Le Temps d'un RP
le seul rpg où tu joues
qui tu veux,
quand tu veux
Retrouve les animations du forum pour t'amuser,
découvrir de nouvelles plumes et vivre de folles aventures !
Le Deal du moment : -38%
PNY – Disque SSD Interne – CS900 – ...
Voir le deal
31.19 €

LE TEMPS D'UN RP

Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin

Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Mer 10 Mar - 14:13
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



Reyes- Pinterest

La douche lui fit un bien fou, même s'il n'était pas vraiment détendu dedans. Il n'avait pas entendu la question finale de Lucille, sinon il aurait répondu d'un ton un peu sec : "bah tu m'appelles mais pas au dernier moment quoi. Reste à l'affût." Mais cette réponse lui semblait évidente et il n'avait pas entendu la question.

En revenant dans la chambre, il prit le relais pour que Lucille aille se laver à son tour. Il pensait aux vêtements en ruine de la femme. Le plus bizarre c'était le calot de médecin qu'elle n'enlevait jamais alors qu'il était tout flétri et puant. Comme tout le reste, en fait. Terry se promit de laver dans la rivière les rares vêtements de rechange qu'il possédait. Et ceux de Lucille, se surprit-il à préciser en pensée.
Il avait remarqué le pyjama plié sur le lit. Bien plié. Il supposa que Lucille l'avait choisi comme tenue de nuit et ça lui donna envie de rire. Ca lui semblait surréaliste. Puis, à la réflexion : et pourquoi pas ? Puisqu'il était là, ce pyjama. Elle avait bien droit à un peu de confort. Bien sûr elle aurait froid s'ils devaient fuir précipitamment mais après tout...

Il l'entendit marcher pieds nus dans le couloir mais pas entrer, alors il se retourna vers la porte et vit qu'elle se cachait derrière et aussi qu'elle était nue. Ce qui le surprit si fort qu'il se leva de la chaise où il était assis. Puis se rassit immédiatement dessus juste après.

"Mais... Mais t'es... "envahir ma pudeur" nan mais..." marmonna t'il en se retournant précipitamment vers la fenêtre.

Il était terriblement gêné. Pas par la nudité -Terry avait eu son lot de personnes attirées par lui et était plutôt à l'aise avec le sexe -mais par la simplicité. Par la nudité non destinée à lui. Et parce qu'il avait envie de regarder. Il avait envie qu'elle se soit déshabillée pour lui et pas parce qu'elle avait oublié son pyjama -cette pensée lui traversa l'esprit sans qu'il ose s'y arrêter. Il entendait dans son dos les froissements du tissu, les petits bruits de piétinement quand elle passa ses jambes dans le pantalon. Il resta obstinément tourné vers la fenêtre les yeux fixés sur la forêt. Est-ce que c'était un jeu ?
Les pas s'approchaient de lui. Il ne regarda pas. Puis la voix de Lucille égale à elle-même s'éleva par dessus son épaule droite.
Il la regarda de bas en haut. Le pyjama -"tiens ? il lui va... j'aurais cru qu'il serait trop petit. Mais elle est toute petite aussi." -son air propre et frais... le calot enfin disparu. Ses cheveux mouillés semblaient plus foncés que leur vraie couleur -"ils doivent être d'un blond très clair..." Il eut l'impression de ne pas avoir remarqué son visage avant.

"Hein ? Ha... mes blessures, oui."

Il enleva son t-shirt sans se lever, le froissa dans ses mains sans s'en rendre compte et se tourna pour présenter son dos à Lucille. Il resta quelques temps en silence. Il tournait retournait le tissu entre ses grandes mains. En baissant la tête, il voyait les pieds nus de Lucille derrière lui.

"Humm...Faudra te trouver des bonnes chaussures de marche. On fouillera bien demain pour voir si y'en a à ta taille. Déjà, je vois que t'as trouvé un pyjama."

Encore un silence. Il l'avait dit sur un ton neutre, ni jugement ni approbation. Lui qui dormait avec ses chaussures et un fusil en travers la poitrine.
Il ne pouvait pas s'empêcher de sentir avec acuité ses doigts sur sa nuque, de les sentir plus fort que le picotement des blessures en train de guérir. Quand elle eut fini, il se leva et se tourna vers elle, son t-shirt toujours en boule dans la main. Ils étaient juste face à face -il remarqua encore une fois qu'il était beaucoup plus grand qu'elle, deux têtes. Les cheveux de Lucille avaient séché et en effet, ils étaient d'un rare blond blanc.
Il fronça les sourcils et secoua la tête un peu énergiquement. Sur ce, il remit son t-shirt sale par dessus les bandages.



Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Jeu 11 Mar - 19:18
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

Nue, les pieds propre parcourant le sol elle enfila tout son pyjama rapidement mais de façon méthodique. A vrai dire elle ne regardait pas vraiment si Terry essayait ou pas de la voir et elle s’en fichais un peu. Pour elle, elle n’était pas attirante et personne ne voudrais essayer d’aimer en intimité morale et physique une fille comme elle à cause de son autisme. Elle avait eu des rêves, des sentiments pour d’autres qui n’étaient jamais partagé alors, désespérée de la fatalité de la vie elle avait décidé d’écarter en tout point et pour toujours cette possibilité avec n’importe quel homme.
Sa réaction semblait trahir qu’il était un peu étonné de ses mots. Ravalant sa salive et fronçant un peu ses sourcils elle se disait qu’elle lui avait sûrement paru bizarre alors quand elle le regarda elle se força a sourire en le regardant dans les yeux.

-Bon les plaies suinte un peu encore mais les croûtes sont belles.Terry, je pense pouvoir affirmer que tu ne mourra pas de ces blessures à 97 %

Hochant un peu la tête elle alla prendre le sac à dos a médicaments qu’elle avait méticuleusement rempli et se mit à l’ouvrage sur le dos de Terry. Ses doigts était très doux, tout comme ses gestes qui  était très précis. En se concentrant elle avait tendance à mette l’un de ses pieds sur l’autre, comme un équilibre procédurale. A ses mots elle ne réagit pas tout de suite car elle était très concentrée. Alors elle termina la pose de minuscule pansement aidant les plaies a se refermer malgré un écart important et après cela elle pu participer à la conversation. Elle ne le regardait pas et les sourcils froncé sur ce qu’elle faisait elle répondait tout de même avec ses même mimiques faciales.

-Oui, il faudra trouver des chaussures. Je fais du 7 US donc du 37 européen ou du 4 UK

Puis, elle réalisa qu’il avait remarqué son pyjamas et même si elle ne se voyait pas elle sentait son visage devenir tout rouge. Le pyjama c’était vraiment quelque chose de très sacré pour elle et le partager avec n’importe qui n’était pas permis. Les neurotypique trouverait cela trop bizarre et sûrement irrationnelle et inutile… Et pourtant c’était tellement faux. Ils ne savaient pas a quel point c’était faux. Elle reprit en riant un peu gênée.

-Tu es observateur Terry. La plupart des gens, environ 61 % précisément et encore je n’ai pas mis la virgule, ne sont pas forcément observateur.

Pourquoi l’autiste parlait. Elle se le demandait. Mais pourtant pour elle toutes ses précisions étaient nécessaire et cela lui faisait du bien de le dire. C’était très dur pour Lucille de comprendre pourquoi les neurotypique n’était pas souvent très précis dans ce qu’ils demandent. Finissant ses pansements elle les regarda d’un petit air satisfait avant de ranger un peu autour d’elle. Puis du coin de l’oeil elle remarqua qu’il remettait le même t-shirt sale. Quel. Horreur.Impossible. Impossible impossible impossible impossible impossible impossible impossible impossible. C’était impossible inconcevable qu’elle laisse son t-shirt sale venir toucher ses pansement propre. Ainsi avant qu’il ne rabatte sur son dos l’arrière du t-shirt elle l’attrapa au niveau de sa nuque et le releva dans les sens inverse. Le t-shirt lui échappant des doigts elle commença a lui tirer dessus en secouant la tête un peu frénétiquement.


-Non non non, Terry ! Tu ne peux pas remettre ça c’est sale.

Ayant réussi a lui retirer complètement dégoûtée de le tenir elle le jeta par la fenêtre sans réfléchir et alla dans l’armoire de l’autre pièce, celle ou elle avait trouvé son pyjamas et fouilla un peu. Sans défaire les piles elle les posait par terre et commençait a observait les tailles. Rien qu’a la taille qu’il prenait plié on pouvait déduire la taille. Terry était grand. Très grand et assez costaud. D’ailleurs en y pensant elle se demandait ce qu’il était avant. En cherchant elle lui demanda.

-Tu étais un militaire Terry avant ?

Quand elle trouva un t-shirt en taille L elle se dit que c’était bon. Il était  gris avec des girafes en ombre sur un fond jaune dessus. Sûrement un t-shirt venant d’un zoo. Il était un peu kitsch. Souriant un peu, satisfaite d’elle elle se releva et lui tendit bien plié.
Puis ils retournèrent dans la chambre principale et regarda le lit alors qu’elle se posait la question des Ce soir elle n’avait pas envie de dormir. Elle avait envie de parler avec lui. Elmer parlait beaucoup à Lucille et la faisait parler autrefois mais depuis qu’il est partie c’était difficile. D’ailleurs, elle ramena ses affaires vers elle dans la chambre qu’elle posa a coté du matelas. Bien plié sur la blouse était marqué E. Fletcher. C’était une taille M homme. Et de la poche supérieur dépassé un morceau de papier plastifié.


-Bon, il va falloir que je commence mon tour de garde, mais j’aimerais bien qu’on discute Terry. On ne se parle pas beaucoup et ça me gêne. Est-ce que je te gêne et du coup tu ne parle pas? Normalement les gens avec qui on partage le moment du pyjama sont des personnes précieuses. Et ces personnes d’ordinaire je leur parle et je les connais bien mais toi je ne te connais pas beaucoup. Tu ne parle pas beaucoup, ce qui me fait penser que tu es réservé.

Assise sur la chaise elle se tortillait les doigts en le regardant très brièvement de temps à autres. Elle repassa sa main dans sa nuque pour se tirer une mèche de cheveux. Se trouvant bête d’avoir dit tout cela elle repensa a la définition de réservé et se rendit compte qu’elle avait été un peu brusque peut-être. Alors se tournant vers la porte elle regardait le couloir et pris la montre Bob L’eponge qui était devenu une relique des tours de garde.

-Je suis désolé Terry, j’ai pas réfléchis. Si tu es bien réservé le fait qu’une personne veuille rentrer brusquement en contact avec toi à peut-être dû te déplaire et te mettre mal a l’aise. Je m’excuse je ne voulais pas.  
Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Mer 17 Mar - 14:19
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Terry regarda bouche bée Lucille jeter son t-shirt par la fenêtre. Elle quitta la pièce avant qu'il puisse faire autre chose que balbutier "Mais.. mais enfin !". Il leva un peu les yeux au ciel en soupirant mais il devait admettre qu'elle avait raison, que le tissu était tout raide de saleté, et même lui quelques instants avant se disait qu'il faudrait le laver.

Il entendit la voix de Lucille s'élever depuis la pièce voisine où elle cherchait un habit pour lui. Lui demandant si il avait été militaire. Il eut un petit rire pour lui-même parce que ce n'était pas vraiment difficile à deviner.

"Hé ben je vois que t'es aussi observatrice que moi !" répondit-il à la question quand elle revint dans la pièce.

Elle lui tendit un t-shirt à motifs -il ne les détailla même pas, totalement indifférent à son aspect. Le t-shirt lui allait en tout cas. Lucille était en train de s'occuper à plier ses propres affaires. La nuit tombait. Terry alla s'asseoir sur le lit et frotta ses mains sur son visage.

C'est alors que la femme commença une conversation qui surprit Terry. En général les gens ne voulaient pas trop "discuter avec lui" et surtout personne  ne le demandait jamais avec une telle candeur. Il ne répondit pas tout de suite et la regarda intensément, fixé sur son visage. Lucille semblait fort mal à l'aise, elle se tourna même vers le couloir comme pour échapper à son regard. Et s'excusa, ce qui mit la touche finale à la surprise de Terry. Il commença à répondre, sa voix sortit caverneuse, il s'éclaircit la gorge.

"Hm, hmm... Non mais euh, sois pas... sois pas désolée."

Sur le coup il ne sut pas trop quoi dire. Etait-il réservé ? Ou juste habitué à être seul ? Du plus loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais eu d'ami proche (sauf dans son enfance bien sûr).

"Tu me gênes pas. Sinon je t'aurais pas emmenée, non ? J'ai juste pas grand chose à dire."

Il laissa passer un instant de silence. "Ces personnes je leur parle et je les connais bien", elle avait dit. Il s'éclaircit la gorge une nouvelle fois.

"Même avant tout ça, avant les zombies, je parlais pas tant que ça et j'étais pas très... pas très apprécié par les gens. Comme t'as deviné, j'étais militaire. J'ai toujours été dans l'armée, mes parents l'étaient aussi. On m'aimait pas trop là-bas, peut-être parce que je me mêlais pas aux gens et que j'étais fier de moi, fier de ma force. Je le suis toujours."

Ca, il a eu le temps pour y penser. Plus jeune, à 20 ans il se disait que de toute façon il n'avait besoin de personne et que personne n'avait vraiment besoin de lui. Il avait été un jeune homme sombre et indépendant, casse-cou, autoritaire, colérique. Dans un certain sens il n'avait pas changé, sauf la prudence qu'il avait acquise depuis les zombies. En vérité, le monde lui avait même montré qu'il avait raison d'être comme ça.

"J'ai l'habitude que les gens se méfient de moi, parce que je suis plus fort qu'eux. Plus dangereux." conclut-il à voix basse sans se rendre compte de la naïveté adolescente de ses mots.

Il se leva du lit, fit quelques pas dans la pièce, jeta un oeil à la fenêtre. Il marcha vers les affaires de Lucille et s'accroupit devant la blouse sale.

"E. Fletcher. C'est qui ?"

Il se saisit tranquillement de la carte plastifiée qui dépassait, sans se cacher, et regarda Lucille en souriant avant de la lire. Toute son attitude exprimait l'assurance, la certitude tranquille que de toute façon elle ne pourrait pas lui reprendre cette carte s'il ne le voulait pas.

Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Ven 26 Mar - 21:23
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu
Se tortillant toujours inlassablement les doigts assise sur sa chaise en regardant un peu entre le vide et le couloir qui se présentait devant la chaise elle écoutait Terry. Il semblait éviter de poser des questions sur ses questions bizarrement précises pour le moment et c’était tant mieux car cela lui libérait une place dans le cerveau pour prendre vraiment en compte ce qu’il disait au lieu de chercher comment contrer ses questions sur son comportement qu’elle attendait.
Levant un peu l’oeil sur lui parfois en le regardant brièvement elle pensait à ce qu’il lui disait tout en observant le t-shirt.
En réfléchissant à ce qu’il disait elle se rendit vite compte qu’elle s’était sentit passionnée tout à coup à l’idée qu’il porte un t-shirt propre qu’elle ai choisi. Secouant un peu la tête elle fixa de nouveau le couloir en se disant qu’elle ne devrais absolument pas le quitter des yeux  depuis que sa garde avait commencé. Elle jeta un œil à la montre Bob l’éponge qu’elle tenait comme un chronomètre dans ses mains.

-Donc en fait t’es pas vraiment bavard c’est tout ? D’accord, oui je vois.

Elle hochait de la tête en fixant toujours le couloir et se balançant un peu en avant sur la chaise. Soulagée qu’elle ne l’importune pas, elle y réfléchis longtemps et commença a se dire qu’au fond si ce qu’il disait était vrai ils étaient un peu similaire tout deux… Puis en y pensant, elle ne se méfiait pas trop de lui pour le coup. Elle avait simplement peur qu’il l’abandonne à cause de son handicap.  

-Pour une fois je suis contente, je crois comprendre ce que tu veux dire. Moi aussi on m’aimait pas trop dans les groupes quand j’étais petite. Je me méfie pas trop de toi moi, je te trouve gentil pour l’instant. Tu me donne à manger et tu me...

Coupée dans son gloubiboulga  de paroles, elle ne comprit pas la question tout de suite alors elle tourna la tête. Trop tard.

Bonjour,
Elle s’appelle Lucille et est médecin chercheur. Si elle agit de façon peu commune c’est parce qu’elle est atteinte d’autisme : trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales et sociales.
Malgré cela elle est très intelligente et capable de comprendre les choses-(expliquez- les lui avec bienveillance)- mais elle est incapable de se défendre seule.
Merci de veiller et prendre soin d’elle si vous la trouvez.

Elmer Fletcher-

Il avait le nez sur la petite carte qu’Elmer avait fait pour Lucille. En voyant cela elle réalisa sa question et le monde sembla s’écrouler dans sa tête. Les sons étaient comme coupés hors du temps et audible que comme des bourdonnements lointains. Elle sentit tout con corps trembler et se raidir alors qu’il lisait. Qui était Elmer ? Elmer… Elmer, qu’elle détestait l’espace de cet instant qui pour elle casserait tout à coup sûr. Sa réponse fut un hurlement soudain et elle se jeta sur lui en lâchant la montre. Elle essayait de lui reprendre des mains la petite carte plastifier que les règles lui ordonnait de garder malgré qu’elle souhaitait plus que tout la balancer loin d’elle.

***
-Lucille viens voir.

La pièce était clair, presque immaculée, ornée que de couleurs pastels. Celle qui était une jeune femme jusqu’à maintenant n’était là plus qu’une jeune fille de 17 ans à peine. La contamination avait déjà démarré depuis quelques mois à ce moment et cela faisait des jours qu’elle ne parlait plus. S’approchant de l’homme, grand à l’air sympathique mais un peu vieillissant, elle le regardait un peu pour le coup mais était muette. Il lui montra la carte. Celle que Terry avait présentement dans la main.

-J’ai écrit cela pour toi. C’est une carte qui te protégera à ma place si je ne suis plus là ou que tu es séparé des Lucioles.

La lisant en fronçant un peu les yeux avant de retourner à une figure neutre elle lui redonna.

-Elle ne servira à rien Elmer. Les neurotypiques n’aiment pas les autistes et les rejette.

Etonné qu’elle se remette à parler pour dire cela il dit d’un ton un peu plus ferme sans être méchant ou menaçant.

-C’est une nouvelle règle Lucille.

***

Oui, elle le secouant n’importe comment et tentant de le frapper et le pousser pour récupérer la carte absolument elle s’était souvenu de ce moment, ce moment ou Elmer, son tuteur lui avait donné et lui avait notifié cet imposture comme une règle. Lucille n’était pas vraiment dangereuse à ce moment et ne devait pas faire mal à Terry plus que ça mais elle semblait vraiment hors d’elle et complètement quelqu’un d’autre. Elle n’arrivait qu’à balbutier des semblants de mots lui sommant de lâcher ça et lui demandant si il avait réussi à lire. En tout cas rien n’était bien clair et il ne comprendrais sûrement pas. Néanmoins, il pourrait voir son visage rouge de peur et ses sourcils courbés de fatalité, ses joues devenant des cascades de larmes. La détresse de sa situation se lisait dans ses actes et frénétiquement elle n’arrêterait pas d’essayer tant qu’elle ne l’avait pas récupérée pour compter avec elle dans les mains ses trois espèces de champignons préféré pour éviter le stress. Sa voix était déformé en râles et jusqu’à maintenant peu compréhensible ils le furent enfin dans un épuisement de sa lutte pitoyable.

-Rends la moi… Ne la lis pas… Rends la moi… Ne la lis pas...
Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Lun 9 Aoû - 12:31
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Il n’aurait jamais cru ça de la part de cette femme craintive et nerveuse. Qu’elle se jette sur lui sans prévenir, sans hésiter, qu’elle l’attaque. Lui.
Terry se redressa, la carte toujours à la main. Il n’avait pas eu le temps de la lire. Il referma son épaisse main libre sur la gorge de Lucille, bras tendu pour l’empêcher d’approcher. Un réflexe.
Ça ne la calma pas du tout. Elle avait l’air en transe. Il leva l'autre main en hésitant à la gifler. Décida finalement de la pousser brutalement. Il y mit assez de force pour la projeter dans la pièce. Dire qu’elle venait de lui dire qu’elle ne se méfiait pas de lui, hé bien, voilà qui allait sûrement lui remettre un peu de bon sens.

Il leva la carte sous son nez pour la lire et poussa un grognement de mépris.

“En tout cas il m’a l’air d’un sacré connard, ton Fletcher.”

La carte lui faisait penser à une qu’on aurait pu accrocher sur un chien fugueur ou mettre dans le portefeuille d’un vieux sénile. “Malgré cela elle est très intelligente”, ha ouais ? et c’est pour ça que t’as décidé de l’affubler d’une carte débile pour justifier son existence auprès des bonnes gens ? Il cracha sur le plancher.
N’empêche que du coup, il comprenait mieux certaines réactions. Comment elle se focalisait parfois sur des choses secondaires. Cette façon de parler bizarre parfois. Le fait qu’il l’ait trouvée seule et terrorisée, incapable de sortir par elle-même.
Mais de là à lui filer cette carte plastifiée, comme un document officiel tamponné disant “HEY, CETTE FILLE EST DIFFÉRENTE !”... Il trouvait ça stupide et cruel et, disons-le, il se sentait bizarrement en colère contre ce petit monsieur Fletcher. Pas étonnant qu’elle ne veuille pas qu’il voie cette carte.

“T’as pas besoin de cette merde. C’est pas important. C’est plus important.”

Et sur ces mots, il jeta tout simplement la carte par la fenêtre. Elle virevolta un instant dans les airs et disparut de leur champ de vision.

“On s’en fout de ça. Y’a des zombies, bébé.”

Le surnom lui avait échappé, à la voir toute échevelée. Ce serait la première fois qu’il l'appelerait comme ça mais pas la dernière. Ce soir-là le mot ne sonnait pas si affectueux que ça dans sa bouche.

Terry regrettait de l’avoir poussée si fort mais il ne voulait pas le dire. Il essaya de se dire que c’était elle qui avait commencé mais il savait que ce n’était pas vraiment vrai. Il s’assit lourdement sur le lit et se prit la tête entre les mains pendant quelques secondes.

Il avait dit qu'il s'en foutait et c'était la vérité. Quelle importance désormais qu'une personne réagisse comme ci ou comme ça, qu'elle soit adaptée à la société ou quoi ? Il n'y avait plus de société. Pas un instant il ne se demanda si elle allait le mettre en danger, pas un instant il ne songea que ce serait difficile de survivre avec elle. La survie était difficile tout court, point barre, peu importe avec qui. Seul, c'est le pire. Oui, il s'en foutait de cette petite carte stupide.

Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Lun 16 Aoû - 19:47
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu
Malgré tout ce qu’elle avait pu faire ou dire… Sans trop de surprise il l’avait repoussé… Peut-être même un peu violemment. Si bien que Lucille déjà un peu sous pression et stressée par le fait qu’il puisse lire la carte qu’Elmer avait écrit  s’était cogné la tête contre un meuble sur la trajectoire de renvoi de Terry. Trop tard. Le temps qu’elle se frotte la tête il avait déchiré la carte pour la jeter par la fenêtre. Sonnée et les larmes coulant sur son visage rouge de stress elle l’avait regardé faire. Sa respiration s’accéléra et alors qu’il insultait Elmer, celui qui malgré cette carte l’avait un peu élevée et protégée elle ne savait tout simplement plus ou se mettre. C’était le désordre partout. Dans sa tête dans sa pile de vêtements  à coté de son couchage. Pour la pauvre jeune femme c’était trop alors elle se mit simplement en boule pour ce qui ressemblait le plus à pleurer…

Se balançant un peu en répétant ses mots fétiches pour se déstresser  elle attrapait une mèche de cheveux dans l’arrière de sa nuque pour la tortiller autour de son doigt de manière un peu comme compulsive. Pour elle qu’il lise cela ferait tout s’écrouler. Pourquoi voudrait-il rester avec elle ? Pourquoi il accepterait cela ? Elle s’en tenait à ce qu’elle avait toujours vécu : la mise à l’écart des neuro-atypiques par les neurotypiques. Pour, elle dans les faits de sa propre expérience qu’elle avait reconstitué en donné statistiques, environ plus de 95 % des gens l’entourant l’avait mise a l’écart et rejeté de façon définitive ou de demi-teinte par obligation de coopéré dans le cas des soldats des lucioles par exemple… Alors pour elle c’était impossible qu’il accepte. En fait, elle avait tellement été stressé par son geste et ses paroles envers Elmer qu’en fait elle n’avait pas pris le temps de comprendre le sens de sa réaction complète. Ses mots lui avait paru comme un brou-ah incohérent.

Serrant ses jambes contre son ventre en se balançant la tête recroquevillée dans ses bras il lui fallu quelques grosses minutes pour reprendre un peu de conscience calme. Au bout d’un temps elle finit par réaliser qu’en fait. Il ne l’avait pas frappé et n’avait pas crié après avoir lu cette stupide carte idiote. Reprenant son calme elle releva un peu la tête pour voir qu’il était assis sur un des lits et qu’il se tenait la tête. Respirant encore un peu fort et un peu plus méfiante elle se recula contre un mur restant en boule les yeux rivés sur lui avec les sourcils courbés de peur. Elle hésitait et se tripotait maintenant un peu les doigts en bougeant la tête de droite à gauche l’air pas tranquille. Tantôt elle regardait ailleurs tantôt elle le regardait lui.

-Je veux pas que tu me laisse seule. Je suis désolée et fâchée que tu ai lu cette carte idiote qui dit la vérité sur moi. Mais s’il te plaît. Me laisse pas comme eux… Je peux aider un peu même si j’ai un pourcentage de chance de mort sur le terrain plus élevé que les autres comme je ne sais pas tirer et que je ne suis pas sportive et donc pas musclée.

Elle disait cela car elle n’avait pas compris les mots qu’il avait dit précédemment trop emprise de sa crise de stress alors elle n’avait pas compris qu’il s’en fichait de la carte, qu’il n’allait pas la rejeter. Stressée elle avait peur qu’il la laisse maintenant. Il y avait maintenant beaucoup de chance qu’il l’abandonne dans son sommeil pour éviter de lui dire les choses en face, du moins c’est ce qu’elle pensait compte tenu de ce qu’elle comprenait des neurotypiques et de leur fonctionnement.
Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Mer 18 Aoû - 16:47
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Terry passa un peu de temps à observer Lucille depuis le lit où il était assis. Jusqu’à il y a quelques minutes il se serait dit qu’il devait lui avoir fait mal en la poussant ; maintenant il comprenait qu’il lui avait fait peur. Il resta silencieux. Elle finit par prendre la parole, lui demandant de ne pas l’abandonner.
Il ne répondit pas vraiment, émit un bruit de mécontentement avec un geste vague de la main et se leva lourdement. Le geste signifiait quelque chose comme “T’inquiète pas de ça”. Deux minutes entières passèrent avant qu’il ne se rende compte qu’elle n’avait sûrement pas compris et attendait encore sa réponse.

“T’inquiète pas de ça.” dit-il donc avec des mots, pour clarifier.

Il était mal à l’aise à l’idée de lui faire une promesse. Une promesse du style “je t’abandonnerai jamais” ou “je ne suis pas comme eux”. Il n’en savait rien en vérité.

Terry continuait de marcher de long en large dans la pièce, en prenant beaucoup de place. Il réfléchissait. Devait-il agir d’une manière ou d’une autre ? Est-ce que ça changeait quelque chose ?

“Tu sais, tu disais que tu ne sais pas tirer ou que t’es pas sportive, mais en vérité peu importe, non ? Le plus important c’est d’être maligne. Prudente. Discrète. Et puis t’es avec moi de toute façon, les muscles c’est moi non ?”

Il avait connu un véritable as du tir, un Hawkeye comme dans les films, le type on aurait dit qu’il avait le pouvoir magique de toucher sa cible à chaque coup avec un flingue. N’empêche qu’il était mort quasi direct au début de l’épidémie, parce qu’il utilisait son arme sans cesse et avait attiré une horde sur lui avec le bruit des détonations. Terry eut un petit ricanement amer à ce souvenir.

Il ne devait tout de même pas faire comme s’il n’avait rien lu sur cette carte. Cacher son autisme devait être un combat de tous les jours pour Lucille, et l’épuiser. Et elle avait forcément des besoins spécifiques, des besoins à remplir pour qu’elle soit plus détendue et surtout… plus efficace.
Terry revint s’asseoir sur le lit et tapota la place à côté de lui en regardant la femme. Il ne savait pas trop comment amener ses questions, surtout parce qu’il n’a jamais eu l’habitude de faire preuve de sollicitude. Et s’il avait eu cette habitude avant, il l’aurait perdue depuis longtemps à traîner solo parmi les zombies.

”Est-ce que… Hm… Est-ce qu’il y a des choses dont tu as besoin ? Des trucs que tu ne peux pas faire, jsais pas ? Des trucs qu’il faut que je sache pour qu’on puisse survivre ensemble ?”

S’il avait bien compris la carte de Mr Fletcher, Lucille était habituée à faire semblant de ne pas être autiste. Ou en tout cas, à voir ses réactions, elle le cachait de toutes ses forces. Terry n’ayant jamais eu besoin de se cacher, n’y ayant même jamais pensé, ne comprenait pas cet effort. Il voyait ça comme un gâchis de force sans se rendre compte que c’est parfois nécessaire. De son point de vue, plus rien n’étant “normal”, on n’avait pas besoin de cacher des choses.
Il avait encore beaucoup à apprendre sur ce que cela signifie d’être vulnérable.


Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Mar 24 Aoû - 22:30
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu
A vrai dire, Lucille avait mal à la tête compte tenu du choc qu’elle s’était pris en se faisant envoyer valser en arrière. Elle saignait même un peu, mais rien de significativement grave. Se tenant un peu l’arrière de la tête elle regardait Terry avec son petit air neutre de chiots terrifié. C’est ce que lui inspirait son expression quand elle se regardait dans un miroir à l’occasion. Sa réponse à sa demande, elle ne la trouvait pas vraiment très rassurante mais c’était déjà une réaction un peu différente que les neurotypiques qu’elle avait déjà croisés. Selon elle, un neurotypique lui aurait promis pour la rassurer et endormir sa vigilance afin de rompre sa promesse et l’abandonner. Lucille ne demandait pas de promesse, les promesses n’avait pas vraiment de sens pour elle depuis qu’elle était enfant. Son expérience des promesses se révélait pour elle, être la définition même du mensonge. Quand on promet on ment. Pas toujours mais très souvent. Alors elle était surprise et un peu contente qu’il ne promette pas à proprement parlé.

Le regard toujours fixé sur lui tout en le baissant de façon régulière pour contrôler son stress elle arrêtait peu a peu de se chuchoter ses mots fétiches. Au fur et a mesure qu’il parlait elle en ressentait doucement moins le besoin. Sa phrase la fit sourire un peu.

-Oui, Eh bien, à vrai dire nous ne faisons pas partie a part entière du même corps donc tu ne peux pas être mes muscles en soi. Mais je crois que je vois ce que tu veux dire. Tu veux dire que tu vas essayer de combler mes lacunes musculaires  si je ne me trompe pas ?

A force d’essayer d’agir comme les neurotypique on les comprenait un peu mieux, enfin dans le sens des choses, pas forcément dans la profondeur. Retirant sa main de sa tête elle distingua le sang. Elle avait l’habitude de voir du sang mais son expression de sourcils courbés se fronça. Elle semblait réfléchir un peu et tâta la plaie en ne faisant plus trop attention à Terry. Rapidement elle e leva et d’un pas lent elle alla attraper son sac pour en sortir des compresses non stériles et un produit hydroalcoolique.Après s’être lavé les mains au produit à l’alcool, elle  ouvrit les compresses et en plaqua à l’arrière de sa tête avant de se repositionner dans son coin après avoir jeté dans une corbeille les déchets des compresses. Regardant de nouveau Terry elle ne se rendait pas compte que de plus en plus elle ne cachait plus vraiment son autisme ou de moins en moins. Quant elle répondait elle se sentait assez à l’aise c’était bizarre pour elle. Ça n’arrivait pas souvent. Cependant elle s’exprimait de plus en plus comme elle le faisait avec Fletcher avec qui elle n’avait pas trop de gêne.
Sa demande était surprenante. Elle ne comprenait pas trop ce qu’elle ressentait mais c’était assez agréable. Ça lui réchauffait un peu l’intérieur de l’estomac. Le regardant taper le matelas elle comprit rapidement ce que ça signifiait. Elle s’approcha et devant le fait accomplie  de s’asseoir elle  plia les genoux comme si elle allait le faire avant de se relever plusieurs fois. Puis finalement elle s’installa mais elle ne le regardait pas, ça c’était trop dur. Surtout à cette distance qui était difficile avec un individus qu’on ne connaissait pas. Mais Lucille avait pris l’habitude de se forcer. Sa question était difficile quelque part parce qu’elle avait tellement sacrifiés de besoins pour survivre parmi les neurotypiques qu’au final elle ne trouvait pas réponse dans un premier temps à sa question.

-On ne m’avait jamais posé cette question avant parce qu’en général, les gens qui m’entourent se fiche de cela. Donc je suis un peu perplexe je ne sais pas trop quoi répondre sans réfléchir. Je te prie de me laisser quelques minutes.  

Soupirant en baissant les yeux elle changeait d’expression rapidement comme si elle réfléchissait. En même temps elle frictionnait son index et son majeur en tournant d’avant en arrière recroquevillé contre son corps alors qu’elle avait ses jambes en tailleur. Sa question était si exclusive qu’elle en avait lâché sa compresse qui restait collé a son crâne comme elle était un peu imbibée de sang. Rien de méchant.

-J’ai… j’ai besoin de règles très strictes à suivre pour me sentir moins stressée au quotidien. J’ai tendance à ne pas trop comprendre le second degré mais je n’aime pas qu’on me parle comme si j’étais bête et qu’on se moque parce que je ne comprend jamais ce qu’il y a de drôle. Quand je répète Cordyceps, Morille, indusiatus c’est qu’émotionnellement je n’arrive plus à gérer mes angoisses et qu’elles prennent le dessus sur ma raison. J’ai beaucoup de mal à comprendre quand on me cris dessus et cela me met tellement mal à l’aise qu’après je me met en boule. Je n’aime pas trop les contacts qui n’ont pas d’intérêt réel comme les poignets de mains et je déteste qu’on essaye de me regarder dans les yeux parce que ça m’angoisse. J’ai besoin de rituel pour bien fonctionner… Comme mettre un pyjama le soir, mettre des vêtements assez propre et me laver les mains avant de faire des choses médicales.

Rentrant sa tête dans son cou, elle se mettait en boule au fur et à mesure qu’elle parlait en regardant le mur d’en face. Les genoux sous le menton elle rentrait presque sa tête dedans comme pour se sentir en sécurité alors qu’elle révélait des choses qu’elle n’avait jamais trop verbalisé jusqu’à maintenant… Elle frissonnait un peu aussi et reprit son expression aux sourcils courbés comme si elle avait de nouveau un peu peur. Puis elle regarda vers Terry en changeant de but visuel régulièrement pour ne pas se stresser.

-Et toi Terry ? Tu as des choses qu’il faut faire pour que tu te sente à l’aise ?

Le temps et l’expérience lui avait appris à toujours renchérir ou souvent du moins...

Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Jeu 26 Aoû - 16:52
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



Reyes- Pinterest


Il eut un petit rire quand Lucille se montra une nouvelle fois si spécifique. 

"Oui, c'est ça que je veux dire."

Il l'observa avec amusement. Il se sentait en vérité plus détendu. Il avait l'impression qu'enfin, toute l'image lui apparaissait et qu'il pouvait vraiment comprendre ce qui se passait. 
Mais l'amusement glissa rapidement de son visage alors qu'il la regardait se soigner. C'était lui qui avait fait ça. Lui, la brute. Il s’en voulait. Il n’avait pas besoin d’y aller aussi fort contre elle. Ni même d’y aller tout court, d’ailleurs, pourquoi diable l’avait-il poussée ? Parce qu’elle essayait de le frapper avec ses petits poings ? Plusieurs fois, pendant qu’elle se posait un bandage, il eut envie de se lever et de lui prendre les choses des mains et de le faire pour elle. Mais il craignait de lui faire peur. Il garda donc le silence et se contenta de la regarder d’un air coupable. 

La moindre des choses qu’il pouvait faire c’était lui laisser du temps. Il ressentit une étrange fierté quand elle lui dit que personne ne lui avait jamais posé cette question de savoir comment se comporter avec elle pour l’aider. Il était fier d’y avoir pensé, de s’en préoccuper. Ça apaisait sa culpabilité. Et en même temps, il n’arrivait pas à croire que personne d’autre ne s’était demandé ça. Comme si elle était une sorte d’outil. 

Il l’écouta avec une grande attention parler de ses règles, de ses angoisses. Il avait remarqué qu’elle ne voulait pas soutenir son regard alors il essayait de ne pas trop la fixer, mais ses yeux ne cessaient de revenir sur elle. Sur la compresse collée à son crâne, sur ses mains nerveuses. Il comprenait mieux désormais comment s’était passé leur premier soir, dans le bus. 
Il laissa passer quelques instants de silence après qu’elle eut fini de parler. Il était songeur. Il allait devoir prendre tout ceci en compte dans leur façon de survivre. C’était faisable. Moins compliqué que ce qu’il aurait cru. 
La question de Lucille en retour -”qu’est-ce qu’il te faut pour te sentir à l’aise ?” -le surprit si grandement qu’il ne sut pas quoi répondre. 

”Moi ? Bah.. Je, euh…”


Voilà qu’il bafouillait. Il se leva en se frottant les cuisses pour se donner une contenance et alla regarder par la fenêtre. 

’T’occupe pas de ça.” C’est la réponse la plus simple. ”Je suis toujours à l’aise.”

Bon, c’est absolument faux, la vérité c’est que ça fait si longtemps qu’il n’y a pas pensé que… ça n’a plus aucune importance. Et il ne voulait pas admettre qu’il puisse avoir des besoins. Il voulait garder son image de badass dur et insensible, de guerrier qui n’a besoin de rien. 

”Mais merci d’avoir demandé.” Terry adressa un sourire à Lucille. Il a voulu faire un sourire jovial et confiant, rassurant, mais il n’a pas très bien réussi et on voyait qu’il était fatigué. 

"On devrait dormir. Prends le premier tour de garde."

Ce soir là, Terry se montra attentif à Lucille. Il surveilla pendant qu'elle se changeait, lui tendit la montre pour mesurer le temps. Il lui demanda si tout allait bien. 

***

Un bruit résonna dans la nuit. Ça claquait comme des volets mal fermés quand il y a du vent. Terry était de garde depuis une heure, assis à côté du lit de Lucille. Le soleil commençait à se lever. Il la réveilla en posant la main sur la sienne, l’autre main posée sur ses lèvres pour lui faire signe de rester silencieuse.
Ca ne pouvait pas rester aussi simple.
Un grognement l’informa que les ennemis étaient des zombies, pas des gens. Ou alors des gens qui grognent, l’idée le fit sourire bizarrement. On s’amuse comme on peut.
Combattre des zombies en pleine nuit dans une maison lui semblait une idée suicidaire. Ils risquaient de faire trop de bruit, d'en attirer d'autres et de se retrouver coincés à l’étage. Terry décida qu'il était temps de fuir. 
Son premier réflexe fut de faire signe à Lucille de s'habiller vite et en silence. Il alla se poster à la porte pour écouter. 
Les zombies grondaient au rez-de-chaussée. Le moment était à la furtivité. Dès que Lucille fut prête, il ouvrit prudemment la porte. Ils sortirent dans le couloir en faisant le moins de bruit possible. Un zombie commençait déjà à monter l’escalier ; Terry repoussa Lucille dans l’ombre pour les cacher. Il ne savait pas combien ils étaient et ne voulait pas prendre de risques. N’empêche qu’ils étaient déjà coincés. Terry ne savait pas quoi faire. Il se tourna vers Lucille :

”Faut pas qu’on reste coincés ici. Ils bloquent la seule issue.” Il murmurait en se penchant tout près d’elle. Il avait conscience que ça pouvait la déranger mais ne voulait surtout pas faire le moindre bruit risquant de les attirer. ”On pourrait essayer de les distraire ?”

En temps normal, seul, Terry savait qu’il se serait simplement jeté dans la bataille, et tant pis. C’est de cette manière qu’il avait survécu tout ce temps, mais il avait toujours été chanceux. 

Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Mer 6 Oct - 14:47
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu
Terry répond mais dans ses yeux tout indique le contraire de ce qu’il dit. Les neurotypiques font souvent ça : dire l’inverse de ce qu’il pense. La seule chose que Lucille ne comprenais pas c’était pourquoi ? Pourquoi ils faisait cela ? Et en regardant Terry elle se posa la question dans sa tête sans se rendre compte que elle qui détestait être mise dans le même sac que tous les autistes -car chaque autiste est différent- mettait tout les neurotypiques dans le même sac aussi.Car oui Terry pouvait être bel et bien différent des autres. En tout cas ce que Lucille savait c’est qu’elle resterait encore sur ses gardes avec lui, a tout moment il pourrait essayer de l’abandonner parce que c’est trop dur d’être avec elle… parce que c’est plus facile d’être seul au final dans ce monde de chaos ou on perd si facilement ce que l’on gagne dans tous les cas : émotionnel, matériel,nutritif…

Elle aurait voulu intervenir et avait même pris une respiration pour parler mais au final elle avait soufflé dans le vide en repensant à tout ce que Elmer lui avait appris pour camoufler son autisme quand il s’agissait de ne pas mettre mal à l’aise les gens. Se changeant et prenant la petite montre bob l’éponge elle hochait de la tête à Terry pour signifier que tout allait bien qu’il pouvait se coucher sans peur. Elle avait monté la garde sans faillir même si son corps commençait à crier la fatigue au bout d’une heure de garde. Assise sur le tabouret elle tenait bon regardait les aiguilles tourner en restant attentive aux sons et aux odeurs plus que ce qu’elle voyait, car en pleine nuit on n’y voyait pas grand-chose…

Le temps passant c’est finalement à son tour de se reposer et au sien de monter la garde. Lucille était stressé en s’endormant ce soir là. Stressée à l’idée que Terry puisse partir discrètement et la laisser là, seule. Cette idée était si horrible qu’elle n’avait pas trouvé le sommeil du moins elle avait lutté pour ne pas le trouver mais la fatigue corporelle l’ayant rattrapé elle s’était endormie lourdement le cœur serré. Au final quand il la réveilla c’était presque comme un soulagement mais elle ne pu s’empêcher de produire une petite inspiration de surprise malgré le fait qu’il pose ses doigts sur sa bouche. Le regardant stressé comme un renard en cage elle s’habille rapidement mais prend le temps de plier ses vêtements qu’elle range dans le sac comme elle peut. Suivant docilement  Terry, elle s’accrochait à son sac et elle sursauta alors que son cœur battait à 100 à l’heure lorsqu’il la repoussa dans l’ombre avec lui pour éviter d’être repérer.

La situation était horrible. Le bruit des calqueurs surmontait tous les autres dans un vacarme infernal. Ecoutant Terry autant qu’elle pouvait ses yeux se remplissait d’eau et elle tremblait comme une feuille. La seule issus. La seule issu était bloquées. Doucement sa respiration était plus difficile, elle suffoquait a l’idée de mourir ici enfermée. La peur prenait indéniablement le dessus mais l’adrénaline cria sa victoire ensuite. Effectivement Lucille aux mots de Terry ne réfléchis pas du tout avant de se saisir d’une bouteille de verre qui était sur le plancher. La balançant dans la chambre d’où ils venaient soit a l’opposé ou il se trouvait actuellement, la bouteille se brisa dans un son vide. Après avoir fait cela  en s’accrochant à Terry elle cachait son visage contre lui rentrant sa tête dans ses épaules pour moins entendre le bruit qu’ils feraient et leur arrivées. Dans une effervescence certaines les 3 calqueurs aveugle qui étaient là  montèrent vers le bruit sans réfléchis. On les voyait tournoyer dans le vide a la recherche de ce qui avait pu faire du bruit. Cela laissait une belle ouverture au duo pour s’échapper mais Lucille était pleine de stress et aggrippé à Terry complètement incapable de bouger  ne serait-ce que le petit doigts… Pourtant la sortie n’était qu’a quelques grandes enjambés…

Contenu sponsorisé
Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin
Page 4 sur 5
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Sujets similaires
-
» Colin
» Colin
» love is blind [COLIN & HATAKE]
» Why are we here again ? Feat. Mokaccino
» Madness among us- feat Jo'

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE TEMPS D'UN RP :: Les Univers :: Univers science-fiction :: Survival/Apocalyptique-
Sauter vers: