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LE TEMPS D'UN RP

Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin

Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Jeu 28 Oct - 13:48
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Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Terry fut, au premier abord, surpris par la réaction de Lucille. Il la sentit bouger brusquement contre son flanc pour ramasser la bouteille et ne put que contempler l’arc gracieux que décrivit l’objet en allant s’écraser au sol. Un plan dangereux. Le temps sembla ralentir.
Il jeta un coup d’oeil indéfinissable à la femme. Admiration, surprise et amusement. Oui, l’amusement, parce que dans ces moments Terry voyait aussi l’aspect comique de cette manière qu’ont les humains de vouloir survivre à tout prix. Les claqueurs passèrent devant eux surexcités par ce bruit éclatant. Temps de filer d’ici. Il fit un pas discret sur le côté et comprit tout de suite que Lucille ne bougerait pas. Compréhensible. Elle devait être terrorisée. Il l’était aussi après tout, à sa manière de brute mais terrorisé quand même.


Lucille s’agrippait déjà à lui. Il dégagea son bras droit pressé entre leur deux corps, les yeux fixés sur le visage de la femme, un étrange sourire sur le visage. Il lui arrivait souvent de sourire sans s’en rendre compte dans ce genre de situations. Sa main droite se saisit enfin du Glock, il le montra à Lucille en faisant le moins de mouvements possible.
Il savait qu’elle ne pourrait pas bouger. Il commençait à la connaître. C’est son point de vue à lui qui avait changé sur elle ; plus aucune trace d’agacement ou de regret qu’elle ne soit pas plus apte à la survie. Il ne restait en lui qu’une idée, celle de survivre à deux. Dans cette situation intense les idées se réduisent à ce qui est le plus important, pas forcément de façon rationnelle.


Les claqueurs avaient presque fini d’examiner la zone à tâtons. Ils allaient bientôt se remettre à errer au hasard. Il fallait bouger. Terry entoura de son bras gauche la taille de Lucille. L’autre main tenait le Glock armé. Il regarda le visage de la femme et lui fit un clin d’oeil… avant de la soulever du sol et de bondir dans les escaliers.
Les claqueurs se tournèrent vers le son instantanément. Terry dévala les escaliers comme un gosse turbulent, à deux doigts de la chute, emportant Lucille telle une poupée, la face figée dans une expression sauvage. Ils devaient, à ce moment, offrir un sacré spectacle. Celui d’une vie d’entrainement à survivre, du corps qui décide.
Ils arrivèrent bruyamment au bas des marches en en ratant plusieurs, mais Terry ne tomba pas. Son corps ne l’aurait pas permis.
En bas d’autres zombies les attendaient qui s’étaient approchés de l’escalier en entendant le vacarme. Terry en abattit un d’une balle en pleine tête avant même d’être stabilisé sur le sol et il fut si impressionné par son propre coup qu’il poussa un cri de bataille inarticulé mais fort. Il resserra sa prise sur son amie, ne lui permettant pas de toucher le sol. Comme elle était bien plus petite que lui, il pouvait la soulever de terre sans trop de difficultés mais ça affectait pas mal sa mobilité, et de plus la prise devait être douloureuse pour la femme, un étau autour de ses reins. Mais Terry n’y pensait pas.
Il reprit son avancée à travers le couloir qui séparait le salon de la cuisine. En face d’eux la porte d’entrée, à gauche la porte du salon, à droite celle de la cuisine. Dans ces deux pièces, des zombies. Il était content d’avoir dégainé le Glock, plus maniable, mais regrettait les détonations. Tous les zombies à la ronde allaient sortir de la forêt pour converger vers eux.

”Prépare toi à courir ! Dès qu’on sort de là, je te pose.”

Ils n’en étaient pas encore là.
Il tira encore deux balles coup sur coup. La tête du zombie le plus proche explosa littéralement, ce qui était inhabituel parce qu’il avait juste des balles normales et pas explosives. Il comprit après que la décomposition était simplement si avancée pour ce zombie que la chair du crâne n’avait pas tenu l’impact. Déconcerté, il avait raté le second coup et le monstre commença à enjamber le cadavre de son compagnon sans tête. *Clic*. Plus de balles.
Il y avait une lampe de chevet posée sur une console à l’entrée de la maison, à côté d’un bol qui devait sûrement accueillir les clefs. Terry fourra son Glock vide dans la main de Lucille -pas le temps de rengainer -il espérait avec force qu’elle ne le lâcherai pas -et se saisit de cette lampe. Dans un geste digne d’une compétition sportive, étrangement gracieux, Terry asséna un coup de l’objet en travers du visage du zombie. Il ressentit une puissante envie d’éclater de rire mais se retint. Le zombie ne tomba pas mais recula de deux pas. Suffisant.
Bondissant par-dessus les corps, Terry ouvrit la porte d’un coup de pied, émergea de la maison et dévala les marches du porche avec Lucille sous le bras.

”Je te pose,” souffla t’il. ”Cours !!!”

Il lui saisit néanmoins la main pour courir. Ils traversèrent la clairière et s'enfoncèrent dans la forêt.

*****

Plus tard, après avoir réussi à semer les zombies, ils essayèrent de finir leur nuit à l'abri d'un bosquet épais. Le sommeil ne venait pas après toute cette adrénaline. Assis en tailleur à côté de Lucille, Terry réfléchissait.
Il se rendait compte qu'ils avaient trop traîné dans cette maison. Terry avait eu comme première idée de livrer Lucille aux Lucioles, et il se demandait pourquoi il n'avait entrepris aucune action dans ce sens. Depuis qu'il l'avait trouvée, ils n'avaient fait que se déplacer et se reposer dans cette maison comme si c'était là leur finalité. On était loin de la manière déterminée et efficace avec laquelle Terry avait toujours agi. L'idée lui vint qu'il n'avait peut-être pas vraiment envie, au final, de leur livrer Lucille. Sa Lucille, exprima sa pensée avant qu'il ne se reprenne en secouant la tête.  

Il finit par prendre la parole d'une voix enrouée par le long silence préoccupé.
"Qu'est ce que toi tu veux faire, Lucille ?"

De lassitude il se prit le front dans une main et soupira.

"Je n'ai pas de plan" admit il. "Je… je ne sais pas quoi faire après."


Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
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Pyramid Rouge
Mar 30 Nov - 19:16
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Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu
Tout son courage rassemblé en un geste elle se fige et se crispe mais quand elle regarde parfois le visage de Terry elle constate que d’après ce qu’on lui a toujours appris il a l’air heureux et elle a envie de lui faire confiance, réellement pas seulement parce qu’elle n’a pas le choix. Tout se passant très vite, la seule chose dont elle se souviens c’est la voix de Terry. Elle l’avait laissé faire et s’était répété dans sa tête chacun de ses champignons préféré en regardant par terre les pieds de Terry s’accrochant a son épaule pour s’aider un peu alors qu’il la porte et que ses jambes sont paralysées par la peur. Elle sait qu’elle est un fardeau et elle le sent à la façon dont il agrippe ses hanches. C’est si douloureux que cela lui arrache des petits râle de gorge mais elle ne plaint. Attrapant l’arme vide elle reçois quelques éclaboussure de sang sur le visage mais tout vas bien. Une fois que Terry lui dit de courir elle a l’impression qu’elle va tomber et elle a bien failli ayant eu quelques pas foutrement maladroit ses jambes s’emmêlant ensemble. Soupirant quand elle regarde devant elle elle voit la forêt et se demande encore comment elle a pu suivre et ne pas tomber. Dans la folie de l’instant, elle ne remarque pas tout de suite que Terry lui tient la main. Quand elle le remarque elle sourit un peu et malgré qu’elle n’apprécie pas les contact direct va lui serrer la main le sourire franc rejoignant la forêt avec ardeur.

Suite a cela quand enfin le calme revient, Lucille phase un moment auprès du feu avant de pouvoir décrocher un mot.  A vrai dire c’est Terry qui brisera ce silence car elle elle n’y arrive pas. Tout cela a été si stressant qu’elle  a besoin d’un peu de temps. Mais le temps s’écoulant et ses plaies pensées, Lucille écoute Terry et ne lui répond pas tout de suite. D’abord elle doit réfléchir. Prenant le sac pleins de médocs et divers objets médicaux elle s’approche de Terry pour vérifier qu’il n’a aucune plaie. S’asseyant a coté de lui elle va lui prendre la main pour la regarder avant d’observer son bras dans tous les sens pour vérifier qu’il va bien. Il faut qu’il aille bien. Il le faut parce que c’est le seul qui semble en avoir quelque chose a foutre d’elle dans ce monde de chaos.

Une fois qu’elle est sûre qu’il va bien elle le regarde dans les yeux baissant régulièrement le regard pour ne pas se sentir gênée au contact visuel. Soupirant elle hausse les épaules.

-C’est la première fois qu’on me demande ça. A vrai dire j’aimerais bien avoir un champignon de compagnie. Mais ils sont plus jolis dans la nature.

Lucille avait très bien comprit de quoi il parlait. Cela la rendit triste qu’il semble si perdue de ne pas savoir ou aller. Alors doucement elle se rapproche d’une fesse de lui puis deux jusqu’à être collé a lui. Là, elle va mettre un petit temps avant de venir l’enlacer et poser sa tête sur son épaule sans le regarder. Elle espérait le rassurer. En tout cas c’est comme ça que les soldats rassurait les autres quand ils n’ont pas le moral. Restant silencieuse elle ne le montre pas mais elle réfléchis toujours plus profondément à sa question. Puis laissant le silence les bercer quelques longues minutes elle répond enfin.

-Je crois que j’ai envie de rester avec toi. Et j’aimerais beaucoup vivre dans un endroit propre, un nid ou je pourrais avoir des champignons en pot et ou je pourrais regarder les étoiles tous les soirs, voir la nuit tomber et le jour se lever par la fenêtre sur une montagne ou un endroit vallonné. J’avais jamais dit a personne ce rêve. Je pensais que personne voudrais jamais l’entendre parce qu’on s’en fiche des rêves des gens comme moi. Et puis je pense que c’est beaucoup moins techniquement possible actuellement mais j’aurais bien aimé savoir ce que c’est d’être en couple avec quelqu’un avant de mourir. En tout cas au début ce rêve je voulais être toute seule ans cette maison. Mais je crois que tu es la seule personne avec qui j’aimerais partager ce rêve maintenant parce que je t’aime bien Terry.

Effectivement elle l’apprécie beaucoup et pour l’instant c’est assez nouveau pour elle tout ce qu’elle ressent. Ca la perturbe beaucoup mais elle pense peut-être éprouver des sentiments plus intimes pour Terry. Seulement, elle n’ose pas trop y penser et ne se sent pas prête a lui dire. Et pui y est -elle obligé ? Non. Alors pour l’instant elle se tait. Souriant elle se lève et reprend un visage plus neutre. Se mettant devant Terry elle lui tend la main.

-ça te dis qu’on essaye de trouver un nid Terry ?

Fait-elle d’un ton assez monotone comme d’habitude mais avec un petit  sourire en coin sincère qu’elle ne force pas.

* * *

-Plus loin caché-

-1,2, ici Vince. J’ai trouvé la cible. Elle est avec des gros bras. Comment on procède ?

L’interphone grésille, la réponse se faufile dans l’oreille de l’espion.

-Bien. J’y vais en douceur dès qu’elle dormira. Je suis sûr que ce sera pas dur de lui faire nous la livrer.

Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin
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