Le Temps d'un RP
le seul rpg où tu joues
qui tu veux,
quand tu veux
Retrouve les animations du forum pour t'amuser,
découvrir de nouvelles plumes et vivre de folles aventures !
-31%
Le deal à ne pas rater :
PNY – CS900 – SSD – 1 To – 2,5″
56.99 € 82.05 €
Voir le deal

LE TEMPS D'UN RP

Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin

Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Dim 31 Jan - 18:34
7ei5.pngMise en Situation


Dans notre monde ravagé par la pandémie de cordyceps, peu après les évènements de l'hôpital de Salt Lake City en 2033, se rencontre deux atypiques personnalités peut-être dernière et ultime chance de l'humanité de vaincre ses ravages apocalyptiques...


i3tb.png
Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Dim 31 Jan - 18:40
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

La tête entre ses mains, accroupie par terre dans un coin d’une pièce mal éclairée, elle ferme les yeux, elle ferme les yeux pour ne pas voir. Ne pas voir qu’elle est seule, encore et toujours seule dans cette pièce blanche fermée. Se balançant légèrement dans des mouvements qui se veulent rassurant elle chuchote tout bas des mots qui n’appartiennent qu’à elle. La pièce contrairement à beaucoup d’autres de l’hôpital est propre et jamais on ne pourrais croire en se limitant à la vue de cette pièce que dehors, le chaos de l’apocalyptique infection du cordyceps règne en maître. La jeune femme toute recluse dans son coin de pièce reste ainsi des heures et même des jours sans le savoir. Dormant parfois un temps impossible à déterminer pour elle cette pièce était l’antichambre de la folie, comment pourrait-elle savoir que depuis seulement 2 jours elle est enfermée ici. 48H précisément et pourtant pour elle le temps agissait en années. Comme un fantôme elle dormait, se réveillait, prenait conscience à nouveau de l’horreur de la pièce et s’allongeait en plein milieu en répétant de façon stéréotypé les mêmes mots.

-L’agitation est absente. L’agitation est absente. L’agitation est absente...

A chaque fois c’était ainsi, elle le faisait seulement trois fois avant, au bout de quelques minutes très peu longues en réalité et pourtant si atrocement longue en ressentit dans son petit être de fragilité terrible se rouler en boule dans ce même coin pour se boucher les oreilles en se rassurant comme elle le pouvait. D’ordinaire la sphère de cet endroit tout capitonné de blanc était infâme mais jamais aussi long, ça elle en était intimement sûre pour le nombre de fois ou elle s’y était retrouvée…
Les pleurs étaient aux rendez-vous de ces heures trop longue de solitude qui tissait doucement en elle l’inexorable peur de mourir ici, seule punie parce qu’elle avait refusé d’obéir bêtement…

-Quelques heures plus tôt. -

Le ciel était clair, presque divin ce jour-ci. Cela faisait un moment que le temps n’avait pas été si brillant et si beaucoup pouvait s’en accommoder et même s’en réjouir pour Lucille le soleil et surtout l’absence de pluie empêchait la prolifération des champignons et cela l’attristait toujours beaucoup. Le visage neutre et le regard polaire froid comme jamais elle soupira avant de se diriger vers la salle salvatrice de toutes les réjouissance. Habillée d’un ensemble bleu foncé typique des milieux hospitaliers et d’une longue blouse blanche trop grande pour elle qu’elle retira d’ailleurs avant d’entrer dans une salle de préparation sauvé de l’agonie du monde, elle  enfila une sur-blouse médicale. Accompagnant cela de sur chaussure et d’un calot chirurgical vert menthe simple enrobant sa masse capillaire blonde,  c’est ainsi qu’elle commença à se laver religieusement les mains. Ce moment, si important pour Lucile dura un moment alors qu’elle agitait les lèvres sans pour autant parler à haute voix. Une fois que ses mains furent suffisamment propre pour elle laissa une infirmière lui mettre un masque chirurgical, cerise sur le gâteau de sa tenue.

Entrant dans la pièce à son autorisation, elle s’approcha de la table sur laquelle était couchée une jeune fille rousse endormie. Les mains levées vers le ciel alors qu’elle s’attardait sur la préparation des instruments plutôt que sur la fillette, arriva derrière elle le chirurgien. Il était venu poser sa main dans sa nuque, d’une façon relativement affectueuse se dirait n’importe qui les regardait, cachant pour autant tant d’autre symbole pour l’esprit de la jeune femme. Tremblante elle baisse les yeux conservant son expression neutre.

Jerry : - Tu es prête Lucille ?

-Bien sûr que je suis prête. Cela fait des années que je m’entraîne si je n’étais pas prête cela serait très incommodant pour tout le monde. Votre question est parfaitement inepte.

Un sourire se dessinant dans un soupire sur le visage de l’homme il retire sa main qu’il va nettoyer et ganter avant de revenir à ses cotés pour commencer l’opération. Lucille vérifiant déjà les constantes vitales auxquelles ils avaient accès il lui laissa prendre le scalpel.

- Commençons, je te laisse faire le début de l’opération nous échangerons au moment crucial comme convenu, pour éviter que l’opération ne te fatigue trop.  

Sans attendre de réponse, il observait des paramètres important et alors que la jeune femme devait se lancé il remarqua au bout de quelques minutes qu’elle était figée le scalpel à la main le regard dans le vide. A la vue de cela l’homme soupira.

- Lucille, s’il te plaît. Pas maintenant. Tout vas bien, tout est propre tout est clair.  

La bouche tremblant sous son masque la jeune femme resta ainsi un moment.

-Si on fait ça, elle va mourir.

- Oui. répondit- il ferme et froid Mais nous en avons déjà parlé Lucille. C’est ce qu’elle souhaite et c’est pour sauver des milliers d’autres personnes de la mort.

Reculant doucement elle serre le scalpel dans ses mains. Jerry fait un signe de la main aux soldats qui avait commencé a s’approcher pour la mettre sous contrôle. Stoppé Lucile fronçait les sourcils en y réfléchissant.

-Oui, mais on va l’opérer pour qu’elle meurt. Non … Non non non ! NON ! Je ne peux pas faire ça. Ça entre en conflit avec les règles.

La tension montant dans l’air, Jerry maintenait son geste aux soldats qui ne bougeait pas.

- Lucille, je t’en prie, reprend toi sinon tu vas te retrouver seule dans la pièce. Je n’ai vraiment pas envie de t’y mettre… ça fait des jours que tu n’avais pas fait de crises.Tu étais sur la bonne voie, tu ne voudrais pas tout résoudre à néant ?

Toute tremblante elle commença a se répéter pour elles même trois mots qui demeurait toujours les mêmes. En les entendants, Jerry se rapprocha et alors qu’il fut presque à ses cotés elle se recroquevilla par terre en se tapant un peu la tête avec sa main après avoir balancé le scalpel au travers de la pièce. Soupirant  de désespoir et d’agacement, il laissa les deux gardiens l’emmener dans des cris et des pleurs dans la chambre 082 de l’ancien espace pédiatrique psychiatrique.

Soldat : Pff… Je sais pas ce que Fitsz espérait en pensant qu’une handicapée pourrait sauver l’humanité …

Fit-il a son collègue avant de rire un peu avant que la tempête de balles ne commence…

-Deux jours plus tard-

Les lieux étaient vides et demeurait palais d’un silence de mort qui s’anima bientôt des mouvements hiératiques des infectés ayant envahis les lieux en nette supériorité numérique après le passage meurtrier d’un certain Joël venu récupérer la rouquine… Repensant à tout ça elle aurait voulu pouvoir se frapper suffisamment fortement la tête sur un mur pour abréger ses souffrances et ne plus avoir à faire face à la solitude qui la rendait folle petit à petit.
Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Dim 31 Jan - 21:26
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suisun ancien militaire  et je m'en sors,pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Terry était parfaitement préparé pour cette expédition. Il était d'ailleurs en général préparé à tout. Bien sûr, seul c'était plus difficile de survivre dehors, mais il s'en était toujours senti capable. Après tout, il avait été seul longtemps juste après le début de l'épidémie, avant de rencontrer des gens. Et maintenant de nouveau seul. Ca ne changeait rien. En quittant la région de San Antonio où il venait de passer quelques temps paisibles -terminés brutalement- Terry avait décidé de se déplacer jusqu'à trouver un autre havre de paix. Vers le nord, loin au nord. Il avait donc marché, tranquillement, et se retrouvait deux mois plus tard aux portes de Salt Lake City.

Son instinct lui dictait d'éviter la grande ville à tout prix, bien sûr. Les villes sont le pire terrain pour combattre les zombies. C'est à ce moment qu'il se produisit un évènement inhabituel. Des coups de feu, mais beaucoup. Il les entendait résonner à l'intérieur de la cité gémissante. Terry se tapit un moment en hauteur à surveiller la ville et finit par voir une voiture la quitter en trombe en direction du nord-est, quelques temps après le festival de coups de feu.
Après ça, il attendit encore le lendemain matin et se décida à aller voir. Il ne savait pas vraiment dire ce qu'il cherchait, c'était comme de la simple curiosité. Le flair d'une bonne occasion, aussi. Il passa toute la journée ensuite à explorer patiemment la ville, faisant le tour de la zone portant les symboles des Lucioles. Une zone vide d'activité, calme, prise par les zombies. Etonnant. Où étaient passés les gens ? Est-ce que ça avait un rapport avec les coups de feu et la voiture filant sur la route la veille ? Il passa encore une nuit là-dessus, enfermé dans un bus méthodiquement sécurisé.

Le lendemain matin, il se tenait devant l'hopital. Il avait laissé une partie de ses affaires dans le bus pour être bien mobile. Si ce bâtiment était encore récemment sous le contrôle des Lucioles, si sa théorie était vraie, ils venaient de se faire massacrer par quelqu'un et lui, Terry, il était le premier sur le terrain après ça et donc le premier à pouvoir le piller.
Il entra dans l'hopital par une porte de service et commença une lente exploration, abattant les rares zombies errant là à coups de hache -son arme préférée, les balles étant trop bruyantes. Bon, il avait quand même bien chargés son Glock et son SKS aussi. Le nombre de morts-vivants augmentait en montant dans les étages.

Le bloc chirurgical était bondé de zombies tout frais, à tel point qu'il décida de ne même pas essayer d'y aller. Il trouverait sûrement aussi des médicaments dans les autres zones, et puis de toute façon quel besoin avait-il d'outils de chirurgie ? Dans ce nouveau monde, seul, s'il avait besoin d'une chirurgie un jour, mieux valait crever direct. Bref. En tout cas, il y avait moins de monde vers le bloc psychiatrie. Il trouva des antidouleurs et des anxyolitiques et les rangea dans son sac bien organisé.
En ouvrant une porte battante, il tomba sur une grande salle -une ancienne salle d'attente -avec huit zombies. Comme il avait été très prudent en ouvrant ils ne l'avaient pas tous repéré, mais de toute façon ils se mirent à avancer vers lui tout de suite, au bruit du premier crâne de zombie ouvert par la hache. Bien entraîné, Terry en défonça encore trois comme ça avant de devoir battre en retraite derrière un banc. Il sortit son pistolet et tira en maîtrisant son souffle -une balle, une tête, on ne gache pas les munitions. Quatre détonations, qui résonnent.
Il s'accroupit et attendit plusieurs minutes en tendant l'oreille. Quelques gémissements dans les couloirs. Au bout d'un moment, il sortit prudemment de la salle d'attente par la porte en face. C'était un couloir. Toutes les portes étaient ouvertes et donnaient sur des petites pièces blanches. Seule une porte était fermée, avec un trousseau de clés encore dans la serrure. Terry s'en approcha à pas lents. Arrivé devant, il frappa trois coups.
C'était une technique qu'il avait apprise au fil des années. Quand on frappe à une porte, un zombie s'agite et gémit, il ne cache pas sa présence. On sait qu'il est là mais il ne peut pas ouvrir lui même. Il attendit quelques instants et fit tourner la clé d'une main, braquant le pistolet de l'autre. Il recula de deux pas et attendit encore, tendu. Pas un bruit.
Au bout de quelques secondes il balança un coup de pied dans la porte, qui s'ouvrit en grand vers l'intérieur et dévoila une femme seule et bien vivante. Terry avança d'un pas, le Glock braqué sur le visage inconnu, jeta un coup d'oeil sur les côtés en passant la porte et la referma derrière lui.

"Mais t'es qui toi, bordel ? Pourquoi tu te caches ?" aboya t'il sans douceur par dessus le canon du 22 (Terry n'aime pas trop être surpris).
Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Dim 31 Jan - 22:35
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

L’horreur de rester seule l’envahissait et de plus en plus elle s’agitait intérieurement pour trouver un moyen de se suicider. Rien ne pourrait la sauver… Si il avait voulu revenir la récupérer il l’aurait déjà fait se disait-elle avant de se demander… Avait-elle vraiment envie qu’ils reviennent la chercher ? C’est vrai, depuis que Elmer était mort les lucioles usait plus régulièrement de violence physique ou mentale qu’autre chose avec elle. Évidemment c’est sans surprise que ses crises d’angoisses avaient augmentées après sa mort puis re-diminuée à force de conditionnement par le docteur Anderson. L’espoir vint elle n’arrivait même pas a pleurer tout ce qu’elle arrivait à balbutier c’était toujours les trois mêmes mots…

- Cordyceps, Morille, Indusiatus, Cordyceps, Morille, Indusiatus Cordyceps, Morille, Indusiatus, Cordyceps, Morille, Indusiatus Cordyceps, Morille, Indusiatus, Cordyceps, Morille, IndusiatusCordyceps, Morille, Indusiatus, Cordyceps, Morille, Indusiatus Cordyceps, Morille, Indusiatus, Cordyceps, Morille, IndusiatusCordyceps, Morille, Indusiatus, Cordyceps, Morille, Indusiatus Cordyceps, Morille, Indusiatus, Cordyceps, Morille, Indusiatus...

Cela dans des sanglots et des tremblements inaudible pour quiconque se trouverait derrière la porte. Les chuchotement n’était même plus des mots pour elle, d’ordinaire la citations de ses mots se voulait rassurantes en situation de stress mais actuellement la situation était définitivement trop stressante pour la jeune femme et cette petite formule donnée par Elmer ne pourrait rien y faire… Enfermée dans sa stéréotypie certainement jusqu’à en mourir de faim si rien ne se manifestait, des coups de feus vinrent alors raisonner dans l’hôpital. Au début lointain ils s’étaient rapprochés et comme bénit il arrêtèrent le comportement maladif de le jeune femme qui relevant la tête fixa la porte. Sa respiration se saccadait doucement et son visage se contractait en une grimace pitoyable de peur jusqu’à ce qu’on frappe fortement a la porte. Sur le coup elle sursauta mais se boucha le nez et la bouche a l’aide de ses mains pour rester discrète. Serait-ce les Lucioles ? Serait-ce un monstre ? Serait-ce un malveillant pilleur ? Elle ne le savait pas et avait peur de la réponse, si bien qu’au final elle ne savait plus vraiment si elle voulait vraiment savoir. Il y avait plus de 70 % de chance qu’elle se fasse violentée ou tuée selon elle… mais pas sauvée… Alors, lorsque la porte s’ouvrit elle  cacha ses yeux dans ses mains, recroquevillée par terre tremblant limite visiblement.

Un petit cri lui échappa lorsqu’il commença a lui aboyer dessus, puis entre ses doigts elle dévoila un de ses yeux pour le regarder et en voyant l’arme elle paniqua et plaça ses mains en l’air. C’était une règle de Elmer : « Mets les mains en l’air si on te pointe avec une arme. »

-Je ne suis pas armée !

Dire cela était la règle qui accompagnait la précédente… Sous le choc elle n’avait pas fait attention à ses questions et donc n’y répondit pas.

-S’il vous plaît… je veux juste sortir d’ici...

Le regardant dans des coups d’œil furtif, elle ne le regardait surtout pas dans les yeux mais comprit qu’il était en colère mais elle ne savait pas pourquoi. Son petit calot encore sur la tête, la bouffé d’air « frais » qu’il avait fait rentrer en ouvrant la porte réanima l’odeur nauséabonde de pisse qui jonchait le coin opposé a la jeune femme. Cela a fit grimacer alors que des larmes coulaient sur son visage. Il n’avait pas l’air d’être des Lucioles et bizarrement cela la soulagea un peu… Mais ça pouvait être tant d’autres choses négatives…
Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Dim 31 Jan - 23:48
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suisun ancien militaire  et je m'en sors,pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Terry fut troublé par la réaction de la femme -clairement terrorisée à un point qui la faisait réagir comme une gosse, à se cacher les yeux dans les mains. Il continua quand même de la braquer en tournant autour d'elle de manière à avoir la porte en visuel en même temps.
Le fait qu'elle mette les mains en l'air et déclare ne pas être armée le détendit un tout petit peu et il baissa légèrement son pistolet. Et à sa seconde phrase, quand elle dit vouloir seulement sortir de là, il baissa totalement l'arme -sans la ranger ni la désarmer non plus, bien sûr.
Ce n'étaient pas les paroles de la femme qui l'avaient convaincu (tu m'étonnes qu'elle voulait sortir d'ici, en attendant ça répondait pas à ses questions), c'est surtout qu'il voyait bien qu'elle n'était pas une menace pour lui. Elle n'avait pas du tout l'air de vouloir se battre. Ni d'être capable de le battre lui, d'ailleurs. Elle était petite et fluette, de son point de vue. Faible.
Il remarqua ses larmes avec froideur, espérant qu'elle n'allait pas se mettre à sangloter bruyamment. Il y avait encore des zombies dans les couloirs de l'hopital. Beaucoup. Il fronça les sourcils et se posa un doigt sur les lèvres pour faire signe à la femme de se taire, puis il montra le Glock de ce même doigt. "Tais-toi, sinon..."

Terry jeta un coup d'oeil plus approfondi à la pièce. Quasiment aucun meuble. Pas de provisions (elle doit crever de faim). Des excrèments dans un coin (ça fait plus d'un jour qu'elle est là). Enfermée de l'extérieur, bizarre. Il examina la femme elle même. Une tenue de médecin.

"Pourquoi t'es enfermée ici ? Qui t'es, d'ailleurs ? Ton nom, ton métier."

Il était content d'être tombé sur elle, au final. Elle allait pouvoir lui indiquer les stocks de médicaments, au lieu qu'il doive tout fouiller au milieu des zombies. Dans la tête de Terry se formait déjà le projet de la forcer à tout lui montrer, puis de l'abandonner derrière une fois le loot récupéré. Alors avant tout, il fallait voir l'état réel de sa nouvelle guide forcée.

"Et lève-toi."

Il espérait qu'elle pourrait se lever, en tout cas. Derrière la porte, le couloir restait silencieux. Au loin, dans les tréfonds de l'hopital, on entendait gémir les morts-vivants.
Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Lun 1 Fév - 23:07
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

Toute tremblante comme un chiot abandonné elle regardait sur le coté en respirant fortement, la bouche à demi ouverte elle se sentait si mal que si elle avait pu fondre en une flaque d’eau , elle l’aurait certainement fait … Pour elle la situation était dure à affronter surtout après ces journées seule à devoir stresser d’une possible mort en approche, une mort lente et douloureuse… Quel enfer. A ses mots toujours aussi agressif elle à du mal a y répondre se sentant submergée simplement par la violence de son ton accompagnant l’indélicatesse de la situation…
Se levant à ses mots elle recula dans un coin tout doucement pour se rassurer mais elle n’arrivait pas à arrêter de trembler. Se forçant à répondre, face à autant de ce qu’elle prenait pour de l’agressivité c’était un réel supplice de se concentrer sur ce qu’elle devait lui dire.

-Je… je... Ne me cris pas dessus ! … S’il te plaît...

Fit- elle brusquement plus que sur un ton fort de volume avant de se cacher le visage d’un air apeuré. Ce n’est pas vraiment qu’il criait mais c’était tout comme de par ses mots froid et strict.

-Je … je suis Lucille… médecin pour les lucioles… Je … ils m’ont enfermé parce que je ne voulais pas faire quelque chose...

Ses vêtements témoignait de la véracité de ses mots, portant encore actuellement son calot chirurgical sur la tête. Seul sa blouse trop grande qui portait l’étiquette E. Fletcher plutôt que L . Fletcher. Dans la poche de sa blouse d’ailleurs se trouvait un papier plié qu’elle aurait du donner si ce cas précis arrivait… Mais elle ne voulais pas le faire...Les mains toujours en l’air elle repris la répétitions stéréotypé de ses mots en se triturant une mèche de cheveux de façon répétée.

-Cordyceps… Morille… Indusiatus...Cordyceps… Morille… Indusiatus...Cordyceps… Morille… Indusiatus...Cordyceps… Morille… Indusiatus...Cordyceps… Morille… Indusiatus...Cordyceps… Morille… Indusiatus...Cordyceps… Morille… Indusiatus...Cordyceps… Morille… Indusiatus...

Elle chuchotait et si on ne savait pas ce qu’elle disait on ne pouvait pas vraiment le comprendre… N’ayant plus la force de le regarder dans les yeux elle rassembla le peu de courage qui lui restait pour lui demander une chose. Il n’était pas des lucioles elle en était sûre par déduction, sinon il ne serait pas seul...Alors peut- être pourrait-il l’emmener ?

-S’il te plait… emmène-moi …
Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Mar 2 Fév - 14:32
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors,pas trop mal.



Reyes- Pinterest

Terry ne fut pas du tout surpris que la femme obéisse à son ordre de se lever, par contre il fut étonné qu'elle y arrive. Elle était plus résistante qu'elle en avait l'air. Instinctivement, il leva un peu son arme quand elle fut debout mais sans vraiment la pointer sur elle. Sûrement à cause de ce mouvement, la femme fut effrayée. Elle semblait vraiment craintive, sûrement en état de choc ?
Il n'eut aucune réaction quand elle lui dit de "ne pas lui crier dessus", même pas un changement d'expression. Il se contenta de garder le regard fixé sur elle en attendant qu'elle réponde aux questions. De toute façon, elle ne le regardait même pas. Et Terry, même s'il savait qu'il n'avait pas crié, avait l'habitude que les gens aient peur de lui. Il attendait d'eux qu'ils aient peur.

Bon. Lucille. Médecin. Visiblement en "fort état de stress" (un terme glané dans les bureaux des psys de l'armée, il y a très, très longtemps. Dans un autre monde, presque). Elle... priait ? En murmurant. Elle ne le regardait pas, il devait vraiment lui faire peur. Une attitude bizarre, mais il avait vu pire au cours des années. La terreur fait faire des trucs étranges.

"Baisse les mains c'est bon, je vais pas te flinguer." lâcha distraitement Terry en rangeant son Glock et reprenant sa hache.

En tout cas, une ancienne alliée des Lucioles, donc. Ou plutôt un outil des Lucioles, s'il comprenait bien, puisque ses "alliés" l'avaient enfermée quand elle avait refusé de faire un truc. Et maintenant, les Lucioles en question avait tous et toutes été butées par un ou une inconnue quelconque. Clairement il se passait quelque chose de pas clair dans tout ça, mais ce n'était pas ses... Il fut interrompu dans ses réflexions par la petite voix de Lucille lui demandant de l'emmener et faillit éclater de rire. "Oh que oui, je vais t'emporter, t'inquiètes pas, et j'espère que t'as les clés de toutes les réserves !".
A la place de répondre ça, il dit :

"Oui, tu viens avec moi. Tu vas marcher juste à côté de moi et tu fais pas un bruit."

Il ouvrit légèrement la porte, inspectant le couloir des deux côtés. Désert. Derrière la vitre du côté de la salle d'attente, aucun mouvement. De l'autre côté, un panneau indiquant les escaliers de service par lesquels il était monté dans les étages. Il décida qu'ils iraient par là, ce qui leur permettrait de descendre. Il se tourna vers Lucille :

"Tu restes juste à côté de moi, que je te voies. On va avancer vite, t'as intérêt à garder le rythme ou je t'abandonne. On va sortir de cette pièce et prendre la porte à l'extrêmité gauche du couloir, de là on descend les escaliers. Vers le service des urgences. Compris ?"

Il attendit quelques instants en la regardant, puis sortit de la pièce comme prévu. Il tenait sa hache prête à frapper, aux aguets, tournant régulièrement la tête pour jeter un bref coup d'oeil au visage de Lucille. Ils atteignirent ainsi les escaliers, au premier abord déserts eux aussi. Mais des grognements résonnaient dans la cage. Impossible de savoir s'ils venaient d'en bas ou d'en haut ni de combien de zombies il s'agissait.
De nouveau Terry posa le doigt en travers de ses lèvres, cette fois en saisissant le bras de la femme pour qu'elle le regarde. Puis il reprit sa marche sans la lâcher, descendant lentement les marches, la main fermée au dessus de son coude droit.
Ils atteignirent ainsi, très prudemment, l'étage inférieur et un panneau usé tombé au sol, qui indiquait "-GENCES". Vraisemblablement il avait été entier et suspendu à côté de la porte dans le passé.
La porte donnait sur une large pièce dont on avait dégagé les bancs contre un des murs. Trois zombies y erraient d'un air désolé. Le long de l'autre mur courait un comptoir et derrière ce comptoir, il y avait une porte vitrée fermée. Un zombie aplatissait son visage sur la vitre, de l'autre côté. Dans un autre coin de la grande pièce, encore, une large porte battante semblait donner sur le hall d'entrée de l'hopital.
Terry se tourna de nouveau vers Lucille, lâchant son bras pour fouiller dans son propre sac à dos. Il en sortit un autre sac à dos, vide, plus petit et en tissu plus fin, comme une sorte de tote bag noir.  

"T'es médecin, non ? Tu sais où sont rangés les trucs, ici. Du matériel pour des points de suture. Des anésthésiants, des antibiotiques, enfin tout ce que tu peux trouver d'utile. Prends ce sac. On va entrer, tu t'occupes de vider les tiroirs et remplir le sac, moi je m'occupe des zombies. Prête ?"

Et comme ça, une fois le sac rempli, il n'aurait plus qu'à le lui arracher des mains et filer de ce foutu hopital.
Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Sam 6 Fév - 17:57
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

Dès lors qu’il lui eu répondu à la positive elle se calma et réussi aux bout de quelques minutes d’essoufflements saccadés à arrêter de prononcer inlassablement les mêmes mots de réconfort. Stéréotypie infernal, elle continuait a se tripoter les petits cheveux dans sa nuque en guise de geste d’autostimulation. Lorsqu’il lui annonça son plan sans arrêter ses gestes elle hocha doucement de la tête se retenant difficilement de lui dévoiler ce qu’elle pensait vraiment de son plan. Comme lui disait Elmer : « Face à un neurotypique qui ne te connaît pas, mais dont tu as besoin, il faut que tu ssaye de rester calme et de coopérer... ». Ces mots étaient les seuls auquel elle se rattachait présentement pour faire confiance à cette homme qui déclenchait en elle d’innombrables questions, pourquoi était-il seul ? Que cherchait-il ? Et-il bon ou mauvais ? Préfère t-il le soleil ou la pluie ? Ainsi qu’encore bien d’autres questions pouvant paraître plus farfelus les unes que les autres.

-D… D… d’accord. 

Fit- elle dans des gestes de têtes précipités et répétitifs en fermant un peu les yeux. Avant, elle n’aurait jamais cru qu’une tel situation puisse être aussi difficile… Le laissant aller lorsqu’elle cesse enfin de lever les mains en l’air, elle remet ses vêtement en ordre pour sortir dans une démarche naturelle. Le suivant simplement comme si elle ne risquait absolument rien elle semblait rêvasser un peu ce qui faisait zigzaguer ses pas plutôt que d’être direct. Puis le voyant se tourner parfois vers elle alors qu’elle était plus loin que ce qu’il avait demandé elle se rapprochait de façon précipitée. Proche de la cage d’escalier elle ne peut pas s’empêcher de lui demander.

-Pourquoi tu veux aller au service des urgences ?

Innocente la survie était un élément bien trop nouveau pour elle pour qu’elle fasse des déductions logique pour le moment. Alors que les râlent des champignons vagabondant raisonnait dans la cage d’escaliers elle sentit son corps se raidir. Jamais, au grand jamais pour l’instant elle n’avait vraiment entendu de tels râles … qui plus est dans l’hôpital synonyme de maison  pour elle… L’imagination étant souvent bien plus terrible que la réalité c’est dans un regard vide qu’elle s’imagine les créatures reliées a ces sons. Fronçant son visage dans un air de panique terrible elle se sent assaillit de nouveau par la peur et se tétanise comme une statut de pierre. De grandes dents pour mieux trancher les chairs, de longs doigts pour mieux les agripper, d’immenses griffes au moins aussi longue que les dents pour mieux déchiqueter les chairs, une rapidité et une voracité sans pareils, un visage déformé sculpté dans l’horreur du pire des cauchemars… Voilà comment elle les imaginais et même bien pire car au final elle n’avait jamais vraiment vu de vrais infectés… Non au lieu de ça elle avait plutôt observé l’évolution du champignon en lui -même poussant dans le cerveau des infectés…
Tétanisée comme un lapin en proie à un renard elle n’arrive plus à sortir le moindre mot, même pas ceux destinée a se rassurer elle-même… Alors, pour le coup heureusement que l’homme la pris par le bras pour l’entraîner dans l’escalier sinon elle n’aurait plus suivi. Détestant ordinairement qu’on la touche avec tant de fermeté, elle s’en accommoda car cela lui permettait de fermer les yeux. En conséquence elle se cogna à plusieurs endroits qui à chaque impact la firent grimacer. Puis quand il la lâcha, elle s’obligea  a rouvrir les yeux et le regardait un peu plus évitant scrupuleusement son regard pour éviter de se sentir submergée et de vouloir pleurer. Prenant le sac qu’on lui flanqua dans les mains elle regarda celui-ci longuement en profitant pour observer lentement l’emplacement de ses différents compartiments et pochettes. D’extérieur elle pourrait avoir l’air d’une poule ayant trouvé un couteau mais pour elle, il était important de connaître parfaitement les objets que l’on utilise pour éviter d’avoir une mauvaise gestion de ceux-ci.

A son explication elle comprit mieux pourquoi il était venu ici : il était certainement malade ou bien connaissait quelqu’un de malade ? L’observant alors plus franchement elle fronça les sourcils et toucha son front pour voir un peu sa température. Instinctivement, elle observa un peu tout son visage à la recherche de symptômes. Au final la recherche compulsive de symptômes résultant de son besoin de tout comprendre par elle-même -obsession de ses journées-  elle en oublia alors bien heureusement la situation qui la terrifiait énormément et quelque part, bienheureusement….

-Je veux bien faire ça mais il faut que je comprenne quel est le problème avant ? Parce que tout peut-être utile en fonction du besoin de la personne à soigner.

Le regardant l’air un peu interloquée, elle évitait son regard direct mais regardait autour de son visage pour la première fois.
Colin
Messages : 69
Date d'inscription : 27/11/2020
Crédits : studio ghibli

Univers fétiche : science-fiction, réaliste, post-apocalyptique
Préférence de jeu : Les deux
Noob
Colin
Dim 7 Fév - 22:08
1612116402-784975f2349d313cba83d62d6f5fc7ec.jpg
Terry Ruff
J'ai 48 ans et je vis un peu partout dans l' ouest des Etats-Unis... Dans la vie, je suis un ancien militaire  et je m'en sors,pas trop mal.



Reyes- Pinterest

C'est en raison du profond étonnement qu'il ressentit lorsqu'elle toucha son front que Terry ne réagit pas immédiatement. Tandis qu'elle détaillait son visage il baissa sur elle un regard indéfinissable, songeur.
Il l'avait regardée avec approbation quand elle s'était mise à longuement inspecter le sac. Lui qui avait basé sa survie sur le fait d'être bien préparé, il respectait le fait de vouloir bien connaître les objets avant de faire quelque chose. Surtout quelque chose d'aussi risqué qu'une intrusion éclair dans une pièce dégagée avec trois zombies. N'empêche, il comprenait mal le comportement de Lucille. A leur sortie de la cellule il l'avait trouvée un peu empotée, comme si elle ne se rendait pas bien compte. Il n'avait même pas pris la peine de répondre à sa question de "pourquoi aller aux urgences" parce que ça l'avait agacé qu'elle parle. Et maintenant son air concerné comme si elle l'auscultait simplement, en sécurité dans son cabinet, et cette question... Cette fois il ricana franchement, mais sans faire trop de bruit et en fronçant les sourcils un peu, et seulement après quelques secondes.

"De quoi quel est le problème ? Bah... tout."

Sur le coup il eut même du mal à expliquer ce qu'il attendait d'elle. Il avait envie de lui demander si elle tombait de la lune ou quoi ?

"Des bandages... De quoi nettoyer les blessures. Des médocs contre la douleur, contre les infections, contre les maux de tête, de ventre... "

Il eut un mouvement de la main.

"Tout, quoi, que veux tu que je te dise ?"

"Que ce soit au moins un peu utile que je sois venu ici", marmonna t'il ensuite avant de se détourner d'elle. Il allait ouvrir la porte mais quelque chose lui dit que ça ne ferait pas de mal d'être encore plus clair.

"Donc en clair, tu prends tout ce qui est premiers soins, et si tu trouves du matériel plus avancé qui rentre dans le sac, tu prends aussi. Est-ce que tu comprends ?"

Et il attendit son approbation avant de se tourner de nouveau vers la porte, prendre une grande inspiration et l'ouvrir en grand.

Tout se passa plutôt bien au début.
Il abattit le premier zombie d'un coup de hache sur le haut du crâne, le fendant en deux d'un coup, ce qui est toujours une perf appréciable. Les deux autres s'approchaient déjà, il n'avait même pas le temps de tourner la tête pour checker Lucille mais il l'entendait bouger pas loin. Il tenta le même coup sur le second zombie, une femme en tenue d'infirmière, mais sa main rendue glissante par le sang glissa du manche et l'outil resta planté là dans son crâne. Au moins la morte avait-elle basculé en arrière, mais elle était en train de se relever péniblement. Terry dans l'urgence lui balança un coup de pied sur le côté de la face en sortant son Glock d'un mouvement bien familier. Il aligna d'abord le dernier zombie -qui s'était bien trop approché par derrière et ouvrait déjà grand la bouche -avant de tourner sur lui-même et découvrir que l'infirmière morte s'était déjà relevée, la hache saillant du dessus de sa tête. Il recula pour mieux tirer -Terry était obsédé par l'idée de ne pas gâcher de balles. Et trébucha sur le cadavre qu'il venait d'abattre.
Il s'étala de tout son long et sentit immédiatement une douleur cuisante à la nuque et dans le dos, une douleur qu'il ne comprit pas sur le coup. Il posa les mains au sol pour se relever et sentit dans ses paumes la même douleur, regarda, comprit qu'il venait de tomber sur le dos dans de tranchants éclats de verre. Distraitement, il remarqua le cadre de fenêtre vide et se dit "tiens, c'est cette vitre-là".
Puis tout s'accéléra de nouveau, il ajusta, tira sa balle dans la gueule de l'infirmière réanimée. Il toucha juste dans le nez, la balle traversa la tête de la zombie déjà penchée sur lui, elle s'écroula immédiatement. Il la poussa d'un coup de pied en s'efforçant de protéger ses mains blessées du cadavre, et se releva.
Derrière sa porte vitrée, le dernier zombie hurlait de toutes ses forces. Terry sentait du sang couler le long de son dos, de ses épaules, de ses mains. Tout lui sembla soudain très calme. Il était... blessé ? Dans le dos... Il chercha enfin du regard Lucille, la trouva et ignora totalement l'expression de son visage, fronça les sourcils et reprit sa voix dure :

"Changement de plan, tu viens avec moi. On trace hors d'ici maintenant, viens, dépêche. Vite."

Disant ça, il se dirigeait déjà vers la porte. "Changement de plan", avait-il dit sans réfléchir mais il ne s'en était pas rendu compte. En tout cas, Lucille était devenue une ressource de poids dans la sale journée de Terry. Il allait l'utiliser pour qu'elle soigne ses profondes et inaccessibles entailles, logique.
Pyramid Rouge
Messages : 443
Date d'inscription : 23/12/2019
Région : Derrière toi.
Crédits : Pyramid rouge

Univers fétiche : Contemporain Surnaturel Horreur Réel
Préférence de jeu : Les deux
cat
https://www.letempsdunrp.com/t4946-poupee-russe https://www.letempsdunrp.com/t4944-repertoire-pyramidale https://www.letempsdunrp.com/t4327-les-vagues-d-idees-pyramidales-ok-fev-2022 https://www.letempsdunrp.com/t3510p10-le-parallelogramme-incongrue
Pyramid Rouge
Sam 13 Fév - 23:06
1612043002-beloved-jaeliu-ch-005-1.jpg
Lucille
Fletcher

J'ai 37 ans et je vis à l'hôpital de Salt Lake City ... Dans la vie, je suis médecin et scientifique passionnée de Mycologie et je m'en sors, avec difficultés. Sinon, à cause de mon autisme, je ne suis jamais vraiment allé dehors depuis l'épidémie du cordyceps .



Beloved / Jaeliu

L’air toute innocente et perdue en même temps la pauvre Lucille était déjà en train de lui attraper le poignet pour prendre son pouls tandis qu’il répondait à sa question. Au début, elle resta campée sur ses positions qui lui disait qu’il était lui même malade… Puis en vue de l’incohérence de ce qu’il disait, en fronçant un peu des sourcils elle finit par comprendre qu’elle avait pris encore une fois les choses « trop au pied de la lettre »… Baissant un peu la tête en regardant ailleurs les lèvres pincées comme un petit enfant faisant une crise elle revint triturer à l’arrière de sa tête au niveau de sa nuque entortiller dans ses doigts les petites mèches de cheveux qui lui coulait jusqu’à la base du cou. Mêmes mouvements très hiératiques elle respira doucement. La vie face aux neurotypiques était toujours compliqué.  Alors qu’il s’était répété plusieurs fois, cela vint la conforté dans sa déduction logique alors d’un petit grommellement elle répondit en hochant la tête, regardant toujours ailleurs.

-Oui d’accord … j’ai… j’ai compris. Tu peux arrêter de donner des précisons. Merci beaucoup.

Sa voix était assez monotone et avait un aspect un peu décalé qui pouvait s’avérer fun à première vue. Restant derrière lui comme un enfant ayant peur de rentrer dans la cour des grands, elle allait devoir y rentrer… Ravalant sa salive elle regarda les champignons sur pattes bouger et le laissant s’en occuper elle se glissa dans le dos d’un pour rejoindre la porte a code. 59. 80.64.37. Elle connaissait mieux ce code que la date exacte de son anniversaire. Rentrant dans la réserve médicale ayant été un peu affaibli par le départ en vitesse des Lucioles, il restait pas mal de choses et Lucille s’empressa alors avant de remplir le sac d’établir rapidement un ordre d’utilité très important pour elle. Ainsi après quelques grosses minutes d’hésitation elle remplissait le sac comme une machine programmé à cela depuis toujours. Optimisant un maximum l’espace qui avait dans le sac, lorsqu’il fut rempli, il ressemblait à une carapace de tortue opaque ou bien à un sac remplit de coussins. Heureusement, la jeune femme avait été rapide ce qui était un avantage… Car si Terry avait donné l’ordre de fuir avant  alors qu’elle remplissait le sac… Elle n’aurait pas été capable de ne pas finir de remplir le sac.

Tétanisée devant la scène d’horreur qui se produisait elle avait besoin de s’enfuir, et incapable de s’enfuir physiquement qu’elle était… Elle s’échappa intellectuellement et commença à recueillir dans sa tête toutes les observations scientifiques qui lui paraissait pertinente des infectés du cordyceps… Il s’agissait de stade II. Le cordyceps ayant pris toute la boite crânienne du patient en est ressortit par les orifices nasaux, oculaires et auditif. Aveugles, ils semblaient toujours réagir aux sons les entourant. Lucille trouvant cela plus qu’intéressant, elle commença à partir dans un délir d’observation passionné de ses champignons, si bien qu’elle ne remarqua pas, qu’un se trouvait non loin d’elle et s’approchait lentement tandis que sans faire trop de bruit, chuchoter ses observations étaient un bruit suffisant pour être remarquées. Le bruit du verre pilé des fenêtre s’enfonçant dans la chair de Terry la réveillant de sa transe de passion elle se sentit submergées et remarqua enfin l’avancé sur elle du calqueurs qui de son désagréable cris annonçait la mort par sa présence.

 -Non… Je… Ne m’approche pas...

Faisait- elle reen croisant les bras comme un pharaons sur elle le regard fuyant la non présence de ceux de la créature qui s’avançait de façon plus agressif vers elle comme elle faisait du bruit. Regardant Terry à son injonction, elle l’avait regardé dans les yeux et s’en gêna un peu mais… il avait donné un ordre. S’en accommodant même si elle détestait les changements de plans elle courut vers lui aussi vite qu’elle pu, l’air complètement affolée. Lorsqu’elle l’eut rejoins, elle avait attrapé son bras et s’y accrochait fermement comme un koala à sa branche le laissant l’emmener et la tirer à moitié dans sa course effréné.
Quelques minutes et tant de possibilité de mourir : glisser sur un débris de bâtiment, se faire griffer, perdre l’équilibre, se faire mordre, se faire coincer dans un angle, trébucher par delà une rambarde… Les possibilités étaient multiples...Pourtant , chanceux qu’ils étaient en courant,et s’étant laisse porter à moitié en fermant les yeux, elle s’était cognée a plusieurs objets tandis que le survivant cherchait un endroit plus calme. Après avoir couru suffisamment longtemps en sortant de l’hôpital il passèrent- après avoir retiré une poutre barrant le passage- par une fenêtre d’un restaurant. Celui-ci semblant vide, il l’était. Il s’agissait d’un ancien point stratégique des Lucioles. Après autant d’agitation, Lucille s’agenouilla au sol en lâchant enfin le bras de Terry. Si elle avait pu se liquéfier elle l’aurait fait tant elle était choquée de tant d’action…

-Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus,Cordyceps, Morille, Indusiatus...

Se chuchota d’elle vite, puis de plus en plus lentement avant de finir par réussir a arrêter de le dire et regarder l’état de Terry...
Contenu sponsorisé
Cordyceps, morille, indusiatus et mitsubishi A6M - feat Colin
Page 1 sur 5
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Sujets similaires
-
» Colin
» Colin
» love is blind [COLIN & HATAKE]
» Why are we here again ? Feat. Mokaccino
» Madness among us- feat Jo'

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE TEMPS D'UN RP :: Les Univers :: Univers science-fiction :: Survival/Apocalyptique-
Sauter vers: