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LE TEMPS D'UN RP

Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin

Colin
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Colin
Dim 14 Fév - 22:46
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Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sorspas trop mal.



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Terry accueillit avec reconnaissance la pénombre du restaurant vide. Il lâcha Lucille comme un panier et fit soigneusement le tour de la pièce -vide et fermée. Une plaque glissait, permettant de fermer la fenêtre de l'intérieur. Après avoir tout vérifié il s'assit enfin un peu pour souffler et regarda enfin la femme. Elle avait totalement paniqué dans la fuite mais étrangement, ça ne l'avait pas trop ennuyé de la porter à moitié dans tout cet affolement. Il l'avait trouvé très légère et à certains moments, c'était même plus facile de la porter carrément que de la faire courir à son bras.

Il prit un peu de temps pour reprendre son souffle, conscient de l'importance de garder tous ses moyens. Ca ne sert à rien de s'obstiner à continuer si on a moyen de faire une petite pause ; la prochaine pause on ne sait jamais quand on l'aura. Et puis il voyait bien que Lucille avait besoin d'un peu de temps pour se remettre, et il avait besoin d'elle pour le soigner. Il ne fit pas un geste pour la rassurer, ne dit rien, se contenta de la laisser marmonner à genoux. Il n'avait pas la moindre envie de s'occuper de ça.
Lui-même s'était couché sur le côté pour se reposer -en prenant toutes sortes de précautions pour ne pas trop salir ses mains blessées. Dans le silence il entendit qu'elle disait en boucle trois noms. Cordyceps... Pendant quelques secondes il eut envie de ne pas réagir mais ce n'était que la fatigue. "J'ai vieilli." se dit-il et cette pensée le secoua. Ce n'était pas le moment de se morfondre. Ce n'était jamais le moment pour ça d'ailleurs.

Cependant la femme n'était clairement pas en état de répondre à des questions pour l'instant. Il se leva et inspecta le sac qu'elle avait rempli . Il fut impressionné par son efficacité. Dans son dos, la voix fébrile se calmait doucement, le rythme ralentissait. Il attendit encore un peu, qu'elle se taise tout à fait, et se retourna et lui tendit le sac et une bouteille d'eau.

"J'ai été coupé par du verre là-bas à l'hôpital. Dans le dos. Tu vas m'aider à me soigner."

Il avait dit ça sereinement sur le ton de l'évidence et se mit à enlever le haut de ses habits. Les coupures n'étaient pas toutes trop profondes et finalement, il n'y avait pas tant de sang que ça, mais certaines sous la nuque étaient bien ouvertes avec du verre dedans.
Torse nu on voyait que Terry avait déjà pris pas mal de coups durant sa vie. La peau de son ventre et de son flanc droit était déformée par une sale cicatrice, une grave blessure mal recousue, comme si une énorme bête l'avait mâchouillé un peu.

Il s'approcha de Lucille, face à elle, et la regarda un peu d'un air sérieux. Il devait baisser les yeux sur elle parce qu'il faisait bien deux têtes de plus, mais elle ne levait pas les yeux sur son visage à son tour. Il se dit qu'elle avait peur de lui. Il s'accroupit face à elle et baissa fortement la tête vers ses pieds, dans une position étrange pour se faire soigner le dos, comme s'il voulait poser la tête sur les genoux de Lucille ou qu'il s'inclinait devant elle. En vérité il ne voulait simplement pas lui tourner le dos et dans cette position il pouvait la faire tomber facilement si elle faisait quoi que de soit d'indésirable.
Ainsi plié, il attendit qu'elle se mette au travail, puis attendit encore un peu en grinçant des dents. Il se rendit compte très soudainement qu'il n'avait pas dit son nom à cette femme et il ouvrit la bouche, mais il dit tout à fait autre chose :

"Pourquoi tu parlais du cordyceps tout à l'heure ?" Sa voix était un peu étouffée par sa position. "Et pourquoi on dirait que t'es pas du tout préparée aux zombies ? Et pourquoi tu m'as demandé de t'emmener ?"

Il finit par relever la tête pour regarder ce qu'elle faisait, mais se rendit compte qu'elle était encore en train de se préparer à le soigner.
Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Lun 15 Fév - 0:30
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Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

A genou au sol, pitoyable qu’elle était regarda longuement tout autour d’elle pour vérifier que rien ne la menaçait directement. C’était la première fois, la première fois depuis le début de l’épidémie qu’elle sortait de cet hôpital… Et le choc était de mise. Évidemment pour un esprit enfermé dans l’ancien temps depuis des années, revenir en quelque minute à la réalité d’un tel enfer était difficile. En regardant autour d’elle elle revoyait dans sa tête comment devait-être l’endroit dans l’ancien temps… Des fenêtres clairs laissant entrer le soleil… Une salle propre et pétillant d’une décoration agréable… Des tables ordonnées bordées de chaises et surmonté de nappe aux coloris feutré… Des bougies et des diffuseurs de musiques agréables… Aujourd’hui, de tout cela ne restait que du bois pourris, des trous, de la saleté et des débris de tout et n’importe quoi… La vue de la réalité la choqua un peu et elle se trouva bête de le comprendre seulement maintenant… Ainsi, elle commença a s’imaginer comment était chaque endroits : les cinémas, les magasins, les écoles, les banques, etc. Tout ces endroits ou elle avait détesté mettre les pieds.

En y pensant un peu alors que Terry s’était enfin posé elle fit un petit sourire en coin et ferma alors les yeux pour se concentrer sur le silence qui régnait maintenant dans cet endroit jadis si désagréable et stressant pour elle. Calme et concentrée sur le silence elle ne remarqua pas que celui qu’elle ne connaissait pas encore sous le nom de Terry, lui avait pris le sac pour en regarder le contenu. Les choses avaient été si vite qu’elle en avait oublié le but premier : satisfaire son libérateur pour qu’il accepte de l’aider à survivre dans cet enfer sur terre aux allures pourtant si paradisiaque pour Lucille…
Sursautant alors aux mots de Terry elle fronce un peu les sourcils avant de rouvrir les yeux pour rapidement regarder sa position avant de baisser les yeux. Gênée. Il s’était approché et en réalisant les mots qu’il venait de lui décrocher il avait besoin d’elle. Et elle ne se le disait pas mais c’était l’occasion parfaite.

-D’accord, oui… Quel est le problème ?

Il ne répondit pas et se prostra simplement dans une position étrange face à elle. Regardant brièvement la plaie, elle commençait a marmonner, citant tous les objets dont elle aurait besoin mais avant tout, elle devait se laver les mains. C’était primordial. Elle ne pouvait pas commencer à le soigner si ses mains n’était pas proprement désinfecter pendant 1m30 sous une eau tiède et un liquide savonneux. Remettant d’abord son calot bien en place elle regarda brièvement l’état de sa tenue et en était choquée.

-Les entailles sont profondes mais si je les retire et que je pense bien les plaies tu devrais te remettre vite.

Elle ne savait pas mentir. Du genre, vraiment pas. Pourtant elle avait fortement pensé que si elle lui mentait en prétextant un truc grave il ne pourrait pas se débarrasser d’elle…non ? Elle poursuivi.

-Avant de commence, je dois me laver les mains pendant 1m30 avec de l’eau si possible tiède et une lotion savonneuse à au moins 20 % de lotion antiseptique. C’est la règle.

Se levant doucement elle alla a la rencontre du sac que l’homme avait commencé a fouiller et un peu déranger, ce qui la perturba beaucoup. Prenant la lotion dont elle parlait elle en profita pour remettre en ordre le sac pour le reposer parfaitement droit sur le siège sur lequel il était posé. Le dos tourné pour trouver un point d’eau, le sac tombe par terre. Elle semblait complètement hors du temps et alla bêtement a l’évier pour lever le robinet après l’avoir poussé du coté chaud. Le robinet fit un bruit déroutant et une mélasse de boue s’écrasa sur les mains de Lucille. Ravalant sa salive elle frissonna du bout de ses orteils jusqu’à l’échine du sommet de son crâne. Fermant les yeux elle se jeta sur un chiffon déchiré et sale pour essuyer cet horreur dans des gémissements ridicules.

Alors qu’il la questionnait elle ne répondait pas et après quelques minutes de ce qui ne pouvait lui paraître que comme un cinéma cocasse la jeune femme revint les mains plus ou moins propre pour enfin s’occuper de lui et ses blessures.

-Bon. Il n’y a pas d’eau courante ici alors je vais utiliser un gel hydroalcoolique. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux mais je pense qu’ici on ne peux pas faire mieux. Tu fera peut-être une infection grave a cause de ça. Mais si c’est correctement surveillé ça devrait aller.

La vérité, la vérité, la vérité, toujours la tranchante vérité dans la bouche de Lucille qui ne se gêna pas pour positionner Terry comme il le fallait pour le soigner. Cela fait elle s’était organisé un poste de travail propre au sol sur une serviette en papier – produit dont elle avait pris le temps de se bourrer les poches avant de partir précipitamment.- Ses gestes était précis mais empreint d’une certaine douceur. Elle retira chaque morceau de verres et recousu chaque plaies avec minutie avant d’y apposer des pansements avec une précision chirurgical. Par la suite elle se releva pour jeter tous les emballages, l’air satisfaite, le regard toujours fuyant.

-Voilà… Owh… un instant… est-ce que les déchetterie DASRI fonctionnent toujours ?

Elle se posa la question à elle même alors qu’elle cherchait un sac poubelle jaune détestiné à recevoir les déchets de soins à risques infectieux, en sommes tout ce qui était entré en contact avec des fluides d’une personnes blessée. Lucille réfléchis alors un instant et réalisa que non. Cela faisait beaucoup pour elle. En quelques secondes elle se rendait compte a quel point dans ce nouveau et terrible monde il était impossible d’être propre comme a l’hôpital et cela la remit dans un état d’angoisse. Elle recommença alors a se triturer sa mèche en se recroquevillant à moitié sur elle-même sur un fauteuil du restaurant. Elle essayait, selon elle, de ne pas trahir la réalité de son autisme mais il était évident que c’était raté malgré que Elmer ai passé beaucoup de temps a lui expliquer la différence entre les autistes et les neurotypiques.
Colin
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Lun 15 Fév - 3:02
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Vu que Lucille ne se mit pas tout de suite à s'occuper de son dos, Terry se releva en attendant qu'elle ait fini de se laver les mains. Il respectait son professionalisme mais s'avouait un peu surpris : il s'était attendu à ce qu'elle passe un chiffon vaguement propre, imbibé d'eau de la bouteille, sur ses blessures et sur ses propres mains, et en avant. Il l'écouta avec un étonnement grandissant.  

Et une nouvelle fois, Terry resta bouche bée devant le comportement de Lucille. Il la regarda sans mot dire actionner le robinet et, sérieusement, pendant un instant, il y crut. Que l'eau allait couler, propre, avec un petit son cristallin, comme avant.
Son geste avait été si naturel que c'en était un peu déchirant. Comme se rappeler d'un coup d'une chose qu'on faisait tout le temps avant et qu'on ne pourra plus jamais faire maintenant. Une puissante nostalgie le submergea, et en même temps autre chose, au spectacle de la femme horrifiée par le lavabo. Il eut envie de rire -une sensation si lointaine. Décidément, elle... l'étonnait beaucoup. Il se posa de nouveau la question : "mais où elle était, tout ce temps, pour se comporter comme ça ?".
Il la regarda s'approcher à nouveau de lui sans rien dire, attentif à tous ses gestes. Quand elle expliqua qu'il était possible qu'il chope une infection grave, il lui jeta un regard moqueur et sourit. Terry avait souvent cette réaction quand on lui mentionnait des risques mais il ne s'en rendait pas vraiment compte. C'est pour cette raison, qu'il n'avait jamais comprise, qu'on lui avait toujours reproché de se croire invincible.

Une nouvelle fois, il se courba aux pieds de Lucille. Il se laissa placer avec un certain amusement.
Il reconnut immédiatement qu'elle travaillait bien. Il avait eu pas mal de chirurgies dans sa vie, certaines pour des blessures infiniment plus terribles que celles-ci, certaines dans des conditions infernales. N'empêche, ça faisait mal quand même. Sous le coup de la douleur, les muscles de son dos se couvrirent de sueur mais il n'émit pas un son.
Tout le temps que Lucille le soigna, il ne dit pas un mot. Il ne revint pas sur ses questions, auxquelles elle n'avait pas pourtant pas répondu. Il réfléchissait.

Quand elle eut fini, il la laissa rassembler les déchets et se releva lentement. Il épousseta son pantalon et examina les bandages de ses mains d'un air satisfait, revêtit son pull. Il ignora totalement sa question de la déchetterie -encore une question surréaliste, d'ailleurs- et sortit lentement de son sac à dos une paire de gants de cuir. Tandis que la femme s'asseyait sur le fauteuil de restaurant, il enfila les gants et fit jouer ses poings dedans pour les ajuster.

Il était debout juste devant Lucille. Il baissa les yeux d'un regard glacial, totalement indifférent à son angoisse. Il dit à voix basse :

"Par contre, je t'ai posé des questions. Et je crois que tu me prends pour un type qui se répète."

Il se pencha et ferma la main entièrement sur la bouche de Lucille, la forçant à relever son visage pour qu'elle le regarde.

"Comme t'as été gentille, je te demande une dernière fois : pourquoi t'as parlé du cordyceps ? Pourquoi t'es pas du tout préparée aux zombies ? Pourquoi tu veux venir avec moi ? Et quand je vais te lâcher, je te préviens, mieux vaut que le premier truc que tu dis ce soit les réponses à mes questions."

Une fois qu'il eut fini de parler, il desserra lentement sa prise sur le visage de la femme en faisant glisser la main vers son menton pour qu'elle puisse parler, mais il garda les doigts légèrement posés sur sa machoire. Son expression était totalement stoïque.
Pyramid Rouge
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Lun 15 Fév - 16:18
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Lucille
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Ayant laissé les déchets au milieu du passage elle les regardait comme un tas d’immondice et d’erreur. Mais voir ce petit tas de déchets médicaux lui inspira même bien plus qu’un large dégoût systématique et viscérale, oui voir ça lui fit comprendre vraiment que le monde avait changé et si il était plus calme et moins lumineux à son grand bonheur… il était aussi plus rude et sale. Lorsqu’elle l’avait soigné elle n’avait pas trop fait attention aux mimiques de visages de l’homme. Pour elle il était un outil, comme un couteau pour survivre a travers cette jungle de béton et de chair ambulante.  Après tout ce temps, déjà que s’attacher à quelqu’un était difficile pour elle mais maintenant, elle avait perdue espoir qu’on l’accepte malgré tout.

Le voyant approcher alors qu’elle regardait ses pieds elle détourna les yeux a ses mots, gênée et mal a l’aise. Il ne semblait pas avoir compris au final malgré toutes les choses bizarre qu’elle avait pu faire. Quelque part c’était tant mieux pour elle… Mais il finirait par comprendre si il continuait d’agir comme il le faisait maintenant.
Effectivement lorsqu’il saisit de sa large mains l’entièreté du bas de visage de Lucille elle sursauta avant de devenir mobile-ment mutique. A ce moment le temps sembla s’arrêter et  paraissait ainsi un long moment, terriblement désagréable qu’il était. Tétanisée, elle aurait pu péter un câble et lui en foutre une mais seulement si il était rester dans la domination passive, en lui roulant des mécanique par exemple… Mais là. Il la tenait et l’enserrait déjà de ses mains graisseuse, sale et terriblement puante. Heureusement sur l’instant elle était si retroussée d’un tel contact incongrue qu’elle ne réussi qu’à le regarder dans les yeux un instant, les sourcils courbés avant de baisser les yeux sur le coté comme un chien apeuré ne voulant pas voir la menace en face.

L’écoutant, impuissante cette posture n’avait pas que du désagréable, bizarrement. Si Lucille détestait les convenances idiotes de « la bise » avec des grands inconnue elle aimait tout de même certains types de contacts… Elle en avait même besoin quelque part mais en avait longtemps était privée. Ainsi se retrouver dans une telle étroitesse de contact physique, cela vint raviver ce besoin longtemps éteins par la force des évènements…
A l’avoir regardé une seconde, il avait les yeux marrons, un peu verts par endroits quelque chose de très vivant, très chaud. Quant à son expression elle l’a compris comme une expression de colère… N’avait-il pas sourit et rit tout à l’heure ? Les neurotypiques lui paraissait si compliqués en y repensant. Visiblement éviter ses questions le mettait en colère, elle se le nota pour plus tard et éviter de recommencer.

Dieu que ce moment était long… Mais voilà qu’il relâchait lentement son étreinte… Elle cru pouvoir enfin échapper à sa prise mais il semblait décidé à garder le contact avec elle. Le doigt sous son menton elle gardait la tête relevé vers lui mais elle ne le regardait toujours pas. C’était trop dur. Le regarder dans les yeux c’était pour elle comme accepter que sa vague d’émotions résident dans ses yeux, en ressorte pour s’éclater contre son visage comme une gifle et rentrer dans les siens… Cette image horrible lui revenait dès qu’elle devait fixer quelqu’un dans les yeux, surtout quand ce quelqu’un était aussi près. Tremblant un peu, elle en était arrivé au paroxysme de son seuil de prise sur soi alors dans un geste soudain elle vint avec son bras pousser sans violence le bras de Terry qui la tenait. Cela défit le contact et elle se mit en boule dans le coin du canapé se cachant le visage avec ses mains. Malgré ses menaces elle lui rétorque d’une voix tremblante.

-Je vais te répondre mais… mais… s’il te plait arrête de me regarder comme ça… C’est … ça me met très mal a l’aise...

Cela dit elle le regarda sommairement d’un œil qu’elle avait laissé visible en ouvrant en éventail deux de ses doigts tandis que ses mains était plaquées sur son visage. Comme un escargot rentré dans sa coquille elle s’essuyait la bouche d’un revers de main gardant l’autre sur ses yeux, ses doigts ouverts pour laisser voir l’un de ses yeux bleu polaire.

-Je…

Respirant plus rapidement elle ne savait pas quoi dire pour lui mentir car elle ne savait pas mentir…

- Quand… quand je suis stressée  par une situation que je peux pas éviter...j’aime bien me répéter les trois espèces de champignons que je préfère… Comme ça j’arrive à me calmer en général… le cordyceps c’est celui que je préfère… Parce qu’il est très esthétique je trouve et qu’il est très résistant et intéressant à observer évoluer…  

Se tripotant sa mèche de cheveux arrière elle le regardait parfois la main cachant toujours un peu ses yeux comme un bouclier pour se protéger de son regard d’émotions insupportable pour elle même dans le stoïcisme.Se forçant a continuer a répondre plutôt qu’à s’étendre comme elle le voudrais sur le pourquoi elle aimait le cordyceps

-Si… si je suis pas… habituée à dehors c’est parce que… depuis depuis le début de l’épidémie… je … je suis protégée par l’état pour trouver un remèdes a cette infections…et donc je.. je sors jamais en fait…Quand Elmer a rejoins les Lucioles bha je l’ai suivi j’avais pas le choix mais …  Mais je sais pas ce qui c’est passé après…

Elle se cacha de nouveau entièrement les yeux, c’était dur de parler de ça.

-Je devais opérer une gamine… et la tuer en pratiquant l’opération… et je voulais pas le faire parce que c’est en contradiction avec les règles d’Elmer… Alors ils m’ont enfermés et… ils ne m’ont pas rouvert… J’ai entendu beaucoup de brouah, des coups de fusils… en y repensant je pense qu’ils ont du fuir en vitesse et ils m’ont oubliés...

Tenant son visage de ses mains en tenant ses tempes cette fois elle ne le regarde toujours pas mais continue a obtempérer en lui répondant.

-Tant mieux quelque part… Et j’ai besoin de toi parce que… parce que je sais pas utiliser une arme et que … je suis pas sportive et que je sais absolument pas comment survivre dans cet enfer…

La peur au ventre qu’allait-il dire face  à une telles explications ?
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Mar 16 Fév - 0:14
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En vérité le moment où Terry tenait le visage de Lucille dans sa main lui sembla un peu étrange, comme sur un fil. Il voyait qu'elle ne pouvait pas le regarder. Il savait qu'il était bien plus dangereux que elle mais il eut l'impression, fugace, qu'elle n'avait pas vraiment peur de lui en fait. Ou alors au moins qu'il y avait autre chose en même temps. Une seconde, il eut envie que ses yeux s'arrêtent, qu'il puisse vraiment croiser son regard, mais elle leva la main et il la lâcha plus qu'elle ne se dégagea.
Il la laissa se mettre en boule, s'éloigner. Il l'observait d'un oeil très attentif. Mais ce que son regard cherchait, c'était la moindre menace, le moindre geste qui serait dangereux pour lui. Tout le reste, tous ces mouvements d'émotions, l'angoisse même, le fait qu'elle se cache le visage comme une enfant, ça lui passait un peu au-dessus. Il le voyait, bien sûr, mais il s'en foutait. D'autres choses lui semblaient plus importantes, plus urgentes surtout.  
Du coup il n'arrêta pas du tout de la regarder, au contraire il garda juste les yeux fixés sur elle du même air impassible, calmement à l'affût. Il semblait n'avoir même pas entendu la demande. Il écoutait juste très attentivement pour la suite des réponses.

Il haussa fort les sourcils quand elle expliqua que le cordyceps était son champignon préféré. Répéter des mots en boucle pour se rassurer, ok, c'était bizarre, mais encore une fois il avait vu son lot de bizarreries et, d'un autre côté, certaines personnes faisaient des choses encore plus étranges sous le coup de la peur ou d'autres choses comme la surprise. Un ancien Marine de sa connaissance, dans sa jeunesse, fondait en larmes dès qu'il entendait un bruit trop fort, par exemple.
Non vraiment, ce qui lui semblait le plus étonnant c'était qu'elle apprécie le cordyceps. Elle était terrorrisée par les monstres, par le dehors, mais par contre ce champignon à la base de toute cette horreur, elle le trouvait esthétique. Dans un sens, Terry comprenait. Il n'avait pas vraiment envie d'y penser maintenant, mais il comprenait confusément.

Par contre la suite, ça c'était de l'or. "Protégée par l'Etat pour trouver un remède" ? Mais ça... mais elle devait être très précieuse alors ! Les cerveaux, les scientifiques de génie qui nous inventent les remèdes et les nouvelles machines, il n'y en avait plus des masses depuis l'épidémie. Des gens comme ça, on payait un prix d'or pour les protéger... ou pour les récupérer. Terry ne croyait pas que les Lucioles l'aient oubliée, malgré ce qu'elle disait. Selon lui, la personne qui avait massacré tout le monde avait simplement été trop efficace, trop meurtrière, et ils avaient dû fuir en catastrophe. Ils allaient forcément la chercher.
Il fallait la cacher. La cacher pour qu'ils ne puissent pas la récupérer par la force et que lui, il puisse négocier son prix. A la hausse, bien sûr. Se mettre en sécurité, puis négocier. Voir ce que les Lucioles étaient prêts à lâcher pour la reprendre. Et après tout, elle avait passé toutes ces années avec eux, non ? Elle serait sûrement même contente de les revoir, et lui, il s'en tirerait avec un petit pactole s'il jouait bien.

Au début il lui avait semblé qu'il était impossible que cette femme veuille simplement être avec lui pour qu'il l'aide à survivre. Il s'était dit qu'elle avait forcément une autre idée, qu'il y avait un piège derrière, mais maintenant il comprenait mieux. En fait elle était juste vraiment incapable de survivre seule. Et elle n'avait pas l'air de comprendre sa propre valeur. Elle était un peu étrange. Il commençait à s'en rendre compte. Elle n'était pas du tout préparée.
Contrairement à lui.
Sa décision était prise.

"Bon. Ecoute." Sa voix était très calme. Il détacha enfin les yeux d'elle, se détendit visiblement -même si on voyait qu'il était toujours prêt à tout à chaque instant. "Avant de venir visiter l'hôpital, j'ai laissé des affaires dans un bus à quelques rues d'ici. On va passer les chercher, et on va se tirer de cette foutue Salt Lake City. On va aller voir la campagne !"

Il ne fit aucun commentaire sur ce qu'elle venait de dire. Son attitude montrait qu'il avait été satisfait de ce qu'il avait entendu, qu'il n'en demanderait pas plus pour l'instant, tout simplement. Oh, ce n'était pas fini, mais puisqu'il avait décidé de l'emmener, alors il était temps de rallier un endroit plus sûr. Hors de la ville, on était toujours mieux. Il alla ramasser son sac à dos, l'enfila en grimaçant à cause des blessures. Puis il regarda Lucille et dit :

"Oh, au fait. Je m'appelle Terry. Terry Ruff."

***

Dans le bus il avait laissé pas mal de choses utiles. De l'eau, des lampes de poches, un sac de couchage, des vêtements, une hache de rechange, des jumelles, d'autres choses encore... Un gros sac à dos de l'armée, rempli, que d'habitude il portait sur le dos, avec le plus petit devant sur le ventre. Lucille allait pouvoir l'aider à porter des affaires, tiens...

Le ciel s'assombrissait déjà quand ils s'étaient approchés du bus. Celui-ci était garé au milieu de l'immense parking d'un club de gym, loin des autres voitures. De précédents occupants en avaient occultés les fenêtres et renforcé la porte. Tant qu'on restait discret, il faisait une bonne base pour quelques heures. La nuit tombait.
Terry désigna le sac de couchage à Lucille d'un mouvement de tête, puis lui tourna le dos et s'installa sur le siège du conducteur, son semi-automatique sur les genoux, pour prendre le premier tour de guet.

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Mar 16 Fév - 22:58
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Frissonnant déjà a sa réaction, sa respiration et un peu saccadé et son regard n’arrive a se poser sur rien alors qu’elle à enfin cessé de se couvrir les yeux comme une hystérique terrifiée a la venu d’un meurtrier… Ne s’en étant pas vraiment rendus compte, elle avait parlé assez vite, un peu comme si elle déblatérais une longue liste de courses ennuyante dont son interlocuteur connaîtrait déjà le contenu. Stabilisant doucement sa position à force de respiration et de répétition mentale de ses trois champignons préférés, elle avait entouré ses genoux recroquevillé contre son ventre de ses bras et posé sa tête sur ceux-ci regardant par la fenêtre comme un cocker triste.

Puis, le temps passait et même si elle sentait encore son regard la transpercer elle remarqua qu’il n’eut aucune réaction vraiment démesurée. Curieuse, elle lève un œil sur lui et l’écoute, baissant instantanément les yeux lorsqu’il y à le moindre risque que son regard croise le sien. Un plan de route ? Cela voulais dire qu’il était satisfait ? Elle voulait croire que oui mais elle n’en était pas sûre et cela la rendait toujours tendues, du moins, plus tendus qu’elle ne l’est déjà naturellement.

-Oui, d’accord.

L’observant sommairement attraper ses affaires elle se lève prête a le suivre ou il voulait. La campagne… N’y étant jamais allé depuis l’épidémie elle se demandait comment celle-ci avait pu changer. Pour le coup, elle se disait déjà qu’elle préférerais qu’au contraire de la ville, la campagne n’ai pas changée de trop car elle l’aimait comme elle était dans le monde d’avant. Soudain elle pensa a l’éventualité de voir des champignons sauvages et cela la remplis d’une joie qui terrassa ses frayeurs sur le moment. Tout ce qu’elle pensait, elle avait terriblement envie de le dire mais les neurotypiques ne faisait pas cela … Et déjà qu’elle faisait beaucoup de choses très différentes des neurotypiques elle se devait sous sa seule pression éviter d’ajouter des signaux de son handicap. Alors elle se taisait et s’en mordait un peu les lèvres parfois, comme maintenant.
Quand il partagea son prénom elle se le répéta doucement dans un chuchotement avec un sourire.


-Terry Ruff...

Elle aimait bien ce nom ça sonnait bien. Cela la soulagea car elle détestait les prénoms de certaines personnes. Cela lui provoquait comme des boutons dans la bouche tellement elle trouvait qu’ils ne s’accordait pas et dans ces cas ci elle peinait a les nommer. Heureusement elle n’aurait pas en difficultés a crier ‘Terry’ si elle était en danger ou si elle avait peur… Ne disant rien sur le chemin du bus, sa démarche était absolument pas différente que celle qu’elle adoptait dans l’hôpital. Non pas qu’elle était aussi détendue que la bas – si tant est qu’elle ai déjà été détendu la bas...- mais elle n’avait pas une attitude de survivant en somme. Pas de regards furtifs, pas de démarche souple et tonique prête a bondir ou fuir, non rien. Pendant qu’elle marchait elle pensait aux champignons et en respirant l’air elle essayait de définir si il allait pleuvoir bientôt en sortant sa langue de sa bouche quand Terry avait le dos bien tourné.

Une fois dans le bus la nuit commençait à les narguer et il lui montra le sac de couchage. N’étant pas sûre de comprendre elle alla le plier docilement et ne savait pas trop comment se mettre en attendant qu’il dise quelque chose. Puis sa jambe trahissait de plus en plus par ses tremblements qu’elle n’était pas tranquille intérieurement. Effectivement, elle avait besoin constamment de concrets, de paroles, de règles pour réussir à ne pas constamment être stressée par tout et rien.
Se tenant les doigts elle n’osait pas lui dire, lui dire que la règle concernant son couché. Il trouverait ça bizarre aussi… ? Enfin peut-être pas, après tout porter un pyjama définis pour dormir était quelque chose de normal. Peut-être en avait-il un ? Elmer en avait un…

Après plusieurs minutes de silence elle s’approche de lui et lui touche furtivement l’épaule comme si elle avait peur qu’il n’aime pas être touché.

-Terry… Excuse moi mais … tout à l’heure quand tu as dit qu’on allait aller a la campagne… ça voulais bien dire que t’acceptais de m’aider à survivre ?

Son regard était toujours assez fuyant même si elle lui jetait quelques coup d’oeils réguliers alors qu’elle se tripotait les mains de façon très anxieuse. Elle enchaîna ensuite.

-Si c’est oui et j’espère très fortement que c’est le cas, je dois te dire que je ne sais pas quoi faire à l’arrière du bus. Et ...

Son ventre gargouillait.

-Je dois avouer que je suis à peu près à 98 % certaine que j’ai très faim. Pas toi ?

Pour rajouter le « pas toi ? » elle avait rassemblé tout son courage et son bon vouloir pour paraître le moins étrange possible. Elle restait anxieuse et se creusait déjà la tête de comment aborder la question du pyjamas sans que ça paraisse… autistique…
Colin
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Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors pas trop mal.



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Installé à son poste de garde, Terry sentait dans son dos que Lucille était préoccupée par quelque chose. Ses yeux ne quittaient pas le parking, mais ses oreilles captaient les froissements de ses hésitations. Des petits piétinements, un souffle. Mais il ne la regardait pas. A vrai dire, il avait l'impression que peut-être, elle voudrait un peu s'éloigner de lui, qu'elle devait être effrayée et se méfier. Sûrement qu'elle n'osait pas se coucher alors qu'il veillait là, de peur qu'il ne lui fasse quelque chose. Il ne tourna pas la tête vers elle, mais il l'entendit approcher et s'arrêter à côté du siège conducteur.

Quand elle lui toucha l'épaule il fut un peu surpris et lui jeta un bref coup d'oeil avant de reporter son regard sur le parking (on est si vite surpris par des zombies !). Finalement, pour la seconde fois, il se rendait compte qu'elle n'avait en vérité pas du tout l'air d'avoir peur de lui. Peu de gens osaient le toucher pour attirer son attention, en toute franchise. Sûrement que le fait de mesurer près de deux mètres pesait dans la balance.
Pendant qu'elle parlait, il la regarda un peu plus longuement, son visage et ses mains qu'elle tordait. Il la regardait, puis ses yeux revenaient inspecter les alentours puis il la regardait de nouveau. Il jeta aussi un bref coup d'oeil à l'arrière du bus quand elle le mentionna, vit le sac de couchage plié et fronça les sourcils avec perplexité avant de revenir à son examen du parking. Pendant toute cette conversation, il continuerait ce manège de regards. Surveiller le parking. Lucille. Les objets qu'il manipulait, un bref coup d'oeil. Le parking...

La faim faillit le submerger dès qu'il entendit gronder l'estomac de la femme. Comment avait-il pu oublier de manger ? ET de lui donner à manger ? Ca faisait deux jours qu'elle était enfermée, avant qu'il la trouve ! Il bondit sur ses pieds immédiatement comme sur un ressort à cette pensée.

'Oh putain oui la bouffe ! A 98% seulement ?" Il lui jeta un coup d'oeil rapide avec un petit sourire un peu moqueur. "Surveille le parking, fais bien attention, le moindre mouvement tu me dis. J'ai des conserves de haricots qu'on peut manger froides."

Il se mit à fouiller dans le gros sac de l'armée. Sans la regarder, concentré sur sa recherche, il dit :

"Et oui, je t'ai dit, tu viens avec moi. La campagne justement, c'est pour survivre. Tu vas voir, c'est beaucoup plus calme que la ville."

Il avait trouvé les conserves. Il en ouvrit une, en versa la moitié dans un bol propre (venu du sac lui aussi) et le tendit à Lucille avec une cuillère à soupe :

"Tiens, mange ça. Mange lentement, et je te donnerai l'autre moitié après quelques minutes, parce que ça peut te rendre malade de trop manger après un si long jeüne."

Après ça, elle trouverait sûrement plus facilement le sommeil -il avait supposé que c'est ce qu'elle voulait dire par "je ne sais pas quoi faire à l'arrière du bus". Il retourna s'asseoir dans le fauteuil conducteur pour surveiller tout en mangeant sa propre conserve.

"Faut que tu dormes un peu parce que après, tu prendra le tour de garde. A deux, c'est dur."

Beaucoup, beaucoup moins dur que tout seul, vous me direz. Le minimum pour des tours de garde efficace, c'est trois, just for you to know.

Pyramid Rouge
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Mer 17 Fév - 22:59
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Lucille
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J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



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Sa réaction la surpris un peu mais la rassura également lorsqu’elle le vit aller chercher de quoi manger. Elle avait peur de paraître désagréable, heureusement il n’était pas aussi grognon ou en colère qu’il semblait. Se tripotant toujours les mains en le regardant sommairement faire elle souriait un peu en l’entendant lui poser la question du pourcentage. Un instant elle cru parler avec Elmer et cela la rendit nostalgique.

-Eh bien oui parce que rien n’est sûr a 100 %, pour l’un des pourcents et pour l’autre parce que parfois j’ai juste mal au ventre parce que je suis stressée, alors cela donne 98 %.

Expliqua-t-elle brillamment alors qu’elle regardait toujours Terry. La  mission de regarder le parking la terrifiait et elle préféra d’abord le regarder lui, puis elle pris un peu conscience du danger lorsqu’elle entendit un craquement. Là elle se retourna un peu violemment vers le pare-brise et plissa des yeux pour essayer de distinguer quelque chose dans le noir… Plus elle regardait dans les ténèbres intenses de la nuit, plus elle sentait son cœur se serrer d’angoisse. Elle devait réussir a bien le faire sinon, peut-être qu’il se ferait attaquer par des infectés… Et de ce qu’elle en avait déjà vu c’est qu’il était assez vorace et imprévisible ce que Lucille détestait particulièrement. Car quoi de mieux que les choses prévisibles pour se préparer a réagir lorsqu’on avait un temps de réaction un peu long par rapport à ce genre de danger ?

Le temps qu’il prépare de quoi manger lui parut une éternité et elle serrait dans sa main le tissus de son vêtement au niveau de son cœur, serrant ses lèvres et fronçant son regard bientôt en une expression de peur. Plus elle regardait le noir pour essayer de le transpercer de sa vision, plus elle se sentait happée et tendue par le suspens que quelque chose sorte du noir ou pas. Au final, elle ne réussi qu’a détourner les yeux en respirant un peu plus vite serrant fort son vêtement en espérant que rien approche…

Ce qui l’aida à tenir face à ce pare brise générateur de terreur c’était ce que lui disait Terry, ses mots la rassurait et il était venu confirmer son interrogation ce qui la soulagea d’un premier poids. Cela fut une très bonne chose car lui avouer l’histoire du pyjamas était compliqué et plus elle y pensait plus elle se disait que ce soir elle ne réussirait a rien lui dire.

Quand enfin il arriva elle accueillit le bol de haricots comme une récompense face à l’effort de surveiller qu’elle avait personnellement trouvé intense. Déjà elle savait qu’elle ne voulait plus faire cela. S’asseyant alors par terre en tailleur elle hocha un peu de la tête avant de lui répondre.

-D’accord, bon appétit Terry. Merci pour ce repas.

Fit-elle sans le regarder dans les yeux avant de commencer à manger doucement. Le goût lui importait peu tant que cela la nourrissait et n’avait pas une odeur trop désagréable, alors elle mangeait. En mangeant elle observait Terry surveiller et constata qu’il n’avait pas l’air particulièrement stressé. Cela la contraria car cela signifirait qu’elle devrait encore faire beaucoup d’effort pour se cacher et s’était épuisant.
Entre deux bouchers elle  voulu poser des questions mais il la coupa en lui annonçant quelque chose de terrible. Un tour de garde ? Elle devrait assurer un tour de garde ? Rien que le mot la stressait affreusement.

-Un tour de garde ? Mais … euh ça dure combien de temps ? Et ça consiste en quoi exactement ? Comment est-ce que je sais quand je dois te réveiller ou non ? Et puis aussi… Comment je fais pour voir dans le noir ?

Pour le coup l’exercice était difficile car il n’y avait pas de lumière et il ne devait pas y en avoir de trop forte car sinon ils étaient visible de l’extérieur et donc vulnérable a la venue d’intrus non infectés… Ennemis les plus dangereux quelque part. Elle en peina à avaler se nourriture alors qu’elle crispait une nouvelle fois son visage dans une expression terrifiée. Pour le coup c’était une petite lampe a huile qui les éclairait, posée au milieu de l’allée centrale au sol. Faisant suffisamment de lumière pour qu’ils se discerne mais pas pour qu’il voit beaucoup plus loin que deux mètres à peine devant le bus. Stressée elle recommença a tripoter sa mèche de cheveux dans sa nuque en mangeant un peu plus rapidement.

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Ven 19 Fév - 11:30
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La réaction angoissée de Lucille interrompit un instant le repas de Terry ; il leva les yeux de la conserve et observa attentivement la femme, étonné. Il ne répondit pas tout de suite à ses questions et se contenta d'émettre un "Hmm" bourru en reprenant une bouchée de haricots. Il laissa passer quelques secondes pour réfléchir en mâchant sa nourriture.

Pouvait-il lui faire confiance ? Pouvait-il lui confier ce tour de garde et la responsabilité avec ? Elle n'en avait pas l'air capable... Mais de toute manière, il fallait absolument qu'il dorme un peu, même juste deux heures. Il n'avait pas vraiment le choix.

"Bah. L'important c'est pas de voir dans le noir, c'est de voir si quelque chose arrive dans le coin et nous remarque. On s'en fout si y'a un zombie loin dans le parking et que tu le vois pas. Ce qu'il faut c'est que tu me réveilles si y'en a un qui approche à quelques mètres du bus, ou si tu vois un groupe de zombies -dans ce cas réveille moi même s'ils sont un peu loin- ou un groupe d'humains."

Il sortit de sa poche une montre. Il s'agissait d'une montre pour enfant, jaune avec l'image d'un personnage de dessin animé, toute petite dans sa main. Le cadran indiquait "Bob l'Eponge !!!" dans une écriture joyeuse. Les aiguilles indiquaient 13h12 à ce moment-là.

"Elle est pas à l'heure et j'ai aucune idée de la vraie heure ces jours-ci, mais elle montre le temps passer. Une fois que ce sera ton tour, t'auras qu'à attendre 3 heures après le début de ta garde et ce sera fini. Je te la donnerai le moment venu."

Il avait fini sa conserve. Il reprit le fusil en travers de ses genoux, tâta la crosse du pistolet pour vérifier qu'il soit bien passé à sa ceinture. Il observa encore un peu les manières de Lucille, remarquant son angoisse manifeste.

"Dors, Lucille."

Il s'interrompit un instant parce qu'il avait l'impression que c'était la première fois qu'il prononçait son prénom. Qu'il le prononçait de cette manière en tout cas, de ce ton tranquille et raisonnable.

"Je te réveillerai dans quelques heures, ok ?"
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Ven 19 Fév - 22:45
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Intriguée elle regardait dans toutes les directions sans jamais vraiment poser son regard, concentrée sur ce qu’elle demandait et sur tout ce qui la stressait de nouveau… Quand il commença à lui expliquer, sans garder son regard poser trop longtemps sur lui a chaque coup d’œil, elle le regardait.  L’air toute perdue et terrifiée, l’état de ses lèvres rougis par les frottements de ses dents sur la chair elle était toute irritée et même blessé au sang. Léchouillant discrètement son sang sur les lèvres elle continuait a manger en écoutant, hochant de la tête à chaque informations. Néanmoins elle n’arrivait pas à défroncer ses sourcils. L ‘exercice lui paraissait dure et même impossible… Comment pouvait-elle remarquer l’approche de personnes ou de zombie sans autre lumière que celle que produisait la lune ? Cette question l’ennuyait fortement et rien que d’y penser elle en avait déjà des sueurs froides.

Finissant doucement son bol Terry eu le temps de la resservir comme il lui avait dit. Mangeant tout avec comme ce qu’on aurait appelé autrefois de « l’appétit » elle ne laissait jamais rien dans son assiette ne sachant jamais quand est-ce que serait le prochains repas et de quoi il serait constitué… Eh oui, même protégée a l’hôpital certaines fois il fallait jeûner et certaines autres fois il fallait peu mangé ou encore manger des choses plus désagréable a ingérer que d’autres… Elle détestait le rat, trouvant cet animal sale c’était la seule viande qu’elle peinait un peu plus à manger – plus par rapport à la nature peu propre de l’animal que son goût, cuit a proprement parlé...-.

Fixant la montre lorsqu’il lui montra, elle avait compris ce qu’il voulait dire mais avait du mal a oublier que l’horaire indiquée était inexacte… Cela l’ennuyait beaucoup également car ce n’était pas contrôlé juste et précis et lorsque des objets était dans ces dénominations elle les estimait simplement inutile. Pourtant Terry, lui trouvait de l’utilité malgré tout à cette montre même si elle indiquait certainement la mauvaise heure.

- Trois heures… Soit une opération de retrait de balles à seulement deux...

Se chuchota-t-elle à elle même presque inaudible.Observant l’objet elle hocha la tête encore une fois même si elle fronçait des sourcils l’air vraiment contrariée et mal à l’aise. Trois heures c’était assez court quand on savait quoi faire… Mais affreusement long quand on devait attendre se disait-elle intérieurement se forçant à ne pas le verbaliser. Essayant de ne plus y penser il la poussa au problème suivant : dormir sans pyjama attitré à cette tâche.
Comment pourrait-elle être sûre qu’elle ne devait pas travailler et dormir si elle n’était pas en pyjamas ?
Regardant ses mains elle triturait ses doigts en les enlaçant les uns dans les autres pour s’autostimuler et  tenter de se déstresser.


-Dormir ? … Je… A vrai dire je serais plus à l’aise si je commençais la garde maintenant… Terry .

Pourquoi avait-elle laissé son instinct lui faire dire cela pour éviter de trahir son trouble avec l’histoire du pyjamas ?
Quelque part, en y réfléchissant elle finit par se convaincre que de toute façon, stressée comme elle l’était par le fait de devoir faire cela, il valait mieux pour elle être débarrassée au plus vite en commençant. Souriant de façon un peu forcée, et ça se voyait elle  s’était levée après avoir sommairement essuyé les reste de son bol sur un morceau de tissus arraché au bus comme pour le nettoyer un maximum… Dans tous les cas elle évitait de regarder pour éviter de penser que le bol ne serait pas laver avec de l’eau ce soir et laisserait place à tout un tas de microbe…

-Bon, Terry, je dois t’avouer que je pense que mon potentiel de réussite sur cette première mission de garde dois être d’environ 30 à 40 %… Mais je vais faire de mon mieux. Je pense que je peux te le promettre car je ment mal.

Se tenant les mains debout à coté du poste qu’il occupait en mangeant elle essayait de se forcer à le regarder dans les yeux mais c’était visible entre milles qu’elle se forçait à le faire. Son attitude pourrait clairement lui sembler étrange.

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