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LE TEMPS D'UN RP

Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin

Colin
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Colin
Sam 20 Fév - 0:36
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Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Cette fois vraiment, même pour Terry il avait du mal à comprendre. Il ne s'expliquait pas le comportement de Lucille. Son attitude. Ses paroles, même. Son regard forcé.

"De quoi 30% de réussite ? Non mais on peut mourir si on se fait surprendre hein tu sais ? Et pourquoi tu..." Il s'interrompit et fit un geste de la main qui la montrait vaguement. "Qu'est-ce qui te prends, au juste ? S'agit juste de surveiller un foutu parking, que je puisse dormir un peu."

Il se leva en marmonnant des trucs genre "bah c'était bien la peine de l'embarquer". Bon en vérité il ne le pensait pas vraiment, il pensait toujours avoir eu une idée gagnante en la sortant de l'hôpital. Il lui prit le bol des mains, sortit une bouteille d'eau et le nettoya avec -en versant l'eau sur le sol du bus. Il avait toujours beaucoup de réserve d'eau, et des pastilles purificatrices par centaines de toute façon. En lavant le bol il se surprit à penser qu'elle avait en tout cas bien mangé.
Il se demandait pourquoi elle avait l'air de trouver si difficile de monter la garde. Pourquoi elle ne saisissait pas l'occasion de bonnes heures de sommeil, puisqu'il lui proposait. Elle devait être épuisée, non ? Et pourquoi elle avait l'air troublée par des choses qu'il ne comprenait pas, et pourquoi elle ne le regardait pas dans les yeux ?

Une fois le bol propre il revint vers elle et se rendit compte avec contrariété qu'il avait laissé le fusil posé sur le tableau de bord, juste à sa portée à elle, et qu'il lui avait tourné le dos. Ca ne lui ressemblait pas, un tel manque de prudence. Bon, au moins elle n'y avait pas touché, même on aurait dit qu'elle ne l'avait même pas remarqué. Il posa la main sur l'arme d'un air songeur puis la regarda en fronçant les sourcils. Franchement, décidément elle était étrange cette femme.

"Qu'est-ce que tu... "commença t'il avant de s'interrompre et de changer sa phrase. "Tu sais quoi, vas-y, commence le tour de garde comme tu disais, et moi je vais nettoyer ce fusil. Assieds toi à ma place." Il l'avait prononcé comme un ordre.

En vérité le SKS n'avait pas vraiment besoin d'être nettoyé -comme toute arme soviétique, c'était un fusil extraordinairement résistant, tout éraflé, avec sa baïonette repliable sous le canon et sa crosse qu'il avait modifiée lui même. Terry le prit dans ses mains avec plaisir et s'accroupit au sol aux pieds de Lucille, à côté du siège conducteur.  Il se mit à démonter l'arme par habitude, avec les gestes sûrs de celui qui est entraîné à le faire vite. Un chiffon apparut entre ses mains, qu'il passait sur chaque pièce de l'objet.

"Et on va parler."

Le silence qui tomba après cette phrase était seulement troublé des bruits métalliques de l'arme qu'il remontait déjà. Quand il eut fini il enfonça le chargeur avec un dernier claquement sonore et épaula l'arme pour regarder à travers le viseur dans le parking. Accroupi comme ça, ramassé autour du semi-auto, il avait l'impression d'être de retour sur un champ de bataille.

"Pourquoi tu te comportes comme ça ? Ya des gens qui t'ont fait du mal, ou quoi ? T'as l'air... je sais pas." Il baissa l'arme et tourna la tête vers elle, sur sa gauche vers le haut, la regarda avec compassion mais il eut un petit rire en même temps. "T'es bizarre."

Elle trônait au dessus de lui depuis le haut siège avec les amortisseurs qui grinçaient un peu, au dessus de lui ramassé dans l'ombre avec son arme de guerre.

Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Sam 20 Fév - 20:06
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Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

-Oui, je sais qu’on peut mourir. J’ai environ 70 % de chance de plus qu’un neuro… Fit-elle butant un peu avant de poursuivre naturellement comme si elle avait juste dit un mauvais mot. que quelqu’un d’autre de mourir à l’extérieur de la protection des Lucioles… C’est Jerry Anderson qui me l’a dit...

Miner sa confiance en elle était un bon moyen de la garder près d’eux et d’éviter de façon détournée  qu’elle pense pouvoir survivre seule et s’enfuir… Pourtant Elmer le savait, bien préparée elle serait autant capable que n’importe quel neurotypique de survivre. Au moment ou Jerry avait dit cela je pense que ce pauvre Elmer s’était retourné dans sa tombe de fortune. Se tortillant toujours les doigts, l’attitude de Terry la mettait mal à l’aise et si ils avaient été dans un dessin animé, de grosse gouttes de sueurs auraient été dessinée sur le front de cette pauvre Lucille. Détournant le regard à ses mots qui pour elle débordait de violence elle se tripotait les doigts mais essayait d’arrêter.

-Je sais que tu a besoin de dormir. Je te promet que tu peux me faire confiance je vais surveiller du mieux que je peux le parking. Sans rien voir c’est pas facile c’est tout.

Elle eut un petit rire mais l’étouffa rapidement pour ne pas plus énerver Terry. En l’observant en coin elle réfléchissait a quel émotion il ressentait. Selon ce que Elmer lui avait appris  il devait être entre l’incompréhension et l’agacement. Des émotions compliqués à reconnaître, il serait fier de voir qu’elle y arrivait toujours bien. A l’hôpital c’était devenu pas très compliqué de sonder l’émotion des autres, généralement avec elle ils étaient dans l’infantilisation, la colère ou encore l’agressivité. Lucille déteste qu’on la prenne pour une enfant et avec le temps elle a finis par remarquer lorsque les gens le font. Regardant plus ou moins Terry faire elle se tourna vers le pare-brise pour commencer à observer le parking sombre éclairé faiblement par la lune. Comme il était occupé elle saisit l’occasion de lui montrer qu’elle était très appliquée. Devant -elle, elle avait tout a fait remarqué la présence de l’arme mais jamais ne se permettrait d’y toucher. Elle n’était pas militaire et les règles ne l’autorisait pas à en utiliser une autrement que contre un infectés  en dernier recours. Mais cette règle était impossible selon elle car elle détestait le bruit que faisait l’engin et elle préférerais mourir plutôt que de l’utiliser.

A son ordre elle le regarde globalement avant de s’asseoir en hochant de la tête. La elle commença a regarder le tableau de bord et au-delà du pare-brise énorme du bus.  Pour le coup Lucille n’avait encore aucune notion de discrétion ou de techniques pour ne pas s’endormir.
Dans un premier temps elle ne porta pas trop attention à ce qu’il disait et regardait simplement le parking. Puis quand il commença a lui poser des questions et lui dire qu’elle était bizarre. Ça n’avait l’air de rien mais ce mot elle ne l’aimait pas. Cela la blessa qu’on recommence à l’engueuler à moitié en lui disant cela alors qu’elle mettait beaucoup d’effort pour paraître typique. Visiblement ça ne marchait pas bien et ne suffisait pas. Il avait des doutes.  Blessée et mal a l’aise à sa question elle répondit simplement pour l’éviter en fronçant un peu les sourcils l’air perturbée avant de continuer à faire sa garde. Elle n’était pas prête à lui expliquer, elle ne voulait pas lui expliquer, elle ne voulait pas être autiste dans ses yeux à lui.

-Normalement, si je comprend bien, le mot « tour de garde » insuffle l’idée que lorsque l’un de nous deux surveille, l’autre en profite pour dormir. Donc, on ne peux pas « parler » ça n’est pas logique d’utiliser ce temps pour parler. Tu devrais aller dormir Terry Ruff.  

Elle y repensa et se tourna vers lui le regardant sommairement normalement et tendit sa main.

-Au fait, donne-moi la montre qui ne donne pas l’heure et qui sert a rien pour que quand la petite aiguille ai fait 3 tours, je te réveille.

Souriant un peu de façon pincée mais restant assez simple et non forcément autistique elle ajouta.

-S’il te plaît… Excuse moi d’avoir oublié la politesse j’aime pas trop la politesse parce que je trouve ça pas honnête, mais j’aime pas non plus qu’on croit que je suis impolie.

Dans sa tête elle se somma de se taire...Elle ria un peu pour elle.

-C’est vrai qu’en fait elle sert a quelque chose si elle me permet de te réveiller. Je trouve ça bizarre d’utiliser une montre qui donne pas l’heure pour te réveiller plutôt qu’un réveil.

Sans s’en rendre compte, peut-être qu’elle aussi l’avait traité de « bizarre ». Ils étaient quitte inconsciemment. Après tout son propos se tenait si elle avait réussi a le dire avec aussi peu de gêne.
Colin
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Mer 24 Fév - 20:43
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Terry Ruff
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Franchement, Terry aurait pu réagir de toutes sortes de manières au fait qu'elle esquive ses questions, parce qu'il détestait ça. Il aurait pu se lever, la menacer de l'arme, parce qu'il avait toujours tendance à utiliser la force contre tout. Même contre ce qui ne peut pas se soumettre à la force. Mais il sentit la fatigue monter dans tous ses muscles quand elle parla de dormir. Elle engourdissait sa nuque. Il se ramassa encore un peu plus au dessus du fusil, mais sans viser, plutôt comme s'il le serrait dans ses bras. Il se sentait épuisé et triste. Il se dit qu'en fait ça n'avait pas tellement d'importance de savoir pourquoi elle se comportait comme ça. Que c'était le danger le plus important. Il se sentait en danger à cet instant, à cause du parking, du bus, de elle, de lui, de l'arme aussi.

Il sentit sa main se tendre au dessus de lui pour réclamer la montre, de cette façon dont on sent les gestes quand on ne les voit pas mais qu'on est très attentif. Il la regarda parce qu'il ne pouvait pas faire autrement. Pour dire quelque chose il allait dire que non, elle servait pas à rien la montre mais de toute façon elle le dit avant lui, comme si elle avait compris finalement. Ce qu'il avait pensé.

"Non, elle sert pas à rien... Quoique... Maintenant avec l'habitude c'est plutôt le ciel qui dit l'heure, mais parfois ça fait du bien de se rappeler."

De se rappeler quoi ? Qu'un jour, les humains maîtrisaient le temps qui passe ? Le mesuraient, juste et rien de plus. Il soupira de cette pensée qui ne lui ressemblait pas. Il se sentait angoissé. En vérité un moment de stress post-traumatique, ce qui est le meilleur mot pour le décrire mais jamais celui que lui-même aurait utilisé. Un mot qui ne sortira qu'une fois. Jamais un mot qu'il aurait admis. Tout comme il n'admettait pas la réalité de ces moments d'angoisse diffuse, urgente, dévorante, des restes de batailles finies depuis longtemps. Il continua à parler pour dire quelque chose, d'un air désinvolte.  

"En tout cas c'est mieux qu'un réveil. Oublie pas : aucun bruit. Les réveils ça sonne, non ?"

Il eut un petit rire aussi comme elle. Et il avait parlé légèrement. Mais il n'avait pas vraiment bougé depuis toute la conversation, n'avait pas tendu la montre dans sa main par exemple. Tendu, courbé, les sourcils froncés par secousses. Il resta encore quelques secondes silencieux à vouloir réfléchir. Tapi au pied du tableau de bord comme un soldat dans un VBTT, les mains serrées sur le métal de l'arme, la tête baissée vers ses genoux, dans l'ombre. Incapable d'oublier les menaces, la nuit, le passé, ce qui pouvait se produire.
Enfin il se décida. Parce qu'il fallait se décider même si, il aurait pu juste se perdre dans cet instant-là, rester là encore longtemps. Assombri, abattu. En vérité plutôt figé dans des souvenirs que vraiment en train de réfléchir mais il ne s'en rendait pas vraiment compte. Sans le savoir, sans jamais l'avoir remarqué, seul pendant tous ces mois il avait passé de longues minutes ainsi, la nuit et même parfois en plein jour, le regard dans le vide les mains serrées sur une arme et des souvenirs au lieu de pensées.
Mais il n'était pas seul.
Il savait que Lucille n'allait rien tenter là ou seule. Même quand il ne la regardait pas, il savait qu'elle ne lui ferait rien. Pas à lui réveillé. Il se leva en se dépliant lentement. Il posa la montre sur le tableau de bord.

"Ok. Je vais dormir. Surveille bien."

Il lui tourna le dos et commença à remonter l'allée entres les sièges mais après deux pas il s'arrêta et il dit une dernière chose. Sans se retourner, planté là tout droit les yeux fixés sur l'ombre comme s'il parlait à une autre Lucille qui serait debout devant lui à l'arrière du bus. D'une voix égale. D'une voix sûre, peut-être résignée :  

"Si c'était un piège, Lucille. Si au final, tu veux juste que j'aille dormir pour essayer de me tuer dans mon sommeil, ou même que t'as un signal pour amener des Lucioles me régler mon compte. Je te tuerais et je tuerais tout le monde avec. Je suis capable de ça." -et de ça, d'en être capable, il en était persuadé sereinement avec douleur comme quand on a la foi.

Et il alla se coucher.
Il somnola les sens en éveil, la main posée sur le SKS posé sur sa poitrine, assis au troisième rang.
Il verrait ce qu'elle cachait. Il verrait si elle cachait quelque chose.
Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Jeu 25 Fév - 16:12
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Lucille
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Lucille restait là le bras tendu et ne connaissait pas encore suffisamment Terry pour reconnaître dans sa réaction un grand malaise. Mais surtout elle ne le comprenait pas encore pour le moment. Ne le regardant pas lorsqu’elle lui tendait le bras pour récupérer la montre, elle ne tourna même pas la tête a sa présence et au fait qu’il tarde à le lui donner. Non, pour elle elle s’était déjà ancrée dans sa mission et il était hors de question de se laisser déconcentrer facilement alors elle s’accrochait a l’idée que Terry était juste étrange comme elle mais sûrement pour différentes raisons. Quelque part cela l’apaisa un peu et sans s’en rendre compte elle détendit enfin un peu ses épaules, posant son bras sur la rambarde attendant toujours la montre. En l’écoutant sommairement elle hoche la tête à ce qu’il dit en ajoutant son fameux mot d’acquiescement.

-Oui D’accord oui.

Puis en y réfléchissant elle comprit pleinement pourquoi ils ne devaient pas faire de bruit. C’est vrai qu’on lui avait toujours appris a être discrète mais plus jeune quand elle partait en crise parfois violente et donc bruyante  personne ne l’avait jamais vraiment reprise. Faire attention aux sons qu’elle émettait était assez nouveau pour elle alors faire le lien fut un peu plus lent.  Elle se tapa doucement la tête comme si elle venait d’être percutée par la réponse.

-Mais oui évidemment ! Pas de bruit pour ne pas attirer les autres et les infectés de stade 2 3 et 4.

Elle parlait de ceux qu’on appelait communément : les stalkers, claqueurs et colosse. Elle n’en avait jamais vu d’autres que des runners enfermé (stade 1) et des claqueurs (stade 3 ) les stade (2) étant difficile a attraper. C’est lorsqu’il posa la montre sur le tableau de bord qu’elle remarqua qu’il avait un peu changé. Elle s’en voulu un peu même, de ne pas l’avoir remarqué avant. Se tournant vers lui avant de prendre la montre elle le regardait de dos et se concentrait pour comprendre son comportement. Qu’est- ce qu’elle devait faire ? Le rassurer ? Ou ça l’énerverait ? Elle avait appris a ses dépends que parfois il ne fallait pas venir embêter les gens tourmenté. Stressée par ce nouveau dilemme elle ne pensait plus au pyjamas pour le moment au moins. Lorsqu’il lui parla d’une voix rauque et sombre elle se sentit trembler. C’était compliqué de comprendre comment il avait pu en arriver à cette … peur ?  A la fin de ses mots elle ne réussi pas a s’empêcher de pouffer un peu de rire. Elle essaya avec ses mains d’étouffer le son. Quel idiote pensa-telle. Un neurotypique n’aurait jamais rit à cette menace.


-Pardon Terry… pardon. Je me moque pas de toi. Juste...

Elle voulait expliquée précisément mais elle serra son vêtement comme pour s’obliger à penser et se forcer à rester évasive comme la plupart des neurotypiques.

-Euh… T’inquiète pas. Je serais incapable de tendre un piège à une souris alors à un homme.

En regardant ailleurs elle ria et le laissa tranquille se retournant pour rabattre ses jambes contre elle et poser son menton sur ses genoux enserrant ses jambes avec ses bras tout en regardant l’horizon. Puis ses yeux se posèrent sur la montre et elle vint la saisir et l’observer longuement. Elle la trouvait rigolote, dans un ancien temps elle aurait sûrement craqué de multiples fois à l’achat de ce genre d’objets. S’obligeant à surveiller, elle trouva la première heure facile et puis à la moitié de la seconde heure  de surveillance les choses commençait a être plus dure et de ne rien voir ni rien entendre l’avait poussé dans des légères somnolences sur lesquelles elle reprenait toujours le dessus pour le moment. C’était un exercice difficile et elle du a plusieurs reprise se frotter les yeux et se lever pour redonner à son corps des stimuli. Elle commençait même à reprendre ses gestes d’autostimulations avec ses mains puis elle se répétait en chuchotant.

-Cordyceps, morille, indusiatus...Cordyceps, morille, indusiatus...Cordyceps, morille, indusiatus...Cordyceps, morille, indusiatus...Cordyceps, morille, indusiatus...Cordyceps, morille, indusiatus... etc...

Cela l’aidait a rester éveillée malheureusement lorsque la troisième heure montra le bout de son nez doucement, un bruit la tira de ses comportements de stress. Ayant vu quelque chose bouger elle se tétanisa. Quelque chose était passé et semblait se cacher vers la carcasse d’une voiture voisine... Même si les yeux de la jeune femme s’était habitués a l’obscurité elle avait du mal a discerner ce qu’elle voyait… Surtout que son esprit semblait se jouer de la tourmenter car elle avait l’impression que ça bougeait encore. Absolument terrifiée son premier réflexe fut de se cacher les yeux avec ses mains. Ce n’est qu’après quelque minutes qu’elle pensa a Terry. Si elle avait trop peur d’affronter les choses seules, c’est vrais qu’il était là…
Se levant comme si elle était dans un film d’horreur et qu’on ne devait pas la repérer elle s’insinua rapidement vers Terry qui dormait et elle se colla a lui en s’allongeant, cachant son visage dans ses vêtements. Elle marmonna dans son pull mais c’était incompréhensible. Puis après que Terry ai bougé on pouvait rapidement réussir a comprendre.

-Y’a un truc… y’a un truc ... dans la voiture rouge à droite...

Elle ne l’avait pas vu mais ce qui se cachait et grattait dans la voiture voisine n’était qu’un gros râton laveur cherchant à se nourrir.

Colin
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Jeu 25 Fév - 23:39
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Terry ne dormait pas vraiment. Il était entre les deux plutôt. Il repensait à comment Lucille avait ri quand il l'avait menacée. Comme si elle n'avait pas compris la menace, il se disait au début, mais au final il se disait qu'il avait peut-être aussi été un peu ridicule. Un peu trop intense ou quelque chose comme ça. Mais mieux valait ça peut-être. Il restait attentif quand même.
Il l'entendait murmurer à la lisière de son attention. Les même mots qu'avant, qu'il entendait plus clairement que jamais dans le silence de la nuit. Dans l'obscurité. Peu à peu les mots le berçaient. Il sombra plus profondément dans le sommeil, perdit conscience on ne sait combien de temps. Quittant l'état de vigilance.
Il y replongea soudainement dès qu'elle se tut. L'imperceptible mouvement de elle qui se tétanise, le son d'une inspiration de surprise peut-être. En tout cas il se réveilla instantanément et resta immobile. Faisant semblant de dormir encore. Il écoutait attentivement. Lucille au tableau de bord. Immobile. Puis hésitante. Puis s'insinuant vers lui en silence. Voilà, le moment était donc venu.

Il l'attrapa par la nuque immédiatement dès qu'elle fut à sa portée, mais elle n'eut même pas l'air de s'en rendre compte et se lova contre lui. Ce qui l'étonna intensément. Il faillit la lâcher. Parce qu'il l'avait attrapée pour la briser, la maîtriser, se défendre, et à aucun moment il n'aurait pensé qu'elle allait faire ça. Non elle ne venait pas pour l'attaquer. Elle ne venait pas dans le silence confirmer ses soupçons de traîtrise. Elle venait demander son aide, comme quelques heures plus tôt à l'hôpital, comme depuis le début, demander protection. C'était lui qui l'attaquait. Depuis le début.
Il prit une profonde inspiration. Recevant en même temps ce qu'elle murmurait, l'urgence de vérifier de quoi elle parlait, et sa peur, et la confiance qu'elle plaçait en lui. Il caressa juste un instant ses cheveux par réflexe pour consoler, retira sa main tout de suite comme s'il se demandait soudain ce qui lui prenait. Il la repoussa doucement en la prenant par les épaules et lui fit signe de ne pas faire de bruit. Il l'enjamba pour traverser l'allée et s'allonger sur les deux sièges d'à côté. Pour regarder furtivement par la fenêtre du côté droit.

Presque aucun mouvement, mais en effet un bruit. Des grattements, fouille, fouissement. Terry sut tout de suite que c'était un animal. Principal indice : la voiture ne bougeait pas, pas comme sous le poids d'un zombie. Mais on est jamais trop prudent, alors il attendit encore les sens à l'affût. Il finit par voir l'animal sortir de la voiture. Un bon raton bien dodu. Il fit un signe de la main pour le montrer à Lucille.
Il la regardait d'un air moqueur, souriant, beaucoup plus détendu que tout à l'heure. Pas énervé d'avoir été reveillé pour rien. En un sens, il était soulagé que ce soit pour ça qu'elle l'avait réveillé, pour rien que ça, pas pour essayer de l'attaquer ou n'importe quelle idée stupide. Pas pour se battre. Pour cette raison il n'avait même pas l'air de se rendre compte qu'elle l'avait réveillé avant l'heure et il n'en parla même pas. Il dit juste :

"C'était rien. Juste un raton laveur."

Il le disait de ce ton rassurant autant pour elle que pour l'entendre lui même. Puis au lieu de retourner sur le siège où il dormait, il alla s'asseoir sur le fauteuil conducteur.

"Tu peux aller te coucher, Lucille, je prends la suite. Je suis réveillé de toute façon. On va essayer de partir tôt demain, dès le lever du soleil, alors t'as peu de temps pour dormir."

Chaque moment lui prouvait que ce n'était pas d'elle qu'il devait se méfier, que Lucille ne serait pas une adversaire contre lui. Mais qu'il faudrait qu'il la protège et qu'il s'occupe d'elle, sinon elle ne suivrait pas.
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Ven 26 Fév - 15:56
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Sentant sa main la saisir dans la nuque, elle se crispa évidemment mais ne le lâcha pour autant et resta tout contre lui, terrifiée que ce soit quelque chose de dangereux venu les attaquer. Le laissant aller regarder elle avait tendu son bras pour essayer de le rattraper car elle avait besoin d’être serrée. A vrai dire, ce contact qu’elle avait imposé a Terry était le premier contact positif qu’elle avait eu avec quelqu’un depuis bien trop longtemps… Elle y pensa et inconsciemment sa confiance en lui grandissait. Le regardant recroquevillée sur un siège elle respirait un peu fort et vite. Lorsqu’il lui fit signe elle s’approcha timidement et en voyant l’animal elle eu le réflexe de se cacher derrière Terry ayant été un peu surprise comme il avait sauté au moment ou elle avait regardé.

L’entendant rire un peu elle baissa les yeux et devint rouge gênée de l’avoir réveillé pour rien et de s’être « ratée ». Pensant a son dernier échec, l’incident à l’hôpital elle eu un mouvement de recule et ferma les yeux en pleurant, imaginant déjà Terry s’énerver et la jeter dehors ou quoi que ce soit, tout ce qu’elle sentirait ce serait la violence de sa colère. Se préparant à la recevoir comme si c’était l’inévitable et seule chose qui pouvait arriver, lorsqu’il lui somma d’aller se coucher elle retira ses mains de devants ses yeux pour le regarder et elle le vit rejoindre le siège conducteur. S’approchant de lui elle regarda la montre et lui montra comme preuve.

-Mais Terry, ce n’est pas encore l’heure… ça ne fais que 2h37 que je surveille selon Bob L’éponge…

Mettant la montre à sa vue elle avait l’air complètement perturbée et courbais les sourcils comme si elle  avait peur d’une punition si elle ne respecté pas ce qu’elle prenait pour des règles. Les règles était très importante pour elle.

-Il faut que je surveille encore pendant 23 minutes… Je suis désolée de t’avoir réveillé pour rien...

Là elle baissa un peu les yeux mais elle insistait vraiment pour continuer a surveiller et aussi éviter de devoir parler du pyjama et être confronté à une psychose de devoir dormir sans des conditions parfaite pour. Si bien que n’attendant pas son autorisation elle s’agenouilla par terre à coté du siège conducteur et se tenait au tableau de  bord, coude planté sur celui- ci, ses mains tenant sa tête alors qu’elle scrutait de droite a gauche a travers le pare-brise. Gardant la montre dans les mains elle regardait régulièrement l’heure mais avant qu’elle ne puisse la donner à Terry lorsque son tour serait finis, elle s’endormit d’épuisement sur place. Elle tenait malgré tout sa position pendant quelque minutes mais finis par s’écrouler délicatement par terre a force de plonger dans un sommeil doux…
Le reste de la nuit fut calme et comme l’avait prévu Terry, il avait quitté le bus tôt le matin alors que la brise matinale bordait d’eau tout ce qu’elle touchait. Fatiguée Lucille ne discuta pas pour partir et suivait Terry assidue-ment. Elle était soulagée car elle avait peur de devoir avoir a faire des figure improbable pour réussir a sortir de la ville, comme sauter et devoir s’accrocher a une liane pour passer de l’autre coté d’un trou, ce genre de chose. Heureusement la sortie de la ville avait été assez simple alors que caché dans les fourrés ils parcouraient les routes de bitume qui n’était plus que ruine au milieu d’une végétation qui avait reprit ses droits. Par endroits il y avait même des champignon et Lucille se forçait à ne pas s’accroupir pour les observer au lieu d’avancer. Elle ne voulait pas qu’il sache c’était trop dur  de se dire qu’après elle perdrait définitivement sa crédibilité auprès de lui. Du moins c’est ce qu’elle pensait inévitable. Un soir elle eu la chance qu’il fasse camp près de champignons. Heureusement rien ne les guettait car elle n’aurait pas pu prévenir Terry, trop obnubilée par ses champignons. La route jusqu’à la campagne dura trois jour et furent assez calme heureusement.

Néanmoins chaque soir c’était déroulé de la même façon, Lucille voulait commencer la garde mais ne voulais pas aller vraiment se coucher après et continuait de garder le camp jusqu’à s’endormir d’épuisement. C’était mentalement plus simple pour elle de faire comme ça plutôt que d’accepter et de rentrer dans une psychose qui la mènerait a l’insomnie… Finalement il finirent par arriver à la campagne. Se déplaçant dans une forêt, Lucille entendait un ruisseau et semblait vouloir le trouver. Car pour elle ruisseau voulait dire champignon et elle adorait en voir… Ça l’apaisait de voir ces petites plantes parfois toxiques. Elle pouvait les regarder des heures pousser avec un petit sourire satisfait sur les lèvres.

Suivant Terry qui était tout de même fatiguée elle prenait parfois de l’avance pour essayer de trouver le ruisseau. Elle voulait vraiment voir des champignons alors elle finit par demander.

-Terry, est-ce que tu compte aller vers le ruisseau ? Parce que j’aimerais bien le voir et puis… ça peut être utile pour boire...

Elle avait raison mais l’idée de boire était une excuse pour trouver des champignons surtout  et ne pas dire vraiment pourquoi elle voulait aller vers le ruisseau. Le regardant elle continuait a marcher tant bien que mal. D’ailleurs, elle n’avait pas quitté son calot, ni sa blouse, ni sa tenu chirurgicale… Néanmoins elle commençait à être sale et cela l’ennuyait, c’est bien pour ça qu’elle préférait se concentrer sur la trouvaille de champignons...
Colin
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Colin
Mer 3 Mar - 13:34
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Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



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Terry avançait tête basse, les yeux fixés sur les fougères et les oreilles à l'affût. Il avait toujours eu bonne ouïe et se concentrait parfois sur ce qu'il entendait pour repérer les menaces. Il marchait en diagonale de Lucille qui partait parfois un peu en avant. Lui aussi avançait vers le ruisseau mais plus prudemment, en essayant de le longer de loin avant d'en approcher.
Il voyait qu'elle voulait s'approcher de l'eau. Il l'observait depuis trois jours. Comment elle n'allait jamais se coucher mais tombait d'épuisement. Comment elle ne quittait pas sa tenue de médecin et n'avait pas l'air d'en sentir l'odeur. Comment parfois elle regardait des plantes comme dans une transe.

Ils étaient enfin sortis de la ville et Terry se détendait. A la campagne tout était plus simple pour lui. Il se sentait moins menacé, moins obligé d'être dangereux. Il avait plus de temps pour observer des choses secondaires ou moins urgentes.
Il gardait un oeil sur Lucille qui s'éloignait par instants, mais sans rien dire. Le gloussement du ruisseau l'attirait lui aussi. Alors quand elle en parla enfin il répondit :

"Oui. Oui on y va. On va camper au bord ce soir."

Ce qui leur donnerait le temps d'installer un feu et une casserole, de faire bouillir l'eau avec des pastilles purificatrices. Remplir le plus de bouteilles possible. Installer un petit campement, passer la nuit dans l'odeur humide du bord de rivière dans une forêt. Sous les arbres.

Sauf que ce n'est pas le spectacle sur lequel ils tombèrent. Terry s'attendait à un ruisseau, à des hautes herbes peut-être, et un étroit réduit entre deux troncs pour dormir. A la place, ils tombèrent sur une clairière dégagée, longée par l'eau, et dans cette clairière une maison. Une belle grande maison de campagne, avec un portail tombé au sol. Le havre de paix d'une famille insouciante qui aimait la forêt.. puis leur cercueil, après l'apocalypse. Il s'immobilisa et tendit le bras vers Lucille en reculant sous les arbres.

"Chhhuut, chut. Peut-être que des gens sont dedans. Ou des zombies."

Il laissa le doigt sur ses lèvres en regardant la maison, absorbé concentré sur ses yeux, attentif à tout. Aucun mouvement, pas de traces dans l'herbe au sol, rien. Mais dangereux tout de même. Il posa son sac à dos au sol.

"Lucille. Planque toi, planque toi bien. Je vais aller voir. Attends moi jusqu'à ce que je revienne, ne bouge surtout pas."

Et sans attendre de réponse, le voilà parti. Pas directement vers la maison bien sûr, avant tout il fait le tour et regarde, attend, trouve l'ouverture qui permet d'avancer vers la maison sans être vu des fenêtres. La porte d'entrée est fermée mais pas à clé.
Il entra très prudemment et se mit à inspecter chaque pièce lentement, méthodiquement. On n'entendait pas le moindre bruit humain ou zombies dans la maison, seulement le froissement précipité de rongeurs fuyants sous ses pas.
Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Ven 5 Mar - 0:36
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Lucille
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J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



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Alors qu’il acceptait elle serra du poing et fit une mimique témoignant sa joie qu’il ai accepté. Si elle continuait comme ça elle trouverait les champignons qu’elle pensait. La saison était une d’entre deux franches et le sol était humide depuis plusieurs jours. S’empêchant de faire le moindre bruit elle s’activa et finit par trouver les champignons qu’elle convoitait tant d’observer dans la nature. De simple morille. Très bon lorsqu’on les cuisinait à la poêle dans l’ancien temps Lucille n’en avait jamais mangé et n’en mangerais jamais ! Pour elle c’était comme manger des pâquerette, ça ne se faisait pas. Les champignons étaient bien trop beaux et intéressant pour être simplement dégusté comme des apéros ou un repas complet.
S’agenouillant devant un petit groupe de Morille. Elle ne calculait plus du tout Terry qui avançait et restait assez silencieux comme la plupart du temps. Ils n’avaient pas encore établi trop de règle et Lucille était un peu mal à l’aise a cause de ça mais elle n’osait pas lui dire. Elle ne voulait surtout pas le contrarier alors elle suivait et pour le moment il fallait dire qu’il avait été chanceux car il n’avait pour le moment rencontrer que peu d’infecté ou de situation délicate avec d’autres survivant ou un terrain défavorable. Pour la médecin cette route vers la campagne était presque similaire à l’ancien monde, sauf qu’il n’y avait pas de voiture puante et ronflante et c’était parfait selon elle.


S’étant attardé un moment sur les morilles, elle les caresse du bout du doigt avant de regarder un peu autour d’elle pour voir si Terry était toujours là… Ce n’était pas le cas et cela l’angoissa aussitôt qu’elle en prit conscience. Effectivement, elle aimait être dans son monde mais l’angoisse de la solitude était toujours là… Se retrouver seule comme dans la pièce mais en plus grand. Quel enfer inimaginable. Courant un peu de façon ridicule et apeurée Lucille rejoignit bientôt Terry qui n’était pas si loin que cela mais avait été caché par des arbres. Arrivant sur lui comme une tornade elle se serait certainement écrasée dans son dos en glissant sur les feuille si son bras et sa main n’était pas venu a la rencontre de sa bouche.

Ne comprenant pas trop son geste dans un premier temps elle observe et commence à tripoter sa petite mèche de cheveux. Sentant de la tension dans l’air elle fixa la maison et courba son visage une expression peu rassurée. Étant venu vers lui plutôt joyeuse d’avoir pu voir des champignons encore une fois tout sa joie s’était facilement évanoui face à la réalité du danger du monde. Son ton l’effrayait un peu et s’éloignant un peu de sa main elle commença à se répéter ses mots dans sa tête.
Quant il lui demanda de l’attendre et de se cacher elle sentit une vague de froid la submerger. Désagréable et presque douloureux, elle ne s’imaginait pas l’attendre… Et… Et si il ne revenait pas ? C’était la première chose qui lui venait et elle ne pouvait pas l’imaginer vraiment arriver.

Néanmoins Terry avait ce quelque chose dans la voix qui témoignait que quand il demandait quelque chose dans ces situations dangereuses on avait pas du tout le choix. Alors frémissante comme une feuille Lucille observa autour d’elle ce qui pourrait lui faire un abris sûr… Cherchant à droite à gauche tournant et retournant parmi les arbres en jetant des coups d’œils brefs à Terry qui s’éloignait de plus en plus d’elle pour rejoindre la maison et elle de lui pour se cachait. La panique gagnait et elle commençait à suffoquer.

La respiration forte et haletante comme si elle venait de parcourir un marathon, son cœur la serrait et elle se répétait maintenant les mots dans des chuchotements étouffés.

-Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...Cordyceps, Morille, Indusiatus...

Toujours les mêmes mots à la même vitesse mais la tension ne descendait pas et fut à son comble lorsqu’elle n’apercevait même plus Terry de ses coups d’œils brefs. S’écroulant dans les feuille sèche après avoir trébuché un cliquetis de gorge significatif gronda un peu plus loin. Relevant la tête elle constata la présence d’un magnifique calqueurs. Sa bouche tremblant comme le museau d’un lapin effrayé elle s’obligea a ne pas bouger et voulait regarder ailleurs mais elle n’y arrivait pas. Elle n’arrivait qu’à l’observer s’exciter tout seul dans les feuilles d’avoir entendu du bruit… Il s’approchait un peu mais de façon aléatoire dans une démarche bancale. Au début elle n’arrivait qu’à voir la bouche ou ce qu’il en restait et les dents. Pleine de sang et de morceau de chair. Son corps était méconnaissable à peine recouvert de quelques vêtements en lambeaux tâché de divers fluide. Homme , femme ou bien les deux c’était impossible à déterminer ce n’était plus qu’un champignon déambulant… C’était un spectacle immonde si bien qu’elle ferma les yeux pour ne pas succomber à l’envie de crier et s’obligea toujours à ne pas bouger. Pourtant elle voudrait courir mais son instinct de survie avait pris le dessus pour une fois et elle attendit que le calqueurs soit plus loin pour déguerpir en courant vers la maison ou était Terry.

Les larmes recouvrant ses joues s’envolait dans l’air tant elle courrait vite. Ne regardant pas derrière elle mais entendant la créature la suivre dans des mouvements hiératique dans les feuille elle espérait que personne n’habitait la maison et que Terry ne l’avait pas juste abandonné. Sautant par dessus le ruisseau elle manqua de tomber mais se rattrapa a l’aide de ses mains.


-Terry !

Hurla t-elle alors qu’elle se rapprochait de la maison complètement paniquée et en larme, la créature la poursuivant étant à un peu moins de sept mètre derrière prête a l’attraper pour l’agresser
Colin
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Ven 5 Mar - 3:23
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Terry Ruff
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Terry bondit littéralement à une fenêtre en entendant la voix de Lucille. La panique dans sa voix.
Il avait inspecté le couloir et était entré dans un immense salon avec de grandes vitres. De la mousse et des fougères avaient poussé sur le plancher. Les canapés luxueux étaient désormais éventrés par l'humidité ; la garniture qui s'en échappait le dégoûtait un peu. Il avait avancé vers la cuisine déserte qui donnait sur le côté par lequel il était entré... C'est là qu'il avait entendu crier.  

Par chance la fenêtre s'ouvrait. Il embrassa la situation d'un coup d'oeil. Il avait déjà le fusil dans la main. Deux, trois secondes d'ouverture peut-être. Mais à ne pas rater, parce que les claqueurs sont résistants. Autre chance, qu'il se soit retrouvé avec le SKS dans la main, la plus puissante de ses armes à feu, pas le pistolet. Lucille courait de toutes ses forces. Il s'accouda à l'appui de fenêtre et visa soigneusement. Le claqueur s'était rapproché. Il tira. Le monstre trébucha. Un instant le champignon, abîmé par la balle en pleine tête, laissa voir un visage... Terry tira encore. Le zombie s'écroula dans l'herbe.
Il courut à la porte de la maison et réceptionna Lucille à moitié dans ses bras, la soulevant un instant parce qu'elle arrivait si vite.

"Chhh, viens vite."

Et il l'entraîna à sa suite, de retour dans la cuisine. Il les fit rester en silence quelques minutes, le temps de voir si quelque chose arriverait après ces retentissants coups de feu. Si Lucille essayait de parler il sifflait un "chh" bref, sans appel, tendu.

Il était énervé mais pas spécialement contre elle. Après tout, elle n'y pouvait rien si ce claqueur s'était trouvé là et si elle s'était retrouvée seule face à lui. D'un certain côté; c'était un peu de sa faute à lui. Ou celle du zombie, ou celle à personne. Il n'aimait pas trop chercher des responsables.
Sans arme, elle n'aurait sûrement pas survécu si elle ne l'avait pas appelé à l'aide. Il se demanda un instant comment il aurait réagi. Question bizarre pour lui.  Il regarda Lucille se calmer sans rien dire, mais attentif à elle.
Rien n'arriva de plus. Alors ils firent le tour de la maison.

***

Plus tard, dans une chambre. Il y avait quatre chambres à l'étage, et tous les lits étaient doubles. Elles communiquaient entre elles, en plus des portes qui donnaient sur le couloir. Terry appréciait certains aspects de cette maison : le fait qu'on puisse barricader les pièces de l'étage par exemple.

"On va rester ici quelques jours. "

Il avait des projets pour ces quelques jours, à commencer par apprendre à tirer à Lucille. Si il voulait qu'elle survive, il allait lui falloir quelques skills de base -en plus de la médecine. Se reposer, aussi. Chasser dans la forêt si possible. Préparer un plan pour contacter les Lucioles tout en restant en sécurité et rançonner Lucille.

Il choisit la chambre la plus au fond pour eux deux. Retourna le matelas et étendit des draps dessus et un rideau. Il poussa une armoire devant la porte couloir, laissant seule libre celle qui donnait sur l'enfilade de chambres -toutes barricadées de la même manière par ses soins. Il dénicha des bidons dans le garage et les remplit à la rivière pour les amener dans la salle de bains attenante à cette chambre, avec l'aide de Lucille qui le suivait de près.

"Reste dans la chambre, je vais me laver. Sérieusement, guette bien pendant que je me lave, j'ai carrément pas envie d'affronter un zombie à poil. Et après ça sera ton tour de te laver."

Terry laissa la porte entrebaillée derrière lui pour se rafraîchir un peu, le plus rapidement et efficacement possible (en enlevant les vêtements un à la fois pour frotter avec un gant).

Pyramid Rouge
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Ven 5 Mar - 23:14
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Détalant dans la pente qui menait à la maison, il était difficile pour elle de garde le rythme effréné de sa course. Malheureusement pour elle, l’infecté de stade 3 avait l’avantage du terrain qui lui permettait d’accélérer sa course difficile. Puis un tir et elle sentit immédiatement le stress que la créature puisse l’attraper s’évanouir. Néanmoins, elle n’arrivait pas a arrêter de courir en pleurant dans tous ses états. Repérant la porte la plus proche à laquelle elle s’imaginait déjà frapper de toute ses forces pour qu’on lui ouvre. Elle entendait encore quelques claquements qui s’éteignirent bientôt avant qu’elle ne finisse par s’écraser dans les bras de Terry.
Réconfortée par sa présence elle s’était accroché à lui comme une tique et il l’avait emmené jusque dans la cuisine. Reprenant son souffle avec difficulté elle avait besoin de communication avec lui pour mieux gérer toute ses émotions.
Elle était presque sûre que son comportement devait l’avoir embêté et stressé et elle avait peur d’une punition, de devoir subir une colère mais rien… Il imposa juste le silence qu’elle s’efforça de respecter un maximum en reprenant sa respiration doucement et se remettant de ses émotions.

-Merci beaucoup de l’avoir tué et de m’avoir réceptionné dans tes bras… je… suis désolée… je me suis faite repérer.

Fit-elle simplement, les sourcils courbés en se tortillant les doigts dans des sens improbables sans pour autant les casser ni les faire craquer parce qu’elle détestait absolument ça… Restant toujours bien derrière lui lorsqu’ils firent le tour de la maison, elle l’observait agir en silence et sembler savoir quoi faire dans toute situation. Cela l’impressionnait. Quand il disait qu’ils resteraient ici elle hocha simplement la tête en regardant partout et humant l’air.

-D’accord, l’odeur me convient et je me sent moins vulnérable ici donc je suis d’accord.

Elle hochait la tête en disant cela le regardant orchestrer tout une barricade précise à l’étage. Quand il retourna un matelas elle alla dans les autres chambres et trouva un matelas qu’elle essaya de retourner aussi pensant qu’il n’avait préparé que son lit. Mais elle n’arriva qu’à briser une vieille lampe en donnant un coup de matelas maladroit elle fit comme si de rien était en revenant dans la pièce alors que Terry lui demanda son aide pour chercher des bidons d’eau ne comprenant pas trop pourquoi. Lorsqu’il mentionna la douche en lui donnant une mission elle se sentit déjà frémir et elle hocha la tête en regardant dans le vide stressée a l’idée de rater encore… En général quand Terry s’éloignait elle faisait les choses mal…

-D’accord mais je fais quoi si y’a un zombie alors si je peux pas t’appeler ? 

Il sourit un peu, il était déjà partit. N’ayant pas de réponse le stress reprend de plus belle… Elle stressait beaucoup en sa compagnie mais elle se sentait bien et en sécurité aussi. C’était étrange comme sensation pour elle. Il ne semblait pas se rendre compte de son autisme. Le laissant se laver à sa guise elle profita qu’il soit la bas pour chercher de quoi se faire un pyjamas. Elle défit plusieurs vieille pile de fringues sans rien trouver puis elle trouva finalement un pyjama bleu avec de petits lapins beige dessus. Le trouvant plutôt jolie elle le plia soigneusement sur le matelas en attendant son retour en se mordant les doigts a l’idée qu’un zombie apparaisse de nulle part. Heureusement rien ne se passa et elle pu a son tour aller se laver un peu. Méticuleusement, elle se déshabilla dans la pièce en reposant ses vêtements de bloc sur une chaise. Depuis des jour qu’elle les portait ils sentaient mauvais mais elle avait refusé de les enlever. C’est d’ailleurs la première fois qu’elle retira son calot qu’elle avait aussi posé sur la chaise de la salle de bain.

Prenant son temps elle faisait confiance à Terry et pu ainsi soulager quelque peu son stress en se disant qu’elle était dorénavant de nouveau propre et prête a opérer si il le fallait. Seulement une fois entièrement propre, elle se retrouva dans la délicatesse d’avoir oublié son pyjamas soigneusement sélectionné, trop rêveuse a l’idée d’enfin pouvoir dormir correctement dans des conditions strict respectées. Elle se frappa successivement le front avec sa paume sans pour autant se faire mal ou chercher à le faire.

Elle regarda la pile de vêtement sale qui était plié sur la chaise de la salle d’eau mais elle se refusait de les enfiler avant d’enfiler son pyjamas plus ou moins propre sur son corps fraîchement lavé. Elle se souvenait alors d’Elmer qui lui expliquait la pudeur des autres. Parcourant le couloir nue alors qu’il devait être dans la chambre à guetter par la fenêtre elle observa par l’entrebâillement de la porte et se cacha derrière avant d’entrer afin d’éviter de le gêner.

-Terry afin que je n’envahisse pas ta pudeur il faudrait que tu ferme les yeux un instant car j’ai oublié de prendre mon rechange avec moi avant de me laver.

Attendant qu’il le fasse comme elle lui demandait elle se jeta sur le pyjamas ( et la culotte trop grande mais propre qu’elle avait trouvé et préparé aussi). C’était impossible de supporter un vêtement sans culotte pour elle. Une fois habillée de son petit pyjamas enfantin elle s’approcha de Terry.

-Il faut que tu me montre tes blessures pour que je vois si elles ne s’infectent pas.

C’était la première fois qu’il pouvait voir son visage et ses petits cheveux blond pâle coupé en un carré strict.

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