présents dans le dossier que vous me présentez aujourd’hui. Mais je veux aussi que vous sachiez une chose : si je peux, de quelque manière que ce soit, contribuer à l’arrestation du monstre qui est à l’origine de ces atrocités et qui détourne et corrompt ces œuvres d’art en quelque chose d’aussi inhumain ; soyez assurée de ma totale coopération jusqu’à la résolution de cette enquête.
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Aura
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Ioana
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Le sourire avenant de ma consultante potentielle s’affaisse, discrètement, à la commissure de ses lèvres. Elle n’en devient pas hostile pour autant, loin de là - juste… résignée, un peu, dans l’ombre au fond de ses yeux, et je ne peux réprimer un élan de sympathie pour cette femme projetée dans l’horreur de l’innommable sans avoir pu réellement s’y préparer. D’un sourire et d’un signe de tête, je refuse poliment son offre de boisson, et je m’assieds dans le luxueux fauteuil de cuir qu’elle me désigne. Ses manières sont impeccables, et je me sens bien accueillie, bien que ma démarche soit loin d’être des plus réjouissantes. Combien de fois avant moi a-t-elle dû recevoir dans son bureau si lumineux un agent venu lui demander de poser les yeux sur la laideur de l’humanité ? Moi, j’ai choisi ce métier. J’ai côtoyé des détenus pendant des années, expertisé quantité de dossiers sordides, exploré les bas-fonds de l’âme humaine et de toutes les obsessions malsaines qui peuvent s’y terrer. Je peux parfois comprendre le regard criminel que certains esprits dérangés peuvent porter sur un monde peuplé de vulnérables innocents. J’ai bien conscience de ce qui peut m’arriver si j’oublie de verrouiller ma porte, le soir, avant d’aller me coucher.

Elle, elle n’a rien demandé. Sa vie c’est l’art, sa passion c’est la création, son esprit se nourrir d’esthétisme, de nouveauté, de réflexion. Ada Reinhardt n’a pas souhaité que ses convictions soient ébranlées par le génie malfaisant d’un meurtrier tourmenté par de bien sombres élans, et j’éprouve un fort élan de piété pour cette femme courageuse. Rien ne l’a préparée ni à l’horreur ni au crime, et pourtant, elle porte un regard déterminé sur le dossier pour lequel je suis venue la consulter. Je vois bien la main choquée qu’elle place devant ses lèvres, je devine la nausée qui doit l’envahir – pauvre d’elle, victime collatérale d’une série de meurtres effroyables. J’attends en silence, lui laisse le temps de rassembler ses esprits, de pousser sa réflexion à son terme ; prête à la secourir si elle venait à faire naufrage parmi ces scènes bien trop explicites.

Elle ne craque pas, pourtant. Elle pâlit bien un peu, et sa respiration se raccourcit par moments, mais c’est une femme forte que j’ai devant moi, et quand elle relève finalement les yeux vers moi, son regard est ferme. Sa main tremble bien un peu tandis qu’elle repousse le dossier vers moi, mais elle m’énonce une série de faits que je note consciencieusement sur ma tablette, prête à les restituer à l’équipe au moment de dresser le profil du criminel ou de la meurtrière qui nous a laissé ces sanglants tableaux. De quelques tapotements, je recherche l’œuvre qu’elle me mentionne, et effectivement, la ressemblance est frappante. J’opine doctement du chef, pensive, plongée dans la réflexion. Je suis étonnée que l’auteur de ces œuvres d’art plus que discutables ne se cantonne pas à une période spécifique. Cela voudrait dire que son but n’est pas d’explorer une obsession, mais de… de quoi ? S’il voulait simplement attirer l’attention, il se contenterait de crimes spectaculaires, sans reproduire chaque tableau avec une foule de détail… Veut-il dénoncer quelque chose ? Mais quoi ? Je m’y connais trop peu en arts pour tirer les conclusions nécessaires, et j’enchaîne sur la proposition que me fait la conservatrice. Je vais effectivement avoir besoin de son aide – la pauvre malheureuse ! Elle ne sait pas à quoi elle va s’exposer, et je m’en veux de l’attirer dans ce guêpier. On ne ressort jamais indemne d’une enquête criminelle aussi sordide, et Ada ne possède pas la carapace que je me suis forgée au fil des années…

« J’apprécie grandement votre aide, Miss Reinhardt. Nous aurons besoin d’un dossier comportant une présentation détaillée de chacune des œuvres choisies par ce suspect – pour l’instant, rien ne nous permet de déterminer pourquoi il a sélectionné ces ouvres-là, et c’est l’un des points capitaux du profil que nous devrons établir. Vous me dites que plusieurs époques sont concernées, et ce n’est pas très bon signe : j’aurais préféré que cela se cantonne à un seul style, une seule époque… » Je me mords la lèvre. Préférer, vraiment ? Choisis mieux tes mots, Ioana ! « Enfin, j’aurais préféré qu’aucun crime n’ait lieu, bien évidemment. Ce que je voulais dire, c’est que l’identification du suspect aurait été plus simple si nous avions pu restreindre ses intérêts, or là, ce n’est pas le cas. Au premier abord, voyez-vous un point commun entre ces œuvres ? Un thème, un élément représenté, une similitude quelconque entre les artistes de base ? Un matériau spécifique employé, peut-être ? Un seule chose qui se retrouverait dans chaque œuvre d’origine, et qui expliquerait que ce suspect les ait retenues… ? » Je n’y crois pas vraiment, mais ça ne coûte rien de demander. Ada aura peut-être une intuition qui nous servira. « Vous êtes familière avec le milieu de l’art, ce qui n’est pas le cas de mon équipe. Quand vous regardez ces photos, quand vous passez outre le réflexe initial de rejet et de recul, est-ce que vous voyez une signification particulière qui nous échapperait, à nous les profanes… ? »

Pardon, Ada, de vous forcer à regarder à nouveau ces horreurs.
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Ada regrettait que la fermeté et l’engagement dans son discours ne concordent pas exactement avec son langage corporel. Elle redoutait que les divers petits tics nerveux qu’elle trahissait après avoir parcouru un dossier aussi sinistre ne la disqualifie aux yeux de l’agent spécial Gallagher quant à sa capacité à supporter ce qu’implique le suivi d’une telle enquête jusqu’à sa résolution.

Et pourtant, il lui était insupportable d’imaginer que quelqu’un capable de telles atrocités puisse être libre de ses mouvements en ce moment même. Face au professionnalisme de Ioana à l’évocation de sa première impression sur le dossier, Ada déduisait que la responsabilité de résoudre des enquêtes d’une telle gravité était de toute évidence une entreprise réservée à des gens d’un tout autre niveau, tant en terme de sang-froid et d’intelligence qu’en capacité de déduction et de discernement. Elle avait le sentiment d’être toute petite en face d’une Ioana qui lui semblait cocher toutes ces cases. Et pourtant, la discrète rectification, innocente, que Ioana apportait à l’une de ses phrases, suffit à rappeler Ada au monde réel en lui remémorant que Ioana n’était finalement qu’une jeune femme comme elle qui avait sans doute ses moments d’hésitation et une vie personnelle.

D’ores et déjà un peu plus à son aise en présence de l’agent spécial, elle écoutait attentivement ses questions puis s’accordait le temps de la réflexion avant de se risquer à formuler une première intuition. S’efforçant de n’omettre aucune variable dont elle avait connaissance, elle déglutissait péniblement puis commençait :

- Plusieurs choses me viennent à l’esprit… Vous souligniez justement que le meurtrier met un point d’honneur à faire varier l’époque, le thème, le matériau originel de l’œuvre choisie, et jusqu’à la renommée de l’artiste lorsqu’il fait une nouvelle victime…

Le temps d’une pause très brève, Ada appuyait de nouveau ses coudes sur son bureau. Elle laissait reposer son menton sur les pouces de ses mains entrelacées, et érigeait ses index devant sa bouche tout en arborant un visage des plus sérieux qu’elle adressait au dossier qui contenait les photos alors qu’elle tâchait d’organiser son argumentaire. Après un bref instant, elle savait comment elle souhaitait articuler la suite de sa réflexion :

- Avant toute chose : je pense qu’il peut être intéressant d’envisager que le meurtrier souhaitait que l’enquête progresse jusqu’à un point où des experts d’arts seraient contactés. Mais je m’explique : S’il souhaitait simplement attirer l’attention des profanes en matière d’art, je pense qu’il se serait exclusivement dirigé vers des œuvres célèbres et/ou faciles à reproduire. Ou alors par exemple, qu’il se serait employé à ce que ses mises en scène puissent être autant que possible à la vue de tous. Ici, il essaye strictement de reproduire au détail près une œuvre choisie, ni plus, ni moins. Sans modification, parodie, message… Et la méticulosité apportée à chaque scène m’amène à penser qu’il ne fait rien au hasard ou sans une profonde réflexion au préalable… Ce qui m’amène à formuler cette hypothèse des plus horribles…

Une sensation très désagréable venait saisir Ada à l’estomac alors qu’elle s’apprêtait à en venir au fait. Un frisson parcouru sa colonne vertébrale, et c’est visiblement choquée qu’elle exposa sa théorie à Ioana en s’efforçant de soutenir son regard :

- Je pense qu’il souhaite que des experts dans le domaine de l’art reconnaissent, analysent, débattent et interprètent ses crimes comme ils le feraient pour une œuvre d’art à part entière… Et si ma théorie s’avère être exacte, alors notre entretien d’aujourd’hui pourrait bien signifier qu’il est parvenu à ses fins…

Ada baissait les yeux et se murait dans un silence honteux après avoir exposé son hypothèse. Comme si le simple fait de l’avoir formulé contribuait d’une certaine façon à aller dans le sens de ce que le tueur en série souhaitait accomplir.

Seul persistait pendant un instant le bruissement filtré des gens qui s’activaient à l’extérieur du bureau de Ada. Cette dernière s’efforça de renouer avec sa contenance, et prit timidement l’initiative de redonner la main à Ioana sur ce qui constituerait leur prochaine action :

- Agent spécial Gallagher. Aussi horrible que cela puisse paraître, j’en arrive effectivement à la conclusion qu’une analyse de ces crimes avec pour approche la volonté d’y interpréter une œuvre d’art pourrait nous aider à comprendre les motivations du tueur et également contribuer à dresser une première ébauche de son profil psychologique… J’ai bien l’impression que c’est exactement là où il souhaitait nous amener, reste à déterminer pourquoi, et l’idée même de rentrer dans son jeu macabre me répugne au plus haut point. Mais si cela peut faire progresser l’enquête, et si c’est quelque chose que vous souhaitez, je pourrais me prêter à cet exercice si vous m’en faites la demande…
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